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 Fuir nos fardeaux. ( Pv: Blanche)

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Emilie Chantenuit
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MessageSujet: Fuir nos fardeaux. ( Pv: Blanche)    Jeu 1 Déc 2016 - 17:41

« Cher journal
Cela fait quelques jours que j’étais arrivé à Diantra, la grande capitale fut bien ravagée par les guerres qui ronge la Péninsule. Cette ville devait avoir un fort potentiel, aujourd’hui, quelques quartiers sont meurtris par les querelles des nobles.

Au Temple, je me contentais de suivre les ordres de mon maitre. Il était là en train de promouvoir le monastère, attirer des sympathisants, voir des éventuels adeptes. Un prêtre l’accompagnait dans sa tâche. Moi, je contentais d’être à l’arrière de mon maitre avec Corentin, mon confrère d’arme.  Cet homme ne cesse de me regarder, son perfectionnisme était parfois affligeant…Il était fixé sur son objectif d’être parfait. Parfois, il me fit des remarques cyniques et le maitre garda le silence. Pour ma part, je ne me contentais de ne rien répondre, je n’avais pas envie de laisser ma colère explosait.

Ma journée se résumait à ça : Sourire, faire des démonstrations, suivre, manger et dormir.
Comme quoi, la vie est parfois une longue monotonie….

Aujourd’hui, le maitre congédia moi et Corentin. Il nous laisse trois jours de congé. C’est sûr, je vais en profiter »


Lyarra se réveilla

Elle ouvrit les yeux, laissant la lumière éclairait son visage. Ses yeux regardèrent le plafond de l’auberge qu’elle avait loué pour trois jours. De ces jours de repos, elle se permit de rester vautrer dans ce lit douillé, ne voulant pas se lever. Son corps courbaturé par le voyage, les efforts et sa tâche quotidienne au sein de l’ordre avait besoin de se reposer. Flemmarde,Lyarra ne quitta pas son lit, laissant le corps se réveiller lentement. Il faut que je bouge mon cul pensa-t-elle j’ai assez dormis

Par un effort surhumain, elle sortit de son lit et va recouvrir son corps dénudé par des vêtement simple et ample. Elle rangea sa bure sur la commode, ne la touchant plus pendant quelque temps. Pour la première fois, elle fut bien heureuse de ne plus porté le vêtement de son ordre. Pour la première fois, elle laissa son Dieu de côté pour se consacré à soi. Combien de temps elle ne c’était pas consacré à sa personne ? Franchement, Lyarra ne sait plus. Aujourd’hui, elle voulut retirer le fardeau de ses entrainements. Elle voulait juste se détendre.

Ainsi, elle sortit de l’auberge, se rendant dans les quartiers de Diantra. De ces habitudes vagabondes, Lyarra visita la ville, découvrant les mœurs et la culture de la ville. Diantra, la grande capitale, avait perdue beaucoup de sa beauté, marqué par les terribles guerre qui saccagea la ville. Pourtant, en regardant pierre par pierre, cette ville était marquée d’histoire et qu’on pouvait juste contempler. A la fois émerveillée, impressionnée, elle se contenta de marcher une nouvelle fois.

Lyarra vit une femme en robe, elle était étrangement belle. La robe sciait parfaitement la passante qui croisait son chemin. Tout d’un coup, par un désir quelconque, la guerrière voulait se vêtir de la même façon que cette citadine. Cette fois ci, la louve noire voulait plaire, caché son passé de guerrière pour devenir une simple femme, se fondre dans la ville. Alors, par un caprice, elle se rendit chez un couturier, s’offrant une magnifique robe rouge mettant en valeur sa silhouette courbée, ses formes généreuses. Sa chevelure attachée fut libérée, tombant en cascade à l’arrière de son dos. Puis, elle s’offrit une cape et paya le tout à la vendeuse. Une bonne moitié de son économie partit pour ces vêtements qu’elle ne pourra pas porter tous les jours.

Mais, Lyarra voulait vivre une vie comme les citoyens. Elle voulait vivre une vie simple, sans prise de tête. La jeune femme ne voulait pour ces trois jours être une femme comme tout le monde et cessait de prouver plusieurs fois sa volonté de vaincre. La guerrière avait besoin de souffler, de respirer et se recharger.

