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 Rendez-moi le futur | Festivités [2ème jour]

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Godfroy de Saint-Aimé
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MessageSujet: Rendez-moi le futur | Festivités [2ème jour]   Dim 4 Sep 2016 - 23:20

L'impression du marquis se levant imposa le silence dans la salle. Il prit cependant quelques instants à se faire, secondes respectueuses que le colosse observa, attendant que les regards se tournent vers lui.

« Je suis heureux de voir autant de visages ce soir. Je suis heureux de constater...que vous tous ici présents, témoins des événements d'hier, n'avez point renoncé à votre présence ce soir, ni demain. A ma demande, vous êtes restés, pour nous accompagner, non pas dans la douleur du deuil, mais dans la célébration de la victoire.

Je sais que j'aurais dû dévoiler plus tôt le suicide du duc de Langehack. Si vous l'ignorez, son épouse a perdu ses enfants, et la nouvelle a été trop cuisante pour qu'Oschide d'Anoszia ne puisse vivre avec. Je ne voulais pas assombrir ces festivités, mais par respect pour l'ancienne fiancée de mon fils, je lui ai dévoilé la vérité. Je suppose, qu'à l'instar de son frère, la vérité était trop lourde. »
Le marquis marqua une pause. « Je sens bien cette image. Je fais un bien piètre hôte, n'est-ce pas ? Deux captifs, deux morts. Mais n'ayez crainte, mes seigneurs. Vous ne portez pas le nom d'Anoszia, aussi, vous n'avez rien à craindre. » Certains seigneurs autour des tables se mirent à rire, saluant la légère note d'humour. « Mais si certains veulent prendre leur envol, je suis sûr que le duc a laissé un mode d'emploi. » Cette fois, tous les vassaux du Berthildois se mirent à rire, certains plus désabusés que d'autres.

« J'ai aujourd'hui l'honneur de recevoir le Chancelier. Oui, le Chancelier Cléophas d'Angleroy. Et je suis honoré de le recevoir. Vous êtes au courant : l'ancien Argentier, Arichis d'Anoszia, a voulu intenter à sa vie, à son poste. Je sais que certains ici auraient voulu qu'il réussisse, ne mentez pas, mais...Tout de même. Je n'ai pas pris la parole pour imaginer s'il avait réussi. J'ai pris la parole pour imaginer ce qui peut arriver, parce qu'il a échoué. Et aujourd'hui, je vous annonce que le Chancelier et moi avons conclus un accord. Ce dernier m'a reconnu officiellement marquis légitime et de plein droit, suzerain de mes terres, et tenant de tous mes titres. » L'annonce eut l'effet d'un coup de tonnerre, les seigneurs frappant les tables de leurs choppes, criant, à grands renforts de hourras. « Mais vous...SILENCE ! Vous vous dites, pourquoi ? Pourquoi le ferait-il ? Parce que nous pensons tous deux qu'à présent, il ne s'agit plus de savoir si l'Enfant au Sud est Bohémond. Il ne s'agit plus de savoir qui a tord et qui a raison. Il s'agit de nous poser la question de : jusqu'où irions-nous pour le Royaume ? Et aujourd'hui, j'ai, nous, avons une réponse. »

« Nous avons convenu, que nous proposerions la tenue d'un Conclave, où, autour d'une table, tous les conviés pourraient désigner l'investiture d'un individu, qui serait à la tête du Conseil du Royaume. Et ce Conseil serait composé des ducs et marquis de notre Royaume, qui, alors, avec à sa tête non seulement l'Enfant du Sud, mais également l'individu choisi, assisté de son Conseil, parviendrait à réunir la Péninsule sous une seule égide. »
Beaucoup de seigneurs se regardèrent, méfiants, surpris. « Vous êtes vous jamais dis, un matin, et répondez-vous à vous mêmes avec la même franchise dont je fais preuve : n'en avons-nous pas assez faits ? L'Anoszia n'a-t-il pas payé les frais des erreurs que laisse la seule présence d'un Enfant possible ? N'ai-je pas prouvé que je n'agissais que pour ce royaume, et pas pour mon pouvoir ? Et pourtant, malgré tout cela, où sommes-nous ? Je suis au même point qu'il y a un mois, et mon ennemi, lui, est seul les Cinq savent où. »

