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 Epilogue [solo]

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Oschide d'Anoszia
Humain
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MessageSujet: Epilogue [solo]   Mar 23 Aoû 2016 - 13:11


Oschide passait le plus clair de son temps seul dans les appartements qui lui servaient de geôle. Aussi confortable et accueillante qu'une chambre du nord puisse l'être, il ne s'en était nullement plaint et avait même finit par s'y faire. Dormir, boire, lire et écrire, voilà tout ce qu'il faisait pour s'occuper. On lui servait quelques plats, mais il rechignait à absorber quoique ce soit. Les mestres berthildois lui avaient pourtant conseillé de manger pour reprendre des forces afin que sa blessure à la jambe guérisse. Au lieu de ça, il laissait les auges au pas de sa porte et ne prenait que le vin. Se noyer dans l'ivresse pour panser son désarroi et tromper l'ennui provoqué par sa captivité, voilà tout ce qui lui donnait envie de se lever dès les premières lueurs du jour.
Il lui fallut pourtant affronter la vue de la cité et des campagnes berthildoises environnantes chaque matin. Cela lui rappelait à quel point il avait échoué. Alors, il reprenait une coupe de vin qu'il descendait en quelques secondes seulement. Au sixième jours, l'un des mestres lui donna de l'herbe à pipe pour l'empêcher de trop souffrir. Lorsque le dixième jours arriva, il n'était plus qu'un homme au regard vitreux, incapable de marcher, ni même de prononcer quoique ce soit. Le vin le rendait ivre, l'herbe à pipe l'empêchait de réfléchir et embrouillait ses sens. C'était l'effet qu'il recherchait. Penser le tuer à petit feu.
Voyant son état psychique se détériorer au fil des jours, les mestres cessèrent de lui apporter sa précieuse herbe et le sevrage débuta. Si l'on eut souhaité le torturer, on ne put mieux faire et arriver à si bon résultat. Il passa deux jours entier dans son lit à suer à grosse goutte et à gémir dans tous les sens. Il n'en était pourtant pas à sa première fièvre. Une, bien pire, était venue l'assaillir durant ses derniers jours à Diantra. Mais cette fois-ci, il n'y eut personne pour se tenir à son chevet et lui prendre la main. Pas même sa sœur qu'il savait être dans la cité et qu'on ne lui avait pas encore permis de voir.
A quoi bon lutter ? A quoi bon faire en sorte de tenir ? Rien au monde ne pourrait lui rendre son honneur et sa fierté. Rien ne réussirait à transformer sa colère en joie. Il réussit pourtant à se relever et à réfléchir de nouveau sans avoir la pensée obstruée par un épais brouillard. Ignorant tout du nombre de jours qu'il avait passé dans cet état, il finit par demander quelques nouvelles à l'un des gardes qui se tenaient jours et nuits devant sa porte. L'homme, un rustre nordien au patois incompréhensible avait finit par lui lâcher que sa sœur allait épouser le fils du marquis, le dénommé Louis. La nouvelle ne le surprit aucunement. Godfroy était à l'image de son père : un fin et rusé renard qui étendait sa toile au fil de ses conquêtes.
Avant lui, Azénor s'était jetée dans la gueule du loup et en payait désormais le prix. Ces épousailles étaient le résultat de sa recherche de liberté. Le paradoxe pouvait être risible, mais il se retint de trop y penser. Lui-même avait été ridicule en s'imaginant pouvoir ramener la paix. Il se souvint des rires et insultes des berthildois à son arrivée. Aucuns d'entre eux ne semblaient avoir comprit l'ampleur de la situation. Leurs quolibets n'avaient eu que peu d'effets sur sa personne. Depuis longtemps déjà, il avait apprit à les ignorer.
C'était pourtant cette situation si ridicule et grossière qui le plongeait dans un profond mal-être. Si cet imbécile d'Amderran s'était tenu prêt, la tentative d'enlèvement aurait tourné court et se serait retourné contre le marquis. Rien ne s'était passé comme prévu. En quelques instants seulement, il s'était retrouvé ligoté de la tête au pied comme du vulgaire bétail et avait vu son navire brûler et ses hommes se jeter à l'eau pour échapper aux flammes. Langehack avait été ridiculisé par un subterfuge aussi incroyable qu'inacceptable.
La rage et la frustration le gagna si bien qu'il n'hésita plus à se montrer agressif envers ses geôliers, et ce, jusqu'à les maudire dans sa barbe en se jurant de les tuer dès que l'occasion se présenterait. Il ne fit pourtant jamais rien et se laissa aller à la fatalité.  
Il manqua de devenir fou à force de tourner en rond dans la chambre pourtant si spacieuse. On lui proposa dès lors d'aller se dégourdir les jambes dans la grande cour en compagnie de deux gardes à chacune de ses sorties. On l'emmena également dans les bibliothèques de Cantharel on il y retrouva quelques bons ouvrages tels que « l'art de faire la guerre » de Sigmund Halbrecht, les dix volumes sur l'histoire péninsulaire écrits par le réputé mestre et érudit Marcus Orrel. Il n'en lut que la moitié du premier ouvrage avant de prêter toute son attention sur un autre livre poussiéreux s'intitulant « Par de là les mers et les océans » d'un inconnu et énigmatique homme ayant signé G.D.J. La lecture le troubla quelque peu lorsqu'il découvrit les récits fantasques et incroyables de cet explorateur.
Mais à la tombée du jour, son escorte le raccompagna jusqu'à chez-lui et l'enferma de nouveau jusqu'au petit matin. Chaque nuits étaient propices aux visions cauchemardesques le ramenant toujours inexorablement auprès de sa femme qui le réclamait. Il se revoyait lui parler avant de quitter Langehack. Il se revoyait foncer dans le piège qu'elle avait tenté de prévenir. Aveuglé par sa détermination, il s'en était allé, la laissant de nouveau seule, pensant bien évidemment qu'il la reverrait dans les jours qui suivraient les négociations.

