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 En ces nobles terrrres, une modeste colonie...

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Kral Whiran Vif-Vireton
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MessageSujet: En ces nobles terrrres, une modeste colonie...   Jeu 16 Juin 2016 - 16:47

Sainte Berthilde, terre du Nord parmi d'autres, s'élevait au coeur d'une plaine bordée de part et d'autres de collines, aux profonds vallons, et de bois. Cependant il était clair que depuis les hauteurs des remparts la vue était imprenable, et les tirs d'arme qu'elles fussent légères ou lourdes faciles. L'ennemi pouvait tirer avantage de ce bénéfice à double tranchant. Il était facile pour lui de se doter en bois puis construire balistes, trébuchets et autres terribles engins de siège. Comme une double de siège naine de solide confection. Mais pour cela tout envahisseur devrait prendre châteaux forts et autres places de défense pour arrive enfin en cette capitale. Si la paix semblait relative Sainte Berthilde n'en restait pas moins une marche du royaume.

Et Kral l'avait vu dans tous ses états, que ce fusse le marquisat ou le royaume humain. Le petit homme regardait le haut donjon de la citadelle étincelante, ricanant sur le fait qu'il ne faudrait guère plus que quelques boulets de tourbe enflammée pour en noircir les murs et faire brûler les toits de chaumes qui se situaient au pied des murailles. Saint Berthilde comprenait de solides défenses, mais elles ne valaient pas la solidité de la ceinture défensive qui l'encerclait. Bien que ce ne fut pas le meilleur des choix, il était compréhensible car si un ost se présentait un jour sous ses murailles il en serait fini pour le marquisat. Le nain secoua la tête, il s'était juré d'en finir. Mais avec l'assassinat serait-ce un mal si par le plus grand des hasards se rappelait à lui ? Aucunement ! Avec un grognement de dépit, il talonna la mule sous son poids qui poussa un beuglement outré et n'accéléra pas.

Un de ses compagnons ricana en le dépassant, portant sur ses musclées épaules un lourd paquetage. Maître bâtisseur il se nommait Thur du clan des Marches-Sang, malheureusement décimé, à ses côtés se trouvait ses deux fils et compagnons - Uhr et Litrak. A leur suite se trouvait un joaillier et son apprentie - apparemment son amante également - Jua des Fiers-d'Or et Gertha des Hullark. S'en suivait un bûcheron Kulm des Fiers-d'Argent (un cousin de Jua), deux chasseurs Thur des Lances-Foulées et Hurick des Lunes-de-Kirgan. Six lourds soldats nains les accompagnaient sur leur flanc, tous du clan des Béliers-d'Acier, avec leur aîné Barbe-d'Acier, escorté d'Oeil-d'Acier, Main-d'Acier, Bec-d'Acier, Casque-d'Acier et Dent-d'Acier. (Vous l'aurez compris l'ensemble des mères du clan ne sont point des poètes et sont le plus souvent plus viriles que leurs fils !). Enfin s'en suivait une soeur et son frère Hurta et Mikuld des Flèches-Lointaines, venus des froides terres au delà de Kirgan qui étaient bon à tout faire. Cette joyeuse équipée s'avançait vers les murs de la ville.

Et c'est peu après le passage du zénith qu'ils trouvèrent les portes de la citadelle. Là, Kral jura quelques mots en sa langue puis se disputa âprement avec les gardes qui refusaient de le laisser entrer. Il garda son calme, malgré les grognements et les armes qui grinçaient dans les fourreaux de ses compagnons. Finalement il réussit à se faire entendre des hommes - qui sous les hurlements d'un lieutenant de la garde venu s'enquérir du bruit qui causait tant de dérangement durent ouvrir les portes. Moins de vingt minutes plus tard, le temps de poser leurs paquetages et de se débarbouilelr ils furent conduit devant la noble dame Judith d'Hardancour. Kral ne regarda guère la femme, ce n'était qu'une grande comme les autres mais observa plutôt le faste des lieux, qui détonaient avec le but premier de la forteresse. Cependant, il pouvait noter que les meilleurs points défensifs étaient facilement dégagés de toute décoration ostentatoire. Kral s'inclina brièvement puis parla de son accent rocailleux.

