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 Retrouvailles Diantraises (pv Blanche)

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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Retrouvailles Diantraises (pv Blanche)   Jeu 15 Déc 2016 - 18:45




Retrouvailles Diantraises






Diantra, Ligue Péninsulaire,

Arcamenel, 1ère énnéade, Mois de Bàrkios, deuxième mois d'automne, 9ème année du XIe Cycle


Il n’était plus question de jouer, il n’était plus question d’attendre. Les choses maintenant devaient avancer. Et le chancelier de la Ligue avait fort à faire. L’administration qu’il avait fait germé à son départ n’avait pas chômé. Mais faute de dirigeant, elle avait bien plus observé qu’agie. Les choses avaient à présent changées. Niklaus avait commencé à préparer une liste de légats pour la soumettre au conseil.

Il se dirigeait vers la ville de Diantra avec entrain. Il souhaitait retrouver l’hôtel des abeilles le plus tôt possible, voir si ses serviteurs sur place étaient en bonne forme et n’avaient pas eu à subir l’ire des anciens maitres de la capitale. L’heure devrait également être à la remise en question de l’organisation de la capitale. Avec la fin des martyrs, devait maintenant venir le temps de la compassion et d’une justice ferme mais miséricordieuse.
Les décisions administratives totalement aberrantes qui avait étouffé l’économie locale et rendue cette dernière totalement dépendante d’apports extérieurs massifs et gratuits devait cesser. Une charité devait être organisée, mais pas au dépend du commerce. Et les reconstructions devaient arrêter de se focaliser sur le militaire et sur le fastueux pour au contraire mettre toute l’énergie dans la remise d’un toit à chacun. Le rôle de la noblesse était de protéger les faibles, en échange de quoi les faibles devaient l’obéissance. Jamais la noblesse ne devait croire que l’obéissance des autres états des domaines ne provenait que de sa propre grandeur. C’était là le plus sérieux tort que l’on pouvait faire à la féodalité.

Il devait également retrouver une amie, et cela était toujours une bonne nouvelle. Son fils n’était pas de la partie. Il viendrait en soirée. Il avait lui prit une voiture pour remonter sur Diantra. Outre son jeune âge, il était faible encore et ne savait pas monter à cheval.

Les deux n’avaient pas encore une relation normale, car le petit garçon l’admirait plus qu’il ne l’aimait. Mais cela viendrait. Niklaus était un homme doux pour son petit garçon, un père que beaucoup trouveraient admirable sans doute.

Il entra dans la ville sans pompe et avec l’intérêt d’un homme sachant que ce qu’il y verrait serait à améliorer.

Il se mit en quête de l’hôtel de sa famille. Ce dernier était intact et n’avait pas été pillé. Au contraire ses serviteurs l’attendait. A l’intérieur le mobilier était toujours recouvert de grandes couvertures blanches, donnant à l’endroit un aspect fantomatique. Il fallait dire que les choses ne s’étaient jamais tassé, et le baron, maintenant duc élu et chancelier, avait l’intelligence ou l’empathie, selon qu’on soit son détracteur ou non, de ne pas afficher de faste en des périodes si troublées.

Il monta les escaliers de pierre pour retrouver sa chambre de petit garçon. Il allait la quitte définitivement. Il reprendrait la chambre de son père. Ce qui n’aurait pas été facile en d’autres circonstances, mais Niklaus avait fait ses deuils. Il donna ses ordres. On bougerait les meubles, on réaménagerait la chambre pour un enfant au dernier étage avant les immenses combles. On ressortirait de l’immense cave son cheval à bascule pour le mettre dans le petit salon, pour la soirée à venir en compagnie de son fils.

En attendant il se changea. Comme à l’habitude il passa un atour simple et fonctionnel. Un œil inquisiteur aurait pu constater qu’il s’agissait de la plus grande qualité, mais dissimulée sous un chaste manteau de sérieux et d’austérité. Il était ainsi des Altenberg, ils n’affichaient en public ni leur richesse ni leur puissance.
Il quitta la demeure avec ses quelques gardes habituels. Il privilégiait la vitesse et le secret de ses déplacements à une protection visible et outrancière, souvent peu mobile. Il fit route rapidement vers le château, il avait fait parvenir un mot à ce dernier annonçant son arrivée le jour précédent. Il était toujours à l’heure, et aujourd’hui encore il ne ferait pas défaut.

Il fut au château à deux heures piles, et mit pied à terre dans la cour en même temps que ses gardes du corps. La garde de Hautval n’avait pas oublié le jeune noble en si peu de temps, mais il se présenta néanmoins avec sa simplicité habituelle. Il fut introduit dans une grande pièce avec une vue sur la capitale qui pansait encore ses plaies. Il s’assit donc contre la fenêtre, perdant son regard au dehors. De grands arbres ombrageaient le dehors du corps du logis en cette agréable après midi d'automne. L'air était sec, la chaleur agréable.

