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 Correspondance du conseil de la ligue

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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Correspondance du conseil de la ligue   Mer 20 Avr 2016 - 18:39





Correspondances du conseil de la ligue







Ici seront tracées les correspondances entre les membres du conseil de la Ligue entre ses séances plénières. Le territoire étant vaste et chacun des conseillers s'occupant de son domaine et souvent de tâches dans le gouvernement de la Ligue, c'est via ces missives transitant entre les différents territoires de la ligue par Corbeaux et messagers que de nombreuses décisions et mises au point se font. Ces correspondances sont confidentielles entre les membres du conseil.

Membres actuels du conseil :

- Mme Blanche de Hautval, duchesse du Médian, baronne de Hautval;
- M. Nimmio de Velteroc, duc du Médian, comte de Velteroc;
- M. Harold du Lyron, duc d'Erac;
- M. Niklaus d'Altenberg, duc élu du Garnaad, baron d'Apreplaine.


Dernière édition par Niklaus d'Altenberg le Lun 25 Avr 2016 - 20:50, édité 3 fois
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Correspondance du conseil de la ligue   Mer 20 Avr 2016 - 20:19





Maison Altenberg
Duché électoral du Garnaad
Baronnie d'Apreplaine
Chancellerie de la Ligue


Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg




Près de Sainte-Berthidle, Marquisat de Sainte-Berthilde,
Arkuisa de la 8ièmeennéade de Verimios de la 8ème année du 11ème cycle,




Chers amis,

Je confie à deux de mes hommes le soin de faire parvenir dans la journée à Erac ces lettres qui vous seront transmises par la voie des airs sous peu et par voie de terre par ailleurs, j’ai pour cela donné des instructions en ce sens. J’ai confiance qu’elles vous parviendront rapidement afin que vous puissiez juger de la situation dans le nord.

Conformément à nos discussions je me suis rendu à Sainte-Berthilde et je fais maintenant route vers le nord, et en particulier vers Alonna, afin de tenir ma promesse d’y passer quelques jours auprès de M. du Lys et de Mme de Broissieux et de présenter pour leur enfant un cadeau de naissance.

A la connaissance des discussions qui ont été les nôtres il y a quelques jours encore M. de Velteroc, je souscris plus que jamais à notre idée de limiter notre présence au tournoi de Serramire, où l’assemblée me semble de plus en plus importante. Bien que j’y nourrisse des sympathies personnelles et que je semble disposer, même parmi les personnes hostiles à nos choix politiques, d’un bénéfice du doute quant à mon honnêteté aux affaires, je ne puis me permettre d’être sur place sans avoir réglé mes affaires personnelles plus au sud. A cela s'ajoute le danger de mettre tous les dirigeants de notre alliance dans un seul banquet.

A ce titre je souhaite donc vous laisser à vous et Mme de Hautval, si tout du moins cette dernière souhaite s’y rendre, le soin de représenter notre association au tournoi. Vous comprendrez encore plus les raisons politiques et diplomatiques qui guide ce choix lorsque vous aurez lu ci-après le rapport de mes discussions avec M. Godfroy de Saint-Aimé, marquis de Sainte Berthilde. J’essaierai d’être le plus factuel possible dans le rapport que je fais de mes discussions, mais je souhaite néanmoins, par honnêteté, vous faire savoir que ce rapport risque d’être entaché par mon opinion de l’homme, que j’ai trouvé pour le moins rustre dans ses manières se voulant être directes, ce qui est pardonnable, brutal dans ses paroles, ce qui est ennuyeux, voire par le moment proche de la cruauté d’esprit, ce que je trouve inacceptable. Il m’a donné par moment l’impression de manier la politique comme on manie une bataille de coq, réfléchissant en termes de rapports de force avant de réfléchir au projet qu’on y mène. Comme vous le savez et comme je le sais moi même, je suis exigeant dans l’approche qu’on propose à la diplomatie, et je répugne à imaginer la diplomatie comme l’expression orale d’une pensée militaire. Si les rapports de force militaires sont présents dans les discussions diplomatiques, elles ne sauraient être l’unique vecteur des tenants et aboutissants des négociations. Sachant cette opinion, vous pouvez lire ces quelques lignes qui décrivent la discussion et la situation.