"Bien le bonjourrr à vous noble dame. C'est un honneurrr que vous nous ayez accueilli... Un vrrrrai plaisirrr. Je suis Kral Kral Whiran Lhune Galaz, fils de la Montagne venu de la frrrroide Thanor. Nous sommes fatigués de guerrrroyer dans une terrre abandonné des Cinq. Nous souhaitons nous établirrr en vos terrrres, en êtrres librrres et indépendants noble dame d'Harrrdancourrr. Vos Mont Corveaux serrraient une douce terre où nos pioches crrrreuserrrraient avec fierrrrté. Accepterrrriez vous ?"
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MessageSujet: Re: En ces nobles terrrres, une modeste colonie...   Jeu 23 Juin 2016 - 10:30


Tout s'étant passé très vite, Judith fut légèrement interloquée par la présence d'une compagnie de Nain colonisateurs au beau milieu de la salle principale de Cantharel. Les nobles et les suivants présent regardaient la chose de manière perplexe, tout aussi perplexe que la marquise en ce moment-même, qui n'avait écouté qu'à demi-mot les paroles du nain à l'accent bien plus fort que celui de Narzum Zharr-Zhaki.

"Eh bien... Permettez-moi d'en discuter une minute, je vous prie. Herstaal, suivez-moi en privé."


Une salle discrète donnait sur le grand hall, et Judith s'y engoufffra pour discuter avec l'officier.

"Alors ? Puis-je savoir ce que font ces nains barbouillés dans le hall de Cantharel? Mes nains n'étaient pas partis en Nanie lorsque je leur ai demandé ?"

"C'en sont d'autres, madames. Des immigrés. Ils cherchent terre ici. J'ai cru comprendre que vous seriez intéressée d'avoir à entendre ce qu'ils pourraient dire. Héberger des nains pourrait être un signe d'ouverture diplomatique."

Judith soupira.

"Cela n'est point de votre ressort, je crois ? Donner de l'importance à toutes les petites -tant au sens propre qu'au sens figuré- gens barbouillées passant par Sainte-Berthilde servira autant ma cause que d'inviter le moindre paysan à mes appartements. Mais maintenant qu'ils sont là, je vais devoir m'en occuper, n'est-ce pas ? Mais peu importe. Nous verrons bien."

Une chance que Godfroy n'était pas là, pensa-t-elle. Il les aurait chassé comme de vulgaires voyoux. Ne laissant aucun instant de réponse à Herstaal, elle sortit de la salle, tout sourire. Autant tourner cette situation étonnante à son avantage. A quoi ces nains étaient-ils bons ?


"Je suis terriblement désolée pour cette brève interruption. Je suis Judith d'Hardancour, épouse de Godfroy de Saint-Aimé, marquise de Sainte-Berthilde. C'est moi qui suis honorée de votre présence ici. Vous êtes bienvenue sur mes terres d'Hardancour et celles de mon mari, néanmoins, je ne puis obliger un seigneur Corbin à vous accueillir sur ses terres sans le consulter au préalable. Mais ma foi, je vous recommanderai bien si vous vous présentiez un peu. Le peuple nain est reconnu comme un peuple au savoir-faire immense. Quelle part de ce savoir-faire possédez-vous donc, que nous puissions vous assister au mieux ? "
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Gorkim Hargrund
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MessageSujet: Re: En ces nobles terrrres, une modeste colonie...   Jeu 23 Juin 2016 - 20:12

Au moment où Kral allait répondre, ce dernier et Judith entendirent du bruit à l'extérieur. Visiblement, les gardes avaient un problème avec quelque chose ou quelqu'un.

