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 [Sainte-Berthilde] Comté d'Arétria

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Sapientia
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MessageSujet: Armée d'Arétria   Lun 4 Juin 2012 - 11:29

Armée d'Arétria.


Lorsque le comte entreprend de mener guerre, il met à contribution ses vassaux et ses sujets par le droit de ban et d'arrière ban. De ce fait, l'ost arétan est une masse hétéroclite d'hommes en armes, aux origines et aux filiations variées, dont le point d'ancrage réside en la personne du comte et de ses vassaux. En campagne, cela se traduit par ce chatoiement typique des armées féodales, où se mêlent une multitude de blasons et de livrées. Ces artifices, alliés à de sémillantes bannières et des fifres ronflants, sont la clef de voûte de l'ost, garantissant sa cohésion. Issu d'une longue tradition guerrière, celui-ci reflète la nature féodale du pays. On y trouve ainsi une élite constituée par une féroce noblesse d'épée et ses lames-liges, suivie de milices populeuses levées dans les bourgs et les campagnes. Lorsque nécessite s'en fait sentir, le comte n'hésite en outre pas à embaucher des hordes de routiers pour combler un manque d'homme, ou effectuer les sales besognes (parfois les deux).


Sur le champ de bataille, la chevalerie tient la dragée haute à ses voisins, dont ils peuvent être la fois alliés dans la finalité, et concurrents dans la quête de gloire. Ces hérauts de carnages, enarmurés de corselets en bon acier d'Oësgard et de Kahark, sèment le dégât avec moult gran fuisson de vigouresetey. Tous de naissance heureuse, ils se jettent dans la mêlées sur d'imposants percherons - les plus beaux qu'on puisse trouver dans le comté - avec cette insouciance nobiliaire qui craint plus la rançon que la mort. Pays de chevalerie réputée et de cavaliers émérites, Arétria dénombre pas moins de neuf cent hommes de cette trempe là, prêts à en découdre pour leur gloire propre et celle de leur suzerain.


De braves chevaliers, enhardis à l'idée du combat.

Aussi vrai que Hautval ne serait point Hautval sans ses traitres archers, le doux pays arétan tire grand renom de ses reîtres. Ces francs-coureurs, des hommes libres ou de faible lignage, sont le pendant de la chevalerie. Moins avides de donner leur vie pour une geste glorieuse que ces derniers, ils leur sont d'autant plus redoutables qu'ils se battent sans regard aucun sur les canons de l'époque. Aussi rusés que mortels, ces agrestes cosaques usent sans retenue du galop réputé des coursiers arétans, afin de frapper l'ennemi là où il ne l'attend pas. Bien trop conscient de la force de ces bélîtres, les nobles du pays les prennent depuis la nuit des temps à leur service, comme lames-liges. Même pour un chevalier du plus infime lignage, il est inconvenant de n'avoir un franc-coureur à sa table. Les grands seigneur du pays en entretiennent des dizaines, et on en compte au total mille et huit cent. La palme revient au comte, qui entretient une cinquantaine d'hommes à son service. Ceux-ci, dont les prouesses font encore vibrer toute taverne qui se respecte, forment la garde comtale, recensant les plus vertueux du pays, dont on retient souvent Boliard Gran-vît, Quintus Estrangle-poulets et les autres.

Les roturiers arétans ont vite compris leur intérêt à suivre le comte en guerre pour éviter un impôt. Organisés en milices, ces piétons sont bien trop heureux d'échapper à leur champêtre existence pour endosser la casaque, et livrer tambour battant l'aventure de leur vie. Nombreux sont en effet les gueux à s'enrôler dans cette conscription, impatient de l'heure où ils pourront assouvir leur avidité sur le champ de bataille. Si la vérité diffère un peu du mythe, celui-ci est bien établi dans le pays, où les vétérans de quelques campagnes sont souvent considérés comme des héros fortunés. Dans les faits, ces six milles miliciens sont le gros de l'armée. À la fois quantité négligeable et indispensable, ils serviront de garnison efficace, ou de chair à canon. S'ils peuvent user des arsenaux lors d'un siège, ces hommes doivent fournir leur équipement en plaine ; on les voit habituellement portant des jaques ou des hauberts, se partageant des armes d'hast et de traits variées. Ainsi, les deux cinquièmes des hommes usent des arcs et des arbalètes, tandis que le reste manie épieux, guisarmes et autres.