Un énième jours de captivité arriva. Un jour comme tous les autres avec son lot de bruits et d'odeurs s'émanant des cuisines juste en bas. Un élément vint pourtant perturber la petite monotonie de sa journée. Les gardes laissèrent entrer un homme à l'allure grave et fatiguée. Un messager de toute évidence. S'il ne le reconnut pas tout de suite à cause du chapeau qui cachait une partie de son visage, il comprit qui était l'individu qui lui faisait face lorsque celui-ci prononça ses premiers mots.
-Votre altesse, il me faut vous faire part d'une grave nouvelle, dit le langecin se nomman Alfred Mont-rançon.
La nouvelle ne pouvait être que désastreuse pour que le colosse berthildois ait autorisé l'un des messagers officiels de Langehack à venir lui parler directement. Il imagina le pire et craignit que l'objet de sa présence ne concerne son épouse.
-Votre épouse... son altesse Méliane... reprit-il en choisissant ses mots.
-Hâte toi donc de parler l'ami, je ne puis deviner seul !
-Votre épouse a accouché, altesse. Deux enfants, un garçon et une fille se nommant Uggo et Hélène.
A l'expression du visage d'Alfred, il comprit que quelque chose n'allait pas.
-Qu'y a-t-il Alfred ? Pourquoi cette vilaine tête ?
Visiblement gêné et un peu perdu, le messager reprit.
-Ils sont morts-nés, messire et reposent désormais dans la crypte du palais.
Ses poings se serrèrent. Son cœur manqua de s'arrêter. Le souffle coupé, il dut s'asseoir pour mieux respirer.
-Méliane... Comment se porte mon épouse ? demanda Oschide, la voix tremblotante.
-Elle est affligée par la perte de ses...de vos enfants, messire. Votre enlèvement l'avait déjà plongé dans le plus profond désarroi et la plus grande inquiétude. Je ne peux hélas vous dire ce qu'elle pense réellement, je n'ai pas été missionné pour cela. Je ne puis également vous parler des dernières entreprises du duché, sinon quoi les hommes devant cette porte intenteront à ma vie, séant. Tout ce qu'il m'est permit de vous dire, altesse, est que ni votre famille, ni vos gens ne vous ont oublié.
Qu'ils l'aient oublié où non ne changea rien à la détresse dans laquelle il se trouvait désormais. L'information avait été trop dure à apprendre, trop cruelle. Il était là, totalement impuissant et incapable de faire plusieurs pas dans une même direction tandis que son épouse avaient du affronter seule l'épisode le plus horrible de toute sa vie.
-Y-a-t-il un message que vous souhaitiez transmettre, altesse ?
-Dites... dites à ma femme que je porte l'entière responsabilité de tout ceci, que Langehack n'aura bientôt plus à souffrir de mon erreur... Dites lui aussi que je ne cesserais jamais de l'aimer.
Le regard du messager s'obscurcit peu à peu pour laisser entrevoir un air songeur.
-Tenez bon altesse ! déclara-t-il avant de déguerpir aussi vite qu'il était arrivé, le laissant ainsi de nouveau complètement seul avec la nouvelle tragique qu'il venait d'apprendre. Toujours assis au fond de son fauteuil, il se laissa sombrer petit à petit jusqu'à avoir l'impression de ne plus jamais pouvoir en ressortir.
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Epilogue [solo]   Jeu 25 Aoû 2016 - 10:01


9e jour, 9e ennéade de Karfias.


