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 Un vassal, un allié, un ami ? ( PV Enrico. )

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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Un vassal, un allié, un ami ? ( PV Enrico. )   Sam 8 Oct 2016 - 21:15



Favriüs, Fin de journée du Jour 9, Enneade 2. 9 ème année du 11ème cycle.

La duchesse de Langehack était a sa table de travail. Ce n'était pas la qu'elle aurait due etre. L'enterrement du duc avait prit fin quelques heures plus tot et maintenant tout les présents devaient se trouver en salle de banquet, attendant qu'elle paraisse. Elle allait le faire dans un petit moment. Subir la charge de ses fonctions l'aiderait a subir la charge de la compassion et des faux semblants qui l'attendaient. Tout les yeux se riveraient sur elle, dés son apparition, les bienveillants et sincères et les autres. Ceux guettant un faux pas, une faiblesse. La moindre chose dont ils pourraient tirés parti, elle ne leur donnerait pas ce plaisir. Glissant son sceau sur un vélin, elle se surprit a en caresser les armoiries. Ses doigts glissant plus particulièrement sur celles de son époux. Le dragon n'était plus, le dragon s'était envolé, le dragon l'avait abandonné. Se levant brusquement elle se glissa a la fenêtre, avant de chasser, rageusement, quelques larmes de ses joues. Elle l'aimait. Elle le maudissait. Elle le pleurait. Elle le détestait. Son cœur semblait incapable de faire son choix et cela l'épuisait bien plus encore que la douleur de l'avoir perdu.

Elle en était a faire tourner, une fois de plus, les mots du marquis de Sainte Berthilde en son esprit torturé, " La mort est dans votre sillage ma dame ", quand l'on frappa a la porte. Elle inspira profondément, vérifia ses yeux puis repris place dans son fauteuil. " Entrez. " la voix était claire et ne témoignait guère des tourments qui l'agitaient. L'intendant ducal fit son entrée, dans la seconde suivante, en s'inclinant respectueusement. " Je serais la dans une minute .. " lâche t'elle distraitement en imposant sa signature sur un document de plus. " Je ne suis pas la pour cela votre altesse, le serviteur dévoué que je vous suis ne se le permettrait pas. Le baron Di Montecale est la et désirerait une audience avec ma dame la duchesse. " Elle hocha la tete. Soit il était la car il se soucier de son  absence, soit de par le fait qu'elle avait mandée une discutions avec lui plus tôt dans la journée. " Je vais le recevoir. Faites le entré je vous pris. " Une courbette et elle était a nouveau seule. Elle aurait pue faire mine de se replonger dans les missives et divers autres papiers qui l'attendaient, mais Enrico ne serait pas dupe, lui aussi pleurait Oschide, en sa qualité d'ami dévoué.

Quand il pénétra dans le bureau, elle se leva pour s'approcher de lui. Elle ne fit pas l’effort de sourire, elle ne l'avait que trop fait et n'aurait encore que trop a le faire dans les heures a venir. Il lui pardonnerait probablement, d'autant plus qu'elle ne lui aurait sans doute accordée qu'un piètre simulacre d'étirement de lèvres. " Enrico, je vous suis grée d’être venue me voir. Bien que ce jour ne soit guère propice a cela, nous avons fort a nous dire et je sais que vous êtes attendus a Diantra. " Elle désigna les fauteuils, prés de la cheminée, pour qu'ils y prennent place. " Vous me pardonnerez de ne point encore vous avoir féliciter quand a vos noces imminentes. Ne doutez pas que mes souhaits de bonheur vous accompagnent. Je vous souhaite d’être aussi .. D’être heureux. " Elle avait faillie laisser sortir quelques paroles qui auraient étés de fort mauvaises augures au vu de la fin de l'histoire. Aussi heureux que moi et mon époux .. Il était salvateur qu'elle se soit reprise a temps oui, voila le genre de mots, qui une fois échappés, auraient bien risquer de lui faire monter les larmes. Et ce n'était pas la le genre de spectacle qu'elle voulait donnée a celui qui lui était un vassal, mais aussi peut etre un allié et un ami.
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Enrico di Montecale
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MessageSujet: Re: Un vassal, un allié, un ami ? ( PV Enrico. )   Mar 11 Oct 2016 - 19:04

Après l’enterrement de son suzerain, mort de la perfidie de son ennemi, Enrico n’avait prononcé aucun mot. Si le décès de son ami était certes lourd à assumer, il avait également rappris des choses qui l’avaient durement éprouvé, et auxquelles il ne s’était pas du tout attendu. Il avait bien appris pour la capture d’Azénor, il avait même envoyé quelques hommes de confiance tâter le terrain en vue d’une opération de sauvetage. Mais son trépas ? Il avait failli bouleverser le Suderon. Depuis cette traversée du Garnaad qu’ils avaient effectuée ensemble, il n’avait cessé de penser à sa protection. Que pouvait-il sauver, maintenant ? Le terrible Marquis avait encore fait son œuvre. Il se murmurait qu’il l’avait brûlée sur un bûcher. Qu’attendaient donc les clergés pour le punir de ses fautes, si aucun autre ne se soulevait contre la tyrannie de cet homme ?

C’est avec morgue qu’il avait demandé audience à la Duchesse Méliane. Il savait qu’il devait la voir, en revanche, il avait espéré que cela se déroule sous de meilleurs jours. La plaie était encore fraîche, et le vent ne soufflait pas encore assez pour la sécher. Néanmoins, un peu de bavardages politiques, si Enrico s’était rapidement mis à les détester, pourrait tout de même le distraire de son chagrin et de sa colère, le temps d’une discussion avec sa suzeraine.

Un serviteur annonça sa venue, et il pénétra dans les appartements ducaux avec toute la prestance seyant à son rang. Il avait apporté avec lui sa canne ouvragée, frappée de son blason, qui l’accompagnait plus pour l’esthétique que pour l’utilité. Dès qu’il était entré, la dame s’était levée, pour se diriger vers lui. Il avait esquissé une profonde révérence, avant de plonger ses prunelles luisantes dans celles de Méliane.

« Votre Altesse… »

Elle désigna des sièges, sur lesquels s’asseoir. Alors qu’ils s’y dirigeaient lentement, une petite note ironique sur son mariage prochain le fit légèrement grincer des dents. Ha, s’ils savaient tous. Oui, s’ils savaient. Le couple du siècle ! L’aveugle et l’unijambiste. La fin de la liberté, et le début d’une longue dynastie… Comment ne pas se réjouir ?