Elle se promena, sortit de la grande cité pour suivre le grand fleuve qui traversait la cité de Diantra. Elle marcha avec sa solitude, en suivant le fleuve. Elle marcha paisiblement, le regard rivé sur les verdures qui recouvrait le sol des terres royales. Puis, en apercevant les petites roches escarpé, Lyarra s’asseyait sur un endroit confortable. Elle contempla un moment la ville, puis, elle leva les yeux au ciel.

« Tu vois, tu as réussi à rentrer dans l’ordre. Tu peux être fière de toi. Etrangement, une fois dedans, tu veux redevenir normal…Tu es d’un paradoxe. »

Puis, son esprit se vida en regardant l’eau en mouvement qui se dirige lentement vers le fleuve. L’eau calma beaucoup ses craintes, ses peurs et les choix inévitable qu’elle devra se confronter. Puis, lentement, elle s’allongea sur un rocher, regardant le ciel.

Ce long moment de silence fut interrompu par une présence inconnu. Ainsi, Lyarra leva un peu sa tête, réprimant une petite bouderie. Elle secoua un peu la tête apercevant une silhouette qui était proche d’elle. Elle ne put s’empêcher de faire une remarque

« Tiens, je pensais être seule. Il faut croire que non. Vous aussi…Vous voulez vous détendre ? Fuir votre fardeau ? »

Lyarra ne la connaissait pas, elle était une parfaite étrangère. Quoi que, elle était une étrangère assez riche, qui attise d’avantage sa curiosité.
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Fuir nos fardeaux. ( Pv: Blanche)    Ven 2 Déc 2016 - 23:19



4ième ennéade de Favrius de la 9ième année du XXIième cycle - Jour 2 [Automne]


Pardon ? Voilà ce que pensait Blanche qui posait les yeux sur la femme. Déjà remettons les choses dans leur contexte. La Dame du Val était de sortie, non pas pour une partie de plaisir mais bel et bien pour cause de prérogatives. Et celles-ci l’avaient conduit jusqu’ici, c’est-à-dire les berges du fleuve. Elle avait fait dépêcher des scientifiques et autres hommes de science afin d’analyser l’état de l’eau mais aussi ses rives. Si ces dernières devaient être nettoyée ou non. Et à dire vrai, l’idée même que les bords de la Garnaad soient encrassés ne l’arrangeait guère car les caisses de l’ancienne capitale était pratiquement vide, pour ne pas dire « à sec ». Tout cela serait naturellement à ses frais. Et elle avait une baronnie à nourrir ! Au pire, elle pouvait toujours espérer que le duché de la Garnaad intervienne. Après tout, Diantra faisait partie de ses terres. Donc il était naturel qu’ils leur viennent en aide.
Puisqu’elle était en fonction, elle avait revêtu ses atours de pragmatisme. Ce visage fermé et tiré qui acquiesçait à tout ce que disaient ses érudits. A dire vrai, elle n’y comprenait pas grand-chose. « Nous allons contrôler la présence de nitrate » disait-il. « Il ne faudrait pas que l’escherichia coli se développe » appuyait un autre. « Il faudrait vérifier l’amont du fleuve et les sous-couches » arguait un énième scientifique. « Et aussi si les traces du feu de Pharet se sont dissipées » reprenait le premier.


« A ces hommes de science toujours là pour inventer des mots plus péteux les uns que les autres. C’est à se demander s’ils ne font pas un concours. »

Blanche était pour une fois totalement d’accord avec les propos de l’Infame. Elle s’en torchait complètement le cul qu’il y ait la présence ou non d’escherichatrumuchebidule tant que cela ne rendait pas malade les habitants. De toute façon, elle était là uniquement pour allonger la monnaie comme on dit.

