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 [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)

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Krish Al'Serat
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MessageSujet: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Dim 9 Oct 2016 - 23:52

<< Thaar est en fête depuis quelques temps déjà

8e jour de la 7e ennéade de Favrius
An 9 du 11e Cycle - Automne
Palais d'Argent

"Approchez Approchez!!!! Venez voir Magnificoooo!!! Le plus grand magicien du moooonde! Il joue avec la lumière comme vous touillez votre soupe! Venu de Sybrondil juste pour vos yeux! Le grand Magnificooooo!"


Salik salua bien bah le présentateur qui chauffait le petit attroupement arrêté devant la roulotte d'où surgissaient numéro après numéro. Son accent péninsulaire à coupé au couteau était un délice pour les oreille du trentenaire vieilli avant l'heure qui faisait resplendir ses quenottes blanches sous les rayons du soleil de midi.

En pressant le pas, le beau parleur de première qu'était ce drôle de messager arriva juste à temps pour voir le Prince Marchand de Geresh descendre de la calèche, que dis-je ! De l'attelage grandiose, luxurieux et luxuriant qui l'avait amener à bon port pour quelques jours de festins et de joie dans la demeure étrange de sa consœur.

Attendant que ce trop noble personnage passe, Salik s'accouda aux grilles de métal ouvragées comme une œuvre d'art à pat entière ceignaient le plus grand et le plus ancien palais de Thaar. Des bosquets denses et luxuriants obstruaient la vue des curieux, même le large chemin pavé qui partait du portail colossal tournait en un virage serré pour slalomer entre les amas de plantes dissimulant le palais à proprement parlé. Seul le dernier étage et le haut d'une coupole en verre aux armatures de métal étrangement complexes étaient visibles par delà cette petite jungle soigneusement entretenue. Mais n'ayez crainte! le chemin reste assez large pour les cortèges les plus majestueux.

Enfin la voie était libre. Il s'inclina derechef, ôtant le tout petit fez qui trônait en haut de son crâne dégarni avant l'heure pour saluer cette fois les quatre garde-porte qui le laissèrent passer en répondant presque joyeusement à son sourire colgate.

Il suivit le chemin pas si sinueux que ça, débouchant dans un espace immense juste derrière la muraille de verdure. A gauche comme à droite s'étendaient de splendides jardins... Mais il se garderait bien de s'y aventurer tout seul... Depuis quelques temps, il avait remarqué que les étranges bestioles de la maîtresse des lieux avaient de plus en plus de crocs et de griffes... Et de moins en moins de chaînes. Non. Mieux valait rester sur les chemins balisés.

Et au bout de ce chemin, une petite esplanade bordée d'une écurie et le Palais. Sa façade percée de mille fenêtres dans la pure tradition nisétienne était quelque chose à voir. Si les quelques changements qui y avaient été opérés au court des siècles reprenaient de plus en plus le style typique des œuvres Thaaries, il savait le jeu des lumières et des profondeurs particulièrement travaillé, quelque soit l'endroit de la bâtisse. Avisant le petit attroupement de serviteurs qui attendaient les invités, il se glissa jusqu'à eux, se pliant en deux une fois de plus et déblatérant sa demande comme on récite un poème. L'un des jeunots acquiesça et l'entraîna à sa suite à l'intérieur du dédale de pièces et de couloirs.

Chaque mur, chaque arcade, chaque fenêtre semblait avoir été briquée et décorée pour l'occasion. L'immense hall menait droit vers la salle de réception aux dimension gargantuesques. Et derrière cette salle, il suffisait de faire coulisse quelques volets peints astucieusement déguisés en mur pour ouvrir la salle sur toute sa longueur et accéder aux jardins intérieurs. Prenant des chemins dérobés, ils arrivèrent pourtant rapidement à ce gigantesque atrium au milieu duquel trônait la plus imposante des fontaines, si profonde qu'elle pouvait servir de piscine. En son centre, une immense statue représentant une femme nue en équilibre sur un pied. Son mouvement était à la fois simple et dynamique. Plusieurs jets et ruissellements d'eau donnaient l'affriolante impression qu'elle dansait avec ces voiles diaphanes qui couvraient toujours un point stratégique de son corps, mais jamais le même en fonction du point de vue de l'observateur.

Des tapis, des coussins, des banquettes, des tables étaient répandues aussi bien dehors qu'à l'intérieur. Une musique prenante et entraînante glissait dans l'air du soir. Des danseurs, des acrobates, actrices et acteurs montraient leur talents  au milieu de la chorégraphie complexe des serviteurs. Des marchands, généraux, notables, banquiers, exportateurs et aventuriers de croisaient et discutaient. Tout ce que la ville comptait de mieux et de pire participait à une ambiance électrique de rires, de danse, de joie et de déraisons.

Malgré l'heure tout sauf tardive, la soirée s'annonçait bien. Mais nulle part, la maîtresse des lieux n'était visible...
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Amshet Ahk Afah
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Mar 11 Oct 2016 - 17:19

Voilà des ennéades que le bruit de l’anniversaire d’une grande figure de Thaar court, dans les rues avaient plané un doux parfum de festivité. Beaucoup de marchands n’avaient que ça la bouche. Tous se préparaient à l’événement ! Autant l’instigatrice de la fête que les personnes qui y seraient invitées. Chacun veut faire bonne impression. Une véritable course !

Tu avais reçu toi aussi une invitation à prendre part aux festivités, sans doute plus par politesse que par réel souhait de ta présence lors de celle-ci. Vous aviez que très peu échangé la Dame des forges et toi. Vos rencontres étaient rares, pour le travail ou bien lors des conseils qui réunissaient tous les princes marchands, tu ne la considérais pas comme grande amie et elle ne devait pas te percevoir autrement. Tu te présenterais, néanmoins aux agapes, car tout d’abord, tu apprécies les fêtes, mais surtout pour lui rendre la politesse. Lui trouver un cadeau ne fut guère compliqué, tu avais reçu une tapisserie de la part d’un client, il y a longtemps. Un petit bakchich afin de t’amadouer, sans nul doute. Elle n’était pas du tout à ton goût, tu l’avais donc rangé dans la pièce la moins fréquentée de ta demeure. Comme tu l’as trouvé hideuse cela t’offrait l’occasion de la faire disparaître. Tu l’as fit donc décrocher et proprement préparé pour être offerte à nouveau. Le client qui te l’avait donné était d’ailleurs récemment mort, donc il ne risquait pas de venir à cet anniversaire et sa famille endeuillée encore moins.

Le jour des festivités arriva finalement, tu te préparas bien pendant deux heures. Tu avais choisi de porter une tenue d’un rouge carmin de soie, brodé de pierre précieuse et d’or. Comme un ton habitude, elle ne couvre pas grand-chose, l’automne a beau s’installer, tu ne te couvres pas plus pour autant. Ta chevelure d’ébène avait été tressée et amarrée d’une attache faite d’or. La pointe de celle-ci te fouettait allégrement les cuisses. Tu étais aussi coiffée d’un voile qui finissait au creux de tes reins. Ton visage était paré lui aussi d’un tissu serti, mais celui-ci n’était pas totalement opaque. Il couvrait ton nez, ta bouche, et tombé jusque sur tes seins… Seins qui n’étaient nullement encombré de tissus. Quelques arabesques d’or justement placé dissimulé ce qui ne devait pas être vu. Ton ventre était, lui, totalement dénudé. Au niveau de tes hanches était arrimé une jupe tout aussi richement décorée que ta coiffe et ton voile, échancrée d’un côté jusqu’en haut de ta cuisse. Une tenue que tu trouvais parfaite pour l’événement.


Tu fis préparer une monture digne de ce nom pour te rendre à la fête. Un éléphant ! Bien entendu, la bête fut richement habillée, de soie, d’or et de pierre. Sur son dos fut installée une cabine scandaleusement luxueuse. Aux pattes, il avait des bracelets de tissus cousus de grelot, chaque pas qu’effectuait la bête faisait autant vibrer autant le sol que les petites clochettes. Ce ne fut pas facile de faire cheminer le pachyderme jusqu’au palais de ta consœur en effet le bruit avait rameuté un certain nombre de petite gens qu’il fallut écarter, en effet, on ne voit pas une bête de cette taille se promener dans Thaar tous les jours. Tu arrivas donc lentement, mais surement au lieu des célébrations. Un de tes gardes que tu avais affecté à l’accompagnement de ton gargantuesque animal t’annonça et on te laissa alors passer sans plus de questions. Vous empruntâtes donc l’allée pavée à votre tour. Allée fortement heureusement assez grande pour l’éléphant. Celui-ci se dandinait lourdement, faisant tanguer ton habitacle.

La bête n’avait pas sitôt passé le premier virage qu’il laissa un cadeau singulier et odorant au milieu de la promenade. Sans doute, lui aussi se sentait-il l’âme généreuse en ce jour de fête. Tu finis par arriver aux portes du palais ton cornac demande à la bête d’effectuer une lente révérence et t’aida à descendre avec souplesse et majesté. Tu te présentas de nouveau aux gens de la Dame des forges qui te récupèrent ton offrande et te guidèrent dans le palais jusqu’au jardin intérieur. Il y avait là mille activités et mille gens déjà présents. Mais pas la reine du jour, elle ferait surement son entrée plus tard.
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Jeu 13 Oct 2016 - 17:21

Renfrogner, Minos jeta un regard noir à son frère. Il avait encore fallu qu'il les traine dans une situation plus que calamiteuse... Heureusement que l'Intendant Wik avait remarqué la tâche d'alcool sur le rideau avant que la Maîtresse ne le fasse, sinon ils auraient été bons pour une punition plus drastique encore...

Le jeune homme devait vraiment avoir l'air de mauvais poil car son frère s'excusa pour la 435e fois, essayant de plaisanter avec leur situation.

"Allé quoi! Avoue que ça valait le coup!
-Valoir le coup... répéta Minos en arrêtant de racler le sol avec sa brosse. Valoir le coup..."

Il la lança dans la baquet tout proche. Un coup d’œil à droite, un coup à gauche, il chopa son sosie par le collier qui marquait leur statut d'esclave à l'intérieur de ces murs.

-TU as voler un verre de liqueur dans le cellier. TUU étais tellement ivre que TUUUU l'a renversé sur un rideau et TUUUUUU m'as associer à cette histoire! Alors NON ça ne vaut pas le coup d'être de corvée de crottin pour DIX jours. DIX! Et surtout pas quand cette ennéade précisément, des princes débarquent avec leurs ELEPHANTS!!

Les mains levé pour parer à un mouvement violent de son frère, l'infortuné cabotin recommença a s'excuser. 436 fois. Minos fini par le lâcher, retroussant le nez face à leur répugnant travail. Décidément, les Maîtres ne se rendaient vraiment pas compte. A quoi bon être une belle femme avec rien sur la peau si c'était pour laisser des chiures pareilles sur son passage? Sérieusement. Après ça, il n'osait pas imaginer l'état du palais de celle-là... enfin...

-Mais bon sang qu'est-ce que j'ai fait pour avoir un frère pareil... gromela-t-il en se remettant à frotter le pavé de l'allée principale pour qu'elle soit de nouveau rutilante lorsque le prochain invité de marque viendrait à l'emprunter pendant que son frère recommencer à jouer de la pelle.
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Shynrae Irvin Sin'Do'Rah
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Sam 15 Oct 2016 - 14:43





Un Jour les Princes Viendront

Millénaire de Krish Al'Serat






[7ème ennéade de Favriüs, An 9]



Des précédentes réjouissances - résonnant dans Thaar avec le plus formidable écho que la Principauté n'ai certainement jamais connu – la Marchande n'en avait réellement estimé la saveur, se tenant jusqu'alors volontairement éloignée des gaîtés de masse qui envahissaient les rues. Si elle embrassait les lumières de telles festivités, Shynrae s'inclina à d'abord rester en retrait des euphories populaires, réservant sa prime apparition pour de plus impactant jubilés. Non pas que la Grise ne s'accorde une prestance particulière ni une suffisance toute surestimée, elle avait juste conscience que les nouvelles du début du mois feraient jaser. Un instant même, la Doeben avait envisagé de rejoindre ses possessions de Magsque – qu'elles n'avait revu depuis l'ardent Verimios – pour se contraindre à une moins emportée claustration en son manoir du bourg marin. L'intention ne pouvait être d'éviter frairies, dont les éclats, les fièvres ou encore les exhalations vagabondaient sous ses fenêtres pour lui témoigner leur omniprésence. La cité Vaanis était en fête, chacun ne pouvant décemment ignorer le millénaire de la glorieuse Jabress d'Elda.

De l’impressionnante programmation qui s'accaparerait toutes les célébrations d'automne, l'Ondine avait jeté la décence de sa présence sur l'ennéade consacrée au Panthéon Sombre, puisque fraîchement initiée tout comme avidement convertie, ainsi qu'aux agapes réservées aux éminents Princes-Marchands, dont elle pouvait désormais prétendre aux parages. Les acerbes – et toutefois réalistes – allégations de son tendre Azhar au sujet de ses nouveaux confrères à l'esprit, Shyn avait tenu à faire entendre la Voix de Baaz'Hima, et quelle plus pertinente convenance qu'une synode informelle ? Il était temps de rencontrer - ou retrouver pour certains – ces seigneurs dont elle avait tant craint la suprématie.
D'ordinaire fort peu versée dans le spectaculaire ou le tape-à-l’œil, la noirelfe devait bien reconnaître qu'il fallait montrer quelques efforts pour se présenter avec incidence à la femme de son amant. Aussi, à la réception des invitations, elle avait activé sa maisonnée quant à la confection de pas moins d'une dizaine de robes, chacune étant destinée à une vêprée particulière. Celle de ce soir là, un audacieux déshabillé tissé d'une multitude de fils aux reflets lunaires presque complètement ajouré, dévoilant nombre de galbes pour s'assurer en d'autres endroits une décence toute minimale, n'aurait rien à envier aux autours des femelles présentes. S'il lui seyait avec justesse, l'Irvin considérait que se balader complètement nue serait du rigoureux même effet. Ses esclaves avaient rehaussé des perles et autres bijoux flatteurs le corps cendré de leur maîtresse, s'appliquant à la rendre plus mirifique encore.