Une fois installé, la canne posée contre le confortable siège, il courba la tête.

« Merci beaucoup… Néanmoins, ce n’est pas à propos de mon mariage que je viens vous voir. Des questions restent sans réponses pour moi, qui viens à peine de revenir de Sharas. Je n’ai pas été tenu au courant de tout, et connaissant la politique péninsulaire, je gage qu’elle a encore changé de cap. Si vous pouviez me faire un rapide résumé des événements… je pourrais peut-être vous aider sur certaines choses. »

Enrico ne disait pas entièrement la vérité. Il savait déjà certaines choses, mais voulait être sûr que ses informations soient correctes, ou que celles de sa suzeraine soient les mêmes. Des rumeurs gonflaient, provenant du Sud. Que s’était-il donc réellement déroulé là-bas ? Il le saurait bientôt. Comme pour donner un simulacre de bonne nouvelle, il s’empressa de rajouter :

« Au fait, le blocus de Sharas est en cours et bien installé. Nos galères sont hors de portée de leurs maudits scorpions. J’ai bien averti mon frère quant à l’effroyable efficacité de ces armes, et notre plan pour détruire leur flotte devrait se dérouler sans accroc, si toute la flotte est coordonnée. La vengeance d’Oschide est en marche. »


Il avait confiance en Albano. Son petit frère était la personne toute indiquée pour prendre sa place. Tout comme Piezarre l’avait prouvé lui-même, il avait du potentiel.
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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Re: Un vassal, un allié, un ami ? ( PV Enrico. )   Mar 11 Oct 2016 - 19:44



Bien qu'elle eut pue jurer avoir vue un léger agacement étiré les traits du seigneur Di Montecale, a la mention de son mariage, la duchesse n'en laissa rien paraître. Après tout, il était plus que probable que le mariage soit arrangé et l'union de convenance. Voila qui était tout aussi bien, pour les deux futurs mariés, ne put t'elle s’empêcher de penser son cœur tout alourdi du deuil de l’être aimé.  " Il est a craindre que le jour ou la politique péninsulaire sera stable, c'est qu'il n'y'aura plus personne pour la pratiquer. " Déclare t'elle la voix neutre en prenant place dans son fauteuil. Elle se retient d'hausser un sourcil, quand au fait qu'il soit ignorant des dernières dérives ayant heurtés la péninsule. Il avait eu toute la journée pour qu'on l'abreuve de divers commérages et autres bassesses du genre, ces paroles versatiles dans lesquelles peu importait la vérité. Elle appréciait néanmoins qu'il préféré entendre les faits de sa bouche avant d'y prêter foi ou intérêt.

Mais sur l'instant, c'est sur ses paroles concernant Sharas que se porta l'attention de la dame, son regard vacillant légèrement a la mention de son époux. " Avec sincérité, je vous le dis, je ne sais si la vengeance est une bonne chose. Mon époux avait choisi lui même de se rendre a cette entrevue. Il avait foi en la paix. Est ce honoré sa mémoire que de s'enliser en de nouveaux conflits ? " Elle secoua tristement la tête. " Ce deuil qui est mien, je ne le souhaite a personne. La pensée de priver des mères de leur fils, des femmes de leur époux, des enfants de leur père, me tient éveillée chaque nuit sans exception. " Cela et les larmes qu'elle se refusait a verser en journée, ainsi que le souvenir de deux enfants dont le souffle s'épuise tandis qu'elle les berce contre son cœur. Elle tord nerveusement ses mains, accablée par ses pensées, puis elle se reprend. " Sharas n'est pas coupable de la mort d'Oschide. " la voix est claire, forte. Un peu trop peut être ? Elle dresse son visage a hauteur de celui de son vassal, pour accrocher ses yeux aux siens. " Oserais je vous demander si Vous savez comment il est mort ? " Laisse t'elle échappée, malgré elle, son regard toujours rivé au sien.

Il ne pouvait en être autrement, il avait été la bas. Si proche et a la fois si loin du lieu de trépas de son époux. Mais il avait forcément su. L'on l'en aurait informé. Peut être même avait t'il vu le corps sans cette protection voilée qui l'avait dissimulée aux yeux de tous pendant la cérémonie. A peine sa dernière question a t'elle quittée ses lèvres, qu'elle se lève brusquement, lui intimant de rester assis d'un geste de la main, puis elle va farfouillée dans les tiroirs de son secrétaire. Quand elle lui fait a nouveau face, elle lui tend un petit vélin, portant le sceau de Sainte Berthilde. " Lisez je vous pris. Si l'on en croit les mots du marquis, je suis la seule fautive de la mort de mon époux .. de notre duc. Moi et mon incapacité a mettre nos enfants au monde en toute sécurité. "  Le ton semble froid, indifférent, mais la main tendue, vers le baron, tremble légèrement et le regard est porteur d'une douleur que l'on ne peut ignorer. " La mort est dans mon sillage. " Murmure t'elle, encore, en faisant échos aux mots écrits par le Berthildois.

Elle inspire profondément. " Vous qui lui étiez un ami Enrico. Pensez vous, que dans ses derniers instants, il m'ait détesté au point que la vie lui soit si intolérable qu'il choisisse d'y mettre un terme, de son plein gré ? " Elle aimerait qu'il lui dise non bien sur. Il doit lire, sur son visage, la prière muette d'obtenir de lui ce que tout son être réclame. Ses mots qui la libéreraient du poids de la culpabilité. Qu'il dise que cet être belliqueux du nord a volé la vie de son époux .. Mais dans le fond, ce ne serait qu'une bien piètre chimère, Oschide s'était suicidé, elle le sentait jusqu'en dans les tréfonds de ses entrailles. C'était aussi vrai que cela lui était intolérable. Ses yeux se ferment une brève seconde. Elle tente un piètre sourire, qui a sans doute plus l'air d'une grimace que d'une courbette faciale. " Veuillez pardonné les sensibleries d'une femme en deuil mon cher baron. Voila qui n'est guère digne d'une grande dame. " Il avait été un si grand ami pour Oschide, que pendant une brève seconde, elle avait pensée pouvoir lui en être une également. Faisant tomber le masque, dont elle se parait a chaque instant, pour dire ses mots qu'elle taisait a tous depuis trop longtemps deja. Mais se laisser ainsi aller, a écouter le chant vicieux des maux qui étreignaient, son cœur et son esprit, ne saurait que la plonger dans une mélancolie de laquelle elle n'était pas certaine d'avoir la force de revenir. Une faiblesse qu'elle se refusait a avoir. Une folie qu'elle ne comptait pas commettre. La duchesse avant la femme. Litanie lassante mais Salvatrice. Elle était de celles qui survivent et c'est peut être en cela que résidait sa plus grande épreuve.  
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MessageSujet: Re: Un vassal, un allié, un ami ? ( PV Enrico. )   Sam 12 Nov 2016 - 10:20