« Bon je pense, messieurs que nous pouvons conclure qu’un nettoyage sommaire des baies est à préconiser et que puisque vous avez vos échantillons, nous nous retrouverons d’ici peu pour conclure à un assainissement de l’eau ou non. Nous ferons appel aux prêtre de la très Sainte Mère. »

D’ailleurs à ce titre, la Dame du Val se demandait s’il fallait faire appel aux consacrés de Néera ou de Tari. D’un certain côté, la purification et tout le bordel, c’était plutôt l’affaire des Néeréites. D’un autre côté, l’élément de Tari était l’eau, donc n’était-il pas plus juste de faire appel à des aquamanciens. Alors qu’elle faisait face à cette question tout à fait inexistentielle, les propos de Lyarra l’arracha à ses pensées. Elle avait marché sans le savoir sur quelques mètres et s’était retrouvée là. Blanche jetait d’abord un regard autours d’elle afin de savoir si c’était bel et bien à elle qui s’adressait. Et vu la présence fantôme des environs, elle ne pouvait en être autrement.

« Pardon ? »

Fuir son fardeau ? Mais quel fardeau ? Elle se serait bien regardée dans un miroir afin de s’assurer de ne pas ressembler à une personne accablée. Alors oui, la moitié de la péninsule voulait la tête de son époux et la sienne était sans doute un bonus. Oui, elle entendait désormais une voix dans sa tête. Oui, elle vivait très mal le fait d’inspirer autant de haine. Oui, le bannissement des mâles Anoszia l’embêtait fortement. Oui, une guerre lui pendait au nez. Oui, elle désirait la tête de l’Angleroy. Mais elle ne qualifierait pas cela de fardeau. C’était plutôt la conséquence d’enchainement malheureux. Son seul fardeau était peut-être son incapacité à être une bonne diplomate et à ne pas pouvoir prédire l’avenir.

« Malheureusement ma position ne me permet pas de fuir mes quelconques fardeaux. »

C’était même impossible. Trop de personnes dépendaient d’elle.

« Par contre, pouvez-vous me dire pourquoi une dame parée d’une robe de belle facture, je dirais, est allongée sur un rocher ? Alors certes, vous allez me dire que vous voulez fuir de votre fardeau. Mais cela ne justifie pas de sacrifier le prix d’une belle robe quand on a pas plus les moyens. »

Comment pouvait-elle déterminer sa richesse ? Tout simplement par le biais de quelques détails. Tout d’abord, il lui manquait cruellement tous les bijoux dont se paraient les nobles et même les bourgeois. Ensuite l’attitude, aucune demoiselle de bonne famille aurait pris le temps de s’allonger dans une telle parure à un endroit où l’on jetait pot de chambre, restes de poiscailles, déchets de boucher et autres joyeusetés. Prudemment, la Dame approcha. Elle arborait une robe d’un vert sapin, par-dessus laquelle un manteau de laine gris était boutonné jusqu’à son cou. Un petit chaperon couvrait ses épaules.
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Emilie Chantenuit
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MessageSujet: Re: Fuir nos fardeaux. ( Pv: Blanche)    Mer 7 Déc 2016 - 18:12

Lyarra restait assise, fixant toujours la dame qui était en face d’elle. « Malheureusement ma position ne me permet pas de fuir mes quelconques fardeaux. » disait-elle la dame. Il ne fallut pas longtemps que la guerrière se mit à comprendre que cette dame devait avoir un poste à responsabilité. Qu’elle était son rôle ? Une Dame, une comtesse ? Baronne ? ou Duchesse ? La jeune guerrière se demanda qui était cette dame. Sans aucun, cette femme était une noble en raison de sa riche parure et de sa prestance. Oui, c’était bien une noble, Lyarra se contentait de connaitre par curiosité cette dame. Lyarra était très critique envers la noblesse, cependant, elle savait que quelques un étaient des bonnes personnes. Alors, elle se contentait juste d’hocher la tête.

« Je peux comprendre » répondit-elle simplement.

Puis, elle laissa la Dame s’approchait d’elle dans un pas délicat. la jeune louve se contentait de la détailler de bas en haut cette Dame. A la déduction de la noble, lyarra se mit à rire. Oui, elle n’était pas une fille de bonne famille, une riche femme. Elle était tout le contraire : Une guerrière, une « sauvage », une bagareuse, une femme fougueuse... Voilà ce qui représentait cette guerrière. La femme ne représentait en aucun cas une petite femme de bonne famille. Si un jour, elle serait par hasard noble ou épouse…d’un noble ( Si, un jour ça arrive), elle sera une épouse de caractère et intrépide. Alors, la jeune louve répondit à sa remarque

« Oui, je fuis mes fardeau…du moins, je me détends. Mes obligations ne me permettent pas de porter une robe tous les jours. Je pense que les petites salissures ne vont pas ternir la robe. »
Elle détourna un moment du regard.