« Et parce qu'à présent, il ne s'agit plus de lutte d'influence ; parce qu'à présent, il ne s'agit plus d'un Enfant, mais bien de savoir qui l'entourera - à présent, je suis sûr qu'aucune terre, ou aucune personne mal intentionnée, ne dominera une autre. A présent, je sais qu'il n'est plus question d'hommages, d'alliances ou de qui remportera cette partie. Est-ce que je suis satisfait de la chute de mon ennemi ? Oui, je le suis, parce qu'il ne s'agissait pas seulement de mon ennemi, il s'agissait de l'ennemi de tout le Royaume, il s'agissait de l'ennemi de la paix et de l'unité, car on souhaitait imposer une réalité qui n'était pas la nôtre, qui n'était pas la mienne, ou la vôtre. Mes seigneurs...Il ne s'agit désormais plus de blâmer qui que ce soit pour ses croyances ou ses allégeances. Maintenant, il est question de savoir jusqu'où irions-nous pour notre Royaume. »
La conclusion, tout à fait au goût des vassaux du marquis, eut l'effet d'un ouragan, tables et assiettes secouées par les poings et les pieds, les cris et les hourras des seigneurs. Aucun d'entre eux ne se résoudrait à croire que l'Enfant du Sud était Bohémond - mais tous accepteraient l'idée, que sous la direction de leur marquis, la bannière de Sainte Berthilde ait rendez-vous avec la gouvernance du Royaume.


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Nakor
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MessageSujet: Re: Rendez-moi le futur | Festivités [2ème jour]   Mar 6 Sep 2016 - 20:38

Nakor avait finalement décidé de rester. Il semblait que c'était ici, en Sainte Berthilde, qu'allait se passer des choses importantes pour la suite des événements en Péninsule. Il retourna donc, lorsque le moment fut venu, au palais. On le laissa bien sur entrer et les gens s'installèrent doucement, toutes celles et ceux qui avaient osé revenir, qui avait accepté de rester encore un peu. Soit pour soutenir la famille de Saint-Aimé, soit pour voir comment le jeune presque marié allait, soit encore pour simplement profiter des largesses de cette cours en fête. Le deuil n'apparaissait pas dans la salle et quand le puissant et fier seigneur des lieux se leva, c'est toute la salle qui se tut. Nakor était évidemment attentif, mais malgré les propos du grand Godfroy, le magicien ne pouvait décrocher son regard d'un homme dans la pièce. Un homme qu'il n'avait pas vu depuis une si longue succession d'évènement que c'était difficile de croire qu'ils se retrouvaient tous les deux ici, après tout cela. Cléophas d'Angleroy dit le Chancelier. Un regard qui n'était ni froid, ni chaud, ni menaçant, ni enjoué. Un regard d'une neutralité troublante. Mais ce n'est pas parce qu'il paraissait non concentré qu'il ne l'était pas. Il écouta avec une grande attention chacun des mots du seigneur des lieux. Il martela de nombreuses nouvelles et le Magister se dit qu'il avait véritablement bien fait de rester ici un jour ou deux de plus. Sainte Berthilde connaissait une ascension notable et Godfroy avait les idées claires, fixées droit vers l'avenir. Les invités firent savoir à quel point ils étaient en accord avec leur maître et la fête pu battre son plein. Nakor leva son verre avant de porter le doux vin à sa gorge.

"La Péninsule! Une infinité de surprises et d'événements fort ... en tout temps!"

