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 La sécurité de nos foyers | Préparatifs

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Godfroy de Saint-Aimé
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MessageSujet: La sécurité de nos foyers | Préparatifs    Dim 26 Juin 2016 - 8:09

4ème jour, 6ème énnéade de Karfias, 9ème année, XIème cycle.


A tous présents et à venir au sein des contrées berthildoises, salut.


Entendu qu'en ce jour, la nécessité, la justice, la vérité et l'honneur nous poussent, nous, Godfroy de Saint-Aimé, marquis de Sainte Berthilde, seigneur de Saint-Aimé, de la Toranne et d'Erignac, à marcher contre la supercherie et le mensonge, nous sommes contraints de porter les armes au-delà de nos terres, abandonnant la sécurité de nos foyers, et la chaleur réconfortante d'une famille aimante.

Nous n'entendons ni délaisser nos terres, ni l'abandonner à la vilenie, ou à tout autre comportement relevant du délit et du crime. Ainsi, de notre plein droit, nous instituons, à partir de ce jour et jusqu'à la fin de la guerre, les règles suivantes que nul ne devra ignorer.

- Les peines fixées par les coutumes seront à partir de ce jour, et jusqu'à la fin de la guerre, doublées.
- Chaque personne ayant autorité sur ses terres sera en droit d'y appliquer la loi du marquisat à l'aide de milices, composées par ses soins, entretenues à ses frais - qui seront remboursés par le marquisat dès la guerre finie - et dont la fonction se limitera au maintien de l'ordre public.
- Chaque sujet du marquisat aura le devoir de se rendre à la garnison la plus proche et d'y reporter le moindre délit ou crime.
- Les effectifs demeurant sur les terres du marquisat seront consacrés au doublement des patrouilles terrestres, sur les routes connues dudit marquisat, et sur demande des sujets et sur arbitrage du seigneur ayant autorité sur sa terre, pourront être envoyés dans les lieux soupçonnées ou dénoncés comme étant le repaire de hors-la-loi.

Nous considérons cet édit exceptionnel en vigueur dès l'instant de sa publication, et ce jusqu'à la fin de la guerre, car tel est notre bon plaisir.

Godfroy de Saint-Aimé, marquis de Sainte Berthilde, seigneur de Saint-Aimé, de la Toranne et d'Erignac.


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MessageSujet: Re: La sécurité de nos foyers | Préparatifs    Dim 26 Juin 2016 - 14:26


« Père, c'est vous ? Qu'il est réconfortant de vous rencontrer en des temps si troublés, bien que votre présence ici en soit directement la conséquence, je le crains. »
Judith rejoignit son père, qui la prit dans ses bras durant un long moment. Cela faisait si longtemps, et elle en avait tant besoin, qu'elle en quitta presque à regret le cocon d'affection qui s'était formé durant ces quelques instants.

« Judith ! Alors, tu sais pour la guerre ? »


Judith acquiesça.  « Vos hommes sont prêts ? »

« Ils l’ont toujours été, et le seront toujours,
affirma-t-il. J’ai hésité à mobiliser les Zétans... »

La marquise loupa un battement. « Ne le faites surtout pas. Sans les Zétans, il sera impossible de rentrer le blé à temps. Et nous ne trouverons pas miliciens plus reconnaissants de ne pas avoir été mobilisés. »

Charles rit d’une voix éraillée. « J’ai pensé la même chose, Judith, mais c’est Don Ragù qui m’a proposé de joindre ses forces aux notres. Si seulement-»

Judith tourna la tête vers un garde à proximité.

