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 [Humaine] Tao. [Terminé]

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Tao
Humain
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MessageSujet: [Humaine] Tao. [Terminé]   Jeu 1 Sep 2016 - 18:45

Kheeriin Volvyes.

Présentation

Les « Kheeriin Volvyes », que les érudits qui ont tenté de se mêler à eux traduisent par « Loups des Steppes », sont un peuple semi-nomade pacifique, vivant dans une quasi autarcie. Les teintes de peaux variant d'un mât foncé au hâlé le plus clair, des chevelures marrons à noires, on remarque chez eux de légères différences avec les autres Zurthans, notamment des traits plus fins et chez les femmes des yeux imperceptiblement épatés. Ces hommes et ces femmes ne se soucient pas des guerres ni de la politique qui a cours dans les endroits où ils vivent. Ce peuple ne construit rien de durable, ils vivent dans des habitations de toiles à l'armature de bois, de larges tentes qui peuvent accueillir une famille; ces tentes sont par ailleurs appelées « baishin zurag ».


Outre leur tendance à ne vivre qu'entre eux, cette tribu parle un dialecte difficilement compréhensible, mais plutôt agréable à l'écoute, de part l'harmonie vocalique qu'il impose. La langue est ainsi une barrière supplémentaire, qui rend les relations bien compliquées, puisqu'au sein du village aucune autre langue n'est autorisée. Fort heureusement, les hommes et femmes de ce peuple apprennent à parler d'autres langages plus communs, dans un but mercantile et permettant le troc, véritable nécessité à la survie de la tribu.

Leur société est divisée en castes, car chaque individu à un rôle à jouer au sein du clan, et ce rôle est déterminé dès la naissance par ce qui s'apparente à un chaman. Loin d'avoir des pouvoirs magiques, ces anciens sont plutôt une sorte de « gardiens des traditions ». Ils sont respectés par tous les membres de la tribu et sont très écoutés, car leur sagesse n'a aucune égale dans leur culture.

Ce peuple ne maîtrise pas l'art de la forge, ou très peu, seuls quelques chasseurs sont capables de réaliser des fers à chevaux, des clous ou toutes autres petites pièces de métal servant à la confection d'armures de cuir. En revanche, ce peuple connait bien l'art du tannage, et ils ont fait du cuir le matériau principal de leurs armures les plus robustes. Leurs armes d'acier sont des héritages familiaux ou des achats réalisés par la caste marchande.

Un point important à soulever, c'est la philosophie et les croyances. Toute la culture et le mode de vie de cette tribu tourne autour. De même, les habitants sont presque tous initiés au « Tentsel Temtsekh », un art martial propre à leur culture, mais à différents degrés. En effet, le paysan pratiquera une gymnastique lente et contemplative, tandis que le chasseur aura une approche plus approfondie de cette boxe. Mais aucun des habitants n'a la maîtrise de cet art du combat, qui se veut défensif même dans ses techniques les plus agressives, qu'en ont les « tentsel tsereg», les moines de la case religieuse. Ces dernières sont l'ultime défense de ce peuple pacifiste, et ne combattent qu'en cas d'extrême nécessité.

Et pour terminer, il faut noter que cette tribu, de par sa passivité et sa philosophie pacifiste n'est pas rejetée ni crainte, au contraire, les échanges mercantiles qui découlent de leur présence dans une région sont généralement appréciés des habitants des villages et des petits commerçants. Il est à noter aussi que cette tribu passe le printemps et une partie de l'été près de l'Oliya, au Nord de l'Ithri'Vaan, non loin des frontières du royaume de Naelis (zone bleue), pour le reste de l'année ces gens migrent vers le sud-est, pour aller s'installer dans le Nord Ouest du désert Zurthan (zone rouge).




Histoire

                                                                                                                                                                                                       
7ème CycleÉvénement(s)
An 45Un peuple au physique atypique se rapproche de la cité nisétienne. Divisés en clans ils sont assez nombreux, et la plus part vivent en dehors de la cité dans le croissant fertile, bien que certains aient choisi de quitter les leurs pour s'y installer durablement.
An 70La boxe de ce peuple se développe quelque peu, par l'intérêt que lui portent certains nisétiens. Leur art de la forge est apprécié dans la bourgeoisie du Royaume, mais produit en quantité minime par moins d'une dizaine de forgerons.
An 120La guerre entre les drows et les nisétiens poussent la plus grande partie de ce peuple à quitter la région, ils migrent vers le Nord du Royaume, en Ithri'Vaan. Seuls une centaine d'entre eux refusent de quitter Nisétis.
8ème CycleÉvénement(s)
An 200Les clans perdent le contact entre eux, migrants chacun dans des régions différentes d'un Empire sur le déclin.
An 500La région s'assèche toujours plus, les clans commencent à prendre l'habitude de vivre une partie de l'année dans une région plus verdoyante, pour revenir les mois suivant dans des régions chaudes.
9ème CycleÉvénement(s)
An 730Une grande partie des clans vivant dans l'Ithri'Vaan sont décimés par les armées drows, dans leur volonté d'isoler la cité impériale. Le savoir des forgerons tombe dans l'oubli, ce peuple préférant s'orienter désormais sur des armures plus légères et un mode vie plus nomade encore.
10ème CycleÉvénement(s)
An 300Seuls subsistent une poignée de tribus, disséminées au travers de l'Itrhi'Vaan.
An 600Faute de faire des esclaves de premier choix, et donc considérés comme peu utiles par les drows, certaines tribus sont exterminées.
An 800Avec la destruction de Nisétis, la boxe pratiquée par ce peuple ne devient plus qu'un vague souvenirs, la plus part des écrits la concernant disparaissant avec le reste de la cité. Tout comme le reste de leur savoir par ailleurs.
An 950Le peu de tribus restantes finissent presque toutes par s'éteindre, ou être réduites à néant par les drows.
11ème CycleÉvénement(s)
An 9Il ne reste aujourd'hui qu'une toute dernière tribu de ce peuple, ils sont tout au plus trois cent individus. Il sont pacifistes et une poignée de marchands commerce quelque peu avec les villes et villages avoisinants.