Il glissa un clin d'oeil à une vieille grosse dame assise à côté de lui et explosa d'un grand rire tonitruant au beau milieu des vivats. Cela passa donc inaperçu excepté pour la vieille grosse dame qui en fut totalement offusquée! Quand les langues se délièrent et que la fête battit enfin son plein, Nakor prit la peine de se lever et alla trouver Cléophas d'Angleroy. En effet, que ce soit Godfroy ou le jeune Louis, ils étaient pour le moment inaccessibles et très entourés. Mais le Chancelier non, il ne le laisserait pas filer comme ça ou se faire voler son tour. Quand il fut à son côté, il bu une nouvelle gorgée de son verre en le levant face à son interlocuteur et ajouta

"C'est tellement étrange, ne trouvez vous pas Cléophas ... vous éveillez en moi deux sentiments radicalement opposés. J'ai l'impression que la dernière fois que nous nous sommes vu c'était hier aux vues de ma longue vie, mais dans le même temps, tout est comme si nous nous retrouvions après une éternité. Car après tout ... il s'est passé bien des choses depuis notre dernière rencontre n'est-il pas?"

Nakor attendit avec une grande tranquillité, une réponse de l'homme qu'il avait souvent croisé voilà une lointaine époque.
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Arthur
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MessageSujet: Re: Rendez-moi le futur | Festivités [2ème jour]   Mar 6 Sep 2016 - 22:00

« Sois prudent, ce qui touche aux dragons semblent intéresser les nobles de la région… »

Cet appel à la vigilance, inutile, il faut bien le dire, faisait écho au cirque qu’ils avaient observé, l’un et l’autre, et aux rumeurs qui parvinrent à leurs oreilles. Et si les choses semblaient claires dans l’esprit de l’humain, pour lui, rien n’avait de sens.
Des humains qui se prennent pour des dragons, tentent de s’envoler misérablement – Incanus avait beau être infoutu de s’illustrer dans les airs, il avait au moins la conscience de sa situation et ne prétendait pas être autre chose qu’un dragon cloué au sol – et s’écrasent inévitablement, ou meurent dans de curieuses circonstances, comme après avoir mangé un mauvais fruit – c’est la manière dont il avait saisi ce qui se trouvait dans l’esprit du chevalier. En un mot comme en cent, il arrivait que des embrouilles à des humains d’une même famille, et vu que ces idiots s’étaient mis en tête qu’ils étaient des dragons, sa ressemblance avec les véritables pouvaient lui attirer des problèmes.

Un autre bruit poussa Arthur à lui demander un petit service, si d’aventure, il croisait un vieux bonhomme atypique et barbu, une connaissance à lui d’il y a quelques années… Lui-même devait l’avoir déjà aperçu sans y offrir plus d’attention, probablement occupé avec les dragons. Ceci accompagné d’un autre avertissement. Apparemment, ce vieux bonhomme risquait d’avoir un peu de répondant… Mouais… Ceux que les humains appellent mages manquaient d’habilité pour l’atteindre.

Bref, c’est sur ces deux points que les deux se séparèrent, Arthur refusant de se rendre en ville, par sécurité et pour la sécurité d’un dragon qui prenait des formes à mesure que les ennéades s’écoulaient, mais c’était encore insuffisant pour s’épanouir seul dans les airs, et lui-même ayant la curiosité de se rendre dans cette dernière…

C’est donc avec prudence, et toute la furtivité que pouvait avoir un dräke qu’il survola les rues parfois encombrées, ne se rapprochant que pour chiper quelques fruits sur des étals de marchands chez lesquels se disputaient la surprise, la colère et l’impuissance tandis que le lézard filait hors de portée.
Parfois, il se suspendait à une enseigne, observant ces êtres qui avaient depuis plusieurs années déjà cessé de susciter chez lui l’enthousiasme de la découverte. Il laissait son esprit effleurer les leurs, inconscient du léger contact, flottant à la surface, désespérément en quête de pensées nouvelles… Il n’y avait décidément que les plus jeunes parmi ces créatures qui semblaient pourvu d’un soupçon d’intérêts.

Finalement, ses pérégrinations l’amenèrent à repérer le vieux barbus, discutant avec un autre humain – quand bien même lui aurait-on dit qu’il s’agissait d’un des hommes les plus puissants et influents de la Péninsule qu’il n’aurait considéré qu’il ne s’agissait que d’un autre plongé dans la foule. En tout cas, il se posa discrètement en hauteur, s’approchant juste assez pour atteindre le vieux mage, et là, fit ce pour quoi il excellait… Ce que ses humains qui avaient tant de prétention ne savaient pas faire.