« Refusez quand même, père, l’interrompit-elle brusquement. Saint-Aimé sait ce qu’il fait. Venez donc dans ma bibliothèque, nous parlerons à souhait, et sans crainte d’être entendu. Mais avant, il me faut régler une chose. Enguerrand, fit-elle à l’adresse du garde, amenez mon père à mes bureaux. je vous rejoindrai tout à l’heure. »

Il était triste de voir comment la guerre fragmentait le groupe que Judith avait eu tellement de mal à créer. Aristide était langecin, et craignait maintenant pour sa vie s’il rejoignait Sainte-Berthilde ou son domaine natale de Thiers. Herstaal, quant à lui, allait sans doute quitter sa charge et rejoindre les maigres forces levées par le seigneur de Wenden. Il n’y avait nul doute que le vieux Fritz, ami de longue date de Charles, allait rejoindre Hardancour et combattre main dans la main. Seulement après que cette bagatelle fut dûment vérifiée qu’elle rejoint son père en privé.

« Cet homme ne mérite pas son titre d’Effroyable, mais de Fou. Une guerre ? Contre le Langehack ? Par les Cinq et Othar, Judith, ton précepteur était langecin ! »

« Je le sais bien, fit-elle en jouant d'un accent péninsulaire suderon qu’elle avait appris à imiter après tant d’années d’études. Et mon assistant l’était aussi. Et nous voici en guerre. »

« Pour une pacotille ! Godfroy a tenu des propos impertinents envers des nobles soltariens. Oschide est un ydrilote, bon sang, à quoi s’attendait-il ? Si seulement son père était vivant, j’aurais entretenu deux mots avec lui. »

« Il est facile de grossir les traits maintenant que la guerre est déclarée. Vous savez ce qu’il en est du Nord et du Sud.»

Il resta un instant silencieux.

« Eh bien, Judith. Je ne sais quoi dire. je dois m’en aller. J’ai encore à confirmer mon allégeance à Godfroy et m’accorder avec lui sur le nombre d’hommes à lever, avant de quitter de suite le marquisat et rejoindre notre bonne vieille Hardancour. Que la Damedieu te guide, ma fille. Nous gagnerons cette guerre. »

« Merci, père. Qu’Othar vous garde durant ces batailles. »

Une fois son paternel parti, Judith sortit une carte de la Péninsule, l’observant de manière distraite, réfléchissant sur ce que l’Etat-Major de Godfroy avaient décidé. La plus élémentaire des logiques imposait certaines routes. Il était possible de...

Elle secoua la tête.  Judith n’était point stratège, ni militaire, ni dotée de la moindre once de bellicisme. Mais il y avait certainement quelque chose à faire pour aider son époux. Qui, malgré sa violence, ses excès, et quelque fois sa stupidité... Il n’en restait pas moins un vieil ami et compagnon. Elle chercha du parchemin sous son pupitre.

« Alphonse ! »

« Vous m’avez appelé, madame ? », fit le domestique.

« Il va me falloir du parchemin. »

« Tout le parchemin a été réquisitionné pour les missives d’urgences, madame. »

« Eh bien, apportez donc du vélin. »

« C’est que cela coûte cher. »

Judith fut hébétée par les réponses absurdes du drôle.

« Alors apportez-moi du parchemin ? A vous de choisir, mon brave Alphonse. Le destin de Sainte-Berthilde repose tout entier dans ce choix. Que votre esprit soit sûr et votre Choix guidé par la Damedieu elle-même ! Allez donc ! »

L’homme, un peu simplet, pris sur lui d’entreprendre la quête de tout son coeur de roturier pouvait lui accorder comme honneur et bravoure.. Pour s’occuper durant l’attente, la marquise s’entreprit de tracer avec son doigt sur la carte, des lignes imaginaires, des chiffres, des calculs. Parvenant à une conclusion satisfaisante au moment ou Alphonse revint avec quelques feuillets, elle le remercia chaleureusement, avant d’entreprendre de reproduire la carte de Sainte-Berthilde et d’Olysséa. Grandes routes, routes mineures, sentiers, tout devait y figurer avec la plus grande des rigueurs. Le travail de recopie dura une bonne heure, et une fois terminée, venait le corps du message.