La Duchesse marquait un point. Oschide lui avait fait part de ses volontés pacifiques, dans la dernière lettre qui lui avait été adressée par son défunt suzerain. Néanmoins, le blocus de Sharas n’était pas que pure vengeance, chaude et insouciante. Il s’agissait d’un froid calcul qu’il avait organisé avec l’aide des Anoszia pour tenter de récupérer le Duc, en premier lieu. Ce n’est qu’à l’heure de sa mort que les raisons avaient changé, et plus encore, maintenant qu’il était revenu dans le Langecin, la déchéance des Dragons de Calozi laissait planer sur les renforts ydrilotes au blocus un léger suspense. Il se contenta alors de rappeler, afin de clore le débat sur l’utilité de Sharas :

« Il s’agit ici non pas d’une nouvelle guerre, mais plutôt d’un moyen de pression exercé sur les alliés de Sainte-Berthilde. Depuis les tempêtes sur l’Eris, l’Olienne a acquis une plus grande importance commerciale encore qu’elle ne l’avait déjà. Leur en refuser l’accès est assez gênant pour que nous puissions les amener à discuter de notre retrait. Et ce que je souhaite par-dessus tout, Altesse, c’est réparation. »

A la mention de la mort d’Oschide, Enrico resta légèrement perplexe. Tous savaient que c’était l’Effroyable qui l’avait tué, lui et sa sœur. Du moins, c’est ce qu’on lui avait dit, et c’est la version qu’il trouvait la plus plausible. Elle lui tendit néanmoins un vélin, où il put d’un bref regard remarquer le sceau haï du marquis du Berthildois. Il hésita longuement à le prendre, mais finit par l’attraper délicatement, avant de le mettre face à son regard, qui s’attendait presque à tout voir. Là, il vit une tentative maladroite du Marquis de se dédouaner. D’un geste rageur, il lança le vélin plus loin, ses traits tendus lui donnant un air presque maléfique sur le visage.

« Mensonge et calomnie ! On ne peut pas croire un homme qui s’est déjà déshonoré en passant outre les lois de la guerre. Cet homme a pris Oschide en traître, et sous le regard des dieux. Il ne peut être cru, ni entendu. »

Il se releva légèrement, pour s’avancer vers Méliane, et lui attraper la main.

« Ne prêtez pas foi aux justifications d’un homme sans parole, Altesse… Vous savez très bien qu’il serait prêt à vendre sa fille pour la couronne. »

Il n’aimait pas entendre les paroles de Méliane. Elles se faisaient l’écho de douleurs nouvelles, et qui paraissaient pourtant si anciennes, si ancrées en elle. Il se rapprocha encore d’elle, lui tenant toujours la main.

« L’heure est au deuil. Je ne saurais tolérer que vous reteniez vos larmes. Oschide était un homme qui méritait vos larmes, votre Altesse. Vous conserverez toute votre dignité… »

Comme il les haïssait tous… Ces hommes du Nord, et du Médian. Sans une once d’honneur, et sans aucune valeur morale. Ils convoitaient quelque chose qu’ils avaient vu un jour de loin, et qu’ils n’avaient pu approcher. Ils convoitaient ce qu’on leur avait promis, lorsqu’ils étaient enfants. Ils convoitaient, tout simplement. Mais les dieux se riaient d’eux. La roue de feu les faucherait à leur tour, et dans les limbes du Royaume de Tyra, alors qu’ils erraient aveugles, dans le Néant, ils finiraient bien par se demander si tout cela en valait la peine. Tout cet honneur sacrifié, ces paroles gâchées, ces mensonges accumulés, ces massacres perpétrés… Les dieux étaient justes. Pas les Hommes. Enrico faisait confiance aux dieux.

« Croyez-moi bien, Méliane… C’est un homme libre qui vous tient ici la main. Un homme libre qui a décidé de mêler son destin à votre nom. Je serai l’épaule sur laquelle vous vous reposerez, et la main qui vous donnera de la force, là où vous en manquerez. »

Son expression s’était adoucie. L’image du Marquis s’effaçait peu à peu, et il se concentrait plutôt sur la Duchesse de Langehack. A la fois belle et froide, proche et distante, son apparence cachant les vices du chagrin qui la tourmentait…
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Méliane de Lancrais
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MessageSujet: Re: Un vassal, un allié, un ami ? ( PV Enrico. )   Sam 12 Nov 2016 - 11:08



Elle accorde un soin tout particulier aux mots du baron concernant le blocus de Sharas, ses tenants,ses aboutissants, sa raison d’être. " Ce que nous ne voyons pas comme une guerre, eux pourraient le voir comme une attaque et nous serions bien a l'aube d'un nouveau conflit. Cela je m'y refuse, nous ne saurions permettre que plus de vies ne soient perdues de par les intentions belliqueuses d'un homme cruel. " Ses désirs de paix n'étaient pas nouveau, elle souhaitait voir Langehack prospérait en une aire nouvelle et non se dépêtre en des conflits stériles. Néanmoins les ouvertures commerciales qu'Enrico laissait entendre n'étaient pas dénuées d’intérêt. " J'ai confiance en votre avis, je suivrais les conseils qui sont vôtres comme l'aurait fait Oschide mais a la condition que vous et moi veillons a ce que l'issue de tout cela soit pacifique. Je pense qu'il est temps d'ouvrir le dialogue avec le baron d'Olysea. Puisse t'il être un homme plus raisonnable que son suzerain. " Distraitement, elle ajoute dans un soupire bercé par une voix sans timbre. " Quand a avoir réparation, je crains que cela ne soit impossible, il pourrait bien avoir toute la bonne volonté du monde que jamais il ne pourrait me rendre mon époux. "

