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 Par ce qu'il fallait que vous sachiez. ( Pv Arichis )

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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Par ce qu'il fallait que vous sachiez. ( Pv Arichis )   Ven 10 Juin 2016 - 22:02



Karfïas, Ennéade 2. 9 ème année du 11ème cycle.

Le soleil était haut dans le ciel, un ciel d'un bleu sans nuages. Si il avait pu en etre de meme du regard de la duchesse de Langehack, alors cela aurait été un beau jour. Mais son regard était tourmenté. Son teint était pale, ses yeux cerclés de cernes, son dos légèrement voûté. Si ce dernier point était a mettre a la charge de sa grossesse, dont elle entamée la vingtième Enneade, il n'en était rien du reste. Sa maladie de poitrine s'était quelque peu calmée ces temps ci, faisant espéré des jours meilleurs. Mais cela était sans compter sur les nouvelles de Diantra qui leurs étaient parvenus il y'a peu. Un bonheur n'arrivait jamais seul, disait on, l'annonce de sa grossesse avait été ternie par celle de sa maladie .. Mais il semblait que les malheurs eux aussi ne viennent pas seuls, ils en entraînés d'autres avec eux. Oschide, son tendre époux, le duc de Langehack, avait été blesser dans la cité Diantraise. Il était aujourd'hui aux prises d'une longue inconscience qui laissait a Méliane craindre le pire.

Les jardins du palais ducal étaient calmes, seul le bruissement de la robe de la duchesse venait troublé cela. Autour d'elle, les plantations en fleurs étaient une invitation a la contemplation et a l'apaisement. Pourtant la dame ne semblait y trouver aucun réconfort. Ses mains, entourant son ventre bien arrondie, étaient tendues. Elle espérait recevoir des nouvelles, de bonnes nouvelles, des nouvelles qui lui rendraient la tache qui l'attendait moins difficile. Comme un mauvais tour du destin, peu de temps après avoir pris connaissance des funestes nouvelles arrivant de Diantra, un pigeon était venue lui annoncé la venue proche de son beau père, Arichis d'Anoszia. Ce dernier revenait du nord et avait décidé de faire escale a Langehack pour visiter sa belle fille. Il était plus que probable qu'il soit ignorant de l'état de son fils, si bien qu'il allait incombé a Méliane de le lui annoncer.

Elle fixa une fois de plus, l'entrée des jardins, espérant qu'un messager y débarquerait en trombes, lui apportant le message tant attendu. Mais les jardins restaient désertés de toute présence exceptée la sienne. Lassement, elle secoua la tete, n'était il de toute façon pas trop tard ? Une délégation s'était rendue au port dés le matin, a l'approche du navire du patriarche des Anoszia. Membres du conseil, intendant personnel de la duchesse et nobles s'y étaient pressés en masse pour l’accueillir, tandis que Méliane affaiblie par la maladie et la grossesse se devait d'attendre qu'il vienne a elle. Comme pour son tendre époux, elle n'avait rien pu faire d'autre que lui envoyer sire d'Olside alors que chaque fibre de son etre lui crié de le rejoindre a Diantra. Sa poitrine se comprima alors qu'elle repensait a la joie qu'elle éprouvait il y'a encore quelques jours a l'idée de lui apprendre a son retour qu'elle ne portait pas un, mais deux enfants. Le doute était la depuis un moment déjà, les Enneades passant, il avait fini par se confirmer. Elle s'était refuser a le lui écrire, elle avait voulue voir la joie éclairait ses prunelles au moment ou il l'apprendrait. Aujourd'hui elle le regrettait, car peut etre n'aurait elle plus la chance de l'avertir de ce cadeau des dieux. Mais les dieux n'étaient ils pas cruels de lui offrir a la fois un si grand bonheur et un si grand malheur ?

Le chant des trompettes la tirèrent de ses rêveries mélancoliques. C'était la le signe que la délégation était en approche du palais. Elle quitta dont les jardons aussi prestement que lui permettait son état. Un passage bref dans ses appartements pour s'assurer d'avoir une mine acceptable, il était hors de question de présenter des signes de faiblesse devant la cours et encore moins devant son beau père, selon son bien aimé, le patriarche de son clan ne tolérer aucune forme de faiblesse. Oschide avait eu beaucoup a souffrir de cela. Il était néanmoins d'une fidélité farouche envers sa famille, ce que Méliane appréciait en lui. Elle gagna ensuite la salle du trône, tous s'inclinèrent sur son passage, malgré les signes de fatigue, elle n'en restait pas moins lumineuse dans sa longue robe rouge et or, la masse de ses long cheveux bruns, libres de toute attaches, auréolant son visage. Elle s’efforça de sourire a chacun, comme si nul tracas ne veinaient perturbés ses nuits. Des nuits manquant si cruellement de sommeil, que sa tension en chute libre, inquiétait grandement ses médecins. Quelques instant après qu'elle ait pris place, son invité fut annoncé. " Sa grandeur Arichis d'Anoszia, Régent d'Ydril , Vicomte de Calozi, Seigneur de Velmonè, Seigneur-Dragon de Calozi, Sénéchal d'Ydril, Grand Chambellan d’Honneur de la Grande Traverse, Érudit de Prestige de la Destinée de l’Aube et Maître des Enfants de la Nébuleuse Écarlate, Grand Voyer du Duché de Soltariel et Grand Argentier de Sa Majesté Bohémond Ier."

Méliane soupira discrètement, un léger sourire étirant brièvement ses traits. Ce titre était si long et si pompeux, qu'elle ne savait pas comment le patriarche des Anoszia pouvait le supporter, Oschide et elle avaient eu souvent a plaisanter sur le sujet. Par les dieux, il lui manquait tant. Quand Arichis fut assez proche, elle se leva pour le saluer. " Sire d'Anoszia, il nous est fort plaisant que de vous recevoir a Langehack. Avez vous fait bon voyage ? " Des banalités a pleurer, qu'elle s’efforçait de débiter avec le sourire, il ne pouvait en etre autrement. Elle ne pouvait l'informer froidement de l'état de son fils, état qu'il avait été ordonner a tous de taire. C'était a elle de lui en faire part et a personne d'autres. Des petits coups se firent sentirent dans son ventre tandis qu'elle comblait la distance qu'il restait encore entre elle et son beau père, de quelques pas lents. Avec tendresse ses mains glissèrent sur sa taille arrondie en une caresse d'une douceur infinie. Il était si bon de sentir qu'elle n'était pas seule en ces temps de grandes inquiétudes. Sire Olside lui manquait terriblement en ces jours difficiles, il était la seule figure paternelle qu'il lui restait. Quand a l'homme qui lui faisait face, son beau père, le grand père de ses enfants a naître, la vérité était qu'ils se connaissaient bien peu. Ils s'étaient rencontrés une seule fois, elle était alors deja souffrante et alitée alors meme que lui n'était pas au meilleur de sa forme. Qu'elle relation pouvait t'elle espérée avoir avec celui que l'on disait avide de pouvoir et plaçant sur ses enfants des aspirations bien trop élevées. L'heure n'était point a ce genre de questionnements, elle devait lui faire part d'une terrible nouvelle, une des pires qu'un parent puisse recevoir. En tant que mère, elle ne savait que trop bien ce qu'il ressentirait et a dire vrai, au vu des récents problèmes de cœur qu'il avait eu, elle craignait que son annonce ne lui porte un coup difficile. Décidément le malheur était partout et la mélancolie la berçait de façon un peu trop étroite depuis de longues Ennéades déjà.
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Arichis d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Par ce qu'il fallait que vous sachiez. ( Pv Arichis )   Ven 15 Juil 2016 - 11:58

Le navire transportant le Régent avait également à bord sa jeune fille Cécyllia et sa future belle-sœur Angelique de Broissieux. Alors qu’ils approchaient des côtes langecines, un pigeon fût déployé pour avertir la maitresse des lieux de l’imminente visite de son beau-père. Méliane de Lancrais était une femme qu’il avait peu fréquenté, et ce alors qu’il était lui-même convalescent après la Guerre des Deux-Dragons. Cette visite avait donc pour but d’entretenir les liens qu’Arichis considérait comme sacrés. Avant d’accoster, il prit du temps dans sa cabine à revêtir des tuniques pour en choisir la plus adéquate sous l’œil attentif de sa fille. Il opta pour un ensemble très ydriain, pourpre aux fils dorés. Bien évidemment il avait son médaillon de Grand Argentier, une fierté de servir un troisième roi, aussi jeune puisse-t-il être.

Accostant au port le plus proche, Arichis ne teint pas rigueur à Méliane de ne pas être venu l’accueillir en personne, il avait entendu parler de sa condition et qu’elle puisse tenir debout était déjà un miracle. Sur les quais une importante délégation les attendait, il reconnut l’intendant, quelques nobles du conseil et de nombreux courtisans. Des porte-bannières en arrière tenaient celles d’Oschide et de la duchesse et des trompettes sonnèrent lorsqu’il posa pied à terre. L’Anoszia serra quelques mains, but une gorgée de vin avec des seigneurs sous un pavillon qui les attendait avec quelques gourmandises puis ils prirent ensemble la route pour la capitale.

Chevauchant au milieu du cortège, Arichis échangeait des banalités politiques un Tall, il l’informa de ce qui se passait au sud tandis que lui, lui révéla le dernier coup de Godefroy de Saint-Aimé. Arichis ne put s’empêcher de rire, un rire moqueur mais un rire malgré tout. Le bougre après avoir tenter de s’imposer Roi des Hommes, souhaite manipuler la fille de Blanche pour en devenir le régent. L’Anoszia murmura un « Pathétique » puis changea de sujet pour les teintures de cuirs. Il allait profiter de son passage à Langehack pour faire quelques emplettes.

Ils arrivèrent enfin à Langehack puis au palais des Sephren dont sa prochaine épouse partageait le sang d’ailleurs. La délégation traversa la ville sous l’œil curieux des citadins. Arichis fût guidé vers la salle du trône où un héraut énonça tous ses titres sans en oublier un. Assise sur son trône, le régent jeta d’abord un coup d’œil vers le siège vide d’Oschide qui était encore à Diantra avec Oscario alors que Méliane lui souhaitait la bienvenue.


« Excellent Votre Altesse, il me tardait de retrouver la chaleur du sud après mon séjour au nord. C’est un plaisir de vous revoir en meilleur état que lors de notre première rencontre. »

Méliane se leva ensuite pour se rapprocher, main autour de son ventre proéminant. Pour avoir déjà vu Hélène dans le même état, il pouvait dire que la grossesse était bien avancée. Mais à cause de la couche de vêtement, il n’aurait su dire si elle attendait des jumeaux ou pas. Arichis profita de la proximité pour offrir à sa belle-fille un baisemain.

