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 Le Soleil s'en revint vers le Dragon. (Solo.)

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Angelina De Draycan
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MessageSujet: Le Soleil s'en revint vers le Dragon. (Solo.)   Dim 18 Sep 2016 - 21:20



Favriüs, Jour 8, Enneade 2. 9 ème année du 11ème cycle.

Langehack, après un voyage qui avait eut des allures d'éternité, elle était enfin arrivée. La dame de Solaria était passée brièvement saluer la duchesse, qui malgré l'heure tardive avait tenue a la recevoir. Angelina l'avait trouvée incroyablement forte, malgré une fatigue évidente et des yeux tirés par les larmes. Mais elle était bien placée pour savoir qu'il était possible de cacher la plus grande des douleur, si tenter qu'on le veuille. Ses pas arpentent rapidement les couloirs du palais ducale, toute désireuse qu'elle est de retrouver son époux. Ses quelques jours loin de lui, lui avaient parus terriblement longs après de longues Enneades passés ensembles sans avoir a se quitter, mais aussi de par ses inquiétudes le concernant. Son regard se fait brillant quand elle atteint enfin les appartements qu'elle cherche. Elle entre, de sa main libre elle referme la porte tandis que de l'autre, elle tient tout contre elle la petite Faustina. Elle fait glissée son sac de son épaule a sa main, pour le laisser tomber doucement sur le sol. Elle fait un pas puis 2, ses yeux le cherchant. " Oscario ." Appelle t'elle faiblement pour signaler sa présence, tandis que sa main libre se pose en une caresse sur la chevelure soyeuse de la fillette qui dort paisiblement contre sa poitrine. Réajustant la prise de sa paume qui maintient son dos, elle penche la tete pour la contempler, un sourire attendri s’épanouissant sur ses lèvres. L’Anoszia sortit des ténèbres de la pièce au son de son prénom. Une chandelle sur un buffet éclairait le dos qu’Angelina lui donnait, il s’approcha silencieusement d’elle et passa ses mains autour de sa taille tout en embrassant la naissance de son cou sans quitter des yeux sa fille. Son cœur criait à la vengeance, mais sa cervelle à la raison, il devait assurer la protection des siens à présent.

Après un petit sursaut, Angelina frissonne légérement en sentant les bras d'Oscario se glisser autour de sa taille en meme temps que son corps l'enveloppe de sa douce chaleur. Elle se laisse aller tout contre lui, veillant bien a ne pas réveiller le petit etre qu'elle tient tendrement. " J'avais dis que je te la ramènerais .. et me voici. " « Merci. » Chuchota-t-il en regardant Faustina dormir paisiblement sans avoir la moindre idée de ce qui s’était passé autour d’eux. « J’ai eu des nouvelles d’Arichis, mon fils, il est en sécurité également. » Elle tourne la tete légérement vers lui, sa joue effleurant son menton. Le détaillant longuement, elle avise de ses traits tirés et de ses yeux emplis de tristesse, mais au moins a t'il l'air moins accablé que quand ils se sont quittés. Elle s’efforce de lui sourire. " C'est un soulagement. J'imagine que tu as vue tes sœurs ? Elles avaient déjà quittées Velmoné quand je suis arrivée. " Elle berce tendrement la fillette qui s'agite un peu contre sa poitrine, les yeux toutefois encore fermés. " Tu veux la prendre ? M'est avis que tu lui as beaucoup manqué. " Autant que tu m'as manqué. Pense t'elle sans toutefois porter ses mots la a voix haute. « Oui, elles étaient fatiguées et lasses. » Il l’embrasse sur la joue et resserre son étreinte. « Non gardes la, elle est paisible dans tes bras et doit faire plus ample connaissance avec sa nouvelle mère. » Sourit malgré tout Oscario, couvant sa fille d'un regard plein d'affection.