Elle pénétra dans l'atrium du Palais d'Argent qui s'emplissait toujours plus tel une bassine prompte à déborder. Nul héraut n'annonçait les arrivées des prestigieux invités, chose d'ailleurs peu évidente au vu des foules qui alternaient entre les limites de la demeure, ce qui lui convenait tant l'Ointe ne désirait se faire remarquer. Ce que d'ailleurs sa tenue faisait pour elle.
Dans son sillage, les chefs bifurquaient avec surprise et délectation, sans pour autant qu'on ne la reconnaisse tout à fait. Ses deux panthères sur les talons alors qu'elle déambulait entre les privilégiés, leur équipée ne manquait pas d'originalité ou de discrétion. Les convives partageaient la féerie de quelques représentations d'artistes de moult horizons, sirotant en des réceptacles d'une matière sombre et écailleuse. Si certains visages lui apparaissaient familiers, Shynrae n'en décela point celui de la Reine du jour, qui officierait certainement à une entrée plus prodigieuse encore. Tandis qu'elle se saisissait à son tour de l'étrange gobelet, - qui se révéla être une singulière pierre creuse – deux hommes franchirent la frontière tacite de ses bêtes pour venir l'accoster.
« Dame Irvin. » Se ratatina l'un en courbant l'échine comme s'il avait affaire à une Princesse-Marchande. « C'est un plaisir d'enfin faire votre connaissance. Je me présente, Akhai An'Zadak, et voici mon frère, Hr'Adel, émirs de la Sublime. » Poursuivit l'autre en déposant un moite baiser sur le dos de la main grisâtre.
« Nous tenions à féliciter celle qui a brillé au yeux de notre Prince. Puissiez vous porter en votre gorge toute la clameur de notre belle citadelle. » Ils ponctuèrent la suite de leur approche d'autres louanges et gondoles, avant de prendre un congé mérité. Leur largesse n'avait eu d'égale que leur lourdeur. Cela la Sirène devait s'y attendre, d'autres viendraient s'enquérir de la situation. Accordant quelques caresses à Nyx qui commençait à s'agiter, l'elfe se dirigea aux abords de la fontaine, d'où l'on avait une vue d'ensemble sur les pergolas.


« Si je voulais m'en assurer moi-même, oui la Guenaude a un bien joli cul. » Grogna le bistré en jaugeant la démarche de la Doeben qui s'éloignait. « Tu sais, Akh'. On dit qu'elle aurait accepté la demande de Salougan alors que son chibre lui chatouillait la glotte. La Voix de Baaz'Hima, … laisse moi rire ! J'ai du mal à voir comment on peut parler la bouche aussi pleine. »





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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Dim 16 Oct 2016 - 13:52

Salik, accoudé près d'une chicha, dans l'ombre des colonnades qui bordaient les promenade couvertes, laissait ses yeux jaunâtres injectés de rouge passer paisiblement sur la démonstration d'allégresse et d'oubli se constituer peu à peu. Son sourire d'une blancheur de neige était recouvert par les lèvres fines et mal dessinées qui tenaient l’embout de la pipe à eau. Son nez aquilin totalement disproportionné dans son visage malingre et son corps rachitique à la peau olivâtre, courbé d'avoir trop longtemps tenu à la tête basse envoyait au sol l'image d'un être approchant plus de l'oiseau que de l'homme... Un oiseau ayant porté une petite veste et un tout petit fèz sur le haut du crâne.

Lorsqu'à l'impromptu, un invité posait un regard plein d'interrogation, de pitié et de gêne sur lui, il se pliait invariablement en deux, lâchant sa pipe pour faire apparaître ses dents étincelante et soulevait délicatement le petit chapeau qui couvrait mal sa calvitie précoce.

Puis il aperçu enfin ce qu'il espérait voir. La suivant du regard avec un léger sourire, il la laissa s'avancer, discuter... ou plutôt tenter d'éviter les discussions. Puis, après un petit temps à suivre ses geste avec une discrétion sans faille de son point de vu inadéquate, profitant qu'elle soit relativement près de la promenade, il quitta sa drogue et se glissa entre les invités pour atteindre la jeune femme à la peau cendrée. Lors de son approche, il avait fait attention à arriver directement dans son champ de vision avant de lui adresser un sourire aussi blanc et sympathique.

« J'espère que vous pourrez pardonner mon outrecuidance mais je n'ai pu m'empêcher de remarquer votre présence aussi renfermée que lumineuse dans cette foule qui ne pense qu'à s'afficher de manière, j'espère que vous me passerez le terme, il est je crois assez dur mais fort juste,  s'afficher de manière vulgaire et ostentatoire. »

Tout en la saluant, il s'était une fois de plus plié en deux, avait soulevé sont petit chapeau, offert le plus immaculé des sourire et posé son regard fatigué sur la créature qu'il venait d'arrêter avant de se redresser. Contrairement a biens des personnes ce soir, le corps ou la tenue de son interlocutrice le laissait de marbre... après tout encore eut-il fallu qu'il la remarque et ce n'était visiblement pas le cas.

« N'est-ce pas une drôle de chose ? » demanda-t-il soudain après avoir poser un œil heureux, presque enfantin sur le décors qui les entourait « Vous devez avoir au bas mot cinq ou six fois mon âge et nous voilà à bavasser dans une fête dont le faste luxiruant et luxurieux nous est offert par une femme qui dois avoir au bas mot cinq ou six fois votre âge à vous ! Le monde a tout de même des façons bien étranges de nous faire comprendre la place qui est la notre... Enfin, je m'égare. Pardonnez mon esprit vagabond. Je me prénomine moi-même Salik. Mais vous pouvez me nommez Salik aussi si le cœur vous en dit. Je ne suis pas avare en savoir et un nom reste un nom, Irvin Sin'Do'Rah. »

Il laissa un bref instant de silence, cherchant les yeux de la femme qui lui faisait face... et le dépassait d'une bonne tête.

« Mais je parle trop ! Que dis-je ! Je pense trop ! Venez donc, une amie m'a demandé de vous présenter à elle si jamais je vous croisais avant son arrivée. Elle semblait impatiente de faire votre connaissance et vous serez sîrement plus à votre aise pour discuter qu'au milieu de toute cette masse ! »


Il tendit son bras décharné avec tout le respect et le naturel d'un ami qui aurait voulu l'accompagner su un bout de route au court d'une balade.

« Venez, elle vous attend dans un salon. »


RP privé Shyn >>
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Mana Rhyfel
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Dim 23 Oct 2016 - 15:29






Un jour les princes viendront
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Trois ennéades s'étaient écoulées depuis le premier passage de Mana par la cité de Thaar. Si la première fois, elle était venue pour une raison diplomatique, cette fois-ci, elle était invitée à un anniversaire. Et pas n'importe quel anniversaire, celui de Krish Al'Serat, Princesse Marchande de Thaar, Fondatrice de la Corporation d'Argent, Maîtresse des forges d'Elda ; rien de moins que l'une des grandes dirigeantes de la cité...

Quand elle avait reçu l'invitation, alors qu'elle se trouvait encore à Thaar, dans un premier temps, elle avait été tentée de décliner ; Thaar n'était, en effet, pas spécialement connue pour son amitié avec le peuple elfique. Et puis elle avait changé d'avis, se disant qu'il valait mieux faire un effort pour améliorer les relations avec Thaar plutôt que se complaire dans une tension susceptible d'exploser à tout instant. Elle avait donc fait part à celle qui l'employait, dame Yasairava, de l'invitation qu'elle avait reçue et qu'elle avait l'intention d'honorer, restant donc sur place jusqu'au jour J.

Le jour J, vêtue d'une robe de soirée rouge qui mettait en valeur sa chevelure blanche, elle alla se fondre dans la foule de personnalités également invités par la maîtresse des lieux, attendant sagement son heure pour lui présenter ses hommages.

La robe:
 


© Jawilsia sur Never Utopia

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Jys
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Mer 2 Nov 2016 - 19:02


Buhasaiah, Elégant Démon du Domaine des Plaines Multicolores, près d’Ys et Célestin, valet quelconque

      « ‘Veux pas ! ‘Veux pas !
      – Je dois insister, Votre Rotondité, j’en ai bien peur »
, soupira Célestin. « C’est pour votre propre bien … »et le mien, songea rapidement le valet. Il se souvenait distinctement de la voix de Jys, le puissant intendant du Domaine des Plaines Multicolores, qui lui promettait un éventail de morts atroces s’il manquait à sa tâche : convaincre Buhasaiah de monter à Thaar pour une fête.

      Célestin considéra son maître d’un œil critique. Buhasaiah avait été un bon vivant, de l’avis général ; mais c’était il y a près de vingt-cinq années. L’homme était devenu gras, empâté et impotent. Il reposait sa panse énorme sur un palanquin de soie fine, sur une mer de coussins écrasés sous sa masse. Un vague peignoir d’organdi se tendait sur toute la sphéricité de son corps, sans vraiment parvenir à en recouvrir toutes les protubérances ; et un bout de cuisse replète, ou un morceau de bras grassouillet, pendait ici ou là. Mais le volume du corps était tel que la répartition des membres semblait avoir perdu sa cohérence – parfois, entre deux vagues de graisse, un os dépassait. Et au sommet de cette petite montagne de chair, c’était une tête chauve, coulée dans une barbe huileuse ; une tête qui, à cet instant, était rouge de caprice.

      « ‘Veux pas ! » répéta encore Buhasaiah.

      Célestin hésita à répondre. Mais à cet instant l’obèse prélat, en voulant parler à nouveau, s’étrangla dans ses multiples mentons. Le valet se contenta d’appeler les thaumaturges et les masseuses – et, dans le même souffle, il fit apprêter le palanquin de voyage de l’Elégant Démon. Il faudrait faire fouetter au sang les esclaves, mais Sa Rotondité devrait parvenir à la fête de Thaar avant qu’elle ne prenne fin – et Célestin aurait une chance de ne pas être contraint de manger sa propre peau, comme l’avait suggéré Jys en cas de défaillance.

* * *

      Les porteurs Zurthans firent halte à l’entrée du Palais. Dans son palanquin cousu de pierreries, Buhasaiah souleva une paupière grasse, imprégnée de sueur dans ces jours chauds, et il contempla sans entrain l’étalage de puissance et de gloire que Krish Al’Serat avait voulu pour sa demeure. L’Elégant Démon renifla dédaigneusement, et se moucha dans un coin de sa toge en soie brodée d’or. Juché à ses côtés sur le palanquin, Célestin essuya la morve dans un soupir. Il savait que Buhasaiah goûtait peu la compagnie des Princes-marchands. Ce n’était pas la fortune qui le gênait, pourtant – le Domaine des Plaines Multicolores concentrait une richesse que pouvaient jalouser certains des plus gros négociants thaaris. Mais c’était sur le titre qu’il tiquait : prince, quand à Ys, une telle appellation aurait été proscrite. A peine la petite cité du Sud pouvait-elle revendiquer un comté, mais sans plus de comtesse à sa tête, d’ailleurs … Célestin laissa échapper une moue dubitative. Il se demandait vaguement pourquoi Jys tenait tant à envoyer l’obèse à cette célébration thaarie. Mais, résolu à servir, le valet cornaqua les Zurthans et fit avancer le palanquin vers l’intérieur du Palais.

      La débauche de luxe et de dorures permettait à Buhasaiah, pour une des toutes rares fois de son existence, de passer presque inaperçu. Bien sûr, son petit cortège bigarré, d’or et de rouge, embaumant dix parfums précieux, et au dais tendu de quinze soieries exotiques, ne pouvait manquer d’attirer l’attention. Sans compter le volume qu’occupait un Buhasaiah juché au sommet de tout cela, et tracté par des Zurthans en tunique azur. Mais entre des jardins exubérants et hérissés de fleurs colossales, et des marées de danseuses vêtues d’à peine plus que quelques centimètres de lin translucide, l’œil n’était pas naturellement attiré par l’obèse d’Ys.

      Buhasaiah promenait pendant ce temps son regard d’enfant sur les prodiges qu’avait permis l’or d’Al’Serat. Il était certain qu’Ys faisait pâle figure en comparaison, et même le Palais des Plaines Multicolores semblait trouver ici son maître. Célestin observa, du coin de l’œil, quelques tics qui commençaient à envahir les lèvres de Buhasaiah, faisant tressauter les commissures. Comme toujours, l’Elégant Démon semblait s’angoisser que d’autres possèdent plus que lui-même.