Ni lui, ni ses enfants, mais il n'est nul besoin de faire étalage de sa double peine. Elle ne sursaute pas quand il se déleste du vélin en l'envoyant au loin dans un mouvement de colère évident. Elle aussi avait eut cette même réaction. C'était le déni, puis était venu l'acceptation quand il n'y'avait plus autre choix que le faire. Elle hésite a lui dire ce qu'elle sait, les lettres envoyées de la main d'Oschide. Ses mots qui confirment le choix terrible qu'il a fait. Celui de les abandonner. Son propre vélin attend encore dans son secrétaire qu'elle trouve le courage d'en faire la lecture. Bientôt. Elle se l'est promis, au terme de cette journée, elle lui ferait ses adieux, elle le laisserait partir en même temps que ses yeux parcouraient la dernière lettre qu'il lui écrirait jamais. Elle se perd un bref instant en les mots du baron, mots qu'elle voudrait si ardament croire, si bien que si il n'y'avait pas eu la chaleur de la paume d'Enrico sur sa propre main si froide, elle n'aurait sans doute même pas remarquer son geste.

Elle accroche a nouveau son regard au sien. Si elle retient ses larmes, lui témoigne de plus de douleurs que ce qu'elle n'aimerait s'accorder a en dévoiler. " Ne vous méprenez pas, j'ai versée pour Oschide plus de larmes que je ne pensais pouvoir en avoir et a l’abri des regards, j'en verserais sans doute bon nombres d'autres jusqu'a ce que mes yeux soient devenus trop secs pour me permettre de le faire. " A moins que ce soit en l'attente que son cœur devienne si froid qu'elle ne pusse plus rien ressentir. Au vu des dernières enneades, voila qui lui apparaissait comme une situation enviable. Plus de sentiments, plus de douleurs, mais cela signifierait s'y perdre elle même et elle n'était pas prête a cela. C'était la un sacrifice trop grand, même pour obtenir la disparition de sa souffrance. Ses doigts se serrent sur la main qui retient la sienne captive. Elle n'a pas peur de perdre sa dignité. Si il savait les ombres qui couraient en son passé, il saurait combien sa dignité avait deja été piétiner. Non, elle n'avait que faire de sa dignité, mais ce qu'elle redoutait c'était de paraître faible. Elle l'avait été jadis et elle s'était fait serment de ne plus jamais l’être.

Dans un état second, tout aux prises qu'elle l'est dans son combat pour ne pas faillir, elle se penche vers lui et l’enveloppe dans ses bras. Le geste est curieux, si emprunt de douceur qu'il est difficile de croire qu'elle y cherche quelques réconforts. Il semble plutôt que ce soit elle qui cherche a le soulager de sa peine. Ses bras sont autour du cou du baron, sa tête repose sur le bord de son épaule, son souffle caresse sa nuque tandis que sa voix chante a ses oreilles. " Je vous suis gré de vos mots Enrico, tout comme de votre présence et de votre appui. Mais le malheur a se reposer sur les autres c'est que l'on en oubli d’être fort par soit même. " Ce qu'elle ne dit pas, c'est qu'elle craint que si elle ne commence a pleurer dans ses bras, elle n'en dévoile plus qu'il ne faudrait, sans plus parvenir a faire taire la douleur qui l'étreint jour après jour sans jamais faiblir. Elle ferme ses yeux et elle reste juste ainsi, tout contre lui, le silence les enveloppant un bref instant. Elle savoure le simple fait de sentir son cœur battre contre sa poitrine, sa chaleur qui se diffuse de lui a elle et sa présence rassurante. Pendant quelques petites secondes, elle peut presque ressentir cet apaisement que savait lui insuffler Oschide de par sa simple présence. Et cela lui est un cadeau inestimable, bien qu'elle le sache vouait a n’être qu’éphémère, comme le passage de son aimé en sa vie.  
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MessageSujet: Re: Un vassal, un allié, un ami ? ( PV Enrico. )   Sam 12 Nov 2016 - 12:39

La soudaine étreinte de la Duchesse l’avait quelque peu désarçonné. D’abord légère et éthérée, tout en douceur et en sérénité, elle l’avait amenée contre elle. Enrico était légèrement déstabilisé. Il s’était posé la question du protocole, puis celle de la décence, avant de simplement s’abandonner à la compassion. Il avait senti les bras blancs de Méliane passer derrière lui, et sa tête se caler derrière son épaule, avant que son souffle chaud ne vienne se perdre dans sa nuque, lui en hérissant les poils. Il hésita tout d’abord à faire de même, avant que ne retentissent les douces paroles de la Duchesse dans ses oreilles. Des paroles sincères, qui ne tardèrent pas à le convaincre de l’étreindre à son tour.

Elle paraissait seule. Si seule. Entourée de tout ce dont elle avait besoin, et pourtant, le plus important manquait. Il le savait, il le voyait bien. Enrico ne pouvait pas entièrement atténuer sa peine. Il ne pouvait pas convaincre Tyra de lui rendre l’âme d’Oschide, tout comme il ne pouvait pas faire oublier à Méliane son amant déchu. Tout ce qu’il pouvait faire, en réalité, c’était panser ses plaies avec patience, en attendant que passe la douleur et l’odeur de mort. La cicatrisation prendrait peut-être du temps, mais Enrico en avait à revendre. Etrangement, le sort de la jeune veuve ne lui était pas indifférent. Il voulait l’aider, par n’importe quel moyen. Et si ce léger câlin de réconfort pouvait l’y aider, alors qu’il dure. Qu’il dure longtemps.

Et c’est dans le silence du temps suspendu qu’ils restèrent accrochés l’un à l’autre, Méliane les yeux clos, Enrico les yeux mi-clos. Il se perdit un instant dans un pan de la chevelure de jais de la Duchesse, en appréciant plus que de raison le parfum. Il en ressentit une légère honte, car ce n’était pas le moment pour une telle chose. Pourtant, il ne voulait pas que l’étreinte s’arrête. Pas maintenant. Juste encore un petit peu. Pourtant, il savait bien qu’il ne pouvait pas dépasser les limites de la bienséance.

Un peu à contrecœur, il recula un peu, les mains toujours dans le dos de Méliane, et les bras de cette dernière toujours autour de son cou. Il la regarda intensément, car ce qu’il y voyait était très différent de ce qu’il avait vu jusqu’alors. Il lui dit d’une voix presque susurrée, à laquelle son accent suderon donnait un timbre mystique :

« Vous êtes forte, Méliane. Plus forte que n’importe quelle femme que je connaisse. Je m’en rends compte aujourd’hui, et je ne l’oublierai pas. »

Il soupira.