Ses paroles font briller les yeux de sa femme, tandis qu'elle resserre sa paume sur le dos de la fillette. Elle ne savait pas qu'elle place il lui donnerait dans la vie de l'enfant et elle n'avait pas désirée s'y imposer, mais elle s'était deja tellement attachée a elle, que cela la toucha énormément. " Rassures toi pendant le voyage, nous avons eu le temps de refaire connaissance ... Il semble qu'elle ne m'ait pas oubliée. " Dit t'elle la voix pleine d'affection. Puis revenant sur sa réponse sur ses sœurs elle ajoute: " L'important c'est que tes sœurs soient, maintenant, ici et en sécurité... " Elle pivote pour se trouver face a lui, la fillette reposant entre deux sans que ça ne perturbe son sommeil. " Je me suis fait tellement de soucis pour toi .. " Lâche t'elle finalement dans un souffle. Oscario pose son front contre le sien. « Tout va bien à présent, nous sommes tous là. » Angelina ferme ses yeux une bref seconde, submergée par le bonheur d’être enfin prés de lui, de les savoir tous en sécurité, du moins ceux qui le pouvaient encore .. Elle écarte la pensée, tandis que Faustina émets un faible gémissement. " Il y'a une damoiselle qui a besoin d'un bon lit, Méliane m'a dit qu'une chambre avait été préparer pour elle dans tes appartements ? " « Oui, allons-y. Je suis épuisé. » Acquiesce t'il simplement en s'emparant de sa main libre pour l’entraînait a sa suite. Ils passèrent une porte pour atterrir dans une grande chambre luxueuse, a l'écart du grand lit en bout de pièce, se trouver un berceau d'enfant. Oscario y mena ses deux femmes, ne se détachant d'Angelina que pour lui permettre de coucher la fillette. Ce qu'elle fit délicatement et avec précaution, glissant avant de se redresser un baiser sur sa tempe, arrachant a Faustina, un léger sourire dans la quiétude de son repos.

La dame se tourne ensuite vers l'homme qu'elle aime, ses bras se nouant autour de sa taille tandis qu'elle se blottie étroitement contre lui. Chose qu'elle avait redoutée de ne jamais plus pouvoir faire. Pendant leur séparation, chaque jour elle avait craint de ne pas le trouver a Langehack, redoutant qu'il ne soit parti en quête de vengeance. " Tu sais ... " Souffle t'elle comme une évidence, sa voix a moitié étouffée par le tissu de sa chemise qu'elle effleure de sa bouche. A son départ du navire, il savait bien peu de choses, a son arrivée auprès de Méliane, il avait du combler les blancs résidant autour de tout les drames qui les avaient frappés de plein fouet, comme elle meme l'avait fait a Ydril. Elle déglutie, elle préférerait ne pas avoir a en parler, de crainte que sa peine ne la submerge honteusement alors qu'elle sait que sa douleur n'est rien en comparaison de celle qu'il doit éprouvé, mais il lui faut prêter une oreille a son époux si tenter que lui ait besoin de s'épancher. Oscario lui remet une mèche en place derrière l’oreille, elle s'était arrêtée en pleine phrase faisant hausser un sourcil au jeune homme. « Je sais… ? » Demanda-t-il curieux. La situation tout autour d’eux était tragique et déprimante, l’Anoszia n’avait qu’une envie celle de disparaître dans ses couettes et dormir pour ne se réveiller que dans quelques années. Sa sœur… Azénor était morte et il ne pouvait imaginer une vie sans elle, la mort de son frère quant à elle le remplissait que d’une haine que seule la présence d’Angelina arrivait à calmer.

Elle relève la tete vers lui, s'écartant a peine, accrochant son regard au sien. Ses mains se détachent de son dos pour venir prendre place sur ses joues, tandis qu'elle appuie son front sur le sien. " J'ai appris comment tout est arrivé .. Je ne sais si tu en as été informer, si tu désires meme en parler .. " Elle soupire. " Je suis juste la si tu en as besoin. " Elle frotte son nez contre le sien. " Tu n'es pas seul. " « Je sais que tu es là. » Il se contente d’agripper les pans de sa chemise à sa taille. « Je n’ai pas envie d’en parler. Les responsables paieront. Tibéria mourra. Je me tiendrais debout tant que tu seras là à mes côtés Angelina. » Elle s’efforce de ne pas grimacer sous le poids qu'il met sur ses épaules, de part une partie de ses mots. Tibéria. Sa douce cousine en qui elle avait placée tant d'espoirs. Elle ne l'avait pas encore vue, elle ne savait de sa "trahison" que ce qui se murmurait ici et la. Mais elle ne peut pas en vouloir a son époux pour son désir de vengeance alors qu'il vient de tant perdre, cela s'apaiserait avec le temps, s’efforce t'elle de se tranquilliser. " Je suis la .. " murmure t'elle encore. " Je ne compte pas m'en aller. " Elle caresse doucement son visage. " Mais la vengeance ne résoudra rien. La souffrance et la colère soufflent en ton cœur pour le moment, mais je t'en pris ne prends pas de décisions inconsidérées mais qui me ferais te perdre .. " Puis tout contre ses lèvres, elle ajoute. " J'ai besoin de toi moi aussi. " Plus que tu ne peux l'imaginer.