Il se retourna pour voir la porte s’ouvrir sur Blanche de Hautval à qui il décocha un sourire amical. Cette dernière avait bien plus changé que lui en deux mois. C’était très étonnant. Que lui était-il arrivé ? Il n’avait lu aucun rapport de ses hommes recueillant informations et secrets. Mais il ne montra rien de son interrogation. Il était trop bon diplomate et surtout trop bon ami pour cela. Il s'approcha pour faire un baise main au style quelque peu mélancolique.
« - Ma chère Blanche. Deux mois furent trop longs… Pardonnez encore mon absence si soudaine. Comment allez-vous ?  »

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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Retrouvailles Diantraises (pv Blanche)   Jeu 22 Déc 2016 - 22:59


La garde obsidienne avait investi le Palais. A ce titre, Blanche avait demandé à un peu plus de deux centaines d’hommes hautvalois de descendre de leurs landes pour ensemencer Diantra aux côtés des veltériens dont elle avait fait renvoyer une partie chez eux à Rochenoire afin qu’aucun ne prenne l’ascendant en fonction du nombre. Chacunes des bannières avaient été décochées, laissant la ville à nue de tout parti politique. Ce masque était naturellement une contrefaçon puisqu’entre ses murs, tous s’entendaient à savoir que c’était la Baronne de Hautval qui régentait. Et elle faisait cela bien. Si les premières heures n’étaient pas une promenade de santé, elle avait su malgré ses déplacements s’imposer et œuvrer à la satisfaction des habitants que ce soit par l’organisation de secours populaires, la création d’un hospice hospitalier que par la résolution des affaires courantes en un mois. Et elle continuerait en ce sens.

Depuis quand ne l’avait-elle revu ? Le souvenir de Niklaus lui paraissait bien lointain. Cette rencontre avait éveillé en elle un curieux sentiment si bien qu’elle n’avait pas eu d’appétit ce midi. Elle était retournée dans ses appartements. Dans un souci de respect, elle n’avait pas eu la prétention ni l’arrogance de séjourner dans ceux du roi Trystan. Elle s’était plutôt installée dans les quartiers de la reine-mère. Perdue dans ses pensées, elle brossait machinalement ses cheveux jusqu’à ce qu’on frappe à la porte. Un des nombreux intendants nouvellement nommé entra pour lui signifier qu’il était l’heure. Dans le but de s’arroger les bonnes grâces de la bourgeoisie, des paysans et de la noblesse restante, elle avait entrepris de créer de nouveaux postes afin d’agrandir sa suite mais aussi pour susciter l’appât du gain. Ainsi tout le monde y trouvait son compte.

Se redressant, elle vérifia une dernière fois sa tenue puis suivit le régisseur. Les yeux se posèrent sur les deux gardes postés à l’entrée de sa chambre qui lui emboîtèrent le pas. A mesure qu’elle avançait dans les couloirs, une dérangeante impression lui tiraillait désormais le ventre. Pourquoi était-elle si stressée de revoir le baron et duc électeur ? Elle s’efforçait de ravaler cette boule qui lui oppressait la gorge. Le trajet lui parut d’ailleurs bien court. Finalement, elle se retrouvait face à cette porte sans qu’elle puisse retrouver toute sa contenance intérieure. Blanche déglutit tandis que son sujet ouvrit la porte pour l’annoncer après un remerciement, elle entra et on les laissa seuls.

Les saphirs s’accrochaient désormais à cette silhouette et un frisson remonta tout le long de ses vertèbres. La Dame du Val avait en effet changé. Elle paraissait plus jeune malgré cette vilaine mèche blanche ruisselant le long de sa joue. Une robe d’un violet foncé aux reflets bleu-nuit habillait sa silhouette. De longues manches tombantes cachaient chastement ses bras et un corset d’un brun doré soulignait sa taille.

Lentement, elle lui présenta sa main gantée aux arômes mentholées puis lui soutira. Celle-ci trouva refuge contre sa poitrine dans laquelle battait un cœur plus que de raison. Un pas timide amorti en sa direction avait tôt fait de briser le mur de convenances qui la séparait du Baron. Le corps fondit tout contre celui de Niklaus qu’elle enlaça et le minois se blottit contre son torse en fermant les yeux.

Durant ce laps de temps, elle savourait une étreinte fictive et rompait avec l’artificialité qui rythmait ses journées. Même si l’embrassade n’était pas réciproque, celle-ci était pourtant des plus réconfortante, elle qui n’en pouvait plus de l’absence de son époux, de ce désintérêt flagrant qui la meurtrissait un peu plus chaque jour. Elle retrouvait un ami aujourd’hui et cela était comme une bouffée d'air frais.
Au bout de deux longues bonnes minutes de silence, Blanche s’écarta pour s’incliner bien bas.


« Je vous prie de bien vouloir m’excuser, Niklaus… J’en avais réellement besoin. N’y voyez pas un quelconque signe… »

D’une main, elle lui présenta un siège et s’y laissa choir quelques secondes plus tard.