      « Souhaitez-vous vous délasser, votre Rotondité ? » suggéra Célestin pour distraire son maître, dans l’espoir de prévenir un gros caprice au milieu de ces invités de marque. « J’aperçois d’ici quelques putes », ajouta-t-il avec franchise en lorgnant les danseuses.
      « ‘Veux pas ! » grogna un Buhasaiah soudain boudeur.
      « Et ces jardins extérieurs aux bêtes merveilleuses ? Vous pourriez demander à vos Zurthans d’essayer de cueillir quelques-unes de ces fleurs hérissées de dents, Votre Rotondité serait amusée.
      – ‘Veux pas ! »


      Célestin regardait à présent son maître avec un air anxieux, le front pâle. Buhasaiah commençait à prendre des couleurs, son gros visage sphérique devenait encore plus rouge qu’à l’ordinaire. Le long de son cou pâteux, ses veines se mirent à battre à tout rompre. Les thaumaturges avaient expliqué de longue date à Jys, à Célestin, et à toute la maison des Plaines Multicolores, que les émotions vives – l’angoisse, notamment – avaient un effet calamiteux sur l’Elégant Démon. Et il semblait préférable pour la réputation d’Ys que l’obèse ne dévide pas sa vessie au milieu des festivités.

      Célestin devait réagir. La peur d’un écartèlement entre des bœufs à trompe, que Jys avait évoqué, commençait à lui revenir à l’esprit. Le valet bondit hors du palanquin, et se mit en quête de la seule chose qui pouvait rasséréner un Buhasaiah au bord du caprice : la nourriture ; beaucoup, beaucoup de nourriture. Un coup d’œil aux immenses buffets des salons, où s’étalaient les mets les plus raffinés, suffit à informer Célestin : c’était loin de pouvoir apaiser l’obèse. Alors Célestin claqua dans ses doigts, pour intimer à deux porteurs Zurthans de le suivre, et il se précipitèrent tous trois vers les cuisines.

      Les cuisines occupaient une aile entière du rez-de-chaussée. Célestin envoya les Zurthans ouvrir à la volée les doubles portes, et ils renversèrent quelques esclaves qui transportaient une étrange gelée d’un rose acide, servie sur un lit d’intestins de makragnos – un plat onctueux, bien qu’un peu âcre en bouche. Le valet promena un regard inquisiteur sur le festin qui se préparait, sans avoir le temps d’examiner les merveilles qui prenaient forme sous les mains expertes des servants. Il se contenta d’aller à l’essentiel, au volumineux. D’un œil, il happa la silhouette d’une colossale carcasse qui tournait sur une broche ; l’outil semblait interminable, tant la bête était longue, et il ne fallait pas moins de quatre esclaves pour faire tourner l’ensemble. Pris par l’urgence, Célestin décida que cela ferait bien l’affaire. Les deux Zurthans s’emparèrent de la broche et la portèrent sur leur épaule, le fer ployant dangereusement à chaque pas ; et cet étrange cortège finit par ressortir de la cuisine, à la hâte, étirant une longue traîné de graisse derrière eux.

      Lorsque Célestin le retrouva, Buhasaiah avait tourné plus rouge que son palanquin ; il virait à présent sur le violet. De petits crachotements sortaient à intervalles irréguliers de sa bouche. Ses mains boudinées s’étendaient vers le ciel, comme pour accaparer le Palais tout entier. L’heure n’était plus aux délicatesses : Célestin fit porter la viande directement dans le palanquin, la graisse coulant sur les broderies précieuses, les Zurthans piétinant la soie pour mettre la bête à portée des doigts gondolés de l’obèse. Il y eut un instant de silence tendu, lorsque la mine terrifiante de Buhasaiah oscilla devant la barbaque, bouche grande ouverte, comme s’il étouffait – puis il abattit son visage dans la viande. Célestin entendit les mâchoires qui commençaient à faire leur œuvre, et il put s’autoriser un soupir de soulagement.

      Buhasaiah mangeait ; la vessie resterait étanche. L’honneur d’Ys était sauf, ou à peu près.
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Velkyn Xaran
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Ven 4 Nov 2016 - 17:48




« Dos llaar ph'l'valsharess d'thaar … » Pensa-t-il, alors qu’il constatait l’émulation occasionnée par le festoiement du millénaire. Existait-il seulement quelqu’un d’aussi influent, pour pouvoir s’approprier de la sorte la grandiose Thaar, le temps de quelques évènements festifs ? Parce que pour l’occasion, elle semblait avoir eu le bras vraiment long. Les troubadours, saltimbanques et autres bouffons déambulaient non seulement aux alentours de son somptueux Palais, mais débordaient aussi dans les quartiers adjacents. Sans compter qu’on ne pouvait vraiment affirmer que son investissement ne portait fruit, la menuaille, baguenauds, paraillards, et même quelques gueux en promenade de fortune s’attroupaient en masse autour des vomisseurs de flambée. La belle flopée de spectateur semblait y prendre goût, pour la plupart hurlant et gueulant le nom de la fêtée à la demande des baladins, ceci même s’ils étaient pour la plupart ignares de son existence. Leur ignorance méritait le fouet et leur idiotie l’ablation de la tumeur qui leur servait de tête. D’ailleurs, à force d’être spectateur de cette exposition à goût de fèces, le teint charbonneux du Héraut tirait dangereusement sur l’olive. Pouvait-on l’avoir préparé suffisamment à endurer ces simples d’esprits qui bambochaient dès qu’un peu de boustifaille s’écrabouillait sur le renflement de leur cou ? Bien sûr que non, les petites genses existaient pour surprendre et jamais ne sauraient se comporter comme on s’attendrait d’eux. Or, puisqu’il le fallait, Velkyn s’y lança tête première. Non point épaulé dans sa fastidieuse marche par quelques lances, qui de nature générale se prostituaient à honnête prix, il se fraya un chemin au travers l’épaisse et dense foulée de pedzouilles, jouant du coude au passage pour écorcher un peu de leur joie de vivre.

L’air semblait être plus frais et moins nauséabond par l’idiotie des gens qui s’y trouvaient ; il arrivait enfin sur le parvis du palais solidement gardé par quelques bonhommes encabanés dans leur niches de fer. Protocolairement, le représentant d’Uriz stoppa net sa marche à leur niveau en redressant son nez pour juger les molosses en charge de la sécurité. Sauraient-ils le reconnaître, même s’il avait arboré la tenue qui faisait miroir de ses valeurs et de l’étendue de sa foi ? Après tout, en Thaar, même la pesanteur de ses fonctions, de son titre d’Haut-Prêtre doublé de mari de l’Al’Serat, pouvaient ne pas se montrer suffisant pour se faire reconnaître. De larges bottillons partiellement recouverts par la chute de ses braies ténébreuses, ceux-ci retenue par un ceinturon surmonté d’une boucle argentée, composait principalement sa tenue pour la soirée. Pour ne pas dire exclusivement, puisque du nombril au chef, il se présenta nu comme un ver. Peut-être en provocation, ou simplement était-ce la tenue qui lui allait le mieux lorsqu’il devait rappeler aux convives qui le palais accueillait ? Son poitrail était un champ de bataille ambulant, racontant sous le passage des cicatrices, estafilades et autres scarifications, les concessions que son corps avait dû subir. Surmontant le tout, ses tatouages mystiques et religieux agrémentaient l’agréable vue de ses muscles exacerbés. Et c’était tout, point de bijoux, point de dorures ou de fioritures reflétant l’étendue de sa richesse et la pesanteur de sa besace. Dans sa plus simple et formelle forme.  « Quelque chose à dire? » Siffla-t-il vers les deux molosses, qui se regardaient d’un air hébété, juste avant de redresser leurs larmes croisées.

Alors il se retrouva à l’inverse, à l’extrême opposé du spectacle singulier auquel il avait assisté, plutôt dans les dédales de la citée. Les gens ici rotaient leur richesses en de faux sourires hautains, minaudaient entre eux quelques comédies afin de feinter l’intéressement, question sûrement d’étoffer leur carnet de contact. Enfn, vêtu pauvrement peut-être, ou était-ce l’absence de tissus justement qui lui porta main forte, Velkyn se montra pendant un moment le centre de l’attention. Désintéressé, il hocha simplement de la tête à une poignée de genses qui ne lui était pas inconnu, et poursuivit son entrée, cette fois en quête de pitance. Du coin de l’œil, au loin, une jeune femme vêtue presque aussi légèrement que lui s’esquivait en douce, piquant sa curiosité au vif. « Shyn … ? » Se disait-il, un peu secoué par la possibilité qu’elle ait osé une tenue aussi suggestive. Puis, à sa dextre, il aperçut une créature presque aussi alléchante que son amante, icelle également vêtue pauvrement –vu le peu de tissus !-, badinant avec quelques riches marchands qui n’avaient de yeux que pour son opulente poitrine ; la Princesse des chairs.

Sans doute allait-il pouvoir trouver quelqu’un avec qui discuter finalement, le temps que sa téméraire amie revienne de sa tumultueuse entrevue.

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Amshet Ahk Afah
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Sam 5 Nov 2016 - 21:53

La musique inondait en de vagues régulières le jardin intérieur, les femmes de petites vertus ondulaient en rythme comme l’eau qu’on aurait effleuré du bout du doigt. L’acoustique de la salle était bonne. Tu naviguais au milieu de ces eaux avec une certaine habilité, saluant, riant et souriant au gré des conversations souvent futiles, des autres personnages notables de la cité. Les invités arrivaient au compte-goutte,  ce qui t’occupa en grande partie depuis ton arrivé. Tu avais bien du souhaité le bonjour à une centaine de gens sans pour autant avoir trouvé une personne digne de ce nom avec qui partager une conversation un tant soit peu intéressante. Tu te laissas donc aller à la provocation facile avec la gente masculine, passant d’un homme à l’autre les laissant s’imaginer qu’ils avaient une chance de t’avoir dans leur lit. Leurs regards enflammés sur tes courbes généreuses te faisaient sourire. Tu offrais à tour de bras des caresses, des éclats de voix, parce que les hommes adorent qu’on rit à leur blague. Tout ceci en plus de ta tenue si peu couvrante, tu ne peux qu’attiser leurs appétits. Les regards désireux te chatouillaient les épaules tandis que tu continuais ton petit manège de séduction avec de nouveaux groupes de jeunes hommes quand la sensation d’un regard plus dure te fit frissonner.

Les rubis de tes yeux allèrent à la recherche de ses prunelles hostiles. Après un temps de survole de tout ce beau monde ils croisèrent finalement l’iris sanguinaire du fils d’Uriz. Les commissures de tes lèvres se pincèrent dans un rictus moins faux que ce qu’il avait toujours affiché jusque maintenant. Tu t’excusas rapidement auprès des marchands pour aller saluer le Héraut. La vénus callipyge que tu es se déplaça avec lenteur, mais d’un pas sûr, dans un déhanché souple dés plus agréable à regarder. Tu faisais toujours tout pour susciter le désir et les regards. Tu rejoins donc le drow, qui comme toi et beaucoup de gens présent finalement était très peu couvert.


- Toutes mes félicitations, votre Excellence.


Alpaguas-tu, avec ce sourire que tu aimais lui offrir, ce sourire qui avait le don de l’agacer.

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Shynrae Irvin Sin'Do'Rah
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Lun 7 Nov 2016 - 12:55







La Noiraude l'avait laissé là, dans la pièce, sans une ultime œillade ou attention visant à proprement achever leur entrevue, tandis qu'elle prenait congé pour s'apprêter comme la Reine qu'elle allait être à son arrivée aux festivités. La brusquerie de l'issue laissa un instant la Grise déconfite, lui intimant l'odieuse et désagréable impression que celle-ci n'avait point été bonne. Certes, il était évident que les deux sombres n'allaient pas se tomber dans les bras et se lancer dans une joute de mielleuses largesses, - c'eut été mal connaître les deux femelles – mais de tout le tête-à-tête Shynrae n'avait réellement su sur quel pied danser, quelle position prendrait la Jabress la concernant. Quelque part en elle, un soulagement s'épanchait. Au moins la Doeben n'aurait plus rien à cacher, à quiconque, la principale intéressée étant au fait du rapprochement de son époux avec une comparse de plus modeste influence. Les sarcasmes agacés, féroces même, de Krish tout comme son étrange distance avec le propos avaient conforté le malaise de la discussion, celle-ci laissant désormais flotter un sentiment d'inachevé. Griffe-Argent lui avait déjà accordé sa curiosité, avait cédé à l'envie de connaître par elle-même ce que d'autres auraient considéré comme une rivale, mais abuser de son temps ! Chaque souffle que l'Al'Serat accordait au monde se faisant plus que précieux, Shynrae en avait reçu peut-être trop au regard de leur criante antinomie.
L'Ondine s'accorda un dernier moment dans cette retraite hors du temps et de l'agitation des agapes, cherchant à la hâte une des quelques petites bourses qu'elle avait fait préparer pour l'occasion. Déballant avec une extrême minutie le ballotin de peau tannée, elle appliqua d'un preste coup de doigt un large trait de la poudre nivéenne sur les hauts de sa mâchoire, avant d'ajouter le reste du fard aux émanations fongueuses dans sa coupe. Qu'elle vida en une interminable gorgée. L'adjonction n'ôta en aucun cas la puissante sapidité métallique de la boisson, qui lui rappela l’inouï saisissement ressenti lorsque elle transperça les chairs de feu Axton pour lui déchiqueter l'oreille. Un malsain sourire s'étira sur ses lippes ensanglantées, alors qu'elle se redressait pour à son tour quitter le petit salon, ses compagnes sur les talons.