Oscario l’embrassa brièvement mais ne répondit pas, glissant quelques inquiétudes supplémentaires dans l'esprit de sa femme. Elle redoutait de ce que pouvait vouloir dire son silence, si bien qu'elle ne profita meme pas de la caresse de ses lèvres qui lui avaient pourtant tant manquées. Il prit sa main pour se diriger vers le lit où ils devaient dormir. Alors qu'ils s'en approchent, elle se stoppe tandis que lui la tire en avant, faisant que malgré lui, il raviva les douleurs d'une blessure dont il ignorait tout, elle n'en laissa pourtant rien paraître, espérant qu'il ne remarquerait rien. Elle attends qu'il pose son regard dans le sien, puis d'une voix aussi claire que possible, malgré l'émotion qui lui noue les entrailles, elle murmure : " Oscario, j'ai besoin que tu me promettes, que tu ne sacrifieras pas un avenir aux cotés de ta fille .. de tes sœurs. " Son regard se fait plus brillant. " .. de moi, par soif de vengeance. " Elle ne peut pas le perdre aussi, cela voudrait dire sombrer, sans plus jamais pouvoir refaire surface. Il l'observa longuement ayant remarqué un changement quand elle s'était arrêtée. « Je ne nous mettrais pas en péril. » Il soulève sa main à hauteur de la lumière pour observer les marques d’une blessure au poing. Elle avait frappé quelque chose de solide. « Qu’est ce que c’est ? » Elle se maudit qu'il est pu si vite découvrir sa blessure et encore il n'avait vu qu'une seule main .. Elle se détache de lui, glissant ses bras le long de son corps. " Ce n'est rien ... " Puis reprenant un peu plus gravement: " Tes mots n'étaient pas tout a fait la promesse demandée. " Bien qu'ils eurent le mérite de quelque peu la rassurer.
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MessageSujet: Re: Le Soleil s'en revint vers le Dragon. (Solo.)   Dim 18 Sep 2016 - 22:43



« Ce n’est pas rien. » Il s’assoit sur le rebord du lit. « Angelina, qu’est ce que c’est ? » Pendant tout ses jours, passés loin de lui, elle avait presque oubliée qu'il pouvait etre aussi têtu qu'elle. Soupirant, elle va s'asseoir a ses cotés, ses bras glissaient de chaque coté d'elle. " J'ai simplement malmenée quelques briques et elles ont décidées de me rendre la pareille .. Je l'avais bien cherchée .. " Tente t'elle de plaisanter. Puis tournant son visage vers lui: " Ta promesse maintenant. " Oui, par ce que des deux, c'était elle la plus têtue qu'il se le tienne pour dit ! Il comprit qu’elle avait frappé un mur de ses poings. Oscario soupire, Angelina était du même sang que lui, comme disait le dicton qui se ressemble s’assemble. Toutefois, elle ne pourrait pas lui soutirer cette promesse. « Je ne nous mettrais pas en danger, je te l’ai déjà promis. Mais je me vengerais, un Anoszia n’oublie pas. »

Elle glisse une main sur son épaule, celle qui sans qu'elle n'y prenne garde est celle dont il n'avait pas encore vue la blessure, l'autre sur son visage.  " La vengeance n'apportera que plus de malheurs et de souffrances Oscario .. " Elle secoue la tete puis détache ses mains, l'une allant se glisser dans sa propre chevelure qu'elle effleure d'un geste lasse. " N'y'a t'il pas eu assez de larmes, de pertes ? Je n'en supporterais pas d'avantage. " Elle se laisse tombée en arrière, une moitié de son corps reposant désormais sur le lit. Sa colère était légitime, mais elle ne pouvait le suivre sur cette voie, la vie demandait trop, trop souvent, sans qu'elle n'ai besoin de lui en offrir plus encore et de son plein gré. Oscario se leva du lit pour le contourner afin de prendre place de l’autre côté. « Angelina. Tibéria mourra pour sa trahison, tu es soit avec moi soit contre moi. Je ne laisserais pas ces crimes impunis m’entends-tu. » Il tira la couverture pour prendre place contre un édredon. Sa femme ne bouge pas. Elle reste prostrée, frappée par ses mots. C'était injuste, il ne pouvait pas lui demander ça. " Je t'ai épousée dans le secret .. J'ai été prête a passer pour ta maîtresse avec tout le mal que cela m'aurait fait ..  J'ai courue tete baissée jusqu’à Velmoné pour te ramener ta fille .. Puis jusqu'a Langehack seulement soucieuse de te retrouver . " Elle se relève d'un bond, pivotant ensuite face au lit, le regard blessé. " Comment peux tu meme insinué que je sois contre toi sous le prétexte que je ne veux pas voir l'homme que j'aime, par gout de vengeance, tué la seule famille qu'il me reste .. " Une larme coule sur sa joue, elle l'essuie rageusement, le fixant toujours.