« Comment se portent mes petits-enfants Méliane ? » Demanda-t-il en regardant la proéminence du ventre.
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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Re: Par ce qu'il fallait que vous sachiez. ( Pv Arichis )   Ven 15 Juil 2016 - 11:59


Aux premières paroles de son beau père, elle lui adressa un sourire, un peu moins enjoué qu'elle l'aurait voulut de par ses inquiétudes qu'elle ne pouvait faire taire, mais un sourire lumineux malgré tout. " L'on se rend compte a quel point l'on aime ses terres quand on se doit de les quitter. Je suis sure que vous avez grande hâte de retrouver votre demeure, voila pourquoi il me touche d'autant plus que vous ayez fait escale par Langehack. " Elle aurait d'autant plus pu se réjouir de cette marque d'affection, si elle n'avait pas due etre l'oiseau de mauvaises augure prête a lui annoncer de biens moins réjouissantes nouvelles. " Oschide sera fort désolé d'avoir manquer votre venue. " Elle se tourna vers une des adorables jeunes femmes qui se tenaient aux cotés du patriarche des Anoszia, qu'elle reconnaissait comme la sœur de son époux pour en avoir vue plusieurs portraits. " Il en va de meme pour vous damoiselle Cécyllia si je ne m'abuse. Vous manquez beaucoup a votre frère comme toutes ses sœurs d'ailleurs. Vous devriez venir nous visiter a Langehack plus souvent, nous nous ferions une joie de vous compter parmi les dames de la cours. "

Elle désigna la cours d'un geste de la main. " De plus fort a parier que tout les sires seraient ravir de pouvoir contempler votre beauté de manière régulière, les portraits que j'ai pue voir de vous ne faisaient guère justice a votre beauté. " Elle regarda ensuite une autre jeune fille du cortége, charmante elle aussi. " Je ne crois pas avoir le plaisir de connaitre cette damoiselle. " Après ces quelques paroles échangées avec les dames, elle se concentra a nouveau sur son beau père. " Ma santé est bien meilleure, je vous suis gré de vous en soucier. Les Lancrais sont d'un bois solides, tout comme les Anoszia. " Son visiteur profita qu'elle s'était rapprochée pour lui offrir un baisemain. Ses douces manières lui rappelaient son époux, tout comme son regard et sa prestance, en ces instant ou son cœur se tourmenter pour lui, cela lui été a la fois réconfortant et a la fois douloureux. Elle haussa un sourcil étonné quand il demanda des nouvelles de ses petits enfants et non de son petit enfant. Des murmures parcoururent la salle, nul n'était encore au courant de cela, hormis Méliane et ses quelques uns de ses médecins. Néanmoins, l'Anoszia avait été père par 6 fois et ne disait on pas que l'on apprenait pas a un vieux singe a faire la grimace ?! Pourtant, elle voulait pour l'heure garder le secret de sa grossesse gémellaire, du moins aux yeux de la cours, c'est pourquoi elle atténua ses paroles. " Il est aimable a vous qu'en plus de prendre des nouvelles de l'enfant a naître, vous preniez des nouvelles de ma fille Linaelle. Votre sens de la famille me ravie et je suis touchée que vous la considériez comme votre petite fille. "

Elle lui adressa un sourire puis tout en caressant son ventre proéminent, elle ajouta: " Vos petits enfants se portent bien. J'y veille sur ma vie soyez en assuré. " A dire vrai cela été peu dire au vu de son état, vu que c'est bien sa vie qu'elle mettait dans la balance pour menait a terme cette grossesse. Elle fit ensuite appelé un serviteur. " Veuillez conduire Sire d'Anosia et les siens dans leurs appartements, afin qu'ils puissent se reposer avant le banquet qui se tiendra en leur honneur je vous pris. " Elle leur avait fait préparée des appartements privés prés des siens, parmi les plus luxueux du palais, elle savait que c'est qu'aurait voulut Oschide. Et bien qu'elle les connaisse encore peu, elle espérait bientôt tous pouvoir les considérer elle aussi comme sa famille. Arichis refusa la proposition, contrairement au reste de sa suite. Elle en fut a la fois soulagée et a la fois contrite, mais mieux valait ne pas repousser d'avantage cette discutions. Elle vint donc se placer aux cotés de son beau père, un sourire mélancolique sur les lèvres, pendant que tous autour d'eux commencèrent a s'activer pour le banquet de la soirée. " Puisque vous ne désirez pas prendre congé, accepteriez vous de vous promener avec moi dans les jardins ducaux ? Ils sont forts beaux en cette période de l'année. " C'était la une vérité, malheureusement la vue splendide des jardins en fleurs serait vite ternies par ce qu'elle avait a lui dire.
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Arichis d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Par ce qu'il fallait que vous sachiez. ( Pv Arichis )   Ven 15 Juil 2016 - 12:03

Effectivement, il avait hâte de retourner sur ses terres où une femme à épouser l’attendait. Il avait tellement à faire. Lorsque L’Anoszia avait planté ses graines, il ne savait pas encore sur quelles plantes il tomberait mais Octavia venait de le rassurer par son billet. Méliane était courtoise ce qui contentait le beau-père qui ne connaissait pas tant que cela l’épouse de son ainé. C’est donc tout naturellement qu’il répondit.

« Ne pas faire escale à Langehack aurait été insultant et pas digne de moi. Oschide a du vous rabattre les oreilles avec l’importance que j’accorde à la famille et les valeurs que j’y place. »

Son fils était source de soucis et tracas. Cela faisait tellement longtemps qu’il ne l’avait pas vu, mais le savoir entouré d’Oscario et d’Ansaldo le rassurait un peu. Il se demandait d’ailleurs ce que devait être la vie de son fils entre ces murs. Comment son ainé au tempérament d’Ansaldo se comportait face aux seigneurs de l’Est, s’il savait tenir sa langue face à Guiche de Tall ou son père Guilhem qui avait été le tuteur de la dernière duchesse, Jeanne. Méliane adressa une parole ensuite à Cécyllia, ce qui fit sourire son père qui répondit à sa place.

« Bien que la proposition soit gratifiante, Cécyllia doit épouser un vicomte d’ici la fin du mois. »

Sa fille adorée vicomtesse, Arichis aurait tout réussi. Méliane adressa ensuite la parole à Angélique qu’Arichis présenta comme sa future belle-sœur en prochaine épouse de Simèon. L’Anoszia espérait que son frère ne l’embarrasserait pas face aux Broissieux, il tenait à son alliance avec la Dame d’Alonna. Arichis remarqua les murmures parcourant la salle lorsqu’il demanda des nouvelles de ses petits-enfants, il arqua un sourcil car après tout c’était une manière de parler. Il sentit bien un malaise et la tentative de Méliane de rattraper le coup. Elle mentionna Linaelle, sa fille de son premier mariage qu’il avait complètement oublié et qui freinait ses petits enfants de sang à s’assoir sur le trône d’Augustin. Le régent se contenta de répondre par un sourire de connivence et ne s’attarda pas sur le sujet plus longtemps tandis que la fille de Raoth et Nilda appela un serviteur pour les mener à leurs suites en prévision du banquet. Oschide avait bien parlé de sa famille, Arichis n’en attendait pas moins de son hôtesse. Arichis dénia l’invitation et suivit Méliane vers les jardins du palais.

« L’été est une saison fabuleuse, dommage qu’elle soit assombri par les mauvaises nouvelles de la péninsule. Vous devez vous languir de l’absence d’Oschide, il n’est pas aisé de mener une grossesse seule. Rassurez-vous mon fils vous rejoindra aussitôt qu’il délivrera la capitale au roi, son sens du devoir lui fait souvent oublier qu’il a une charmante épouse l’attendant à la maison. En parlant d’épouse, permettez-moi ma dame de vous inviter à mon prochain mariage si votre état vous le permet. »
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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Re: Par ce qu'il fallait que vous sachiez. ( Pv Arichis )   Ven 15 Juil 2016 - 12:04


Méliane marchait tranquillement et silencieusement auprès de son beau père, le calme des jardins, la beauté de leurs vues avait quelques chose de magiquement apaisant. Malheureusement pour l'heure, la magie semblait inopérante sur elle et pour cause. Comment annoncer au père de son tendre époux que son fils se mourrait peut etre en ce moment meme dans une ville qui lui était hostile et seul. Elle caressa distraitement son ventre tout en maugréant intérieurement contre elle meme, ce genre de pensées n'aideraient pas Oschide et cela n'était ni bon pour elle, ni pour ses enfants a naître. Elle jeta un coup d’œil a l'Asnozia, il semblait apprécié la beauté des lieux. Il semblait serein et d'assez bonne humeur. Elle allait devoir gâchée tout ça. Pourquoi avait il fallut qu'un peu plus tot il ne lui annonce le mariage prochain de sa fille, les nouvelles ne s'annoncer deja pas facile a lui transmettre, mais alors maintenant. Prenant son courage a deux mains, elle s’apprêtait enfin a tout dévoiler a son beau père quand ce dernier la troubla par quelques paroles bouleversantes, avant de lui annoncer une nouvelle des plus surprenantes. " Votre mariage ?! " Les pas de la duchesse se stoppèrent a proximité d'un petit banc de pierre, elle se tourna vers Arichis pour lui faire face. " Pardonnez ma stupeur, Oschide ne m'a jamais fait part de quelques nouvelles allant dans ce sens. "

Son bien aimé en avait il seulement eu l’occasion ou avait t'il reçu les nouvelles trop tard, une fois aux prises de l'inconscience. Les dieux étaient cruels, son beau père était venu lui annoncer de joyeuses nouvelles et en retour, elle s’apprêtait a lui en donner de bien mauvaises. Elle prit sur elle de lui sourire. " Je crains que mon état actuel ne me permette pas de voyager pendant encore plusieurs Enneades, il est préférable que je reste a Langehack jusqu'au terme de ma grossesse. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur, en attendant veuillez recevoir mes sincères félicitations. Je vous souhaite de trouver un bonheur aussi grand que le mien. " Mentalement elle ajouta, puisse t'il aussi etre plus long et sans ombres pour venir l'entacher. " Me donnerez vous dont l'identité de la dame ou est cela un mystère que vous souhaitez garder ? Oschide m'a souvent dit que l'art de la mise en scène et des grands événements est quelque chose qui se perpétue beaucoup chez les Anoszia. " Cela, la fierté et la fidélité qu'ils avaient les uns envers les autres. Elle se rappela des paroles qu'Arichis avait prononcé dans la salle du trône. Oschide a du vous rabattre les oreilles avec l’importance que j’accorde à la famille et les valeurs que j’y place Oui Oschide l'avait fait, il n'avait pas toujours donné une image idyllique de sa famille et encore moins de ses relations avec son père, mais meme lui ne pouvait nié a quel point l'homme aimait sa famille.