Oui, il existe des « mages » pour toucher à l’esprit des autres, il en avait croisé autant qu’il en avait vu à l’œuvre, spectateur silencieux tandis qu’ils mettaient un foutoir pas possible dans l’esprit d’un autre, mais aucun ne possédait l’habilité et la finesse naturelle d’un dräke ou d’un dragon…
Alors qu’il effleurait à peine la surface, il perçu une réaction… Peu importe, il n’avait pas l’intention d’être discret. Là, il laissa filer, non des mots, mais une idée, comme une impression suggérée, le besoin – mais pas l’urgence – de se rendre à un endroit précis – où se trouverait pour les prochains jours son compagnon – sans offrir davantage de détails.
Il demeura juste le temps que le vieux barbu ne le repère visuellement, et il se laissa planer avant de reprendre son vol, se fermant davantage qu’à son habitude, l’étrange sentiment qu’il tenterait de communiquer avec lui, ce à quoi il était fermement hostile.

Là-dessus, il poursuivit sa petite balade, désormais totalement libéré des « obligations » qu’il avait acceptées.
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Roderik de Wenden
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MessageSujet: Re: Rendez-moi le futur | Festivités [2ème jour]   Dim 16 Oct 2016 - 18:39


La perdition.
En ces heures sombres, la nonchalence du marquis, indifférent à la tragédie qui s'était jouée la veille, avait de quoi vous glacer le sang. Le colosse ne laissait pas d'étonner Roderik, jour après jour ; depuis que Godfroy était son suzerain, il n'avait eu de cesse d'essayer de le percer à jour, de cerner ses convictions profondes. Chaque fois qu'il s'y était employé, chaque fois qu'il avait cru y parvenir, Roderik s'était fourvoyé ; aujourd'hui à nouveau, il mesurait l'étendue de son erreur, et découvrait son suzerain sous un oeil nouveau - jusqu'à la prochaine fois.

Diantra, Diantra, que ne t'a-t-on déjà fait ? Il y a si longtemps que le royaume est mort, et pourtant, nous t'assassinons un peu plus jour après jour. Morne saison que ce triste mois d'automne ; le coeur lourd et la tête pleine de sombres pensées, Roderik respirait l'air du temps, un air chargé d'amertume, de mélancolie et, finalement, de dégoût.
De colère, aussi. Le sort de la malheureuse innocente, à qui rien n'avait été épargné, ne laissait pas de le sidérer. A l'image de la parodie de mariage à laquelle on avait voulu la livrer, on ne lui avait concédé qu'une parodie de funérailles - et selon toute probabilité, l'enquête sur les circonstances de sa mort s'achèveraient dans une parodie de justice.

La paix n'est pas souhaitable à ce prix, songea Roderik en écoutant les paroles du marquis. Vendez votre honneur à la seule loi du plus fort, piétinez les derniers vestiges de nos traditions, et tôt ou tard, ce seront les marchands de tapis qui régneront sur la péninsule. Il écouta la fin du discours avec un écoeurement grandissant ; mais ce furent les vivâts des seigneurs réunis là, applaudissant et acclamant ce que Roderik considérait comme la fin de la chevalerie, qui achevèrent de l'excéder. Il se leva, et il fallut un moment pour que cessent les cris de réjouissance, lorsque l'on comprit le long des tables que le comte d'Arétria souhaitait prendre la parole.
Et il parla avec cette conviction rare, une conviction d'autant plus forte qu'il se reprochait de s'être laissé duper par le marquis lorsque celui-ci, en le faisant comte, l'avait rendu complice de toutes ses machinations ; on ne l'y reprendrait plus. Sa voix, pourtant, était calme ; il se refusait à pousser la confrontation jusqu'au point de non-retour, mais il voulait heurter tous ces beaux sires dans leur orgueil ; il voulait les voir déchanter, ces hommes simples qui avaient osé acclamer cette vilenie sans s'accorder la moindre seconde de réflexion, car leur inconscience les ferait appuyer n'importe quelle forfaiture.