« JE suis la seule famille qu’il te reste. » Il ignore sa larme et lui tourne le dos en remettant la couverture sur ses épaules. « Bonne nuit. » Angelina serre les poings, ses ongles s'enfonçant dans sa chaire meurtrie, seul moyen qu'elle ait pour ne pas que les émotions affluent, la faisant perdre pied. " Non tu ne l'es pas ... Au yeux du monde tu n'es pas meme mon époux. " Murmure t'elle tristement en proie tant a la colère qu'a la déception, mais la douleur primant sur le reste. " Tu as toujours eu une grande famille aimante .. Tu as tes enfants .. Tu as ton frère, tes sœurs .. Meme moi .. " Elle secoue la tete. " Moi, je n'ai qu'elle .. Et je ne cautionne pas que la mort et la tristesse, dues a la perte des tiens, en appelle a plus de morts et de larmes. " Les mains tremblantes, elle ferme ses yeux, puis elle demande dans un murmure presque inaudible. " Veux tu que je vous laisse toi et Faustina ? " Elle trouverait sans mal un autre endroit ou dormir, meme si a la veille de l'enterrement de son meilleur ami, elle avait plus que jamais besoin de sentir les bras de l’être aimé autour d'elle. Oscario ne répondit pas, il taisait toute la colère qui l'habitait tandis, que sous les éclats de voix, Faustina poussa quelques pleurs qui firent grincer les dents à l’héritier des Anoszia. Pourtant, il ne bougea pas de sa place espérant que les lamentations de l’une face taire ceux de l’autre. Inspirant lourdement Angelina se détourna du lit afin de gagner l'autre bout de la chambre pur quérir la petite fille, qui braillait innocemment, dans ses bras. La tenant tout contre elle, elle la berça longuement, des larmes silencieuses glissant sur ses joues. Finalement elle n'avait pas cognée suffisamment fort contre ce mur a Ydril.

L’Anoszia quant à lui suivait d’une oreille les pleurs de sa fille, qui se tarirent vite dans les bras de sa femme. Une fois la fillette apaisée, la dame de Solaria glissa un baiser sur le sommet de son crane avant de la glisser a nouveau dans son lit, son regard fixait au sien jusqu'a ce que l'enfant ferme a nouveau ses yeux. Puis sans meme jeter un regard vers son époux, elle quitta la chambre et alla récupérée son sac dans l'autre pièce. Et merde. Oscario, furibond, rejeta la couverture et pied nu retrouva Angelina dans l’autre pièce. Il lui attrapa la main pour l’empêcher d’attraper son sac et demanda. « Alors ça sera comme ça, à chaque fois où tu ne seras pas d’accord avec moi tu vas me tourner les talons et fuir ? » Elle redresse la tete vers lui, la surprise se lit sur son visage, elle n'avait pas pensée qu'il tenterait de la rattraper. " Je n'allais pas partir. " Encore moins fuir.   "Je voulais juste me changer et je serais ensuite retournée dormir auprès de ta fille. " Murmure t'elle sincère, la voix encore rauque. Il ne lui avait pas demandé de partir. Il n'était pas en état de s'occuper de sa fille, il lui était donc apparue qu'elle devait restée auprès d'eux, surtout quand plus que jamais elle meme avait besoin de leur présence. « Il n’y a pas de place dans son berceau. » Malgré toute la douleur du moment, il arrive a lui arracher un sourire, ce qui lui rappelle pourquoi elle l'aime autant. Elle soupire. " Je n'ai pas envie de me battre contre toi Oscario. Tu m'as manquée .. infiniment. Et tout ce que j'ai désirée pendant ces jours ou j'étais loin de toi c'était te retrouver. " Son regard s'accroche au sien. " Je voulais sentir la chaleur de ton corps contre le mien, la caresse de tes baisers. Me sentir en sécurité dans tes bras .. " Sa voix se brise sur ses derniers mots. " Etre aimé. " Elle se détourne. " Qu'importe tu devrais allé dormir, demain sera une journée difficile .. " Elle le serait pour eux deux.