J’ai rencontré M. le marquis de Sainte Berthilde hier, et notre entrevue fut de courte durée. Non qu’elle ne se soit mal déroulée, mais le baron aime aller au but, ce qui est à mettre à son crédit. Ses manières en pâtissent, mais il s’agit là de quelque chose de bien pardonnable pour nous faire à tous gagner du temps.

La réunion s’est déroulée a priori à huis clos, en présence de l’homme et de son fils, Louis. Ce dernier est resté silencieux durant l’ensemble des discussions, c’est à peine si j’ai eu l’occasion d’entendre sa voix pour me saluer.

La discussion s’est rapidement axée sur la situation politique actuelle. M. de Godfroy de Saint-Aimé m’a rapidement fait part de son projet de demander pour son nom propre la Couronne justifiant ses prétentions sur le trône par sa généalogie. Je ne saurai juger de cette partie, étant moi-même bien loin de connaître avec exactitude les aspects généalogiques de toutes les familles nobles de la Péninsule.

Ce dernier m’a informé qu’il était en contact - je ne saurai dire si cela est par ambassade, correspondance ou en ayant vu directement - avec les nobles nordiques ainsi qu’avec le Langehack. Il ne m’a pas affirmé avec clarté leur soutien, mais a suggéré que ces derniers étaient acquis à sa cause.

J’en profite pour dire ici que je suis hautement suspicieux du jeu que M. d’Asnozia joue, je ne sais combien de promesses il a réalisé à combien de personne. Entre les rapports qui nous viennent de force sudistes entrant à Diantra, M. Godfroy de Saint-Aimé qui m’affirme que le Langehack le soutien, et son coup d’éclat lors de la formation de la Ligue… Si son opération vise à diviser au plus possible, je pense qu’elle est réussie, mais je ne comprends pas bien l’intérêt de sa stratégie, qui me semble bien trop erratique. S’il s’agissait d’un plan sudiste pour récupérer Diantra, il s’agit-là d’une bien piètre manœuvre, qui voit la capitale ruinée et fumante retomber dans les mains de ceux qui l’ont quitté en premier lieu. A moins que le duc du Langehack ait tenté de jouer un triple jeu qui maintenant le dépasse. Dans tous les cas voilà qui renforce à mes yeux mon avis sur la validité que nous pouvons donner à la parole de l’homme. Je ne saurais trop vous conseiller, M. de Velteroc, d’être extrêmement vigilant et de laisser à ces hommes vaniteux et intrigants Diantra. Tout n’est pas que symbole en politique. Et de plus Diantra est un symbole plus criant d’un échec que d’une réussite.

Je reviens à mon premier récit de la rencontre avec M. Godfroy de Saint-Aimé. Poursuivant son discours ce dernier a alors affirmé vouloir être un homme de paix, se présentant comme l’un des plus pragmatiques et des moins regardant sur nos actions dans le nord, sous-entendant par là naturellement que nous serions devenus des parias pour les nordiques. C’est naturellement une possibilité à laquelle il faudra faire face et dont j’aurai bientôt une meilleur impression après avoir discuté par le menu avec d’autres nobles nordiques. Je ne sais pas exactement où se trouve la réelle mesure du rejet que nous inspirons, soit par nos idées, soit par nos personnes, soit par notre organisation. J’espère que les trois ne sont pas trop enchevêtrées, et je pourrai vous en dire plus sous peu, lorsque j’aurai entendu le son de plus d’une cloche.