Elle glissa sa main sur le bras de son beau père avant de lui indiquer le petit banc de pierre qui tronait non loin. " Venez vous asseoir un moment avec moi, je vous pris. Je crains que cette marche ne m'ait quelques peu épuisée. Les joies allant de paire avec ma condition. " Elle tentait de sourire mais le cœur n'y était plus, il était temps qu'elle lui dise, elle n'avait déjà que trop attendu. Elle s'installa confortablement puis elle glissa son regard dans celui que l'on surnommait le dragon d'Ydril. une regard porteur d'une infinie tristesse. Elle inspira lourdement puis se lança. Puisse le dragon etre assez fort. " J'espère que vous ne m'en voudrais pas de gâcher les moments de bonheur qui s'annoncent pour vous, mais il me faut vous annoncer une triste nouvelle. Je n'ai que trop tarder a le faire. " Elle fixa ses yeux sur l'horizon, priant les dieux de ne guère lui infliger un choc trop grand. " Si j'ai tarder a parler, c'est que je préférais le faire dans l'intimité et que vous l'avoue je craignais que votre cœur ne ressente encore quelques faiblesses, néanmoins je ne peux plus me taire et feindre que tout va bien. " Elle tourna a nouveau la tete vers lui. " Tout a l'heure vous me disiez combien il devait m’être difficile qu'Oschide soit loin de moi en cette période, vous n'imaginiez pas alors a quel point vos mots étaient justes. " Elle sentie son cœur se serrer, néanmoins elle garda la maîtrise de sa voix tandis qu'elle poursuivait.  

" Il y'a quelques jours, j'ai pris ma plume pour vous écrire. J'imagine que vous trouverez mon rouleau qui vous attend a votre retour. C'est le cœur bercé d’inquiétudes et d'une grande tristesse que j'ai due vous adresser des nouvelles de Diantra. Des nouvelles qui concernent Oschide. " Elle observa son beau père, essayant de détecter la moindre trace de faiblesse chez lui, lui semblant allait bien, elle s’efforça de poursuivre sans faillir sous le poids de ses sentiments. " De ce qui m'a brièvement été rapporté, la situation a Diantra a dégénéré. Un révolte a eu lieu. Oschide a été blesser. " Ses mains se crispèrent sur son ventre alors qu'elle déglutissait avec peine, c'était la première fois qu'elle parlait de cela a voix haute. Cela rendait ses nouvelles tout d'un coup douloureusement réelles. " Sa blessure s'est semble t'il infectée et il est désormais prisonnier d'une longue inconscience. " Elle glissa une main sur le bras de son beau père. " Oschide est un battant, nous le savons tout les deux. Il va se réveiller et rira lui meme de ses mauvaises aventures. " Il fallait qu'il en soit ainsi. " J'ai envoyé un de mes plus vieil ami, notre sénéchal a son chevet, je suis en l'attente de ses nouvelles qui désormais ne devraient plus tarder. Je pris pour qu'elles soient bonnes. Je pris meme pour vous inquiéter en l'instant pour rien. Peut etre est il désormais réveiller ou sur le chemin de Langehack. " Ses paroles semblaient convaincantes, mais elles sonnaient terriblement fausses sur son cœur. " Une bonne épouse aurait séance tenante tout abandonner pour le rejoindre et croyez bien que ce n'est point l'envie qui m'en a manquer. Chaque jour je me fais violence pour ne pas me rendre a son chevet. Néanmoins malgré toute la noblesse que j'accorde aux sentiments, une duchesse écoute la raison et non son cœur. Il était inutile d’inquiéter nos gens sur l'état de leur duc avant d'en savoir d'avantage, hors un départ précipité de ma personne en mon état n'aurait fait que les alerter. "

Elle adressa sourire meurtri mais déterminé a son beau père. " Je suis une femme, une épouse, mais je suis également mère et duchesse, hors ces deux devoirs passeront toujours avant les autres. C'est pourquoi qu'importe mes inquiétudes, j'attendrais ici que mon époux me soit rendu en bonne santé et cela m'est un combat bien plus douloureux que l'on ne pourrait le croire. Néanmoins croyez bien que j'ai veillée a ce qu'il reçoive les meilleurs soins et les meilleurs attentions. " Elle hocha la tete tout en soupirant. Parfois la respiration se faisait laborieuse, la faute a sa maladie de poitrine, guère aidée par la chaleur ou par sa grossesse gémellaire. " De par les bonnes nouvelles que vous m'avez apporté en ce jour, j'ose croire que c'est bientôt moi qui en aurait a vous transmettre, mieux encore peut etre Oschide sera t'il la le jour de vos noces afin de vous transmettre de notre part a tout deux tout nos meilleurs vœux. " Dans un geste d'une familiarité inattendue, elle s'empara de la main de son interlocuteur. Elle n'était guère friande de ce genre de contact depuis bons nombres d'années, mais si elle ne pouvait avoir quelques réconforts auprès de sa famille ou pourrait t'elle en avoir. Car c'est ce qu'ils étaient, une famille, du moins avait t'elle besoin de croire en cette illusion, ne serait ce qu'un bref instant. Les yeux brillants, elle murmura dans un souffle. " Arichis, dites moi qu'il va s'en sortir, qu'il va me revenir. J'ai besoin de l'entendre rien qu'une fois. " Elle s'était montrée forte, elle n'avait montrée sa faiblesse a personne, nulles larmes n'avaient coulées en public, mais le cœur tendre d'une femme pouvait se montrer parfois bien traître, quand il était autant amoureux que l'était celui de la dame. Une larme glissa lentement sur sa joue ...
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Arichis d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Par ce qu'il fallait que vous sachiez. ( Pv Arichis )   Ven 15 Juil 2016 - 12:07

Arichis avait visité la péninsule, des jardins d’Ydril jusqu’aux forêts d’Alonna il avait vu des villes, des bourgs et des capitales et nul doute que parmi toutes ces terres le Sud était le plus accueillant. Ydril était connu pour ses jardins finement travaillés, mais Langehack n’avait pas à les jalouser. Tout ici comme là-bas transpirait la richesse et la beauté. En esthète reconnu, Arichis aurait pu passer des heures debout à contempler quelques sculptures florales. Toutefois, bien que discret, son attention était reporté sur Méliane qui ne semblait pas à l’aise. Il mit cela sur le compte de sa grossesse qui devait la stresser mais il resta attentif toutefois à ses gestes. A l’annonce de son mariage, la duchesse s’arrêta pour faire face à son beau-père. Elle semblait étonnée ce qui était justifiable. Cela faisait seize ans qu’Arichis était veuf sans avoir pensé une seule fois à se remarier. Pourtant il en avait reçut des offres de patriarches sans scrupule près à marier leurs filles dans la fleur de l’âge au vieux régent. Avoir une jeune femme dans sa couche était attrayant, mais si L’Anoszia n’avait comme ambition que d’enchainer les pucelles il ne serait pas là où il était aujourd’hui.

« Oschide n’est pas encore au courant. Ses affaires le tenant éloigné d’Ydril et les miennes de Diantra, je n’ai pas encore eu l’occasion de le lui annoncer. »

Très peu de personnes étaient au courant de la nouvelle. Ses deux filles, ses amantes, sa sœur et l’intéressée avec sa tante. Arichis remarqua le sourire un brin forcée que Méliane lui offrit, il savait les reconnaitre car il en donnait pas mal également. Sa belle-fille déclina poliment son invitation, prétextant son état de santé. L’ydrilote fût déçu, en plus d’avoir une duchesse à sa table il aurait souhaité avoir toute la famille au complet lors de son sacre.

« Je comprends. Une grossesse peut être rude et je prierais Néera pour vous. Oschide a perdu sa mère de cette façon et l’a mal vécu. Que Tyra nous préserve d’une telle atrocité. »

Il n’était pas rare de mourir en couche ou de perdre son enfant en bas-âge. Arichis avait vécu les deux, la mort d’un enfant entre Oscario et Cornélia et la perte d’Hélène qui l’avait plus meurtri que ce qu’il attendait. Méliane lui demanda l’identité de la dame et pour une fois, un sourire traversa son visage. Mais d’abord il demanda.

[b] « Si vous ne pouvez pas y assister, je serais honoré si la noblesse langecine faisait le déplacement. Quant au nom de la fiancée, il s’agit de Tibéria de Soltarii-Berontii, la fille de Tibérius de Soltariel et Valentina de Sephren. »


Le nom des Sephren avait encore tout son pouvoir ici. Si le roi Eliam n’avait pas tenté par le biais d’Aetius de revendiquer le duché, Margot aurait été duchesse de Soltariel et de Langehack et la femme la plus puissante de l’Occident. Heureusement pour les Anoszia, cela n’arriva pas.

« Effectivement, nous aimons l’art de la mise en scène et cet évènement sera à la hauteur des familles qu’il réunit. »

La duchesse glissa une main sur son bras pour lui indiquer le banc de pierre sur lequel elle l’invita à s’asseoir argumentant la fatigue. Arichis la suivit et intercepta son regard si triste, elle avait quelque chose à lui annoncer et le régent resta impassible alors que l’appréhension montait dans son thorax pour se nouer dans sa poitrine. Personne n’était mort, sans quoi le duché porterait le deuil, cela le rassura un brin mais il resta suspendu à l’inspiration lourde de Méliane. Elle détourna les yeux en confirmant qu’elle avait bien une mauvaise nouvelle à lui annoncer. Il ne la coupa pas bien qu’elle commença à tourner autour du pot ce qui crispa la mâchoire du Dragon. Il s’agissait d’Oschide. Mais encore une fois, le fait qu’elle ne portait pas le deuil le rassura un peu. Elle semblait guetter le moindre signe de faiblesse de sa part, ce qui en d’autres circonstances l’aurait vexé mais il était bien trop concentrer sur ce qu’elle avait à lui dire pour en prendre ombrage. Elle lui révéla donc qu’Oschide avait été blessé lors d’une émeute à Diantra. Que sa blessure s’était infectée. Qu’il était inconscient. De nouveau, elle glissa une main sur son bras. Arichis ne répondit pas, le nœud dans sa poitrine n’allait plus le quitter pour les prochains jours. Il ne pouvait pas perdre l’un de ses fils. Il n’en enterrera aucun. Ses fils devaient lui survivre. Les paroles de Méliane qui suivirent ne furent que des jacasseries qui lui rentraient par une oreille pour en sortir par l’autre. Il serrait tellement fort la mâchoire que celle-ci devenait bien visible. Le sourire qu’elle lui offrit ne le détendit pas. Elle mentionna ses devoirs de duchesse qui passait avant ses devoirs d’épouses. Elle avait raison mais Arichis ne pouvait pas s’empêcher d’être en désaccord. La famille avant tout. Famille, honneur puis gloire. Dans cet ordre. Mais il la comprenait. Elle ne devait pas mettre en danger la vie ses enfants à naitre. C’était ce qui importait. Devenant familière, les tragédies servant à rapprocher, elle lui attrapa la main. La douceur de sa senestre dans la sienne, la promiscuité aida Arichis à se détendre un peu, à sortir de ses sombres pensées. Méliane aimait Oschide. C’était étrange mais bon. L’Anoszia posa une main sur son épaule pour la presser contre lui, la réconforter.

