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 Du vent dans les voiles | Libre aux Amaranthais

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Koda
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MessageSujet: Du vent dans les voiles | Libre aux Amaranthais   Lun 14 Nov 2016 - 20:14



Le ciel est bleu, le vent du large
Creuse la mer bien joliment.
Vers le port, montant à la charg',
Galopent ses escadrons blancs.
C'est un port tout au bord du mond'
Dont les rues s'ouvrent sur l'infini
Mais de là, comm' le temps gronde
On n' voit pas les ports Soltarii

Mais...
Tout l' mond' s'en fout, il y a du bonheur,
Il y a d'la bière chez Rita la blonde.
Tout l' mond' s'en fout, il y a du bonheur
À l'enseign' de la Fille Sans Coeur !
L'accordéon joue en majeur
Les refrains de ce vaste monde.
Y a Rita et ses accroch's coeur
À l'enseigne de la Fille Sans Coeur.

Dans cette taverne, c'est là qu'ell' règne.
On voit flamber sa toison d'or.
Sa bouche est comme un fruit qui saign'
Mais on dit que son coeur est mort.
Pourtant les gars sont là, tout drôl's :
Les p'tits, les durs, les malabars
Qui entr'nt en roulant des épaul's
'y en a qui sont venus de Thaar.

Et...
Y en a d'Erac, 'y en a d'Ileur,
Bourlinguant parfois jusqu'au Pôle.
Ils la regard'nt, c'est tout leur bonheur,
Mais pas un n' connaît ses faveurs.
L'accordéon joue en majeur
Tous les airs : les tristes, les drôles...
Y a des gars qui jouent leur bonheur
À l'enseigne de la Fille Sans Coeur.

L' patron connaissait la musiqu' :
Il aimait le son des écus.
Il disait à sa fille uniqu' :
"Fuis l'amour, c'est du temps perdu !"
Mais un soir, la mer faisait rage...
On vit entrer un étranger
Aux beaux yeux d'azur sans nuag's.
C'est alors que tout a changé...

Et...
Il a r'gardé la fille sans coeur.
Elle était comme un ciel d'orage.
Quelqu'un a fait : "'y a un malheur"
On entendait battre les coeurs.
L'accordéon joue en mineur un' chanson
"Dans le vent sauvage".
Y a une fill', le visage en pleurs,
À l'enseigne de la Fille Sans Coeur.

Il a dit : "C'est toi, ma divine !"
Elle a dit : "Oui je suis à toi...!"
Elle a pleuré sur sa poitrine,
Il la serrait entre ses bras.
Les autres alors, mélancoliqu's,
Sont partis avec un soupir...
Le vent chantait sur la Nordiqu'
Pour ce coeur qui venait d' s'ouvrir.

Et...
Ils ont filé vers leur grand bonheur.
Le patron dut fermer boutique.
On l'a vu boir' toutes ses liqueurs
À l'enseigne de la Fille Sans Coeur,
Et l'gouverneur accapareur
qu'a jamais eu l'sens du comique
A mis le bureau du Percepteur
À l'enseigne de la Fille Sans Coeur...




Les mains sur la barre pour garder le cape, Koda pris une grande inspiration avant de meumeumer une nouvelle fois le refrain. Fallait bien s'occuper pendant son quart! La mer était calme et le vent régulier. En ce milieu d'automne, le temps était de nouveau étrangement doux aussi n'était elle emmitouflée que par un grand châle aux couleurs aussi vives qu'improbables au dessus de ses vêtements renforcés de cuir. Le soleil, encore pâle, brillait déjà sur l'horizon. Ils venaient de passer ces quelques instants de calme plat qui venait avec les premiers rayons du soleil. Il devait être pas loin de 8h30, autrement dit... Elle avait encore 3h30 à tuer avant la fin de son quart.

Mais c'était aussi bien comme ça, ça lui permettait de penser à ce qu'ils avaient à récupérer lors de leur prochaine escale... Car oui, il avaient bien un petit soucis... Plus de réel médecin. Plus de calfat. Et une carence en matelots. Meilleur offre ailleurs qu'ils disaient... meilleurs offre ailleurs... elle leur en foutrait de la meilleur offre! Elle surpayait déjà son équipage alors il fallait pas déconner non plus! Hein!

Enfin... Calme. Elle était plutôt de bonne humeur... Comme souvent quand elle ne voyait que l'océan à perte de vue en fait. Les embrins. Le roulis. Le courant de l'eau qui glissait sur la quille et appuyait sur la gouverne, accélérant doucement le déplacement de cette immense coquille de noix.

Sur le pont, Squiky et deux autres matelots profitait qu'il n'y ait pas de grandes manœuvres pour lessiver le sol et le bastingage au rythme de la chanson que leur capitaine fredonnait en boucle, incapable de se la sortir de l'esprit. Tout le monde s'affairait... Ou dormait. Ils avaient le temps, remontant lentement les côtes péninsulaires vers un mouillage bien particulier entre Etherna et Naélis. Elle espérait bien que d'ici là, elle aurait retrouvé un équipage un peu plus conséquent... Première étape? Nelen. Un peu d'eau douce ferait pas de mal.
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MessageSujet: Re: Du vent dans les voiles | Libre aux Amaranthais   Mar 15 Nov 2016 - 11:00

J'ouvre les yeux, le monde semble tanguer autour de moi et cela me tire un long gémissement, je ne suis pas sur un navire, mais sur un chariot, quelqu'un se tient prêt de moi, mais qu'est ce qu'il m'est arrivé ? Par la Dame, je ne me souviens de rien, mes souvenirs sont comme embrumé, j'ai la tête qui tourne et l'impression d'avoir un hérisson qui se frotte à mon cerveau... Ce n'est pas la meilleure image qu'on puisse utiliser j'en conviens, mais putain de merde... Qu'est ce que c'est douloureux.