Je n’ai aucune raison de douter de la parole de M. Godfroy de Saint-Aimé à ce sujet, et de la mesure que j’ai vu de l’homme, il me semble à même de fédérer le nord sous son aile, si tout du moins ces derniers sont facilement influençables. Il dispose par ailleurs d’atouts économiques qui lui permettraient certainement d’offrir de l’aide dans la réparation de la guerre nordique contre les sombres permettant d’augmenter sa popularité auprès des nobles nordiques. J’ajouterai que j’ai le sentiment que vos noms (et également dans une certaine mesure le mien) souffrent d’une désaffection dans le nord, la destruction de la Couronne nous étant apparemment imputée. Vous avez certainement pu lire à ce sujet le pamphlet de M. du Lys et Mme de Broissieux. Si les dires de M. Godfroy de Saint-Aimé et des maîtres de l’Alonna sont les échos des pensées du nord en général, alors nos options diplomatiques seront limitées.

Ce qui est certain en tout cas est que M. Godfroy de Saint-Aimé rejette les thèses sudistes d’une survie de Bohémond et rejette la régence organisée au sud au nom du jeune garçon.

Il nous propose de rejoindre son effort visant à le faire Couronner, promettant pardon et reconnaissance de nos titres en échange de sa Couronne. Il promet l’unité péninsulaire tout en promettant la guerre et la famine si nous n’adhérons pas à ses plans.

Vous me connaissez à présent suffisamment bien pour savoir que je suis resté de marbre à ses demandes. J’ai souligné la neutralité à laquelle nous souscrivons et j’ai également souligné ce  que je pense être la réalité politique actuelle : si nous prenons cause pour la Couronne nordique ou pour la Couronne sudiste, l’un ou l’autre de ces deux ensemble nous attaquera instantanément. M. du Lyron ne souhaite pas que ses terres deviennent à leur tout un champ de bataille, tout comme je me refuse de voir le Garnaad devenir la terre ensanglanté d’une énième, sordide, et inutile bataille.

M. Godfroy de Saint-Aimé a passé beaucoup de temps à vouloir expliquer comment une nouvelle guerre serait de notre responsabilité si nous n’acceptions pas ses conditions. Je m’inquiète naturellement de ce que le reste de la Péninsule pense de nous, et ne souhaite pas maintenir notre système d’association contre vents et marées. Mais pour autant je suis convaincu que notre formule est la meilleure pour parer au plus pressé. Malgré les mots de M. Godfroy de Saint-Aimé je pense que personne dans la Péninsule ne souhaite repartir en guerre immédiatement. Les grands ensembles sont pour la plupart très fatigués. Et les terres encore peu impactées et disposant de populations suffisantes comme le Garnaad, ou l’extrême sud, ne veulent pas se lancer dans une guerre civile qui a déjà démontré ses limites et ses extrémités. Nous sortons à peine du deuil des braves morts dans les milices de la Régence, je ne veux pas voir mon erreur se répéter et souscrire à plus de veuves sur nos terres.

A l’heure actuelle j’ai laissé M. Godfroy de Saint-Aimé sur un non-dit, lui assurant que je passerai le message mais lui assurant également que nous ne cherchons ni la guerre, ni l’extension de nos territoires ni le soutien de sa personne.

Il a souligné à ce propos l’illégitimité légale à laquelle nous faisons face. Je souscris naturellement à ses paroles. Il va de soi que nous sommes totalement hors du cadre des responsabilités prescrites par l’ancienne organisation royale. Nous nous sommes organisés par nous mêmes et nous avons érigé une administration et une société civile sur les ruines des terres royales de notre propre fait. Il ne sert à rien de vouloir nier la vérité, je préfère l’assumer entièrement. Mais M. Godfroy de Saint-Aimé anticipe la Couronne qu’il veut voir poser sur sa tête en nous accusant d’avoir volé ses propriétés. Erreur que j’avais déjà souligné à de précédents prétendant au trône. MM. de Velteroc et du Lyron s’en souviendront et souscriront je n’en doute pas à mes propos.