« Mais faites-moi entrer là… Ah… Mes compagnons de voyage sont déjà à l'intérieur, je suis simplement un peu en retard. S'il vous plaît, je dois aller les rejoindre. Par la barbe de Yaron laissez-moi entrer! »

Bien qu'il soit fâché, les gardes ne le trouvaient pas trop dangereux et le laissèrent pénétrer les portes de Sainte Berthilde. Il était suréquipé de bagages. Gorkim Hargrund venait d'arriver, environ 30 minutes plus tard que les autres nains de la compagnie. Il entra dans la salle principale et rejoignit les autres nains. Kral avait une mine désespérée.

« Et voilà, notre rrrretardataire est arrrrivé! Applaudissons-le! »

« Je vous prie de m'excuser messire, mais mon bagage est extrêmement lourd, j'ai eu de la difficulté à le porter pendant le voyage. »

« Je vois que ça ne vous empêche pas de courrrrir en ce moment même... »

Tout le monde était silencieux, espérant que ce moment de malaise se termine rapidement. Gorkim était tellement excité de voyager pour sa première fois qu'il s'en était surchargé le dos. N'ayant pas l'expérience des autres nains de la compagnie, il avait pris beaucoup trop de bagages avec lui. Malgré le poids qui pesait sur ses épaules, il arriva quand même en sautillant, car il était content d'être arrivé et de pouvoir voir les grandes personnes. C'est seulement en arrivant aux côtés du groupe qu'il s'aperçut qu'il avait interrompu la conversation. Il s'en excusa et pria monsieur Vif-Vireton et madame d'Hardancour de continuer. Cette dernière n'avait pas l'air très joyeuse, comme si l'arrivée de Gorkim fut la goutte qui fait déborder le vase.

Nonobstant cette interruption, il osa demander quel était le sujet de la conversation. Judith lui reposa la question qu'elle avait posée au groupe quelques minutes plutôt. Gorkim répondit qu'il se nommait Gorkim du clan Hargrund et que Kral avait du oublier de le présenter même s'il n'était pas encore présent. Il raconta que, depuis qu'il était assez jeune, il rêvait de voyager et de quitter sa forge. À Thanor, lorsqu'il entendit qu'un groupe de nains se rendaient au marquisat de Sainte Berthilde pour fonder une colonie dans les Monts Corbeaux, il décida de les rejoindre et de partir avec eux. Il s'apporta plusieurs choses, dont beaucoup de vêtements, de la nourriture, son marteau de "combat" et même son marteau de la forge.

Pendant le voyage, il y eut quelques légères confrontations entre Gorkim et Kral à cause de leur point de vue différent sur le monde et le fait que Gorkim retardait les autres, mais rien de grave. Aucune haine ne se manifestait entre Gorkim et les membres de la compagnie.

« S'il vous plaît, attendez moi! », cette phrase fut répétée plus qu'une fois par Gorkim durant le voyage. Dans les dernières heures de l'expédition, le groupe n'en pouvait plus de l'attendre alors ils prirent de l'avance.

Le temps que prenait ce dernier pour parler devenait beaucoup trop long pour rien. Kral intervint en le poussant légèrement sur l'épaule pour le tasser.

« Gorkim, langkan, katananu kronek. Or gronit. »
« C'est long Gorkim, arrête de parler et laisse-moi faire. »


Dernière édition par Gorkim Hargrund le Lun 27 Juin 2016 - 20:17, édité 1 fois
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Kral Whiran Vif-Vireton
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MessageSujet: Re: En ces nobles terrrres, une modeste colonie...   Dim 26 Juin 2016 - 16:34