Il ne sourit pas, il n'est pas d’humeur. Il se contente de lui prendre la main, sans un mot, pour reprendre la direction de leur lit. Elle le stoppe aussitôt. " Non. " Elle n'allait pas juste le suivre alors que visiblement il n'avait pas partagé ses émotions, son manque. Elle détache sa main. " Je te l'ai dis, je vais me changer puis je veillerais sur ta fille cette nuit .. Va dormir. " Elle se détourne. Oscario se retourna vers elle. Interdit. Silencieux. Puis il lâcha sa main et d’un pas rapide quitta la pièce tandis que les pleurs de Faustina recommençaient, il disparu au détour d’un couloir et plongea dans l’obscurité d’un deuxième. Silencieux. Glissant une main sur sa bouche Angelina étouffe un sanglot, elle ne pouvait pas craquée, pas maintenant, Faustina avait besoin d'elle comme elle, elle avait besoin d'Oscario. Elle serre ses paumes, y enfonçant ses ongles jusqu’à ce qu'une larme de douleur perle a ses yeux. Se reprenant, elle retourne auprès de la fillette, la berçant et la rassurant jusqu'a ce qu'elle dorme a nouveau. Son jeune age l'a préservait de la connaissances des événements, mais elle ne les en ressentait pas moins. Une fois l'enfant pleinement apaisé, elle retira ses bottes, son pantalon, défit l'étreinte de son chignon, puis prenant un oreiller sur le lit, elle alla s'installer contre le berceau de Faustina. Ses larmes coulant abandonnement. " Tu m'as fait tombé finalement malgré toutes tes belles promesses .. " Se murmure t'elle a elle meme. Elle reste ainsi prostrée durant de longues heures, ne se détachant de sa tristesse que pour prendre soin de la fillette, qu'il avait aussi laissé derrière lui. Elle est brisée, toute cette force qu'elle s'était octroyée dans le but de le rejoindre, de le soutenir, ne servant plus a rien, il ne lui restait plus qu'a s’effondrer.
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MessageSujet: Re: Le Soleil s'en revint vers le Dragon. (Solo.)   Lun 19 Sep 2016 - 2:23




Après plusieurs heures, dans les ténèbres de la chambre. Une silhouette dépassa le cadre de la porte, Oscario avait le visage sans expression de son père mais ses poings étaient en sang et sur l’une de ses phalanges on pouvait même reconnaître la trace d’une dent qu’il avait fait sauté. Silencieux, le rayon lunaire éclairait le lit vide et il reconnut le corps d’Angelina contre le sol. Sans bruit, il se faufila jusqu’à elle, s’allongea contre elle et la bloqua dans son étreinte. Son dos contre son torse, il nicha sa tête contre sa joue, son menton contre son épaule. Sa voix était brisée mais sincère, la douleur n’était pas physique et plus ancrée que ce qu’il n’avait cru. Dans un murmure, il révéla dans un presque sanglot. « J’ai si mal Angelina, si mal… » Elle avait sursauté légérement quand la porte s'était ouverte, pas qu'elle se soit endormie, non, par ce qu'elle ne l'attendait plus. Elle le laisse se glisser jusqu'a elle, elle n’esquisse pas un geste pour le repousser. Sa douleur endormant tout le reste. Sa gorge se serre face aux paroles de son aimé. Elle aussi a mal, beaucoup trop. Quelques heures plus tot, il avait déchiré son cœur déjà en lambeaux, anesthésiant tout ce qu'elle ressentait pour lui. Pourtant comme il lui a toujours été façon de vivre, elle met ses émotions en retrait, faisant passée sa propre douleur après la sienne. Il avait besoin d'elle, elle serait la pour lui. " Je ne peux pas te dire que ça passera .. Cela ne passera jamais. Mais avec le temps tu apprendras a vivre avec. " Murmure t'elle. Elle avait connue suffisamment de deuil pour en avoir fait la triste expérience. Prenant une de ses mains, elle se rend soudain compte du triste état dans lequel elle est. " Par les dieux qu'as tu fais .. Il faut soigné cela. " Elle a mal pour lui, mais elle a aussi tellement mal pour elle, qu'elle a bien du mal a montré une quelconque émotion dans ses gestes ou dans ses mots. Elle essaie de se dégager de son étreinte.