Observateur attentif et meilleur réceptacle des besoins -tout du moins je le crois- des terres pour lesquelles j’ai dévoué toute ma vie d’adulte, je n’ai aucune gène à assumer la responsabilité qui est la mienne d’avoir présidé au découpage et à l’auto-organisation des baronnies royales. Les principaux protagonistes de la guerre civile qui a opposé les soutiens de la Régence et les forces du Médian ont reçu via la paix de Diantra dans un premier temps, et via je l’espère un traité de paix vers le sud dans un second temps, les gages territoriaux de leur victoire. Je l'assume. Je me trouvais sans y souscrire dans le camp des perdants militaires. Vae Victis.

S'il me parait légitime que le Médian progresse territorialement à minima à la suite de ses victoires, j'ai toujours défendu, et reste convaincu que le reste des terres royales, ensemble immensément vaste et immensément peuplé ne pouvait pour autant être dévoyé d’une forme au moins minimale d'existence, d’où mon insistance pour former un nouvel ensemble et non tout diviser entre vainqueur et vaincu. D'où le duché que j'ai l'honneur de présider et qui est l'expression raisonnable de cette nécessité politique. Ce proto-ensemble est encore dans sa phase de formulation, j’en suis bien conscient, et son évolution politique dépendra de la suite que nous donnerons à notre association. J’ai le soutien de mes pairs, anciens barons et seigneurs de Sa Majesté. Sans nul doute celui des sujets également. A ce titre la différence de caractérisation de la légalité de nos actions entre l’idée que s’en fait M. Godfroy de Saint-Aimé et nous-même relève naturellement du rôle de défenseur de la Couronne qu’il souhaite se donner.

Il s’agit d’une manœuvre relevant du symbole politique et n’ayant aucune retombée politique réelle sur le Garnaad, tant qu’il ne cherche pas à nous imposer sa vision par la force. Chose que je pense improbable mais pour laquelle nous devons néanmoins nous préparer, s’il devait en venir à ces extrémités. Je vais donner à mes proches collaborateurs des instructions dans ce sens. Mais je suis confiant.

J’ajoute à présent quelques mots sur la fin de notre entrevue, où M. Godfroy de Saint-Aimé m’a parlé de la levé des blocus qu’il nous inflige par le nord et qui pèseront sur les lignes d'approvisionnement de l’Erac et du Médian. Ce dernier nous informe qu’il est prêt à lever le blocus en échange des prisonniers de guerre fait par le Médian. Je ne lui ai pas donné de réponse formelle à ce sujet et souhaitait prendre vos avis respectifs. Si M. M. Godfroy de Saint-Aimé souhaite réellement redresser nos 'torts' par la guerre, alors faut-il le laisser récupérer ses forces ? Je laisse à votre appréciation M. de Velteroc de peser si la préparation de nos propres forces et des leurs permet de rendre ces prisonniers contre une promesse dont je ne sais s’il saura se montrer respectueux.

Pour ma part et à la stricte condition que nous pouvons les libérer sans prendre de risque pour la sécurité militaire de nos territoires, je suis pour la libération de ces prisonniers qui pèseront sur le remplissage de nos geôles et permettront de montrer des signes de bonne volonté diplomatique. Je prépare un traité de relaxe des prisonnier en ce sens. Si M. Godfroy de Saint-Aimé décide de ne pas respecter le traité, alors il prouvera que sa parole ne vaut pas mieux que beaucoup d’autres et commencera sa mandature par un forfait.

