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 Les Maux de l'Araignée | Rhys

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Shynrae Irvin Sin'Do'Rah
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MessageSujet: Les Maux de l'Araignée | Rhys   Mer 23 Nov 2016 - 10:47





Les Maux de l'Araignée

& Rhys (Pnj Nymaël)






[Début 8ème ennéade de Favriüs, An 9]




Depuis peu, une singulière sensation lui tiraillait furieusement les entrailles, sans vraiment que la Doeben ne s'en explicite les origines, ou plutôt, ne les affronte concrètement. On pouvait tout à fait qualifier ce manque de discernement par une forme de déni, plus motivé par un désaveu inconscient de la réalité qu'un véritable rejet. Néanmoins les faits étaient là, et se manifestaient ce matin là avec plus de virulence encore. C'est que, régurgiter sa pitance de la veille à peine levée était une bien piètre manière de démarrer la journée. Encore moins quand on connaissait la presque irréprochable fraîcheur et qualité des coquillages de l'agape en question, fauchés dans la baie de la Principauté, où les palourdes étaient les meilleures de tout Miradelphia.
Certes, depuis de nombreuses ennéades la consommation de cendres fongueuses de la Sirène ainsi que de breuvages sanguins avait explosé ! Pour autant, sans vraiment qu'elle n’associe ces comportements tendancieux à ces maux. Ils avaient plutôt vocation à tenter de lui faire oublier l'état étrangement stagnant de sa balafre, qui n'évoluaient guère plus malgré les moult soins préconisés par le Mage Sylvain. C'était, d'ailleurs, autant pour ces affaires-ci que les limpides incertitudes concernant les agitations de sa panse que la noirefle avait prestement fait mander le compagnon des Sans-Couleurs à venir la visiter. Au déclin des matines, Zarra revenait de la ville haute après avoir délivré le message, à la mi-journée l'Anëdhel se présentait au chevet d'une Shynrae comme fiévreuse, alitée et surtout orageuse. Son courroux s'intensifia avec l'arrivée de Nymaël, sans son compère le Capitaine Dora'an. Sentant sa Maîtresse prompte à s'emporter en maladresses toutes pulsionnelles, la serf haussa le ton pour s'adresser au fort mal agréé visiteur, avec cette candeur factuelle qui seyait plutôt bien à la situation.
« Dame Irvin est souffrante, Monsieur. Les peines de sa jambe ne semblent pas s'apaiser ni délivrer son être, pire encore, celles-ci lui remontent le gosier pour s'évacuer en vomissures. Nous lui avons intimé de garder le lit jusqu'à votre arrivée, et votre constat concernant son état. »
La petite était aussi bienveillante que bécasse. Mais … la Grise devait reconnaître son approche assez subtile, et opportune. Peut-être qu'elle se trompait après tout, et que ces symptômes autrefois si familiers n'étaient que le fruit de son imagination qu'elle possédait aussi fertile que ses tréfonds. Silencieuse malgré sa vilaine envie de protester, elle attendait.





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Rhys
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MessageSujet: Re: Les Maux de l'Araignée | Rhys   Sam 3 Déc 2016 - 16:15


Texte?Nymaël était un elfe simple, aux passions simples. Musique, poésie, peinture, philosophie, le Sylvain aimait les arts, et force était de constater que les arts l’aimaient. Or, quel art plus noble que celui de la vie elle-même ? En effet si le talent du peintre pouvait donner l’impression que le tableau était animé, ce dernier n’en restait pas moins un objet tout à fait inerte. Mais les plantes ? Avant d’être employées, elles embaument, colorent, embellissent leur environnement. Elles vivent. Puis, une fois distillées, mélangées, sublimées, elles contribuent activement au bien-être – ou comme le disait Nymaël, au mieux-être – d’individus bien en peine. Elles aident à vivre. Et là se trouvaient les véritables passions du Sylvain : la botanique, l’herboristerie, l’alchimie. Certes, tout ce que l’alchimie accomplissait pouvait être atteint grâce à l’Art, mais Nymaël préférait garder la magie pour les cas les plus extrêmes. Ou les plus urgents. Ainsi, s’il avait surtout accompagné Rhys à Langehack par affection pour Castielle et par envie de la revoir et de constater ses progrès dans l’Art, et qu’il était resté un peu plus par compassion pour son ami et compagnon, il ne s’était pas appesanti en Péninsule plus que nécessaire. Dès que Rhys avait redonné des signes de vie, Nymaël avait sauté dans le premier bateau pour Thaar. Certes il avait pris des mesures pour que ses plantes ne dépérissent pas pendant son absence, mais l’on est jamais mieux servi que par soi-même. Et puis il avait des affaires à traiter.