La piétaille, qui l'est un peu moins.

Parmi la populace, certaines personnes montrent des talents assez utiles aux yeux du comte pour qu'ils ne rejoignent pas le rang. Ces hommes, ingénieurs, charpentiers, tailleurs de pierres, sont affectés au service des machines. Ils mettent en action ces engins de mort aujourd'hui indispensables pour faire tomber une citadelle. Ces quelques quatre cent et cinquante personnes s'affairent sur le camp à monter les pièces, tailler les boulets, et régler les tirs. De leur travail dépend le bon fonctionnement des trébuchets et mangonneaux appartenant au comte.



inventaire:
 

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MessageSujet: [Sainte-Berthilde] Comté d'Arétria   Mar 27 Déc 2016 - 14:06


Comté d'Arétria

Brouillon de carte du comté d'Arétria:
 

Le comté d'Arétria est un vaste pays des plaines de l'Atral situé tout au nord du royaume. Au sud, ses frontières jouxtent le pays berthildois, sous l'autorité duquel elle suit une tradition de suzeraineté séculaire. A l'est, une frontière naturelle de forêts s'ouvre en la trouée de Wenden pour accéder au pays serramirois.

Forte d'une population de presque trois cent mille âmes - la dernière tentative de recensement, dont la fiabilité est évidemment indiscutable, l'établit très exactement à 292.410 habitants - le comté est une terre populeuse, paradoxalement connue pour l'immensité de ses espaces vides ; et l'on s'étonnera toujours de découvrir qu'Arétria est scindée en deux régions fort distinctes, et combien l'une est l'antithèse de l'autre, et ce depuis des siècles. Ainsi distingue-t-on l'extrême nord du pays de l'immensité des plaines qui en forment le reste, et que l'on appelle communément malelande.




Dans le nord du pays

La majeure partie de la population arétane vit dans le nord d'Arétria. Le paysage y est varié ; les plaines côtoient les bois et les forêts, ici et là s'élèvent des collines, jusqu'aux hautes montagnes des Pyks où prennent leur source les fleuves, rivières et ruisseaux qui irriguent les sols. La noblesse « civilisée » y a ses fiefs, bien que l'ensemble soit dominé par trois cités : Arétria-la-ville, Külm la rocailleuse, Lün l'Impétueuse.

Roderik de Wenden a écrit:
Le nord du pays était riche et varié ; grâce au savoir-faire des pêcheurs lünestenais et des artisans de Külm, il fourmillait de cités et de communautés paysannes, protégées par des places fortes érigées à la faveur d'escarpements rocheux. Au cours des derniers siècles, les seigneurs de ces mêmes places fortes avaient si bien défendu leurs terres des envahisseurs qu'ils pouvaient, aujourd'hui, oppresser eux-mêmes les peuplades placées sous leur « protection ». Lün et Külm, néanmoins, avaient toujours su tenir en respect ces seigneurs de guerre ; quant aux villages égarés, ils croulaient sous les taxes.

Roderik de Wenden a écrit:
Au-delà des faubourgs d'Arétria-la-ville, pourtant, des terres vastes et d'apparence sereine s'étendaient dans les lueurs mordorées du déclin du jour. La lumière pâle de l'automne scintillait sur le cours paisible de la Würm, et Roderik devinait sa source, là-bas dans les collines des Pyks d'Ortheim à l'est, le pays de Külm la rocailleuse ; et elle traversait la capitale arétane, puis serpentait jusqu'au nord, vers la cité portuaire de Lün, pour enfin se jeter dans l'Eris. C'était l'Eris qui grondait au nord et à l'ouest, tapi au-delà des plaines, derrière l'immense soleil couchant ; océan déchaîné et colérique, cauchemard des navigateurs, implacable gardien des confins du monde.