« Est-ce que cette absence fut salvatrice ? Racontez-moi… »


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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Retrouvailles Diantraises (pv Blanche)   Ven 30 Déc 2016 - 22:28

Le baron vit la main de son amie se dérober à son baise main et quelques secondes plus tard, alors qu’il se relevait pour comprendre le malaise de cette dernière, il se retrouva étreinte par Blanche. Surprit d’abord, il resta un instant les bras ballants, comme le grand idiot du village qu’il pouvait parfois être encore. Il eut un sourire invisible à son amie. Lui aussi était heureux de retrouver une face amicale après son petit cheminement en enfer. Les derniers mois ne devaient pas avoir épargné la dame.

Il se reprit rapidement et releva ses bras pour rendre son étreinte à la dame. Au diable les convenances. Il s’agissait d’émouvantes retrouvailles. Ils restèrent quelques instants, comme une pause dans le temps, un moment d’épanchement mutuel dont ils avaient visiblement besoin. Il fallut tout le froid savoir-vivre de Niklaus pour ne pas laisser rouler une petite larme au coin de son œil. S’il ne pouvait voir la face de so amie, il l’imaginait aisément les yeux fermés. Quels lourds secrets cette dernière pouvait-elle avoir ou quelles lourdes peines avaient pu s’abattre sur elle. Elle avait changé par rapport à ses derniers souvenirs, mais alors qu’il y avait quelques mois Niklaus avait semblé vieillir lorsqu’il s’était acharné à renégocier une paix avec le médian, le temps et les responsabilités ne semblaient n’avoir aucune retombée sur le charmant visage de Blanche. Mais ce que son physique cachait, son humeur ne pouvait le dissimuler. Elle semblait bien fatiguée.

Ils finirent par relâcher leur étreinte au bout de deux minutes qui parurent en être dix. Mais dix minutes d’un agréable relâchement. Niklaus s’inclina également. Les choses revenaient à l’étiquette, c’était triste, mais c’était là le devoir leur rang. Niklaus fit tout de même un sourire généreux à la dame. Elle semblait vouloir s’excuser de son comportement.


« - Je n’y vois, chère Blanche, que le signe de votre amitié. Que cette dernière ait survécu à mon absence est un bonheur pour moi. Ne vous excusez pas, je vous en prie… »

Ils s’assirent.

« - Je ne sais si elle fut totalement salvatrice, mais j’ai réussi à apaiser en moi de vieux démons et à faire le deuil de celle que pendant tant d’années je n’avais pas réussi à me convaincre de la mort. L’incertitude est la pire des situations, et si j’ai eu la douleur de constater le décès de celle que j’aimais et que je n’ai pu appeler ma femme que pendant quelques ennéades je suis maintenant plus en paix avec moi-même.

J’ai réussi à retrouver le fruit caché de notre union, mon fils disparu, ce qui me donne une cause encore plus grande à défendre. Le bien de mes sujets était déjà un moteur pour mon action, voilà que j’en ai trouvé un autre. »


Sa voix était quelque peu éraillée à la mention de toutes ces choses. Pour un homme dont Blanche savait qu’il n’était pas prompt à montrer ses sentiments et dont le calme était légendaire, c’était là une surprise.

« - Mais vous Blanche… Comment allez-vous ? Ces dernières ennéades vous ont-elles bien traitées ? Vous semblez resplendissante comme à votre habitude, mais j’ai l’impression que vous portez une sourde douleur ? Ne puis-je vous aider d’aucune sorte ? »
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Retrouvailles Diantraises (pv Blanche)   Ven 13 Jan 2017 - 18:28


Si son minois avait été durant plusieurs minutes à l’image de la béatitude, il s’était bien vite retrouvé brouiller par le stress engendré par cette manifestation sentimentale qui n’aurait pas été réciproque. Fort heureusement, le Baron avait été aussi ému qu’elle, si pas plus et n’y voyait là aucun manquement à ses principes. Après tout, Blanche était théoriquement une femme mariée même si elle avait uniquement ce statut de nom. Dans la pratique, le Duc et la Duchesse du Médian n’était pas un couple. Niklaus avait connu l’amour pour une courte durée mais il savait ce que cela faisait d’aimer et le comportement qu’il engendrait. Blanche ne voyait pas Nimmio. Ils ne s’écrivaient pas et le seul échange qu’ils entretenaient, était davantage bureaucratique, c’est-à-dire qu’elle le tenait au courant de ses actes. Ni plus. Ni moins.

C’était risible. A se demande comment ils avaient pu tout deux concevoir. Pourtant, Nimmio disait l’aimer. Ça, c’était sa version. Il avait une bien drôle de façon de la choyer.

Blanche eut ce sourire triste à l’évocation de la défunte femme de son ami. Elle le comprenait parfaitement. Elle n’avait pas eu tant de mal à faire le deuil de celui qu’elle avait aimé. A vrai dire, son entourage mourait bien trop vite, si bien que c’était devenu presque un lot quotidien. Blanche ne comptait plus le nombre de personnes – qu’elle aima – qui avaient rejoint le Royaume de Tyra. Elle n’en était pas moins indifférente.  Tout laisse une trace et si cette empreinte n’était pas ostensiblement visible, elle était présente. Sans doute était-ce ce pourquoi elle ne serait jamais heureuse.

Triste vie.

