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 Bienvenue chez nous [PV Eléonore]

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Thibaud de Kelbourg
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MessageSujet: Bienvenue chez nous [PV Eléonore]   Mar 11 Oct 2016 - 15:57

Charles de Kelbourg


Charles assistait à un spectacle saisissant. Des ménestrels s'évertuaient à donner de la voix sur la place centrale de Villeroy. Lui, son écuyer Philippe et Armand de Villerande, son ami et plus proche conseiller, écoutaient ces hommes user de leurs cordes vocales. Ils étaient au nombre de quatre et chantaient en canon. L'un d'entre eux, à la bedaine grossière et au crâne dégarni, chantait comme un chat que l'on aurait égorgé. A n'en point douter, cet homme était ivre et ses amis l'étaient tout autant. Ils lui semblèrent venus d'une autre province vue leur aspect peu « local ». On les aurait dit du sud où d'au-delà des mers. Pris d'un petit rire moqueur, Charles leur jeta une pièce au sol que l'un des saltimbanque s'empressa de récupérer.

-Néera vous bénisse, m'sire ! Un chant pour s'grand prince les gars ! Allez !

« Qui veut chasser une migraine
N'a quoi boire toujours du bon
Et maintenir sa table pleine
De cervelas et de jambons.

L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
Boute, boute, boute, boute compagnon,
Vide-nous ce verre
Et nous le remplirons... »


Une main sur son épaule vint le sortir de là. Cette main était celle d'un garde du guet nommé Raymond. Ce grand homme au visage mangé par les verrues lui remit un vélin. Était-ce des nouvelles de son père, parti à la chasse depuis quelques jours dans le bois d'Argonne ? Non, cela ne se pouvait. Jamais son patriarche ne se serait évertué à lui écrire des mots. Pourquoi faire d'ailleurs ? Il lut ainsi les quelques lignes composées de jolies lettres et comprit qu'il avait à faire à d'autres que son père. La fille de leurs suzerains s'apprêtait à débarquer à Villeroy.

-Va prévenir ma mère, Armand. Ce soir nous aurons une hôte de marque parmi nous.
-Qui est-ce ? demanda son ami.
-La cadette des Saint-Aimé.
-Je vois. On la dit d'une grande beauté.
-C'est peu dire, j'ai vu cette damoiselle durant les noces de son frère. Tâchons de lui faire bonne impression, veux-tu.
-Et espérons que ton père ne revienne pas avant qu'elle ne soit repartie chez elle.
-Ce n'est probablement qu'une visite de courtoisie, mon père n'en saura rien, dit-il en restant un brin perplexe.

Armand regagna aussitôt le castel tandis qu'il se mit sur selle pour aller à la rencontre de la délégation berthildoise. S'il n'était pas encore seigneur de ces terres, au moins sont titre de régent lui permettait d'accueillir personnellement les visiteurs. Il prit la route avec son écuyer qui le suivit sur ses talons. Les dernières lueurs du jour n'allaient pas tarder et il s'inquiéta déjà de ne point trouver de poussière soulevées au loin par une troupe de cavalerie. Finalement, ces craintes s'estompèrent lorsqu'il vit la petite caravane aux couleurs du marquisat. Il ne vit nulle jeune et jolie demoiselle comme le vélin l'y avait préparé, mais se présenta à l'homme armé se trouvant en tête de colonne.

-Je suis Charles de Kelbourg, fils de Thibaud de Kelbourg, seigneur de ces terres. Laissez-moi vous accompagner jusqu'à notre fief, messire.

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Eléonore de Saint-Aimé
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous [PV Eléonore]   Ven 9 Déc 2016 - 23:35


Les yeux perdus dans le vague, Eléonore se laissait porter au rythme des chevaux. Elle avait dans le regard une certaine tristesse. D'ordinaire si enjouée quand il s'agissait de prendre la route, elle avait du mal à ne pas penser à sa demeure qui était, depuis quelques temps, devenue bien froide. Comme si l'amour entre les membres de sa famille ne suffisait plus à la réchauffer. Comme si les liens entre eux se délitaient à mesure que les jours passaient. La jeune Saint-Aimé n'avait pas idée de ce qui avait pu se passer. Peut-être y avait-il un rapport avec le mariage de Louis, qui s'était révélé être une véritable catastrophe. Peut-être n'avait-il pas digéré la mort de celle qu'il venait d'épouser. Mais pour qu'elle en soit certaine, encore fallait-il qu'il ose lui en parler. Ce qui visiblement n'était pas dans ses primes préoccupations. Alors pour quitter l'ambiance glaçante de sa demeure et se changer un peu les idées, elle avait pris la route. Une escorte arriva d'ailleurs bien vite, laissant à Eléonore le loisir de d'appréhender la rencontre. Elle était habituée à se rendre chez l'un ou chez l'autre, à rencontrer tel ou tel noble. Seulement chaque fois, elle était tout autant soucieuse, de ce qu'elle allait pouvoir dire ou de ce qu'elle allait pouvoir entendre. D'autant plus lorsqu'elle était seule. Quand sa mère l'accompagnait, elle était plus sereine, parce qu'elle savait qu'elle n'aurait à parler que si elle en sentait le besoin.