« Oschide est un Dragon. Des moutons ne peuvent tuer un Dragon. Mon fils verra ses enfants grandir, ne vous inquiétez pas. »
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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Re: Par ce qu'il fallait que vous sachiez. ( Pv Arichis )   Ven 15 Juil 2016 - 12:08


Méliane d'abord surprise de l'étreinte de son beau père, se détendit finalement contre lui, savourant le réconfort que lui apportait son bras sur ses épaules et la douceur qu'avaient ses mots a ses oreilles. C'est cela qu'elle avait eu besoin d'entendre, rien qu'une fois. Juste quelqu'un lui assurant qu'Oshide reviendrait sauf. Se redressant autant que le lui permettait son ventre grandement arrondit, elle essuya du revers de la main, la larme coulant sur sa joue. Un hochement de tete puis l'ombre d'un sourire, un sourire teinté d'un espoir encore absent quelques instants plus tot. " Vous avez raison, votre fils est revenu victorieux du nord, il a survécu a une tentative d'assassinat. Il ne peut que nous revenir sauf de Diantra. " Une main sur sa taille qu'elle caressa avec tendresse elle ajouta. " Il a désormais montagne de choses dont se réjouir, cela lui donnera la force de vaincre tout obstacle voulant l’empêcher de revenir auprès des siens. " Il était bon d'y croire, ne serait ce qu'un instant et quand bien meme ses nuits solitaires auraient tot fait de lui faire oublier a nouveau. Elle tourna légérement la tete pour glisser son regard dans celui de l'Anoszia. " Me pardonnerez vous d'avoir retarder l'instant de vous délivrer ses tristes nouvelles. Je vous avouerais qu'en plus du fait qu'il me soit difficile d'avoir a redouter le pire, je craignais que ce bouleversement ne nuise a votre cœur. Vous avez fait grand peur a tous lors de votre précédente venue en nos terres. "

Elle meme alors aux prises de son mal, il avait bien failli accéder au trépas, laissant sa famille démunie alors que la mort l'aurait entraînée des suites d'une crise cardiaque. Depuis lors bien qu'Oschide ne soit guère a s’épancher sur ses sentiments, elle savait qu'il se faisait du soucis pour son père. Faillir perdre un etre cher avait le don de vous rappeler, qu'importe les conflits passés, l'amour que vous lui portez. " Votre fils aurait aimé entendre ces mots de votre bouche. Point n'est de mon intention de m'immiscer dans vos relations ou de juger vos aptitudes de père. Je ne sais que trop combien vous êtes dévoué a vos enfants. Néanmoins sachez qu'Oschide a eu beaucoup a souffrir des attentes que vous placiez au dessus de lui. " Un sourire a la fois fier et mélancolique. " Propable qu'il ne l'avouerait jamais. Fier, têtu. Un Anoszia dans toute sa splendeur. Mais il est une évidence qu'une part de lui craindra toujours de ne pas etre a la hauteur de vos espérances. " Pressant la main de son beau père dans la sienne, elle ajouta: " Faites moi une faveur Arichis, quand il nous reviendra, qu'importe l’orgueil que les hommes ont avec ces choses, dites lui combien vous êtes fier de lui, combien il fait honneur a son nom. Vous n'imaginez pas ce que ces mots pourraient lui apporter. "

Elle sursauta légérement alors que de violents coups se faisaient sentir en son ventre, si bien que quelques bosses tendirent l'étoffe de sa robe. " Croyez bien que la descendance est assuré. Cette petite vie a naître est forte envieuse de sortir et de découvrir le monde. " Un sourire serein, bien qu'un regard toujours noyé sous quelques inquiétudes dificilement oubliables, elle fixa l'horizon un instant avant qu'une moue taquina n'apparaisse sur ses traits. Si elle n'avait pas fait grand cas de la révélation de son beau père un peu plus tot, c'est par ce qu'elle était trop aux prises des choses qu'elle se devait de lui annoncer, maintenant que c'était chose faite, il était tant d'en revenir a son mariage et au choix de la future épousée. " Tibéria de Soltarii-Berontii ainsi dont est le nom de la future belle mère d'Oschide ... " Un sourire entendu. " Ou devrais je dire de la future duchesse de Soltariel ? " Certains attribuaient peut etre bien des défauts a l'homme assit prés d'elle, mais nul ne pourrait le voir s'engager dans pareil mariage sans avoir précisément ce qu'il en attendait en retour. " Je vous souhaite sincèrement le meilleur a tout les deux. Le projet est ambitieux, mais vous connaissant je ne doute pas que vous parviendrez a votre but. Ne nous leurrons pas, il ne s'agit pas la d'un mariage d'amour n'est ce pas ? Néanmoins, j'ose espérée que vous la rendrez heureuse et qu'elle saura vous rendre heureux. " Son cœur se serra et se réchauffa a la fois, alors qu'elle pensait a Oschide et a la chance qu'ils avaient tout deux. Un mariage d'amour était aussi rare que précieux, surtout quand on était duchesse. Par les dieux, ce qu'il pouvait lui manquer.

" Pour en revenir a votre aimable invitation, bien que je ne saurais etre la, nul doutes que la noblesse Langecine appréciera votre invitation. Bien que vous vous doutiez bien que par les origines de votre promise, cela soulèvera quelques méfiances. " Des méfiances dus aux liens de légitimité que la dame pourrait mettre en avant quand a sa position sur le trône ducal de langehack. " Pour ma part je préfère croire que vous aurez suffisamment a faire a Soltariel pour vous préoccuper des quelques liens sanguins de votre épouse avec le Langecin. D'autant plus que je vous l'avoue, je suis bien étonnée qu'une Soltariel ne revendique a nouveau le trône. A ma connaissance il ne restait sur ces terres que la meilleure amie de votre fils étant de la lignée Soltariel, pour le reste je les pensais exilée a thaar. " Un coup d'oeil entendu a son beau père. " J'imagine que vous n’êtes guère étranger a ce retour et sans nul doute a la prochaine revendication au trône qu'elle ne manquera pas de faire. " Elle se demandait comment Oschide allait prendre cette nouvelle. Le remariage de son père d'une part, ensuite le fait que la dame soit, si les souvenirs de Méliane étaient exactes, plus jeune que lui et enfin l'accession du patriarche Anoszia sur le trône ducal de Soltariel. Voila qui allait longuement alimenter les discutions, cela est bien sur l'identité de sa future belle mère. Pour sa part, la duchesse se moquait bien de ce dernier point. La légitimité ne faisait pas tout, elle s'était battue pour le Langecin avant meme d'accéder au trône et c'était la reconnaissance de tous en ses actes qui avait placée la couronne sur sa tete, a son sens cela avait bien plus de valeur que le sang qui coulait dans ses veines. De plus, il faudrait a la dame deja conquérir Soltariel, alors le Langecin ..
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MessageSujet: Re: Par ce qu'il fallait que vous sachiez. ( Pv Arichis )   Ven 15 Juil 2016 - 12:10

A son tour, la duchesse se détendit un peu. Arichis ne savait que faire d’autre, il se contenta donc de la regarder s’essuyant une larme et sourire. Elle se redressa autant qu’elle put et L’Anoszia lâcha son épaule mais garda sa main. Ses paroles étaient celles d’une épouse aimante, elle voyait le bon côté des choses en oubliant ce que les autres murmuraient. Ceux qui n’aimaient pas les Anoszia ne voyaient pas les choses de la même manière. Oschide n’est pas revenu victorieux du Nord disaient-ils, il a déserté le champ de bataille. Quant à la tentative d’assassinat, le responsable n’avait pu être trouvé et Arichis avait perdu un neveu ce jour là. Aujourd’hui, Aursus reposait dans la crypte familiale et avait reçu les funérailles d’un héro de guerre. Le regard triste et la poitrine lourde, Arichis se maudit d’avoir décidé de faire escale à Langehack. Il aurait tellement préféré ne pas savoir se convainquait-il. Méliane tourna le regard vers lui, pour lui présenter des excuses.

« Ne vous inquiétez pas, mon cœur est solide. L’incident lors de mon dernier passage n’est pas connu d’autrui, j’espère que vous avez gardé le silence là-dessus. Nos ennemis sont prêts à tout pour exploiter la moindre faiblesse. Mais votre sollicitude est touchante, je ne peux que comprendre. »

L’incident ayant précédé sa venue à Langehack avait été plus au moins dissimulé. Si Arichis avait retenu quelque chose de cet épisode là, c’était bien la modestie. Ils étaient tous égaux devant la mort. La promiscuité avec la duchesse lui permit de « réprimander » le patriarche ce qui fit sourire l’Anoszia. Oschide était son ainé, son premier fils. Si Arichis mourrait, cela serait à lui de mener la famille, de s’occuper d’eux. Il ne devait pas penser que la tâche serait aisée, la pression qu’Arichis mettait sur lui, il en avait besoin. Méliane pressa sa main avant de rajouter une demande, une demande qu’Arichis ne pouvait pas accepter car la vérité était autre.

« On élève pas des dragons en les traitant comme des lézards ma dame. Oschide est mon héritier, de mes enfants il est celui qui doit pouvoir tous les protéger lorsque je ne serais plus. Il est duc, il deviendra père. Nous avons pu discuter lors de ma dernière venue ici, il sait comme je suis fier de son parcours. Mais ses dernières actions n’ont pas été des plus fines… Il leva les yeux au ciel pour tenter de formuler tout ça correctement. « Sa première erreur a été de s’allier au Velteroc sans m’en aviser. Je suis son père, je suis plus âgé et j’ai plus d’expérience en ayant côtoyé des rois, des princes et des ducs. En devenant Duc si facilement, Oschide s’est montré confiant et irréfléchi. En s’alliant à Velteroc ouvertement et militairement il a perdu les deux plus puissants vassaux de Langehack, Scylla et Merval qui font la grandeur du duché. Et ce n’est pas en élevant Missède en comté, sans l’approbation royale d’un quelconque roi, ou un archipel vide en baronnie que le vide est comblé. Ou encore comme je viens de l’apprendre à Alonna, en s’alliant à Godefroy de Saint-Aimé et le reconnaissant comme roi illégitime de la péninsule. Il est de mon sang, et je l’aime, mais ses choix ma dame portent préjudice à notre famille dont vous faîtes partie. »

En réalité, il ne comprenait pas ce désir d’Oschide de le contrarier. Il ne continua pas le fil de sa pensée lorsque sa belle fille sursauta sous les coups de son enfant, Arichis put même voir l’étoffe se déformer et ne pouvait qu’imaginer la douleur. Le patriarche remercia Méliane d’avoir abordé un tel sujet qui l’éloignait de ses craintes concernant son fils.