Culture

Linguistique et alphabet.

1. Le « khel chono ».

Ce peuple parle un dialecte, difficile à comprendre et a assimiler pour l'étranger, qu'on appelle « khel chono ». La première difficulté pour commencer, c'est l'ordre même des mots, là où vous diriez "J'ai travaillé à Serramire pendant trois ans", eux diront "Je Serramire trois années pendant avoir travaillé". Autrement dit, la phrase commence bien par un sujet, mais le complément est placé de suite, puis pour terminer le verbe. Et lorsqu'on commence à étudier ce dialecte, cette première approche est pour le moins déroutante.
Seconde difficulté, cette langue est dite "agglutinante", ainsi on appose des suffixes au morphème de base afin de préciser le sens d'un mot.
Troisième difficulté, l'harmonie vocalique. Etant une langue dite "agglutinante", on appose des suffixes aux morphèmes. Et c'est là que l'harmonie vocalique entre en scène, cette règle stipule que des voyelles de classes différentes ne peuvent être retrouvées dans un même mot. Un mot ne peut donc être composé de voyelles antérieures et postérieures car l'apposition des suffixes se fait en fonction de la classe de voyelle retrouvée dans le morphème de base.

2. L'alphabet.

L'alphabet des « Kheeriin Volvyes » est composé de trente six lettres. Contrairement à la pratique de la langue, quelques heures seulement suffisent à apprendre cet alphabet par cœur. Pour ce qui est de déchiffrer des mots et des phrases, cela demande en revanche une étude plus poussée.



Une société divisée en castes.

1. Les chamans.

Jamais plus de trois, ces anciens sont les personnes les plus respectées du village. Ils sont l'incarnation de la sagesse et gardiens des traditions. Ils ont atteint l'âge vénérable, ne participant plus activement à la vie de la société, en revanche ils prennent activement part à son organisation, puisque chaque nouveau né vient au monde en présence d'un chaman, qui récite des prières et décide ensuite de la caste qu'il rejoindra dès qu'il sera en âge de comprendre et de marcher.

2. La caste religieuse.

Elle ne regroupe que des femmes. Dès leur plus jeune âge, on leur apprend à respecter la nature, à vivre en harmonie et on leurs inculque les préceptes de l’Équilibre. On les prépare à être souples et résistantes, ce qui peut paraître cruel aux yeux d'un non initié, puisque ces exercices forcés sont souvent accompagnés de cris et de pleurs; et tout ceci dans le seul but de les préparer à la pratique du « Tentsel Temtsekh », un art martial qui tend à un équilibre entre le corps et l'esprit. C'est aussi ces moines qui seront détentrices de pouvoirs élémentaires, chacune se dirigeant vers l'élément qui lui correspond, et s’entraînant une grande partie de sa vie avec une partenaire qui maîtrise l’élément inverse du sien.
Ces moines guerrières se refusent à toute agression, mais sont aussi l'ultime défense de leur peuple, et elles n'hésiteront pas à user de leurs talents tant physiques que magiques pour repousser les agresseurs.

3. La caste des guérisseurs.

Hommes comme femmes forment cette caste, ils sont les gardiens du savoir de la vie. Ils connaissent les plantes et leurs effets, tout comme ils connaissent le corps et l'esprit. Une blessure n'est, pour eux, jamais que physique, mais aussi un mal intangible. Soigner un blessé se résume donc à soigner et son esprit, et son corps. Ils sont d'ailleurs très doués pour soigner les rhumatismes, les migraines, ou les douleurs permanentes. En effet, un esprit sous pression et stressé sera davantage sujet à certains maux physiques, et ces guérisseurs savent comment les soigner. On pourrait leur prêter des pouvoirs surnaturels et mystiques, mais ce n'est pas le cas.

4. La caste des chasseurs.

L'une des castes les plus importantes, et non pas parce que ce peuple est composé de grands mangeurs de viandes, mais plutôt parce que ce sont eux qui élèvent et dressent les chevaux. Bien évidemment, ils chassent assez d'animaux pour pouvoir subvenir aux besoins de la tribu, et sont connaisseurs des plantes comestibles qui sont servies dans une grande partie des mets culturels.
La seconde fonction de cette caste, outre de subvenir aux besoins nutritifs, est la protection. Bien qu'étant un peuple pacifique et ne cherchant pas querelle à ses voisins, les chasseurs sont aussi de farouches guerriers et des archers adroits capables d'une grande violence lorsqu'il s'agit de protéger les leurs.

5. La caste agricole.

Ceux qui font partie de cette caste sont principalement des éleveurs de chèvres et de vaches, de petits troupeaux de cinq à dix individus. Lorsqu'ils sont dans les contrées bordant le Royaume de Naélis, un petit nombre d'entre eux s’attellent à l'entretient de petits potagers.

6. La caste marchande.

Ils sont ceux qui voyagent dans les villes et villages alentours, troquant et marchandant principalement des plantes et des vivres, ils leur arrivent aussi d'acheter des armes, car leur peuple ne connait pas, ou très peu, l'art de la forge d'armes et d'armures; seuls quelques chasseurs savent forger, mais ce sont souvent des fers à chevaux, des clous ou toutes autres petites pièces de métal, en somme, cela reste très rudimentaire.

7. Les « baragdaj ».

Ils sont ceux qui ne travaillent plus, les « éreintés » ou « baragdaj », majoritairement des anciens. Il arrive pourtant que certains, plus jeunes, en fassent partie, ils souffrent soit de maladies inguérissables, soit ils ont essuyé une lourde blessure incapacitante.



Les fêtes.