«Enfin, à mes yeux, ce n’est qu’un simple habit. Cher, couteux mais qui n’a aucune réelle valeur hormis d’embellir ma silhouette. »

Puis, elle regarda la ville, la campagne et répondit réellement à sa question.

« Tout simplement, j’ai un maitre qui m’accorde ma permission. Alors, je profite pour enlever ce rôle que je porte au service d’un Dieu et juste vivre pour moi-même. » termina-t-elle avec son acccent Oesgardienne
Puis, d’un geste élégant, elle s’inclina devant la dame qui était en face d’elle, étirant un sourire féline. Ces jambes se plièrent, le bas de sa robe se soulevèrent à l’aide de ces mains. Après avoir répété plusieurs fois les gestes de la révérence, la Louve Noire avait su maitrisé cette art. Par la suite, elle se présenta

« Je m’appelle Lyarra Courevent, Serviteuse d’Othar en tant que future Corneille. Enchanté de vous connaitre » levant le regard sur celle de Blanche « A qui ai-je l’honneur de partager mon temps ? »

Une fois la présentation faite, Lyarra proposa dans un geste impulsive quelque chose de bien plus plaisant. Par exemple…Quelque chose qu’un noble peut aimer..une promenade ? Oui, une promenade serait une bonne solution. Et si cette dame était une femme un peu aventureuse, elle ferait découvrir la joie de vivre l’instant présent avec une bonne cruche d’hydromel, des histoire ou d’autre chose….Enfin, tout dépendait de cette femme que Lyarra ne connaissait pas. Lyarra se contentait de servir son dieu, cette femme servait une grande taire….Le temps de cette femme devait être précieuse..

Par un geste de compassion, ou de compréhension. Lyarra tenta quelque chose. Elle l’invita Blanche dans une petite promenade.

« Je suis très loin de vous connaitre. Mais, je me porte garante de vous faire oublier le poids qui pèsent sur vos épaules pour une petite heure ou plus. Tout dépend du temps que vous m’accorder. De vous à moi, cela vous fera du bien d’oublier un peu votre rang et être une simple femme qui se promène dans les rues. Qui sait, parle a suite, en reprenant votre rôle, vous serez plus apte à géré vos fardeaux.
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Fuir nos fardeaux. ( Pv: Blanche)    Sam 17 Déc 2016 - 14:51

« Quelles étaient les femmes qui ne portaient pas de robes ? » Blanche se laissa aller à cette réflexion et conclut bien vite qu’elle devait soit appartenir à une guilde d’artisan soit porter les armes ou encore être une aventurière. Cette pensée la laissa, un instant, pensive si bien qu’elle considéra la jeune femme avec méfiance surtout si cette dernière était un assassin envoyé par ces belliqueux nordiens ou ces vipères du sud. La seconde option était plus plausible. Le nord ne s’abaisserait certainement pas à ce genre de pratiques, préférant la guerre sur un champ de bataille.

« Vous vous trompez, damoiselle. »

Cette phrase était lancée là, implacable. Les tâches étaient pourtant le fléau de ses lavandières surtout quand il était question de ses sorties. Les pans de sa robe trainaient la plupart du temps dans la boue lorsqu’elle n’avait pas de luxe d’arpenter des rues pavées comme en sa baronnie. Et en ces temps pluvieux, la gadoue était une héritable horreur.