J'essaie de me redressée mais une main puissante me maintient sur la paillasse, quelque chose est en train de se passé, qu'est ce que c'est ? Est ce que j'ai été capturée, est ce que je vais de nouveau être obligée de vendre mon corps à des pourceau avide de luxure et de violence ? Non, je ne sens aucun chaîne à mes pieds, ni à mes bras, et la main sur mon torse n'est pas violente, au contraire. Elle me force juste à restée allongée, mais pourquoi ? Dois-je me reposée ? Est ce qu'on est en danger ? Mes trop nombreuses interrogations me causent un mal de tête qui me fait gémir longuement, entre mes lèvres sèche et parcheminées, ce n'est vraiment pas très agréable d'avoir soif... Ni faim, j'essaie de déglutir pour pouvoir parler mais la main semble deviner et je sens l'embout d'une gourde entre mes lèvres, une main sur ma nuque pour me soutenir et on m'aide à boire...

C'est fort agréable d'être assisté comme ça, la main ferme sur ma nuque, presque douce, quelque chose qui me soulage et me réconforte. Cela faisait bien longtemps que l'on n'avait pas été aussi prévenant avec moi, l'obscurité alentour m'empêche de savoir à qui est ce que je dois cette douceur et cette présence rassurante... Je toussote doucement, repoussant délicatement la main qui me fait boire et elle se retire sans faire plus de zèle, m'aidant même à me redresser et glissant quelque chose pour soutenir mon dos.

Je suis et je me sens extrêmement faible, incapable de la moindre action, de la moindre chose... Je me sens comme un bébé chat qui vient de naître, et qui lutte pour rejoindre sa mère au milieu de ses frères et sœur, à moins que ce ne soient d'autres animaux ? Je ne sais pas , je suis trop dans la brume pour savoir quoi que ce soit d'autre. Tout ce que je sais, c'est que je suis encore habillée, que je suis pas attachée et qu'on prend soin de moi, pas grand chose d'autre. J'expire longuement, lentement, savourant le simple fait d'être en vie.

C'est ça, qui est bien et bon, de se sentir en vie, d'être capable de dire, de se dire, de comprendre, qu'on a encore un répit avant de ne devenir qu'un cadavre bien vite oublié... De se dire qu'on compte peut être pour quelqu'un, cette main … Cette chaleur, et ce sentiment de bien être, cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas connu ça, le fait de se sentir à l'aise, en sécurité, dans un endroit où on ne risquait pas d'un moment à un autre d'être prise de force et sans consentement aucun. De pouvoir se dire que la nuit sera complète, la journée aussi, sans la moindre interruption. Ma main ne me lance plus, je ne sens plus l'étrange pulsion que j'avais sur mon doigt mutilé, qui pulsait dans tout mon corps, cette chaude douleur qui m'avait sans aucun doute affaiblis au point que je ne me souvienne que de quelques brides de souvenir.

Je me revois marchant, m'aidant d'un bâton, puis je ressens la douleur, le froid, le chaud... J'ai vraiment été malade dirait on... Je force doucement le front, essayant de percé l'obscurité. J’entends les roue du chariot, le bruit caractéristique d'un cheval et je me rend compte que la main n'est plus là, ça me laisse une impression de vide, impression de faiblesse. Des voix, dehors, des gens discutent entre eux... Je me redresse faiblement et sort, geignant quand la lumière heurte mes yeux, je me dissimule et entend des bruits de pas qui viennent vers moi, des voix d'enfants, une voix de femme puis ma vision me revient petit à petit, d'immenses yeux gris, un doux sourire et une étreinte. L'odeur est féminine, le corps que je sens contre moi l'est aussi... Je suis dans les mains d'une femme... J'éclate alors en sanglot, le souvenir encore vif en moi, celui des violences que j'ai subit, celui de l'épuisement que j'ai ressentit alors que l'infection grandissait petit à petit en moi. J'ai toujours mon couteau taché de sang dans son fourreau, mais je ne retrouve plus mon doigt, la bague, elle, par contre. Elle est toujours là, je la vois, elle est sur un autre de mes doigts.
J'ai fais le sacrifice d'un doigt pour gagner celui de la liberté... J'ai gagné cette liberté...

J'ouvre brusquement les yeux, le rêve c'est réellement emballé, je me souvenais parfaitement de cette journée... Mais il y avait quelque chose, ça avait tourner en cauchemar... Une présence, la colère de quelque chose... Faut que je me lève... Je me détend lentement et gémit au contact du tissus humide sur ma peau bouillante... Est ce que je couve quelque chose ? Une nouvelle fièvre ? J'espère que non … J'espère réellement que non.

Je sors de ma piaule et gémit lorsque le soleil frappe mes paupières, et je me rapproche du capitaine, essayant d'aborder mon sourire habituel, mais je ne suis pas bien.

-Salut Koda.

Vraiment pas bien. Je m'approche alors du bastingage pour vomir par dessus bord, une bile amère et douloureuse qui me brûle tout l'intérieur de la gorge. Je me rend compte que je suis trempée de sueur et que mes cheveux collent à ma peau, qu'est ce qui se passe ? J'ai rien manger ni rien bu depuis hier soir...
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Koda
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MessageSujet: Re: Du vent dans les voiles | Libre aux Amaranthais   Mar 15 Nov 2016 - 13:07

-Tout l' mond' s'en fout, il y a du bonheur,
Il y a d'la bière chez Rita la blonde.
Tout l' mond' s'en fout, il y a du bonheur
À l'enseign' de la Fille Sans Coeur !

