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 Rencontre impromptue [Pv Azénor]

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Kodratos d'Hanning
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MessageSujet: Rencontre impromptue [Pv Azénor]   Dim 5 Juin 2016 - 16:56

"Maître...
- Hum...
- Maître il est l'heure..."

Kodratos ouvrit un oeil vitreux, puis poussa sans rudesse la main de son domestique qui lui secouait l'épaule. Cependant, ce dernier revint aussitôt à l'assaut comme les moustiques qui avaient harcelaient le Grand-Duc toute la nuit. Finalement le noble ouvrit les yeux, perclus de courbatures d'avoir dormi à même le sol depuis plusieurs énnéades maintenant, le corps couvert de sueur et avec une migraine terrible. Se redressant, il fit signe à son servant de s'éloigner et de lui rapporter de l'eau. S'étirant il fronça le nez à l'odeur qu'il dégageait. Dieu que le palais lui manquait parfois... S'éloignant de quelques pas il fit signe à un de ses hommes qui montait la garde et se dirigea vers la rivière glacée qui coulait à quelques mètres de leur campement. Pris d'une folie passagère il se déshabilla entièrement et se jeta dans l'eau froide, ravi d'enfin se refroidir. Malgré la hauteur prise dans les monts du Médian la chaleur était impressionnante et surtout l'humidité. L'air était bien plus suffoquant que l'ardeur de l'Estrévent qu'il préférant mille fois plus.

Finalement il sortit revigoré de sa petite baignade et siffla son domestique qui arriva, un soyeux tissu dans les mains, pour le sécher. Lorsqu'il voulut s'attaquer à son visage et à ses cheveux Kodratos le congédia d'un geste énervé. Il n'aimait guère qu'on frotte la cicatrice qui barrait sa joue, parfois douloureuse, et laissait de toutes manières ses cheveux humides pour profiter de leur fraîcheur le plus longtemps possible. Agacé par la langueur de ses hommes, souffrant de la chaleur tout comme lui, il décida à s'habiller seul. Tandis qu'il réfléchissait à sa tenue des souvenirs lui revinrent. C'était bientôt la fin de son voyage en Péninsule, cette tournée des nobles pour comprendre la complexe politique locale. Il avait pu ainsi se rendre compte de l'exotisme qu'inspirait l'Estrévent mais également parfois l'arrogance voir le mépris qu'on lui également. Et surtout les plus belles beautés que portait ce monde. Kodratos avait toujours eu le goût de la belle chair et si il n'avait pu y goûter il avait pu l'admirer.

S'étirant il décida qu'il allait enfin se raser, après dix jours dans les montagnes il savait qu'il les quitterait bientôt, peut être avant la fin de ce jour, et il était fatigué de ressembler à un mercenaire. Il appela son domestique et lui fit signe d'aller chercher le rasoir qui trônait sur une pile d'affaires. Pour cette journée il préféra ne pas porter son armure, lourde et inutilement chaude, et préféra une chemise de toile blanche, rentrée dans un pantalon marron lui donnant l'impression d'être un aventurier - ou un mécréant cela dépendait du point de vue - mais garda ses bottes de cuir noires. Enfin il s'assit, toujours autant irrité, et laissa la lame couper à ras sa barbe. Vers la fin le malheureux entailla le coin de la mâchoire de Kodratos qui le repoussa à nouveau et pestant s'éloigna du camp, non sans attraper sa lame au passage. Il marcha une dizaine de minutes, n'arrivant guère à se calmer puis finalement se glissa entre deux arbres, dégaina son sexe et urina.

Il put ainsi admirer la magnifique vue qu'il avait depuis les hauteurs, sur la route en contrebas où il pouvait admirer une troupe de cavaliers qui s'avançaient lentement. D'un regard vague il admira les armures des hommes, tout en notant l'absence de bannières - très certainement des mercenaires voir des brigands mais ils n'étaient qu'une dizaine. Cela n'inquiétait pas outre mesure de part les soixante quatorze cavaliers qui l'accompagnaient. Puis son regard tomba sur la délicate beauté à la chevelure d'acajou qui les accompagnait. Même de loin il devinait une splendeur presque sculpturale. Ce n'était pas la passion sauvage, presque lubrique et grivoise, qui éveillait les ardeurs des hommes les plus prudes - à l'image de la poitrine de la Dame de Hautval dont les formes avaient veillées sur les rêves de Kodratos plusieurs jours durant. Mais plutôt une beauté touchante, pouvant faire fondre le plus endurci des hommes. Mais il était étrange qu'elle accompagnât cette troupe. Ces brigands avaient osé enlever la dame ! Un éclat de colère fit bondir le Grand-Duc qui se hâta vers son camp.