« Il faut savoir prendre soin de ses affaires, à l’image de mes terres par exemple. Si jamais, je ne m’en occupais pas, elles seraient bien ternes et je gouvernerais sur un pays sans âme, sans saveur. Vous savez, nos possessions que cela soit un simple habit ou bien notre héritage matériel est la preuve que nous avons vécus. Et ce n’est pas un mal de vouloir les embellir comme vous le soulignez si bien. Tout le monde aime les jolies choses, non ? »

Enfin-là était son point de vue que Lyarra pourrait partager ou non. Ses traits ne trahissent en rien la grimace qu’elle avait primé à l’accent sgardien. Finalement peut-être que la thèse d’un assassin à la solde du nord n’était pas à écarter. Mais pourquoi une femme ? N’étaient-ils pas misogynes dans ce coin ? Les femmes pour pondre, les hommes pour se battre. Tant de questions ! Le fait de parler de maître n’arrangea pas ses suspicions. Et l’annonce de son statut en rajouta une couche. Blanche tournait ses billes cérulées vers ses trois sentinelles à quelques mètres de là et capta par la même occasion le regard d’Odeline. Elle s’en retourna vers Lyarra.
Gracieusement, l’échine se courba d’une charmante révérence, geste innée chez elle à force de l’avoir répété depuis sa plus tendre enfance.


« Dame Blanche d’Ancenis, Duchesse du Médian, baronne de Hautval, Dame d’Ancenis. … Que faites-vous si loin de chez vous ? Seriez-vous en mission pour votre Ordre ? »

Se redressant, elle joignit ses mains l’une à l’autre pour la détailler une nouvelle fois. Elle contint un haussement de sourcil à cette proposition saugrenue. Malheureusement, il fallait se rendre à l’évidence que déambuler dans les rues sans se soucier de son rang n’était pas si simple. Une femme de bonne famille était facilement reconnaissable de par son attitude mais aussi de la qualité de ses étoffes. D’ailleurs, Blanche pensait davantage que cette escapade en compagnie de cette guerrière serait davantage pour oublier ces propres fardeaux plutôt que les siens. Vivre comme elle le faisait, était pour elle désormais normal. Son rang n’était pas un fardeau, juste un devoir qu’elle avait accepté d’endosser. Par contre, ses tracas avec l’hybride étaient eux, une véritable plaie. Ou était-il d’ailleurs ? Elle le cherchait du regard. Ce dernier observait les échoppes d’une tisserande. Vraiment ? Il lui arrivait aussi de faire du « shopping » ?

« Votre demande me va droit au cœur. Vous êtes aimable de vous soucier de ma santé. Je vous suis. »


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Emilie Chantenuit
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MessageSujet: Re: Fuir nos fardeaux. ( Pv: Blanche)    Mar 28 Fév 2017 - 22:29

« He bien, croyez-moi, je suis bien surprise qu’une Duchesse ose accepter ma proposition. C’est un bel honneur que vous m’offrez. Après tout, je vis sur vos terres, ma fille vit sur vos terres. » disais-je, accompagner d’une petite remarque « Puis, en vous regardant de plus près. Vous êtes bien différente de la noblesse que je croise. » a vrai dire, petite demoiselle, la majorité de la noblesse restera futile et les filles de ce rang sont sotte et parfois…sans jeu de mot…Des femmes connes et superficiels…voir inintéressante. Bien sûr, je ne serais pas si sotte de te le dire en face…du moins, je garderais ma franchise au coin de ma bouche.

Reprenons…

Je pris son bras, nous marchions sur les bords du fleuve de la cité. Je savais pertinemment qu’elle était protégée. Une femme de ce rang ne resterait pas seule aux abords du fleuve et tenter de la tuer me mènerait à une mort certaine. Je sentais sa méfiance tout de même, elle se gardait d’un éventuel assassin ? Après tout, sans connaitre la politique, le Médian fut dans la belle merde entre le Sud et le Nord. D’ailleurs, un certain moment, je me demandais comment la Duchesse faisait elle pour ne pas avoir les cheveux blancs. Je ne pouvais le cacher, elle était une jeune femme bien téméraire et forte dans son allure calme.
Tout en marchant aux abords du fleuve…

« Mon ordre, situé en Rochenoire, offre son expertise pour améliorer vos chevaliers qui désire se perfectionner. Mon maitre, dont je suis l’apprentie »
Allez, fais l’effort d’avoir un langage soutenu « Il m’a donné une petite permission pour me détendre. De ce fait, j’étais sur le fleuve en train…De me détendre, justement. Pour ma part, mon maitre souhaite m’apprendre dans les conditions réelles de mon futur rôle. Je serais une future Corneille, c’est-à-dire, une prêtresse de guerre pour mon Dieu Othar. »

Je marchais toujours, regardant le paysage au loin.