Arétria-la-ville, cité comtale

Si les châteaux sont fréquemment construits hors des villes, tel n'est pas le cas de la citadelle d'Arétria qui trône au centre de la cité comtale ; la raison en est fort simple : la citadelle préexista à l'émergence de la cité qui se forma autour d'elle au fil des siècles. De vieilles chroniques, parmi les rares documents ayant survécu à l'incendie de la salle des archives de l'an 792, en mentionnent la construction sous les règnes de Théobald I et Théobald II, deux comtes des âges anciens, si anciens d'ailleurs que la date de leurs règnes ne nous est point parvenue. Bâtie sur des fondations solides, symbole de la force et du pouvoir du maître d'Arétria, la forteresse est ancienne et témoigne du savoir-faire des grands bâtisseurs d'une l'époque lointaine qui, vraisemblablement, n'ont pas transmis leur talent aux générations futures. Aujourd'hui, tout juste sait-on entretenir les larges murs de la citadelle pour protéger les immenses pierres de l'usure du temps ; mais nulle autre construction semblable ne semble devoir émerger un jour dans le pays. Quoique toujours robuste, la citadelle a prit avec le temps un aspect de vieille pierre nue, et il n'est guère d'ornements ni de fioritures qui soient venus étoffer le caractère brut de la construction.

Roderik de Wenden a écrit:
La bourgade qui avait prit forme au fil des siècles autour de la citadelle, la vie qui avait essaimé jusqu'en ses faubourgs, formant ainsi le chef-lieu du comté, lui était étrangère. La ville était laide ; des habitations robustes, mais érigées ça et là de manière hasardeuse, ce qui avait peu à peu formé un labyrinthe d'allées étroites et distordues. Elle était dense, surtout, pour qui n'avait pas grandi dans une véritable cité. La populace y grouillait, avec ses bruits, sa chaleur et son odeur.

Hans a écrit:
Si la forteresse, merveille d'ingéniosite, fait force d'exemple en les académie Arétriannes, on ne peut pas en dire autant des bâtisses du bas peuple ; aux premières ères, simples masures, ces taudis ont évolué en un tissus dense d'habité, au pieds de granit, et aux étages tous charpentés. Bien que l'ensemble ne défaille point, et ne pèche point par fragilité, on ne peut assurément pas le qualifier de beau. cet amas grouillant de bâti, se distordant et évoluant au gré des allées, forme un filtre entre les places importantes et l'extérieur. Notons parmi les susdites places importantes, la sémillante église d'Arétria, dont les murs ont été peint, dans l'ancien temps, par le sang d'infidèles - dit on. Sûrement des menteries, il n'en reste que ce lieu sacré jouit d'une réputation importante, d'autant plus après l'hérésie des Quatre Fourchettes (peste soit d'elles), qui aurait fourni la peinture sanguine dont on parlait plus haut.


