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 Le revers de la médaille | Libre

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Halyalindë Yasairava
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MessageSujet: Le revers de la médaille | Libre   Dim 11 Déc 2016 - 20:29


<< De bois, de pierre, mais aussi de fer
Le Limier ne mord pas la main de son Maître >>



Kaëlis Yasairava - Main droite de la Protectrice d'Ardamir

Automne - fin 2e ennéade de Barkios
9e année du XIe Cycle
Palais de Chêne à Ardamir
Deux mois après le départ de la Protectrice



La jeune femme poussa un soupire à fendre les pierres. Heureusement, personne n'était là pour l'entendre...

Repoussant son siège, elle s'appuya un instant sur le dossier de son siège, regardant les rangées d'ouvrages qui trônaient sur ses étagères.

Depuis deux mois maintenant, elle avait pris la place de sa cousine absente. La Main remplissait les devoirs de la Protectrice... Et elle qui avait toujours considéré Halyalindë comme manquant de finesse et de diplomatie de par leur histoire familiale commençait à douter des ses propres préjugés... Et se demandait un peu plus chaque jour pourquoi sa très mésestimée cousine l'avait désignée elle comme Main droite. Elle n'avait jamais osée lui demander... Non seulement leurs visions du monde était diamétralement opposée sur ce qui touchait aux autres races et aux Noss, mais les deux femmes étant un peu en froid en dehors de leur travail. Son choix restait un grand mystère...

Devant ses yeux paisibles s'étendaient les branchages entre-mêlés des jardins du Palais de Chêne.

Depuis sa prise de fonction, les choses s'étaient rapidement dégradées. Halya n'avait laisser que des lignes de conduites... Dont certaines avaient été gravement remises en question par les événements d'Eraison et d'autres à l'encontre des quelles Kaëlis était totalement opposée même si elle s'efforcer de continuer la politique de la Protectrice. Autant dire que sans être totalement bouleversé la conduite du Protectorat était devenue quelque peu... houleuse.

Après la reprise d'Eraison, les soldats avaient tous eu le droit à quatre ennéades de permission, prise par roulement avant de retourner sur le front sud ou aux alentours d'Eraison tant la ville avait encore besoin d'être déblayée. Mais ceux qui revenaient... Beaucoup étaient changés. Elle avait été étonnée de voir que la différence entre ceux qui avaient combattus au front et ceux qui avaient combattus à Eraison était si visible que Killen pouvait différencier les soldat au premier regard. Ce qu'ils avaient vu dans la Cité les avaient plus touché qu'un simple combat : les corps, les morts-vivants, les temples profanés, les engeances, les pièges, cette magie maligne... et Dyarque...

Une brise automnale caressait de visage serein de Kaëlis, agitant avec légèreté ses longs cheveux blancs. Malgré l'aide des conseillers, cela devenait de plus en plus problématique. Son flegme naturel lui permettait de prendre sur elle et de rester d'une infinie politesse et d'un calme divin en toute circonstance, mais combien de temps ce jeu d'équilibriste pourrait-il marché ?

La rage grandissait dans le cœur de beaucoup de soldats. Killen et elle avaient du prendre le parti d'imposer deux jours de retraite avec les prêtres à tous les vétérans. En ce milieu d'automne, plus d'une centaine de têtes avaient été déclarées inaptes et décharger de leurs devoir militaire pour raison d'instabilité. Malgré les nombreuses vocations religieuses que la guerre avait provoquée chez les plus jeunes, les temples de Tari et les sanctuaires de Kÿria étaient débordés... Les Limiers qu'Halya avait déployés pour prendre contact avec les Noss et surveillés le territoire avaient été rappelés à Ardamir pour servir de garde et de pacificateur.

Sur son bureau, le rapport d'un sergent qui avait séparé deux elfes dans les Hauteurs. Les deux hommes en étaient venus aux mains pour l'utilisation d'une scie dont ils avaient besoin en même temps... Et lors de l’intervention du sergent, l'un d'eux était sur le point de jeter l'autre de la passerelle ou ils se trouvaient. Une chute mortelle à n'en pas douter...