Il resta dans son fauteuil un long moment et ne fit rien d'autre que fixer la fenêtre par laquelle on pouvait assister aux dernières lumières du jour. Le spectacle fut saisissant, presque envoûtant. Il sentit les rayons réchauffer sa peau avant de disparaître. Il fut bientôt dans l'obscurité la plus totale après avoir refusé qu'on lui allume les chandelles. Lui qui avait tant résisté pour ne point trop penser, il avait désormais cédé, il était trop tard. Les personnes les plus importantes de sa vie se succédèrent les unes après les autres devant lui. Il les vit apparaître tout près. Vision réelle où hallucinations, il n'aurait sut dire.

Méliane était assise à ses côtés, il pouvait presque sentir sa main sur la sienne dès qu'un courant d'air vint l'effleurer. Il aurait presque pu sentir son souffle tout près de son oreille.
-Je vous aime Méliane, jusqu'au plus profond de mon être, je vous aimerais, chuchota-t-il avant qu'elle ne le quitte subitement.  
Son ami Rhys apparut dos contre le mur et l'observa la mine sérieuse avec ses bras croisés. Il ne lui adressa aucun mot, mais ses yeux en dirent long sur ce qu'il pensait vraiment.
-Pardonne moi mon ami.
Angelina apparut ensuite non loin de la fenêtre. Elle lui sourit comme elle savait si bien le faire. Il eut envie de se lever et d'aller la serrer dans ses bras mais l'ombre disparut aussitôt. Ce fut au tour de Castielle d'apparaître non loin de lui sur le rebord du lit. Elle tenait dans ses bras un enfant, son fils. Celui dont Méliane lui avait révélé l'existence avant qu'il ne parte. Le visage de la semi-elfe se figea lorsque son regard croisa le sien. Il était coupable de l'avoir faite souffrir, coupable de l'avoir abandonné. Il ferma les yeux un bref instant, priant les dieux pour que ce fantôme disparaisse. Lorsqu'il les rouvrit, ce sont ses frères, sœurs et son père qui prirent place tout autour. Leurs visages étaient inquiets. Même Oscario, d'un naturel si enjoué, lui parut fort préoccupé en même temps que le patriarche. Leur présence le réconforta pourtant un bref instant avant que le fantôme de sa mère n'arrive. Son visage fut le plus inquiet d'entre tous et il crut littéralement perdre la raison lorsqu'elle s'approcha juste devant lui. Étaient-ce encore les drogues qui agissaient sur son esprit où venait-il réellement de perdre la raison ? Sa mère lui parut pourtant bien réelle, même si elle ne lui adressa aucun mot. Son regard et sa chaleur suffirent néanmoins à lui redonner un bref sourire. Elle n'avait pas changé. Son visage était le même, si beau et doux, si réconfortant pour finir. Elle lui tendit la main, mais lorsqu'il voulut la prendre, il ne ressentit que le néant.  Il aurait tant aimé que sa plus jeune sœur se trouve à ses côtés pour assister à ce spectacle. Cécylia aurait alors vu sa mère pour la première fois et aurait découvert tout l'amour qu'elle lui portait.
-Est-ce comme cela que tout doit se finir ? demanda-t-il.
-Tu n'as pas à avoir peur mon fils, entendit-il résonner dans la pièce.
-Je suis effrayé.
-Il ne le faut pas.
-J'ai tué mes enfants, tout est de ma faute.  
-Tu as fait ce que tu pensais juste, répondit sa mère d'une voix qui manqua de le faire tressaillir.
-Et j'ai failli mère, puissiez-vous me pardonner vous aussi. Puissiez-vous tous me pardonner un jour.    

A son tour, l'ombre d'Hélène d'Anoszia disparut, le laissant de nouveau dans la pénombre.