Elle n’osait imaginer la perte d’Odeline, par exemple. Cet événement… la transformerait ou l’engloutirait. C’était là une chose impensable.

Un instant, la Dame se pencha vers lui et lui prit la main qu’elle serra en essayant d’adoucir sa peine d’un nouveau sourire.


« Je suis navrée de l’apprendre, Niklaus… J’imagine la peine qui alourdit votre cœur… Mais cette heureuse nouvelle, celle d’avoir un fils… Chérissez cette main tendue par notre Sainte-Mère.

Peut-être… comprendrez-vous maintenant pourquoi je me bats sans relâche pour la reconnaissante de mes filles. Quand on a des enfants, Niklaus, on les aime tant… qu'on en crèverait ! »


C’était son cas. Pourquoi bataillait-elle tant pour Alcyne et Astrée ? Pourquoi !? Pour la reconnaissance de son amour perdu. Ils étaient le fruit de leurs entrailles. Elles étaient les seuls vestiges de son amour. Et sa rivalité pour l’amour de l’Ivrey perdurait même après la mort d’Arsinoé. Bohémond était l’enfant de la blonde Olysséanne. Et à dire vrai, Blanche était terriblement jalouse qu’il prenne le pas sur ses propres poupons. Ceux-là-même, qui de son point de vue, devaient être le symbole de son amour pour le feu régent. Sa passion en était obsessionnelle. Se battre pour l’héritage de ses filles était pour elle un moyen de se racheter auprès de ce mort-amor. Mais ça, jamais, ô grand jamais, elle ne le dirait à personne. Ce secret, elle l’emmènera avec elle sa tombe.

« Je vais bien. »

Fit-elle simplement mais lorsqu’elle lut le regard de l’Apreplainois qui attendait qu’elle détaille davantage, elle ne put retenir un soupire. Elle était embêtée, cela se voyait.

« Je ne sais pas… »

Renchérit-elle en se mordant la lèvre inférieure. Sans doute avait-elle du mal à se confier. Elle ne désirait pas offenser Niklaus mais elle n’avait pas l’habitude de se plaindre de ces choses qui vous éreintent, vous fatiguent, vous alourdissent le cœur. Elle était encore frileuse à l’idée de lui régurgiter tout ce qui n’allait pas. Il fallait savoir la mettre en confiance.


Dernière édition par Blanche d'Ancenis le Mer 18 Jan 2017 - 22:30, édité 3 fois
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Retrouvailles Diantraises (pv Blanche)   Mer 18 Jan 2017 - 21:41

Il remercia Blanche d’un sourire franc en la voyant serrer sa main gauche. Il posa sa propre main droite par-dessus et compressa avec douceur sa main, pour la remercier de son soutien.

« - Ah ma chère amie… Votre soutien me va droit au cœur et je vous en suis gré. »

Elle expliqua naturellement son propre amour pour ses filles. Naturellement Niklaus comprenait la situation de Blanche, il avait toujours eu de l’estime pour l’amour aussi sincère que puissant que la femme déployait envers ses enfants, travaillant sans relâche à leur avenir. Il n’était père depuis pas si longtemps officiellement, mais le jeune homme avait toujours eu l’instinct paternel. Cela personne ne pouvait le nier. On ne pouvait pas tout accepter au nom de l’instinct parental, mais Niklaus n’avait jamais reproché à Blanche ces propensions à défendre ses filles.

« - Chère Blanche, vous savez bien que je vous respecte pour ce que vous faites pour vos filles. Ne m’emmenez pas sur le terrain si difficile de la politique. »

Il ne souhaitais pas lui faire l’injure de lui répéter ce qu’il avait tant de mal à lui dire. Qu’il ne s’opposait pas à vos filles. Mais que sa place n’était pas de soutenir quelqu’un pour la couronne. Il avait été nommé en Apreplaine et faisait ce qu’il fallait pour protéger le territoire qu’on lui avait donné ordre d’administrer et de protéger. Au passage essayait-il d’en protéger d’autres. Mais pour la succesison. Personne dans les terres royales ne prendrait position. Il y veillait. Il faudrait convaincre Harold…

Elle allait bien. Tout du moins le disait-elle. Mais quelque chose la dévorait. Niklaus était peut-être l’homme le plus extraordinairement difficile à faire sortir de son huitre lorsqu’il s’agissait de connaitre le fond de ses sentiments et il avait l’art de renvoyer au plus profond de lui-même ses passions et ses sentiments, mais on le trompait que rarement. Blanche ne voulait pas se confier à lui. C’était dommage, mais il n’allait pas insister.

Pourtant elle ouvrit la porte à plus de questions. Montrant qu’elle était embêtée et qu’elle hésitait à se confier. Avec une douceur infinie dans la voix, Niklaus se pencha, posant ses coudes sur ces genoux et croisant les mains. Il laissa quelques secondes s’écouler. Niklaus avait eu vent de la situation difficile de son époux, qui s’était retiré.


« - Blanche… Ecoutez-moi… Que se passe-t-il ? »

Il eut un sourire très agréable, les sourcils légèrement froncés pour montrer qu’il s’inquiétait pour elle.