L'amer relent qui lui triturait le gosier et l'avant-gorge n'avait que peu à voir avec sa précédente rasade, – dont elle s'était grassement resservie avant de partir – plutôt l'appréhension de s'immerger à nouveau dans le maelstrom des ragots, alors qu'elle avait désormais affronté la maîtresse des lieux, la plus importante si ce n'était la seule à convaincre. La qualité des invités déciderait du reste de la soirée. Avec sa remarquable disparition, les caquets avaient du se délier avec plus de véhémence encore, ne cessant d'accentuer la méfiance grandissante en elle, tandis qu'elle arrivait au clos de la réception. L'endroit était comme inchangé, peut-être plus bondé encore que lors de sa dérobade, les animations plus bruyantes et la foule plus ivre que de raison. Les panthères s'agitaient d'être ainsi extraites d'un calme narcotique – ainsi qu'enfumé -, grognant à tout va sur ceux qui osaient s'en approcher. Shynrae, elle, cherchait à reconnaître quelque figure familière parmi l'assistance, l'intimant à honorer le Palais d'Argent d'un peu plus de sa présence. Ces primes lorgnades se révélèrent désespérantes, la masse compacte empêchant son regard altéré de discerner quiconque, jusqu'à ce que son attention soit captivée par la compagnie radiante d'une personne que la sombre n'aurait espéré ni même envisagé de croiser en ces parages.
« Velkyn... » Murmura t-elle, véritablement chamboulée par la vision du Haut-Prêtre en cette insipide assemblée, aussi réjouie que torturée de le savoir si près. Ils ne s'étaient revus depuis leur retour de Sol'Dorn, chacun vaquant à ses propres besognes laissées en attente le temps de leur périple. Si l'occasion était … la moins idyllique pour sceller leurs retrouvailles – notamment au regard de son l'entretien avec son éminente conjointe et phénix de la vêprée – il lui était rigoureusement impossible de résister à l'envie de le rejoindre. Entamant un pas qu'elle voulait assuré, une démarche un peu chaloupée par l'émotion et l’excitation, l'elfe se dirigea vers le Prima, cherchant à l'alpaguer et se rendre tout à fait visible qu'une fois à sa portée. Tandis qu'elle s'approchait, la Sirène remarqua l'accoutrement de son comparse, du moins, l'absence d'éléments de sa tenue, dévoilant à tous l'absolu de sa carrure et des lavis d'encre la sublimant. Elle frissonna. Se remémorant que dans la suavité de leur union elle n'avait eu le délice de pouvoir le contempler, seulement la deviner du bout de ses phalanges inquisitrices. Quelques interrogations désuètes lui traversèrent l'esprit, depuis combien de temps était-il ici ? Et plus stupide encore, qu'y faisait-il ? Une légère moue altéra son faciès, il n'était point seul mais déjà accompagné. A ses côtés se tenait une créature conciliante, connue d'Azhar et d'ailleurs de tout vît d'Ithri'Vaan, au paysage nullement mystérieux qu'en d'autres circonstances elle aurait considéré différemment. Le regard appuyé que forçait la Princesse Amshet à l'égard du Daedhel paracheva d'attiser son courroux, Si Krish n'était guère conquise aux affres de la jalousie, il en était autrement pour la Drow aux passions terriblement humaines. S’amarrant à la musculeuse épaule de son pair, Shynrae se fendit d'un déhanché de butée avant de les interrompre.
« Velkyn. » Lui susurra t-elle, posant son autre main sur le torse du serviteur d'Uriz pour y planter ses griffes dans un geste délibérément possessif. Sa bouche rougie abordant l'attribut immortel du mâle, elle attrapa le lobe de ses canines pour y faire perler quelques gouttes cramoisies. « Usstan lle'warinil dos. »





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Velkyn Xaran
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Lun 7 Nov 2016 - 21:30




La puanteur de cette richissime porcherie commençait à lever le pesant cœur de pierre du sombre elfe. Les gens ricanaient, jappaient, levaient le coude à outrance et se rapprochaient entres eux, sans même se soucier de leur provenance, leurs primes souches ou même du sexe auxquels ils appartenaient. Un goût de bile atrocement acidulé lui chatouillait les lippes, écœuré par l’ouverture d’esprit des convives. Aussi vigoureusement que la tentation du sang, l’idée de quitter sans autres forme de procès commençait outrageusement à le tenailler. Sans respit, la possibilité de passer ses nerfs sur le premier pansu engraissé au grain doré, semblait plus alléchante encore. Il rencontrerait bien quelques résistances, se forgerait quelques ennemis bien placés, mais il aurait au moins étanché un tant soit peu son envie de meurtre.  Bien que, ses amantes toutes faites d’acier étaient restées à son domicile et que du coup, le projet semblait rencontrer ses premières embûches. Il fallait aussi évaluer la possibilité que sa sulfureuse femme surgisse des abîmes et profite de la situation pour prendre sa revanche sur leur épisodique épopée. Elle en était bien capable, et même en pleine possession de tous ses moyens, Velkyn ne saurait affronter tant de vigies armées. Alors, Velkyn poussa un discrets soupire, résignant ses lubies passagères et acceptant qu’il devait endurer cette insupportable mascarade de jean-foutre.

Heureusement pour lui, certains déchets ambulants avaient d’attrayants emballages et trompaient l’œil et le nez en suffisance pour omettre le dégoût qu’ils engendraient au Prima. La sang-mêlé excellait en la matière. Ses atouts mis en valeur faisaient office de poudre aux yeux, en oubliant l’espace d’un moment la basse extraction dont elle était issue. Mais son sourire, ce sourire narquois, moqueur et triomphal à la fois lui fit crisper la mâchoire. Elle feinta un semblant de respect, sur la pointe des pieds, à tenter de le regarder de haut. Ses félicitations furent accueillies comme une demande de guerre et ceci eut le don de faire fermer le poing du guerrier en un tic agacé. Ses lèvres allaient se délier, mais son mutisme fût contraint au prolongement.

Une ombre venait l’apostropher en venant ardrer son derme d’une patte câline. Son rachis se secoua d’un subtil chatouillement et, avant même qu’il eut chance de l’admirer, l’ombre creusa sauvagement sur sa propriété quelques délimitations territoriales, sans même se soucier du sol fragile que constituait le derme du drow. Son souffle se coupa net sous la vague douloureuse qui ravagea net le cours de ses songes, et son sourire ne s’en vit que dès plus accentué. La secousse salvatrice lui fit même fermer les yeux momentanément, alors que son oreille se faisait torturer par le piège à ours que forma la dentition de son amante. L’affliction procurée des mauvais traitements de la Grisonne l’arracha, pendant l’ombre d’un moment, à des lieux de ce trou-noir d’ennuis et pour cela, qu’Uriz en soit témoin, il lui était reconnaissant. Elle lui susurra quelques paroles contradictoires avec l’extrême violence de ses doucereuses attentions, en une première lancée d’huile sur le feu. Le Prima pivota en direction de sa tortionnaire, sans y déloger les griffes harponnées à sa peau, puis conquis ses lèvres purpurines sans une once de gêne, laissant en froid la sang-mêlé. Un baisé qui n'avait rien d'amoureux, mais qui transpirait la luxure. Ses deux pattes venaient couvrir les frêles épaules de sa protégée, épousant ensuite la forme de son cou à l’aide de ses pouces, comme d’une caresse spontanée. Il lui réserva évidemment un sourire franchement satisfait, un sourire plus éclatant qu’elle ne l’aurait déjà aperçu, pratiquement fier, de la voir si féroce. « Je croyais que Thaar t'avait dégriffée. » Il se pencha légèrement pour souffler à son oreille, non sans laisser à son passage l’empreinte d’un mordillement à son cou. « Fais-toi les griffes, sur moi s’il le faut, car tu en auras moult besoin. »


Il se redressa ensuite, refaisant face à Amshet, le torse zébré de marques et de coulisses rougeâtres, cette fois le faciès un rien moins crispé qu’à l’habitude, comme si l’expression de la plus célèbre pute de Thaar ne l’importait désormais plus. « Amshet, laisses-moi te présenter Shynrae, la Maîtresse de Magsque de la Côte Brûlée, aussi appelée la Grise Sirène. Une Daedhel comme il ne s’en fait plus.»

Il avait insisté sur le dernier commentaire, comme pour enfoncer un pieu de vérité vers la coureuse de rempart de luxe.


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Ssenmad Aethol
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Mer 9 Nov 2016 - 18:09

La poussière tâchait encore Ssenmad quand il descendit de son cheval, il avait accomplit sa mission d'escorte et venait maintenant chercher son dût. Il regarda ses compagnons et grogna sourdement, un était absent. Il était plus loin sur le chemin, le crâne ouvert et le torse perforé de flèche. Il avait tenter de doubler son chef en une vaine tentative d'assassinat. Hors, chose surprenante , Ssenmad avait reçut le soutien des deux autres. Ça l'avait étonné mais il ne l'avait pas montrer. Il devait encore avoir du sang sur lui, et une plaie ouverte, sans aucun doute. Mais il s'en fichait, la douleur pimentait la vie et le faisait se sentir incroyablement en vie.

L'agitation de la ville lui semblait un peu trop importante. Il devait y avoir quelque chose qui se tramait, comme quand il était tomber dans un guet-apens à Sol'Dorn. Plus jamais il ne retournerait dans cette ville de peste. Enfin, si, mais plus seul. Il se ferait désormais escorter. Il sourit de sa propre blague et se reprit bien vite. Il allait devoir aller chercher son paiement. Et il devait annoncer la déflexion de son homme, donc amoindrir le prix, et ça le mettait un peu sur le crocs. Il avait quelques bases de commerce et il savait que si il était honnête, on reviendrait plus facilement vers lui. Et pas vers une autre compagnie. Il ordonna à ses deux mercenaires de le suivre et s'enfonça dans la foule, captant par ci par là des échos a propos d'une fête.

Ouais, ça expliquait l'immensité des gens présent par ici... Qui disait fête disait peut être possibilité de travail, il se tourna vers un des Drows et l'envoya en direction du camps. Il fallait que les escorteurs viennent à proximité, il y avait de l'argent à ce faire. Une fois le premier Drow partit il se tourna vers l'autre et lui adressa un franc sourire.

-On se retrouve aux écuries demain à la même heure, amuse toi bien, on ira ensuite chercher un endroit où établir notre camps.

Sur ces mots il envoya une petite bourse au mercenaire et s'en fût dans la foule, le laissant interloqué sur place. Bien, il avait maintenant les coudées franches pour agir . Il se dirigea vers le palais, bousculant plusieurs personnes sur son passage sans s'en soucier plus que ça, il avait un objectif et son objectif était clairement visible. Mais … Par Tesso, c'était qui cette Krish ? Il verrait sur place. Sans doute une énième noble Drow du coin, peut être une Despote ? Non, ça ne correspondait pas... Un des membres du conseil des Princes Marchant de Thaar ? Ceux qui tenaient une grande place dans le pouvoir actuel, voir, toute la place du pouvoir actuel ? Ç’aurait été drôle si ça avait été ça... Mais ils n'avaient pas une insigne de fonction ou une connerie du genre ?

Pendant qu'il réfléchissait il sentit une main l'effleuré, il se détendit brusquement , son bras partant à la rencontre d'une nuque dans un son mat. Il se tourna vivement pour voir une silhouette s’éloigner en courant, il allait bander son arc quand il aperçut quelque chose qui le fit sourire , le garçon ne lui avait rien prit, et il courrait droit dans les bras d'un groupe de gens qui semblaient l'attendre de pied ferme. Bien, qu'il continue à se retourner sur lui, il verrait bien trop tard ce qui l'attendait. Et effectivement, le Sombre avait raison, il percuta les hommes qui se jetèrent immédiatement sur lui, tirant un sombre rictus a Ssenmad qui reprit sa route, le doux bruits des os brisé raisonnant dans son crâne. Bien, ça lui ferait la leçon. On ne volait pas impunément aux gens... Oh, tient, en y pensant, il faudrait qu'il se renseigne sur des voleurs avec des oiseaux. Ses espèces d'enfoiré devaient payé et ils paieront.

On ne volait pas impunément des mercenaires, et encore moins le chef d'une compagnie de mercenaire, même si elle n'était pas connu, Ssenmad ne pouvait pas laisser l'histoire se rependre. Il enverrait des hommes sur cette enquête, il fallait aussi qu'il arrive à déléguer. Les hommes avaient besoin de se sentir plus impliqué, que simplement prêt à partir. La vie de mercenaire n'était pas tout les jours roses. Et il en avait clairement conscience. Mais il ne voulait pas non plus se retrouver avec un couteau dans le dos, il se refusait à mourir aussi jeune, et surtout pour cause de négligence. Et pour ne pas mourir, et conserver la fidélité de ses hommes, il lui fallait de l'argent, de l'action et de la violence. Et ça, il était en mesure de leur en donner, si seulement il se faisait connaître.

Il s'approchait petit à petit du palais et une idée faisait lentement, insidieusement chemin dans sa tête, n'y avait il pas une Krish Al'Serat qui siégeait au conseil des Princes Marchant de Thaar... Et ce n'était pas elle qui gérait les Griffes Argent ? Il sentit sa gorge se faire soudainement sèche. Oh, il n'était pas sur d'apprécier l'humour des Dieux en ce moment. Il était réellement tomber sur le ventre d'une Princesse Marchante, Drow qui plus est, et enceinte ? Et , qui plus est, était sans doute en train d'organiser les immenses festivités qui avaient lieu en ce moment même... Est ce que les Dieux avaient un humour tordu ou est ce qu'il avait vraiment manquer faire la plus grosse et regrettable erreur de sa vie ? Oui.