Il était donc en train de s’occuper de ses pots et de ses fioles dans le jardin des Sans-Couleur lorsque Zarra se présenta, la mine inquiète, pour lui annoncer que dame Irvin ne se portait guère bien et le sommer de venir au manoir. L’elfe avait malheureusement une livraison à faire avant la fin de la matinée, mais il assura la jeune femme qu’il s’y rendrait au plus vite. Ainsi, une heure à peine après que Zarra soit rentrée, il se présentait aux portes du manoir, accompagné d’un jeune homme, qu’il congédia aussitôt, portant son armoire d’apothicaire. Il s’agissait d’un petit meuble en bois, d’une trentaine de pouces de haut pour une vingtaine de pouces de large, pourvu d’une myriade de tiroirs et de compartiments, pensé pour être porté sur le dos. Nymaël l’avait rempli d’onguents, huiles et autres décoctions pour Dame Irvin. Il laissa le soin de le porter jusqu’à la chambre de la noirelfe à l’un des servants du manoir tout en précisant que son contenu était fragile, et suivit Zarra. Il trouva la maîtresse des lieux alitée et visiblement d’une humeur massacreuse.

« Dame Irvin », salua-t-il, accompagnant les mots d’une légère courbette.

Les explications de Zarra lui firent froncer les sourcils. Il n’y avait aucun lien logique entre la blessure de la Drow, certes magique, et les aigreurs d’estomac dont elle souffrait.

« Voilà qui est bien étrange. » Le temps n’était ni aux pieds ni aux rimes : si corrélation il y avait entre les deux phénomènes, cela signifiait qu’il avait d’une part largement sous-estimé la gravité de la blessure, mais surtout qu’il était peut-être déjà trop tard pour la maîtresse des lieux.

« Dame Irvin, si vous permettez… » Il s’approcha doucement, la main tendue vers la noirelfe. Pour Nymaël, employer l’Art était comme ouvrir une porte : il était capable de l’ouvrir grand d’un seul coup, de la claquer avec fracas ou de créer la plus minime ouverture imaginable. Ainsi il se contenta, pour commencer, de lorgner par la serrure. Juste assez pour percevoir la vie autour de lui avec plus d’acuité que par ses cinq sens « normaux ». Sur sa gauche, il distinguait Zarra, calme mais inquiète. Devant lui, Dame Irvin, intense, irritée. Et, quelque part au milieu de toute cette agitation, une infime présence, presque noyée par celle de la Drow, tant et si bien que Nymaël avait failli ne pas la remarquer. Une présence bien vivante, cependant, ou en passe de l’être. Et qui expliquait bien des choses.

L’elfe éclata d’un rire sonore.

« Nul lien entre votre jambe et vos troubles de l’abdomen, ma chère. »

Toujours pas de rimes : si la situation était bien moins grave qu’il ne l’avait pensé, une telle nouvelle ne s’annonçait pas à la légère.

« Surprenant, d’ailleurs, que vous n’ayez pas fait le rapprochement vous-même. D’après ce que j’ai cru comprendre, vous avez pourtant de l’expérience dans le domaine. »

Il jeta un rapide coup d’œil à Zarra, mais reporta bien vite son attention sur la Drow alitée. Il se passa bien de faire le moindre commentaire sur le potentiel déni, conscient ou non, dont avait dû faire preuve Dame Irvin. Il ne lui appartenait pas de juger. Enfin, pas quand on le payait. Et il ne voyait pas d’autre façon d’annoncer la nouvelle à la noirelfe que par la vérité nue. Il afficha un grand sourire.