« Mais j’ai connu bien des hommes forts. Et même eux ont eu besoin d’aide, aux moments sombres de leur vie. Et cela, curieusement, faisait partie de leur force. Accepter l’aide des autres, pour ne pas tomber… »

Il dégagea à regret une de ses mains du dos de Méliane, pour aller chercher quelque chose dans sa poche. Il en ressortit un fin collier d’aigue marine, gravé de signes religieux renvoyant à la Voilée et à ses prières mortuaires. Il dégagea sa deuxième main, afin de le passer autour du mince cou de la Duchesse, non sans une certaine émotion. Après tout, il avait appartenu à une personne très spéciale.

« C’est un talisman. Il est dans ma famille depuis… très longtemps. Il détourne le regard de Tyra, et veille sur les endeuillés. Je… Prenez-le. Comme un cadeau. Il est à vous, Altesse. »


Enrico se força à sourire légèrement, plongeant ses yeux dans ceux de Méliane.
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MessageSujet: Re: Un vassal, un allié, un ami ? ( PV Enrico. )   Sam 12 Nov 2016 - 13:20



L'étreinte se prolonge peut être plus qu'elle ne devrait, pourtant c'est a peine si la duchesse a senti les bras du baron se glissaient sur sa taille, si bien qu'elle n'en éprouve pas la moindre gêne. Elle lui témoigne de son réconfort et sans y prendre garde elle puise aussi en ce geste les mêmes sensations qu'elle tente de lui prodiguer. Quand il se détache ou plutôt s'écarte quelque peu, car elle sent toujours la chaleur de ses mains sur son dos, un froid glacial s'empare a nouveau de son être. Mais il lui est devenue si familier que c'est a peine si elle parvient encore a s'en rendre compte. Leurs regards s'accrochent si intensément qu'elle se demande ce qu'il peut bien y voir en l'instant, sa duchesse ou une femme en deuil ? Ses premières paroles en tout cas la rassurent pleinement sur le fait qu'il ait put la trouver faible de par son égarement passager, dont avaient témoignés ses tremblements au moment de lui remettre la lettre du Berthildois. " Je n'ai point de mérite a être forte Enrico. La vie a fait de moi ce que je suis. J’eus le choix de me battre et de vivre ou de rendre les armes et de périr. Il semble que je sois de celles qui survivent. " Elle ne tire aucune victoire de cela. On ne se réjouit pas d'avoir eut le courage de tuer un homme pour survivre, pas plus que l'on ne se fait joie de survivre a la mort de l’être aimé.

Elle s'accorde un pauvre sourire. " Parfois il faut tomber pour savoir se relever. Si ma vie n'avait pas été telle qu'elle fut, jamais je ne serais devenue la femme qui vous fait face aujourd'hui. L'aide est parfois bienvenue, mais elle est aussi parfois celle qui nous empêche de nous montrer fort. Néanmoins je n'oublierais pas vos mots et si besoin s'en faisait sentir alors vous me serez un appuis que je ne négligerais pas. " Comme si ses propres mots vinrent a lui rappeler l'étreinte qui les lier encore, ses bras glissèrent lentement de la nuque du baron sur ses épaules pour finalement retomber le long de son corps en même temps que lui dégageait l'une de ses mains. L'instant suivant il sortait un collier de sa poche, elle n'a pas le temps de s'étonner du geste que déjà Enrico le glisse autour de son cou. Elle porte une de ses mains sur l'aigue marine, la caressant du bout des doigts. Ses yeux, toujours accrochés a ceux de son vassal, témoignent du fait qu'elle est fort touchée de son présent et au delà de ça du geste lui même. Sous le deuil et la douleur évidente, brille désormais la lueur de quelque chose de nouveau. De la reconnaissance. " C'est la une attention qui me touche beaucoup soyez en certain, mais je ne saurais acceptée un tel présent alors qu'il appartient a votre famille depuis si longtemps. N'aurez vous pas a le regretter ? " Sa main délaisse le bijou pour se porter en un geste gracile sur l'épaule de cet homme qu'elle découvre autrement qu'en sa qualité d'amiral. " Je n’oublie pas que vous aussi vous êtes en deuil, vous pourriez vous même avoir besoin que l'on veille sur vous. "

Lui aussi pleurait Oschide, il avait du lui être un ami aussi cher que lui même l'avait été pour son époux et elle n'était pas femme a croire que sa douleur prévalait sur celle des autres. " Vos mots étaient justes Enrico et je me dois désormais de vous les retourner. Je suis votre duchesse et peut être même votre amie si vous m'en faites l'honneur. En cela je vous demanderais de vous appuyer sur moi en cas de besoin. Si mon aide venait a vous être requise en quoi que ce soit. Pour Nelen, pour votre famille ou pour quoi que ce soit d'autre, n'hésitez pas a m'en faire part." C'était la des paroles a la fois sincères et méritées. Ses actes lui avaient valut d'obtenir non seulement son titre de baron mais aussi sa confiance et son amitié. Si sa maladie l'avait jadis empêchée de mieux connaitre l'homme, elle se ferait joie et honneur que cela change a l'avenir. Elle ne savait pas si ils avaient beaucoup en commun, mais une première chose les unissait, ils avaient tout deux aimés Oschide et l'avaient tout deux perdus. Parfois la douleur était capable de réunir deux êtres la ou le bonheur ne l'aurait pas pu. Prenant conscience que sa main reposait toujours sur l'épaule d'Enrico, elle la laissa retombée.  
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Enrico di Montecale
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MessageSujet: Re: Un vassal, un allié, un ami ? ( PV Enrico. )   Sam 12 Nov 2016 - 16:38

Le cadeau avait l’air de lui plaire. Aussi, Enrico fronça légèrement les sourcils lorsqu’elle fit mine de ne pas accepter son don.