« - Les temps sont durs, et ne vous ont pas épargnés. Je le sais bien. La Ligue a gérer, les oppositions de toute sorte à l’extérieur, les traquas économiques du Médian, tout cela j’ai pu le lire ou le constater en compulsant ce que la chancellerie avait préparé en mon absence. Tout cela est délicat, parfois dangereux, ne nous cachons pas la face. Mais la paix que nous avons formulée vaut qu’on se batte pour elle. J’ai pêché par orgueil en donnant l’impression de tergiverser sur la monarchie. Il s’agit là d’une faute politique majeure et nous allons réparer cela.

Notre situation économique n’est pas sans issue. Nous allons organiser tout cela, vous allez voir. L’année prochaine, chacun louera notre pragmatisme. Je ne sais pas si c’est tout cela qui vous chagrine, mais si c’est cela, sachez que je suis optimiste et que j’ai l’absolue certitude que nous allons gérer cela. Faites moi confiance. »


Il lança un regard à la dame et à son tour, lui prit la main quelques secondes. Son sourire se fit plus triste.

« - Je vous dis tout cela pour vous rassurer Blanche, car je sais que tout cela vous afflige dans une certaine mesure. Mais je vous connais, et je connais votre extraordinaire force de caractère. La politique ne vous a jamais fait un tel effet. Ces problèmes ne sont pas ceux qui vous ronge à ce point. Je ne peux que vous en délivrer, mais je ne peux pas vous aider sur d’autres problèmes si vous en avez et que vous ne souhaitez pas vous confier. Je connais vos dons que vous ne partagez pas avec le reste des mortels… Vous en avez fait la démonstration chez moi. Je suis un homme de sciences, mais de sciences naturelles. Je ne sais que ce que j’ai pu lire sur ce qui sort des arts occultes. Je ne suis pas ni ne cherche à être initié à ces dernières. Je suppose néanmoins que chaque don est un fardeau… »

Devant l’hésitation de la dame, il retira sa main et recroisa ses mains.

« - Blanche… ne comprends pas tout, mais je comprends beaucoup de chose. Je ne sais pas tout, mais je vois assez clairement. Et si le malaise qui vous mine l’âme peut être adoucis par mes actions, j’essaierai de me montrer digne de votre confiance et de vous aider. Baignant depuis des années dans le nid de vipère de la courtisanerie, la méfiance devient une seconde nature, et ne rien laisser sortir devient une condition de survie. Mais je ne fais partie d’aucune cour, et je n’ai rien à vous réclamer. Je cherche à être un ami véritable. A ce titre, sachez que je comprends que vous ne puissiez ou ne souhaitiez pas tout me dire. Mais sachez que je suis là si vous avez besoin d’en parler. Et que nous chercherons ensemble des solutions à vos problèmes. »
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Retrouvailles Diantraises (pv Blanche)   Mer 25 Jan 2017 - 16:35


Blanche fronça les sourcils lorsque Niklaus se complaisait en une série d’explications quant à l’avenir du Médian. Si seulement, c’était cela le problème… Elle aurait le cœur moins lourd. Le baron d’Apreplaine était un homme terre à terre, sans doute bien trop pragmatique pour comprendre les tourments de l’Ancenoise. Blanche était à la fois triste et heureuse, triste qu’il ne pouvait parvenir à lui exposer ses préoccupations ouvertement et heureuse quant au fait que la vie du Duc était plus tranquille. Elle ne devait ses tracas qu’à elle-même certainement. Tout était de sa propre faute. Tout était le sort de ses choix.
Déjà exposait-il ce futur. Ce futur pourtant si incertain. Serait-il toujours baron d’Apreplaine d’ici un an ? Serait-il toujours le duc électeur de la Garnaad ? Pouvait-elle seulement espérer conserver ses terres ? Serait-il toujours vivante ? A mesure que les ennéades défilaient et qu’elle ne trouva aucun allié dans la personne de Niklaus quant à la prétention de ses filles, ni même à faire en sorte que la Duchesse de Langehack soit favorable au fruit de ses entrailles, les chances qu’ils sortent indemnes de ce conflit menaçant s’amenuisaient. Niklaus faisait là d’ailleurs une grossière erreur de se vouloir à tout prix neutre. Pourtant ce génie politique ne se rendait pas compte qu’il courrait à cause de cela à sa perte. C’était regrettable.


« C’est bien aimable de votre part, Niklaus… Et ce n’est pas, principalement nos problèmes économiques et politiques qui m’accablent autant… Il est vrai. Bien que je maintiens que votre neutralité nous mènera à notre perte mais vous défendez vos convictions, je ne puis vous blâmer pour cela. Sans doute, n’ai-je pas été assez convainquante… Je suis aussi condamnable pour cela. Je vous avouerais que je ne suis à ce titre pas aussi optimiste que vous pour notre avenir… »

Et malheureusement pour sa survie et celle de sa descendance, elle ferait ce qu’il faut. Blanche retroussa son ample manche et déboutonna ses quelques boutons de manchettes. Lentement, elle entreprit de replier l’étoffe couvrant son bras, découvrant ainsi les bandages cerclant sa chair. Elle ota machinalement son gant puis se délesta des bandelettes découvrant ainsi son avant-bras où ils demeuraient quelques stries. Aux endroits dénués de tout stigmates, la peau était étrangement souple. Le grain était si parfait et la texture si douce. Ceci fait, elle entreprit de déboutonner les quelques bouton refermant son col pour découvrir la naissance de sa poitrine. Qu’il se rassure, il ne verrait rien puisque les mêmes bandes immaculées la ceinturaient.