"Ah mes valeureux guerriers ! Il est l'heure de prouver que les Orientaux valent mieux en chevalerie que les Péninsulaires. J'ai vu il y'a quelques instants à peine une troupe ayant enlevée une douce demoiselle. Je me dois de prêter secours à une âme en peine. A moi céans !"

Pour une troupe armée, céans voulait une vingtaine de minutes mais les hommes prirent un trot rapide, coupant à travers les pentes. En une nouvelle dizaine de minutes ils avaient dépassé la troupe de brigands et montaient une embuscade. Kodratos ne souhaitait pas faire couler le sang inutilement, ce qui pourrait par ailleurs mettre en danger la vie de la douce. Ainsi les hommes prirent arcs et arbalètes sur leur selle - ils n'avaient pas levé le camp gardé par une douzaine de soldats - et se placèrent le long de la route. Kodratos attendit qu'ils furent en place, caché à la troupe approchant par un virage. Lorsque le bruit d'un hibou se fit entendre - un de ses hommes était doué pour cela - il s'avança accompagné de deux cavaliers.

"Halte là !"

Les hommes sortirent du couvert des armes, flèches et carreaux tournés vers les cavaliers qui s'arrêtèrent peu à peu.

"Ne tirez pas l'épée, je ne veux ni votre mort ni celle de la noble dame que vous gardez prisonnière."

Kodratos fit avancer sa monture jusqu'à la dame, main sur le pommeau de son épée et salua intérieurement le calme des brigands. Arrivé devant la beauté il s'extasia devant la finesse des ces traits, l'ampleur de ses formes et son regard si... pétillant. Un sourire aux lèvres il s'inclina, baisant légèrement la main de la dame.

"Noble dame, jamais je n'aurais cru trouvé beauté pareille en ces sombres bois. Ne craignez rien nous vous enlèveront de la garde de vos ravisseurs. Vous êtes désormais sous la protection de Sir Kodratos d'Hanning, Grand-Duc des Septmonts et Seigneur Protecteur d'Hanning. Acceptez vous de me suivre pour vous mettre à l'abri ?"
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Azénor d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Rencontre impromptue [Pv Azénor]   Mer 29 Juin 2016 - 16:45





Bien sûr, elle s'en voulait d'abandonner son frère en laissant derrière elle la capitale des royaumes, lâcher des yeux celui qu'elle était expressément venue retrouver et aller de l'avant sans se laisser ronger par l'immobilisme d'une telle situation. A cela s'ajoutait la crainte de chuter de son piédestal, pouvait-on lui assurer une pleine sécurité en « l'absence » du maître des lieux ? Au fond elle le savait, être de sang Anoszia était autant chance que fardeau, en ce bas monde où les hommes demeuraient de frêles créatures envieuses. C'était là ce qui avait pressé sa décision. Certes, elle était fort entourée au Palais, cependant il était irréaliste de la penser à l'abri de la folie des cupides.

Accompagnée de son escorte, ils quittèrent aussi discrètement que possible les moult enceintes de la Vieille-Ville, puis de Diantra. Ses prunelles azur adressèrent un bref regard en arrière à la cité et les âmes qu'elle abritait. Je reviendrais, Osch. Je serais là à ton réveil. Songea la dame en talonnant de plus belle sa monture afin d'accentuer la distance les séparant des drames de la veille.
Plus préoccupée par le désir de s'éloigner de son malheureux aîné qu'autre chose, elle avait laissé le soin à Dravan d'organiser les modalités de leur fuite. Il était donc prévu que la compagnie fasse une première halte dans le village de Domont, en bordure la baronnie d'Ancenis, après avoir traversé les étendues royales et une partie du comté de Missède. Le cheminent suivi se voulait le plus fiable et rapide possible, les seules volontés d'Azénor étant de rejoindre rapidement Serramire-Ville sans risquer pour sa craintive peau.
L'homme lui proposa de conserver une allure modeste, permettant de ménager les chevaux pour ne point les échanger au départ de leur première escale et pouvoir progresser d'une seule traite jusqu'aux frontières du Nord. La jeune femme s'était imaginée chevaucher à bride abattue, les cheveux au vent, les yeux embrumés et le cœur tressaillant au glas du galop. Laissant ses déceptions enfantines de côté elle remercia la sagacité de son veilleur. Ils atteignirent leur étape le lendemain à sexte, sous un soleil leur arrachant moult plaintes et exclamations.
Pour le moment, l'épopée de la fleur de Velmonè se déroulait sans anicroches. La troupe prit ses quartiers dans un établissement du patelin, le temps que les coursiers se remettent et que tous reprennent des forces.