Il promet des révoltes sur nos territoires en sa faveur si nous ne plions pas
. Je n’y crois pas un seul instant. J’ai vu en Erac un soulagement clair de l’accession de M. du Lyron au pouvoir après l’épisode douloureux des derniers mois, où l’Erac était de facto sous contrôle du Médian. Je vois la même chose ici bas au Garnaad. Je pense notre association équilibrée et donnant une voix et du pouvoir aux personnes les plus à même de comprendre et de forger un destin pour les terres qu’ils représentent. Par cette relation égalitaire nous mettons fin aux concurrences obscures qui noyautaient l’aristocratie sur toutes nos régions. Je reste fermement convaincu de la résilience de notre mouvement. Une poursuite du blocus, surtout si nous accédons aux demandes du nord, aura pour effet le soutien des sujets de nos terres à nos politiques et non l’inverse. Tout du moins puis-je vous l’assurer au Garnaad. Les personnes ne se tournent pas vers leurs tortionnaires à la recherche de solutions. Je pense que le blocus de Sainte Berthilde est un problème grave, très grave même, et qui imposera de sérieux compromis ainsi que de grandes mesures pour être résolu. Mais avec la disparition de Diantra de notre périmètre d’activité, aussi cynique que je puisse paraître, nous avons à présent de nombreuses ressources disponibles pouvant être injectées au nord (Erac et Médian), même en prenant pour hypothèse que la population de Diantra continue de se déverser sur nos territoires, à un niveau pouvant atteindre peut-être la moitié ou les deux tiers de sa population. Nous disposerons de ressources plus efficaces, pour la simple et bonne raison qu’une fois hors de la ville, ces populations sont utilisables. Par ailleurs l’approvisionnement d’un centre urbain entraîne un gâchis alimentaire par voie de transport et de stockage dont les campagnes sont presque indemnes par la fragmentation de ces derniers. Je suis donc tout à fait optimiste de ce point de vue. Il s’agit d’un problème d’administration, et j’ai confiance dans l’organisation que nous mettons en place à la Chancellerie pour venir à bout de ces problèmes. Je m’en porte personnellement garant si nous parvenons à maintenir la paix extérieure et si la situation se tasse en l’état actuel.

Je pense que Sainte-Berthilde aura d’ailleurs grand besoin de ses réserves alimentaires pour subvenir au désastre Diantrais si réellement le Langehack souhaite s’associer à eux. Leur blocus rendra d’ailleurs les choses complexes d’un point de vue de la logistique, le Langehack étant enclavé du reste du nord géographiquement et l’accès à Diantra devant se faire depuis Sainte-Berthilde soit par la mer via le Langehack d’un bord, soit par l’océan et par le Soltaar de l’autre. Je ne suis même pas certain que les lignes maritimes et terrestres puissent répondre à ce besoin logistique. Leur blocus affamera donc bien plus Diantra que nous. Chose qui me laisse pantois et me brise le coeur, mais pour laquelle nous ne pouvons rien.

Pour finir je vous indique que j’ai proposé un pacte de non agression à M. Godfroy de Saint-Aimé qu’il a refusé en bloc souhaitant lié un tel accord avec notre acceptation de sa royauté.

Voilà donc le rapport circonstancié de nos discussions.

En conclusion et en résumé, je n’ai trouvé auprès de M. Godfroy de Saint-Aimé que quelques informations que je vous résume ci après de manière listée. Je vous récapitule entre parenthèses mon opinion :



  • M. Godfroy de Saint-Aimé souhaite se proclamer roi; (fait certain)
  • Il dispose a priori de soutiens au nord à ce sujet; (hypothèse réaliste)
  • Il dispose a priori avec le Langehack à ce sujet. (fait douteux)
  • Il refuse tout traité de paix ou pacte de non agression sans acceptation de la Couronne de notre part (fait certain);
  • Il souhaite en cas d’acceptation de notre part reconnaître les domaines; (avec je pense des redécoupages territoriaux);
  • Il assure que la guerre viendra si nous refusons; (hypothèse possible)
  • Il propose un traité d’échange de prisonnier contre nourriture; (je ne connais pas sa bonne foi, si cela ne met pas en péril notre sécurité territoriale, nous pouvons tenter une telle manœuvre pour tester sa bonne foi);




Avec mes salutations,

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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Correspondance du conseil de la ligue   Lun 25 Avr 2016 - 20:56





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Chancellerie de la Ligue


Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg




Chateau d'Alonna, Baronnie d'Alonna,  
Julas de la 9ièmeennéade de Verimios de la 8ème année du 11ème cycle,




Chers amis,

Me voilà en Alonna. Je vous apprendrai peut-être avec grande stupeur la mort de M. Duncan du Lys, dont les funérailles ont été célébrées juste avant mon arrivée. J’ai été pour ma part foudroyé par la nouvelle de son meurtre. Car c’est bien d’un acte criminel dont il s’agit.