-Capitaine! Sauf votre respect. Vous pourriez changer de chanson?
-Fini d'briquer not' beau gaillard
si tu veux qu'on en r'parle plus tard
. lui répondit-elle sur le rythme du refrain.

Quelques commentaires ironique de ses camarades déclenchèrent une volée de rire alors que Len et deux comparses trainaient leurs seaux vers le gaillard avant. Ah... Une bonne matinée vraiment. Le moral était aux chamailleries sans gravités et les tensions qu'amenaient généralement le mauvais temps n'avaient pas encore entamer la cohésion des troupes, raison pour laquelle elle s'était permis de les taquiner sans arrière pensée.

Elle sursauta presque en voyant Sarah débarquer sur le pont alors qu'elle aurait put encore dormir plus d'une heure.

-Bien le bonjour, salua-t-elle avec emphase... Pour voir son Second se plier au-dessus du bastingage sous l'oeil mi anxieux mi suspicieux des matelots de corvée de lessive... Elle n'avait pas l'air bien... Mais dès fois qu'elle aille leur saloper tout le travail...

Un peu plus d'attention et elle remarquait quelques détails de plus. Les cheveux collés par la sueur, tout comme sa tunique. Même son teint naturellement hâlé cachait mal les reflets cireux et les cernes sombres. Koda leva un sourcil, se retenant in extremis de lancer une boutade sur la cuisine du Coq, assez fort pour espérer recevoir un morceau de poisson dans la figure dans les cinq minutes qui suivaient comme au bon vieux temps de ses premières heures sur le rafiot.

-Patte-Folle. Prend la barre tu veux.

Le Bosco qui surveillait la bordée quelques mètre plus loin fit rapidement le chemin qui le séparait de son Capitaine pour prendre le relais. Elle le remercia rapidement avant de descendre sans empressement le court escalier menant du château arrière au pont principal, se portant peu à peu à la hauteur de son amie. Arrivée à sa hauteur, elle ne prononça pas un mot, se contentant de lui tenir les cheveux en arrière le temps que les spasmes qui la secouaient s’atténuent un peu.

-He, reprend toi... quelque chose qu'est pas passé?

Nom d'une coureuse de rempare à la jambe de bois, ils avaient plus de médecin en plus... Si elle n'était pas anxieuse de nature, c'était quand même pas le moment de se choper un sale truc...
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MessageSujet: Re: Du vent dans les voiles | Libre aux Amaranthais   Jeu 17 Nov 2016 - 10:33

Je ne vis pas lus que je ne sentis Koda se porter à ma hauteur, j'avais l'impression de voir une personne qui avait le mal de mer, sauf que c'était moi qui subissait tout. Et c'était vraiment, mais vraiment pas agréable. Un nouveau haut le cœur et une nouvelle vague de douleur, rien de voulait plus sortir et pourtant je souffrais. J'avais les larmes aux yeux et j'avais froid. Putain que c'était douloureux, mais d'où est ce que ça venait tout ça ? J'avais toujours manger comme l'équipage, même tambouille, et je n'avais jamais été malade. Si, une fois, méchamment, peu après que j'ai perdu mon doigt. Est ce que c'était ça ? Pourtant j'avais été soignée... Est ce que c'était ça ? J’espérais que non, une fois qu'on l'avait perdu, il ne pouvait plus nous faire de mal, si ?

J'essayais de sourire à Koda, de lui parler, mais seul un gémissement franchit la barrière de mes lèvres, je n'arrivais pas à déglutir et j'avais l'impression d'avoir une poire dans la gorge. C'était douloureux et j'avais un sale goût, je crachais dans l'eau et me redressais finalement.

-J'pense que j'suis malade.

Quelle évidence, alors que je venais de jeter le contenu de mon estomac dans le vide, je devais sans doute être une des personnes les plus intelligentes au monde, sans le moindre soucis. Ca c'était sur, ô combien sur.

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Koda
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MessageSujet: Re: Du vent dans les voiles | Libre aux Amaranthais   Mar 22 Nov 2016 - 21:59

Et merde...

Repoussant du visage de Sarah les mèches collées par la sueur, Koda s'empressa de poser son front contre le sien. Brûlante.

Et merde...

Elle se tourna vers les homme et appela le plus jeune mousse d'un signe.

-Va me chercher une gourde d'eau propre. Fissa.


Le gamin déguerpit sans demander son reste alors qu'elle se retournait déjà vers son amie.

-Tu es mieux à l'air libre ou en bas ?... Je te jure que si c'est la tambouille de Joachim, il ma dérouiller.

Un peu tendue ? C'était rien de le dire. On ne touchait pas à son équipage... Mais alors une maladie sur un navire... Sans médecin de bord... C'était la pire des malédictions...

Le gamin revint en un tournemain. Elle le remercia d'un signe de tête et tendit simplement la gourde à Sarah.
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Gil 'CordeLyre' Theodbur
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MessageSujet: Re: Du vent dans les voiles | Libre aux Amaranthais   Ven 25 Nov 2016 - 17:15


Le ciel est bleu, le vent du large
Creuse la mer bien joliment.
Vers le port, montant à la charg',
Galopent ses escadrons blancs.

Doux alizés de l'Automne de mer d'Olienne. La même saison t'aurais probablement été moins agréable fusses-tu en compagnie de ta famille, dans les campagnes d'Etherna. Là-bas hors de question de laisser les rafales frapper ta peau nue. Là-bas pas de soleil marin pour te caresser le dos ni d'embruns pour t'ouvrir les narines. La vie de matelot ne t'es pas bien désagréable. T'endormir bercé par le roulis des vagues et te réveiller au son de l'écume sont des plaisirs que tu ne pensais pas tant apprécier... et pourtant. Attrait de la nouveauté ou véritable destinée ? Tu ne saurais dire ce qu'il en est, et ta perception est d'autant plus faussée que tu n'es officiellement qu'un temporaire passager.

