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 L'Éclaircie [Castielle]

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Haize Sepiida
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MessageSujet: L'Éclaircie [Castielle]   Lun 3 Oct 2016 - 2:34



La lettre était inquiétante. Et pourtant, Sickert n'y avait pas répondu. Il avait préféré constater par lui-même. Ce trajet entre Soltariel et Langehack n'avait absolument rien pour lui plaire. Beaucoup trop de cheval. Et pourtant, il devait le faire et il ne rechignait pas trop. Sans doute que depuis les derniers mois, il avait tellement chevaucher que peut-être s'habituait-il. Mais quelques heures après avoir mit pied à terre, il se dit que non, il ne s'y habituera jamais. J-A-M-A-I-S. Et pourtant, il s'y connait en condition de voyage difficile. Il aurait pu avoir une entrée dans le palais de Langehack, après tout, il y allait en qualité de messager de Soltariel, mais il était parti deux jours plus tôt que prévu pour aller fouiner. Sickert est un fouineur. Et en même temps, il préférait passer incognito pour commencer. Juste pour tâter les pouls des événements qui se sont produits à Soltariel. Sickert n'accordait pas sa pleine confiance qu'en très peu de gens. Oh, il était loin d'être paranoïaque, mais il n'allait pas s'afficher en tant que messager de Soltariel avant le jour des funérailles. Il avait autre chose à faire.

Il hésite à laisser ses bagages là, cachés, quelque part où personne ne les trouveras. Une chambre ? Jamais, c'est le pire coin de fouineurs et il s'y connait pour en être un lui-même. Il préfère de loin les cacher soigneusement. Il les récupèrera plus tard. Comme toujours, ou presque, entrer là où on est pas attendu fait parti de ses méthodes. Il ne cherche même pas à savoir s'il aurait été le bienvenue ou pas dans le palais. Sans doute, au minimum le temps de remettre la lettre. Ensuite, il n'en sait rien. Il ne cherche pas à savoir non plus. Si peu habitué à être le bienvenue, il entre toujours par la porte de côté, le plus discrètement possible, mieux, sans se faire voir du tout.

Même à Thaar, même chez Rhys où ils ont tous passés presque un an, il semble à tout le monde que les seules fois on a pu apercevoir Sickert passer par la porte principale est lorsque plus d'une personne, lui compris, la passait en même temps. Avec la discrétion de son surnom de mercenaire, le matou, il se glisse à l'intérieur de la nouvelle maison de Castielle. C'est nettement plus luxueux que chez Rhys, mais c'est beaucoup moins invitant. Non, Sickert ne considérant pas le luxe comme nécessairement invitant. Sauf peut-être la chaleur et les endroits douillets pour dormir. En même temps, même si le palais ducal de Soltariel était confortable, il ne dormait pas si bien que ça ces derniers temps.

C'est évidemment Robert qui le découvre le premier. Sickert entend le chien avant de le voir. Il ne sait pas exactement ou le chien était lorsqu’il l’a entendu ou renifler, qu’en sait-il, mais les griffes sur le sol, ça ne ment pas. Sickert se dit que ce doit être Robert. Enfin, il espère que c’est Robert. Sinon il est probablement mal barré. Le chien et l’homme se retrouvent face à face chacun son bout de la pièce. C’est le bon chien. Aucun aboiement, parce que le chien le connaît, mais un concert de griffes sur le plancher et de couinements de joie.

- Ah, oui, ça c’est un bon chien ! J’espère que t’es plus attentif que ça avec les étrangers, dit-il en lui grattant derrière les oreilles. Oh, oui, le beau chien. Je sais, t’es doué. Allez, où sont-ils ? Ou est Castielle ? Allez ! Montre-moi.

Et le chien, tout content, ouvre la marche vers la pièce ou se trouve Castielle. Il frappe quelque coups à la porte entrouverte, puis il pousse la porte au signal. Il entre dans la pièce comme s’ils s’étaient vu la veille. Tout sourire, il ouvre les bras. Avec lui, surtout en minuscule comité comme là, maintenant, à savoir que tous les deux et un chien, Sickert était loin d’être le genre de type protocolaire et soucieux des convenances. Cordial et chaleureux, c’est ce qu’était Sickert dans l’intimité. Certains de ses gestes paraissent sans doute déplacés pour un oeil extérieur, comme le fait d’ouvrir grand les bras, mais c’était Sickert. C’était habituellement la réponses offertes lorsqu’on s'interroge sur ses manières. C’est Sickert. C’est la seule réponse satisfaisante.

- Bonjour Castielle ! Puis il se souvient que c’est un deuil. Son sourire prend des proportions de circonstances, moins joyeux disons. Il prend même la peine de paraître penaud. Je suis désolé pour le capitaine, dit-il, sincèrement navré pour elle. Enfin, le Duc...

Désolé pour elle, oui. Après, il ne connaissait pas vraiment le Capitaine. Juste assez pour ne pas regretter ne pas l'avoir connu davantage.
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Castielle
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MessageSujet: Re: L'Éclaircie [Castielle]   Dim 9 Oct 2016 - 0:14

L'éclaircie
Sickert & Castielle de Sombrerue
I'm not running away, I will feel the pain and stay, I'm not running again, I'm not running again, Even though I'm scared, baby, And I won't freeze you out, Like I have been, I won't freeze you out…

 Je chassai joyeusement une boule de poussière au travers de la pièce. Ce n’était pas aussi amusant qu’un bout de bois bien solide ou le maigre blondinet qui jouait régulièrement avec moi, mais cela m’occupait depuis quelques minutes. Des jeunes filles gloussaient en me voyant courir dans les couloirs, des mâles secouaient la tête en m’apercevant. J’aimais les jeunes filles, elles sentaient toujours bonnes et m’offraient secrètement de petits bouts de viande quand les maîtres avaient le dos tourné. J’avais pris un peu de poids, mais j’avais également changé de mode de vie. Au début, je mangeais ce que les maîtres daignaient me donner, mais ce n’était pas ma décision, j’avais compris que les temps étaient durs dans mon ancienne maison et je préférais protéger la petite bête que la maîtresse gardait toujours près d’elle. C’était un petit humain, un petit humain qui ne parlait pas et qui ne me donnait pas de petite friandise, mais je lui pardonnais à chaque fois.

Soudainement, je m’arrêtai et reniflai un drôle d’odeur qui me parvint au museau. Il s’agissait d’une nouveauté, les effluves d’un inconnu s’étaient infiltrés chez lui, mais celles-ci étaient bizarrement familières. Je courai dans une direction, montai un long escalier avant de débouchai encore dans un nouveau couloir. C’est à ce moment là que je remarquai un mâle à une distance raisonnable de moi. Par réflexe et pour assouvir mes envies dominatrices, j’échappai un grognement emplit d’avertissements. Mon corps se raidit, j’écartai les pattes et sortit mes griffes avant de reconnaître maître Rhum.