Les dossiers du même acabit se faisaient de plus en plus fréquents...

Pour éviter que les tensions entre les Noss et les citadins ne dégénèrent, et pour la première fois de l'histoire du Protectorat, Kaëlis n'avait pas trouvé d'autres solutions que d'interdire aux ornedhels de s'approcher de la cité... Ce qui avait invariablement créé d'autres tensions et menaçait le climat de paix qui avait réussit a être maintenu malgré le Voile. Elle aurait menti en disant qu'elle portait les clans d'Anaëh dans son cœur, mais elle devait se rendre à l'évidence qu'elle n'arrivait pas à les gérer avec de simples gardes. Les forces armées lui manquaient. Les mages refusaient de prendre parti ou au contraire prenaient beaucoup trop parti... Et aucune nouvelle d'Halyalindë depuis qu'elle était passé à Malereg plus d'un mois plus tôt en direction de la frontière. Par Kÿria... Mais que pouvait-elle bien faire...

Sans être aussi dramatique que pendant le Voile, la situation était délicate... Et elle ne pouvait qu'admettre que si en apparence elle avait le même sang-froid que sa cousine pendant la Longue Nuit et que l'angoisse n'était pas dans sa nature, elle avait de plus en plus hâte de se décharger de cette tâche qu'elle n'avait pas imaginé si lourde...

Trois coups furent frappés à la porte. Sa voix cristalline invita le visiteur à entrer alors que son port régalien se tournait vers lui. Un messager d'après sa tenue.

« Un message de l'ambassadeur Faelion en Alëandir.
-Je vous remercie. » répondit-elle simplement en tendant sa main blanche.

Lorsque la porte se referma, elle se rendit compte qu'elle n'avait même pas noté son visage... Mais elle avait d'autre soucis à régler et l'un d'eux était vraisemblablement au creux de sa paume.

Elle en défit soigneusement le cachet et se plongea de suite dans l'écriture soignée.

A chaque ligne, son sourcil se levait un peu plus. Des humains... Voilà que les Péninsulaires reprenaient contact... Changeant et incapable de tenir une parole plus de quelques mois...

Elle plia et classa soigneusement la missive. Pour l'instant, son avis n'était pas demandé, alors chaque chose en son temps...


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Dernière édition par Halyalindë Yasairava le Ven 21 Avr 2017 - 20:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le revers de la médaille | Libre   Dim 25 Déc 2016 - 23:15


Suite à la missive qu'il avait reçu de Cléophas, actuel régent du royaume humain, il se devait d'en informer les autres protectorats. Il ne se répandrait pas en détails, parce que l'essentiel était aujourd'hui qu'ils soient au courant. Toutes les missives auraient sensiblement le même ton. L'objectif étant de répandre l'information et de donner à tous les modalités de l'échange qui se mettait peut-être en place. S'il était régent, il savait ne pas avoir pour autant le pouvoir d'imposer aux autres ses propres décisions. Il devait guider au mieux, donner à son peuple la direction qui lui semblait être la meilleure et la plus souhaitable, mais en aucun cas lui imposer ce qui allait à l'encontre de ses convictions et des choix que ferait le cœur de chacun de ses frères et de chacune de ses sœurs. Alors, prenant sa plume, il se prépara à faire vingt-quatre missives presque identiques les unes aux autres.



 

Protectorat d'Ardamir
Ardamir.


Du Palais d'Alëandir
Fin de la première ennéade de Bàrkios
De la neuvième année du onzième cycle.

A l'intention de Kaëlis Yasairava, main droite d'Halyalindë Yasairava, Dame Protectrice d'Ardamir,
Avec mes meilleurs sentiments.

Cette missive est une parmi nombreuses autres et n'a pour but que de vous informer. Le palais d'Alëandir a reçu, il y a de cela quelques mois, une missive adressée au régent Anornedellon Nedi Lûcannui. Elle provenait de la Péninsule, particulièrement du régent actuel du royaume humain, Cléophas d'Angleroy. Accompagnée par Calan, l'épée perdue de Daenor qui faisait alors partie de la dernière délégation elfe envoyée auprès des hommes.