C'est à la nuit tombée, même quelque peu entamée, que la horde sans bannière reprit la route septentrionale, profitant de l'obscurité pour une fois encore disparaître.
« Nous passerons la lisière des Marquisats du Nord d'ici demain soir, Ma Dame. » La rassura Dravan qui paradait à ses côtés. « Si notre expédition ne rencontre aucune difficulté. Dans moins d'une énnéade, qui sait, nous pourrions voir les remparts de Serramire-Ville. » « Oh, je l'espère, Dravan. Je m'étonne encore que personne ne nous ai rattrapé depuis Diantra. Nous sommes des fuyards aujourd'hui, n'affichant nulle oriflamme que celle de la liberté. Liberté précaire que je ne dois qu'à mon patronyme qui me persécute comme une ombre malveillante … Ne traînons point en ces contrées hostiles, peut-être le Nord sera-t-il plus clément avec les héritiers du Dragon. »
Ces mots la laissèrent pensive. Elle espérait au fond d'elle ne plus avoir à se sentir ainsi en danger. Rejoindre Serramire serait un renouveau en ce sens là aussi, elle ne comptait plus se laisser mépriser pour son ascendance. Que le chemin à peine entamé lui paraissait long ….

Le pas cadencé de son cheval et les clameurs venant de la tête du convoi l'extirpèrent d'un malvenu état de somnolence, piètre aventurière qu'elle faisait !
« Halte là ! » Les héla-t-on au détour d'une courbe sèche tandis qu'un essaim d'hommes armés les encerclèrent en les tenant en joue. Pris par surprise, aucun des soldats Ydriotes ne chercha à dégainer , suivant sans vraiment le vouloir les ordres du grand diable blond qui s’avançait vers l'Anoszia. Lui attrapant sans ménagement la main qu'il toucha du bout des lèvres, il se présenta comme seigneur, Grand-Duc des Septmonts. « M,..Messire ... » S'apprêtait-elle à répondre en reprenant la bride quant on lui coupa la parole.
« Il y a vraisemblablement méprise, Monseigneur d'Hanning. » Tonna Dravan, posté devant l'homme, le regard à la fois sévère et inquisiteur. « Nous ne sommes point des scélérats, encore moins des ravisseurs. La Dame voyage à nos côtés de son plein gré, grand bien vous fasse de vous inquiéter de son état. Maintenant, nous avons longue route à faire encore, laissez-nous passer et d'aucun n'entendra parler de cette rencontre inopinée. »
Si la loyauté de son chef des gardes n'était plus à prouver, Azénor se sentait démunie de pouvoir, ainsi privée de parole. Si ses mots, bien que durs, étaient vrais, elle aurait préféré les distiller elle même. Reprenant un air altier, elle s'adressa à Kodratos qui affichait déjà une moue mi vexée-mi  pantois. « Mon gardien dit vrai, Messire d'Hanning. Ces hommes forment ma compagnie, nous vagabondons ensemble au travers la péninsule, ils ne sont en rien bandits de grands chemins ayant rendu captive une quelconque pauvresse. Je suis Azénor d'Anoszia, et je n'ai besoin de nul abri ou protection, cependant je ne refuserais point un repas chaud et la compagnie agréable d'un homme de noble condition. »
Elle afficha un sourire satisfait.



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Kodratos d'Hanning
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MessageSujet: Re: Rencontre impromptue [Pv Azénor]   Mer 29 Juin 2016 - 22:06

Quelle surprise fut ce pour Kodratos que de découvrir que la dame n'était autre qu'une des femmes de la maison d'Anoszia, qui plus est voyageant sous la protection et non la soumission de sa compagnie. Un regard circulaire sur les compagnons de la douce lui confirma que leur équipement était d'excellente qualité - contrairement à la majeure partie des bandits et de nombre de mercenaires -, tous étaient à chevaux - nouvelle preuve de son erreur - et il semblait voir un insigne orné du blason d'une maison mineure sur le plastron de l'homme au sang si chaud pour défendre sa belle. Mais cela était compréhensible de part l'insulte que lui avait faite le Grand-Duc, heureux de ne pas avoir à inutilement croiser le fer et verser le sang pour réparer cet affront.