Je dissimulai mes canines pointues et sautillai sur place avant de me déplacer gaiement vers le bonhomme. Il me parla, je ne compris pas tout, mais je continuai à sourire bêtement, je suis un chien après tout. J’entendais Castielle, ça, c’était maîtresse des herbes. Je pivotai sur mes quatre pattes et je désignai l’escalier de mon museau avant de prendre le chemin adéquat.


*

Castielle leva les yeux de son travail lorsqu’elle entendit des pas discrets derrière la porte. Elle couvrit ses plans avec son travail de couture  et prit paresseusement une bouffée de sa pipe de chanvre, une activité à laquelle elle s’adonnait un peu depuis déjà une ennéade, ou peut-être deux. Elle tourna son visage pâle vers la parole et découvrit rapidement le minois de monsieur Sickert. Elle haussa un sourcil en l’apercevant dans le cadre de porte, mais sa surprise s’arrêta là. D’une certaine façon, elle n’était pas étonnée de le voir là, dans sa nouvelle demeure, s’en prévenir de sa venue, sans passer par la porte d’entrée telle une personne normale. Un individu obéissant aux normes communes à leur société.  Pourtant, l’ombre d’un sourire d’une joie passée effleura ses lèvres par lesquelles s’échappa un filament de fumée blanche.

De ses salutations familières et gaies s’ensuivit immédiatement ses sympathies. Le bougre paraissait sincèrement désolé et pourtant, son cœur ne se sentit point blessé par son manque de manière, par ses bizarreries propres à son personnage. Son faible sourire se mua en une expression plutôt amère.

- Qui suis-je pour accepter de telles sympathies? Lui fit remarquer la jeune mère en regardant ailleurs. Si je suis vêtue de noir, ce n’est certainement pas pour un homme qui a très peu fait pour moi. Les mots étaient crus, mais ce n’est pas comme si elle pouvait faire du mal au concerné. J’accompagne simplement Son Altesse la duchesse dans le deuil de ses enfants mort bien trop jeunes, il s’agit d’une délicatesse que je n’ai point pu laisser à part. Ne suis-je pas mère moi-même?

Finalement, elle se leva, redressa fièrement la tête malgré la lourde ambiance qui pesait sur les terres de Langehack depuis la mort des enfants de la duchesse et de son défunt époux. Elle indiqua une place pour le pirate sur un joli fauteuil plus confortable qu’il ne le paraissait.

- Bienvenue en cet humble domaine, un présent de la part de la duchesse afin d’assurer mon confort sur ses terres et la sécurité de Torrance, il ne faudrait pas que l’on finisse dans la rue, ajouta ensuite la guérisseuse en reprenant une bouffée de la drogue et reposant son postérieur sur sa chaise. J’ignorais si vous aviez reçu mon message, j’imagine que c’est le cas, ou alors vous êtes venu par vous-même. Peu importe, je suis sincèrement désolé de vous êtes fait déplacer pour mon ignorante personne, cela n’en valait pas la peine.

Robert, son fidèle compagnon canin pénétra dans la pièce et alla faire ses dents sur un gros bout d’os qui traînait dans un coin.

- J’espère que le voyage ne fut pas trop déplaisant, mais je doute que vous aillez utiliser la mer pour vous rendre ici, les routes furent clémentes, j’espère?

De sa longue pipe, elle désigna un petit plateau contenant quelques délicats sablés et une cruche d’eau.

- Servez-vous, si vous avez un petit creux, mon ami et parlez moi de vous, de vos joies et vos malheurs.


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Haize Sepiida
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MessageSujet: Re: L'Éclaircie [Castielle]   Dim 9 Oct 2016 - 19:43



Et pourquoi ne pourrait-elle pas accepter les sympathies ? Sickert a un hochement de tête pensif et s'il vient pour y répondre, la suite de la réponse de la guérisseuse le fait taire. Peut-être que le Capit... le Duc a-t-il fait très peu pour elle, mais... et de toute manière... oui, elle est mère, elle compatis au chagrin d'une mère qui a perdu ses enfants... d'accord... en même temps, le père des enfants décédés est le même que celui de l'enfant toujours vivant. Et puis il y a cette odeur qui lui pique le nez. Donc c'est par pure compassion pour la duchesse de Langehack qu'elle s'habille de noir. En même temps, si elle lui a fournit cette demeure... Sickert se contente d'hocher la tête. Ne pas l'interroger. Ne surtout pas l'interroger. Il n'est pas là pour la contrarier, il est seulement là parce que la lettre qu'elle lui a expédié l'a inquiété.  

- Vous l'êtes, consent-il à dire lorsque Castielle se lève. Il va la rejoindre et elle lui indique une place, sur laquelle il s'assoit.

C'est d'un confort exceptionnel près des jours à cheval. Il s'y cale avec un plaisir évident et il en aurait presque soupiré d'aise. Non, il ne faudrait pas qu'elle se retrouve à la rue. Pas avec Torrance. Mais c'était justement cette « humble demeure » qui l,inquiétait. Qu'elle soit obligée d'y rester, ou du moins Torrance, c'est ce qui inquiétait Sickert. Mais il devait avouer qu'il y avait des prisons plus agréable que d'autres et celle-ci faisait parti de ce qui pouvait être agréable. Castielle aurait pourtant du savoir qu'elle ne se retrouverait pas à la rue, peu importe les événements qui pouvaient se produire. Sickert avait déjà payé de lui-même pour qu'elle soigne les blessures de Barbaque. Il pouvait très bien le faire pour trouver un endroit pour que Castielle puisse loger en tout confort avec Torrance. Enfin, ce serait difficile d'être plus confortable que cet endroit, il doit en convenir. Mais il se disait que le palais ducal de Soltariel, ou même chez Dame Alice, ça ne pouvait pas être si désagréable.

- J'ai bien reçu votre message, Castielle et c'est justement le ton de cette lettre qui fait que je me trouve ici aujourd'hui. Vous auriez au moins reçu une réponse si je n'avais pas pu me déplacer, mais j'ai profité d'une opportunité pour y être plus rapidement. Il secoue la tête lorsqu'elle lui dit qu'il n'aurait pas du se donner la peine de se déplacer. Laissez-moi être juge de la peine que je me donne pour être ici. Je suis sincèrement heureux de vous revoir, Castielle, vous et Torrance. Je serais venu plus tôt si je n'avais pas eu un contrat en cours.

Le voyage... que dire du voyage. Oh, pas de problèmes majeures, sauf l'inconfort total. Il aurait un million de fois préféré faire le trajet par mer. Mais ce n'était pas à l'ordre du jour de mettre à la mer un navire juste parce qu'il ne sait pas apprécier le cheval.