« Effectivement je peux voir ça. Mais permettez-moi de vous poser une question, n’attendez-vous pas des jumeaux ? Hélène a porté Lucrezia et Sysiphe, et si ma mémoire est bonne à la même période son ventre avait la même grosseur que le votre actuellement. »

Peut-être que Méliane n’était pas au courant à ce propos. Arichis remarqua la moue sur son visage puis sourit lorsqu’elle dériva sur Tibéria. Il ne fallait pas être bien malin pour deviner à partir de là où le régent souhaitait en venir. Avoir le duché de Soltariel c’est assuré l’avenir de sa famille pour des générations, ce que son incapable de père n’était pas fichu de faire. Bien sûr que ce n’était pas un mariage d’amour, Arichis ne considérait pas que les mariages étaient conçu pour cela, pas pour la noblesse. Il laissait volontiers l’amour à ses maitresses. Cynisca, Alanya et Blanche. Mais il n’allait pas reprendre sa belle fille là-dessus, après tout, elle avait bien offert un duché à son fils par amour.

« C’est bien aimable. »

Lorsqu’elle mentionna les origines Sephren de Tibéria, Arichis ne put s’empêcher de sourire. Quelque part Méliane se sentait menacée et il ne pouvait que la comprendre. Mais elle n’avait pas d’inquiétude à se faire que cela soit sur le long ou court terme. Langehack resterait aux mains des siens et Tibéria se contentera de Soltariel. Arichis était un ambitieux mais pas au point de spolier son fils et ses petits-enfants. Ce qu’il faisait, il le faisait pour sa famille. Souriant, Arichis tapota le dos de sa belle-fille de façon paternel avant de répondre.

« Vous n’avez pas à vous inquiéter. Je ne laisserais pas Tibéria vous nuire à vous ou à vos héritiers. Les enfants qui naitront de cette union grandiront avec les vôtres dans le respect et les valeurs familiales pour qu’à leurs tours ils soient autant uni qu’Oschide avec sa fratrie. Mais sinon, vous avez vu juste, nous allons revendiquer Soltariel. Tibéria est la sœur de la précédente légitime duchesse et le trône lui revient. Notre famille n’a que trop souffert des décisions d’autrui, il est temps que nous soyons à l’abri de leurs caprices. Je dois vous avouer Méliane que ne pas vous voir à mon mariage m’attriste, j’aurais tant souhaité nous voir tous réuni. Ces moments sont si rare et précieux. »
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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Re: Par ce qu'il fallait que vous sachiez. ( Pv Arichis )   Ven 15 Juil 2016 - 12:10


Elle ne s'étonna guère que son beau père se soit refusé a ce que tous connaisse son incident cardiaque. Le patriarche des Anoszia voyait probablement cela comme une faiblesse, hors dans la noblesse le parait était essentiel, surtout quand dans l'ombre l'on guettait votre chute. " Rassurez vous, ni Oschide ni moi meme n'avons parlés de votre soucis de cœur en dehors de l'intimité familiale. Mais quand bien meme cela ce saurait, je doute que qui que ce soit puisse vous relayer au rang des faibles, vous êtes un battant Arichis. De cette veine que l'on peut mettre au sol, mais qui se relève toujours. " Un trait de caractère qu'il partageait avec son fils, bien que leur façon de le montrer soit différente. Revenant elle meme de bien des épreuves, Méliane aussi espérait faire partie de cette veine de personne. Elle avait survécu a un mari vil et psychotique. Elle avait survécu a ce qu'elle avait due faire pour que prenne fin son joug et elle comptait bien sortir victorieuse de son combat contre la maladie. Néanmoins, elle savait fort bien que les sentiments qu'elle avait pour Oschide et qu'elle voyait comme une force, d'autre lui voyait comme une faiblesse. L'ignorant se croit fort, jusqu'au jour ou il sait a son tour.

Elle fut déçue de la réponse qu'il apporta a sa demande concernant Oschide, pourtant il aurait été étonnant qu'elle en reçoive une différente. Cet homme avait beau aimé sa famille, il ne se contenterait jamais de rien de moins que de l'excellence et du prestige et ce parfois au détriment de son lien avec ses enfants. Oschide avait bien failli ployer sous les attentes paternelles, quand a Cornélia du peu qu'elle avait vue de la dame, elle semblait bien lasse de l'existence qu'on lui prêtait. Néanmoins, elle connaissait encore trop peu son beau père pour se mêler plus ouvertement de sa relation avec ses enfants. " Oschide sera un bon père, d'une manière différente de la votre certes, mais un bon père malgré tout. Je n'ai nuls doutes la dessus. " Elle s'abstint de rajouter qu'a trop pousser ses enfants, on pouvait les perdre. Elle tiqua quand il parla ensuite des choix de son fils en tant que duc, elle n'appréciait guère que son époux soit ainsi dévalorisé et plus encore devant son épouse par son propre père. " Oschide est arrivé sur le trône du Langecin de façon inattendue. Tout comme est survenue ma maladie. Il a du faire face a ses responsabilités sans mon entier soutien et avec une part d'hostilité venant de nos nobles. Il a su avec brio obtenir leur confiance et leur aide, en soit cela est une grande réussite. "

Elle adressa un sourire neutre a son beau père. " Quand a ses autres choix, il les a prit en espérant le meilleur pour le duché et pour notre famille a venir. Il est navrant que vos avis divergent, mais comme vous l'avez dit nous sommes une famille et cela doit prévaloir a tout les conflits politiques. " Elle n'en dirait guère plus sur le sujet, si il était vrai qu'elle n'avait pas toujours été d'accord avec les choix fait par son époux, elle lui était reconnaissante de ne pas l'avoir abandonner alors qu'au lendemain de leur union, l’inconscience et la maladie s'emparaient d'elle. Il avait fait beaucoup pour maintenir Langehack a flot alors que d'autres auraient pus profiter de sa faiblesse passagère pour s'emparer du pouvoir. Cela elle ne l'oublierait jamais. Les coups a répétitions des petites vies qui s'agitaient en elle eu par chance l'art de détourner la conversation. Sourire aux lèvres, elle caressait sa taille grandement épanouie. La question d'Arichis sur une grossesse gémellaire la prit quelque peu au dépourvu, ce n'était pas la sa seule allusion. En ayant vécut l'expérience avec sa femme, elle aurait due se douter qu'il aurait vite fait de se rendre compte de son état. D'ailleurs, la nouvelle se murmurait deja sur les lèvres de la cours, bien qu'elle n'ait absolument rien dévoilée officiellement, elle avait voulut qu'Oschide soit le premier a en etre informer en dehors de ses médecins, mais puisque son beau père avait deviné. " J'imagine qu'ayant l'expérience de ces choses, cela n'a pas été dure a deviner pour vous. Néanmoins, je vous prierais de taire cette information. Elle doit absolument restée entre nous. "

Elle lui adressa un sourire rayonnant, un regard tendre posé sur son ventre. " C'est bien des jumeaux que je mettrais bientôt au monde, cela m'a été confirmé il y'a Enneades, néanmoins Oschide l'ignorant, j'ai préférée taire la nouvelle afin qu'il ne l’apprenne pas d'une autre bouche que la mienne, vous pouvez comprendre cela je pense. " Sans doute qu'il y verrait la une sensiblerie de femme amoureuse, mais a dire vrai cela lui importait peu. Elle aimait Oschide, cela était su de tous et elle ne cherchait en aucune façon a le cacher. Leur amour était une chose rare et précieuse dont elle n'avait pas l'intention d'avoir honte. Grand bien fasse a ceux qui auraient l'erreur de la croire faible. Elle s'étonna de la tape qu'il lui administra gentiment dans le dos. Cela avait quelque chose de paternel. Au vu de ses paroles, elle comprit qu'il avait essayé par ce geste de la rassurer, il s'était mépris sur ses paroles. " Je ne crains pas que votre future épousée ou quiconque ne vienne revendiquer le Langecin, si cela devait arrivé j'y ferais face avec la meme combativité que celle qui m'a permit d’accéder au trône. Néanmoins, je ne vous cache pas qu'il est plaisant de voir que ce n'est pas la l'avenir que vous voulez pour nos familles. La vision que vous avez du futur est bien belle et fort optimiste. J'espère qu'elle se réalisera. Ces derniers mois me font craindre pour ma part que la péninsule soit bien incapable d'une quelconque unité. Mais au moins aurons nous cela au sein de notre famille et cela me réjouie grandement sachez le. " La position assise lui devenant quelque peu inconfortable, elle se leva, une main sur le dos, pour faire quelques pas.

" Vous me voyez peinée de vous causer quelques tristesses le jour de votre mariage. Néanmoins ma grossesse fort fragilisée de par mon état de santé ne saurait me permettre ce genre de voyage. Vous comprenez aisément je le pense que je veuille avant toutes choses protégeait mes enfants a naître. " Elle inclina légérement la tete pour lui sourire. " Je suis sure que nous aurons au futur bon nombres d'occasions de nous réunir tous ensembles, a commencer par la naissance de vos petits enfants. " Une caresse sur son ventre, une lueur brillante dans son regard. " A ce propos, je me permet de votre visite pour vous faire une demande qui me tient a cœur. Je n'en ai pas encore parler a Oschide car je voulais d'abord votre bénédiction. " Elle sembla hésiter un instant puis finalement, elle se lança. " J'espère ne pas raviver quelques souvenirs douloureux a votre mémoire, mais si vous le permettiez et que les dieux nous accordaient que l'un des enfants que je porte soit une fille, j'aimerais la prénommée Hélène, en l'honneur de la mère d'Oschide, votre défunte épouse. " Voila une demande qui lui tenait fort a cœur, néanmoins n'étant pas question de heurter la sensibilité de son beau père, qui chose rare elle le savait, avait été profondément attaché a son épouse. Voila pourquoi elle préférait lui en faire la demande au lieu de la surprise.
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MessageSujet: Re: Par ce qu'il fallait que vous sachiez. ( Pv Arichis )   Ven 15 Juil 2016 - 12:11

S’il était une chose qu’Arichis adorait c’était la flatterie, surtout lorsque celle-ci était fondée. Méliane avait raison. D’une certaine manière, il n’était pas aisé de le mettre à terre et de l’y maintenir. Diogène avait essayé. Kahina en tentant de lui retirer la régence avait également essayé, cela entraina la guerre avec les Systolie, qui eut aussi échouèrent. Le régent se contenta de sourire comme unique réponse, il appréciait. Lui non plus ne doutait pas d’Oschide dans son prochain rôle de père, Arichis n’élevait des lézards. Son fils, tout comme Oscario, saura éduquer comme il se doit la prochaine génération d’Anoszia. Méliane défendit du mieux qu’elle pu les décisions de son époux, Arichis devait lui accorder cela, elle lui était dévouée. Il ne jalousait pas son fils, mais il espérait trouver en Tibéria une partenaire tout autant capable qu’Oschide avait trouvé en Méliane. Car ce qu’Arichis avait apprit à ses enfants, c’était que la famille passait avant tout. Que cela soit en Oësgard, à Nelen ou à Diantra, Arichis veillait toujours à envoyer des renforts à son fils et ce, peu importait l’allégeance d’Ydril, de Soltariel ou du Royaume. Le patriarche ne manquera pas de s’entretenir avec son héritier de tout cela, ils avaient tous des choses à régler et la façon dont Méliane parlait de lui inquiétait un peu Arichis.

