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 Schizophrénie ou bénédiction ? [ Solo ]

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Velkyn Xaran
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MessageSujet: Schizophrénie ou bénédiction ? [ Solo ]   Dim 3 Avr 2016 - 3:37


Meingal Sasshik'Etsh

Dieu de la Justice

Marché du Puy
Age de Velkyn : cent vingt-quatre années




Cette allée interminable de forgerons, de couturiers, de tanneurs, d’artisans en tous genres, abondaient comme de petites fourmis dans le district des commerçants. Comme on attire les chevaux avec des carottes, iceux cherchaient à attirer la clientèle de toutes les manières possibles et inimaginables : marchandises de qualité, des prix cherchant à écraser la compétition et même pour certain, l’utilisation d’esclaves à la chaire dévoilée pouvait être envisagé. Ce jour-là particulièrement, les déplacements au travers les différentes rues n’étaient pas de tout repos puisque venus de Thaar, plusieurs et nombreux marchants avaient fait tout ce chemin afin de faire valoir leur marchandise. De toutes ces personnes avides de nouvelles trouvailles se démarquaient deux Drow : Velkyn et son père, aussi nommé Kelvahir de son prénom. Eux deux profitaient en fait du passage des visiteurs afin de mettre la main, à terme, sur un pavois ainsi que sur une masse d’arme à laquelle Velkyn pourra y débuter son apprentissage. Désormais autrement que néophyte dans le maniement du sabre, il était venu d’élargir son éventail de compétences. Dans la cohue et la difficulté de circuler librement dans les rues, Kelvahir confia à son fils qu’il valait mieux se séparer afin de couvrir plus d’endroits en moins de temps et qu’ils se donnaient rendez-vous au même endroit, dans deux heures. Évidemment docile envers son paternel, Velkyn acquiesça puis s’éloignait en portant son regard aux alentours dans l’éventuel but de trouver l’arme en question.

Seulement, après court laps de temps, le jeune Drow se retournait et à son grand désarroi constatait que son père s’était mis à batifoler avec une jeune humaine aux membres inférieurs enchaînés. De loin il l’apercevait, s’amuser des liens de fer de la pauvrette, fourrager ses cheveux de sa main et même, de la dévorer des yeux. Il n’en fallu pas plus pour que les dents du jeune se serrent en étau, témoignant de la colère qui commençait à naître au plus profond de lui-même. Il entama à peine deux pas que son attention fut captée par quelque chose d’encore plus choquant : son père venait de vivre un larcin, en pleine rue! Il l’avait vu, une femme aux cheveux rouges venait de soutirer au paternel un poignard richement serti de sa ceinture.

En quête d’aller lancer son fiel sur son père à propos de la gueuse, il changea sitôt d’idée et emboîtait le pas pour aller l’avertir de ce qu’il venait de voir. Si près du but, à deux doigts de déranger son père, sa bouche se refermait sèchement, interpelé par quelqu’un ou quelque chose.

« NON ! Fais ta propre justice. Venge ton père. Elle n’était pas en droit de mettre la main sur ce poignard, va le lui reprendre et rappel lui que Meingal veille. »

Une voix sèche et autoritaire lui avait ordonné d’agir comme le Héraut de son paternel. Après tout, n’aurait-il pas été normal que son propre père règle ce différent lui-même ? Il avait fait preuve d’inattention et s’était joué de son fils en l’envoyant faire les basses besognes auquel il aurait dû s’acquitter. Cette voix lui parlait pour la première fois et il se sentit le devoir de lui obéir, peu importe le coût. Ces voix qu’il entendait, inconsciemment influencées par sa psyché étaient le fruit de sa maladie mentale et parfois, pouvaient s’avérer dangereuses lorsqu’il y croyait dur comme fer. Aussitôt entendu, le jeune initié fît un crochet et s’engageait dans une filature assez aisée. Personne ne pouvait se douter qu’il épiait la femme aux cheveux de feu, ainsi tapi dans la masse de personnes présentes.