Rouler les voiles, briquer le pont, prendre en main le gouvernail ou tenir les hunes sont autant de choses que tu serais bien incapable de faire. L'entier fonctionnement même d'un équipage t'es un mystère. Tu ne sais qu'une chose, c'est que tu apprécies le chant de la mer.

Et l'gouverneur accapareur
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Sourire au coeur, tu sors de ta torpeur, les échos de la voix de la capitaine te dansant encore à l'oreille. Loin de toi l'idée de te précipiter, tu prends le temps de flâner. Avec assumée gourmandise, tu savoures chaque phase de ton éveil ; du moins tu essaies tant que le calme est complet. Il n'est malheureusement pas de mal plus aisément partagé qu'une violente nausée. L'écoeurante mélopée des entrailles répudiées, le choc de la poisse rencontrant le liquide, il suffit de cela pour que le malaise soit passé.
Plus question pour toi de vocaliser, pour te soulager il fallait rationnaliser. Apprendre, comprendre et entreprendre est la meilleure manière pour l'homme de ne pas succomber aux tentations que ses sensations lui auront imposé. Pour toi ou pour elle il te fallait te mêler de choses par lesquelles tu n'étais pas concerné.
Tu glisses habilement de ton perchoir improvisé, rejoignant prestement patiente et gardienne improvisée.

- C'est qu'elle juge dur vos talents de cantatrice votre seconde dites-moi. Ça me paraissait pas si terrible que ça d'en haut.

Plaisanterie mal à propos comme tu en as le secret, mais garantissant à qui te connait bien ton sérieux et ton implication au moins durant les prochaines minutes.

- J'suis pas médecin, mais j'peux l'aider à respirer pour faire passer la nausée si vous voulez. Ça la guérira pas, mais ça aura le mérite de rendre toute cette histoire un peu plus supportable pour tout le monde. tu souris doucement et soulève les sourcils Par contre, si vous voulez bien que je fasse ça, la faites pas boire maintenant ou elle va vraiment tout gerber.

Ta main se tend timidement vers Sarah, comme attendant l'approbation des deux femmes avant de faire le moindre autre geste. Tu n'es après tout que le barde sans le sou qu'ils supportent le temps de pouvoir le larguer au port de Seram. Tu ne leur dois rien, et eux ne te doivent rien d'autre. Surtout pas leur confiance.
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Joachim Le Coq
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MessageSujet: Re: Du vent dans les voiles | Libre aux Amaranthais   Sam 26 Nov 2016 - 12:23




Dans ses cuisines, comme d'habitude, à faire la tambouille de cette journée, malheureusement pour lui, aujourd'hui l'on suspectait LE MEILLEUR CUISINIER DE CE MONDE.... D'AVOIR SERVIT DE LA NOURRITURE PERIMEE ?!

Il posa calmement son torchon sur la barre se trouvant devant son fourneau, et le replet personnage s'empara de ce qui se trouvait sur le feu, une marmite sans aucune trace de brulé sur son fond, la glissant loin des flammes avant de reposer un instant la cuisson de ce bon boeuf braisé aux carottes péninsulaires, aussi appellée Massibolass pour leurs goûts particulièrement prononcé et la forme de ballasse enflammée quelles prenaient lors de leur pousse.

Laissant le plat reposer un instant afin de garder une température moyenne et pas trop élevé, il s'empara d'une cuillère en bois imposante, de presque trentes centimètres pour une extrémité en ovale particulièrement imposante et creusée, il touilla pendant quelques minutes avant de se décider à le remettre sur le feu, sachant que la sauce ne risquait plus d'accrocher ni de brûler, après avoir réduit le feu.

Il s'empara d'un de ses hachoirs, venant ouvrir la porte à la volée devant un de ces pauvres matelots qui se tenait dans la salle de repas commune, devant ce que tous appelaient les tonneaux du miracle, l'eau sans sel qui s'y trouvait étant l'un des biens les plus précieux de ce navire, surtout en pleine Mer Olienne, la salinité de celle-ci n'était plus à prouver et une seule gorgée aurait r'tourner votre foie suffisamment d'fois pour vous vriller en deux à votre tour et vous transformer en un jambon sec en quelques heures.

Il passa donc devant le gaillard qui plongeait une coupe dans le tonneau visiblement pour l'apporter à quelqu'un, le cuisinier apportait un air déterminé et froid, comme à son habitude, mais son sourcil droit sursautait comme à chaque fois que la colère voulait s'emparer du rondouillard Coq du navire.

Il bouscula quelques marins qui se trouvaient dans cette salle, et qui prenaient leur quarts pour se reposer un peu les méninges, avant de se retrouver rapidement sur le pont et pousser d'une voix forte et grave à souhait :

"PAS FRAIS ?! COMMENT-CA MA BOUFFE EST PAS FRAÎCHES ?!
-Hé, hé, détends-toi l'Coq, personne à dit que ta tambouille était pas fraîche !
-La ferme, blanc-bec, r'tourne lécher l'cul d'ta mère pour t'procurer quelques minéraux, t'en manque sévèrement.. R'garde toi la peau sur les os, continus d'tenter d'battre c'qu'je sais et j'te transforme en Kig Ha Farz ! Il prit une grande bouffée d'air avant de se tourner vers la capitaîne. Qu'est-ce qui s'passe sur c'pont par la déesse ?!"