- Oh, oui, les routes ont été clémentes, mais puisque je n'apprécie pas les chevaux et leur inconfort, le voyage fut déplaisant. Toutefois pas assez pour me priver de la destination. Et parce qu'il a été invité, il se sert dans les sablés, plusieurs à la fois, avec un plaisir juvénile. Oh, je crois avoir droit à un peu des deux, puisque j'ai été engagé par le Duc de Soltariel quelques jours avant... Et il se souvient brusquement que le Duc déchu de Soltariel en question est le père du défunt Duc de Langehack. avant sa chute. Il hoche la tête, puis bon, tant pis. Je poursuis donc mon contrat pour la Duchesse de Soltariel.


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MessageSujet: Re: L'Éclaircie [Castielle]   Mar 18 Oct 2016 - 17:09

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Sickert & Castielle de Sombrerue
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 Castielle détourna sa vision vers son travail de couture, une filet de fumée s’échappa lentement de ses lèvres entrouvertes. Son attention arpenta les beaux murs et ses décorations, les jolis fauteuils et les ravissantes tapisseries qui ornaient les grandes surfaces murales. La demi-elfe ignorait ce qu’elle avait fait pour mériter de telles conditions de vie, parfois elle se disait sérieusement de pas les mériter. Était-ce un cadeau de Nééra, était-elle récompensée pour sa foi infaillible des dernières années?

- Vous êtes trop bon pour moi, monsieur Sickert, soupira la jeune femme avant de prendre une nouvelle bouffée hors de sa longue pipe. Vous revoir m’est également très agréable, votre excentricité est certainement une brise d’air frais. Sur ces sincères paroles, elle agrippa paresseusement une aiguille, y passa un fil noir, pinça la jupe non complétée entre ses doigts et y passa le fil. On aurait dit une situation familiale, la dame de la maison qui complétait ses travaux d’aiguilles ou rapiéçait un vêtement pour l’un de ses enfants turbulents avec l’homme qui paraissait dans un fauteuil à lire un bouquin ou autre chose. Visiblement, Sickert ne lisait pas, mais il lui raconta ces péripéties de voyage.

Un sourire étrangement amer ourla ses lèvres et son regard se tourna vers Sickert. Ah oui, elle avait oublié que l’ambition circulait très fort dans le sang des Anoszia. Ses pensées se tournaient immédiatement vers Torrance. Elle espérait fortement qu’il n’hériterait pas de ce poison.

- Un arrogant oiseau s’est trop approché du soleil et ses ailes ont brûlées, il est ainsi tombé sur la terre et il fut dévoré par les loups, révéla la dame au sang mixte en haussant un sourcil emplit de sous-entendus. Cependant, j’ai entendu dire que sa nouvelle femme n’a pas été très porté à lui être loyale, un bien bon choix d’épouse, un joli prix pour l’arrogance de l’Homme. Elle haussa des épaules. Un contrat avec la duchesse? Intéressant, est-ce que c’est pour lui trouver un mari qui voudra de son tempérament déloyal?

Elle rit toute seule, un sourire narquois peint sur son visage alors qu’elle reprenait sa besogne.

- Ce n’est pas important, toute ces histoires sont futiles tant et aussi longtemps qu’elles n’affectent point mon fils, soupira la guérisseuse en jouant de son aiguille. Alors, que comprend votre contrat? Vous êtes bien traité, j'espère?


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MessageSujet: Re: L'Éclaircie [Castielle]   Jeu 20 Oct 2016 - 13:48



- Ne me complimenter pas trop, je risquerais d'y croire et je deviendrai paresseux, dit-il, amusé. Soyez certaine, Castielle, que ce que vous qualifié d’excentricité ne plaît pas à tout le monde. Je suis heureux que ma présence vous plaise.

Trop bon ? Non, il en doute. Mais il sourit tout de même, il sait que c'est de la gratitude. Il lui est aussi reconnaissant de ce qu'elle à fait pour Finnegan. Et Barbaque aussi, malgré tout. Au moins, il est n'est as trop handicapé. La preuve. Il a quitté Thaar pour aller jouer dans les montagnes des Wandres avec Finn. Il observe Castielle quelques secondes tandis qu'elle tire quelques bouffées de sa pipe. Il reconnaît l'odeur. Madame Ingrid se sert souvent de chanvre pour ses rituels, surtout dans les Wandres. Pour lui, c'est une odeur mystique ou complètement dépravée. Il préfère croire que c'est mystique en la respirant près de Castielle.  

Il lui raconte d'emblée qu'il est au service de la duchesse, par contrat et elle réplique par une métaphore tout à fait juste. Sickert hoche la tête et sourit, mais Sickert était là. Du début à la fin et il y est toujours. Il n'est même pas encore certain de ce qui s'est passé. Ce qu'il sait, c'est que certes Arichis d’Anoszia a peut-être joué été trop près du Soleil de Soltariel, mais ce que Sickert sait, c'est que la royauté n'est pas la royauté pour rien. Un pouvoir surfait à son avis, d'autant plus que le roi est un bébé. Mais il n'en dit rien à voix haute. Jamais.

- Tout n'est ni tout blanc, ni tout noir. Et ce n'était pas un oiseau, c'était un dragon. Et les dragons s'installent, brûlent tout, amasser de l'or et au final se font chasser par des royaumes en colère. Je suppose que c'est le cours normal des choses. Mais oui, Castielle avait une bonne vision des choses. Mais Tiberia n'est pas un loup. Quant à la déloyauté de la duchesse, je ne vois pas pourquoi elle aurait chuté avec lui si ses plumes étaient intactes. Les dragons ne sont loyaux qu'à eux même de toute manière. Parce qu'elle est son épouse elle aurait dû subir le même sort ? Aurait-il été loyal si la situation avait été inversé ? Elle est jeune et inexpérimentée, naïve, mais elle semble apprendre rapidement. Elle pourrait bien s'en sortir si elle est bien conseillée. Sickert agite un biscuit. Les nobles confondent loyal et servile et souvent, ils ne la réclament que dans un sens, le leur, dit-il avec une pointe de déception dans la voix. La loyauté, ça se mérite. Il ricane. Oh non, se trouver un nouveau mari, elle le fera bien toute seule. Je crois que sa déloyauté importe peu quand la contrepartie est un duché. Tout ce que je lui ai conseillé, c'est de choisir un ambitieux qui a les mêmes ambitions qu'elle. Par contre, si c'est un imbécile, je m'en chargerai moi-même, discrètement, dit-il tout sourire.

Non, ça n'a rien de futile quand on est presque au coeur des événements, mais Castielle est loin. Mais oui, son fils, Torrance, est un rejeton Anoszia.

Torrance ne sera pas affecté par tout ceci, Castielle, tant qu'il ne réclamera pas quoique ce soit d’Anoszia. Vous avez plus à craindre de la duchesse de Langehack que des potentielles répercussions Anoszia. Mais dans un cas ou dans l'autre, si vous avez besoin de quoi que ce soit, si Torrance se retrouve menacé d'un quelconque manière, Castielle, je m'en chargerai.