- Vous parlez de paix, d'avenir du royaume, vous vous parez de toutes les plus nobles intentions, seigneur marquis. Mais la question de savoir si l'Enfant du Sud est bel et bien Bohémond ne sera jamais une question secondaire. Elle est le fondement même de ce que nous sommes, nous, les serviteurs du roi des hommes. Nous ne pouvons placer notre destin entre les mains d'un "presque-roi", reconnu comme tel par une seule partie du royaume : l'unité que nous souhaitons tous ne saurait reposer sur un projet aussi ambigû. Comment pourriez-vous accepter l'idée d'un royaume où trône un enfant dont vous ne reconnaissez pas la royale ascendance ? Et vos terres et vos titres, marquis ? Puisque la mort de Bohémond n'est plus une certitude, est-ce de la bouche de ce Cléophas d'Angleroy que vous prétendrez désormais les tenir ? Mais de quel droit croit-il pouvoir vous les donner ? L'essence même de la royauté ne saurait se dissoudre dans le compromis.
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Cléophas d'Angleroy
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MessageSujet: Re: Rendez-moi le futur | Festivités [2ème jour]   Lun 31 Oct 2016 - 13:16

HRP : Cléo était bien présent à la célébration. Considérons qu'à la suite de Rod, Cléo rappelle que reconnaître Bohémond est un préalable à toute négociation et qu'il ne s'agit que de négociations, que rien n'est posé officiellement et que tant que Gode ne reconnaît pas Bohémond, le Roy ne peut le reconnaître comme quoi que ce soit. Le Conclave se tiendra à Merval à l'invitation de Cléo pour discuter du futur du Royaume.
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Thibaud de Kelbourg
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MessageSujet: Re: Rendez-moi le futur | Festivités [2ème jour]   Mer 2 Nov 2016 - 16:46

« Jusqu'où irons-nous pour notre royaume ? » La question de son suzerain résonna dans son esprit. Après quelques secondes de réflexion, il en conclut qu'il n'irait probablement que jusqu'aux latrines, où aux remparts pour vider sa vessie pleine. Bien entendu, la question mérita sûrement bien plus qu'une simple déjection en guise de réponse. Elle méritait probablement que l'on s'y attarde et que l'on y travaille ardemment en commençant par lever les bras au ciel et crier au marquis « Jusqu'à la guerre parce que les dieux le veulent !». Le tout en récitant des litanies guerrières et en jurant sur Othar que les ennemis du royaume n'auraient qu'à bien se tenir. Mais qui étaient ces ennemis au juste ? Le mervalois, contre qui le marquis avait autrefois craché toute sa bille ? Peu sûr, ledit homme se trouvait à la table de son suzerain et ripaillait de bonne joie. Où alors, étaient-ce les seigneurs qui s'étaient opposés à reconnaître l'enfant roi du sud ? Thibaud se frotta la barbe. Pardi, lui non plus ne l'avait pas reconnu ce sale gosse puisqu'il avait lui-même assisté aux funérailles du mioche, mort d'une pneumonie quelques ennéades plus tôt.

Vindiou ! C'était à ne plus rien y comprendre. Le jeu des alliances et les retournements de veste allaient bien plus vite que la simple logique. C'est donc à point nommé qu'un homme, sortant du lot et se trouvant être le sire d'Arétria, prit la parole et le réconforta dans ses idées. Il n'était plus seul à trouver que ce micmac commençait à être un grand foutoir sans queue ni tête. Lui qui était resté silencieux depuis le début des festivités, il leva son verre en direction avant de l'avaler cul-sec.

-A la santé du roi Bohémond qui gît six pieds sous terres dans les cryptes de Cantharel ! gueula-t-il, le sourire aux lèvres. A non, pardonnez-moi, à son jumeau qui vit encore sur les terres pédérastines de nos cousins du sud !
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