A chaque tronçon de route était assigné un domaine et un territoire précis, et un nombre de gardes, également. Tout ceci n’était pas inventé ; mais issu du travail d’Aristide de Thiers avant son départ en Etherna pour l’établissement de la route commerciale. Mais le calcul requis pour optimiser la quantité de miliciens nécessaires pour sécuriser les routes était déjà fait, grâce à l’habile expertise du seigneur Gassien de Ronceroc, qui avait déjà étudié le problème à la frontière ethernienne. Tout cela dura plusieurs heures, un travail d’extrapolation mathématique qui pourrait aider, sinon servir de base à l’établissement d’une stratégie de reconnaissance intra-territoriale.  En effet, comme l’avait constaté Aristide, il en fallait peu pour qu’un régiment traverse une contrée entière sans être vu. Mais il en fallait également peu pour éviter cela, et les gardes assignés à la sécurité des routes pourraient éventuellement, en augmentant leurs effectifs de tant, servir d’éclaireurs dormants. Et pour peu de supplanter les gardes par la proportion de miliciens recommandée par Gassien, le contexte aidant, nous obtenions quelque chose au résultat convenable.

Au coucher du soleil, trois pages de documents très sensibles se tenaient devant une Judith fatiguée, mais souriante, et surtout satisfaite de son résultat.

« Voilà qui devrait limiter le nombre de milicien requis pour une même tâche. Nous laisserons à Godfroy le loisir de renforcer son armée.»


Elle se leva alors, s’élançant d’un pas décidé dans un donjon affairé. La salle d’état-major était à quelques minutes.

« Je souhaite voir mon époux. »

« Il ne souhaite être dérangé par personne, madame,
fit le préposé à la garde. Il est très occupé. »

Judith serra son poing droit très fort. Toutes ces contrariétés commençaient à avoir raison de ses bonnes manières. De précieux soldats seraient gagnés et le marquisat gagnerait énormément en sécurité si seulement quelques unes des mesures de ces papiers étaient envisagées. Persuadée de son bon droit, elle s'emporta :

« La vérole soit de toute cette désobéissance !  Ouvrez cette porte par Néera, ou j’appelle Godfroy pour qu’il vienne m’ouvrir lui ! »

Sans plus attendre, elle ouvrit la porte d'elle-même.

« Messires, désolée de vous déranger. voici une proposition de déploiement de la milice au travers de Sainte-Berthilde. Je vous recommande d'en diffuser que partiellement le contenu à chacun des seigneurs concernés par la nouvelle. Oh, et... fit-elle, se rappelant sa place, je pense qu'il est l'heure du souper. Désirez-vous que l'on vous amène quelque chose sur-le-champs? »
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Godfroy de Saint-Aimé
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MessageSujet: Re: La sécurité de nos foyers | Préparatifs    Lun 27 Juin 2016 - 8:37

Godfroy était en pleine réunion avec les échevins des grandes cités et des plus petites. En vertu de l'édit qu'il venait de publier, il avait prit la peine de faire réunir les officiers législatifs et judiciaires du marquisat afin que sa terre ne soit pas une copie de l'état actuel d'Etherna, soumise aux bandits. Chacun formulait ses besoins, ses limites, ses problèmes, créant des problèmes avant qu'ils n'existent, et le marquis se faisait malheur pour ne pas en frapper un, tant leurs considérations étaient parfois ridicules.

Alors la porte s'ouvrit en trombe, et son épouse pénétra dans le bureau, une jambe après l'autre, digne d'une marche impériale. Les yeux posés sur Judith, Godfroy demeura un instant silencieux, le visage trahissant un mélange d'exaspération et de satisfaction de la voir. Il se redressa, ré-ouvrant ses poings serrés sur la table, congédiant les échevins de simples mots. « Nous reprendrons cela plus tard. Laissez-nous. » Alors que les commissaires quittaient la salle, Godfroy entreprit de mettre de l'ordre, et lorsque la porte se referma, il releva les yeux vers Judith. Il n'aimait guère être interrompue, même par son épouse, en des temps similaires. Mais la dernière chose qu'il souhaitait était de se disputer avec Judith.

« J'étais en train de m'entretenir avec les échevins à propos des patrouilles urbaines, mais j'imagine que cela devra attendre que vous m'ayez exposé votre idée. »


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