Une fois bien avancée dans les dédales du district, à l’embranchement d’une ruelle sombre et déserte, la cambrioleuse se fit contraindre de l’usage de la parole parce qu’une main vint se placarder contre sa fine bouche. Elle se fit traînée en deux temps trois mouvements un peu plus loin, là où aucune source de lumière –ou presque- ne couvrait l’endroit. Aussi rapidement qu’elle y fut transportée, le poignard qu’elle avait subtilisé l’avait quitté et il était fort à parier que Velkyn l’avait récupéré. À son oreille, toujours contrainte d’une main à sa bouche et maintenant, du poignard à son cou, le jeune Drow y susurra :


« Shhh shhh … Cesse de gigoter, cesse de t’agiter. Je ne suis pas ici pour écourter ta vie, non. Tu vivras, longtemps je l’espère. Tu as ma parole. »

La friponne s’agitait de plus belle, cherchant à discuter sous les cris étouffés de son bâillon qu’était la main de Velkyn.

« Cris une seule fois et, je le jure sur tous les Dieux, que je t’ouvrirai du con jusqu’à la bouche », dit-il en retirant délicatement chacun des doigts qui gardaient prisonnier les délicates lèvres de la pauvre.

« J’ai … J’ai … Je peux te couvrir d’or … Je peux … Je peux te faire découvrir des plaisirs auxquels jamais tu n’aurais songé. Je … Je t’en prie. »

« Il est vrai que je n’ai pas goûté le plaisir de la chair depuis fort longtemps et … Je dois avouer que tu n’es pas franchement repoussante. Le pépin, vois-tu …c’est que Meingal est assoiffé. Il m’a demandé de l’abreuver de Justice, tout particulièrement de vengeance. »

Son timbre de voix était tout de même poli pour un ravisseur et, lui cachant un sourire sadique, mélangé à de la hargne et une touche de plaisir, il enchaîna :

« N’eut été de ça, je t’aurais mise comme personne. Si fort que tes déplacements auraient été plus pénibles que ce que je m’apprête à te faire subir. Ce que tu m’as pris, je te le reprends, dix fois plutôt qu’une. »


Sitôt dit, le pommeau de l’arme allait s’abattre d’un coup sec contre la tempe de la femme qui inexorablement, s’écroulait au sol sous la violence de l’impact. Pour se mettre au même niveau, Velkyn ployait les deux genoux, plongeait la main à sa besace pour en sortir un linceul qu’il bourrait dans la bouche de sa victime. Sans autres cérémonies, il se saisit de ses deux mains et du tranchant de sa lame, allait y soustraire tous les doigts. La douleur se fit si vive, bien malgré le coup qu’elle avait eu au crâne, qu’une violente quinte de toux lui souleva la poitrine. Elle criait au meurtre, mordait sauvagement dans le tissu imbibé de sa salive et ses yeux s’en voyaient tout grands ouverts. Devant elle se trouvait Velkyn qui d’ailleurs, la fixait droit dans le creux des yeux, afin que jamais elle n’oublie son visage. La besogne exécutée, un second coup du pommeau vint s’abattre contre son faciès dévasté par la douleur. Elle en perdit la conscience aussitôt, laissant libre court à son tortionnaire de prendre la poudre d’escampette mais avant toute chose, il prit soin de prendre les doigts et de les envelopper dans le même linceul qui avait servi de bâillon à la gueuse. Nul sacrifice ne sera offert à Meingal se disait-il, mais peut-être que dix doigts sauraient le contenter. Après tout, ce n’était qu’un larcin …
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Velkyn Xaran
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MessageSujet: Re: Schizophrénie ou bénédiction ? [ Solo ]   Mar 10 Mai 2016 - 0:26


Tesso Uns'aa Ulnen

Dieu du mensonge et de la tromperie

« Le mensonge, le vrai, se doit d’être fort bien plus que de simples mots »

Age de Velkyn : cinq cent quarantième année




Trois fois couronné champion de la grande rixe qu’organisait le Puy en l’honneur de son Créateur et tout Puissant Uriz, Velkyn s’était démarqué depuis quelques années de ses autres pairs. Plus qu’initié mais loin d’être encore sacré Grand-Prêtre, plusieurs rumeurs circulaient comme quoi il serait le moment venu, celui qui le deviendrait. L’intonation qu’il adoptait lorsqu’il enseignait à d’autres les préceptes du Père, la passion qu’il partageait au grand publique lorsqu’il s’exprimait, lui attirait les bonnes grâces des hauts gradés. Quant au petit peuple, il avait aussi gagné leur cœur à force de rougir le sol des arènes, lors des nombreuses cérémonies publiques que mettaient en branle le Culte. Sa manière de lever les armes et de combattre comme une bête atteinte de la rage subjuguait à chaque coup quiconque lui adressait un peu d’intérêt! Un feu rongeait son cœur et c’est ce pourquoi il se débattait corps et âme à chaque affrontement, chaque coups portés étaient lancés comme si sa vie en dépendait.