Naturellement je fais part de notre tristesse commune à Mme de Broissieux sa veuve et je l’assure de notre soutien dans cette terrible épreuve. Je lui confirmerai naturellement que nous mettrons tout en oeuvre sur nos territoires pour retrouver le coupable s’il a filé vers ces derniers.

Il faudra voir si nos ennemis les plus incisifs iront jusqu’à faire courir des rumeurs sur la mort de M. du Lys à notre sujet. Comme vous le savez j’entretenais une relation amicale et intellectuelle avec M. du Lys via des échanges chroniques de lettres. Malgré le respect que nous avions l’un pour l’autre, nos vues politiques n’ont jamais été similaire, ce qui s’est particulièrement vu lors de nos échanges publics sur la Ligue.

M. du Lys ayant été la seule personne à avoir le courage de prononcer tout haut ses objections à la Ligue, sa disparition criminelle, bien que n’étant pas de notre fait, risque de nous être reprochée. En effet les personnes sont souvent promptes à pointer du doigt les personnes à qui le crime profite. Bien qu’il s’agisse ici d’un maigre profit, de loin eclipsé par la relation d’amitié que j’entretenais, nous devons rester vigilant. Certains pourraient tenter d’en profiter.

Autre nouvelle d’importance, j’ai reçu par mes contacts au Soltaar un message informel. M. d’Asnozia se trouvera à Alonna sous peu, et ayant informé mes contacts soltaari de mon voyage, ce dernier a été informé de ma propre présence. Il propose toujours par l’entremise de nos contacts interposés, une rencontre tandis que j’entreprendrai de redescendre vers nos terres et que lui même remontera à Alonna.

Je vais accepter cette proposition et voir ce qu’il en advient. Je vous tiendrai naturellement informé. J’attends de vos nouvelles sur vos propres réalisations. Notre défense s’organise-t-elle correctement au sud M. de Velteroc ? Mme de Hautval le tribunal s’organise-t-il, avez-vous songé aux magistrats que vous souhaitiez déléguer au Garnaad ? M. du Lyron je vous ai fait parvenir un projet initial concernant la reprise de la frappe de monnaie, j’attends votre retour sur le sujet. Je songe également à m’entretenir avec vous lors de mon retour prochain, si vous pouviez m’accorder une journée de votre temps l’énnéade prochaine.

Avec mes remerciements et mes salutations,

Niklaus d’Altenberg

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MessageSujet: Re: Correspondance du conseil de la ligue   Sam 14 Jan 2017 - 10:02





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Chancellerie de la Ligue


Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg




Près de Diantra,
Arkuisa de la 2ièmeennéade de Barkios de la 9ième année du 11ième cycle,




Chers amis,

Vous trouverez ci-après ma proposition du premier acte dont nous devront discuter en Diète, pour votre relecture et votre avis. Je vous demande bien vouloir me faire parvenir vos objections ou vos demandes d'ici à deux ennéades, afin que je puisse amender le texte avant de le faire copier puis parvenir aux membres de la Diète.



Proposition d’acte fixant les conditions de dissolution de la Ligue

Préambule

Nous, nobles de la Ligue Péninsulaire, affirmons encore par cet acte notre attachement au retour d’une monarchie en Péninsule. Fondant la prééminence des décisions du conseil de la Ligue et de sa Diète non par droit souverain, mais par absence d’une couronne Péninsulaire reconnue de tous et capable d’assumer les fonctions régaliennes avec justice et sans passion.

Les composantes de notre droit reposent sur le simple fait que les autres territoires du royaume de la Péninsule ne disposent pas de droits sur nous et que la succession de la Couronne a été le sujet d’une guerre meurtrière dont les effets se font encore sentir.

La guerre entre les ensembles péninsulaire sera, nous en sommes certain, l’instrument le plus sûr et le plus inexorable de notre déclin.