« C’est un cadeau… Que vous le refusiez me ferait bien plus de mal. Il est bien meilleur sur vous que dans ma poche. »


Comme tout homme de guerre, le Baron de Nelen était un amant de la mort, un habitué des deuils et des prières. Fils du Sud, il s’était toujours senti plus proche de Tyra que de n’importe quelle autre divinité du Penthéon. Il avait d’abord pensé que seul l’Océan l’avait attiré dans le recueillement de la Voilée. Puis, les guerres lui avaient doucement fait comprendre que la Mort la solliciterait tout autant. Des amis, il en avait perdu énormément. Il savait que ce n’était que passager, et que dans une ennéade, il n’y paraîtrait presque plus. Il avait appris à vite dissiper ses sentiments négatifs, un réflexe que tout officier se devait d’avoir, ne serait-ce que par respect pour ses hommes.

Ici, ce n’était pas différent. Dans très peu de temps, il devrait se marier, se rendre sur un territoire qu’il avait acquis de haute lutte avec sa famille, et aurait à administrer cette conquête. Il ne pouvait pas se permettre de pleurer un mort trop longtemps. Fut-t-il un grand ami. Il avait pensé à ériger une sorte de mémorial à Nelen, près du cénotaphe aux marins disparus. Qu’importe la noirceur du portrait qui lui serait attribué dans la course de l’Histoire, au moins l’archipel se souviendrait-elle de lui d’une meilleure manière ?

Les paroles de Méliane étaient réconfortantes, la main sur son épaule plus encore. Il était bon de constater que l’on pouvait compter sur certaines choses, et sur certaines personnes, lorsque tout commence à s’assombrir. Les morts s’enterrent, les vivants se serrent les coudes. Et au moment où Méliane retirait sa main de l’épaule d’Enrico, ce dernier courba légèrement la tête, pour saluer sa suzeraine.

« Alors, nous nous entraiderons, Altesse. L’avenir est incertain. »

Il inspira un bon coup, avant de faire un pas en arrière, faisant attention à ce que sa jambe de bois ne fasse pas trop de bruit sur le sol de marbre. Il y avait un autre détail qu’il devait régler, néanmoins, il savait que ce n’était pas le moment pour en parler. Peut-être dans quelques ennéades, lorsque la douleur serait passée. Il y avait des choses qui n’étaient pas à dire tout de suite, c’était évident. La Duchesse avait fait un grand effort pour ne pas tomber en larmes jusqu’ici, il valait mieux ne pas trop pousser. Il aurait tout le temps de lui poser cette question une autre fois, en d’autres temps, peut-être même sous d’autres cieux. Dehors, il faisait insolemment beau. Comme si le soleil tentait de réchauffer la peau de la Dame de Lancrais. Sa peau, il pouvait encore s’en rappeler, était aussi froide que le marbre de son salon. Comme pour briser le silence s’installant, Enrico dit :

« Si je n’aurai point l’honneur de vous voir à mes noces, alors, nous ne nous reverrons sûrement pas avant un petit temps. Je vous inviterai volontiers sur Nelen en temps voulu, c’est-à-dire, lorsqu’elle sera digne de vous recevoir. Je pourrai vous montrer le fort portant votre nom, et Port-Cinglant… »

Il se tut. Pas la peine de tout dire seulement maintenant. D’un geste entendu, il attrapa la main de Méliane, pour lui faire le baisemain.

« Tout du moins, je serais honoré que vous acceptiez, Dame Méliane. »
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MessageSujet: Re: Un vassal, un allié, un ami ? ( PV Enrico. )   Sam 12 Nov 2016 - 17:16



Elle lui offre un sourire face au renouvellement de son présent, aussi infime soit t'il il est sincère. " A partir de ce jour, ce bijoux ne manquera pas de se trouver a mon cou. En le sentant contre ma peau, je me rappellerais vos mots et ils sauront sans conteste m'apporter grand réconfort quand le besoin s'en fera sentir. " Elle s’efforce de ne pas perdre le peu de gaieté que lui a insufflé son geste quand il parle de l'avenir. Oui plus que jamais il était incertain. La péninsule était instable, les actions du Berthildois restaient floues. Langehack semblait voué a compter plus d'ennemis que d'amis et Oschide n'était plus, quand aux Anoszia .. La encore, ce qui aurait pu lui être un réconfort n'était qu'un fardeau de plus. " Je veux croire que tant qu'il y'aura quelqu'un pour croire en un avenir meilleur alors cet espoir pourra subsister. " Elle même n'avait pas cessée d'y croire, enfin si peut être pour elle même, mais pas pour ses terres, pas pour ses gens. Pour eux, elle désirait un avenir pleins de promesse et de lumière, elle avait assez engrangée de ténèbres dans sa pauvre existence pour pouvoir faire le souhait que ceux qui comptent a ses yeux aient la chance d'aspirer a autre chose.

Sa fille Linaelle par exemple, elle se devait de lui assurer un bon futur. D'ailleurs ses pensées eurent tot fait de rejoindre la discutions quand le baron fit mention de son mariage. " Si je ne serais point a vos cotés pour célébrer ce jour comme il se doit, soyez assuré que ma fille sera la pour le faire. " A l'entendre parler de Nelen, elle voit bien que cela lui insuffle joie et fierté, visiblement il porte déjà grande affection a ces terres qui sont désormais siennes. " Je me ferais plaisir de gagner Nelen dés que vous jugerez bon de m'y recevoir. Mais n'oubliez pas que je ne fut pas toujours duchesse, je fut d'abord dame de Leliande et le manoir familial n'avait point le faste qu'a le palais ducal. " Dit t'elle en sentant la caresse chaude de ses lèvres effleurait la peau froide de sa main. Elle avait été dame de Cerulyse avant de devenir dame de Leliande mais cela elle ne voulait surtout pas y penser. " De plus il ne me déplairait pas de voir le diamant que peut devenir cette terre, avant qu'il ne soit polie. " Puis quitter le Langecin, ne serait ce qu'un temps tout en veillant a ne pas trop s'en éloigner pourrait peut être lui être salutaire. Ici tout lui rappelait Oschide, si bien qu'a chaque coin de couloir, elle s'attendait presque a le voir surgir devant elle. Il saisirait alors ses mains, les portant a ses lèvres, un sourire lumineux éclairant ses traits tandis qu'elle se noierait volontiers dans le bleu attrayant de ses yeux.