Il avança d'un pas lourd et assuré vers le regroupement autour du second se penchant par dessus l'bastingage, au teint plus pâle qu'une fricassée d'haricot blanc à la crème. Sa main grassouillette vint se poser lourdement sur le bastingage, véritable bâtoir à viande, avant que son visage se penche pour l'observer vite fait.

"Alors comme ça votre s'cond à l'mal de mer et c'forcément moi l'responsable ?! Faudrait-y pas m'prendre pour un con m'bon cap'taîne ! Vous savez que ma cuisine est la meilleure de tout notre foutue monde connus ! Et par les putes de Thaar, il est sûr que si votre s'conde est mal en fiotte c'parcequ'elle tambourine un peu trop dans ces bars à putains ! Mes produits sont frais ! Ma cuisine vaux milles fois celle que l'on sert aux pauvres rois d'péninsule et par la déesse qu'un déluge s'abatte sur moi si j'mens !" Hurla-t'il, d'une voix grasse et grave, d'un ton solennelle et assuré.
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Koda
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MessageSujet: Re: Du vent dans les voiles | Libre aux Amaranthais   Sam 26 Nov 2016 - 13:00

« Attendez d'avoir entendu cette chanson en boucle pendant une ennéade complète et on en reparlera, Cordelyre. » sourit Koda, contente de voir arriver un peu de légèreté. Mais quand il lui proposa d'essayer de faire quelque chose pour la nausée de son second, elle recula d'un demi pas. « C'est pas à moi qu'il faut dire ça par contre. Je suis pas sa mè...
-Alors comme ça votre s'cond à l'mal de mer et c'forcément moi l'responsable ?! …

Koda resta un instant interdite face aux trombes de haine qui s'abattaient sur elle, un léger sourire en coin sur le visage. Elle était sûre qu'il réagirait. Ha ! Ça manquait jamais... Mais une phrase la fit tiquer, lui faisant instantanément perdre le sourire.

Elle fit un pas sur le côté, les bras écarté dans un mouvement de balancier alors que le navire versait de façon bien plus prononcée que d'habitude, déséquilibrant subitement les personnes à bord.

Dans le mouvement du navire, Koda bascula par dessus le bastingage, s'accrocha au épaules de l'imposant cuistot qui essayait de se retenir comme il pouvait... Et d'un mouvement énergique des jambes le fit passer par dessus bord. Celui-là, il aurait de la chance s'il restait accroché dans le vide ! Ha !

Elle-même se rattrapa à un boute qui dépassait, grimpant agilement sur le rebord en jetant, un regard glacial au Coq.

« Me rentrer dans le lard quand je te cherche, c'est une chose. Mais personne n'insulte un membre de mon équipage sur mon navire. »
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Gil 'CordeLyre' Theodbur
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MessageSujet: Re: Du vent dans les voiles | Libre aux Amaranthais   Mer 30 Nov 2016 - 1:35



Bonne, mauvaise, aimante, amère.
Lèvres soufflant naissance aux vivants.
Elle est première qui met la voile au vent.
Elle est mère à sa façon.


Corps affaibli, esprit fatigué. À qui la tête commence à tourner on ne peut faire confiance aux pensées. Du poids de la décision la porteuse était toute désignée, il ne s’agirait pas d’infliger traitement indécent à l’équipage qu’elle a payé. Naturel détaché d’avec lequel elle s’est dégagée. Ici confiance en ton innocence se voyait prouvée. Point d’occasion de répondre cependant ni de t’enquérir de l’étourdie patiente quand avant que tu ne puisses inspirer le tonnerre se soit mis à gronder. En bonne chair comme ses viandes et la voix grasse de l’huile qui les relève, le cuisinier fâché d’être remis en question s’adonne à des vociférations auxquelles tu le devines habitué. Sourire, sourire ; sourire amusé. Voilà sortie des tranches de vie des voyageurs de l’Olienne une nouvelle farce à conter.

Pieds de nez du destin par l’occasion alléché ou œuvre d’une magie non déclarée, c’est comme devant la volonté de la Chef de ces lieux que le pont s’est incliné. À chaque femme un gentilhomme et à ces messieurs un appui. La jetée du port n’est pas la tombée du lit. Il est plus sain de manger le parquet que de tenter les goûts d’un Norkan affammé. Elle serait bien ironique la sentence du cuisinier s’il faisait de son corps son dernier plat cuisiné. La honte bien probablement ne lui serait pas moins d’être dévoré que de n’être pas celui qui s’est lui-même servi et préparé. Il n’y pas que la peau qui est aussi sombre que la voix ; il est tout aussi noir l’humour de Koda.  

Les gens de sa carnation tu les sais tantôt méprisés tantôt redoutés. Une véhémence commune que ceux de l’Ouest cherchent à mater ? Un lien avec les géants d’ébène qui ont fait le sang couler ? Imbécile heureux que tu es, c’est vrai que tu n’y avais pas pensé. La raison de sa carnation tu n’en avais aucune idée. S’il on te demandait de te faire homme de science, alors tu dirais qu’elle est enfant du peuple du désert à la peau calcinée o, qu’elle est fille des femmes que les géants ont violé… mais peu d’importance finalement à l’origine de cette teinte particulière quand de cette femme au fort caractère elle sublime la beauté.

J’ai le corps et le cœur fort amoureux du beau.
Le magnifique à mon âme chante comme un oiseau.
Le splendide d’un œil à l’autre il est vrai il est faux ,
Il va, il vient, s’égare souvent sans piper mot,
On s’en empare le beau, avant qu’il ne tombe à l’eau.