« Dame Irvin… Vous êtes enceinte. »


Dernière édition par Rhys le Lun 5 Déc 2016 - 11:14, édité 2 fois
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Shynrae Irvin Sin'Do'Rah
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MessageSujet: Re: Les Maux de l'Araignée | Rhys   Lun 5 Déc 2016 - 10:09








Peut-être plus que l'annonce en elle même, la présence de Zarra à ses côtés lui gâcha le plaisir, en mille autres circonstances, qui sait, cela aurait pu être un merveilleux moment. Pourtant elle se trouvait là, clouée au lit comme une mourante, entourée de cette bécasse et d'un Sylvain dont elle ne respectait que le savoir et le profit. Sa respiration se fit sifflante, alors que son déni lui glissait sur le derme comme une couverture de soie.
« Dégage. » Parvint-elle à articuler à l'adresse de sa suivante, sans aucune once d'amabilité. Cela n'avait plus d'importance, désormais. De plus graves choses grouillaient en elle comme une peste dont elle aurait préféré être épargnée. La Grise se massa l'abdomen sous les duvets, sans plus de convictions.
« Vous plaisantez, Nymaël ? » Reprit Shynrae en conservant un ton le plus sérieux possible pour contrer ce qu'elle s'accordait à être un canular de fort mauvais goût. Et puis, comment pouvait-il lui révéler avec autant de certitudes un propos aussi sinistre ? Sans même la toucher de surcroît ! C'était invraisemblable ! En outre, comment pouvait-il savoir pour ses autres et lointaines grossesses, son être portait-il des stigmates de l'enfantement qu'elle même ne voyait plus ? La vérité lui apparut comme une lourde gifle qu'elle encaissa non sans broncher.
« Qu'est ce que vous m'avez fait ?? » Scanda la noirelfe en se redressant avec difficulté, le monde vacillant et l'envie de régurgiter plus présente encore. « Avec vos maléfices … Vous m'avez marabouté ! Ôtez moi ça sur le champ ! » Elle désigna son ventre étrangement plus proéminent. « Lancez un contre-sort, quittez la pièce en marchant à l'envers, arrêtez le temps ou supprimez vos prédictions MAIS DELIVREZ MOI !! »
Quelques humeurs lui roulèrent sur les joues alors qu'elle s’agitait comme une gamine dont le caprice lui apparaissait comme le plus impératif du monde. Il disait tellement vrai … tellement vrai que ça lui en était insupportable d'y consentir, malgré la part de son esprit tout à fait consciente du bourgeon qui se développait en son sein.



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Rhys
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MessageSujet: Re: Les Maux de l'Araignée | Rhys   Lun 12 Déc 2016 - 21:44


De toutes les réactions à l’annonce d’une grossesse, Nymaël n’avait encore jamais assisté à la colère et au déni, du moins pas de façon si virulente. Et il ne savait pas ce qui le vexait le plus : que Shynrae puisse considérer qu’il mente ou plaisante, ou que la noirelfe puisse considérer que c’était de sa faute à lui. Il mit cela sur le compte du choc de la nouvelle, néanmoins, et se reconcentra sur ce qui importait réellement : la santé de la mère et de l’enfant à naître. Il laissa cependant la tempête passer avant de faire quoi que ce soit : la maîtresse des lieux avait visiblement des choses à évacuer avant de pouvoir s’engager dans quoi que ce soit de constructif.

« Dame Irvin, je ne pense pas qu’il soit judicieux que vous quittiez votre couche. »

Il s’approcha pour aider la drow à regagner le lit, attrapant au passage la bassine à toilette vide qui se trouvait sur la commode. Un haut le cœur est si vite arrivé, mieux valait être prêt.

« Véritablement, le mieux serait que vous restiez alitée, au moins pour la journée. », ajouta-t-il en l’aidant à se réinstaller. « Je comprends tout à fait que d’autres affaires requièrent votre supervision, mais elles attendront demain. Pour l’heure, il vous faut vous remettre du choc et le digérer. »

Il posa la bassine à portée de main, puis tendit son mouchoir en soie à la jeune doeben, pour qu’elle sèche ses larmes et se dégage le nez.