Constatant qu'elle ne s'est que trop laisser aller en ses pensées et que le silence s'était installé, elle se reprit sans rien laisser paraître de son trouble. " Parlez moi dont de vos projets pour Nelen Enrico. Je suis sure que vous êtes fort enthousiaste a l'idée d'enfin pouvoir vous y établir. J'espère que vous et la damoiselle de Laval y vivraient des jours heureux. " C'était la des mots sincères, bien que le sujet pusse paraitre épineux, après tout avait il seulement jamais rencontré sa future épousée ? Elle ne se risquerait pas a lui demander bien entendue, leur amitié toute récente ne lui permettant pas ce genre de privauté, bien que d'autres ne s'en serait pas gêner. " A moins que vous ne préfériez d'abord entendre le résumé ennuyeux des frasques de la péninsule, nous savons vous et moi que vous n'etes point la pour le plaisir de ma compagnie. " S'essaie t'elle a plaisanter sans grande réussite. Elle n'oubliait pas que qu'importe que ce jour soit jour de deuil, elle n'en restait pas moins duchesse et lui baron et comme il l'avait dit, il se passerait un bon moment avant qu'ils pussent se revoir. Probable qu'il y'avait dont bons nombres de sujets qui ne pouvaient attendre.
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MessageSujet: Re: Un vassal, un allié, un ami ? ( PV Enrico. )   Jeu 8 Déc 2016 - 10:44

Légèrement pris de court, Enrico réfléchit à tout ce qu’il avait pensé faire de Nelen, en ces quelques ennéades. Les échanges avec son frère lui avaient donné de précieuses informations sur la nature de l’archipel, et de ses habitants. Il était plus renseigné que jamais, et pourtant, il n’avait eu que peu de contacts avec les autochtones. En revanche, pour les jours heureux, il faudrait encore attendre quelques années… Nelen n’était encore qu’une colonie récemment élevée, rien de plus. En faire quelque chose de correct pour ses futurs enfants allait sûrement lui prendre du temps. Et du temps, depuis les événements ayant secoué la Péninsule, il en avait à revendre. Il espérait seulement que sa femme ait quelque talent utile à ces projets…

Comme si Méliane avait deviné qu’il n’était pas encore fixé sur le sort de Nelen, elle parla de la Péninsule. Il avait tout rappris en rentrant sur le continent, et plus encore après le mariage. Les choses allaient mal, et en ces temps troublés, si peu se tournaient encore vers le roi et les dieux… C’était triste, car ils incarnaient à eux seuls l’esprit même du Royaume Pentien, et sa raison de vivre. Et pourtant…

Enrico tenta de sourire.

« Au contraire, votre Altesse, votre compagnie m’est très agréable. Néanmoins, il est certaines choses… dont nous devons discuter. »

Il soupira.

« Je suis au courant, pour ce qu’il s’est déroulé durant mon absence. Le martyr d’Azénor… Les troubles en Soltariel… Et comme toujours, les hommes semblent enclin à se disputer plutôt qu’à s’unir. A s’unir sous une même bannière, la seule légitime. Celle du Roy. »

Il s’appuya contre une chaise, le regard planté dans celui de Méliane.

« J’ai tenté depuis le début d’amener votre époux à s’allier avec le Soltaar. Je n’ai jamais été partisan de cette farce qui se joue dans le Médian, où de grands nobles pensent pouvoir faire fi du Roy et des dieux. C’est un blasphème, et une insulte à nos valeurs. Alors, votre mari m’avait envoyé négocier avec le Royaume. Un Royaume qui a ma loyauté. »

Faisant un pas vers la droite, il garda une main posée sur le dos de la chaise en bel acajou venu de très loin.

« Mais vous aussi, avez ma loyauté. Et j’ai toujours préféré suivre des intérêts convergents. Je ne peux pas me battre à la fois pour Langehack et pour le Roy, si tous deux sont en conflits. »

Avec des yeux presque implorants, Enrico leva une main vers Méliane.

« Oschide voulait la paix. Et je lui ai fait comprendre qu’il n’y aurait de paix que lorsque le Royaume et Langehack serait enfin uni, et dirigé contre cette mascarade qui se déroule à l’ouest. Là, seulement, nous pourrions aspirer à autre chose qu’à la guerre, et à la colère. N’est-ce pas ce que vous souhaitez aussi, Méliane ? »
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MessageSujet: Re: Un vassal, un allié, un ami ? ( PV Enrico. )   Jeu 8 Déc 2016 - 15:48



Bien sur qu'il était au courant et de sans doute bien plus de choses qu'il ne le disait, ses dames et ses sires oisifs de la noblesse n'avaient que ça a faire de leurs journées, se répandre en rumeurs et autres bassesses du genre. Qu'importe la vérité ou les faits la dedans, tant que cela alimentait comme il se devait leurs discutions. Méliane secoua la tête dans un soupire, puis se laissa choir dans l'un des fauteuils, son regard, soudain grave, s'accrochant a celui de son vassal. Elle aurait tant aimée répondre a ses supplications, plus qu'il ne le saurait jamais. " La vérité Enrico, c'est que l'on a rarement ce que l'on veut dans la vie. Langehack a fait amende honorable en restituant Diantra a la couronne par le biais d'Arichis. Oschide et moi avons prêtés serment dans un geste de paix. A qu'elle fin ? Tout fut piétiné par Cleophas. J'ai crue un temps que cet homme était a mon image, soucieux de la vie et désireux de la paix. Mais il semble que son égo soit plus grand que je ne le croyais. " Sa voix est peut être un brin acerbe sur ses derniers mots mais elle se reprend bien vite.

La duchesse redresse la tête, l'air déterminé. " Oschide voulait la paix, mais Oschide voulait surtout la sécurité des siens. " Les mots suivants lui sont bien plus douloureux qu'elle ne le laisse paraitre. " Mais Oschide n'est plus, il nous a quitté et c'est désormais a moi qu'il incombe de protéger sa famille. Si le Langecin rejoint la couronne alors qu'adviendrait t'il d'Oscario ? De Sysiphe ? Ou même de ses sœurs, venues a son enterrement contre la décision royale. Me demanderiez vous de les condamner a l'exil Enrico ? Est ce la ce que vous voulez ? Me voir chasser de mes terres la famille de celui qui vous était un si grand ami ? " Ses paroles ne sont pas hostiles, elle est en quête de réponses. Pourtant malgré toute l'affection qu'elle pourrait portée a l'homme et le grand respect qu'elle a pour lui, s'alliant a ses propres désirs sincères de paix, les mots qu'elle laisse échapper ensuite sont fermes, inflexibles. " Moi vivante, cela n'arrivera jamais. "

Elle incline la tete, ses prunelles contemplant longuement le baron, comme si elle cherchait a déceler en lui la réponse a quelques unes des énigmes tortueuses de la vie. " Je ne vous tiendrais pas rigueur de vos mots, pas plus que de votre allégeance a la couronne. Mais si cette dernière se faisait hostile alors vous devriez choisir, car comme vous l'avez dit vous ne pouvez vous battre pour les deux a la fois. " Elle se relève finalement, fait quelques pas jusqu'a se camper bien en face de lui, son regard résolument plonger dans le sien. " Ou ira alors votre loyauté ? A la veuve d'un ami ? A votre duchesse qui se battrait pour vous et qui jamais n'envisagerait de vous abandonner ou a ce roi dont le royaume est en d'autres mains que les siennes ? " Une fois de plus, elle secoue la tete, un sourire a la fois lasse et triste, étirant ses lèvres.