Il la maintient dans sa prise. « Non, cela déplace la douleur. » Mentit-il.   « Ne me soignes pas, cela m’aide. » Ne mentit-il pas cette fois-ci. Elle ne comprends que trop bien ses mots, elle serre ses paumes. Elle aussi use de ce genre de ténèbres pour vaincre ses tourments. Douleurs physique pour vaincre douleurs émotionnelles. Il inspire lourdement mais continue de chuchoter pour ne pas réveiller sa fille. « J’ai…Je… Angelina… » Oscario ne trouvait pas les mots, il s’arrêta donc de parler pour la serrer un peu plus contre lui, espérant ainsi exprimé ce qu'il ne savait dire. Sa tête toujours posée sur sa joue. Le corps de la dame a beau etre contre celui de son époux, pour la première fois, elle ne frissonne pas. Elle effleure doucement l'une de ses mains, veillant bien a ne pas en toucher les parties blessées. " Laisses moi te soigner je t'en pris .. " Tente t'elle encore, les yeux brillants de larmes, le voir souffrir lui étant encore plus intolérable que sa propre souffrance. Elle repose la main d'Oscario sur sa propre cuisse, puis glissant une main sur son visage, elle soupire: " Je suis la .. " Aussi longtemps qu'il voudrait d'elle, elle ne l'abandonnerait pas, meme si elle avait l'impression de ne plus avoir rien d'autre a lui offrir qu'un coquille vide. L’Anoszia caressa une jambe du plat de sa main, appréciant l’intention de son épouse. Son visage contre sa joue l’empêche de bouger la tête, mais il l’empêcher lui aussi de pouvoir l’embrasser. Il soupire en continuant ses cajoleries. « Non, jamais tu n’useras de ton pouvoir sur moi. » Il le lui avait déjà dit à Velmone. « Je sais que tu es là. Tu le seras toujours. » Les chuchotements firent remuer faustina dans sa couche.

Il veut la protéger de douleurs physiques, il ne se rend pas compte que cela lui serait moins douloureux que la souffrance qui cogne durement dans son cœur, heurtant chaque fibre de son être, la brisant irrémédiablement. " Je serais la tant que tu auras besoin de moi ... " Souffle t'elle a peine conscience de ses caresses. " Si tu ne veux pas que je te soigne laisses moi au moins te bander les mains. " Elle n'a meme pas la force de batailler avec lui se rend t'elle compte, la douleur la meurtrissant de plus belle. Il avait beau etre la tout contre elle, elle peinait a ressentir sa présence et n'en tirait pas le moindre réconfort, c'est ce qui lui faisait le plus de mal. « J’aurais toujours besoin de toi… Comme le ciel a besoin du soleil et que le dragon a besoin de ses ailes. » Il l'avait pourtant abandonné ne put t'elle s’empêcher de penser égoïstement, s'en maudissant de suite. Il leva sa tête pour l’enfouir dans son cou cette fois-ci, respirant son odeur tout en la caressant. « Je… » Elle capture sa main pour qu'il cesse ses caresses qui lui font plus de mal que de bien, de par le manque de réactions que cela lui procure. " Le dragon n'a pas besoin du soleil ... Il est fort, il trace son chemin tout seul. Qu'il fasse jour ou nuit. " Elle caresse a nouveau sa paume meurtrie. " J'aurais voulue pouvoir empêcher ça .. J'aurais voulue que tu trouves ton réconfort auprès de moi et non dans une autre forme de douleurs .. " Elle ne lui est d'aucune utilité, ça aussi ça fait mal.