Au dehors ses gardes s'étaient tus. Ils avaient ri de bon cœur sur la route, s'échangeant quelques blagues bien grasses, s'efforçant parfois de chuchoter pour ne pas abîmer les oreilles d'Eléonore. Mais à vrai dire, si elle trouvait l'attention charmante bien qu'elle soit guidée par la peur d'une réprimande, elle la savait inutile. Parce qu'elle en avait entendu de bien pires. Les plaisanteries vaseuses étaient loin de l'étonner encore. Heureusement, sans doute, parce qu'elle n'était plus une enfant. Et cela, on le lui faisait bien comprendre. D'une manière directe ou plus subtile. Avec des mots ou bien des regards. Des comportements qui se manifestaient de plus en plus. Elle savait bien que c'était sans doute du au fait qu'elle n'était pas encore mariée. Qu'elle était donc à prendre. Elle commençait à lisser le tissu de sa robe sur ses genoux, signe d'impatience. Elle avait hâte d'arriver, de sortir de cette voiture et briser cette solitude qui commençait à lui peser. Il fallait dire qu'elle ne l'appréciait que peu, préférant largement l'interaction au silence, l'échange au retrait.

Une fois la délégation arrêtée, ce fut donc avec plaisir qu'elle posa le pied à terre. Inspirant profondément, elle vérifia machinalement que sa jupe était bien en place et sourit à celui qui se présenta à elle.

 - Je vous remercie de m'accueillir en votre demeure, Charles. Vous permettez que je vous appelle ainsi ?

Elle l'avait vu au mariage de son frère et elle savait pertinemment qui il était. Elle n'avait pas vraiment conversé avec lui, faute de temps, faute d'occasion. Il fallait dire que ce qui aurait du être la joyeuse célébration d'une union, certes pas forcément consentie, avait tourné au carnage. Les bons sentiments s'étaient rapidement envolés, ainsi que les discussions frivoles. Elle se réjouissait donc d'avoir là une occasion de rattraper son ignorance quant au fils du propriétaire de ces lieux.

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Thibaud de Kelbourg
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous [PV Eléonore]   Ven 16 Déc 2016 - 8:24


Charles de Kelbourg

Son cœur se mit à battre un peu plus vite lorsqu'il vit la jeune Saint-Aimé descendre et poser pieds à terre. Parler et donner des ordres à des hommes bien plus vieux que lui ne lui avait jamais posé problème, mais dès lors qu'il s'agissait de regarder une femme droit dans les yeux et de lui parler, la maladresse et la gêne prenaient généralement le dessus. Il dut ainsi se faire violence pour ne pas paraître trop con. A l'évidence, le subterfuge parut fonctionner pendant quelques temps au moins. La dame Eleonore apparut devant lui, s'extrayant de l'obscurité pour venir se glisser sous un halo de lumière provoqué par l'une des torches tenues par un garde. Comme dans ses souvenirs, sa beauté n'avait point d'égale. Singulière et timide, une fragilité semblait s'en émaner et pourtant il l'imaginait probablement capable d'une force de caractère digne de son père. Mais en cela, il ne voulut nullement le savoir, se contentant d'observer la jeune femme s'approcher toujours un peu plus près de lui et de son escuyer.

-Je vous en prie dame Eleonore, appelez-moi comme il vous sied, dit-il en tâchant de la regarder. Vous nous faites là un immense honneur en venant visiter notre bourg. Villeroy est en fête et la bière coule à flot, je gage ma dame, que vous saurez trouver cela divertissant. Ma foi, faudrait-il néanmoins que vous aimiez la bière évidemment.

Il se tourna vers l'un des gardes postés non loin derrière.

-Donnez donc un cheval à cette jeune dame, sire !

Le gars attendit l'aval de sa dame avant de s'exécuter. Il profita de cet instant pour continuer à glisser quelques mots à son adresse.