Bien, il sentit un rire un peu fou gagner sa gorge, il devait faire peur aux gens, comme ça, à glousser et à se tenir les côtes alors qu'un rire ô combien réprimer tentait de se faire la malle. Il finit finalement par exploser de rire, les mains sur les genoux, la tête tendue en arrière, passant sans aucun doute pour un fou, mais s'en était trop, l'immensité de la situation était trop écrasante, pour qu'il ne puisse faire autrement. Il finit par s'essuyer les larmes et reprit une tenue un peu plus digne, sous le regard étonné de certains, hostile d'autre et plein d'incompréhension des autres. Bien, au moins ça lui avait fait du bien. Il reprit la route en direction du palais peu après, encore agité par ci par là d'éclat de rire incontrôlé, il avait manquer tuer une des femmes les plus influente des lieux à la ronde, et il avait même osée la menacer, et même, lui dire comment il s'y serait prit si il avait été engagée pour la tuer. Est ce qu'il ressortirait vivant de cet endroit ou pas ? Il avait des doutes.

A proximité du palais Ssen s'arrêta un moment pour essayer de remettre de l'ordre dans sa tenue, puis il abandonna bien rapidement, il venait ici prendre son argent, puis il repartait aussi sec. Il ne se melait pas à la foule, il y avait des risques qu'il soit reconnu et déclarer déserteur, et même si le Puy n'était pas très influent, il y avait toujours des personnes qui, pour un peu d'argent, d'influence ou de reconnaissance, pouvaient profiter de l’occasion. Et il n'aimait pas être vulnérable, avisant la porte principale il se dirigea immédiatement sur les côtés, cherchant une entrée secondaire, il n'était clairement pas suicidaire au point de passé par l'entrée principale, il ne serait même pas entendu avant de se faire balancer dehors à grand coup de hallebarde ou quelque soit les armes que possédaient ses derniers. Il se dirigea donc vers la porte cochère, et une fois devant annonça ses doléances.

-Je suis Ssenmad Aethol, surnommé Tombeur , Capitaine de la Compagnie des Escorteurs, je viens ici pour récupérer mon paiement dût au fait d'avoir accomplit ma mission qui était de ramener saint et sauf un certain Hendrick à une certaine Krish, ici, au palais de la Griffe Argent.

Il se recula un peu , les mains devant lui, faisant tout pour ne pas adopter une posture que l'on pourrait qualifier d'agressive, il observait autour de lui, dans l'attente d'une réponse, sa tenue tâchée de sang, sa chemise en piètre état entre les déchirures et le sang mélangé à la poussière, son pantalon déchirer et ses bottes pleine de poussière... oui, il n'était pas à son avantage, mais il savait aussi qu'il n'était pas le plus beau des Drows, avec son torse maigre, son nez déboîté, ses cicatrices visible et son oreille manquante, puis son bras droit légèrement en arrière n'étaient pas non plus pour lui donner le plus de charme au monde.  

Il esquissa un léger sourire en pensant à son surnom. Tombeur, on pouvait dire ça aussi de certains homme qui avaient des facilités avec les femmes, et c'était loin d'être son cas, il était ce qu'on pourrait qualifier d'une personne moche. Sans aucun charme. Il était pas assez banal pour qu'on l'oublie directement. Il n'avait pas grand chose sur lui, si ce n'était une habilité à l'arc et a cheval, quelques notions de stratégie et de gestion de compagnie, et pas grand chose de plus, hélas.

Mais il était heureux de ce qu'il avait, après tout, n'était il pas en vie, avec une compagnie de mercenaire qui commençait à prendre de l'importance et une chance immense ? Bon, il avait perdu un cheval, mais en avait récupérer un autre, presque meilleur que l'ancien, bientôt il recevrait onze créature majestueuse, de par le Prince Marchant Vel'Do justement. Bien, ouais, il devait avoir la main des Dieux sur son épaule, il se demandait juste quand est ce que la main arrêterais de le soutenir, pour commencer à le pousser. Et ça pouvait arriver à tout moment, surtout dans un endroit comme celui ci.

Finalement les gardes lui firent signe d'entrer et il pénétra un nouveau monde, pour la gloire d'Uriz et tout le reste .  Le faste et le luxe l’entouré et il détesta immédiatement cet endroit. Il se figea d'un coup et observa autour de lui en soulevant la lèvre en un rictus de dégoût. C'était quoi ça ? C'est à ça que ressemblait une fête de noble ? Il était bien content de n'avoir jamais été convier à ce genre de... Truc. Parce que ça ne ressemblait pas à l'idée qu'il se faisait d'une fête d'anniversaire. Il reprit alors sa marche, essayant de trouver un endroit pas trop mal. Il avait même vu une elfe ! Une elfe, en robe rouge … Est ce qu'elle était une cible pour l'amusement ou quelqu'un de réellement conviée ? Son arc l'avait titiller, la haine grouillant en lui comme une nuée de papillon dans son ventre.

Tellement concentré sur l'elfe il entra en contact avec quelque chose qu'il identifia immédiatement comme un corps féminin, couvert d'une tenue. Et merde, qu'est ce qu'il avait encore fait ? Était-ce maintenant que les Dieux avaient décider de le poussé ? Tellement concentrer qu'il était sur sa haine raciale, il en avait oublier son environnement, retournant sur son interlocutrice, car c'était bien une femme qu'il avait bousculer et grogna sourdement.

-Mes excuses. J'étais en train de me demander si c'était réellement poli de planter cette elfe d'une dizaine de flèche.

Il se recula et observa le groupe de trois personne qui lui faisaient maintenant face, allons bon. Dans quelle galère était il tomber. Il observa les deux femmes, l'homme rapidement et revint à celle qu'il avait bousculer. Est ce que c'était des Drow les femmes ? Ou des espèces de croisement inter espèce comme certains aimaient à le faire ? Ce n'était pas réellement le bon moment en fait, ce n'était pas forcément poli de débarquer ainsi , de bousculer une personne et de lui demander des explications sur ses origines...

-Je suis réellement désolé de vous avoir bousculer, croyez moi. Savez-vous si y'a une Krish dans le coin ? Elle me doit de l'argent, et j'aimerais repartir de cet endroit avant de devenir... Un gros tas.

Il esquissa un nouveau rictus avant de regarder autour de lui, essayant de voir si il pouvait apercevoir quelqu'un qu'il connaissait, malgré son assurance il n'était pas tout à fait sur de lui et cela se voyait à sa manière qu'il avait d'ouvrir et de fermer les poings, comme si il s'attendait à tout instant à devoir lutter pour sa vie. Et pour lui c'est ce qui allait finir par arriver, il sentait comme une tension dans l'air. Bon il l'avait peut être causée en bousculant la dame, c'était peut être quelqu'un d'important et il allait peut être finir par devoir lutter pour sa vie. Mais si ça devait arriver et qu'une cohorte de garde lui tombait dessus, il s'assurerait de prendre la vie de l'elfe. Qu'il ne parte pas seul quoi.  


Dernière édition par Ssenmad Aethol le Mar 15 Nov 2016 - 20:11, édité 2 fois
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Shynrae Irvin Sin'Do'Rah
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Jeu 10 Nov 2016 - 17:13







L'ardente flamme de sa fougueuse étreinte fut bien vite refroidie par la teneur de leur environnement. Était-ce vraiment le bon moment pour ce genre d'embrassades à découvert, ainsi que l'approprié endroit ? La Maîtresse des Forges pouvait débarquer à tout instant, et aussi peu aimante pouvait-elle être, peu lui complairait de découvrir son conjoint pendu aux lèvres de sa nouvelle consœur. Le bon sens rendait l’agissement insensé, fort heureusement cela ne s'était éternisé et devait pouvoir passer inaperçu pour leur fort distrait entourage. Concernant leur mitoyenne compagnie, les inquiétudes de la noirelfe s’effondraient totalement. Il était évident au jauger du comportement de la Princesse d’ Uldal’Rhilz que le Prima avait déjà accédé à ses abondantes faveurs, et que celle-ci ne devait plus rien avoir à lui offrir. Ce que l'hybride penserait de leurs cajoleries, la Doeben n'en avait cure. Elle sourit en réponse au Haut-Prêtre et sa remarque. Au contraire, Thaar la rendait plus mauvaise encore, exacerbant la causticité de son esprit déjà narquois. Toujours accroché à la pointe de ses ongles, il la présenta à l'Altesse ribaude en une ribambelle de distingués titres, désormais incomplets. Désignations que l'Ahk Afah devait connaître, au vu de la renommée des affaires de la Marchande.
« Princesse. » Déclara Shynrae sur le même ton d'énonciation, voulu plaisant. « Notre ami en oublierait que nous vagabondons déjà en ce même verger que sont les hautes sphères de la Principauté. Néanmoins … ce dont il manque de mentionner, c'est ce qui nous rassemble désormais, si vous voyez de quoi je parle et à quel courrier de ce cher Azhar je me réfère. »
L'allusion visait autant à amorcer le propos qu'à chercher à entrevoir sa réaction, son sentiment au sujet de la régence que lui avait confié l'Esquire de Baaz'Hima. Krish lui avait déjà donné un aperçu de la curiosité contrariée que la décision du demi-elfe avait provoqué, mais le Conseil se composait de moult têtes et personnalités qu'elle se devait de captiver.

S'excusant quelque peu, la grisonne entraîna Velkyn un pas un arrière, afin qu'elle puisse enfin s'exprimer à l'unique interlocuteur avec qui elle désirait converser après les événements précédant.
« Quand es-tu arrivé ici ? » Lui demanda la Drow, troublée, veillant à conserver sa voix posée et basse. «...  Si cela peut sembler normal pour d'autres, je ne m'attendais pas à te voir aux célébrations de ton épouse. Est-ce une façon d'honorer son approche du précipice ? Ou une réelle envie de partager l'allégresse du millénaire ? » Elle le tenait désormais par le bras, comme pour l'empêcher de fuir. Jusque là elle se retenait de le questionner quant à l'emploi du qualificatif Daedhel. Si l'intention l'avait flatté au plus haut point, elle ne se révélait en aucun cas véridique, même en comparaison d'une personne au sang dilué. Elle garderait la réflexion pour plus tard, présentement elle avait d'autres sujets à aborder.
« J'ai été conviée par Griffe-Argent à la rejoindre dans ses appartements privés, où elle m'a reçue presque seule à seule. J'en reviens à peine, et voilà que je tombe sur toi ! Elle sait, Velkyn. Je n'imagine comment mais Krish sait pour nous deux. » La Sirène disait cela sans gravité, de la même façon que la Princesse lui avait fait avec ses révélations. « Je ne la savais pas non plus pleine à en déborder ! Avant de la voir avachie comme plombée, ronde à en expulser son fruit au moindre geste, si elle dit ne point savoir qui en est le véritable père, qu'en …. »
La Sirène se rattrapa de justesse, emportant au passage son comparse, évitant de peu la chute. Se retournant vers eux, celui qui l'avait heurté de plein fouet se confondis en justifications, d'ailleurs plutôt amusantes. Ce qui semblait être un autre sombre les avait repoussé vers Amshet, et les toisait avec ce qu'il pouvait de contenance après sa bévue.
« Si je m'y suis habituée avec le temps, la vue d'un elfe me crispe toujours autant. » Ricana Shyn en prenant les devants , affrontant de ses perles nacrées les yeux fuyants de l'individu qui vraisemblablement n'avait guère sa place ici.
« Et vous-y êtes, mon cher. En la demeure même de Krish Al'Serat. Elle ne s'est encore dévoilée mais ne devrait plus tarder, à qui avons-nous l'honneur, en attendant ? » La pitié l’effleurait rarement, tout comme l'empathie. Mais il était délicieux de le voir ainsi chercher du regard quelconque corde de sortie alors qu'il venait de se piéger de son propre chef. Dans le panier de crabe de l'hautaine société, où les débrouillards de son genre ne faisaient jamais long feu.







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Ssenmad Aethol
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Jeu 10 Nov 2016 - 18:24

Ssenmad dévora des yeux son interlocutrice au moment où elle plongea son regard dans le sien, il était étrange... Pour sur, il n'était pas Drow ce regard, où était donc le rouge caractéristique ? Et sa peau grisouille comme ça. Hmm... Mais au moins elle lui confirmait réellement chez qui il était, et sur le dos , enfin le ventre, de qui il était tomber. Hé bien, c'était tout bon ça, la personne qu'il avait bousculer semblait bien mieux le prendre que Krish, sans doute parce que son ventre n'était pas rond d'un enfant. Possible que cela sois ça.

-Bien, au moins je me suis pas trompé d'endroit. Semblerait que je sois amené à ne pas lui tomber sur le coin de la tronche cette fois-ci.

A nouveau son petit tic, tic consistant à soulever un coin de son sourire en une sorte de rictus. Après tout, il avait atterrit  au bon endroit, au loin une elfe se pavanait au milieux de Drow, tout avait l'air normal au final. Dans quelle sorte de monde il avait échouer ? C'était réellement ça la noblesse ? Le  pouvoir ? Il n'en voulait pas. Il était un Drow d'extérieur, pas d'intérieur, la politique, la noblesse, les jeux de pouvoir, il en avait assez souper au Puy. Il n'en voulait plus, du moins, pas tant qu'il n'était encore qu'un maigre mercenaire à la renommée aussi importante que celle d'un humain qui aurait tuer un elfe. Ivre, l'elfe.

-L'honneur, je ne sais pas réellement. Mais je me nomme Ssenmad Aethol. Chef de compagnie de mercenaire des Escorteurs, domiciliées pas très loin de Sol'Dorn. J'ajouterais bien à votre service , mais je ne vous connais pas et j'aime toujours conclure un contrat en bonne et due forme avec reconnaissance de dette à l'arrivée avant de me mettre au service de la moindre personne.