A ce titre et malgré les dissensions pouvant exister au sein de même de notre union, nous constatons que la paix de Diantra nous a donné les instruments d’une paix pouvant être durable et les instruments permettant de trouver avec l’adhésion de chacun un compromis permettant de rétablir la Couronne.

Nous avons entendu l’appel des autres territoires, accusant la Ligue d’être une entreprise souhaitant par des vœux pieux dissimuler le démantèlement de la royauté. Nous souhaitons, par cet acte fixant d’ores et déjà l’intégration de la Ligue dans le futur royaume, démontrer qu’il n’en est rien. Nous en appelons à chacun de voir en la Ligue un instrument de paix et de discussion visant à trouver les moyens de l’action royale en son absence et ouvrant un forum permettant de régler par notre volonté commune nos différents, y compris sur la royauté.

Article 1

La Ligue a pour première motivation de maintenir la paix en Péninsule. Les conditions de sa dissolution, détaillées dans ce document, découlent de ce point.

Article 2

La Ligue n’a pas vocation à imposer une couronne au reste de la Péninsule. C’est la raison pour laquelle aucun roi n’a été désigné à la Paix de Diantra, à la différence des Conseils de paix précédents.

Article 2

La Ligue reconnaitra l’autorité d’un roi à la condition que ce dernier dispose en dehors de la Ligue de l’allégeance de quatre cinquièmes des nobles de la Péninsule. En deçà de ce nombre, nous considérons que les conditions seront réunies pour une nouvelle guerre de succession.

Article 3

La Ligue reconnaitra l’autorité d’un roi à la condition que ce dernier dispose au sein de la ligue du soutien des deux tiers des nobles. En deçà de ce nombre, nous considérons que les conditions seront réunies pour une nouvelle guerre de succession.

Article 4

Le futur roi, en échange de l’allégeance de la Ligue et dans l’esprit de l’union du royaume devra s’engager à assure la continuité légale et à ne procéder à aucune décision de justice sur des évènements précédents la dissolution de la Ligue.

Article 5

Lors de la dissolution de la Ligue, les administrations de chancellerie de la Ligue seront mises à la disposition d’une chancellerie royale.

Article 6

Le trésor de la Ligue sera transféré au trésor royal.

Article 7

Le duc du Garnaad proposera son abdication en faveur du roi afin de rattacher les terres du Garnaad aux anciennes terres royales. Les dispositions de féodalisation du duché, mises en place pour pallier à l’absence de la Couronne, devront être maintenues. Le duché s’engage en attendant à limiter ces dernières.


Avec mes salutations,

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MessageSujet: Re: Correspondance du conseil de la ligue   Lun 23 Jan 2017 - 20:36





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Baronnie d'Apreplaine
Chancellerie de la Ligue


Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg

à

Madame Blanche de Hautval, Duchesse du Médian
et
Monsieur Nimmio de Velteroc, Duc du Médian




Relais de Caubourg, Route d'Erac, Hautval
Oglicos de la 6ième ennéade de Bàrkios de la 9ième  année du XIième cycle,

Vos Altesses,

J'ai le regret de vous annoncer la disparition de Messire Harold du Lyron, Duc d'Erac et Seigneur du Lyron. Plusieurs missives m'ont été adressées en ce sens et concordent en tout point. J'ai également reçu la confirmation par M. Renaud d'Erac, dont le couronnement a été célébré pour sa succession à Messire du Lyron en tant que duc et seigneur des domaines de ce dernier.

En route pour Erac afin de préparer la Diète à venir, je m'entretiendrai naturellement avec Messire d'Erac et lui présenterai en votre nom également nos plus vives condoléances. J'assurerai également notre représentation aux obsèques prévues dans deux jours.

La disparition de Messire du Lyron, bien qu'un coup du sort inattendu permet de séparer l'Erac de sa tentative avortée de prise du pouvoir royal en son nom. En cela il s'agit d'une bonne nouvelle pour le domaine, et je l’accueille comme tel.

Niklaus d’Altenberg

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