-Comment se porte votre frère et les vôtres, ma dame ? Nul n'a revu, ni entendu votre père depuis ce triste jour de mariage. On le dit au plus mal, est-ce là vrai ? s'enquit-il un peu trop curieux. Pardonnez mon audace, je retire mes questions. Vous n'avez probablement pas fait si longue route pour venir vous faire assaillir de la sorte.
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Eléonore de Saint-Aimé
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous [PV Eléonore]   Lun 19 Déc 2016 - 15:42

Un sourire apparut sur son visage quand il lui dit que le bourg était en liesse. Non pas qu'elle soit une grande amatrice de bière, à vrai dire elle n'en avait jamais goûté, mais elle était heureuse de savoir qu'on célébrait encore des choses, quelque part. Et que la joie pouvait emplir le cœur de certains, quand on tourmentait le sien. Là où certains auraient pu voir une immense injustice, elle savait que ce n'était pas le cas et que c'était au contraire l'expression de l'équilibre. Puis, en attendant que le cheval qu'il avait demandé pour elle arrive, on lui posa des questions quant à sa famille. Comme souvent, on s'enquerrait de la santé de son père et de celle de son frère. Sans jamais se soucier de celle de sa mère, ni même de la sienne. Si elle savait que c'était là tout à fait normal, parce qu'il n'y avait pas de raison de s'inquiéter de la santé des femmes si elles ne portaient pas un héritier, elle était tout de même chaque fois touchée qu'on ne puisse faire preuve de grande politesse. Elle même savait en faire preuve. Sans doute en attendait-elle bien trop des autres. Dans tous les cas, on retira ses questions, tandis que son sourire finissait de s'effacer.

- Il n'y a nul pardon à demander pour votre audace. Cependant j'apprécie que vous retiriez vos questions. Les réponses viendront en temps voulu, ne vous en faites pas. Il m'est seulement assez pénible d'aborder le sujet, comme vous pouvez vous en douter, je préfère donc prendre mon temps à ce propos.

Bien qu'elle sache pertinemment devoir fournir quelques informations quant à l'état de son père ainsi que celui de son frère, elle n'avait pas spécialement envie d'entamer le dialogue de cette sorte. Si elle était venue jusqu'ici, c'était en partie pour fuir l'ambiance pesante qui régnait chez elle. S'y replonger à peine arrivée l'ennuyait un peu. A cet instant, on lui fournit la monture qui avait été demandé et elle ne mit pas bien longtemps à se mettre en selle. Elle n'appréciait pas particulièrement les chevaux et, par conséquent, montait uniquement lorsque cela s'avérait être nécessaire. Suivant son hôte qui ouvrait la voie, elle réfléchissait à la manière dont elle allait bien pouvoir relancer la discussion. Qu'avait-elle envie de savoir à son propos ? Qu'avait-elle besoin de savoir ? Présentement, elle n'avait qu'une envie : se changer les idées. Et aucun besoin ne lui venait à l'esprit, si ce n'était celui de trouver un sujet de discussion.

- Serait-ce idiot de demander ce que fête Villeroy ? Je serais confuse si c'était le cas, parce qu'il ne me semble pas avoir entendu quoi que ce soit à ce propos.
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Thibaud de Kelbourg
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous [PV Eléonore]   Jeu 22 Déc 2016 - 12:49


Sa question fut bien sujette à un certain malaise et Charles s'en mordit les doigts de l'avoir posé à l'instant où la jeune dame s'empressa d'aborder un tout autre sujet. La communication avec les damoiselles n'ayant jamais été son fort, il respira un bon coup pour pouvoir recouvrir un tant soit peu de vigueur. Il se demanda bien, le temps d'un bref instant, qui des deux étaient le plus intimidé. De toute évidence, la jeune Eléonore semblait toute aussi à l'aise que lui, affichant une timidité et une retenue bien palpable. Ainsi, en temps voulu, il en apprendrait un peu plus sur l'état du Saint-Aimé qui surgissait dans toutes les conversations ; de la rumeur de comptoir aux murmures des couloirs de châteaux. C'est qu'ici, en Argonnois, on se serait presque amusé ou enjoué d'apprendre que l'Effroyable était au tapis, son père en premier. Pour cette raison, il ne valait mieux pas que la jeune dame ne s'en rende compte. Tâchant de paraître le plus sûr de lui et oubliant sa gêne précédente, il prit soin de répondre à la cadette du cervidé quant à la dernière question posée.

-Nulle question n'est idiote, ma dame. Je me ferais un plaisir de vous répondre. La cité se présenta à eux dans un jeu de couleurs nocturne assez saisissant ; laissant apparaître mille nuances de lumières provoquées par les flammes et d'autres artifices. Chez nous, dans l'Argonnois, la fête de la bière est sans-doute l'événement le plus attendu de l'année. Les meilleurs brasseurs se rassemblent pour élire la meilleure. Bien entendu, ils ramènent dans leur sillage les plus grands buveurs et quelques énergumènes. Mais le principal étant tout de même que ménestrels, troubadours, marchands ambulants, comédiens et danseurs, se retrouvent ici durant deux ennéades. Cela donne le sentiment que l'été perdure et que l'hiver est encore loin, dit-il d'un ton aimable. Cela permet également d'oublier les morts et les guerres pendant un vif instant...