« Je… ne peux pas Angelina. » Elle se détache un peu de lui pour que leurs regards se croisent. Il ne peut ignoré que le sien est gonflé, de par des larmes versées pendant des heures. " Tu ne peux pas quoi ? T'en remettre a ta femme ? Partager ta peine avec celle qui t'aime plus que toutes autres choses au monde ? Déverser ton chagrin sur elle, plutôt que la laisser se détruire de par ta douleur que tu ne la laisses pas tenter de guérir ? " Elle se détourne. " C'est que je dois etre une piètre épouse alors .. C'est sans doute pour ça que tu as brisé ta promesse et que tu m'as fais pleurée .. " Laisse t'elle échappée bien malgré elle. Il baisse les yeux pour fuir son regard larmoyant. « Je… ne peux pas laisser des crimes impunis. Je t’ai épousé avec tes principes, j’ai également les miens. » Il relève la tête vers elle « Je ne suis pas le prince charmant que je te l’ai laisser croire que je suis… » Angelina tourne a nouveau son regard vers lui, complètement sans chercher a se dérober. " Je ne suis pas tombée amoureuse de toi car je te pensais etre un prince charmant. Je me suis laissée aller a t'aimer, car je t'ai crue quand tu as dit que jamais tu ne m'abandonnerais. " Quand a ses principes ? Les siens n'avaient jamais exigés de lui qu'il la laisse tuer quelqu'un auquel il tenait. Ce qu'il exigeait d'elle. Mais cela elle le tait. Il y'a suffisamment de douleur comme ça entre eux, tout ce qu'elle veut c'est l'aider et oublier combien elle meme souffre.   « Que veux-tu que je te dise ? En trente jours j’ai tout perdu ! Oschide, Azénor, ma famille ! » Il remonta sa main le long de sa cuisse et posa sa tête contre son épaule, fuyant son regard. « J’ai juste besoin de faire mon deuil… »

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MessageSujet: Re: Le Soleil s'en revint vers le Dragon. (Solo.)   Lun 19 Sep 2016 - 2:26



" Tu n'as rien besoin de me dire .. Il n'y'a rien a dire. " Elle pose sa tete contre la sienne. Elle aimerait tellement que ça la soulage, mais il n'en est rien et ça la ronge. Cette froideur qui émane d'elle et qui reste imberbe a sa chaleur a lui, menace de la rendre folle de douleur. " Je suis la pour t'aider a faire ton deuil .. Dés l'instant ou je t'ai quittée, je n'ai fait que désirer l'instant ou je pourrais revenir vers toi. J'avais peur que la peine ne te dévore te poussant a commettre quelques folies. " Elle ferme ses paupières. " Il y'a des ténèbres en moi tout autant qu'en toi. Je lutterais contre les tiennes, comme j'espère que tu lutteras contre les miennes .. " Meme si pour l'heure il semblait bien incapable de repousser les siennes. " On ne fait pas son deuil seul Oscario .. Crois moi, la douleur n'en est plus que terrible. " Elle soupire. " A quoi bon m'avoir épouser si tu ne partages pas ton fardeau avec moi. Si tu me le demandes, je repousserais cette douleur pour toi. " A défaut qu'elle soit capable repousser la sienne malheureusement. Oscario ferma les yeux, une larme coula malgré la paupière close et vint s’échouer sur la joue imberbe de sa belle. La voix rauque, il répondit. « Je… » Depuis tout à l’heure il essayait de dire quelque chose qui avait du mal à sortir et ce malgré tout ses efforts. La larme, de l’être qu'elle l'aime le plus au monde, caressant sa peau la libère finalement de cette coquille dure qui l'enferme de crainte qu'il ne la blesse a nouveau. Elle s'écarte fermement de lui pour venir a genoux se placer face a lui. Elle attire son visage contre sa taille, une main se glisse autour de sa nuque tandis que l'autre caresse ses cheveux. " Tu n'es pas seul Oscario .. Je t'en supplie n'affronte pas ça tout seul. Sans quoi je crains de ne me perdre pour toujours. "