1. Le solstice et la migration hivernale.

Dès lors que les jours raccourcissent et que les nuits s'allongent, toute la tribu s’attelle aux préparations de la fête du solstice d'Hiver, qui aura lieu lors de la nuit du passage du mois de Vermios à celui de Karfias. On chante en l'honneur du cycle naturel et perpétuel du Monde, on danse et l'on boit autour d'un grand banquet où chacun peut déguster le « khoni goimon ». Vers le milieu de la nuit, le silence s'abat sur le village pour écouter les chamans, qui auront au préalable ingéré des plantes hallucinogènes, déclamer la Grande Prière célébrant les esprits de la Nature.
Sans perdre de temps, et donc dès le lendemain, la tribu organise les préparatifs pour la migration en direction du nord-ouest qui débutera quatre ennéades plus tard. Le voyage dure entre trois et quatre ennéades.

2. Le solstice et la migration estivale.

Lorsque les jours s'allongent et que les nuits raccourcissent, la fête du solstice d’Été se prépare à être fêtée la nuit durant le passage du mois de Vermios à celui de Karfias. Les chants célèbrent le cycle naturel et perpétuel du Monde, on danse et l'on boit autour d'un grand banquet où toute la tribu est conviée à déguster le « khoni goimon », accompagné de légumes. S'en suit, dans un silence religieux, la Grande Prière, honorant les esprits de la Nature, faite par les chamans après consommation de plantes hallucinogènes.
Dès le lendemain, les hommes et femmes de la tribu commencent à se préparer pour la migration en direction du sud-est qui aura lieu quatre ennéades plus tard. Le voyage dure environ trois ou quatre ennéades.

3. La célébration des esprits.

Plus que les chamans, ce sont les pratiquantes du « Tentsel Temtsekh », qu'on appelle « tentsel tsereg», qui sont à l'honneur. Cette fête n'a lieu qu'au printemps, le dernier jour du mois de Favrius. C'est une célébration très importante où les bienfaits du non-acte et de l’Équilibre sont rappelés. La tribu prie en chœur pour rendre hommages à ces gardiennes de l’Équilibre, dernier rempart protecteur de leur peuple. A cette occasion, un spectacle d'art martial est organisé par ces moines, très apprécié du reste de ce peuple qui s'émerveille devant la dextérité des combattantes et les démonstrations ésotériques.
C'est aussi le seul jour de l'année où ces "religieuses" boivent de l'alcool, la tradition veut que chacune engloutisse un verre d' « arkhi shay » aux environs de minuit.

Ce jour là, les jeunes hommes et femmes de la tribu sont aussi à l'honneur, durant la journée, on organise des compétitions de tir à l'arc, de lutte et des courses de chevaux. Les vainqueurs, qu'ils soient hommes ou femmes, reçoivent des cadeaux de la part des chamans.



La nourriture traditionnelle.

Le « mantuu ».
Petit pain blanc et moelleux, sans croûte, fait à base de farine de blé levée et cuite à la vapeur. C'est un aliment nourrissant qui tient une place importante dans le système culinaire.

Les « khoni goimon ».
Ce sont des pâtes. Des sortes de raviolis fourrées à la viande de chèvre ou de bœuf, aux oignons et au gras. C'est un plat qu'on ne mange que lors des fêtes des solstices, et lors de celle du solstice d’Été, ces ravioles sont accompagnées de légumes.

Le « khailshan yamaany ».
C'est une fondue de viande de chèvre. Ils utilisent la cavité abdominale, désossée, d'une chèvre pour y cuire sa viande.

Le « makh shay ».
Un plat à base de viande cuite dans une sorte de casserole qu'on appelle « khaalttai togoo ». Cet instrument de cuisine fonctionne comme une bouilloire, on y verse du lait qu'on porte à ébullition, puis on ajoute la viande de chèvre, de vache ou de chamelle, et on laisse cuir jusqu'à évaporation quasi totale du lait par un petit orifice au sommet du « khaalttai togoo ».

Le « shay tsai ».
Une des boissons les plus appréciées dans la tribu, le thé. Et contrairement aux thés fruités et sucrés, c'est un thé au lait salé; lait de chèvre, de vache ou de chamelle. On y ajoute très souvent un peu de beurre, ou bien une cuillerée de farine.

L' « aïrak ».
Un alcool de lait de jument fermenté.

L' « arkhi shay ».
Une eau de vie obtenue après distillation de lait de chèvre, de lait de vache ou de lait de jument.



Le tatouage.

Symbole de son appartenance à une caste, le tatouage est très important socialement parlant. Chaque caste arbore des symboles de couleur noire qui lui sont propres. On se tatoue aussi pour montrer la valeur de son travail, ainsi, un guérisseur couvert de tatouages est un homme qui a soigné et sauvé nombre de vies, un chasseur aux bras noircis de symboles est signe qu'il est un véritable professionnel dans son domaine, ...

Voici une liste d'exemples des symboles qu'on retrouve sur les individus des différentes castes :

- La caste des guérisseurs : Plantes, feuilles, herbes, ...
- La caste des chasseurs : Des symboles animaliers comme des pattes de loups, des dents de félins, ... Ainsi que des pointes de flèches, des lames, ...
- La caste agricole : Les symboles liés à la terre, au soleil, aux saisons, ...
- La caste marchande : Des symboles liés aux voyages, comme des cartes, des points cardinaux, des symboles liés à la richesse, ...

Seule exception dans ce domaine : La caste religieuse. Ces femmes sont tatouées de symboles colorés, représentant les cycles naturels, l’Équilibre du Monde ou un élément en particulier.



Les sports traditionnels.

1. La course équestre.

Tout « Kheeriin Volvyes » apprend à monter à cheval dès qu'il est en âge de le faire, même les femmes de la caste religieuse, qui elles en revanche, sont privées des divertissements comme la course.
Pour les autres en revanche, c'est LE sport traditionnel par excellence. C'est pour cette raison que ce peuple fait de très bons cavaliers.
Ces courses sont régulièrement organisées, il suffit de quelques concurrents, et d'un tissu accroché à un bout de bois planté dans le sol à plusieurs centaines de pieds, et la compétition est lancée ! Le premier qui parviendra à décrocher le tissu en passant à toute allure près du piquet est désigné vainqueur.