Un biscuit en suspens entre sa main et sa bouche, il l'a fixe un moment pour lui assurer que ce ne sont pas des paroles en l'air tout en appuyant que la charge qu'il prendra est aussi vaste que diversifiée. Il n'a pas vu l'enfant depuis quelques mois déjà et il se doute qu'il a du bien grandir. Mais dès sa naissance, Sickert s’était montré enthousiaste et protecteur.

- Ma tâche est simple et tout à fait dans mes cordes. Ça consiste à garder Tiberia vivante, et en bonne santé, ce qui pour le moment, n’a rien de difficile. Il a un hochement de tête avant de sourire. Oh, je suis traité comme un mercenaire étranger qui est dans les bonnes grâces de la duchesse de Soltariel. Cette tâche aurait du revenir à la garde ducale, mais la duchesse en a décidé autrement. il sourit de plus belle. Autrement, comment pourrais-je me plaindre de vivre dans un palais ducal et d'avoir presque toutes les libertés ? Du luxe, je ne manque de rien, un peu comme vous ici, semble-t-il. Il jette un tour autour de lui, examine la pièce avant de revenir sur son amie. Castielle, certains passages de votre lettre m'ont inquiété. Êtes-vous contrainte à rester ici, vous et Torrance ?

La question est sérieuse et encore une fois, il n'y a aucune limites aux possibilités offertes par Sickert. Il suffit de s'entendre.
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Castielle
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MessageSujet: Re: L'Éclaircie [Castielle]   Dim 23 Oct 2016 - 2:27

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 La demi-elfe allait prendre une autre bouffée de son mélange d’herbes, mais suspendit sèchement son geste lorsque son ami fit référence aux dragons. Elle haussa un sourcil, un rictus amer déformait sa jolie bouche. Quel dragon? Elle n’avait connu que personnellement un seul des Anoszia et celui-ci l’avait trahi parmi tant d’autre. Un salaud qui devait être le reflet de ceux qui l’avaient élevé. Non, il lui était impossible de prendre cette famille et ses malheurs aux sérieux. Son fils, malgré les envies de la duchesse, ne serait pas un Anoszia telle qu’elle l’avait espéré autrefois, elle ne voulait laisser aucune trace d’Oschide dans sa vie, et ce, même si Torrance en était une plus que fragrante.

- Ce dragon-là, monsieur, aurait dû demeurer sagement dans sa tanière à reposer sur le monticule des richesses qu’il possédait déjà, souffla la jeune femme, amère. Son expression dégoûtée se changea cependant en moue amusée. Je crois que cette duchesse est un peu naïve, mais qui serait l’élu qui lui porterait de bons conseils, vous? À savoir si elle arrivera à contrôler la meute ou alors elle sera croquée par les loups. On récolte ce que l’on sème.  Les yeux fatigués, elle appuya sa joue faiblement poudrée sur son poing fermé et contempla Sickert pendant un moment. Vous? Vous chargez de quelque chose discrètement? C’est tout à fait possible, vous m’avez bien apporté un homme à moitié mort sans attirer de soupçons, c’est tout à votre honneur. Une expression très sombre se matérialisa sur son visage enjôleur. Si j’avais je dois me débarrasser d’une nuisance, je ferai appel à vous, mon ami.

Un ange passa.

- De l’humour, bien certainement, ajouta ensuite la dame avec un sourire ambigu. Son faciès changea à nouveau dès qu’il mentionna le sang qui circulait dans les veines de son fils. Que je réclame ou non, mon fils n’est pas moins affecté par le sang déchu qui le fait vivre aujourd’hui, dit-elle froidement, j’attends simplement le jour où cela nous explosera au visage. Les circonstances ne sont pas en faveur pour les Anoszia, qu’ils soient légitimes… ou pas. Elle se mordilla la lèvre inférieure et ferma tristement les yeux. Je vous fais confiance, monsieur Sickert, je ne peux que vous considérer parmi mes alliés.

Ainsi donc, son ancien compagnon avait réussi à se dénicher un rôle important depuis leur départ définitif de Thaar. Il semblerait qu’ils s’étaient approchés tout les deux de la royauté de ce monde, par choix ou non. Si son capitaine n’avait pas été un noble de malheur, si ça femme n’avait pas été une duchesse. Étrangement, sa vie semblait être connectée à celle de Sickert d’une façon ou d’une autre. Elle avait porté et donné vie à un Anoszia et lui, il fricotait par une dame qui avait trahi son époux Anoszia. D’un certain point de vu, pourrait-elle l’en blâmer? Elle s’était défait des griffes d’un dragon, il ne pourrait lui faire de mal désormais, quant à Castielle, elle se sentait toujours en cage, demeurant sous un faux sentiment d’indépendance.

Il parla de sa lettre et elle se leva, détournant le regard pour faire quelques pas dans le bureau. Bientôt, il n’y aurait plus de sablés, plus rien pour occupé son invité surprise.

- Certes, ma lettre doit vous avoir semblé… troublée, admit la jeune mère qui jeta les restants de sa pipe dans le foyer qui les consuma rapidement. L’odeur se dissipa ensuite rapidement. Elle déposa l’objet de son vice sur un bureau et croisa les mains sur son ventre. Au moment où j’ai écris ce message, j’étais moi-même troublée par les intentions de Son Altesse, celle-ci m’a clairement fait savoir que si je devais partir, et bien, je devais lui laisser Torrance, de gré ou de force, car celui-ci est l’enfant de son… désormais défunt époux. Toutefois, à l’époque, le duc était toujours vivant ce qui compliquait les choses. Quant à aujourd’hui, elle hésita un moment, c’est encore plus compliqué, mais je doute que Son Altesse possède de vilaines intentions envers moi présentement. Je… lui fais confiance, aussi surprenant que cela soit. C’est pour cela que je vous demande de m’excuser pour vous avoir fait déplacer pour aucune raison.

Elle se tourna vers lui.

- Oui, je suis plus ou moins contraire à rester ici, mais j’ai des projets qui m’occupent en ces lieux et donc, il est mieux pour moi de demeurer à Langehack pendant… quelques temps. Ou peut-être pour toujours, mais le futur était difficilement prévisible. Si vous le désirer bien, monsieur, j’ai un présent pour vous, pouvez-vous m’accompagner un moment?

L’herboriste se déplaça gracieusement vers la porte qu’elle ouvrit normalement. Un Robert excité se précipita vers la sortie et traversa rapidement le cadre de porte pour courir après un quelconque fantôme. Castielle fit signe au pirate de la suivre dans le corridor, puis un second et un troisième avant d’arriver à une nouvelle pièce. Elle ouvrit silencieusement la porte et pénétra dans la pièce, le visage plutôt sérieux. Elle attendit que Sickert fut à l’intérieur avant de fermer la porte derrière eux. Elle l’invita à nouveau à la suivre jusqu’à un petit bureau duquel elle tira un tiroir pour en sortir un joli coffret laqué orné de motifs floraux peint avec une délicatesse surprenante.