A nouveau son rictus, et un nouveau tour de salle du regard. Hé bien. Il n'était réellement pas sur de ce plaire ici, il n'avait qu'une seule envie, c'était de prendre la fuite, le plus rapidement possible , après avoir eu son argent bien entendu. La vue de l'elfe lui donnait de plus en plus des envies de repeindre le sol du même rouge que sa robe et il lui tourna alors ostensiblement le dos , ses poings s'ouvrant et se fermant de plus en plus vite.

Hum, oui, il fallait qu'il se calme sinon il allait tuer quelqu'un. Lui qui n'était pas réellement aux faits des affaires des gens, ni de ses genres de fêtes comme ça , il ne pensait pas que ce serait bien vu qu'il fasse un scandale. Puis après tout, elle avait peut être le droit d'être ici... Mais c'était une elfe quand même. Dur choix moral. Il cherchait quelques choses à dire à ses interlocuteurs, mais il ne savait pas quoi, il croisa donc finalement ses bras sur son torse, affichant un air de profond ennui. Est ce qu'il devait partir de ce petit groupe ou pas ?
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Amshet Ahk Afah
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Jeu 10 Nov 2016 - 22:10

L’expression du visage que le drow t’offrit pendant quelques secondes suffit à ton bonheur ! Tu sais te contenter de peu quand il le faut. Le prima avait semblerait une conquête possessive à calmer. Tu te féliciter de n’être possessive qu’avec ce qui t’appartient vraiment. Tu fus très amusée par l’étalage du héraut et de la demoiselle qui venait de s’incruster. Tu ne mis pas plus de quelque secondes à reconnaître l’harponneuse de torse. Il s’agissait du nouveau visage du conseil, la suppléante d’Azhar. Tu laissas le mâle faire ses présentations inutiles, échangeant un regard amusé à la divine enfant. La dame grise se permit de tenter de rattraper son compagnon qui en effet avait oublié qu’ici à Thaar, il y a plus incontournable que lui. Tu te concentras sur la femme sombre et ce qu’elle avait à te dire. Elle t’avait appelé princesse, elle méritait toute ton attention ! Ce mot te chatouille toujours autant le creux de l’estomac, il te rappel que tu es une personne au combien importante. Du moins dans cette cité et dans celle que tu possèdes.


- Laissez ma chère, les hommes aiment jouer ce type de rôle. J’ai été déçue d’apprendre le départ de mon bon ami de Baaz’hima, mais je ne doute pas de son flaire. Je suis sûr que vous vous en sortirez plus que bien.


Azhar était héritier de son père avant lui de la Sublime. Lui autant que tous les héritiers n’avaient pas autant travaillé à arracher le pouvoir des mains d’un autre. Il n’avait pas eu besoin de faire son nom contrairement à toi. Ca ne t’empêché pas de l’apprécier en tant que personne, mais ce passage de flambeau ne lui faisait pas justice. S’il décidait un jour de revenir tu pourrais plus le prendre au sérieux. Tu te tournas un instant vers le prima avant que la sombre ne l’emporte au loin.

- Il faut espérer que votre femme n’attend pas une autre fille alors.


La Dame grise emporta le drow, comme la marée emporte les navires mal amarrés. Tu te tournas vers la foule en attendant saluant de loin quelques visages connus. Tu devinas sans problème qu’ils ne parlaient surement pas du sexe de l’enfant à naître. Un plateau ambulant te passa sous le nez plein de verre contenant vraisemblablement du vin ou de la liqueur de cerise. Tu saisissais un verre au passage un geste souple et vif. Le besoin de te désaltérer se faisait sentir, quoi qu’avec ta tenue cela ne serait guère chose évidente. Les options qui s’offraient à toi était peu nombreuse, dévoiler ta poitrine ou baisser ton voile. Le choix fut des plus rapide, la première, tu n’avais pas envie de te battre avec ton voile.
Un courant imprévu ramena les deux amants à toi. Un autre sombre se joignit donc à vous se confondant en excuse et crachant tout haut ses envies de meurtre contre l’unique elfe de la fête. Il n’était clairement pas habillé pour l’évènement, il était crasseux des pieds à la tête. Rien de bien alléchant et qui n’avait de plus rien à faire ici, comme tenue qu’il n’était pas des hautes sphères de la cité. Tu jetas un œil rapide à l’elfe dans sa robe carmine.

- Je préfèrerais l’avoir vivante pour l'une de mes maisons closes. Elle aurait un franc succès. Hélas vous comme moi n’en feront rien, si elle est ici c’est qu’elle a un minimum de statut, sa disparition ferait du bruit. Je doute que dans son état Krish est une quelconque envie de recevoir des elfes en furie.


Sans compter qu’il y a peu les elfes avaient bouté les drow hors de leur terre…
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Dim 13 Nov 2016 - 3:40

L'attente s'était fait longue. Il fallait savoir se faire désirer disaient certains. Mais c'était plutôt 'il fallait savoir se forcer' en ce cas présent. Dans sa robe blanche soulignant  son ventre, dévoilant son impressionnant décolleté et dévoilant ses côtés, ses deux lames en demi-cercle maintenant discrètement accrochées à même la peau de son dos par une discrète structure métallique, elle avait fait irruption sans plus de manière. Son oreille droite, alourdi par une infinité de breloque allant du noir à l'or en passant par l'argent était entièrement dévoilée par sa coiffure : les cheveux du côté droit suivaient parfaitement la courbe de son crâne en une multitude de fines tresses blanches avant de retomber librement dans son dos jusqu'à ses hanches. Sa main droite portait comme toujours de longues et solides griffes d'un métal presque blanc.

Pas d'appel, pas de remarque, pas de héraut, pas de grande entrée fracassante... et pas de chaussures. Les chaussures c'était le mal, ceux qui avaient assisté à l'orgie eldéenne de Vel quelques mois auparavant avaient déjà put se rendre compte de la haine profonde qu'elle avait pour ces ustensiles du démon.  

Au lieu de tout cela, Krish se faufila parmi les invités, saluant et plaisantant avec ceux qui s'adressaient à elle. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur... jusqu'à arrivé au niveau d'un petit groupe qui l'intéressait tout particulièrement.... Oh même plus que tout particulièrement !

Un Haut-Prêtre, deux putes et un mercenaire sont dans un jardin...

Il fallait au moins une chute aussi incroyable que le début de cette blague !

Sans empressement, glissant et riant d'une personne à l'autre avec la grâce à la fois féline et provocatrice qu'elle dégageait, enceinte ou non, elle fini par arriver derrière Velkyn et Shynrae. Le Prêtre tenait sa compagne par le bras, aussi gêné par cette attache, il n'eut pas le temps de faire le moindre geste lorsqu'elle s'approcha réellement et posa la pointe de deux griffe exactement entre deux côtes... et bien évidement, les deux côtes ou n'importe quel assassin aurait put frappé pour toucher son cœur.

« Cette tenue te va a ravir, mais c'est bien plus facile de viser. » claironna-t-elle avec une moue faussement désolée en posant le menton sur son épaule « Je ne m'attendais pas à voir la Voix des Dieux ici. C'est pour avoir accès à mon travail, à mon cul ou au plaisir de ma compagnie ? »  murmura-t-elle un ton en dessous, faisant référence dans un sourire à leurs retrouvailles au Front. Sa façon de le percevoir avait pourtant bien changée depuis lors. A l'époque, il était le roc arrivé à son niveau tandis qu'un autre était le danger. A cet instant, elle était pleinement consciente des deux dangers qu'elle avait dans le cœur. Mais elle n'était pas pressée d'éclaircir la situation décrite par la jeune Voix d'Azhar, il aurait fallu qu'elle se sente menacée pour cela, mais depuis sa rencontre avec Tebirahc et sa prise de conscience lors de son précédent entretient, il en aurait fallu bien plus.

Il était étrange de penser que la rencontre d'un envoyer des dieux et celle d'une élève encore à ses balbutiement avaient suffit à briser les dernières chaînes d'une foi captive...

Enfin...

La discussion avec Shyn avait ravivé les souvenirs de leurs retrouvailles et les traces du dernier échange entre les deux époux dans cette ruelle de Thaar avaient également mis la roue en marche. Ou elle s'arrêterait ? Là était une autre question.
Elle lui en avait voulu de l'avoir attaqué presque autant que d'avoir regarder ce viole avec tant d'attention. Elle lui en avait voulu et elle l'avait plaint, se rendant compte qu'il était autant un jouet aux yeux des dieux, quelque soit la vérité des mots qu'il entendait, qu'un oracle pour son peuple. Un être d'un talent exceptionnel devant supporter le poids de contraintes toutes aussi puissante. Ils avaient une vision si différente de la façon d'honorer les dieux et un caractère si entier que c'était à s'en demander comment ils ne s'étaient pas encore étripés, mais les faits étaient là pourtant, même après six siècle de mariage et presque autant d'absence, elle l'estimait... Et aujourd'hui comme lors de leur dernière rencontre ou de leurs retrouvailles chez Vel, après tout ce qu'elle avait compris et tout ce qu'elle avait envisagé, elle était heureuse que les dieux l'aient de nouveau poussé jusqu'à elle.

Elle contourna tout aussi furtivement son époux du côté qui n'était pas pris par sa compagne pour venir se pencher à un souffle de lui, son ventre frôlant celui de son époux, comme si elle allait l'embrasser fougueusement, mais s'arrêta juste assez près pour pouvoir encore se perdre dans ses yeux rouges et souffler simplement...

« Ussta ssriggah jaluk... »

Puis elle se tourna pour faire face à sa consœur... qu'elle embrassa à pleine bouche.

« Bienvenue. Et contente de te voir hors du cadre du conseil. » sourit-elle, aussi provocante qu'à son habitude.

Un peu plus sociable que prévu, elle salua une nouvelle fois Shynrae assez chaleureusement d'un « J'espère que tu as pu profité un peu du calme des étages. » et... S'arrêta sur son très cher employé... « Tombeur ! Qu'est ce que tu fais là ? On ne t'as pas payé à l'entrée ? Oh et puis peu importe, amuse toi. La fête est-elle a ta convenance Amshet? »
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Amshet Ahk Afah
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Lun 14 Nov 2016 - 14:08

L’arrivait de la Reine de la fête se fit attendre un moment, tu avais eu le temps de flâner et flirter avec un certain nombre de grand nom. Tu n’es pas vierge, pas prude, farouche presque toujours, pas drow, ni humaine, mais cela ne t’empêche pas d’être une des célibataires les plus en vue de l’Estrévent. Voir l’entrée de la dame des forges entre les deux amants dessina sur ton visage un rictus des plus amusés. Tu te retins de rire à plein poumon cela n’aurait clairement pas été de bon ton. Les femmes qui entouraient cet homme avaient toutes un caractère de cochon et des envies de meurtre sur sa personne semblerait-il. Où peut-être était-ce toi qui te faisais des idées au vu des griffes si justement posées par la sombre entre les côtes de son époux. Comme il aurait été plaisant de voir le sang couler, néanmoins les ongles d’acier blancs délaissèrent sa proie à ton grand regret. La dame se pavana allégrement, son ventre rond n’autant rien à son charme de femme sombre, bien au contraire. Certain de tes clients appréciaient les rondeurs des dames enceintes, une lubie qui t’échappais un peu, mais tous plaisir est justifié si ce dernier y met le prix. La sombre qui semblait aguicher ouvertement son mari se tourna vers toi, et pris en otage tes lèvres. Tu n’avais rien contre les échanges lesbiens, tu t’amusas donc à aspirer la langue de ta collègue afin d’y laisser un suçon. Les suçons sur l’appendice buccal ont tendance à rendre le fait de manger un peu gênant, mais tu aimais mettre ta touche personnelle à ce genre d’étreinte clairement provocatrice. Tu étais un peu surprise par le baisé, néanmoins te laisser démonter n’aurait pas digne de toi et de ta réputation. Une fois votre étalage de tendresse publique terminé, elle revient aux politesses d’usage, salutations et autres. Ce à quoi tu répondis avec autant de courtoisie :


- Je te remercie pour l’invitation ma chère.


La dame des forges se tourna vers la maîtresse marchande qu’elle salua moins fougueusement et pour finir vient le tour du dit Ssenmad ou tombeur comme elle l’appela, qui reçut simplement la permission de participer à la fête. Elle était de bonheur semblerait-il. L’attention de la drow se reporta sur toi, elle demanda comment tu trouvais la fête.

- J’adore, je me suis rarement autant amusée… L’acoustique de la salle est bonne, le vin est bon autant que le buffet… Tu as prévu un mage feu pour un petit feu d’artifice ce soir ? J'apprécie leur jeu de lumière !


Tout du moins t’amusais tu des déboires de ce cher prima pris en sandwich entre les deux drows. Toi à sa place tu aurais vite fait d’évincer la plus possessive des deux. La jalousie n’apporte rien de bon, les amants jaloux sont des meurtriers en puissance.

- Tu es ravissante !


Tu pris la main de Krish pour la faire tourner sur elle-même et l’observer celle-ci sous toutes ses coutures. Tu t’approchas ensuite pour sous-peser doucement sa poitrine gonfler de lait.

- L’unique avantage de la grossesse se trouve bien ici ! Même les elfes finissent avec de belle rondeur.


Tu ignoras plus ou moins le prima et sa compagne, te concentrant sur la dame des forges. Tu n’avais pas besoin de flatter ou de jalouser celle-ci, vos richesses ne portaient pas sur le même terrain. Tu n’avais donc rien à craindre d’elle, néanmoins des relations courtoises et une cohésion de groupe entre les princes marchands étaient une chose essentielle selon toi.