"Je vous prie de me pardonner Sir, au loin j'ai cru à une compagnie de malandrins ayant trouvé proie pour leurs voraces appétits."

Kodratos inclina la tête, guère plus pour ne pas subpasser son rang, puis se tourna de nouveau vers la dame où cette fois ci il fit une révérence plus basse qu'il n'aurait dû et aurait voulu l'étiquette. Mais devant des saphirs décorant le plus beau des marbres il ne pouvait que plier genou. Avec un sourire, il fit signe à ses hommes de baisser leurs armes.

"Pardon ma douce pour avoir dégainer si promptement les armes, cela n'est guère pour une dame de votre rang. C'est avec plaisir et soulagement que je vous accueillerai en mon campement."

Ainsi commença une courte chevauchée vers le campement des hommes de l'Estrévent. Durant le trajet, le Grand-Duc ne put s'empêcher de lancer quelques regards furtifs envers la beauté chevauchant à sa gauche, une chance presque divine que de tomber sur un joyau pareil en ces lieux sinistres. Mais il ne pouvait s'empêcher de se poser quelques questions sur l'absence de bannière ducale, d'une escorte plus importante ainsi que de l'équipage nécessaire. Pourquoi donc une dame d'une telle noblesse, qui n'avait rien d'un guerrier comme lui venant de bien loin, voyager t'elle à la dure ? Arrivé au camp, Kodratos eut le plaisir de découvrir qu'un de ses hommes avait tué un faisan qu'il savait cuisiner - chose étonnante pour un homme d'Hanning - et qui avait commencé. C'est ainsi sous le fumet délicat des herbes et la chair grillée que le Grand-Duc mena la dame vers sa tente où il lui proposa son siège, bien que spartiate, s'asseyant quant à lui sur un paquetage. Il sortit des poches d'un de ses sacs une outre en cuir de qualité ainsi qu'un gobelet décoré d'arabesques peintes de diverses couleurs. Y servant un fond d'un délicieux rouge, venu des caves même d'un des meilleurs vignobles de Soltariel il le tendit à la dame, avant de boire une courte gorgée au goulot.

"Pardonnez mon manque de manières à boire ainsi. Cependant, je n'avais prévu de rencontrer d'aussi illustre et magnifique dame en ces lieux ci. Mais je puis partager mon modeste toit ainsi que ma nourriture et ma boisson avec vous. C'est un véritable plaisir. Mais sauriez vous m'expliquer pourquoi vous voyager en silence, accompagné d'une si petite garde, sans équipage et pis encore de bannière de votre noble maisonnée ?"


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Azénor d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Rencontre impromptue [Pv Azénor]   Lun 11 Juil 2016 - 14:48





Rencontre Impromptue

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« Vous n'êtes pas les premiers à nous avoir harponné de la sorte, Monseigneur. Nous galopons depuis Diantra depuis quelques jours maintenant, il est normal que l'on s’inquiète du passage de notre troupe. » Répondit Dravan sans attendre un quelconque signe de la noble. Un soupir d'exaspération d'Azénor vint interrompre le chef des gardes dans sa prise de parole. « Et pardonnez donc la rudesse de mon compagnon, Messire d'Hanning. Bien que son tact soit à revoir, ses mots sont justes. Nous ne pouvons vous reprocher cette curiosité qui vous a très probablement poussé à nous aborder, vous qui en outre me semblez prompt à défendre votre prochain. Je suis tout autant soulagée que vous de contrarier ce malentendu. »

Le Duc des Septmonts les guida dans les chemins escarpés qui s'enfonçaient dans les reliefs environnants, menant à son campement. Si l’effort paraissait capricieux pour les bêtes, l'incursion ne dura que peu de temps, ils aboutirent vite sur un plateau arboré offrant une vue dégagée des alentours, du haut d'un piédestal naturel. Si l'homme avait appelé cela camp, il demeurait plutôt modeste dans sa désignation. L'Anoszia n'aurait su dénombrer les tentes et autres aménagements, mais il semblait qu'un bourg aurait pu s'installer là sans que personne ne soit privé d'un toit de toile. Plus impressionnants encore étaient les prés et stalles de fortune destinés à accueillir les montures de tout ce petit monde. Le tertre n'aurait pu être d'avantage exploité par ses occupants itinérants. Qui est donc cet homme presque entouré d'un corps d'armée .. ? Se demanda la belle en suivant de près le chef de la compagnie. Comme guidés par l'effluve appétissante de la viande en train de cuire, il les mena au plus imposant pavillon du cantonnement. Laissant là leurs chevaux, Azénor et Dravan pénétrèrent derrière Kodratos dans la bâtisse de tissu.