- Je n’ai que très peu de talents dans cette vie, monsieur Sickert, toutefois, je ne néglige point ceux qui me prouvent leur amitié et leur loyauté. Elle ouvrit le charmant contenant et dévoila une bague plutôt remarquable venant d’une femme qui avait passé la majorité de sa vie comme guérisseuse dans un petit commerce d’herboristerie dans l’ancienne capitale. L’anneau était constitué d’or blanc et sa parure était une étrange forme cubique sur laquelle trônait un rubis d’une grosseur adéquate comme décoration d’honneur entouré de topazes blanchâtres.

Castielle saisit la main droite de son ami doucement et examina distraitement ses doigts de rustre. Elle les considéra silencieusement un moment avant de finalement glisser la chevalière à son index droit. Son pouce s’attarda anormalement sur le doigt avant de le retirer, ces yeux étaient brumeux.

- Je ne fabrique pas de bijou, je vous ferai donc cadeau de mon expertise en autre chose. Lentement, elle saisit la main de Sickert et glissa son doigt vers la forme cubique jusqu’à ce que son doigt détecte un minuscule monticule sur le bijou. Elle cliqua le bouton spécialement caché et la bague s’ouvrit instantanément! N’importe qui aurait pu penser qu’il ne s’agissait que d’une chevalière bien ordinaire, mais Castielle dévoila le squelette dans le placard, c’est-à-dire un petit compartiment dans lequel traînait une poudre blanchâtre. Ceci, mon ami, est un poison très toxique. Il disparaît aisément dans n’importe quel nourriture et se dissipe instantanément dans les boissons, une pincée peut… s’occuper du plus gros des hommes. Elle fronça des sourcils et prit les mains de Sickert entre les siennes. Si vous deviez vous débarrasser discrètement de quelqu’un… ou vous taire à jamais, sachez que mon poison sera auprès de vous.

Il s’agissait de bien sombre propos, mais l’apothicaire connaissait bien les dangers de la vie en générale et que son ami était bien le premier à s’attirer toute sorte d’ennuis. Elle avait fait confectionner quelques unes de ses  belles bagues porteuses de malheur pour le bien être de ses amis. Son esprit était peut-être plus tourmenté qu’elle ne le pensait. Quel individu de bon sens offrait du poison en gage d’amitié?

- Promettez-moi de la garder auprès de vous, il s’agit bien de l’unique aide que je pourrai vous offrir en temps troublés, lui souffla-t-elle en délaissant finalement ses mains de marin. Vous n’êtes pas obliger de l’utiliser, en fait, j’espère que vous n’aurez point à y songer un jour.

Peu de temps après, on toqua à la porte et une servante vint lui annoncer que le bain dont elle avait fait la demande était finalement prêt. La jeune mère leva les yeux vers son compagnon et lui sourit.

- Servez-vous en premier, mon ami, vous avez fait long voyage pour me rejoindre, c’est la moindre des choses, lui dit-elle avec un sourire reconnaissant. Je ferai préparer des vêtements propres que vous pourrez utiliser jusqu’à… votre départ, s’il y a lieu.

Ensuite, elle demanda gentiment à la servante de conduire son invité à la salle d’eau.



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Haize Sepiida
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MessageSujet: Re: L'Éclaircie [Castielle]   Sam 29 Oct 2016 - 20:57



Oui, Arichis, le dragon, aurait du se contenter de maintenir sa position de Duc. Pour le moment. Chaque chose en son temps. Être duc aurait du l'occuper un moment. Tout le monde n'a pas le talent de Sickert pour saisir l'opportunité lorsqu'elle se présente. Évidemment, Sickert n'a jamais vraiment eu quelque chose à perdre. Quand on ne possède pas grand chose d'autre que sa propre vie, il n'y a que ça qu'on puisse perdre. Il hoche la tête et sourit, la bouche pleine de biscuits. Elle a raison quand même. Il aurait mieux fait de profiter de sa nouvelle haute condition avant de tenter le tout pour le tout. Il aurait pu au moins prendre le temps de se lasser avant de vouloir grimper plus haut. Nan, il avait voulu profiter d'une ouverture. Ce n'était pas son jour de chance. Et il éclate de rire, de toute évidence amusée par son commentaire.

- Moi ? Donner des conseils ? Sûrement pas. Qui écouterait mes conseils ? Je ne crois pas être de bons conseils. Enfin, si elle veut rester duchesse, ajoute-t-il, amusé.

Ah oui, de l'humour ? Bien sûr, pour les murs, évidemment. Mais s'il lui a effectivement apporté un homme, en faire disparaître un ne pose pas non plus de problèmes.

- Bien sûr, dit-il, mais tout dans son ton indique qu'il ment.

Et Castielle le sait. Et elle s'inquiète du sang de son fils. En ce qui concerne Sick, le sang, mieux vaut le garder à l'intérieur. Le reste, n'a pas d'importance. Personne ne sait dans son cas. Et ça ne lui pose aucun problèmes. C'est peut-être pour cette raison que Sickert ne s’en fait pas trop pour le bambin. Il a été dans la même situation. Il sait que ça n'a rien à voir. Sauf peut-être quelques traits physiques. Pour le reste, il ne croit pas que le sang lui cause des problème. Si personne ne le sait.

- Si personne ne le sait, ou très peu de gens, je ne vois pas en quoi ça pourrait lui nuire. Ne le dites à personne, n'en parlez plus et personne ne le saura. Ou du moins personne ne s'en souviendra d'ici quelques années. Et encore moins hors de Langehack. Le sang qui coule dans ses veines est aussi le vôtre, Castielle, et c’est tout ce qui compte.

Sickert est du genre pratique. Faire semblant que quelque chose n'existe pas n’empêche pas qu'elle existe, mais si personne ne le sait, ça épargne bien des soucis. Oui la lettre l'avait inquiété et elle confirme ses craintes mais elle les calme également. C'est vrai, la situation est différente, maintenant que le duc est mort. Ou alors la duchesse sera encore plus possessive à l'égard de Torrance. Le futur le dira. Castielle lui fait confiance. Très peu de gens le font. Et avec raison. Il n’a surtout pas l’habitude qu’on le lui dise. Il ne le dit jamais. Il a appris qu’on fait ce qu’on doit faire, mais on ne dit rien. Mi confiance, ni promesses, ni engagements. On le fait, c’est tout. Mais étonnamment, que Castielle l’informe qu’elle lui fait confiance, le touche plus qu’il ne l’aurait cru. Et plus que l’idée qu’il puisse être un allié.