Le sourire de la duchesse lui indiqua qu’il avait deviné juste. Elle le lui confirma puis demanda de garder l’information pour lui, il acquiesça ne comprenant que trop bien ses motivations. Sans aucun doute que le futur père sera ravi d’entendre. Le sujet dériva ensuite sur Tibéria de nouveau, Méliane se montra déterminer à vouloir protéger ses biens. Arichis sourit, Oschide n’avait pas épousé une brebis. Sans doute fatiguée, elle se leva du banc pour se dégourdir les jambes. DouceDieu, son ventre était véritablement énorme.


« Ne vous inquiétez pas Méliane, et je ne prends pas ombrage. Bien que cela soit triste, vous ne devez pas voyager et cela est compréhensible. »

Pourtant il aurait tant aimé les voir tous à Velmone. Au palais qui avait vu grandir les Anoszia. Les voir se promener dans les jardins, voir s’embrasser à l’ombre d’un palmier. Avoir le palais rempli de nouveau de l’éclat des rires, du bruit des discussions. La phrase prononcée ensuite par Méliane retint toute la curiosité du patriarche qui leva la tête vers elle. Hésitant à aller au bout de sa demande, Arichis ne la brusqua pas et resta attentif. Lorsqu’elle lui révéla qu’elle souhaitait nommée sa fille du nom de son épouse, un sourire sincère illumina le visage fatigué du patriarche qui leva séant pour se porter devant sa belle-fille et lui attraper les mains qu’il porta à ses lèvres pour les embrasser.

« Ma dame, c’est un hommage et un honneur que je ne peux qu’approuver. Oschide, comme Oscario et Cornélia ont été assez proche de leur mère, et tous les trois seront plus qu’enchanté que d’avoir une fille ou une nièce portant son nom. Hélèna d’Anoszia. Vous apportez de la joie à mon cœur meurtri Méliane, je vous en suis reconnaissant. »

Sourire aux lèvres il embrassa de nouveau ses mains avant de les lâcher pour lui tendre un bras afin qu’ils marchent un peu.

« Si vous me permettez Méliane un conseil, comme vous aurez des jumeaux qui naitront de cette union alors que vous êtes duchesse. Vous allez devoir nommer un héritier dès la naissance, peu importe son sexe, et les éduquer dans cette optique. Je suis vieux aujourd’hui, j’ai connu une multitude de seigneurs qui ont fait l’erreur de ne pas clarifier leur héritage en pensant que leurs enfants ne seront pas de ce genre là. Nous sommes une grande famille. Elever sept enfants sans qu’il n’y ait de mauvais sentiment entre eux ne fût pas aisé. Mes enfants me donneront chacun à leur tour des petits enfants que j’espère pouvoir voir de mon vivant. Mais je me retournerais dans ma tombe si j’apprenais que des frères et sœurs, des cousins et des cousines ne sont pas en bon terme ou pire, qu’ils se font la guerre. Vous allez faire une merveilleuse mère, j’en suis certains. Mais veillez s’il vous plait à ce qu’aucune animosité ne se glisse entre eux. Mon grand-père Uggo était un grand homme, mais il ne s’entendait pas avec sa fratrie et cela valu à notre famille une triste génération. »

Arichis œuvrait pour laisser un héritage suffisant à ses petits enfants, il serait dévasté s’il apprenait qu’un malheur dressé des Anoszia contre des Anoszia. Avoir des jumeaux comme premiers enfants n’était pas aisé, il l’avait déjà vu à plusieurs reprises.

« En parlant d’héritage j’ai une demande à vous formuler. Ma prochaine épouse est une Sephren par sa mère, je m’entretiendrais avec elle dès que je la rencontrerais pour m’assurer qu’elle n’est pas de mauvaises intentions envers vous ou vos enfants. Mais sa tante Octavia, une puissante femme, m’a fait mettre le nez dans une affaire importante que cela soit pour les apparences, la justice ou pour prévenir tout conflit futur entre prochaine génération. Il y a un domaine à Langehack qui appartient aux Sephren, ainsi que des coffres de la famille leur appartenant et leur revenant de droit. Ces possessions, probablement à l’abandon ne sous plus sous le conflit qui opposait autrefois Eliam à Margot, cela serait une bonne chose si une fois pour toute cette histoire. Je m’adresse à vous pour cela car vous êtes la duchesse de Langehack et que cela ne peut se faire qu’avec votre approbation. Le domaine sera sous votre vassalité bien entendu, je m’assurerais à ce qu’aucun Soltarii-Berontii que cela soit Tibéria, Antonia ou Paulla ne vous cause de soucis à vous vos enfants ou aux enfants de leurs enfants. Mais la question du domaine reste importante, d’autant plus que cela me permettra également d’avoir un manoir où passé mes étés lorsqu’ils sont trop chaud par chez moi. »
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MessageSujet: Re: Par ce qu'il fallait que vous sachiez. ( Pv Arichis )   Ven 15 Juil 2016 - 12:12


Méliane fut fort touchée de la réaction de son beau père quand a sa demande. Souriant, il alla jusqu’à lui prendre les mains pour les baisers. c'était la plus d'enthousiasme qu'elle n'en avait espérée. Elle était persuadée que le nom qu'elle avait choisie si une fille venait a naître plairait a son époux, avoir la bénédiction d'Arichis était dont une grande joie et en ces temps d’inquiétudes, ce genre de petit instant étant plus que bienvenue. " C'est moi qui vous suis reconnaissant de me permettre de rendre cet hommage a la mère d'Oschide, si il y'a une grande peine sur le cœur de votre fils, c'est bien celle que sa mère ne puisse connaitre nos enfants. Je suis sure que le choix de ce prénom, avec votre bénédiction qui plus est, ne sera que le ravir. " Elle se laissa baisée a nouveau a les mains, puis pris le bras que lui tendait l'Anoszia, pas mécontente de pouvoir marcher quelques peu. Porter un enfant était déjà assez inconfortable de par cette chaleur, mais deux. Il semblait bien que nulle position ne lui soit agréable plus que quelques minutes.

Elle écouta sans mots dire les conseils de son beau père, si elle lui était fort gré de lui en procurer, elle meme n'ayant plus la chance d'avoir le moindre parent a ses cotés, Arichis semblait oublié qu'elle avait deja une héritière et que la naissance de ses enfants a venir ne changerait rien a cela. Elle ne savait que trop bien que le patriarche des Anoszia l'oublier a dessein, il voyait sans nul doute un héritier de son sang sur le trône ducal. Si elle appréciait son dévouement pour sa famille, elle ne le laisserait néanmoins pas voir sa fille comme une indésirable. " Je vous suis gré de vos conseils, croyez le bien. D'ailleurs j'aurais grandement a cœur de veiller a la bonne entente de nos enfant, de tout nos enfants. " Insista t'elle. "Ayant été moi meme fille unique, je ne sais guère ce que représente de vivre au sein d'une fratrie, mais je suis sure que l'expérience d'Oschide en ce domaine nous sera fort utile. " Elle lui adressa un sourire. Autour d'eux le jour commençait doucement a décliner. Le banquet en l'honneur de son invité ne tarderait plus a commencer. " Quand a l'héritage que Oschide et moi laisserons a nos enfants, croyez bien que nous y attribuons le plus grand soin. Pour ce qui est du trône ducal, a moins d'un malheur, les dieux puissent ils nous en préserver. J'ai déjà une héritière, ma fille, ma première née Linaelle. Elle ne sera pas spolier de part mon union avec Oschide ou des enfants qui en découleront. "

Elle savait que ces mots la ne plairaient pas a son interlocuteur, mais tant elle voulait avoir de bonnes relations avec le père de son époux, tant elle ne renierait pas sa fille ou ses décisions passées pour se faire. Elle espérait qu'il ne gâcherait pas les bons moments de l'instant visant a les rapprocher de par son ambition pour sa descendance. Elle eu un sourire entendu quand il parla de l'héritage de sa future épouse. Le dragon ne perdait pas le nord, c'était la un fait bien connu. Ce qui était assez ironique au vu de ses rapports réels avec le nord, bref. Certains auraient pus douter qu'un instant plus tot elle lui ai annoncée le mal dont souffrait son fils au vu de ses actuelles préoccupations, mais elle savait qu'il n'en était rien. Son beau père n'en était pas arrivé la ou il en était en versant dans la sensiblerie. Elle meme avait beau s’inquiéter chaque soir jusqu'au larmes dans la solitude de ses appartements privés, il n'en restait pas moins qu'en journée, elle s'acquittait de sa tache de duchesse sans que ne paraissent ses émotions. C'était la le jeu de la noblesse, tout un art, parfois bien cruel, mais nécessaire. Elle hocha la tete quand il en eu fini de sa demande. Sa mine était désormais sérieuse et son regard se faisait réfléchi. " Je sais en effet de quel domaine vous parlez, a proprement parler, il ne m'est en effet d'aucune utilité et autant que je le sache il est actuellement fermé voir a l'abandon. " Elle les fit stopper leurs marche pour pouvoir lui faire face. " Il me semble que cela ferait un cadeau de mariage assez adéquate pour votre future épousée ne trouvez vous pas ? " Un bien beau cadeau, mais famille ou non, la politique restait une pièce maîtresse du jeu.