Je suis au courant que la dernière tentative de prise de contact avec les hommes depuis la disparition de la Communauté de la Lumière a été un désastre. Sans compter l'incident notoire avec les bûcherons qui s'en sont pris délibérément à l'Oeuvre de la Mère. Dans sa lettre, Cléophas d'Angleroy appelle à la paix. Il souhaite, si ce n'est renouer des liens avec notre peuple, apaiser les tensions qui peuvent exister entre les enfants d'Elenwë et ceux de Kÿria. Je n'en appelle pas encore à votre avis, sachant qu'aucune décision ne pourra être prise rapidement. Il me semble seulement nécessaire de vous tenir informé de la situation. Je voudrais aussi que vous réfléchissiez à tout cela, pour pouvoir en débattre par la suite.

En temps voulu, je lancerai une invitation à débattre autour de ce sujet. En attendant, j'espère que vous saurez vous montrer sages et diplomates, parce que ce n'est en aucun cas un appel à la haine ou à l'affrontement.

Puisse la Mère guider vos pas,
Puissiez vous être magnanimes,


Anornedellon Nedi Lûcannui, Régent du Royaume elfique et Seigneur Protecteur des terres de la Quatrième Saison.



La journée allait être longue et il serait sans doute interrompu. Si ce n'était pour une question d'urgence, ce serait au moins pour savoir s'il souhaitait déjeuner. Et s'il souhaitait alors être seul, en petit comité ou aux côtés d'invités, de conseillers ou autres elfes influents. Il fallait dire qu'il ne prévoyait jamais à l'avance ce de quoi allait être fait ses repas. Il préférait faire selon l'humeur de l'instant, plutôt que de s'imposer un dîner laborieux quand tout ce qu'il souhaitait était être aux côtés de sa famille.

_________________


Estiam Faerin : Bah j'ai très envie d'Anorn mais j'essaie d'être réaliste quand même

Aldartha & Arwain

#2F94A8
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Kaëlistravaë Yasairava
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MessageSujet: Re: Le revers de la médaille | Libre   Jeu 12 Jan 2017 - 18:48




Il régnait cette nuitée une quiétude telle qu’Ardamir n’en avait connue depuis des lustres et ce, au grand plaisir de ses nocturnes résidents. La température se montrait clémente, les cieux dégagés, tandis que le vent, lui, manquait à l’appel. Point de bourrasques, de mistral ou même de courant d’air impromptu, pas la moindre brise ne perturbait ce havre de paix qu’avait emmené avec lui ce généreux climat. Et Kaëlis, elle, se noyait d’une marre de sérénité à laquelle elle profitait avidement de ses bienfaits en déambulant dans un des éden du Grand Chêne. Là-haut, où elle vadrouillait pensivement, zigzagant entre quelques lianes et autres verdure démesurément dominantes, elle freina sa nocturne promenade pour poser avec admiration son attention sur un étang zébré de nénuphars. Alors, ses fines lèvres s’étirèrent à l’unisson pour former un sourire satisfait à la vue utopique qui se dressait devant elle. Silencieux, un groupuscule de poisson aux vives couleurs serpentaient à la surface de l’eau, tandis que leur robe arc-en-ciel s’illuminait par les prenants rayons en provenance du duo d’astres diurne. Pouvait-elle rêver d’un panorama plus idéal pour faire le point et réfléchir aux multiples tâches qui pesaient sur ses frêles épaules ?

Puis son buste se souleva pour soupirer d’une manière affligée et découragée, si longuement qu’elle en fit fuir quelques curieux alevins qui prirent la poudre d’escampette en quelques coups de queue.  S’approchant d’un pas régulier et étant accompagné d’un particulier tintamarre d’armure, Kaêlis devina qui alors allait écourter ce précieux moment de quiétude.