- J’essaierai d’en être digne, Castielle.

Oui, la lettre l’a inquiété. Troublé ? Peut-être pas dans le sens ou le croit Castielle. Il a déjà imaginé des dizaines de manières différentes de sortir Castielle et Torrance de cette cage dorée. Que ça plaise ou non. Elle le rassure pourtant en disant que c’était à l’époque ou Oshide était toujours vivant. Et qu’elle compte rester encore un moment. Profiter de l’hospitalité de la duchesse, pourquoi pas. De toute manière, Castielle sait maintenant qu’elle peut compter sur lui.

- Castielle, mon amie, il y a très peu de gens qui peuvent me contraindre à quoique ce soit contre ma volonté. Si je suis ici, c’est parce que je l’ai voulu. Il n’y aura jamais de mauvaises raisons. Et je ne vois pas pourquoi aucune raison en serait une mauvaise.

Il reste un moment incertain, lorsqu’elle lui propose de la suivre pour lui offrir un présent. Son regard semble chercher quelqu’un d’autre, comme si c’était impossible qu’on lui offre quelque chose. Un présent ? Ça semble sérieux. Il n’hésite pas plus longtemps, autant par l’air sérieux de Castielle que parce qu’il est bien curieux de savoir de quel présent elle peut bien parler. Il se lève d’un bond et rejoint rapidement Castielle. Il la suit donc, sans dire un mot, mais de très près. elle lui présente une jolie petite boîte. L’air de Sickert ne fait aucun doute, il n’attend que de voir. Il s’attendait pas à grand chose, en fait, il n’en savait rien. alors de voir le bijou le surprend. Et l’interrogation se lit sur son visage. La bague qu’elle découvre le rend un peu perplexe. Il n’a jamais été du genre à exposer des richesses, comme les bagues. Certains pirates ou mercenaires ou d’autres genres aiment bien en voir, mais Sickert préfère les trucs qui ont vraiment de la valeur. Et cette bague semble en avoir, vu la qualité, mais il se demande comment Castielle a pu se la procurer.

Castielle lui prend la main et l’examine un moment, avant de glisser la bague à son index. Il ne bronche pas. La guérisseuse explique rapidement que la bague n’est que l’emballage et que c’est à l’intérieur que se cache le véritable cadeau.Et effectivement, il y a un intérieur à la bague.

- Oh, j’adore les cachettes secrètes, chuchote-t-il, de toute évidence fasciné.

Et encore davantage lorsqu’il quitte la chevalière des yeux pour regarder Castielle. Sans doute que ce genre de cadeau aurait pu en effaroucher quelques uns, ou ne pas supporter l’idée que la si douce Castielle puisse lui offrir un poison en cadeau, lui, il se fait rapidement à l’idée. De toute évidence, Castielle n’est pas aussi inoffensive qu’elle en a l’air et ça ne fait que lui plaire davantage. Il adore vraiment les secrets et les cachettes. Un truc de pirate sans doute. Et Marion, même s’il ne l’a pas en sa possession, renferme aussi ses secrets.

- Je vous le promet Castielle, dit-il sans la moindre hésitation, Je ne la quitterai pas. Il n’a pourtant pas l’habitude de faire des promesses. Ou du moins, il ne fait celles qu’il est certain de tenir, de sa volonté ou non. C’est magnifique. Comme un enfant à qui on vient d’offrir un cadeau, il porte toute son attention sur la bague et teste le mécanisme. Merci, dit-il, de toute évidence aussi ravi que surpris de ce présent.

C’est bien la première fois qu’on lui offre un cadeau aussi précieux depuis qu’on lui a cédé le Fossoyeur et ça lui plait, de toute évidence. On frappe délicatement à la porte et une servante annonce le bain pour Castielle. Oh, il arrive au mauvais moment ?

- Je ne voudrais pas vous priver, hésite-t-il, parce que la proposition est tentante. Mais je ne pourrais pas non plus refuser… ajoute-t-il sans vraiment en être gêné. Vous me gâtez, Castielle. Prenez garde, je pourrais y prendre goût et ne plus jamais vouloir partir.

Son sourire n’indique rien d’autre qu’un peu d’humour. Tout le monde sait que Sickert ne reste pas en place. Il l’avoue volontiers lui-même.

- J’aurai du mal à vous rendre votre délicatesse à mon égard, dit-il en suivant la servante.


Dernière édition par Sickert le Mar 8 Nov 2016 - 1:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'Éclaircie [Castielle]   Dim 6 Nov 2016 - 3:45

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I'm not running away, I will feel the pain and stay, I'm not running again, I'm not running again, Even though I'm scared, baby, And I won't freeze you out, Like I have been, I won't freeze you out…

 Castielle inclina doucement la tête vers son ami. Malgré la reputation que celui-ci semblait se donner, elle lui faisait pleinement confiance, peut-être un peu trop même. Toutefois, elle croyait en ces instincts et sa conscience lui dictait de solliciter l’aide de ce bon pirate si elle en avait besoin. L’ombre d’un sourire se forma sur sa bouche et la demi-elfe baissa humblement les yeux.

- Gardez-moi simplement dans vos pensées, mon ami, cela est ma modeste requête, lui dit-elle simplement quand il lui avoua avoir du mal à lui rendre sa délicatesse comme il le disait si bien. Il faut prendre soin de soi, un véritable bain ne pourra que vous faire du bien. Pendant ce temps, je ferai préparer une tenue provisoire pour vous.

Était-elle réellement délicatesse ou simplement hypocrite ? Castielle avait toujours été polie et une excellente hôte. Son grand cœur avait largement frôlé la naiveté à plusieurs reprises et aujourd’hui, elle ne se sentait plus comme avant. Était-elle réellement heureuse de voir ses amis débarquer chez elle ou ne souhaitait-elle que les utiliser pour assouvir ses sournois désirs ?

La jeune femme fit une course révérence lorsqu’il s’avança dans le sillage de la servante. Elle examina brièvement son dos et s’imagina les nombreux déboires qui devaient avoir eu lieu dans sa vie depuis leur séparation lors de son départ de Thaar. Un petit soupir s’échappa d’entre ses lèvres, elle ne savait pas trop quoi faire de la situation. Il y avait bien longtemps qu’elle ne faisait plus confiance en la vie et il semblait que les hommes de sa vie étaient tous condamnés à disparaître les uns après les autres.

Ces pas la menèrent vers la chambre d’enfant dans laquelle se reposait son fils. Elle marcha, lasse, jusqu’au berceau et se pencha au-dessus de celui-ci en quête de l’objet de son affection maternelle. Torrance somnolait tranquillement dans le creux d’un moelleux matelas, couvert par de soyeuses couvertures. Son souffle était calme et régulier. Un voile de tristesse envahit le faciès de la demi-elfe, puis elle ferma les yeux, effaça la pluie qui menaçait de ruisseler sur son visage et détourna son attention vers la fenêtre.