" Les apparences, la justice et les conflits sont en effet des choses importantes Arichis, vous en conviendrez vu que c'est vous meme qui venait d'aborder ce sujet. Hors je vous en suis gré vu que j'ai moi meme une demande s'étayant sur ses trois points a vous soumettre. " Un sourire, de circonstance. " En tant que futur duc du duché de Soltariel, j'imagine que par soucis d'apparence et de justice, vous serez le premier a œuvrer pour que Scylla et Merval retrouvent leurs serments de vassalité d'origine, a savoir envers Langehack. Surtout que votre future position de duc n'est pas la seule influence que vous puissiez avoir dans ce domaine. " Un hochement de tete puis un autre sourire. Elle savait parfaitement que elle et Arichis se comprendraient aisément. Le fait d’être sa belle fille, d'aimer son fils, de porter ses futurs petits enfants ou d’être malade, ne changer rien au fait qu'elle était duchesse, une duchesse œuvré toujours pour le bien de ses terres, le vieux dragon qu'il était aurait bien du mal a lui reprocher cela, alors qu'il usait lui meme de ce genre de pratique depuis bien longtemps. " Si un domaine ferait un bien beau cadeau de mariage, je suis sur que le retour de mes anciens vassaux sous le giron de Langehack ferait un bien cadeau de naissance pour vos petits enfants a naître, ne croyez vous pas ?  " Un autre sourire, mais bien que sincère et sans faux semblant, il était fort facile de faire la différence entre les sourires d'une belle fille partageant un bon moment avec son beau père et ceux d'une duchesse œuvrant dans l’intérêt de son duché. Inclinant légérement la tete vers lui, elle ajouta. " Quand a cette histoire de coffres, vous me permettrez de me renseigner, car je ne sais guère ce qu'il est advenu d'eux. La bataille pour le Langecin a était source de tant de conflits a l'époque qu'ils pourraient bien avoir disparus ou avoir été mis a contributions pendant la course au pouvoir de Margot et d'Eliam. " Cela n'était point une ruse, il fallait espérer pour l'Anoszia et son épouse qu'une trace écrite de ce qu'ils était advenu de ces coffres existe, sans quoi ils devraient se résoudre a l'idée qu'ils soient a tout jamais hors de leurs portées.
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MessageSujet: Re: Par ce qu'il fallait que vous sachiez. ( Pv Arichis )   Ven 15 Juil 2016 - 12:16

Arichis se retint de hausser un sourcil à la réponse de Méliane car effectivement, il voyait déjà l’un de ses petits-enfants duc de Langehack avec tout ce que cela impliquait. Il n’oubliait pas qu’elle avait déjà une première fille, née de son mariage avec le seigneur de Cerulyse mais il pensait que son fils aurait eu la sagesse d’établir quelques accords après le mariage. Linaelle étant née avant l’ascension au trône de Méliane, de par sa naissance elle ne devrait accéder qu’aux seigneuries de Lancrais et Cerulyse et l’héritier de Méliane devrait être l’enfant naissant de son union avec un duc en tant que duchesse. C’est ainsi que les choses se faisaient mais la femme devant lui était la maitresse des lieux et ses décisions étaient lois. Il se contenta donc d’acquiesçait de la tête tandis que le soleil se couchait lentement dans leur dos. Il ne répondit pas pour exprimer son avis qui serait mal venue auprès de sa belle-fille. Ils n’étaient pas familiers, ils ne se connaissaient pas de longues dates ainsi elle le prendrait sans doute mal. Une partie de son esprit était toujours occupé à penser à Oschide et se faire du souci à son propos mais Méliane lui avait demandé de lui encore les pensées avec autre chose, ce qu’il s’efforçait de faire.

L’héritage des Sephren était importait pour lui. De prime car il revenait à sa promise Tibéria qui en aurait la charge alors qu’Octavia détenait elle l’argent des Berontii et de second car au sud il était plus important d’avoir de l’argent que des armes. Beaucoup plus sérieuse que tantôt, L’Anoszia espérait que la duchesse ne tenterait pas de le spolier des biens de Tibéria. Méliane s’arrêta pour lui faire face en lui disant que cela ferait un bon cadeau. Arichis sourit en réponse mais qu’il n’était pas pensé. La Lancrais se montrait radine en cadeau en offrant ce qui leur appartenait déjà de droit. Mais au moins cela signifiait qu’ils récupéreront la terre. C’était déjà cela de gagner. Méliane ne se montra pas aussi niaise que certaines dames avec qui il s’était déjà entretenu, à sa demande elle répondit par une autre demande. Ce qui était légitime, on ne concédait rien gratuitement et quelque part Arichis était fier que son fils soit tombé sur une femme d’une telle trempe. Elle lui demanda qu’en tant que prochain duc de Soltariel de faire en sorte à ce que Scylla et Merval retrouve le giron de Langehack. La tâche n’était pas aussi aisé qu’elle le laissait sous entendre. Scylla appartenait au roi et était régenter par le Concile de la Questure, un sénat siégeant à l’Arsenal. Si Langehack avait perdu Scylla c’était car ils s’étaient alliés au Velterien, trahi le roi et envahi Nelen. Quant à Merval, tant que Cléophas d’Angleroy était à sa tête, le domaine était intouchable.


« Mais vous venez de me dire que mes petits-enfants ne deviendront pas duc, et ainsi faisant ils ne profiteront pas du retour de vos anciens vassaux. »

Le ton était détendu et Arichis ne faisait que titiller Méliane en disant cela avec un sourire. Elle lui avait dit avoir une demande en trois points, elle venait d’exposer le premier.

« Rassurez-vous ma dame, j’ai d’or et déjà commencé à travailler pour le retour de vos vassaux et cela sans attendre une quelconque contre partie de votre part. Mais la tâche est bien plus ardue que la récupération de l’héritage de ma fiancée. »

La suite vexa le régent. Méliane tentait de flouer le vieux renard qui n’en était pas à ses balbutiements. La bataille pour le langecin n’avait pas causé de conflits à l’époque d’Eliam et de Margot. Le premier par le biais de son régent Aetius avait juste exprimé son désir et démarchait quelques seigneurs tandis que Margot clamait être la première héritière sans entreprendre quelconques démarches. Les biens des Sephren avaient ainsi été mis en sureté et tant qu’un héritier légal ne s’était pas démarqué aucun des deux n’avaient pu piocher dans ces biens-là.

« Bien entendu vous pouvez vous renseigner. Mais les biens des Sephren sont en lieu sûr dans les banques du duché, il vous sera aisé d’entreprendre les démarches nécessaires afin de vérifier mes dires. N’ayez crainte, ni Margot ni Eliam ont pu diminués leurs teneurs légalement. »

Arichis était vieux et avait vécu de nombreux évènements et heureusement pour lui, gardait toute sa mémoire.

« Pour en revenir à vos vassaux, vous êtes sans doute au courant du problème vous opposant à eux. Scylla et Merval se sont détachés de Langehack car vous ne reconnaissiez pas notre roi. Actuellement vos diplomates négocient toujours avec nous, bien que je les soupçonne de retarder les discussions, pour votre retour au sein du royaume. Reconnaitre le roi est une première étape qui donnera à vos revendications plus de sérieux. J’avoue que les dernières escapades de mon fils à Sainte-Berthilde pour s’allier à l’usurpateur de Saint-Aimé m’ont laissé perplexe et je ne comprends pas les manœuvres de Langehack. Tout cela est bien compliqué et clarifier certaines choses ne fera pas de mal. Vous retrouverez vos vassaux, je vous le promets mais je ne peux y réussir sans une aide de votre part. Il vous faut reconnaitre Bohémond au plus, plus vous attendez et plus l’écart entre vous et vos voisins du duché se creuse. D’autre part, vous avez envahi Nelen, je salue votre réussite et cela a été une juste réponse à la scission de Scylla mais cela ternit également vos relations avec eux. De nombreux conciliaires avaient des biens sur ces îles qu’ils ont perdu. Je ne vous demande pas de le leur redonner, mais nous allons devoir en discuter lorsque vous aurez accouchés afin d’avoir un plan valide à leur imposer. »
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MessageSujet: Re: Par ce qu'il fallait que vous sachiez. ( Pv Arichis )   Ven 15 Juil 2016 - 12:17


Elle sourie a la première répartie de son beau père. Elle ne se leurrait pas, le patriarche des Anoszia ne devait guère voir d'un bon œil que sa fille hérite du duché et non pas les enfants qu'elle aurait avec Oschide. Sauf que contrairement a son père, son époux n'avait jamais eu quelques vues sur le trône et ce qui allait avec, il été donc entendu que sa fille ne serait pas spolier de ses droits de par leur mariage. " J'ose croire que vous vous soucierez du bien etre de tout vos petits enfants, qu'ils soient futurs ducs ou non. Hors la prospérité du Langecin est tant dans l’intérêt présent que dans l’intérêt futur de tout mes enfants. " Elle fut ravie d'entendre qu'il œuvrait déjà pour le possible retour de ses anciens vassaux, néanmoins il en profita également pour intensifier la demande de récupération des biens de la famille de sa future épousée. Il semblait fort y tenir. " Ma foi, il m'étonne que vous teniez tant a ces coffres, me serais je trompé sur l'état de vos finances Mr. Faudrait il dont que ce soit votre dame qui assure l'avenir des Anoszia ? " Le ton était léger, ce n'était point la une attaque, juste une boutade, bien que son empressement a vouloir récupérer cet héritage donner a se poser des questions. Il y voyait probablement un financement pour son accession au trône ducal de Soltariel. Elle se demanda si sa future promise avait conscience de tout ce qu'elle allait lui apporter. Fallait il espérer pour elle qu'elle sache en tirer des compensations et ne pas etre qu'un jouet entre les mains de l'Anoszia.

" N'ayez crainte, je veillerais personnellement a ce que les biens de votre future épouse lui soient restitués. " Elle n'avait que faire d'un domaine a l'abandon ou de quelques coffres prenant la poussière dans une banque. Le Langecin se porterait heureusement fort bien sans cela. La suite des paroles de son beau père lui furent bien moins plaisantes. Forcément, il n'allait pas loupé cette occasion d'essayer de la rallier a "son roi ". La position de Méliane a ce sujet était ferme et ce n'est pas le miroitement du retour de ses vassaux qui la ferait changer d'avis. " Sachez Arichis que si je suis ouverte aux concessions visant au retour de nos anciens vassaux, je vous le dis dés maintenant il n'est pas question pour ce jour que Langehack reconnaisse un roi qui l'a méprisé. " Elle agita la main avant qu'il ne songe a l'interrompre. " Cela était certes le fait de sa mère, celle la meme qui n'avait de légitime que le fait d'avoir rouler les hanches pour mettre en enfant au monde, qui me refusait a moi qui avait combattue pour le Langecin, une légitimité que j'avais méritée et que les nobles de nos terres m'accordaient. " Penser a Oschide ralluma une grande peine en son regard, mais elle refusa a ses pensées de s'y attarder. " Quand aux agissements de votre fils, comme je vous l'ai déjà dis il s'est retrouvé seul sur le trône du Langecin a une période ou il n'y était pas préparé et ou je ne pouvais lui etre d'aucun secours. Il a pensé agir au mieux des intérêts de nos terres et je ne lui tiendrais pas grief de cela. " Un désaccord entre elle et son époux n'apporterait rien au duché, si ce n'est un déchirement et de possibles sources de conflits, voila pourquoi bien que n'ayant pas été d'accord avec toutes les décisions qu'il avait eu a prendre, elle le soutenait et continuerait de le faire.