Enfoui contre sa chemise, il remonta sa tête vers sa poitrine pour y nicher sa tête. Malgré tout, Oscario ne perdait pas le cap et il savait bien que c’était le meilleur endroit pour y être à l’aise. « Je… je t’aime Angelina... Je t'aime. » Mais ce que tu as vécu aujourd’hui n’est que le début d’une longue série de déceptions avec moi… pensa-t-il amèrement en fermant les yeux. Le corps de sa belle se crispe contre lui sous le coup de ses mots, elle ne s'était pas attendu a les lui voir prononcer, encore moins en ces instants. Elle sait que ça doit lui coûter de se mettre ainsi a nu et vulnérable, alors que déjà la douleur le ronge. Elle le repousse légérement pour capter son regard dans le sien, ses yeux témoignant de tout l'amour qu'elle lui porte. Puis elle pose lentement ses lèvres sur les siennes, dans un baiser d'une tendresse infinie. " Je t'aime plus que les mots ne sauront et ne suffiront jamais a le dire Oscario. " Murmure t'elle en se détachant de lui. Elle avait toujours mal bien sur et elle craignait que passer cet instant de faiblesse, il ne la repousse a nouveau. Mais tout comme elle n'avait pas sue lui résister quand il l'avait demandé en mariage, elle était bien incapable de le repousser, meme pour pour protéger son cœur. Malgré la tendresse du baiser, la douleur était toujours là, pour lui comme pour elle. « Je n'en doute pas … » Cela l'aidait d’ailleurs a tenir, plus qu'elle ne pouvait le penser. Elle pose son front contre le sien. Ses mains s'égarent sur ses épaules puis dans son dos. " Laisses moi t'aider a oublier. " Murmure t'elle, désirant que lui aussi puisse lui faire oublier cette douleur intolérable qui la broie depuis que toutes ces funestes nouvelles ont heurtées leur bonheur.

« D’accord… » Répondit-il en enfouissant sa tête un peu plus profondément, comme si la serrait autant ferait évanouir toute le tourment qu’il ressentait. Angelina s’agrippe autant a lui qu'il ne s’agrippe a elle. Chacun cherchant réconfort, et moyen de surmonter le flot de leurs émotions respectives, dans les bras de l'autre. Au bout de longues minutes, elle s'écarte, se lève, disparaît un instant. Quand elle revient, ses mains sont porteuses de bout de tissus. Elle s'agenouille devant lui puis sans un mot s'empare de ses mains, elle en baise chaque doigts avant de les bander soigneusement. " Je te serais gré de ne plus abîmer ce qui m'appartient a l'avenir. " Il sourit faiblement, mais c'est malgré tout une victoire. Le regard de la dame  glisse vers le berceau de Faustina qui dort paisiblement. Elle se redresse, les mains de l'Anoszia toujours dans les siennes, l'obligeant a se relever et l’entraînant a sa suite vers leur lit. Il l'a suit sans protester, telle une poupée de chiffon. Elle sait qu'elle ne saura pas apaisée sa peine ni ce soir, ni le soir suivant, cela sera un travail de tout les instants pendant de longues Enneades, mais elle ne l'abandonnera pas. Elle en serait de toute façon bien incapable meme si elle le voulait. Elle déboutonne sa chemise, qu'elle lui retire ensuite puis elle le pousse gentiment vers le lit, il l'y attire directement, la serrant contre son torse ou elle pose sa tete. Elle parcourt sa peau de longues caresses jusqu'a ce que, de par son souffle, elle comprenne qu'il s'est finalement endormi.

Elle se redresse alors pour contempler son visage, elle l'effleure du bout des doigts veillant a ne pas le réveiller, son cœur se gonflant douloureusement sous le coup de tout l'amour qu'elle lui porte. Son attachement a lui est irrationnel, au delà de tout autre lien et pourtant il lui est aussi naturel que le fait de respirer. Elle verse une larme silencieuse tandis que ses yeux s'égarent sur ses mains qu'il a violemment maltraité. Elle aurait tant aimée le soulager de tout ses maux avant qu'il n'en vienne a pareilles extrémités, mais toute prisonnière de sa propre douleur, qu'elle réprime encore meme maintenant au creux de ses bras, elle en a été bien incapable. Elle se rallonge contre lui, écoutant la douce musique du cœur d'Oscario qui tambourine contre son oreille. Cette nuit la le sommeil ne vient pas et ce malgré l'épuisement ou le fait qu'elle soit enfin a sa place, son corps niché contre celui de son époux. Trop d’inquiétudes, trop de larmes, puis cette peur nouvelle de le voir disparaître de sa vie d'un jour a l'autre, sans qu'elle ne pusse rien faire pour l'en empêcher. Aurait t'elle assez de lumière en elle pour les garder tout deux hors des ténèbres qui les habitaient ? Si elle ne peut se forcer a y croire, elle se plait a l’espérer et c'est bien la, la seule chose capable de la réconforter le temps suffisant a ce qu'elle s'accroche, puisant jusque dans les limites de sa force pour qu'elle tienne au moins un jour de plus.
Fin du RP.
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Le Soleil s'en revint vers le Dragon. (Solo.)
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