« Je ne suis pas comme vous, je ne suis pas une réelle femme qui aime porter des robes. Je porte plus soins à mes équipements que les robes. Mais, vous avez raison, je devrais faire de même car je reste néanmoins une femme… »


Puis, je me mis à sourire. Je savais que la Duchesse, surtout, la baronne de Hautval avait pour tradition de manier la tire à l’arc. J’en étais certaine que cette femme devait manier l’arc avec dextérité pour honorer son peuple, maitres des tirs à l’arc. Alors, sous un ton malicieux, je plongeais mon regard sur le siens

« J’ai entendue parler qu’une Baronne d’un regard ténébreux était une bonne tireuse avec son arc.. Je vous invite à un jeu. Une chasse en forêt vous intéresse ? » je la regardais un moment, avant de continuer « quand j’étais adolescente, voir petite, j’utilisais souvent mon arc pour chasser et manger. Je ne pense pas être aussi forte que vous, mais, je sais me débrouiller. Par contre, je pourrais vous montrer quelque ficelle pour vous protégez contre certains hommes. «

Nous marchions encore et encore pour arriver pas très loin d’une forêt. C’était fâcheux, ma demande était un peu importune. De toute manière, sa garde devait avoir des arcs…Pourquoi pas les utiliser.

« Vous pouvez retirer toute méfiance à mon égard. Rassurez-vous…Toute façon, ma préoccupation est être prêtresse, sauf, si une circonstance me détourne de ça. Toute façon, la politique ne m’intéresse pas et encore loin la politique du Nord. Pour moi, c’est votre fardeau. Peut-être qu’un jour, lorsque je serais pleinement prêtresse. Je serais peut-être votre suiveuse ou votre protectrice. Seul l’avenir le dira. Prêtes pour cette chasse ?
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Fuir nos fardeaux. ( Pv: Blanche)    Mar 4 Avr 2017 - 16:07




« Surprise en bien, je l’espère » Dit-elle pour détourner le côté saugrenu de l’acceptation à cette proposition. Il fallait savoir que Blanche savait que Odeline ne trainait pas très loin donc elle se sentait en confiance.

Blanche eut un regard pour elle-même. Différente ? Non, bien sûr que non. Elle était comme tous les autres. Elle se sentait supérieure d’une certaine façon, privilégiée aussi et avide de pouvoir comme tous les nobles. C’était une noble comme les autres : opportuniste, rien de plus, rien de moins. Elle était gangrénée et les notions idylliques que lui offraient cette société, elle se torchait parfois le cul avec. En fait, tout dépendait du moment, de la situation, des circonstances. Il fallait être un caméléon.
Se laissant entrainée, elle suivit. Derrières elles, Odeline et ses autres cerbères suivaient au loin, aux aguets évidemment. Et les cheveux blancs, elle en avait, en témoigne cette mèche opaline.


« Votre Ordre… »

Murmura-t-elle à peine. Elle vient alors à utiliser toutes ses ressources pour chercher de quoi il était question. Finalement, la réponse vint assez vite grâce à la fin de phrase de Lyarra.

« Oh je vois et que venez-vous faire à Diantra, pour quelles affaires de votre Ordre ? Si cela n’est naturellement pas indiscret. »

La suite lui parut presque surréaliste. Elle haussa un sourcil, interloquée avant d’afficher un petit sourire en observant l’air malicieux de sa comparse.

« Eh bien, certainement que les rumeurs sont un peu fausses. Je sais effectivement tirer à l’arc… Après je ne suis nécessairement à la hauteur des maitres archers de mes contrées… Vous savez qu’ils sont capables de viser un point précis alors que leur monture galope… Je vous assure que c’est une prouesse… »

La fin de la phrase de la Corneille, laissa un gout amer à Blanche, il était question de chasser pour se nourrir dès son enfance. Elle n’eut certainement pas une vie facile.

« Eh bien, je pourrais demander l’autorisation à ma Garde… Par contre, il va falloir me changer, chasser en robe… Autant ne pas se mettre davantage de bâtons dans les roues… Je présume que vous en ferez de même, je peux vous prêter des vêtements si vous le souhaitez. »
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