2. Le tir à l'arc.

Seconde discipline la plus pratiquée après l'équitation, les compétitions de tir à l'arc sont très appréciées, et en particulier par ceux faisant partie de la caste des chasseurs. Des cibles de bois sont déposées, les archers tirent chacun leur tour, celui qui manque est éliminé. Ceux qui ont réussi reculent de vingt pas, et tirent à nouveau, jusqu'à qu'un autre participant manque la cible, et ainsi de suite.

3. La lutte.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce sport n'est pas pratiqué que par des hommes, et certaines femmes, plus souples et agiles, s'en sortent bien mieux. On trace un cercle au sol, celui ou celle qui est poussé au dehors, ou abandonne le combat parce que soumis par une quelconque clé de bras ou de jambes, est déclaré perdant.



La musique.

1. « Khöömei », le chant de l'âme.

De par la tradition, la musique est l'apanage des hommes. Il arrive cependant qu'une femme à la voix particulièrement cristalline soit reconnue, mais c'est excessivement rare. En effet, les chants de ce peuple sont très particuliers, ils sont gutturaux. Le peu d'étrangers qui les ont entendus appellent cela des « brahme ».

Les chasseurs, et aussi défenseurs de la tribu, chantent pour se donner du courage et effrayer leurs ennemis, ce qui de nuit, fonctionne particulièrement bien face à quelques groupes de pillards par exemple.

2. « Morinu toloɣai tai quɣur », l'instrument de musique traditionnel.

Ou « vièle à tête de cheval » en langue commune, est un instrument à cordes et à archet. Il produit, tout comme la brise soufflant dans les prairies ou au creux des dunes, un son chaleureux et sans contrainte. Il est composé d'une caisse de résonance avec une ossature en bois, à laquelle sont rattachées deux cordes faites de poils de cheval et fixées au bout d'un manche, souvent sculpté en tête d'équidé. Le cadre est quant à lui recouvert d'une peau de chèvre.

Les deux cordes sont différenciées. L'une est dite "mâle", et est composée d'un peu plus d'une centaine de poils d'étalon, tandis que l'autre, dite "femelle" est composée d'environ une petite centaine de poils provenant de la queue d'une jument.
Du crin de cheval est enfilé sur l'archet et recouvert d'une résine d'arbre.



Le mariage.

Sans redevance ni dot, l'amour est considéré comme naturel et faisant partie du cycle de la vie, ainsi l'union de deux êtres se fait simplement par leur volonté. Oubliez les grandes cérémonies, seuls les deux amoureux, ou s'ils le souhaitent leurs familles proches, fêtent leur mariage autour d'un repas copieux et délicieux. Un des chamans doit prononcer les prières et avertir les esprits pour officialiser l'union entre deux membres de la tribu. Il est de coutume que les deux nouveaux mariés chevauchent sur un même cheval et fassent le tour du village.



Les rites funéraires.

Tout comme le monde poursuit inexorablement un cycle, comme les saisons par exemple, la mort marque la fin d'un temps et le début d'un nouveau.
Lorsqu'un membre de la tribu décède, tout le village est invité à prier en chœur. La cérémonie est présidée par les chamans, et qui, au terme des prières, brûleront le corps sur un bûcher. La croyance veut que le défunt rejoignent les esprits qui peuplent le monde. Seule exception faite pour cinq des « tentsel tsereg» qui se réincarneront dans la prochaine vie pour poursuivre leur mission de protection.
Ainsi, les quatre maîtresses du « Tentsel Temtsekh » maniant chacune un élément sont censées protéger la tribu depuis des siècles. Ce sont les plus talentueuses dans un élément qui reconnues comme ces fameuses maîtresses. Il en va de même pour la « chono okhin », ou « fille du loup », qui est censée être la plus douée de toutes. Concernant cette dernière, son élément n'est jamais le même, et ce à chaque réincarnation.



Croyances

Les esprits.

1. Cent milles êtres.

Ces hommes et ces femmes considèrent que la Nature est peuplée par les esprits, des forces invisibles pour les mortels, et qui pourtant régissent le monde et veillent à ce que son cycle suive son cours. C'est pourquoi cette tribu porte un grand respect à la nature et aux êtres vivants quels qu'ils soient. Il existe nombre de prières pour les célébrer. Ils n'attendent aucune protection ou signe des esprits, mais on dit que le « Grand Esprit » peut parfois aiguiller l'un ou l'une.

2. « Ikh Süns ».

Il est le protecteur du monde des esprits, l' « Ikh Süns », « Esprit du Loup » ou encore « Grand Esprit », est celui qui guide et protège les autres esprits. Les chamans lui vouent un véritable culte, car il est le plus respecté de tous.
Selon la légende, c'est le « Grand Esprit » qui dicte aux chamans à quelle caste un nouveau né doit appartenir. Il serait aussi celui qui veille sur la « chono okhin », elle serait son héraut, son messager, son moyen d'impacter le monde physique.



L’Équilibre.

Plus qu'une religion, c'est plutôt une philosophie de vie. Aussi, si la majeure partie des membres de la tribu suivent un tronc commun, certaines pratiques et pensées sont inhérentes à une caste particulière, comme Nourrir le corps et Nourrir l'esprit sont des pratiques qu'on ne retrouve quasiment qu'en exclusivité chez les moines guerrières.