Elle observa brièvement le ciel assombrit par le mauvais temps en frottant doucement ses mains froides. Comment est-ce que ces petite fille élevée par un berger s’étaient rendue seule à Diantra, pour y ensuite y dénicher un maître de grande expertise pour après finir dans un manoir appartenant à une duchesse?

La jeune mère posa ses mains sur ses joues pâles et en testa la texture et l’élasticité. Ce visage, grâce à son sang, prendrait apparemment de nombreuses à vieillir, ses yeux garderaient toujours le même éclat d’une jeunesse infinie. De qui provenaient ses yeux? Les oreilles distinctes qui évoquaient immédiatement ses origines bâtardes, d’où venaient-elles vraiment?

- Abandonnée, je ne dirai plus rien, arrache mes forces et prend ma dernière ration, laisse moi derrière telle une coquille vide. Je deviendrai belle charogne et la racaille se repaîtra de ma pâle carcasse, elle se détourna du faible reflet que lui renvoyait la fenêtre et retourna auprès de Torrance qui dormait toujours aussi paisiblement. L’innocence d’un fils était une chose à protéger, jamais personne ne lui ferait du mal, et ce, même si elle devait laisser des cadavres dans son sillage. Il s’agissait de sa véritable ambition. Mon fils, tu deviendras un homme important, jamais personne ne t’écrasera.

*

Quelques minutes plus tard, elle apportait une pile de vêtements propres à la salle d’eau qu’occupait présentement le pirate. L’eau, bien que loin de la mer, demeurait son élément. Si sa vie en avait été autrement, peut-être l’aurait-elle suivit sur les grandes étendues bleues, elle s’y saurait peut-être noyée ou fait une nouvelle vie, mais au moins, cet homme aurait conservé une promesse brisée par un autre, celle de lui faire voir les créatures qui habitaient les gouffres marins.

Elle toqua trois fois à la porte avant de s’annoncer et pénétrer à l’intérieur. La pièce était humide, forcément, des vapeurs d’eau chaude s’échappaient de derrière un paravent. La dame cligna des paupières à quelques reprises avant de déposer son fardeau sur une jolie table basse derrière l’unique barrière entre la probable intimité du pirate et elle-même.

- Monsieur Sickert, je vous ai apporté des vêtements propres, je me souviens de vos mesures, ce ne fut pas très difficile de trouver de quoi vous habillez, prenez votre temps et rejoignez moi au salon quand vous aurez terminé, dit la jeune femme avant de pivoter sur ses talons afin de rejoindre la sortie. Toutefois, avant de s’y rendre, elle se sentit perdre pied sur une flaque d’eau et recula dangereusement vers l’arrière, bascula sur la table basse, traversa le matériel très mince du paravent et s’engouffra rapidement dans une baignoire suffisamment chaude pour faire bouillir le plus récalcitrant des homards.

La moitié de son corps submergée, elle peina à retrouver la surface, emmitouflées dans ses jupes et ses jambes qui étaient toujours par-dessus bord. Par surprise, elle avala de l'eau savonneuse. Une femme à l’eau, une femme à l’eau!


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MessageSujet: Re: L'Éclaircie [Castielle]   Mer 9 Nov 2016 - 0:41



Un bain chaud. De quoi se décrasser et de soulager ses muscles endoloris. Il déteste le cheval, mais viscéralement. Il n’aura toutefois pas le choix de s’y habituer. Il semblerait que ce soit le seul moyen de transport acceptable dans la noblesse. Il doit s’y habituer. Ou du moins que ce soit moins douloureux le jour suivant. L’eau chaude aidera sans aucun doute. Il suppose qu’une nuit de sommeil ne lui fera pas de mal non plus. Une nuit au chaud et au sec, ce sera parfait. Et quelques longues minutes dans un bain chaud.

Pas aussi chaud que ça, pense-t-il lorsque la servante le fait entrer dans la piège. Juste à voir la fumée qui s’en échappe, ils se dit qu’il va se brûler. Il faut dire que la plupart de ses bains sont à l’eau froide et qu’avant de séjourner à Thaar, puis ces derniers temps à Soltariel, ce n’était pas vraiment dans des bains, et qu’avec l’été, c’était surtout à l’eau fraîche. Là, c’est carrément de l’eau chaude. La servante lui met tout à sa portée, puis se retire, le prévenant qu’elle va revenir tout de suite. Qu’elle prenne son temps, vu la température de l’eau, ça ne risque pas d’être maintenant. Il s’assoit sur le banc et entreprend de se déchausser et de retirer ce qu'il considère être de trop et ne garde, pour le moment, que son pantalon, parce que bon, il fait chaud et humide et parce que Sickert est du genre à devoir trop souvent rapidement fuir. On ne se rend vulnérable que peu de temps et le plus rapidement possible. Il s’occupe un moment à se détendre et à profiter de la chaleur. Il essaie de se délier les muscles des épaules et retire la chevalière que vient de lui offrir Castielle et la pose sur le banc. Il se dit qu’il vaut mieux ne pas la mouiller, il ne sait pas si elle est étanche et à quel point elle pourrait l’être.

Il en est là dans ses réflexions, pensant à ce qu'il fera après son bain. Bon sang, qu'elle offre généreuse, il n’y aurait pas pensé, mais c'était presque trop plaisant. Il affiche un sourire presque béat, presque involontaire, en attendant que l'eau refroidisse un peu.

Castielle entre dans la pièce et l’informe qu'elle va poser les vêtements sur la table. Il sursaute presque, les longues secondes où il était concentré à il ne sait plus trop quelle réflexion. Il lève la tête et se doute qu'elle ne franchira pas le paravent. Elle est adorable et si prévenante déjà qu'elle lui a déniché des vêtements, en plus elle se souvient de sa taille. Il se lève pour au moins lui parler sans l'écran entre eux, mais il n'a pas le temps de dire un mot avant que le paravent ne décolle et que Castielle ne termine sa course dans le bain.

Éclaboussé, Sickert estime que l'eau est encore trop chaude pour lui, du moins pour certaines parties plus tendres. Bon sang, Castielle ! Le temps de virer les baguettes du paravent qui l'empêche d’atteindre son hôte. Il la saisit par le collet de sa robe tout d'abord, au risque de la pincer et/ou déchirer sa robe et la tire hors de l'eau. Elle termine sa course à genoux sur le sol, suspendue au bras de Sick qui lui entouré la poitrine. S’il elle avait respiré de l'eau, il n'y en a plus dans ses poumons, Comme de l'air d'ailleurs.

L'air inquiet, il la surveille le temps qu'elle prenne une inspiration et dès que c’est fait, il cesse de lui comprimer les côtes et la ramène délicatement contre lui. À genoux, tout comme elle, il ne va quand même pas la lâcher le temps qu’elle reprenne son souffle.