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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Lun 14 Nov 2016 - 20:01

Krish fut un peu déçue que son entrée ne déclenche pas l'hilarité... Enfin quoi ce n'était pas assez cocasse comme entrée en matière de saluer son mari au bras de son amante du moment? Ou les gens avaient à ce point peur d'elle? ça allait finir par la vexer tout ça...  enfin... au moins Amshet su se montrer à la hauteur de l'accueil que lui avait réservé la forgeronne.

-Oh je dois pouvoir t'en trouver quelques uns avant la fin de la soirée.
Sourit Krish à la demande de sa consoeur au sujet des mages de feu avant qu'elle ne se mette à soupeser allègrement les seins de l'hôte de la soirée. Et bien merci. Un compliment d'une professionnelle fait toujours plaisir. Je pourrais te dire que tu n'as pas besoin de ça, toi, mais ce serait tellement attendu...

Voilà une dame qui savait s'amuser! Le sourire que Krish destinait à la Princesse Marchande était tout a fait franc. Parmi le conseil, elle faisait parti des personnes qui ne lui avait jamais marché sur les pieds et sur les pied de qui elle n'avait jamais marché... Et c'était toujours agréable quand en plus, cette personne se trouve être sympathique.


HRP:
 
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Eïnad'Alin Akar'Demlir
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Lun 14 Nov 2016 - 21:00


Mirage qu’elle était depuis le début de cette soirée, elle qui habituellement se faisait remarquer dès son entrée, Eïnad’Alin, héritière de la magnifique cité côtière de Geresh-la-blanche, passait de coin sombre en coin sombre sirotant des verres qu’elle subtilisait habillement à d’autres convives. La princesse n’était venue que pour une chose, pourtant elle resta sur sa faim durant de longues heures jusqu’à enfin elle fut rassasiée par la simple vue de son aimée.

Elle était là, à l’autre bout de la pièce, celle qu’elle avait tant désirée revoir, celle qui hantait ses nuits depuis des mois ; Krish Al’serat. Sa beauté, sa grâce et son élégance, ses cheveux d’un blanc pur et sa peau sombre si envoutante. Son odeur vint l’enivrer malgré la distance qui les séparait et un frisson lui parcouru l’échine. Cette nuit lui revint en mémoire plus intensément encore, ses caresses et ses baisers lui parcourant le corps comme si la drow était actuellement en train de les lui offrir. Littéralement en extase, Eïnad, les yeux fermés, sombra doucement dans un luxurieux plaisir.

Revenant doucement à elle, la belle rouquine perçut le baiser que venait d’offrir la maîtresse de maison à une autre princesse. Ses joues s’empourprèrent instantanément d’une lueur écarlate. L’avait-elle oubliée ? N’avait-elle été qu’un simple amusement ? Le temps d’une soirée bien arrosée ?

Omnibulée par l’envie de retrouver sa belle, l’héritière de Geresh entama un pas léger en sa direction. D’un bond, elle se hissa sur la première table. Celle qui trônait dans le centre de la pièce et qui accueillait le buffet. La belle était habillée tout en couleur comme à son habitude. Une robe dont le décolleté plongeant lui arrivait jusqu’au ventre alors que ses cheveux d’une rousseur rare étaient parés de plumes et de bijoux.

Eïnad leva doucement sa robe, laissant entrevoir ses pieds nus et impeccable. Par des gestes légers et adroits, elle arriva à éviter chaque plat tout en captant de manière grandissante l’attention de la salle. Et elle continua ses pitreries jusqu’à ce qu’enfin Krish daigna lui adresser un regard. A cet instant précis, un sourire vint s’afficher sur son visage si pur et elle descendit tout aussi légèrement qu’elle était montée. Eïnad avait enfin toute l’attention de son ancienne amante et ne comptait pas lâcher son regard.

Plus proche que Jamais, d’un geste gracieux, la semi-elfe vint se glisser entre Krish et Amshet. « Allons, allons… Tu offres de tendres baisers à la princesse du vice mais pas à ton bel oiseau ? » et une main qui se voulait douce et provocatrice vint se poser lentement au creux de sa nuque, la belle attira sa Maîtresse et lui offrit un baiser des plus passionné, témoignant ainsi de toute l’attirance qu’elle éprouvait. Ce baiser dura au point tel qu’Eïnad se permit de se rapprocher sentant dorénavant la rondeur du ventre de Krish contre sa propre peau. Une étreinte douce pour respecter la vie qu’elle portait tout en laissant ses mains parcourir librement sa nuque et ses cheveux.

Le contact enfin rompu, le regard plongé dans le sien tout en affichant un sourire des plus malicieux. « T’ai-je manqué ma belle ? »
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Velkyn Xaran
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Lun 14 Nov 2016 - 23:42




Il manqua avaler sa langue. Avait-il bien entendu le mot qu’il croyait, au travers la cacophonique représentation des percussionnistes et autres gratteurs de luth ? C’est ainsi qu’elle décida de lui présenter la chose, de lui faire l’annonce de son ascension titanesque dans les hautes sphères Thaarie ? Il pinça les lèvres de sorte à ravaler chacune de ses mimiques stupéfaites par la nouvelle. Plutôt, il préféra nager dans la neutralité, omettant volontairement de plates excuses en ce qui concernait sa présentation bafouée. En fait, il n’eut pas même le temps de placer un mot qu’il se fit demander en retrait, afin d’être la cible d’une rafale de questionnements. Des interrogations qui furent tôt répondues par de concises réponses : « À peine arrivais-je, que tu quittais. » Mais c’était loin d’être suffisant, elle devait étancher complètement sa soif de curiosité. « Quelqu’un m’a convaincu inconsciemment de venir veiller sur elle. » Lança-t-il vers la grisonne, sans s’étendre d’avantage sur le sujet, comme si la révélation le mettait d’ores et déjà suffisamment dans l’embarras. Enfin, l’interrogatoire semblait s’achever, mais tanguait déjà dans une autre direction, portée d’avantage vers les confidences et révélations.

Krish savait donc … Évidemment qu’elle savait. L’étendue de son influence et de sa fortune ne sachant trouver de limites raisonnables, l’accès à l’information, quelle qu’elle soit, lui était donc aisée à l’obtention. Surtout lorsqu’elle cultivait pour ce renseignements quelques intérêts aigus. Son réseau s’étendait d’un bout à l’autre de l’Ithri’Vaan et grâce à ce dernier, le moindre renseignement pertinent prenait son envol jusqu’à la Maîtresse des Forges, ceci, toujours sans la moindre erreur ou ambiguïté. L’elfe d’ébène se contenta d’hocher lourdement du chef aux dernières allégations de sa protégée, comme d’un air entendu. Depuis le tout premier jour où il sût pour sa femme, nul doute ne persistait : il était le père. Il devait l’être. Pas que le fait qu’elle enfante un bâtard le mettait hors de lui, non, mais plutôt du fait qu’il se doutait que l’autre paternel potentiel était de nature elfique. Juste l’idée d’y penser lui retournait le cœur de dégoût, si tant qu’il voulut commenter dare-dare les révélations de la Sirène, juste avant d’être interrompu par un badaud de mercenaire.

D’un reflex naturel, son bras venait barrer le buste de sa compagne, afin d’empêcher sa chute. Son faciès changea du tout au tout, retrouvant ses airs naturellement mauvais et acerbes. Ses sourcils se froncèrent, de même que ses poings se crispèrent d’envie d’aller fracasser la vieille trogne de leur « agresseur ». Encore une fois, son sentiment de rage fût encagé par une Shynrae qui prit les devants en désamorçant la tension, d’un rire cristallin. Elle allait même jusqu’à offrir main forte au pauvre maladroit, l’accueillant comme si rien ne s’était passé. Les yeux du Prêtre se déposèrent sur Ssenmad, tout en inspirant profondément, dans une tentative de reprise de calme. Jusqu’à maintenant, Shynrae avait sût retenir les envies meurtrières de son compagnon en prenant les devants. Mais elle ne saurait toujours s’y prendre aussi prestement.

Son poitrail ciselés aux muscles saillants achevait tout juste sa saignée de tantôt, que deux jumelles acérées menaçait de nouveau l’intégrité de son derme. Son rachis se dressa tranquillement, peut-être surpris par la froideur de l’acier, ou était-ce parce qu’il savait à qui appartenait ces délicieuses griffes ? D’agréables effluves d’un parfum qui lui était familier lui chatouilla les narines, sans bouger ni dévier la tête. « À quoi serviraient ces cicatrices, sinon pour les exposer ? » Répliqua le sombre elfe, à la boutade de sa femme. Quant à sa seconde réplique, seul un sourire déforma son visage, lui qui pourtant était toujours sous la menace de la forgeronne. Voulait-elle vraiment une réponse, alors qu’elle en savait déjà la teneur ? Il ne pouvait lui enlever ça ; Krish savait, lorsqu’elle le désirait, exploiter ce que préférait son époux. Le touché du métal, le frôlement de sa progéniture, la promesse d’un baisé de braise, manipulant au passage son manque total de patience … « Dos ph'l'mzilst ssin'urn 'ranndi pholor Miradelphia. », lança-t-il tout juste avant qu’elle ne dévore le visage d’Amshet.  

Puis, lorsqu’elle en terminait avec la Princesse, ses mires se déposèrent sur le débordement de la Maîtresse des Forges. Son ventre enflait de jour en jour et tôt, il saurait la vérité. Alors, peut-être que leur relation pourrait évoluer en d’autres directions. Entre temps, sa protégée s’était éloignée pendant le rapprochement de sa femme avec la Première Ministre des puterelles, pour s’en aller discutailler avec le Tombeur. Ses rubis se redressèrent finalement vers Krish, qu’elle admira un moment avant d’ajouter, après une longue pause : « Comment va notre enfant ? ». Eut-il envie de dire, peut-être dans l’espoir d’entretenir une conversation qui ne mènerait pas au cassage de poignet, mais se fit de nouveau interrompre par un tier, une demie-elfe, en l’occurrence.

Et avant qu’elle n’ait eut temps de finir cet échange incroyablement long, Velkyn quitta le cercle pour se diriger vers la sortie, tout en bousculant quelques invités mondain, à sa vieille habitude.

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Shynrae Irvin Sin'Do'Rah
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Mar 15 Nov 2016 - 9:39








Ce que Velkyn lui apporta comme explications ne l'enchanta guère. Une partie d'elle commençait déjà à fuir sa poigne tandis que l'autre se moquait éperdument des suggestions que l'on avait pu lui faire. Bien qu'encore là, présente à cette fête beaucoup trop mondaine pour ses fort maigres notions de camaraderie, son esprit vagabondait déjà ailleurs. Celui qui se présenta comme un condottiere des environs de la cité Doeb retenait sans vraiment le vouloir les ultimes onces d'attention qu'elle était capable d'accorder. La Drow ne répondit à son émacié semblable que par un sourire intéressé, dont elle saurait faire propice usage au juste moment.
Qu'attendait-elle de plus ici ? Les minutes s'écoulaient et chacune d'entre elle faisait croître son envie de fausser compagnie à tous ces joyeux chafouins qui se délectaient de cette farce à grande échelle. A peine esquissait-elle un petit pas en arrière qu'elle butta contre une anatomie venue se lover entre le Haut-Prêtre et sa propre silhouette. L'arrondi qui leur effleurait les coudes ne laissait que peu d'étonnement quant à sa parenté. La Jabbress murmura quelque chose à son époux – dont la teneur n'arriva qu'en souffles décousus aux pointes de la Grise – avant de le contourner lentement pour lui faire face et l'enflammer de toute sa possession. Shynrae détourna négligemment le regard  au moment où la maîtresse des lieux attrapait à pleine bouche celle d'Amshet pour l'honorer d'un emballé échange d'humeurs orales. Une fois les badineries expédiées, la sombre salua ses consœurs, son conjoint  ainsi que le dénommé Ssenmad  de saugrenues politesses, auxquelles la Marchande se contenta d’acquiescer sans piper mot. Trop perplexe pour s'égosiller après les déclarations emballées du Prima.
Finalement l'arrivée de Krish n'avait interrompu grand chose, et quelque part ses interactions avec la femelle la plus visitée d'Ithri'Vaan donnaient un peu de sel à leur morne et singulier rassemblement. L'Altesse des faveurs alla même jusqu'à soupeser les saillantes mamelles de la Princesse d'opale en la couvrant de futiles largesses. Qu'est ce que la pauvre fécondité faisait chanter comme âneries … Cela avait plus qu’effrité sa patience et sa tolérance. Sans s'annoncer elle se déroba du groupuscule emportant dans son sillage le mercenaire pour le prendre à parti.

« Vous m’intéressez. » Lui annonça t-elle sans détour en l’examinant intensément. « Il est possible que nous ayons à faire ensemble, très cher. Avez-vous une adresse où il est possible de vous contacter, à Thaar ? Enfin, comptez-vous rester dans les parages ? J'aurais besoin de vos services, sous peu. »
L'échappée fut brève, l'elfe attendit à peine une réaction de sa part avant de s'en retourner rejoindre le cercle dont la teneur s'était modifié avec le départ du Daedhel – duquel elle n'esquissa aucune reaction -. En lieu et place de son amant se trouvait désormais une nouvelle sang-mêlée affublée de sa caractéristique coiffe emplumée. « Eïnad. » Lâcha Shynrae en s'immobilisant devant le tableau de mégères. « Vos apparitions sont assez rares pour être encensées. » Peut-être resterait-elle un peu, après tout.