1. La voie de la Sagesse.

La recherche de la sagesse est le pilier central de cette philosophie, et elle se base sur l'harmonie. Selon la croyance, la voie de la Nature est l'unique chemin qui conduit à la sagesse, l'esprit doit donc le suivre pour y parvenir. C'est un idéal d'un insouciance et de spontanéité, de refus des rigueurs des règles de vie sociale, de liberté individuelle, et de communication avec les forces naturelles et les esprits. En retournant à l'authenticité primale et naturelle, l'individu se libère des contraintes et son esprit chevauche les nuages au travers des cieux, ne faisant qu'un avec la nature.
C'est la raison pour laquelle ces hommes et ces femmes aiment à vivre en autarcie, sans se soucier des guerres et des politiques qui ont cours ci et là. Ils prônent l'inutilité. Le riche est sujet au vol, le puissant est sujet à la guerre. L'arbre tordu, dont on ne peut pas faire des planches, qui borde le chemin, ne craint pas le bûcheron qui préférera l'arbre droit, apte à faire de belles planches. L'inutilité est donc garante de sérénité et de longue vie.
Il convient donc d'être transparent, vide, sans qualité, d'avoir le moins d'idées préconçues et le moins d'opinions possibles.

2. La plénitude du vide.

Un secret vivant, et non une mécanique vide. « Du plein, le moyen ; du vide, l’effet », c'est une interprétation abstraite qui pourtant trouve une application universelle. La jarre contient d'autant plus qu'elle est creuse; l'être donne des possibilités, c'est par le non-être qu'on les utilise; trente rayons convergent au moyeu, mais c'est le vide médian qui fait marcher le char; vaincre sans combattre.
Cette façon de penser propre à ces hommes et femmes, sont autant de moyens de briser les pensées conventionnelles, de casser le sens des mots. Cela peut aussi être une arme polémique contre les doctrines.
Il existe divers paradoxes de ce genre : C'est en ne sachant pas que l'on sait; la faiblesse est plus forte que la force; la civilisation est décadence; la stupidité est la marque de l'intelligence suprême; ...

3. Le non-acte.

Si on non-agit, la nature et ses cent milles êtres croissent et se multiplient. Suivant cette idée, si on ne les gouverne pas, les hommes s'organiseront naturellement de la meilleure façon possible. Le Grand Esprit décrit dans le Monde la suite des saisons, il assure que la pluie viendra féconder les champs lorsqu'il sera l'heure, que l'hiver durera le temps voulu, de même pour les autres saison, ... L'inaction apparente n'empêche pas l'action effective. Si la continuité saisonnière assure la vie du peuple, c'est parce qu'il y a « résonance » et effet d'entraînement entre le Monde des Esprits et la Nature. Ainsi, une éclipse, une famine ou un quelconque désastre naturel est synonyme de dérèglement des mœurs dans le Monde des Esprit, et comme il y a « résonance », dérèglement il y a dans la Nature.

4. La technique à bannir.

Le paysan n'utilise pas la technique qui facilite son travail, bien que cela puisse lui faire gagner du temps. Il préfère user de ce qu'il a su petitement fabriquer pour travailler la terre. Il se refuse à la technologie et aux techniques imposées par les sociétés, car elles l'éloigneraient de l'idéal naturel.
En somme, on préfère former son corps, qui est naturel, à un travail, plutôt que d'user de technologie pour accomplir un labeur. Pour se faire, on use d'une technique "mystique" :  « l'Homme agit en vidant son cœur, nourrissant le nombril ; il abandonne le vouloir, pour affermir ses os ». En d'autres termes : On vide son esprit, la respiration abdominale nourrit le nombril, cette pratique contribue à la longévité (= « affermir ses os »). On parle ici de l'apprentissage d'une technique de respiration, qui permet de maintenir des efforts réguliers lors de l'accomplissement d'une besogne, et ainsi former son corps à celle-ci, ce qui de fait l'entretient et assure longévité.

5. Nourrir le corps.

Ces préceptes sont inhérents à la caste religieuse. Ils sont un mode de vie qui permettrait aux pratiquantes de forger l'esprit et le corps.

Végétarisme.

Les moines guerrières se privent de chair animale, car la croyance veut que l'esprit en souffre. En effet, tout être possède un « souffle » ou « khiig », cela représente l'attachement de l'esprit au corps. Ainsi, dévorer la chair c'est dévorer une partie de l'esprit d'une créature. Voilà pourquoi elles jugent que manger de la viande fait souffrir leur esprit.

Respiration.

Les pratiquantes du « Tentsel Temtsekh » ont affiné les techniques respiratoires à un degré qu'on retrouve difficilement ailleurs. En effet, la circulation du souffle dans l'organisme et la possibilité d'en régler le cours par une technique respiratoire et physiologique, leur permet d'atteindre une prise de contrôle sur leur corps qui est très difficilement égalée.
Ces moines guerrières cherchent, dans leurs entraînements à retenir le souffle le plus longtemps possible, et cette apnée leur apporte aussi des effets psychotropes. Le « souffle », ou « khiig », est considéré comme la substance de tout corps, suivant un chemin sinueux reliant divers points vitaux. En respirant on régénère ainsi sa matière, avec un accompagnement mental de la sensation du « khiig » dans une anatomie sentie, c'est la circulation du « souffle ».
La méditation est un moyen d'apprendre à ressentir le « khiig » qui parcourt son corps, d'apprendre à le réguler et le contrôler. Il n'est donc par rare de voir une pratiquante méditer quelques heures voire un jour et une nuit entière.

Le travail du souffle.

Dans cette gymnastique, chaque mouvement est accompagné d'instruction sur la respiration, visant à assouplir le corps pour aider la pensée à faire circuler les énergies, qu'elle soient alimentaires, respiratoires ou sexuelles.
Les femmes qui forment la caste religieuse voient par ce biais un moyen d'apporter le mouvement à l'ascèse, et l'ascèse au mouvement. Cette inspiration se poursuit dans la pratique du « Tentsel Temtsekh », l'art martial.

Sexualité.