Installée dans le fauteuil proposé par son hôte, Azénor attrapa du bout des doigts la coupe raffinée qu'il lui tendait. L'agencement du lieu ne lui rappelait rien de connu, ni l'ostentation des palais ou la sobriété dépouillée des auberges. Ou peut-être un mélange incertain  et maladroit des deux.
« Tout le plaisir est pour moi, voyons. » Répliqua t-elle en rapportant son attention sur son interlocuteur après un bref coup d’œil vers Dravan posté dans l'ombre du seuil. « Je vous remercie de m'accueillir en vos quartiers, Messire d'Hanning. Votre générosité n'a d'égale que votre bonté d'âme, peu peuvent se targuer d'avoir si honnête fond. Voyez vous, c'est notamment pour cette raison que nous voyageons, mes hommes et moi-même, sans aucun pavillon identifiable. Peut-être connaissez-vous mon père, le Dragon d'Anoszia ! Il n'est homme qui laisse indifférent, je dois dire. Et son nom résonne d'un glas particulier en péninsule, plus le Soltaar se fait distant et moins nombreux sont ses partisans. Voilà pourquoi nous désirons préserver notre anonymat, jusqu'au moment où nous ne pouvons plus nous cacher de nous-même n'est ce pas. »

« Néanmoins, puisque nous en sommes à emplir des incompréhensions, me permettez-vous de vous questionner en retour ? » Sa demande était plus formelle que réellement en attente d'un retour, elle enchaîna. « Qui êtes-vous donc, Messire ? Je ne prétendrais pas être versée au plus haut point quant à la noblesse péninsulaire, mais est m'est de constater que vous n'êtes ni du coin, ni plus généralement de nos contrées. »







Dernière édition par Azénor d’Anoszia le Mar 19 Juil 2016 - 21:07, édité 1 fois
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Kodratos d'Hanning
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MessageSujet: Re: Rencontre impromptue [Pv Azénor]   Dim 17 Juil 2016 - 21:03

Kodratos se trouvait de plus en plus irrité par la présence du garde du corps et commandant de la petite garde de la dame. Dravan... Un homme zélé, qui devait très certainement être compétent mais à l'avis du Grand-Duc il avait du mal à garder contenance et surtout sa place. Lui adressant un regard noir, il se concentra sur la beauté qu'il avait accidentellement pris pour une dame en danger. Lorsqu'elle lui annonça le nom de son père il en resta bouche bée pendant quelques secondes qui semblèrent s'étirer infiniment. Une d'Anoszia ? Rien que cela.

Mais que faisait elle ici ? Surtout avec une escorte aussi réduite. Elle aurait appartenue à une maison de moindre importance, un vassal du dit-Duc ou d'un autre puissant, Kodratos aurait pu le comprendre. Mais elle était la fille d'un des hommes des plus influents du royaume du Soltaar, voir même de l'ensemble de la Péninsule. Cent à deux cent hommes aurait dû aisément prendre soin de la dame, sans compter les demoiselles de compagnie, les cuisiniers, les troubadours qui auraient suivre la dame. Le seigneur était sceptique quant à la raison énoncée par la douce pour éclairer les détails.

"Ma douce dame... Appelez moi donc Kodratos. Je suis bien surpris car bien que je comprenne les raisons de la restriction votre escorte se trouve bien réduite, trop à mon goût pour garder une si belle femme."

Plaçant ses mains rugueuses sur ses genoux et en secouant la tête, le Duc poussa un petit soupir et sourit doucement à la dame. Ses yeux étaient d'une telle beauté... Lèvres étirées par la joie d'une aussi douce compagnie féminine il haussa les épaules.

"Mais je resterai discret si à l'avenir je croisai un de vos parents... Me concernant, je me nomme Kodratos d'Hanning, Grand-Duc du Grand-Duché d'Hanning, province indépendante à l'est de Naelis et au Nord de Thaar en Estrévent. Et vous ma douce quel est votre nom ?"
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Rencontre impromptue [Pv Azénor]
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