Kral éprouva un élan de plaisir bourru à voir la jeune marquise dans l'embarras. Les humains et leur étiquette. Une véritable plaie dont parfois il se serait bien passé ! Rien ne valait guère plus qu'une rencontre du clan, avec les allégeances de fidélité et autres joyeusetés du genre. Mais prêter sa hache à son chef n'avait rien de comparable à courber l'échine pour un oui ou non, tout en parlant avec des paroles ampoulées. Cependant, le nain bien que bourru et fatigué de son voyage avait fait un effort pour ce jour-ci. Il était vêtu d'un kilt, à la laine épaisse malgré la chaleur relative des terres humaines, et de l'épais tartan qui marquait son clan, presque éradiqué par la Malenuit et la colère de Kirgan. Un épais poignard à lame large était attaché à sa ceinture - les autres armes qui faisaient sa célébrité étaient rangées dans son paquetage - et sa barbe était huilée, peignée et parfumée de frais. Nul ne pouvait citer Kral Whiran comme un rustre parmi les nains.

La jeune femme finit par revenir et fit de plates excuses. Malgré cela, le nain fronça les sourcils et laissa échapper un grognement. Il avait pourtant écrit une longue lettre à destination du seigneur des lieux. Ne serait elle pas arriver à bon port ? Devrait il vraiment palabrer pendant des mois avec les maîtres - du moins croyaient ils - de ce que les hommes appelaient les Monts Corbeaux ? Décidément la voie pour devenir un homme meilleur n'était pas la plus facile. Cependant, ce n'était pas de ce qu'on recevait qu'il fallait se satisfaire mais de ce que l'on donnait. Kral ouvrit la bouche pour répondre à la dame d'Hardancour quand soudainement les portes s'ouvrirent avec fracas laissant apparaître un jeune nain essoufflé et apparement mal à l'aise. Laissant échapper un soupir, le chef de la compagnie laissa des commentaires peu aimables sur sa cadence de marche puis se tourna vers la dame.

Avant de se faire interrompre grossièrement par Gorkim. Ce jeune nain ne respectait donc ni les humains ni ses aînés ! Kral tourna au cramoisi mais se contrôla, comme il l'avait fait pendant toute la durée du voyage. D'une certaine manière il appréciait la maladresse du jeunot, même s'il avait planté plus d'une fois son arme dans un arbre ou une bûche pour se défouler en lieu et place de filer une rouste au jeune Hargrund. Ainsi Gorkim put parler pendant quelques minutes avant de le pousser en lui disant de se taire. Avant un regard noir il se racla la gorge, laissant échapper une menace.

"Or Stokan Wazzok A Dammaz" (Je te punirais pour l'insulte imbécile)

"Excusez la frrrranchise de notrrrre benjamin Madame. Je vous prrrrésente mes compagnons :
Thurrrrr et ses fils Uhrrrr et Litrrrrak du clan des Marches-Sang, maître bâtisseur ayant bâti bien des villages et autres forts.
Jua des Fiers-d'Or et Gertha des Hullark, joaillers de talent.
Kulm des Fiers-d'Arrrrgent, bûcherrrron plus vif que votre meilleurrrre lame.
Thurrrrr des Lances-Foulées et Hurrrrick des Lunes-de-Kirgan, des chasseurs expérimentés.
Barrrrbe-d'Acier, escorrrrté d'Oeil-d'Acier, Main-d'Acier, Bec-d'Acier, Casque-d'Acier et Dent-d'Acier du clan des Béliers-d'Acier, guerrrrriers solides que l'acier vous l'aurrrrez comprrrris.
Hurta et Mikuld des Flèches-Lointaines, aussi indépendants que doués.
Gorrrrkim des Hargrund, forgerrron et arrrrmurrrier aussi talentueux qu'impétueux.
Je suis Krrrral Whirrrran des Lhune Galaz, parrrfois connu sous le nom de Vif-Virrreton à mon grand déplaisir. Je suis maître ingénieur depuis près de 150 ans... Voilà madame notre humble compagnie souhaitant s'établirrrr parrrrrmis vous."
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