La sexualité n'est pas réprimée au sein de la caste religieuse, au contraire, elle est sacralisée, puisque symbolisant le principe vital, et son renouvellement. Pratiquer la sexualité participe à l'idéal naturel, mais peut aussi être une façon d'améliorer la vie quotidienne pour prolonger son passage dans le monde vivant. Il est à noter cependant que les techniques respiratoires sont appliquées à l'acte sexuel. Et, sauf si la moine désire enfanter, elle prie son partenaire de converser son essence (coitus interruptus).
Cependant, comme en toute chose, la modération est conseillée.

Médecine.

Cette philosophie influe beaucoup sur la médecine pratiquée, comme en témoignent les méthodes utilisées par les guérisseurs et guérisseuses de la tribu. On retrouve évidemment une médecine à base plantes, mais aussi une médecine plus mystique qui consiste en la stimulation des certains points du corps grâce à des massages ou des aiguilles, permettant de libérer les passages du « souffle », ou « khiig », et ainsi soigner certains maux.

6. Nourrir l'esprit.

La Morale.

Cela prend une place très importante dans la culture de ce peuple. Celui ou celle qui n'accomplit pas d'acte de vertu n'atteindra jamais la sagesse. Le guerrier blessé, quand bien même il soit étranger et d'un autre peuple, doit être soigné comme son propre enfant; le repas doit être partagé avec l'affamé, quant bien même il vous est inconnu; le roué de coup doit être défendu, même si on ne le connait pas.
Selon la croyance, les personnes vertueuses sont très bien accueillies par les esprits après leur trépas.

Le Grand Esprit.

Cette philosophie est une quête individuelle, et il est dit que le « Grand Esprit » guide ceux qui sont sur la voie et oriente ceux qui se sont fourvoyés. Les plus ferventes pratiquantes, que sont les moines guerrières les plus talentueuses de la caste religieuse, se voient donner le privilège de la réincarnation par le « Grand Esprit ».

Exorcisme.

Les chamans et les moines guerrières sont, dans leur culture, censés être un pivot entre le monde des esprits et celui des vivants. Les anciens annoncent, tandis que les moines combattent.
En effet, si un mal sévit, elles sont l'ultime rempart protecteur de leur peuple, et repoussent les êtres habités par des esprits mauvais. Et est considérée une personne habitée par un esprit mauvais tout individu agressif voulant attenter à la vie d'autrui.



Les « Kheeriin Volvyes » en chiffres.

Je donne un ordre d'idée approximatif des effectifs, de manière à s'imager de la chose plus simplement.

Peuple

Chamans : 3 individus
Caste religieuse : 25 individus.
Caste des guérisseurs : 20 individus.
Caste des chasseurs : 80 individus.
Caste agricole : 75 individus.
Caste marchande : 40 individus.
Les « éreintés » ou « baragdaj » : 60 individus.

Possessions animales

Chèvres : 120 individus.
Vaches : 20 individus.
Chevaux : 60 individus.









Équilibre.


Nom/Prénom : Tao, simplement Tao.
Âge/Date de naissance : 29 ans, elle est née au printemps de l'an 981 du 10ème cycle.
Sexe : Féminin
Race : Humaine
Faction : Aucune, peuple libre donc ?
Particularité : Elle est tatouée de symboles colorés sur le côté droit du corps, cuisse, ventre et épaule.


Alignement : Neutre Strict.
Métier : Moine, « chono okhin ».
Classe d'arme : Corps à corps / Magie élémentaire.


Équipement :
Tao se vêt simplement, suivant les préceptes de sa philosophie. Des bandes de tissus solidement harnachées couvre sa poitrine, d'autres couvrent son épaule gauche, enveloppant son bras aussi, et descendent le long de ses côtes pour venir se nouer autour de sa taille, puis finir, toujours sur le coté gauche, dans un large drapé coloré. Sa ceinture est elle aussi un épais drapé noué fermement autour de ses hanches. Ses cheveux sont coiffés en une queue de cheval haute à l'aide d'un assortissement de bandes de tissus verts clairs et verts foncés, de fils de perles rouges et de plumes blanches.
Ses gants sont des bandages de tissus colorés et longs enroulés autour de ses mains et de ses poignets, laissant ses doigts découverts. Il en va de même pour ses pieds, enrubannés de bandages, laissant le bout des pieds, les orteils et talons apparents.
Elle ne possède ni arme, ni armure digne de ce nom, car cela va à l'encontre des préceptes qu'elle a appris. Sa plus précieuse possession est un bâton de bois, souple et long, qui l'aide grandement lors de ses voyages.
Outre ceci, elle possède un sac de cuir, qui ressemble plus à un baluchon qu'autre chose, dans lequel elle fourre sa bourse, comme ses vivres.


Description physique :
Tao bâtit son corps depuis toujours, formée dès ses cinq ans à un art ancestral réservé aux religieuses de sa tribu. Son corps n'est fait que de longs muscles fins et solides, sans pour autant être dotée d'une force incommensurable, elle a appris à conjuguer vitesse et précision pour réaliser des frappes dévastatrices. La martialiste, au teint légèrement hâlé, ne mesure qu'un mètre soixante trois, mais elle est pourtant aussi résistante qu'endurante, capable de s'exercer des heures durant, ou de battre la campagne sur de longues distances.
Sa longue chevelure brun clair encadre son visage avenant, et est relevée à l'arrière, coiffée en une queue de cheval haute, à l'aide d'un bandeau de tissu, ornementé de perles et de plumes. Ses yeux sont très légèrement épatés et d'un marron clair saisissant.
Elle a quelques cicatrices ci et là sur le corps, mais ce n'est rien comparé à ses mains caleuses et ses phalanges abîmées. Tout comme ses pieds d'ailleurs, particulièrement ses orteils et ses talons qui sont devenus le royaume de la corne, étant donné qu'elle ne met jamais de chaussures.