-Mère ! cria-t-il. J'ai besoin de vous. Aidez-moi je vous en supplie !

Aucune réponse ne vint et il resta encore tétanisé en cherchant dans tous les recoins de la chambre la présence de sa mère. Les esprits semblaient l'avoir finalement abandonnés.  

Sans savoir s'il avait dormi où non, l'aube se révéla à travers la fenêtre. Ses yeux étaient cernés, son visage tiré et pâle comme un linceul. On devait être à la veille du mariage vue la forte activité provenant de la cour. Il s'aida d'une canne pour se relever et prit le chemin de son bureau. Dessus, il y retrouva plusieurs vélins et autres missives qu'il avait rédigé. Il y apposa sa signature et son seau sur chacun d'entre eux avant de remettre la plume dans son encrier, puis alla se mettre à la fenêtre pour assister au spectacle qui se jouait en bas. Il en fut presque prit de vertige à tel point la hauteur pouvait être impressionnante. Cela ne l'empêcha pourtant pas de poser un premier pied sur le rebord, puis d'en mettre un second.

Il ne fixa plus que l'horizon et le soleil se levant sur la campagne berthildoise. Presque aveuglé, il ferma les yeux et attendit de sentir le vent sur sa peau. Cela le fit frémir jusqu'à ce qu'un long frisson le parcoure de la tête aux pieds. Trop tard pour reculer, il implora Néera qu'elle lui pardonne pour toutes ses fautes, qu'elle lui pardonne de ne plus avoir eu foi en elle. Au final, il n'avait été qu'un fils égaré.

Il s'était perdu en chemin et sentit les larmes ruisseler le long de ses joues.

Dans l'autre monde, ses enfants avaient besoin de leur père. Lui qui avait fauté tout le long de sa vie, les retrouver serait son ultime rédemption.

Il leva son pied et le mit dans le vide.

Son corps bascula.

L'instant d'après disparut l'aîné des dragons du sud.

L'instant d'après mourut le duc de Langehack.
hrp:
 
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Oschide d'Anoszia
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MessageSujet: Re: Epilogue [solo]   Ven 26 Aoû 2016 - 9:11


Une enveloppe non scellée fut retrouvée sur le bureau. On y retrouva l'écriture du duc. Son testament pouvait être à la vue de tous.

 Moi, Oschide d'Anoszia, fils d'Arichis d'Anoszia et d'Hélène de Hautval d'Anoszia, aîné des dragons de Velmonè, duc de Langehack et époux de Méliane de Lancrais.

Je certifie sur l'honneur avoir écrit ce testament de ma main et m'adresser à mes légataires.

Vous trouverez sur ce bureau des missives s'adressant à ceux qui me sont proches en les personnes de mon épouse Méliane de Lancrais, Angelina de Solaria, Rhys de Blanval, Enrico de Montecale, Castielle de Sombrerue, ainsi que son fils Torrence et  mes sœurs Cécylia d'Anoszia et Azénor d'Anoszia. Je désire que leur soit transmit ces missives pour respecter mes dernières volontés.

Je souhaite que mon corps repose en la crypte de Langehack auprès de mon fils Uggo d'Anoszia de Lancrais et de ma fille, Hélène d'Anoszia de Lancrais.

Je reconnais le dit Torrance, fils de Castielle de Sombrerue, comme étant mon fils de sang et souhaite lui léguer toutes mes armes et armures ainsi que la quasi totalité de mes possessions pécuniaires qu'il pourra bénéficier une fois atteint l'âge de raison. Il pourra, à son choix, prendre mon nom.

A chacune de mes sœurs, je lègue une des perles que j'ai reçu du collier de notre mère Hélène d'Anoszia.

A mon frère, Sisyphe d'Anoszia, je lègue les trois étalons eraçiens qui reposent dans les écuries de Langehack. Puisse-t-il réussir à mieux les dompter que je n'ai réussi à le faire.

A Angelina de Solaria, je lègue le manteau de gueule et de sable au dragon d'or que je portais le jour de notre première rencontre.

A mon épouse, Méliane de Lancrais, je lui transmets mon bien le plus précieux que vous retrouverez à mon doigt. Je lègue aussi mes écrits et mes mémoires qui sauront trouver une juste place en la bibliothèque de Langehack.    

Je vous salue et prierai les dieux afin qu'ils vous préservent.

Avec toute mon affection.

Oschide d'Anoszia
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