- Je suis désolé, je vous ai fait mal ?
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MessageSujet: Re: L'Éclaircie [Castielle]   Mar 10 Jan 2017 - 1:31

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 Au final, peut-être Castielle serait celle qui prendrait son bain la première? La scène sembla se produire au ralenti avec elle qui basculait vers le bassin vaporeux. La demi-elfe n’avait jamais été du genre maladroit, un talent naturel et nourrit par des années à vivre dans un lieu encombré par de nombreux objets fragiles et potentiellement dangereux. Pourtant, la voici aujourd’hui qui déchirait un paravent qui devait coûter une fortune à lui seul et qu’elle ruinait une ambiance de fait par son cri de truie que l’on égorge à la boucherie et le son de son dos s’enfonçait directement dans le fluide brûlant.

L’eau savonneuse envahit sa bouche et sa gorge avant de s’infiltrer douloureusement dans ses poumons. Son cœur cessa de battre l’espace d’un instant. Même si l’air venait à manquer le moment d’une ou deux secondes, son esprit lui, ne cessa de fonctionner pour autant. L’espace de ce moment désemparé, elle ressentit ses longues jambes prisonnières de l’étreinte malsaine de ses jupons et du poids de l’eau. Ne savait-elle pas nager?

Ah.

Une main ferme attrapa son corset et l’extirpa durement hors de l’eau. Un bruit de déchirement se fit entendre dans le fond de ses oreilles mouillées, sa robe? Non, ce n’était pas important. Une sensation désagréable éveilla ses sens au niveau de sa jambe, un résidu de bois, gracieuseté du paravent ruiné, lui avait entaillé le mollet gauche. Une plaie mineure, ce n’était pas très important. Ce qui l’était, toutefois, c’était l’air qu’elle peinait à reprendre dans ses poumons confus. La force mâle lui compressait les côtes et le peu de gras qu’elle possédait. Elle s’étouffa, d’abord beaucoup, puis un peu moins. Quand la pièce ne fut plus que silence à nouveau, l’herboriste leva des yeux mouillés et rougis par l’eau savonneuse vers son sauveur.

Son front humide reposa sur le torse de son ami, un peu de pilosité propre à son sexe lui chatouilla le bout du nez. Confuse dans la façon de se conduire ou dans ses propres émotions, Castielle baissa honteusement les yeux et découvrit l’état désastreux de son corsetage à moitié défait et de la rondeur de ses seins pâles qui ne passaient pas du tout inaperçus.

Elle repoussa sèchement Sickert et se releva péniblement, prenant au passage une longue serviette qui avait survécue aux éclaboussures pour se cacher derrière. Castielle reprit rapidement un air posé, bien que les battements de son cœur en révélaient autrement et se racla la gorge. L’oxygène n’avait jamais été aussi bon qu’aujourd’hui.

-Ahem, merci, monsieur Sickert, dit-elle finalement. Sa robe trempée lui collait à la peau, une sensation plutôt désagréable qui moulait tout ce qui ne devait pas être moulu. Le sang coula le long de son mollet, elle se soignerait plus tard. Mon corps s’en remettra, elle hésita, embarrassée, je crois plutôt que mon âme saignera beaucoup au courant des prochains jours. Bonne soirée à vous, mon ami, conclut-elle en quittant prestement les lieux, le feu aux joues.

Castielle pensait avoir tout vu, tout compris de la nature mâle. Elle croyait avoir suffisamment aimé le sexe privilégié pour pouvoir s'en sortir en sa présence. Quelle blague, sa naiveté de jouvencelle et sa pudeur étaient toujours là aujourd'hui et pourtant, elle avait déjà aimé le corps d'autrui. La demi-elfe n'avait peut-être pas si changé que cela, au final?

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MessageSujet: Re: L'Éclaircie [Castielle]   Lun 16 Jan 2017 - 3:09



Tout s’est passé très rapidement. Il n’a pas vraiment réfléchi et il ne réfléchit pas vraiment encore. Pas avant qu’elle ne se remette à respirer régulièrement, parce qu’elle ne respire pas normalement. Il la laisse reprendre son souffle et la garde contre lui le temps qu’il faut. Il ne s’attendait pas vraiment à ça. En fait, il ne s’attendait à rien du tout et encore moins à la sortir de son bain… qui en fait était pour elle au départ… mais qu’elle lui a offert… et qu’il a accepté. Hum… elle le repousse sèchement et il ne la retient pas. Il n’a jamais retenu personne. Il déteste qu’on le retienne, alors pourquoi il se donnerait le droit de retenir qui que ce soit ? Elle se relève et il fait de même. Il la regarde se dissimuler derrière une serviette et il se dit que même si elle s’éponge, sa robe est foutue. Elle le remercie et lui, il se contente de sourire.

- Si vous voulez prendre votre bain en premier, il ne fallait pas me l’offrir, lance-t-il, à la blague, jouant, comme d’habitude, l’imbécile. Pourtant, son sourire idiot disparaît à la réponse de Castielle. Ah ? Castielle, pourquoi votre âme saignerait ? demande-t-il, sincèrement perplexe. Ce n’est qu’un accident… Castielle ? Mais… il fait quelques pas à sa suite. Castielle ! Mais il s’arrête. Bonne soirée… dit-il, mais elle est déjà loin.

Il… il a fait quelque chose de mal ? Il reste de longues secondes à observer la porte où elle a disparue. Il essaie de se remémorer les événements pour savoir ou il s’est planté, mais… mais il n’est pas certain d’avoir quelque chose à se reprocher. Excepté l’avoir brusqué pour la sortir du bain. Est-ce la raison de sa contrariété ? Oui, parce qu’il a l’impression qu’elle est contrariée. Est-ce vraiment contre lui qu’elle est contrariée ? Il ne sait pas trop. Bon allez. Il va le prendre ce bain. Il aura le temps de ruminer tout ça.

- Humpf !

Il se glisse dans le bain encore trop chaud à son goût. Il s’y assoit et délie lentement ses muscles endoloris. Bon sang qu’il déteste le cheval… mais il adore les bains. Enfin, en ce moment, il adore le bain. Il s’appuie contre le rebord et profite des bienfaits de l’eau chaude. Un sourire satisfait éclaire son visage.




Réchauffé, propre, sec et habillé de vêtement propre, Sickert quitte la salle d’eau pour le salon. C’est bien ce que lui avait dit Castielle, non ? De la rejoindre ensuite au salon. Oui, c’est bien ça, mais elle n’y est pas. Il s’assoit dans le fauteuil qu’il avait occupé quelques heures plus tôt et il attend. En vain. Il finit par demander où est sa chambre et il disparaît pour la nuit. Et les jours suivants, il fait comme si ça n’était jamais arrivé.
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