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Ssenmad Aethol
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Mar 15 Nov 2016 - 12:26

Peu de temps après la rencontre de Ssenmad avec le corps féminin, les choses s’accélérèrent grandement, Krish arriva , commença à parler à tout le monde, avec ce qui semblait être son... Il ne savait pas et n'avait pas envie de savoir, moins il en serait sur ce monde là, mieux il se porterait. Il n'y avait que de jolies Sombre autour de cette petite table de discussion et il comprenait les plaisanteries de certains de ses anciens collègue à propos des femmes enceintes, et cernait un peu mieux l'humour de la femme qui flattait les mamelles de la Sombre.

De l'amusement ? Dans cet endroit ? Ils étaient vraiment d'un bien bel autre monde, et , étrangement, il préférait le sien, oui il risquait sa vie, oui il manquait prendre un couteau dans le dos à chaque fois qu'il s'approchait de ses alliés, mais il était comme il était, et il était bien, là , comme ça.

-Juste qu'il y a eue une modification du programme. Le prix de la course revient à un quart moins cher. Vu qu'on était quatre. Et qu'il y a eu comme un , soucis, on a tenté de me doubler. Mais  je reviendrais, je vois bien que vous êtes occupée.

Il montra rapidement sa tenue d'un geste de main avant de perdre l'attention de Krish et il se recula pour percevoir l'arrivée d'une nouvelle personne, peu avant le départ de … De truc. Il s'en fichait et il ne voulait pas savoir. Les baisers et la luxure semblait être un luxe que les Doeb n'avaient pas oublié du Puy en fin de compte. Même si tous n'étaient pas des Sombre ici. Son regard partit à nouveau en direction de l'elfe. Il ne pouvait s'empêcher de grappiller des informations et il gronda finalement, il en avait rien à carrer de ses gens là lui.

Puis, alors qu'il allait partir, il se fit griller la politesse et on le mena un peu à l'écart, c'était la femme dans laquelle il avait pénétrer par erreur, une rencontre comme une autre au pays des probabilités et des jeux des dieux après tout. Il offrit un léger sourire ironique à la femme tout en penchant la tête vers elle.

-Je pense que la réciproque est aussi vrai. Je vais monter mon camp de mercenaire autour de la ville dans les prochains jours. Sinon pour l'instant je vais me trouver une auberge quelconque et profiter de la fête pour trouver des contrats.

Puis elle repartit et, le Sombre, après un dernier regard aux gens, prit le même chemin que son homologue masculin quelques instant plus tôt, le regard droit sur la sortie. Pitié que personne ne l'interrompe et qu'il puisse sortir de cette nasse nauséabonde. Est ce qu'il aurait du prévenir les gens ? Cela le fit hésiter et il jeta un regard derrière lui... Devait-il y retourner ?


Dernière édition par Ssenmad Aethol le Mar 15 Nov 2016 - 20:12, édité 1 fois
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Mar 15 Nov 2016 - 19:41

J'm'ennuie...

Des banalités...

Encore des banalités...

Toujours des banalités...

... Et de la déception.

C'était sensé être une fête en l'honneur du talent, du désir et du plaisir. Elle pensait voir la fougue et la passion de la vie à leur paroxysme et n'avait le droit qu'à de la vulgarité, de la froideur et de la tempérance. Alors si en plus elle ne pouvait ni boire, ni manger ni fumer...

Assez de complots, assez de ronds de jambe, assez de non dit et d'hypocrisie.

Amshet? Un peu de légèreté ne faisait pas de mal mais à quoi bon tant de servilité? Elle n'avait pas même oser esquisser un rire en voyant l'aberration de la scène. Comme tous les Princes, ses intérêts prévalaient sur les joies simples de la vie. 

Velkyn? Un pot de terre qui se prenait pour un pot de fer. Pourquoi était-il venu si c'était pour s'afficher avec sa conquête, à peine desserrer les lèvres en sa présence avant de lui tourner le dos et quitter l'endroit ? Elle était curieuse de le savoir mais ce n'était guère ici qu'elle aurait la réponse.

Shynrae? Un glaçon qui s'était montré plus que grinçante là ou elle attendait une femme qui puisse tenir son rang. Un être qui saurait tenir tête avec splendeur aux grands de ce monde... Peut-être sa plus grande déception du jour. A part le corps qu'elle mettait plus en avant encore que la Princesse des catins, elle n'avait pas le moindre mordant et s'était contenté de feuler avant de se réfugier dans les pattes de son maître comme l'aurait fait un chaton traumatisée par un vilain matou.

Le Tombeur? Bof il pouvait bien faire ce qu'il voulait, il n'était pas assez intéressant pour qu'elle s'en préoccupe.

L'Oiseau? Elle était complètement folle celle là... Mais étrangement, c'était surement pour cela que sa compagnie était moins sinistre que celle des autres... Dommage, elle aurait été encore meilleur avec un peu d'alcool dans le sang...

Les grands noms du conseil se faisaient rare.

Et l'ennuie la rongeait de plus en plus en écoutant les babillages de ses convives...

Et c'est alors que l'évidence la frappa.

Deux fois en une soirée? Décidément, ces festivités lui réussissaient plutôt bien.

Elle était chez elle. Merde.

Elle salua Amshet de la tête et, se penchant à l'oreille de son oiseau, lui murmura quelques mots avant de s'éloigner en direction de la table du banquet.

-Excuse moi un instant Sokoy'Suru, j'en ai pour une seconde.

Sans la plus petite expression de grâce, elle s'appuya sur un esclave qui passait par là pour monter sur la table comme Eïnad se l'était permis un peu plus tôt... Sauf qu'au passage, elle s'empara de de plat métalliques, envoyant valser sans regret la nourriture qu'ils contenaient, pour les frapper l'un contre l'autre avec force jusqu'à ce que les musiciens s'arrêtent de jouer, que les acrobates se remettent sur pied et que les danseurs s'immobilisent.

Une fois que tous les yeux furent braqués sur elle, elle jeta derrière elle les deux plateaux sans un regard pour le type bedonnant qui se prit le second sur la tête.

-Princes! Princesses! Mes Dames! Mes bon sirs! ... Et les autres! Je voulais vous remercier d'être venu ce soir pour célébrer mes mille ans! Merci à tous!

Son exclamation fut ponctué d'une holà de hourra et de bénédictions de toutes sortes (ou de malédictions qui sonnaient comme telle) aidées par le vin qui coulait déjà à flot. Elle les prie avec des manières dignes et dégagées, souriant à ces invités du jours. Que ce soit avant ou pendant les célébration, nombre lui avaient fait de somptueux cadeaux. ça lui faisait une belle jambe.

-Merci... Merci... Je remercie aussi personnellement tous ceux qui sont là aujourd'hui pour avoir gagner l'un des concours que mes gens ont organisé à la sauvette durant les ennéades passées. Merci d'avoir montrer que le talent peut venir de n'importe ou et prendre n'importe quel forme. Vous pouvez bien évidement garder l'anneau qui vous a été remis comme invitation et vous pouvez partir avec toute la nourriture que vous trouverez ici.


Une nouvelle holà et de nouvelles bénédictions fusèrent de toutes parts. Elle sourit encore jusqu'à ce que les cris se tarissent tout en cherchant quelque chose de bien précis sur la table... Qu'elle trouva enfin.

Planté sur un bougeoir, un ragoton de bougie vacillait quelque peut.

-Bien, j'encourage également les autres à profiter des prochaines minutes pour s'en mettre plein la panse et pleins les poches.

Elle enjamba un bol d’œufs de poisson pour s'emparer de la lueur tremblotante pour la brandir à hauteur de tête.

-Parce que vous avez jusqu'à la fin de cette bougie pour vider les lieux.

Quelques rires... Puis un silence de mort devant la mine glaciale de l'hôte de la soirée.

-Tous les incapables arrivistes qui ne sont pas membres du Conseil et qui n'ont pas à leur doigt la bague des vainqueurs peuvent dès à présent se diriger vers la porte, et avec leurs présents s'ils se trouvent vexés par mes mots ou mon comportement

Elle fit signe au garde le plus proche pour lui remettre la bougie avant de se toiser une nouvelle fois l'assistance silencieuse et immobile.

-DEHORS!

Dans un mouvement général, les gardes présents serrèrent ostensiblement la main sur leurs armes. Krish descendit de son perchoir pour revenir, tout sourire, vers le petite groupe qu'elle avait laisser. Au passage, elle lança une de ses griffes à la Sublime Voix de l'autre pervers narscissique. Prévenant toute question elle expliqua d'un air détaché en venant se posté entre Eïnad et Amshet :

-Pour éviter que les gardes te jettent dehors. Ça devrait nous faire un peu d'air... Bon, on disait quoi...?
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Ssenmad Aethol
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Mar 15 Nov 2016 - 20:11

Finalement quelque chose de nouveau se produisit et il n'hésita pas plus longtemps, il revint vers la Sombre alors qu'elle avait finit de parler et se planta bien solidement sur ses appuis devant elle, les bras croisé, de toute sa haute stature il la fixa avec un sourire joueur. Qu'est ce qu'il lui prenait ? Il n'en avait pas la moindre idée, encore un coup du sort des Dieux, tout était possible après tout.

-Donc j'ai jusqu'à la fin de cette bougie pour profiter de votre compagnie. Hé bien profitons en. Que diriez vous d'une danse ? Un combat ? Pourquoi pas une bataille de nourriture ? Ou vous préférez vous abandonner à la Luxure ? Vous semblez être entourée de délicieuse femmes.

Il pencha la tête sur le côté, jouant au plus la provocation, tout en essayant de garder une attitude soumise et dans ce, qu'il pensait, être les normes. Un rictus sur les lèvres il dévisagea une à une les femmes présente. Une .. Presqu'elfe, son sang bouillona dans sa poitrine, une demi Drow, encore plus de bouillonnement, puis celle dans laquelle il avait pénétrer par inadvertance et enfin celle sur laquelle il était tombé, la patronne de la fête. La Reine des lieux.

-J'aimerais bien gagner le droit de rester ici en votre compagnie. Même si je ne suis absolument personne, je trouve dommage de ne pas avoir pu participer à ses concours. Puis-je avoir un défi ou quelque chose du genre ?

Tant qu'à être joueur, autant l'être jusqu'au bout, c'était peut être au bord du suicide, ou de la correction... Mais après tout. Il était ici jusqu'au lendemain au moins. Ce n'était pas si grave que ça. Enfin tout dépendait de ce qui l'attendait. Il esquissa de nouveau son petit rictus et s’étira longuement dans l'attente d'une réponse, d'une décision de la Sombre. Ou des Sombres. Qu'elles décident de son sort si elles le souhaitaient, le jeu n'en serait que d'autant plus amusant.
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Mana Rhyfel
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MessageSujet: Re: [1000ans]Un jour les princes viendront | Libre (PM et notables)   Mar 15 Nov 2016 - 20:23

Tout au long de la soirée, Mana s'était faite très discrète. Elle avait salué de la tête quelques têtes connues, mais c'était tout. Elle se sentait en effet un peu de trop dans cette soirée mondaine, pauvre Elfe diplomate invitée un peu par hasard ou par accident. Non, décidément, elle ne se sentait pas à sa place.

Cependant, elle comptait bien ne pas repartir comme une voleuse, et avait demandé à un serveur croisé sur son chemin qu'il lui apporte un parchemin, une plume et de l'encre, ce qu'il lui avait apporté quelques instants plus tard sans poser de question. Pendant quelques temps, Mana s'était écartée de la foule, gênée par sa robe de soirée, s'attachant à écrire un mot poli à l'attention de la maîtresse de maison. Ce qu'elle n'avait pas prévu, en revanche, ce serait l'intervention de cette dernière aussi vite ; elle sursauta presque quand une voix forte traversa la pièce :

Princes! Princesses! Mes Dames! Mes bon sirs! ... Et les autres! Je voulais vous remercier d'être venu ce soir pour célébrer mes mille ans! Merci à tous!

Mana applaudit poliment, comme le reste de l'assemblée, qui se tut rapidement pour écouter la maîtresse de maison reprendre :

Merci... Merci... Je remercie aussi personnellement tous ceux qui sont là aujourd'hui pour avoir gagner l'un des concours que mes gens ont organisé à la sauvette durant les ennéades passées. Merci d'avoir montrer que le talent peut venir de n'importe ou et prendre n'importe quel forme. Vous pouvez bien évidement garder l'anneau qui vous a été remis comme invitation et vous pouvez partir avec toute la nourriture que vous trouverez ici.

Bien, j'encourage également les autres à profiter des prochaines minutes pour s'en mettre plein la panse et pleins les poches. Parce que vous avez jusqu'à la fin de cette bougie pour vider les lieux.


L'Elfe la regarda avec stupéfaction et une pointe d'admiration : il fallait en effet faire preuve d'un certain culot et d'un certain sang-froid pour tenir de tels propos, surtout un jour où l'on était censé être en pleine lumière. Alors qu'un silence pesant s'installait dans l'assemblée, Krish Al'Serat termina son discours :

Tous les incapables arrivistes qui ne sont pas membres du Conseil et qui n'ont pas à leur doigt la bague des vainqueurs peuvent dès à présent se diriger vers la porte, et avec leurs présents s'ils se trouvent vexés par mes mots ou mon comportement. DEHORS!

Dès que le garde qui reçut le signal de sa maîtresse se mit en position pour sortir un peu de force les invités, Mana se dépêcha de finir son petit mot. Elle se doutait pertinemment qu'il n'aurait aucune chance d'être lu, mais au moins elle aurait présenté ses hommages plus ou moins dans les règles, et elle serait enfin en paix. Elle laissa son morceau de parchemin en évidence sur son bout de table, rendant la plume et l'encre au serviteur, avant de filer dans la nuit.

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