« Néanmoins », reprit-il presque en murmurant, ses prunelles dorées dans celles de Shynrae, « si vous ne désirez véritablement pas mener votre grossesse à terme, je puis tout à fait m’en charger. Il faudra néanmoins faire un choix entre la magie ou la douleur. Si vous le désirez, encore une fois. »

Il se redressa, passant ses mains derrière son dos, haussant à nouveau la voix à un volume normal.

« Je dirais que vous en êtes à un mois et demie de grossesse, peut-être un peu moins. De ce que j’ai perçu, le développement est tout à fait normal ; il ne devrait y avoir ni retard, ni hâte. Pour ce qui est de votre fièvre, en revanche, je ne pense pas avoir de remède approprié à votre nouvel état. Je vous en ferai parvenir un dans l’heure, néanmoins. »

Il quitta le bord du lit, comme si le sujet de la grossesse était clos, pour s’approcher de son armoire d’apothicaire à l’entrée de la chambre. Curieuse tendance que possédait l'elfe que de savoir que digérer une information prenait du temps, mais de se comporter comme si tout le monde était capable de le faire aussi vite que lui-même. Un défaut de l'âge, sans doute.

« Comment se porte votre jambe ? », demanda-t-il alors qu'il fouillait dans son meuble portable.
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Shynrae Irvin Sin'Do'Rah
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MessageSujet: Re: Les Maux de l'Araignée | Rhys   Lun 2 Jan 2017 - 18:35








Il s'était lentement approché de sa couche pour l'y réinstaller, non sans douceur et précautions, toutes autant dues à la grâce de son être qu'à l'humilité de son rang. Une fois porté à ses côtés un récipient destiné à accueillir les soubresauts de ses entrailles, l'Ornedhel accompagna sa gestuelle attentive d'un carré de soie que Shynrae porta directement à ses paupières rougeoyantes, ses joues inondées puis à ses narines bouffies. Le bruit chuintant de son ébrouement nasal suffit à peine à couvrir incroyables propos de l'immortel, qui la firent sursauter tant ils étaient cruels et impassibles, alors qu'il la fixait intensément de ses yeux d'or en fusion.
« M-Mais...Je.... » Parvint-elle à peine à bafouiller dans sa confusion, sans pour autant arriver à l’interrompre tout à fait tandis qu'il s'extirpait de sa proximité pour la toiser de toute sa hauteur, poursuivant son infâme flot de déclarations. Comment pouvait-il d'une phrase à l'autre passer du coq à l'âne sans aucune suture ? Proposant d'abord sans plus d'émotion de couper court à la gestation - déjà bien entamée au demeurant -, avant d'embrayer sur les agréables et bienheureux constats de celle-ci, toujours avec ce caractéristique détachement.

« M-Ma jambe ? » S'étonna t-elle devant la singularité de la question, pondue au milieu de rien. La présence de la cicatrice lui revint comme un boomerang, se mêlant amèrement à celle du fœtus.
« Rien ne s'arrange vraiment, à vrai dire. Je ne vois plus aucune évolution depuis des ennéades, malgré les soins déjà prodigués. Je vous confesse que je perds chaque jour un peu plus l'espoir d'une guérison... » Un certain abattement pouvait transparaître de sa réponse, se laissant aller à ce morne bilan. Que d'afflictions l'assaillaient ! Cela depuis si longtemps, trop longtemps, et un mois, un mois déjà que grouillait en elle le fruit de son union avec Velkyn, l'union du Puy et de l'Ithri'Vaan, le résultat d'un moment d'affection comme elle n'en avait jamais connu. Une douce chaleur se répandit dans son corps alors que son esprit divaguait, tout comme un sourire niais lui étirait les lèvres, rêveuse. L'espace d'un instant cette grossesse, ou encore les maux de ses blessures, lui étaient aucunement pénibles, sans pour autant qu'elle ne comprenne pourquoi.
« Vous me faites un drôle d'effet, Nymäel. Je ne saurais dire, votre présence … Je porte donc en moi un Drow ? Si j'ai bien déjà donné la vie, comme vous l'avez par je ne sais quel obscur procédé deviné, c'est inédit pour moi que d'enfanter un être de ma propre engeance, moi qui n'ai mis bas qu'à des boutures de sang impur. » Les couleurs lui revenaient au joues, tout comme le sel piquant à ses paroles.




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