D’entre le bastingage et tes bras, la construction est la plus forte. L’homme n’est souvent que petite chose face à sa propre création, et pourtant chaque fois il veut se donner de l’ampleur, agir pour prouver sa valeur, car c’est ainsi qu’il se prouve que lui a un cœur. Stupide automatisme que celui du jeune homme se saisissant à pleins bras d’une prétendue demoiselle en détresse ; place de choix pour l’apprenti guérisseur cherchant le souffle de sa patiente.

- T’inquiètes Sarah. J’te tiens. Tu soupires Par contre c’est souvent qu’y en a qui passent par-dessus bord ou c’est moi qui ai de la chance ?

Jeux de mains, œil curieux, tu la portes aussi haute que ton regard se porte bas. Joachim s’en sortira… probablement.

- Si c'est comme ça dès qu'on dit une parole de travers alors j'ai bien de la chance que mes chansons disent pas grand chose.


Dernière édition par Gil 'CordeLyre' Theodbur le Jeu 1 Déc 2016 - 23:22, édité 1 fois
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Koda
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MessageSujet: Re: Du vent dans les voiles | Libre aux Amaranthais   Jeu 1 Déc 2016 - 23:09

"Rassure-toi petiot, je ne pense pas que tu traite mon équipage de catin dans tes chansons. D'ailleurs, ce soir j'espère que tu sera en verve sinon je continuerai à chanter la même complainte jusqu'à notre arrivée à Sharas!"

Puis Koda se pencha de nouveau au-dessus du vide. Si ce gros plein de soupe (délicieuse certes mais de soupe quand même) était tombé à l'eau, elle plongerait sans hésité, mais si ce n'était pas le cas, il était peut-être encore temps de le remonter...
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Joachim Le Coq
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MessageSujet: Re: Du vent dans les voiles | Libre aux Amaranthais   Ven 2 Déc 2016 - 17:05




Blblbl-... Il n'a pas bien suivit ce qui s'est déroulé en vérité, mais il savait ce dont il retournait, malgré sa bonne bidoche, et son embonpoint certains, le gros cuistot parvint d'un bon coups de hachoir à s'accrocher à la rembarde, le hachoir parfaitement entretenu ayant maché le bois comme l'aurait fait une pique de baliste, ses bras musclés et grassouillet se tenant à quelques cordages pendant sur la coque du navire, prévu pour la journée pour défaire les quelques coquillages ayant élus domicile sur la coque... Et par les dieux, il avait eu de la chance que ceux-ci se trouvent ici, autrement, aussi bonne bouée qu'il aurait pu être, il se serait transformé en snack pour requin...

Irk.


-BON SANG D'BON... KODA ! K...KODA ! RAAAAAAAAH... TU SAIS QUE JE DETESTE LA FLOTTE ! SORS MOI D'LA TOUTE SUITE ! PAR LA SOUPE DE TRUTON ! SORS MOI D'LAAAAAAAAAA ! Et c'est qu'il avait une grande gueule, et une bonne voix en plus. Et oui, il avait attendu qu'elle le regarde directement pour hurler, préférant se taîre devant son erreure de débutant... Mais bon, elle l'avait cherchée aussi... Ma cuisine..Merde. VITE ! VIIIIIIITE ! LE PLAT VA ÊTRE SURCUIIIIIIIIIIIIIIIIT ! VIIIIIITE !

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MessageSujet: Re: Du vent dans les voiles | Libre aux Amaranthais   Ven 2 Déc 2016 - 18:26

"J'ai besoin d'un coup de main par ici!"

Les trois marins les plus proches se précipitèrent vers le bastingage, le mouvement de masse poussant avec précaution Gil et Sarah sur le côté. L'un des marins s'empara d'un cordage, le noua prestement au grand mât et envoya l'autre bout à ses comparse. Toujours debout sur le bastingage, à moitié suspendue dans le vide, Koda descendit prudemment près de son cher cuisinier pour l'aider à passe la corde autour de son torse. L'opération n'avait pris qu'une minute et sans la moindre panique, montrant peut-être un peu trop l'habitude des sauvetages à l'arrache qu'il y avait sur ce navire...

"Tirez, les gars!" cria-t-elle dès que la corde fut nouée alors qu'elle même restait à côté de lui pour parer une éventuelle chute (quoi que vu la taille et le poids du gaillard, la seule chose qu'elle pourrait surement faire était de lui servir de bouée une fois en bas) . "Et que quelqu'un ouvre la porte de la cuisine!" Avec lui... mieux valait qu'il n'y est rien ni personne dans le chemin...
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Gil 'CordeLyre' Theodbur
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MessageSujet: Re: Du vent dans les voiles | Libre aux Amaranthais   Jeu 8 Déc 2016 - 3:22



Tranche surface, lame de fond, houle soulevée par le tonnerre
Souffle innarrêtable, tourbillon d'efforts conjoints.
Nuage d'air marin ; d'Océan et pluie ne fait qu'un.


Moue satisfaite à voir les gaillards se ruer à l'appel de celle qui leur sert d'étendard. Qu'elle se couvre elle-même de gloire le Capitaine qui sait unifier ses hommes sans rechigner à les punir. Ils savent, ils craignent, ils sauvent celui ayant attisé les fureurs de la Brigande sans une seconde nourrir la moindre peur. Respect forcé, respect gagné mais sans terreur imposé. Ils suent sang et eau quand tu ne fais que chanter, mais rares sont ceux qui t'envient cette liberté, car rares sont ceux qui se sentent enfermés.