" J'aspire a mieux pour mes terres, pour mes gens. J'aspire a la paix, a l'apaisement. Mais il m'est forcer de constater que cela la couronne ne peut me l'offrir, pas en l'état actuel des choses. Langehack est deja allé vers le roi, cette fois ce sera a lui de venir a nous en n'omettant pas que le bannissement de mon époux, de votre duc, quand bien même il est mort, ne saurait être oublier. " Elle lève sa main, puis se perd un instant sur la vision de la bague qui y trône, l'une des dernières choses qu'Oschide ait laissé derrière lui. Ses paupières se ferment une brève seconde, puis elle ajoute dans un presque murmure. " Cleophas devra désormais compté sur le fait que je me trouve devant les Anoszia, car c'est la qu'est ma place. Pour Oschide. " Elle tend la main vers le baron. " Ou est votre place a vous Enrico ? " Une fois de plus ses yeux cherchent les siens. Il n'y voit ni colère, ni déception, simplement le reflet du poids qui pèse sur ses épaules et son désir ardent de ne pas faillir a la charge que son tendre époux a laisser sur ses épaules en faisant le choix de tous les abandonner. Ce ne serait pas son choix, jamais. Elle n'abandonnerait aucun d'entre eux. Ni son peuple, ni les Anoszia, ni le vassal dont présentement elle attendait la réponse. Ni même son souhait d'une péninsule unie.

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MessageSujet: Re: Un vassal, un allié, un ami ? ( PV Enrico. )   Sam 24 Déc 2016 - 13:47

Enrico écouta avec patience et silence ce que la Duchesse avait à lui dire. Tout tournait autour de la famille Anoszia, exilée par décision royale. Il avait appris les déboires de l’ancienne lignée, néanmoins, il avait également appris les raisons qui avaient poussé Cléophas à bannir ses membres. Arichis avait joué une carte périlleuse en tentant de voler le Roy. C’était un crime odieux que de porter atteinte à sa Majesté, en essayant de le soustraire à ses gardiens afin de mieux l’utiliser. La décision de bannir les Anoszia était peut-être un drame pour beaucoup. Mais au moins la raison en était-elle justifiée, et sans appel. Avec la chute d’Arichis, ses fils auraient cherché la vengeance. Le Roy aurait été en danger, si deux de ses enfants étaient encore en vie. Cléophas avait été magnanime, en fin de compte. Il avait choisi l’exil, plutôt que la mort.

Là où Enrico trouvait que la Duchesse allait trop loin, c’était en faisant le chantage inutile de comparer son serment à Langehack et son allégeance à la Couronne. Le baron détestait cela. Tout simplement car ses manœuvres avaient toutes servies à l’avènement d’une alliance entre les deux puissances. La guerre entre le Soltaar et le Langecin était la dernière chose que souhaitait Enrico. Et les mots de Méliane ne faisaient que l’exaspérer profondément. Franchement, avait-il fait tout cela pour rien ? Il se souvenait encore de sa discussion avec Kahina, en huis-clos. Elle lui avait rappelé de douloureux souvenirs, et lui avait montré qu’elle était toujours aussi douée en joute verbale que bien des politiciens. Pourtant, il avait continué de croire en la paix. Et en l’union.

Sous le regard des dieux, le Roy était sacré. Soutenir la Ligue était un blasphème, tant et si bien qu’Enrico n’avait jamais apprécié la tendance politique première d’Oschide, qui avait tenté de s’allier à l’Ogre du Médian. C’était Enrico lui-même qui lui avait fait miroiter la possibilité d’une union avec le Soltaar. Il lui avait même ramené un traité en bonne et due forme ! Mais cette époque semblait lointaine maintenant… si lointaine que les paroles de la Duchesse sonnaient étranges dans sa tête. Méliane semblait avoir un discours illogique. Elle voulait la paix pour ses terres et pour ses gens. Mais pour une famille déchue, elle était prête à risquer la guerre et la mort. Certes, il s’agissait là de sa belle-famille. Néanmoins, la véritable qualité d’un chef, n’était-ce pas son sens du sacrifice ? Pour une cause plus grande ? Méliane, de son avis, faisait bien trop de sentiment.

Il soutint le regard de la Duchesse, silencieux. Puis, il soupira, et dit :

« Si vous ne vous alliez pas au Soltaar, votre Altesse, alors le Langecin sera seul, et sans allié. La Ligue est éphémère, et le Nord est divisé. Le Roy, lui, a survécu à ses félons, et par la grâce des dieux, il régnera encore durant des siècles. Ce sont les Cinq qui ont décidé que les Fiiram guideraient les hommes, Méliane. Et c’est ainsi depuis des centaines d’années. Aussi, je vous en conjure… »

Ses yeux montraient à présent une réelle empathie.

« Je suis votre vassal, et je vous dois conseil. Mon conseil, je vous le donne ; cessez cette folie, vous en avez le pouvoir. Instaurez un dialogue, et parlez donc à Cléophas de vive voix. La guerre et la ruine ne devraient être usées qu’en dernier recours. Vous souhaitez la paix pour vos gens ? Alors faites-la. Car personne ne peut la faire à votre place. Je ne souhaite pas avoir à choisir entre vous et le Roy. Cela pourrait déchirer mon âme, et Tyra me mettrait à l’épreuve. »

Il attrapa sa main, refermant ses deux paumes sur celle de Méliane.

« Ma place est avec vous, votre Altesse. Et à la gauche du Roy. »
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