Description mentale :
Toute son éducation s'est construite autour d'un seul idéal : l’Équilibre. Tout comme l'eau et le feu, la terre et l'air sont contraires, et que l'un ne puisse exister sans l'autre, il n'y a de Bien sans y avoir de Mal, il n'y a de Lois sans y avoir de Chaos. C'est la raison qui pousse les gens de cette tribu à prôner l'Harmonie du non-acte et l’Équilibre, et tout comme ses pairs, voire même plus au vu de sa formation, Tao est d'un équilibre sans faille. Bien que beaucoup qualifieraient ceci de "religion", pour elle, comme pour son peuple, c'est plus une philosophie de vie.
Loin d'être une bonne vivante, Tao est une ascète. Elle n'abuse ni de la bonne chair, ni des plaisirs de la vie. La privation, loin de l'idée de macérer son corps, tend plutôt à le purger de tout ce qui peut être poison, maléfice ou germe de mort. La privation ne mortifie pas, au contraire, elle vivifie.
Non-violente par culture et par choix, Tao sait en revanche se défendre. Elle ne portera, en effet, pas la main sur qui que ce soit, mais elle ne se laissera pas faire si son intégrité physique est en jeu. Bien sûr, elle tentera en premier lieu, et si cela est possible, de régler un différend par le dialogue, le cas échéant, elle usera de la force, sans pour autant aller jusqu'à tuer.


Capacités magiques :
La encore, l'idéal de l’Équilibre est un pilier fondamental. L'apprentissage de la magie est un exercice de l'esprit, et il est inconcevable pour ce peuple de dissocier le corps et l'esprit. L'apprentissage de l'Art est donc intrinsèquement lié, pour les moines, à l'entrainement physique. Au fil des générations, ils ont appris à utiliser la magie au travers de rituels combatifs, les enchaînements et katas qu'il répètent sans cesse depuis leur plus tendre enfance sont autant de rituels qui permettent d’insuffler, par l'esprit, une force ésotérique à leurs coups. Ils appellent cela le « Tentsel Temtsekh », qui allie selon eux la culture du corps et du « souffle », ou « khiig », et pour les « tentsel tsereg» la formation de l'esprit aux forces naturelles et ésotériques.
La magie qu'elles pratiquent est exclusivement élémentaire, une magie qu'elles jugent naturelle et saine. Et comme chaque moine se dirige vers l'élément qui lui convient, Tao n'est centrée que sur la magie liée à l'élément de l'air. Ce qui lui permet de ne pas blesser ses adversaires outre mesure, ainsi de lui permettre de surpasser certaines limites physiques. Elle maîtrise conjointement la foudre, toute proportion gardée, puisqu'elle ne l'utilise que dans une seule technique : Un enchaînement se terminant par une frappe de la paume, chargée électricité. Autrement dit, une attaque paralysante et incapacitante, parfaite pour mettre fin à un combat sans en arriver aux pires extrémités. Ainsi, elle est passée maître dans l'art de combattre sans blesser, usant de forces ésotériques pour repousser des ennemis en réalisant des enchaînements avec vélocité. Evidemment, l'utilisation de la magie n'est pas sans conséquence sur le corps et représente un coup supplémentaire en énergie, qui plus est, il est sage de savoir proportionner ses réponses, ainsi elle ne l'utilise qu'en cas de nécessité.
Son talent à la pratique du « Tentsel Temtsekh » et sa perception innée des forces naturelles et ésotériques ont amenés les autres moines, arcanistes comme maîtres, à la considérer comme la « chono okhin », car selon leur croyance, la plus douée d'entre elle, n'est autre que la réincarnation de la « fille du loup », le héraut du « Grand Esprit ».


Histoire :

Tout commença dans une contrée du centre du monde connu qu'était Miradelphia, dans une tente, éloignée des festivités et des banquets de la fête qui célébrait les esprits. Un des trois chaman avait dû quitter son office pour honorer de sa présence la venue d'un nouveau né. Entourée de son mari et de sa mère, une jeune femme du clan suait et souffrait en cette nuit si symbolique, et c'est après bien des heures de travail, qu'au petit matin, une nouvelle enfant était née. Le chaman lui prédit un grand avenir dans la caste religieuse, car pour lui, il ne faisait aucun doute qu'une naissance en ce jour sacré était un signe, voire une volonté, de l' « Ikh Süns », l' « Esprit du Loup » ou encore « Grand Esprit ».
Son avenir tout tracé, son rôle définit, la famille de la petite Tao s'en était vue très honorée, car les nouvelles nées qui rejoignent la caste religieuse sont peu nombreuses et cela n'arrive que rarement.

S'en suivirent les premières années de la vie de cette petite, et dès ses quatre ans, elle dû subir des exercices forcés quotidiens visant à assouplir ses membres, ce qui ne se faisait pas sans douleur, ni cris, ni pleurs. Âgée d'à peine cinq ans, l'initiation au « Tentsel Temtsekh » commença, mêlant la gymnastique lente et l'apprentissage du contrôle du « souffle », ou « khiig », à des exercices plus physiques, comme les bases du combats. Apprenant ainsi très tôt les chorégraphies basiques de cet art qui est propre à son peuple, son corps et son esprit seraient déjà formés pour apprendre cet art au fil des années.
Tout au long de sa vie, elle ne mangerait aucune viande, suivant un régime scrupuleux qu'on qualifie de végétarisme, comme l'avaient expliqué rigoureusement les chamans aux parents de la fillette. Elle n'eut pas non plus le plaisir et l'insouciance de jouer avec les autres enfants du villages, ni de participer à une quelconque compétition sportive. Ceci était interdit aux moines guerrières, les « tentsel tsereg», qui elles devaient se concentrer sur la pratique de leur art en premier lieu.
Bien évidemment, et comme tout « Kheeriin Volvyes », Tao dû apprendre à monter à cheval, et chacun des entraînements d'équitation ont toujours été une chose qu'elle a beaucoup apprécié, se sentant libre comme le vent, à chaque fois, c'était comme si elle s'oubliait, pour ne faire qu'un avec l'air qui lui balayait le visage et soufflait dans ses cheveux, et c'est donc tout naturellement qu'au cours de sa formations au « Tentsel Temtsekh » qu'elle se dirigea très tôt vers l'élément de l'air.