Libre, sans réelle contrainte tu es, mais inutile selon ton jugement tu ne seras jamais. Au moins à celle que tu protèges tant bien que mal autrement que par la musique tu le prouverais. Fi de la mascarade se jouant autour de vous tu prends sa main droite dans la tienne, pose les deux contre sa poitrine, et joue de la gauche en équilibre. Visage près de sa nuque, à portée d'ouïe plutôt que de vue, tu inspires une fois, tu expires une fois. Tu t'emplis et te vide d'absolument tout avec une facilité déconcertante. L'air est un conducteur que les années t'ont appris à utiliser, pour apprendre, instruire comme pour nettoyer.

- Ouvre la bouche et inspire par le nez. Faut que tu sentes l'air traverser l'arrière de ta gorge. Tu inspires, seconde fois, tu expires, seconde fois Remplis ta poitrine jusqu'à ce que ça doive te descendre dans le ventre puis souffle tout d'un coup. Tu inspires, troisième fois, tu expires, troisième fois.

Tu fermes les yeux, accompagnes entièrement. Rythme de ton souffle calqué sur le sien, tempo perdu à la pulsation de son coeur, tu trouves un tempo, tu trouves une mélodie. Il chasse les toxines, il souffle l'anxiété, mais il n'est pas de véritable mal que l'air saurait guérir, alors impuissant tu t'éloignes de celle qui hors de l'eau est à un fil de la noyade. À l'air maintenant de la tenir debout, à toi de retourner à tes activités.
Sautillement à la lourde retombée, tu prends course auprès des matelots pour de ton langage étranger leur oreille enchanter.

- Enfants de Tyra, par la tempête emportés...

À l'un comme une basse, à l'autre comme un ténor, dans les oreilles une à une tu plantes même mélodie. Dans leur esprit tu laisses germer le fruit d'une harmonie savamment orchestrée. Luth en main, introduction jouée, d'une note tu appelle celle que tu leur as donné. Tu l'espères la réponse leur sera arrachée, mais réponse ou pas toi tu t'engagerais. D'un belt clair comme le ciel d'été, résonant comme l'orage d'automne, tu entonnes.

-
Enfants de Tyra par la tempête emportés
Meute de chiens des mers livrant lutte acharnée
L'océan, l'océan il vous fouette les flancs
Ivres de sel, goût de rage, vous allez de l'avant.
De l'avant.
De l'avant.

Et tu te laisses aller, soutenu par l'harmonie qu'à défaut d'entendre tu sais imaginer. Tu siffles bouche grande ouverte les acrobaties du rossignol jusqu'à ce que l'inspiration atteigne point climacique, et là des hauteurs tu sombres dans les abysses, posant le point d'orgue loin sous la portée.

Spoiler:
 
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Joachim Le Coq
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MessageSujet: Re: Du vent dans les voiles | Libre aux Amaranthais   Ven 9 Déc 2016 - 19:18




Et v'là qu'un de ces couillons s'mettait à chanter à tue-tête alors que LUI, LE CUISTOT, Celui qui allait faire sa bouffe du soir était suspendu dans l'vide, et les matelots qui eux l'aidaient à se sortir de cette position délicate semblait déjà savoir ce que celui-ci risquait... Une séance de torture aux épices... Enfin encore fallait-il qu'il soit sortit d'là.

Et par les dieux l'temps que ce foutu rossignol arrête de siffler, ils avaient finit par le sortir de cette situation périlleuse, véritable rhinocéros, il ne patienta pas un seul instant pour commencer une charge éléphantesque vers SA cuisine, et SON plat, par les dieux, il avait faillis l'oublier ! Fit de ces idioties d'blagues à la noix ! Encore un peu et ce plat finissait dans la gueule des cochons.

Mais.... Avait-il seulement remarqué qui donc se trouvait sur son chemin ? Alors que déjà, soufflant tel un taureau, expirant milles volutes de vapeurs d'un corps replet et suant, il bouscula quiconque l'avait aidé sans même un merci, filant à sa cuisine comme l'on filerait avec le diable aux fesses...

Avait-il entendu un luth s'écraser sur le sol alors qu'un rossignol rencontrait l'équivalent d'un seize-tonnes à pleine allure ? Avait-il entendu quelques moussaillons hurler dans la panique et la stupeur face au ras-de-marée qu'il avait déchaîné sur les flots par ce mouvement violent ? Avait-il entendu les pas habiles et habitués d'une capitaine bien trop préparée pour se manger un de ses plus vieux compagnons ?

A vous d'me le dire... Mais ce que je sais moi, c'est que ce plat ne finira pas par dessus bord.

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Gil 'CordeLyre' Theodbur
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MessageSujet: Re: Du vent dans les voiles | Libre aux Amaranthais   Mar 7 Fév 2017 - 12:53


À fin d'un ode concorde fin d'un labeur. La mélodie tombe et se donne en contrepoids, soulevant canalisée par les bras d'hommes, celui qui chuta le premier. Effort invisible, participation intangible, c'est là la force que tu apportes. C'est directement à la psychée que tu t'adresses, jouant de leur moral avec adresse, pour que la puissance que tes propres muscles ne peuvent apporter leur soit fournie par des corps et des coeurs stimulés. Il est bien ignorant celui qui t'appelerait fainéant, parce que c'est un travail considérable que de vocaliser comme tu le fais. Conscience du corps, conscience de l'âme, conscience de soi et conscience des autres, coordination sans faille et surtout passion ; c'était tout un monde que ce dans quoi tu plongeais chaque fois qu'une note te traversait le gosier, c'était tout un monde que tu espérais ainsi partager, mais ce n'est pas tous et toutes qui partageront ta sensibilité.