« Il y’a près d’un mois de ça. J’ai eu un accident… Mon don que vous soulignez en est la cause… Je n’ai pas réussi à le maitriser… Et je suis restée dans un sommeil profond durant près d’une ennéade. Cette mèche blanche est la résultante de cet événement au même titre que ces horreurs qui parsèment entièrement mon corps. Au début, ces marques étaient plus prononcées et… Mon visage était très impacté… Nous avons fait appel une guérisseuse qui se charge de me soigner mais mon corps reste très affaibli… J’ai continuellement froid alors que mon corps me brûle étrangement. Je tombe souvent dans les pommes. »

Elle eut un soupire puis reprit.

« Mon époux n’est pas au courant de cela. Vous êtes un des rares à le savoir. Pour les non-initiés, vous qualifierez cela de sorcellerie… Et j’aurais tôt fait d’atterrir sur le bûcher. Heureusement que je ne vis pas dans le Nord… Depuis, l’œil bleu… Tous se méfient. »

Elle reboutonna les boutons de son col puis posa son regard sur son bras avec un certain dégoût. L’ironie n’était pas tant l’aspect qui la répugnait mais ce qu’elle avait dû faire pour que ces marques disparaissent.
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Retrouvailles Diantraises (pv Blanche)   Dim 29 Jan 2017 - 2:47

Le baron ne répondit rien à la sortie de Blanche sur sa neutralité. Il ne souhaitait pas à nouveau se justifier. Si Blanche était son amie, leurs vues politiques n’étaient pas forcément au diapason. Il ne souhaitait pas que ces considérations politiques viennent polluer le discours.  Il était surtout très étonné du pessimisme important de son amie. Il avait toujours eu un optimisme plus important que la dame de Hautval, mais à ce point, c’était très étonnant.

Il eut la réponse à ses interrogations : une chose lui était effectivement arrivé. Son état d’esprit n’était pas normal. Un accident devait effectivement arriver. Il comprit avant même qu’elle lui ait expliqué. Il fallait dire que la chose n’était pas étrangère à l’esprit de Niklaus. Il n’avait jamais été très sûr de quoi penser de ces étranges dons de son amie. Les choses étaient peu claires. Lui qui était un pragmatique et un rationnel, il ne concevait ni ne comprenait ces étranges pouvoirs. Il ne pouvait donc en comprendre les dangers, mais juste les imaginer.

Il vit les dégâts que ‘l’accident’ avait provoqué sur ses membres devait avoir été grave. Il ne savait pas quoi penser des explications de la dame. Niklaus n’était pas effrayé. Il n’était pas du genre à avoir peur de l’inconnu. Pour autant, il s’inquiétait pour son amie, et pour sa santé physique et mentale. Car sans aucun conteste, les conséquences n’avaient pas été que physiques mais aussi morale. Elle n’était pas dans son assiette, c’était indubitable. Il ne savait s’il y avait ici à voir la cause de cet effet.

Il regarda Blanche défaire les vêtements qui lui recouvraient presque complètement les bras et les mains. Il ne s’agissait pas de coquetterie ou de volonté d’être aussi blanche que son nom. A la mode de certaines dames du monde. Non. Ces artifices de broderies et de jolies étoffes cachaient une réalité plus dure, plus triste aussi. Blanche s’était faite du mal… Accidentellement de ces dires. Mais cet accident était néanmoins provoqué par ses étranges dons.

A cela s’ajoutait d’autres signes, plus délicats à saisir, des évanouissements entres autres. Il apprit au passage que Nimmio n’était pas au courant. Quelle relations entretenait-elle donc avec son époux ? Niklaus ne connaissait pas la réponse à cette question éternellement en suspens. Il fallait dire qu’il était un étrange ménage. Si tout du moins l’on pouvait qualifier ceci de cela. Niklaus ne s’en mêlait pas. C’était un homme discret. Il avait été suffisamment secret lui-même en la matière pour ne pas avoir la prétention de se pencher sur le cas des autres.

Il entendit Blanche lui parler de sorcellerie. Il est vrai que les arts occultes n’avaient pas la côte dans la plèbe. Mais pouvait-on en vouloir aux pauvres aires ne comprenant pas la signification de tous ces pouvoirs ? L’arbitraire de la naissance était déjà bien difficile à comprendre, alors que dire du pouvoir surnaturel de certains face au commun des mortels. Pouvait-on en vouloir aux faibles d’avoir peur des forts ? Surtout lorsque leur faiblesse n’était pas liée à leur incompétence mais à de simples dons arbitraires que les Dieux avaient placé sur les uns ou sur les autres ?