Tôt ou tard, quelques bardes écrivirent même quelques balades en son honneur et l’on amplifia chacun de ses faits et gestes. Si son cri de guerre était puissant, il faisait désormais frissonner la plus effroyable des bêtes! Sa renom divertissait le petit peuple et inspirait ceux dont la foi envers Uriz n’était point encore faite de fer. Tout cela plaisait au Grand-Prêtre qui étonnamment, n’avait lui, que faire de toute cette popularité. Il était d’ailleurs persuadé que l’engouement envers Velkyn n’était que passager, comme un nuage de poussière qui se balayerait inexorablement sous une bourrasque imminente de vent. Les semaines passèrent, les unes après les autres et parfois, entre deux bribes  conversation, il venait à l’oreille du Grand-Prêtre le prénom de celui qu’il commençait tranquillement à honnir.

Un jour, un entretient avec le Berserk était imminent. Or donc, tous deux se retrouvèrent dans l’appartement du Grand-Prêtre où évidemment, plusieurs questions se devaient d’être répondues.

« Que cherches-tu, Velkyn ? »

« Je ne cherche ni renom, ni acclamations. Rien au monde ne me désintéresse plus que d’avoir l’aval du petit peuple lorsque je remporte des victoires. Je rougeoie le sol de l’arène dans l’unique but de gagner ma place à la dextre d’Uriz, lorsque j’aurai poussé mon dernier souffle »

Le grand prêtre ricana, un bref instant du moins. Puis poursuivait, en dévisageant le guerrier pour tenter de lui faire vendre la mèche.

« Adoncque? Oses me dire en pleine figure, que tu n’aspires pas à mieux que ta vie de simple prêtre ? N’as-tu pas les ambitions de tes pairs, à savoir, devenir Haut-Prêtre d’Uriz, si lui-même daignait t’honorer de ce titre?»

Velkyn abaissa les yeux avec respect puis après un moment, très court moment, redressa le menton pour ajouter :

« Non pas, Grand-Prêtre. En aucun cas je ne me suis senti un jour prêt à vous succéder …  Les années s’écouleront encore par centaines avant que je n’aspire à un tel avenir. »

Le Grand-Prêtre resta silencieux et analytique, n’y croyant à peu près pas puis finalement, hocha quelques fois du chef pour lui demander de disposer. La supercherie de Velkyn ne tenait pas la route en paroles mais force était d’admettre qu’il était vrai, jamais il n’avait démontré cet engouement qu’avait les autres prêtres à l’ascension dans la hiérarchie cléricale. Toujours il avait été là, sans chigner, à respecter le moindre règlement et à obéir au doigt et à l’œil à chaque ordre donné. C’était tout à son honneur, mais toujours est-il que c’est avec méfiance qu’il jugea les intentions de Velkyn, même si d’entre tous, il se faisait le plus prometteur à la succession …

***

Les années s’écoulèrent avec une aisance désaimante. Velkyn, au fil du temps, s’était lié d’amitié avec son homologue. Il gagna sa confiance et prouva comme ses mots, autre fois dictés en réponses à de méfiantes interrogations, s’étaient avérés justes. Son bras n’avait pas failli, sa volonté était toujours intacte et sa foi, faite de fer. Ils combattirent côte à côte en plusieurs occasions et de ce fait, lui aura permis d’entrer en ses bonnes grâces. Un jour, alors qu’ils partagèrent leur pitance, une phrase s’envola innocemment en les airs pour aboutir sur un Velkyn qui jamais, ne l’oublia :

« Velkyn, si un jour quelqu’un m’avait dit que nous aurions finit tours deux bons alliés, jamais je ne l’aurais cru. C’est maintenant chose du passé, je tenais à te le dire. Et si tu doutais encore de mon choix pour mon successeur, sache que tu peux désormais dormir en paix : ce sera toi, Velkyn. »

Un ricanement caverneux et franchement peu saint d’esprit résonna au fin fond du Prima, se moquant sans retenue de la dernière tirade. L’hôte des voix se contenta d’afficher l’esquisse d’un tout maigre sourire satisfait, puis le fit disparaître aussitôt. Velkyn était resté sur la même marche depuis trop longtemps et il était temps d’en sauter plusieurs pour atteindre le sommet.

Il était temps de raccourcir la vie de son nouvel ami.


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