« Dame Kaelistravaë. » Dicta le jeune éternel en direction de la Protectrice régente, tout en ponctuant ses salutations d’un hochement bien bas du chef en guise de respect.

Curieusement pourtant, les spinelles grisâtres que caractérisent ses mires ne décrochèrent pas de l’étang, où blublutait toujours les poissons. Devant elle, elle maria ses deux délicates menottes en entrecroisant les doigts, comme si elle désirait préserver le peu de quiétude qui lui restait.

« Oui ? » Préféra-t-elle répondre, aussi consciemment que faire se pouvait.
« Une lettre vous est adressée, en provenance du Régent du Royaume, ma Dame. » Lui assurait-il, en abaissant les yeux vers le sol, tout en tendant ladite missive.

Le régent, alors ? Vraiment ? Elle fit volte-face d’un mouvement gracile, puis s’approchait du coursier. Elle délia ses menottes pour poser les extrémités de sa main dextre sur la joue de son tourmenteur, afin de lui faire dresser le menton en toute délicatesse. Elle le remercia et le gâtifia de l’un de ses plus chaleureux sourires, avant de lui donner congé. Chose à laquelle il obtempéra dans les plus brefs délais, peut-être motivé par l’envie de se terrer, là où nuls ne verraient ses pommettes cramoisies. Elle aussi quitta peu de temps après, bien qu’elle jeta derrière elle un ultime coup d’œil envieux, espérant pouvoir profiter plus adéquatement d’un tel paysage une autre nuitée.

Elle regagna ses appartements personnels, s’installa à son pupitre puis déroula le vélin qui lui était adressé. Elle en bu chacun des mots avec attention, y gagnant au change un âpre goût en bouche. L’idée de renouer des liens avec ces pauvres humains la rebutait au plus haut point, faisant naître à son faciès d’albâtre une moue désapprobatrice.

« Qu’ont-ils à nous apporter, si ce n’est que d’avantage de tourments ainsi qu'un généreux lot de discorde en sus … Ces éphémères créatures ne se plaisent-elles point suffisamment à se guerroyer entres elles ? » Affirma-t-elle tout bas, pour elle-même sans doute, tout en secouant légèrement du chef de manière dédaigneuse.

Au moins, avait-il eut la bienséance de les avertir et même d’en appeler au débat, chose à laquelle la Régente d’Ardamir se montrait très favorable. Elle quêta la présence de sa plume à laquelle elle agença une encre, ainsi qu’un parchemin de bonne facture et y étala sa réplique, celle-ci ponctuée d'une flopée de fioritures, de décorations ainsi que d'une calligraphie en arabesques et sans tares.


Du Grand Chêne d'Ardamir
Le jour de Julas de la troisième ennéade du mois de Bàrkios
De la neuvième année du onzième cycle

Au respectable Anornedellon Nedi Lûcannui, Régent du Royaume elfique et Seigneur Protecteur des terres de la Quatrième Saison, je vous salue.

Soyez d’abord et avant tout remercié, pour toute la sollicitude dont vous nous accordez envers cette requête d’envergure. Il nous fait grand bonheur d’apprendre toutes informations relatives à l’avenir de nos relations face d’autres peuplades, particulièrement lorsqu’elles sont de provenance de la Régence. Aussi saurais-je vous témoigner que l’idée d’engager des pourparlers à ce propos est fortement encouragée par le Protectorat d’Ardamir, car comme vous le savez, le projet emmènera avec lui son lot d’inquiétudes et de questionnements. D’ici à cet instant, nous patienterons la venue de votre invitation à une telle assemblée qui je le crois, risque difficilement de s'acclimater aux avis divergentes de tous et chacun.

Soyez derechef remercié pour l’attention, ainsi que du temps consacré pour Ardamir. Recevez je vous prie, mes salutations les plus respectueuses et sincères.

Que Kyrïa vous soit favorable, Anornedellon.

Kaelistravaë Yasairava, Main Droite d’Halyalindë Yasairava, Dame Protectrice d’Ardamir.



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