Il fallait avoir la mesure et le pragmatisme de comprendre que l’attitude était compréhensible, bien que condamnable.

Il ne savait pas de quoi elle voulait parler avec l’œil bleu. Niklaus s’était toujours bien plus confronté à la réalité des problèmes de ses propres terres pour ne pas avoir toujours une connaissance immense des évènements extérieurs. Il se contenta d’un silence prolongé.


« - Je ne sais quoi dire Blanche… », finit-il par lâcher…

« - Tout cela sort de mes domaines de compétences… Connaissez-vous seulement quelqu’un qui puisse vous aider ? Vous soigner peut-être ? Peut-être pourrions-nous nous renseigner auprès de l’abbaye de Waldhouse ? L’abbé est un ami personnel, et il est un expert reconnu au niveau de la péninsule entière en plantes médicinales. Les connaissances de l’abbaye sont à la racine de ce qui a permis d’exterminer le mal des marais en Apreplaine… »

Il lui lançait un regard compatissant, de celui d’un ami souhaitant pouvoir aider, mais étant au bout de ses capacités.


« - Vous sentez vous diminuée ? Peut-être que vous devriez vous retirer quelque temps au bon air… Diantra n’est pas un lieu convenable pour une convalescence… Souhaitez-vous que nous remontions à Hautval ? Je pourrai de là poursuivre vers Erac pour préparer la Diète, mais je serai rassuré de vous ramener dans vos foyers. »
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Retrouvailles Diantraises (pv Blanche)   Lun 13 Mar 2017 - 18:20


L’œil bleu était sans nulle doute l’accident qui avait provoqué les dissidences du Royaume en emportant le Prince Eliam, la princesse et leur régent, Aetius.
La Dame du Val avait bel et bien saisi le malaise qu’elle avait instauré et comme pour effacer tout cela, elle se saisit avec dextérité de ses bandages qu’elle enroula sans entendre pour recouvrir son bras. La manche était baissée aussitôt. Le geste était simplement symbolique. Oui cela sortait de ses compétences, en effet. Elle ne lui avait pourtant pas demandé son aide, l’épauler la satisferait. Cependant, la suite la fit se fermer comme une huître. Blanche lui avait déjà mentionné qu’une guérisseuse se chargeait de la soigner. Mais à en juger par ses questions, le Duc n’était, semble-t-il, pas satisfait des résultats qui étaient pour les initiés très concluants. Au départ, elle prit cela comme s’il ne l’avait pas écouté. Cela la vexa mais elle tenta de se modérer en mettant cela sur le choc. Néanmoins, elle fut laconique.


« J’ai les guérisseurs et prêtres qu’il me faut. Le Grand Temple d’Ancenis renferme l’excellence. »

Elle réalisa qu’elle était peut-être un peu trop stricte et se ravisa en tentant de se montrer plus chaleureuse.

« Mais je vous remercie de tant vous inquiéter et de vouloir tant m’aider. Je ne remets pas en compte les talents de votre ami, évidemment. Et puis comme vous l’avez vu… Tout ceci se dissipe avec le temps. Laissons le temps au temps, comme on dit. »

La suite des propos de Niklaus n’arrangeait pas les choses. Blanche était quelqu’un de fier et sous-entendre qu’elle était diminuée et qu’il aurait mieux valu se retirer quelque temps était tout simplement la chose à ne pas dire. Il put voir le trouble dans les grands yeux écarquillés de la Duchesse qui en resta pantoise durant quelques secondes. Ses sourcils se froncèrent un instant pour tenter de se détendre ensuite et lui offrir une expression cordiale, accoutré d’un sourire « jovial » qui se voulut presque naturel. En son for intérieur, elle grinçait littéralement des dents.

« C’est extrêmement gentil de votre part, Niklaus… Mais je suis tout à fait capable de remplir mes fonctions sans faillir. Douteriez-vous de mes compétences ? »

La dernière question était une façon « amicale » de lui signifier qu’il était certainement aller trop loin dans ses paroles et que parfois il vaut mieux tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Ironiquement, Blanche respectait peu ce proverbe mais sachant le caractère mesuré de Niklaus, elle était étonnée. Elle changea donc de sujet afin de ne pas laisser planer un malaise.

« La Diète… Quel point allons-nous aborder ? Vous avez déjà des idées à ce sujet ? »

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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Retrouvailles Diantraises (pv Blanche)   Mar 21 Mar 2017 - 21:32


Niklaus vit que son attention avait été mal pris par Blanche. Son regard avait changé. Il était étonné car il n’avait cherché qu’à s’intéresser au sort de son amie. Lui qui d’habitude ne se laissait jamais aller à ce genre d’épanchement et à favoriser les conversations plus cadrées, plus diplomatiques, plus dissimulées peut-être, cela lui avait joué un tour cruel.

Il ne se laissa pas aller à se raidir extérieurement mais dans son esprit en revanche, il décida de ne plus aborder le sujet et de revenir à niveau de politesse plus élevé, plus convenu aussi. Il comprit vite le message que cherchait à lui faire passer la dame. Il ne souhaitait pas être disconvenant. Une certaine froideur s’empara sûrement de la pièce bien que les deux firent de grands efforts pour ne pas le montrer. Ils passèrent à autre chose, espérant ainsi ne pas rester sur un malaise.


