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 A l'aube d'un nouveau jour. ( Solo )

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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: A l'aube d'un nouveau jour. ( Solo )    Mer 8 Juin 2016 - 14:26



Karfïas, Ennéade 3. 9 ème année du 11ème cycle.

Un cri dans la nuit. Cela est coutume depuis plusieurs ennéades dans les appartements ducaux. Aux prises de la fièvre, la duchesse s'immerge trop souvent en un sommeil difficile et délirant. Si ses nuits ne furent plus jamais simples depuis la mort de son premier époux, elles n'avaient jamais étés tant difficile que depuis les nouvelles inquiétantes qui leurs étaient parvenus de Diantra voila bien trop longtemps déjà. Oschide d'Anoszia, son époux, le duc de Langehack, des suites d'une mauvaise blessure était prisonnier d'une inconscience, dont lui au contraire de son épouse, ne pouvait se sortir par quelques cris déchirant la nuit. Méliane, déjà dans un état de faiblesse de par sa maladie de poitrine découverte quelques mois plus tot et encore plus fragilisée par sa grossesse avait été fort ébranler par ses nouvelles.

Si elle s'était montrée forte aux yeux de la cours, dans l'intimité de ses appartements il avait été tout autre. De par la crainte de perdre un époux avec qui elle n'avait eu le droit qu'a peu de moment de bonheur, elle s'était laissée aller a oublier que la mélancolie était de bien mauvaise compagnie, quand la mort, terrait dans un coin, vous guettait de loin. Alors que des jours meilleurs étaient venus, les douleurs poitrinaires et la toux s'étaient pourtant a nouveau installés. Ne venant pas seule, s'y était ajouter la fièvre et une importante baisse de tension. Nombres de symptômes qui inquiétaient les médecins. Depuis quelques temps deja, tout comme Méliane, ils étaient persuadés que la duchesse ne portait pas au creux de ses reins, une petite vie a naître, mais deux. C'était d'ordinaire des grossesses bien difficiles a mener a terme et l'état de la duchesse n'aidait pas a les rassurer quand la finalité de tout cela.  

Méliane ouvris grand les yeux, son front était moite, la pièce était dans la pénombre. Elle inspira profondément. Bientot une voix délicate se fit entendre pendant que son front se faisait plus frais sous la caresse d'un linge froid. " Tout va bien votre altesse, ce n'est qu'un cauchemar."   La duchesse grimaça, ses mains tremblante se portant sur son ventre, arrondi jusqu’à l’extrême. Elle se mordis les lèvres pour retenir un cri, avant de murmurer dans un souffle. " C'est .. C'est autre chose .. " Une nouvelle douleur lui vrilla le ventre, elle se redressa cette fois, peinant a respirer. " Les médecins .. Faites appelée mes médecins. " La voix est épuisée, mais surtout inquiète. Tandis que la servante quitte en hâte ses appartements, Méliane caresse son ventre douloureux une prière silencieuse se fracassant en son crane. " Par les dieux, protéger les. Je ne peux pas les perdre." Une autre douleur, pire encore puis la sensation d'un liquide visqueux qui coule sur ses jambes. Ce n'est pas la, la douleur de l'enfantement, elle a déjà été mère. Cette douleur la n'apporte pas la vie, reste a espérer qu'elle n'apporte pas la mort.

Bientôt les médecins se pressent autour du lit de la duchesse, ils ont l'air inquiets, ils conversent a voix basse. Autour d'elle également quelques serviteurs, mais pas l'ombre d'un visage aimé. Sa fille bien aimée administre les terres de Leliande, Sir d'Olside est parti pour Diantra et Oschide ... " Oschide. " Un nom qui s'échappe dans un râle angoissé et douloureux. " Il n'est pas la votre altesse ... " Elle ne le sait que trop bien, il n'est pas la depuis bien trop de temps deja, faisant craindre que plus jamais il ne paraisse devant ses yeux. Elle aurait tant voulut qu'il soit la en l'instant, pour tenir sa main, pour la rassurer. Lui en voudrait il d’être si faible que la vie de leurs enfants a naître soit présentement en danger ? Elle avait été si en joie de lui annoncer a son retour qu'il serait bientôt père, non pas d'un enfant mais de deux. Peut etre aujourd'hui n'aurait t'elle plus jamais l'occasion de le lui dire. Non ! Elle se refusait a penser ainsi. Elle se redressa légèrement dans son lit, refusant l'aide et la main que lui proposait la servante la plus proche. Les médecins soudain alertent, cessèrent leurs messes basses. Elle les fixait désormais d'un regard curieusement vif au vu de son état. " Qu'en est il de mon état ? Nul besoin de me ménager. " Elle ne s'était que trop ménager, la voila la réalité des choses. Depuis prés d'un an qu'elle luttait contre la maladie, elle n'avait jamais faillie, pas meme quand sa grossesse était venue compliquer les choses.