Elle caressa doucement son ventre tandis qu'elle poursuivait. " Il a placé foi et confiance en cet homme qui lui a montré de l’intérêt, chose que nous n'avions guère d'Arsinoé et que nous ne serions avoir d'un bambin .. " Elle glissa son regard dans celui de son beau père. " Et bien qu'au demeurant cela ne change rien a l'affaire, un bambin dont ne pouvons guère etre sure qu'il est réellement ce qui se prétend qu'il est. Je suis mère et malgré tout les défauts que la dame ait pue avoir, je peine a croire qu'elle ait pue abandonner son enfant derrière elle. " Qu'elle genre de mère pourrait bien faire cela. Qui pouvait leur assurer que c'était bien la le roi et non un enfant avec une vague ressemblance dont profitait son ancien vassal Cleophas pour s'assurer de son indépendance et de son pouvoir. A dire vrai qu'importe la décision du Langecin, la péninsule était une poudrière et leur décision risquait bien d'y mettre le feu. Voila pourquoi elle comme Oschide, gardaient pour l'heure une position de neutralité difficile a tenir. " Quand ceux qui prétendent a vouloir que nous reconnaissions leur roi, nous reconnaîtrons nous en restaurant leur serments de vassalité alors oui Arichis, nous aurons a parlé de notre serment envers Bohémond, qu'il soit ou non un usurpateur restera alors a déterminer. " Le sujet était houleux, elle le savait fort bien. Le but n'étant pas de se heurter en querelle futile avec son beau père, mais bel et bien de lui faire comprendre la réserve du Langecin qui était des plus légitimes.
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MessageSujet: Re: Par ce qu'il fallait que vous sachiez. ( Pv Arichis )   Ven 15 Juil 2016 - 12:18

La boutade de la duchesse ne vexa pas tant que cela Arichis. Fût un temps où une étrangère n’aurait jamais osé plaisanter avec lui de cette manière, mais après tout Méliane était devenu sa belle-fille et si elle se permettait quelques familiarités cela ne pouvait signifier que du bon. Toutefois elle se trompait, les motivations d’Arichis pour ses coffres étaient différentes que ce à quoi elle pensait. L’état de ses finances était plus que correct avec son trafic d’esclaves tout le long de la côte de sel, ses autres affaires familiales, les revenus de ses charges, l’héritage familial et les différentes taxes. S’il souhaitait ces coffres, ce n’était que pour accroitre son patrimoine et assuré l’avenir de ses futurs enfants avec Tibéria. Etre riche c’était bien, encore faut-il pouvoir assurer l’avenir de tout ces enfants.

Ce que Méliane lui répondit ensuite à propos de l’affaire royale lui fit froncer les sourcils, il attendit qu’elle finisse pour répondre.


« Je crains ma dame que vous ne comprenez pas. Si vous ne reconnaissez pas votre suzerain le roi, Langehack restera isolé du reste de la péninsule et vous ne récupérerez jamais, mais vraiment jamais vos vassaux même si les dieux descendaient sur terre pour se battre à vos côtés. »

Si le jeune couple ducal continuait sur son actuel lancée, il se retrouvera isolé du sud où les vassaux d’Arichis ne souhaiteront pas s’engager auprès d’un « renégat », du médian à qui il a tourné le dos et « volé » Diantra ainsi que du nord encore divisé et fragile.

« Parlons sans détour, le roi ne vous a pas méprisé. C’est un enfant qui ne prononce pas encore ses mots. Sa mère, la régente, peut-être. Mais elle ne régente plus le royaume. C’est un conseil. Un conseil dont je suis le porte-parole et où je gouverne presque. Si vous dîtes que le roi vous a méprisé, cela signifie que je vous ai méprisé et je ne vois pas où ai-je commis une telle faute. Vous dîtes que vous n’êtes pas sûr de l’identité du roi, mais comment pouvez-vous m’assurer de la votre ? Que vous êtes bien la fille de Raoth et Nilda maintenant qu’ils sont mort ? Vos proches ? Vos vassaux et vos tuteurs ? Oui, ils le peuvent tout comme le peuvent ceux de Bohémond. J’ai vu le roi, et je peux vous assurer qu’il n’y a nul autre roi que lui. Si vous doutez de moi cela signifie que vous me prenez pour un menteur et j’en serais fort peiné. Arsinoé avait des défauts, mais qui sommes-nous pour juger une mère sur les choix qu’elle prend ? Avant d’être son fils, Bohémond était son roi et le peuple avait besoin de son roi pour se battre. Elle n’a pas abandonné son fils, tout comme Adrien son premier fils, elle l’a remit à Cléophas car elle savait que c’était le meilleur moyen de le protéger tandis qu’elle rassemblait ses osts du berthildois. »

Les dernières paroles de Méliane n’avaient aucun sens, Arichis prit un petite pause pour souffler avant de reprendre et lui expliquer.

« Langehack appartient au roi, personne ne peut vous reconnaitre comme étant duchesse avant d’entendre votre serment face à votre légitime suzerain. C’est ainsi que le monde marche, et ce, depuis avant votre naissance, avant la mienne et celles de nos ancêtres. Réfléchissez à mes paroles ma dame, je conçois que l’indépendance soit tentante et que n’avoir nul autre suzerain que soit même soit alléchant mais ce ne sont pas nos lois. Pour que mes efforts aux retours de vos vassaux ne soient pas vains, il vous faut prêter serment. »
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MessageSujet: Re: Par ce qu'il fallait que vous sachiez. ( Pv Arichis )   Ven 15 Juil 2016 - 12:18


Comme attendu, Arichis continua sur sa lancée. Il semblait déterminé a recevoir le serment de Langehack. Cela avait quelque chose de particulièrement ironique, quand on pensait qu'a une époque, il s'était grandement murmuré que l'Anoszia eu préféré mettre la fille de sa cousine sur le trône, trahissant ainsi celui qui était désormais son précieux roi Bohémond.  " Que les dieux descendent sur terre n'y changerait rien, vous avez bien raison mon cher. Le Langecin a sa fierté, son intégrité. Nous nous battons pour les valeurs en lesquelles nous croyons. Des valeurs qui m'ont portés sur ce trône et que je ne renierais pas sous le prétexte de me rallier au plus puissant du moment. " Des girouettes, voila ce qu'était certaines contrées de la péninsule, changeant de direction a chaque fois que le vent du pouvoir soufflait dans un autre sens. D'ailleurs Soltariel était plutôt bien placé dans ce genre d'actions. Si le duché voisin s'en venait a se trouver amoindri, en danger, probable qu'il offrirait alors l'allégeance au premier susceptible de les sauver, livrant probablement leur Bohémond si c'était de ça que dépendait leurs survies. Elle ne les jugeait pas, pas plus qu'elle ne juger son beau père, c'était la la politique de la survie, une politique contraire a la sienne. " Vous avez raison, vous ne nous avait point méprisé, pas plus que votre conseil. Mais vous comme ce conseil n’êtes destiné qu'a etre éphémère. Il ne suffirait que d'une guerre perdue pour que l'enfant se retrouve en d'autres mains, que votre conseil ne soit dissout, alors qu'importe les promesses que vous aurez pu nous faire, elles auront disparus. "

Il y'avait aussi l'option, bien que plus lointaine, que l'enfant une fois l'age légal atteint se débarrasse de son précieux conseil, reniant toutes les promesses et devenant un tyran absolu. Qu'importe ce que pouvez bien essayé de lui faire croire Arichis, la décision n'était pas aisée. " Vous dites que si nous ne nous rallions pas a vous, nous serons isolés. Isolés du sud certes, mais si nous nous râlions a vous, nous serons alors isolés d'une autre partie de la péninsule. A ce jour, nul prétendant au trône ne semble pouvoir unir toutes nos contrées. Elles semblent vouées a se déchirer, il suffirait d'un simple petit dérapage pour que la poudrière explose. Je ne désire pas que Langecak soit ce qui allumera la flamme. Hors vous n’êtes point ignorant vous savez que notre choix pourrait bien nous précipiter dans une guerre. " un pli soucieux sur le front, le regard dans celui de son beau père elle ajouta: " Je n'ai que faire de l'indépendance Mr, tout ce que je cherche a faire c'est de protéger les miens et si je le peux par la meme, la péninsule, d'une nouvelle guerre. " Elle secoua la tete. " Sur quoi Bohémond régnera t'il quand la péninsule sera a feu et a sang sous le prétexte que tous devaient s'unir sous sa bannière. Non, comme je l'ai dis, vous n'aurez pas le serment du Langecin ce jour. " Glissant une main sur son dos douloureux, elle fit quelques pas avant de poursuivre. " Quand a ce qu'il en est de l'identité de l'enfant, vous parlez bien et vos mots sont justes, rien d'étonnant la dedans, les talents de persuasion des Anoszia n'étant plus a démontrer. Néanmoins l'enfant est jeune, il change vite a cet age, de plus le reconnaître peu s’avérer question de survie. "

Elle se rapprocha de son beau père et glissa une main sur son bras. " Je ne cherche point a vous offenser, pas plus que je ne vous prends pour un menteur, parfois nécessité fait lois. Quand vous serez duc, j'espère que vous comprendrez que parfois la solution la plus simple n'est pas la meilleure. Nous n'irons point porté notre allégeance ailleurs. Oschide dira au Berthildois ce que je vous dis a vous, le Langecin va réfléchir avec sagesse et avec le temps que mérite ce genre de réflexions. " Une quinte de toux qui la force a se courber légérement l'interrompt un instant, elle s’efforce de sourire avant de reprendre. " Je suis heureuse de votre présence ici, elle m'apporte du réconfort en ces temps difficiles alors je vous en pris ne nous cherchons pas querelles. Le banquet va bientôt commencé, que diriez vous pour ce soir de juste etre mon invité, mon beau père et point un membre du conseil de régence qui cherche a me rallier a sa cause. " Elle espérait qu'il accéderait a sa requête, a dire vrai cette conversation commençait a l'épuiser. Maudite maladie. Pourtant elle ne céderait pas, pas ce jour et la discutions pourrait dont ainsi durée encore des heures et prendre des chemins fort houleux, ce qu'elle ne souhaitait pas. En cette heure il était juste un invité sur ses terres, un membre de sa famille qu'elle accueillait, en homme avisé il saurait s'en souvenir et éviter tout débordement désagréable.
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