« - Je suis heureux d’apprendre que ces choses se dissipent et que vous êtes entre de bonnes mains. Je n’en doutais pas d’ailleurs… Bien… La Diète donc. »


Il laissa un silence de quelques secondes.

« - Je pense que les choses que nous devrons aborder vont du sort de Diantra jusqu’à constituer des provisions sur la dissolution de la Ligue. Une manière de limiter les arguments visant à faire à endosser à la Ligue le costume de l’anarchie est de démontrer que nous avons la volonté de laisser la Ligue partir si une monarchie est recouverte dans des conditions suffisante de consensus. »

Il fit là encore un silence, permettant à la dame de répondre.

« - Le sort de Diantra étant convenu par le traité éponyme, la question est de savoir quel régime d’exception organiser dans la ville. A ce titre je pense que nous devons prendre l’avis du clergé, car son appui sera nécessaire. Nous devons prémunir la ville d’une énième bataille d’influence et leur ascendant moral permettra certainement de protéger la ville d’une énième tentative de reprise.

A ce titre je pense que nous devons oublier notre idée primaire de la Paix de Diantra de faire de la ville la capitale de la Ligue. Des dispositions différentes ont été prises, et le symbole est trop fort. Je m’en rends à présent compte.

A cela s’ajoute que nous devrons discuter de la constitution des administrations que j’ai mises en place, de manière à exposer à chacun ce que j’entreprends au travers de la Chancellerie, et des missions que nous avons envisagé à ce titre.  

Je pense également que nous devrons parler de la situation économique du domaine de votre époux, dont les nouvelles qui me parviennent sont catastrophique. Je suis très inquiet du poids que cela risque de porter au reste de la Ligue… Avez-vous des nouvelles de ce dernier ? Il faudrait certainement que je m’entretienne de cela directement avec lui. Je dois remonter sur Erac pour préparer la Ligue, peut-être pourrai-je le voir en passant ? »
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Retrouvailles Diantraises (pv Blanche)   Mar 4 Avr 2017 - 15:24


Blanche acquiesça aux propos du chancelier de la Ligue. C’était là en effet un moyen comme un autre de calmer les velléités à l’encontre de la Ligue mais elle n’était pas tant certaine que le Nord et le Sud soient contre réellement la Ligue, c’était plus là car les anciens territoires royaux avaient tourné le dos au « Roi » et qu’ils s’étaient associés avec les traites-félons qu’étaient la personne de Nimmio et de Blanche. Elle émettait donc des réserves mais comment aborder la chose ? Elle était naturellement consciente de la position délicate de Niklaus. Il était le cul entre deux chaises, soit ce dernier se rebellait jusqu’à l’annihilation totale des domaines royaux par l’armée de Velteroc et Hautval, soit il concédait afin de préserver le peuple qui lui n’avait rien demandé. Blanche aurait fait pareil à sa place, à la différence qu’elle n’aurait pas été aussi « bienveillante » que lui envers ses agresseurs. L’honneur était une chose importante mais qu’est-ce que l’honneur en comparaison de sauver des milliers de vie ? Néera l’en préserve.
Alors qu’il rentrait dans un discours avec des termes quelque peu « compliqués », la Dame fronçait un instant les sourcils. Certes, elle était familière du langage particulier des « administrations » mais parfois tout ceci la dépassait et elle laissait cela bien volontiers à des personnes plus qualifiées qu’elle.


« Et quelle autre ville penseriez-vous ? Cela devrait être une ville libre et compte tenu du statut de Diantra, elle est la plus prédisposées. Si nous venions à faire de Hautval ou Erac par exemple, la capitale, cela serait quelque peu délicat… Il me semble qu’il faudrait que cela demeure au sein du duché de la Garnaad… après tout, c’est vous qui êtes à l’initiative de la Ligue. »

Des mignardises ainsi que du thé avaient été préalablement mis à disposition. Blanche se servit une tasse et après avoir rajouté deux sucres roux, elle les laissa fondre, touillant ainsi le breuvage. Elle écoutait Niklaus toujours. Soufflant un instant sur la surface, elle but ensuite une gorgée brulante qui lui fit un bien fou et reposa le tout pour ajouter.

« Sa guerre… nous a effectivement … entrainé dans un déficit regrettable… ou plutôt comme vous le dites, catastrophique. Que comptez-vous faire ? Hautval soutient de la meilleure façon qu’elle soit mais j’ai peur qu’il ne m’entraine encore dans ce gouffre… Et toujours cette lubie qu’il a de… vouloir regarder vers les Wandres… Cela m’énerve sincèrement, c’est un gouffre financier ces expéditions… ces terres sont trop inhospitalières… Bref. Le Duc du Médian s’est retranché à Rochenoire. Vous pourrez naturellement le voir, cela m’étonnerait qu’il vous refuse cette visite. Je pense qu’il vous apprécie. »

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