Elle s'était montrée forte, luttant ardament pour ne pas baisser les armes, pour ne pas faire défaut a son époux. Elle avait craint ce qu'il adviendrait de lui, ce qu'il adviendrait de Langehack si elle laissait la mort l'emportait. Qu'importe la fatigue, qu'importe les symptômes envahissants de la maladie, elle avait fait front. Du moins jusqu'a il y'a quelques temps encore. Jusqu’à ce qu'elle laisse une fatigue traîtresse la poussait a la sensiblerie de se laisser atteindre par les craintes de perdre Oschide. La mélancolie avait fait son oeuvre et a un moment, elle avait arrêtée de se battre. Un moment de trop qui désormais allait peut etre lui coûter cher. " La fatigue de votre altesse a entraînée une rupture du col de l'utérus et .. " Elle leva les mains pour leur faire cesser leur babillages scientifiques. " Est ce dangereux ? "  " Cela pourrait entraîné un accouchement prématuré, a ce stade delà pourrait bien etre fatales aux bébés. " D'une voix qu'elle s’efforça de garder claire et sans tremblements, elle demanda: " Y'a t'il un moyen pour empêcher cela ? " Les médecins se regardèrent gravement avant de hocher la tete. " Il y'a en effet un moyen, nous pourrions cautérisés et .. " Méliane secoua la tete tandis qu'elle portait les mains a son ventre, se tordant dans une nouvelle douleur. " Je ne veux pas d'explications, je veux juste que ce qui doit etre fait le soit. "

" Votre altesse, vous devez écoutée ce que nous avons a vous dire, la procédure bien qu'a meme de sauver les enfants, pourrait etre fatale a votre personne, votre état de faiblesse est .. " Méliane se redressa tant bien que mal, cette traîtresse de mélancolie s'en était allée, oui elle se faisait du soucis pour son époux. Oui, l’inquiétude était douloureuse, mais la sensiblerie ne la forcerait pas a mettre la vie de ses enfants en jeux. " Comme je l'ai dis précisément, que ce qui doit etre fait soit fait ! Occupez vous de sauver mes enfants, il est encore trop tot pour qu'ils voient le jour et je ne saurais les perdre. Laissez moi etre seule juge de ce que je peux ou non supporter. " La jeune servante qui nuit après nuit avait épongée son front s'osa a murmurer. " Votre altesse si le duc était la, il ne permettrait pas que vous mettiez en danger votre vie pour le salut de celle de vos enfants. " Méliane lui adresse un faible sourire, malgré tout teinté de force et de détermination. Deux choses qu'il était bon de retrouver chez la duchesse après les sombres énnéades passées. " Le duc n'est pas la et quand bien meme il le serait, je suis votre duchesse, mes paroles font actes de lois. " Elle se tourna a nouveau vers les médecins, le visage résolument ferme. " Mes mots étaient claires, non, faites ce qui doit etre fait, cela est un ordre. Si vous mettez la vie de mes enfants en péril de par votre hésitation, mon courroux sera sans mesure sachez le. " Il n'en fallut guère plus pour qu'a peine un battement de cœur plus tard tous s'affairent a l'ouvrage.

Oui, si Oschide avait été la, probable qu'il aurait tout fait pour la dissuader de cela. Il aurait probablement clamé qu'il pourrait y'avoir d'autres enfants. Oschide était un mari aimant qui aurait écouté la crainte de perdre sa femme. Elle aussi elle l'aimait, mais avant d’être sa femme, elle était aussi une duchesse et une mère. Hors les enfants qui grandissaient au creux de ses entrailles étaient la chair de sa chair, mais également l'avenir de Langehack. Il était donc a elle plus qu'a quiconque de veilleur a leur survie, qu'importe que cela doive lui coûter la sienne. Quand Oschide reviendrait, car il reviendrait, le doute n'était plus une option, il fallait que ce soit une certitude, elle veillerait a ce qu'il trouve devant lui un avenir assuré et une source de bonheur a laquelle se raccrocher si le pire devait arrivé. La nuit fut longue et ce pour tous. La duchesse prise dans les tourbillons de la douleur, les médecins craintifs que leurs actes ne coûtent au duché leur duchesse, mais tout aussi craintif des mots de Méliane. Les serviteurs impuissant derrières les portes closes, qui ne connaissaient de la situation que des bruits de couloirs, mais qui entendaient fort bien les hurlements.

Il n'y'a que quand la journée fut forte avancée que tout devint calme. Un calme inquiétant ou trônait l'attente. L'attente du réveil de la duchesse. L'opération avait été un succès, le col était refermé, les enfants étaient saufs, la grossesse pourrait durée un peu plus longtemps .. Du moins si la duchesse sortait de l'inconscience. Probable que la tentation de s'y laisser emporter définitivement fut grande. Pourtant elle n'avait pas flanchée et ce malgré la douleur, des nuits atroces elle avait eu a en connaitre bien trop dans sa vie. Si elle avait pu supporter la douleur des lames causée par un pauvre fou avide aux prises de pulsions malsaines, elle se devait de le faire avec les lames de médecins se battant pour sauver ses enfants. Et elle l'avait fait. Elle avait tenue bon. Elle avait écartée sa maladie, la fatigue, ses inquiétudes envers son époux. L'inconscience n'était venue que quand la douleur fut si insupportable que son esprit préféra l'en protégeait. Mais ou était passée la force, la détermination et le désir de survivre alors que les heures d'inconscience s'écoulaient telle une véritable torture pour tout ceux qui attendaient un signe, un mot. Le signe ne vint que bien plus tard, quand une main familière vint se glisser sur son front par la caresse d'un linge humide. " Ils vont bien, votre altesse, vous avez tenu bon, ils sont saufs .. Vos enfants sont saufs. " Les yeux de Méliane s'ouvrirent, tandis qu'un grand souffle quittait sa poitrine pour sortir de sa bouche, la duchesse était réveillée, tout danger avait été écarter, du moins pour l'heure. Elle glissa une main protectrice sur son ventre, soulagée d'y sentir encore du mouvement, signe manifeste des vies qu'elle portait en elle. Dehors comme pour célébrer cela, le soleil perçait, faisant filtré sa magnificence a travers les carreaux pour glisser sur le corps de la duchesse, la parant d'un halo doré. C'était l'aube d'un nouveau jour.


Fin du rp.
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