Il tendit un œil discret en direction de la jeune dame, cherchant à voir s'il ne l'avait point ennuyé par son récit. C'est que la belle ne devait guère être une grande adepte de boisson. Autant dire que ce rassemblement n'était probablement le meilleur moyen de l'impressionner, ni de l'amadouer. Conscient de ce fait, Charles reprit en cherchant la sympathie de son invitée de marque.

-La plus jolie femme d'Argonne y est élue également, expliqua-t-il. Ma foi, je gagerais que vous pourriez être l'élue, ma dame. Après tout, Hardancour n'est point loin éloigné de-là.  

Enfin, les premières chaumières apparurent, laissant entrevoir un peu mieux les douves, le pont-levis ainsi que le mur d'enceinte du bourg. Derrière résonnait déjà les premiers échos de la fête où l'on pouvait entendre diverses mélodies, ainsi que des cris badauds probablement saouls. Les gardes à l'entrée n'interrompirent pas leur venue lorsqu'ils le virent accompagné. Alors, en pénétrant dans Villeroy, ils découvrirent enfin la foule amassée dans les ruelles, regardant ici et là les artistes de rue et les longues tablées recouvertes de chopes dégueulantes de mousse. Les premiers villerains s'arrêtèrent pour regarder un peu mieux les nouveaux arrivants. Des regards presque indifférents pour la plupart, même si certains ne manquèrent pas de remarquer les emblèmes portés par l'escorte de la Saint-Aimé. Rien de très vilain, juste de la curiosité pure et simple. Après tout, la politique du berthildois leur était bien égale tant que la bière coulait encore à foison et qu'on ne leur prélevait pas tout leur oseille via les impôts.

-Ma mère est prévenue de votre arrivée, ma dame. Une chambre doit déjà vous avoir été préparé. J'imagine que vous voudrez vous y reposer après votre voyage. Si vous le souhaitez, je vous ferais visiter le bourg par la suite.
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Eléonore de Saint-Aimé
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MessageSujet: Re: Bienvenue chez nous [PV Eléonore]   Mar 14 Fév 2017 - 22:26


Tandis qu’ils cheminaient vers Villeroy, on répondait complètement à sa question. La fête de la bière. Qui faisait oublier à beaucoup, le temps d’un instant, les malheurs qui pouvaient parsemer leur vie. Elle sourit légèrement au compliment qui suivit les courtes explications à la mention de l’élection. Elle était parfaitement consciente de l’image qu’elle renvoyait mais qu’on le lui confirme était toujours un délice. Elle appréciait toujours un peu plus qu’on la complimente. Ce qui pourrait sans doute à l’avenir lui jouer des tours. Mais pour l’instant, on lui dit qu’une chambre avait été préparée pour l’accueillir comme il se devait.

 - Un peu de repos ne serait pas de refus, je crois que cela serait même bienvenu. Et ce sera avec grand plaisir que je visiterai le bourg à vos côtés Charles.

Si elle n’était pas épuisée, elle était tout de même charmée par l’idée de se retrouver seule un instant, dans un silence relatif pour détendre son esprit. Elle avait encore en tête le bruit des roues sur la route, celui des rires gras et lourds des gardes et le babillage incessant de celle qui l’accompagnait désormais depuis quelques années. Une fois conduite à la pièce qu’on lui avait préparé, elle intima à cette dernière de se taire et de n’ouvrir la bouche que si ce qu’elle allait dire était d’une absolue nécessité. Faisant le tour du lit pour s’y asseoir, dos à la porte, elle ferma les yeux et bascula en arrière. Allait-on réussir à la divertir suffisamment ici ? Ou allait-elle devoir faire semblant d’aller parfaitement bien en plaquant un sourire sur son visage ?

***

De nouveau en compagnie de Charles, elle avait du mal à s’intéresser réellement à ce qui se passait autour d’elle. Non pas que la compagnie de ce dernier lui soit désagréable mais elle avait l’étrange impression de perdre du temps. De n’être là que pour faire semblant de s’intéresser à autre chose que ce qui pouvait bien se passer chez elle. Subitement, elle fut prise d’une envie irrépressible de rentrer. Regrettant presque d’être venue ici et de ne pouvoir s’en aller prestement sans manquer à toute politesse. Alors Eléonore ne laissa pas paraître une de contrariété et sourit à son hôte.

 - Si votre proposition tient toujours, je crois que j’aimerais beaucoup que vous me fassiez visiter le bourg.

Si au moins il pouvait lui apprendre quoi que ce fut d’intéressant elle serait bien en peine de passer à côté.
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