La notion d'amour est subjective, les passions divergent, l'importance que l'on accorde à chaque forme d'art et surtout aux moins palpables voit des hauts et des bas selon celui à qui tu adresses ton message et quand. Chez les autres il y avait silencieuse approbation, mais chez lui il n'y avait que l'impatience de retrouver l'objet de sa propre dévotion. Ton art lui importe peu quand il fait obstacle au sien, le Coq échauffé ni ne voit ni n'entend tant que l'alcool chaud n'a pas arrêté de le brûler.

Peux-tu lui en vouloir de lui aussi aimer ? Peux-tu t'offusquer de ce que sa passion prenne une forme plus concrète que la tienne ? Non. Tu ne peux blâmer l'empressement du cuisiner à retrouver son univers d'arômes, mais tu peux prendre peur devant la violence vivant en cet homme. Respire lentement, souffle ta déception, ravale ta salive sans t'étrangler, car c'est à ton état de santé que le suspens s'est cette fois accroché. Tu es au sol, quelques peu secoué, plus de peur que de mal que ton père dirait, mais tes mains, elles sont vides de leur extension, le poids de l'instrument ne tire plus ton dos, et tu ne crains que l'éléphant ait marché sur la porcelaine. Ton coeur bat la chamade à l'idée d'une courte vie de labeur ainsi partant en fumée, d'une partie de toi d'une seconde à l'autre arrachée, d'un luth qui... qui a résisté.

Tu te traînes plutôt que de marcher, encore trop sous le choc pour te relever, et tu prends contre toi ton instrument de musique. Tu laisses tes doigts glisser contre sa caisse de résonance, laisse tes yeux inspecter sa carcasse à la recherche d'une fente. Heureusement pour toi, le prix de l'ouvrage était justifiée, et l'instrument autant que beau est de bonne facture. Cette fois, il n'est que tombé, mais tu te méfieras de l'éléphant à présent, de peur qu'à la prochaine occasion ton plus précieux organe ne soit piétiné. Luth au corps comme on tient un enfant, tu restes là encore un moment, attendant que le temps passe et que l'émoi trépasse.
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Joachim Le Coq
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MessageSujet: Re: Du vent dans les voiles | Libre aux Amaranthais   Mer 8 Fév 2017 - 10:58




Et la course éléphantesque ne dura pas plus long qu'il n'en faut pour dire super-fragilistique-espialidocious. Le Coq ne perdit pas une seconde pour retirer son plat du feu qu'il posa sur sa plaque métallique prévue à cet effet, le visage tendu en venant le touiller vivement, une cuillère à soupe fut utilisée pour lui amener le ragoût à la bouche, celui-ci y plongeant sa langue pour s'assurer que celui-ci n'était pas totalement raté.

Et par les dieux ce fut tout juste, il sentit une pointe de brûlé dans son plat, ce qui le fit grimacer, mais la plupart des bouches ne l'auraient pas remarqué, il rajouta un demi-litre de Rhum dans celui-ci pour effacer cette présence avant de faire tourner son immense cuillère en bois dans ce chaudron du diable, rendant le tout plus sucré qu'il ne l'était prévu le Rhum rendit rapidement son alcool pour ne laisser qu'un arôme léger qui effaçait effectivement toute trace de raté, le plat incroyablement imposant dans ce Chaudron immense fut tiré de cette plaque métalique pour être amené près de l'espace de vie, se situant non loin de la cuisine, il prit bien quatre heures pour terminer tout ce qu'il avait prévus, le Chaudron n'étant pas seul si l'on regardait sa cuisine, deux autres d'une taille semblable tenaient dans celle-ci, attendant à nourire l'équipage de leurs contenus, essoufflé de toute cette course il ne chauma pas pour autant, se mettant à sortir le tonneaux de Manatao (Un fruit de la taille d'une mangue, possédant une coque rougeâtre aussi solide que celle d'une noix contenant plusieurs dizaines de fruits sucré et incroyablement vitaminé, ressemblant à de l'écorce d'orange avec une pointe chocolatée en arrière goûts. Fruit très apprécié des navires pour sa capacité à être gardé incroyablement longtemps: Près de deux mois sans problème et sans réfrigération, et ses aptitudes à éloigner les maladies dûe au manque de vitamines et d'autres carences alimentaires basiques sur les longs voyages en navire.) qu'il glissa rapidement non loin de la porte avant de sortir de là en hurlant l'heure du repas, car oui, il était l'heure de boustifailler, et c'était bien ça qui lui permettait d'se sentir vraiment utile dans cet équipage, passant la porte avec le tonneau de fruits qu'il glissa près de l'entrée continuant d'crier au repas, avant de rapidement commencer à déplier la table et déplacer les bancs avec les quelques précipités qui n'attendait que ce moment pour s'éclater la panse, l'un des mousses se ramenant avec toutes les assiettes et les broque nécessaire, le tonneau d'eau fraiche étant à moitié plein et toujours présent dans l'espace vie.

Allez à table bandes de vauriens ! Il est temps d'se remplir l'estaque ! Hop hop hop ! Pas que ça a faire, j'ai 'core tout ça a nettoyer une fois qu'on aura terminé ! Joachim fut dès lors prêt à servir chaque hommes et femmes de l'équipage, ayant rapproché le chaudron de la table pour qu'on lui glisse les assiettes et que son immense louche verse ce délicieux plats pour le plus grand plaisir des matelots.

Et il savait que tout cela prendrait un peu de temps de servir tout l'monde, et qu'ils commenceraient à manger seulement lorsqu'il poserait son derrière, c'était bien là l'un des seuls moments de véritable repos communs à quasiment tout les marins, seuls ceux de quarts primordiaux restaient dehors à faire leur travail et mangeraient après que tous aient terminés.

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