Elle attira rapidement l'attention de ses sœurs de caste, bien que déjà très jeune, Tao possédait une stupéfiante compréhension des subtilités ésotériques, une perception innée de la la magie, même au niveau conceptuel. Avec les entraînements quotidiens, et les méditations régulières, elle progressait rapidement dans la technique purement physique, et la partie ésotérique suivait le mouvement avec une impressionnante fluidité, dépassant même le niveau de certaines « tentsel tsereg» pourtant plus âgées qu'elle. La martialiste fut, en une dizaine d'années, reconnue par ses pairs comme la « chono okhin », messagère du « Grand Esprit », héraut de l' « Ikh Süns ». Ainsi, les plus expérimentées des moines redoublèrent d'effort pour la former, durcissant les entraînements, accentuant les privations et lui imposant parfois le jeune durant deux ou trois jours, sans pour autant stopper les entraînements.
A coté de ceci, elle appris aussi à compter, lire et écrire d'une part le « khel chono », dialecte propre à ce peuple, ainsi qu'une langue plus commune usitée par les hommes.

Contrairement aux autres « tentsel tsereg» qui forment généralement un duo d'entraînement pour plusieurs années, chacune des adversaires maniant l'élément opposé de l'autre, Tao, en tant que « chono okhin » s’entraîna tout le long de sa formation avec les quatre maîtresses du « Tentsel Temtsekh », plus âgées qu'elle, Narantsetseg, Odval, Alagh et Kushi, maniant respectivement la Terre, l'Eau, le Feu et l'Air.

Cependant, il allait être un phénomène qui allait changer beaucoup de chose pour ce peuple. Des éclipses, ils en avaient vues, des famines ils en avaient connues et des inondations aux abords de l'Oliya aussi, de même que pour les feux de forêt. Mais ils n'étaient pas du tout préparés à ce qui s'est produit ce jour là, le jour du Voile. Une éclipse qui dura longuement, qui paru s'éterniser, les chamans avaient prié en vain, pensant que le cycle de la Nature étaient en train de s'arrêter, ce qui aurait signé la fin de toute vie, ainsi que la fin du monde des esprits.
Ce jour, jamais ils ne l'oublieront, des hommes et des femmes en étaient venus aux mains, animées d'une folie vengeresse, le bétail était lui aussi devenu fou, impossible à contrôler. Ceux qui n'avaient pas été atteint par le phénomène s'étaient réfugiés au centre du village, et les « tentsel tsereg» avaient dû combattre et repousser les leurs, et il y eut des morts cette nuit là, trop de morts.
A phénomène exceptionnel, mesures exceptionnelles, dès le lendemain, les chamans durent organiser un grand bûcher pour brûler les corps de ceux qui avaient perdu l'esprit, comme de ceux qui avaient été tué ou massacré en tentant de fuir. Le peuple avait pleuré et prié longuement pour que tous leurs défunts, sans exception, puissent passer de l'autre côté et rejoindre le Monde des Esprits.
Selon leurs croyances, les érudits étaient tous arrivés à la même conclusion, un mal sévissait dans le monde physique, impactant celui des esprits, ce qui avait provoqué ce désastre. Et quel désastre ! Pour que le monde en ait été autant impacté, il devait s'agir d'un très grand mal. Au terme de plusieurs années, ils prirent la décision d'envoyer, pour la première fois dans toute leur histoire, les quatre maîtresses ainsi que la « chono okhin » hors du village, en quête de ce Mal de tous les maux, Grand Mal comme ils l'appelèrent.

C'est au terme de vingt quatre années de formations intenses et quotidiennes, que Tao et ses quatre sœurs de caste prirent le chemin de l'inconnu. Deux partirent au Sud, les maîtresses de l'Eau et de la Terre, en direction des Terres Stériles, deux autres voyageraient vers les contrées du Nord, les maîtresses du Feu et de l'Air, tandis que la « chono okhin » filerait en direction de l'Ouest, vers la côte. Les chamans étaient convaincus que la « fille du Loup » serait guidée par ce dernier, et qu'elle trouverait seule sa propre voie.

C'est ainsi que ses pas la conduire à Thaar, ville marchande et pas toujours fréquentée par les meilleures personnes de ce monde, mais c'est comme cela que débuterait sa quête, sa tâche qu'était de débusquer ce Grand Mal, et de rétablir la paix du cycle naturel. Alors qu'elle apercevait la ville portuaire se dessiner devant elle, ainsi quelques marchands et voyageurs près de l'entrée, dont certain l'observaient avec curiosité, Tao mit le pied, pour la première fois de sa vie, dans une véritable cité, régie par des lois et des codes sociaux et culturels différents des siens. Elle avait une légère appréhension, mais d'un autre côté, une soif de découverte qu'elle avait du mal à réprimer. Tout attirait son regard, les maisons, les habitants et leurs tenues, les étals des marchands, des animaux qu'elle n'avait encore jamais vus, ... C'était un monde nouveau qui s'offrait à elle.

HRPComment trouves-tu le forum ? : Toujours aussi cool ! o/
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Halyalindë Yasairava
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Personnage
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Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: [Humaine] Tao. [Terminé]   Mer 8 Fév 2017 - 14:07

Go cher saltimbranque Wink

Code:
[Métier] : moine

[Sexe] : féminin

[Classe d'arme] : corps à corps (& magie élémentaire)

[Alignement] : neutre stricte

_________________
couleur: #9999ff
Mériale de Beaurivages - Dame Louve - Maîtresse des forges

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MdO2017:
 
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[Humaine] Tao. [Terminé]
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