Külm, la rocailleuse

Malgré deux siècles d'existence, Külm-la-rocailleuse est infiniment moins ancienne que ses deux rivales, Arétria-la-ville et Lün l'Impétueuse. Jadis petit village de paysans, elle connut un essor considérable avec l'arrivée en l'an 808 du dixième cycle d'un groupe de nains, dont les pérégrinations hasardeuses les conduisirent à élire domicile au mont-goulin, dans les montagnes du nord-est du pays. Curieusement bien reçus par la population locale, les nains firent dans un premier temps la fortune de Külm et le bonheur de ses habitants en entreprenant des travaux de forge avec tout le savoir-faire nanesque. Les vieilles masures paysanes firent bientôt pâle figure, à mesure que les premiers colons nains, bientôt rejoints par d'autres, creusaient la roche pour y installer leurs habitations, formant peu à peu la cité troglodyte qu'elle est aujourd'hui, enrichie par les travaux de forge et le creusement de galeries dans la montagne.
La richesse nanesque ne tarda pas à attiser la convoitise des paysans, qui se sentaient floués et envahis par cette vague d'immigrés un peu trop débrouillards à leur goût. Les nains, jaloux eux-mêmes de leur propre pouvoir et désireux de maintenir la première enclave de leur peuple en terre des hommes, s'organisèrent en une puissante guilde, l'Alliance Nanienne Arétane Ortheimoise du Creuset d'Acier ; et la bonne entente qui régnait au début entre les paysans et eux s'évapora. Se multiplièrent alors les vendettas et les meurtres sordides, jusqu'à ce que la paysannerie en appelle au comte d'Arétria de l'époque ; sans doute ces pauvres gens s'en seraient-ils abstenus s'ils avaient pu prévoir que le comte interviendrait en faveur des nains. Remettant les clés de la bourgade aux courtes-pattes du Creuset d'Acier, le comte asseyait ainsi son pouvoir sur la communauté naine, facilitant leur entreprise en les soumettant à un droit d'exception, tout en laissant au bourgmestre droit de justice en la cité. Désormais régie par ceux qui en avaient fait ce qu'elle était devenue, Külm s'acquitta toujours de l'impôt comtal et le comte n'eut jamais plus à intervenir dans les affaires des nains.
Les récits ne mentionnent que rarement le sort des paysans insoumis, que l'on chassa pour la plupart sur l'ordre du comte, en leur coupant les mains et leur crevant les yeux.


Lün, l'Impétueuse

Roderik de Wenden a écrit:
Émergeant de la brume, éclairées par des torches et dominées par de hautes tours, des murailles trapues se découpaient dans la nuit. Labyrinthe de rues crasseuses aux maisons de bois, Lün était la troisième ville d'Arétria, et son principal port. C'était un lieu plein d'animation, même la nuit. Le bruit omniprésent n'était pas sans rappeler l'agitation de la capitale arétriane, mais en plus anarchique. Les habitants de ce lieu étaient des hommes rudes, coriaces, maniant la hache comme personne quand il s'agissait de couper le bois, et dont les mains solides construisaient de non moins solides bateaux. Ils étaient, surtout, de grands marins, qui connaissaient mieux que quiconque les confins nord de l'océan d'Eris, Lün étant le plus nordique des ports humains. Une ville de reîtres, de vieux loups de mer, de voyous, aux rues sales et fangeuses... et terriblement fière.

Un temps régie par les guildes citadines - dont la plus puissante est la guilde des pêcheurs - sous l'égide d'un bourgmestre, l'instabilité due aux rivalités locales fut mise à profit par un seigneur du pays lünestenais, Radbod du Ruy-aux-vierges. A la fin de l'an 6 du onzième cycle, celui-ci profita de la vacance du pouvoir comtal pour s'accaparer les droits sur la cité. La nouvelle famille comtale lui reconnut a posteriori ses privilèges, et ne tarda pas à regretter d'avoir à composer avec cet encombrant vassal.


La malelande

Alors que la plus grande partie de la population vit dans le nord escarpé, le reste du pays, fait de vastes plaines, paraît terriblement vide et hostile au voyageur égaré. Les villages essaiment pourtant ici et là, mais bien souvent isolés, mal défendus, peuplés de rudes autochtones endurcis par la rigueur de l'existence. Ici et là, quelques fortins abritent bien les gens de la noblesse locale ; mais ces hommes qui entretiennent autour d'eux des fantassins miteux tiennent plus du pillard que du chevalier et s'improvisent seigneurs de guerre. Et le quotidien de la malelande est fait de leurs rivalités incessantes, et du pillage des villages qui tardent à s'acquitter de leurs taxes. Il n'est guère qu'au sud que la noblesse, au contact des pays berthildois et olysseans, se fait plus civilisée, à l'image de la seigneurie de Sternburg - laquelle est pourtant en proie à de fréquentes et sanglantes guerres privées. A l'est, le bourg fortifié de Wenden entretient également un semblant de tradition chevaleresque, nourri par son rôle de défenseur du comté. Mais le centre de la malelande demeure un pays rude et inhospitalier, imprégné de siècles de violences incessantes.

Roderik de Wenden a écrit:
Le sien était celui de la malelande, avec ses plaines interminables où l'on pouvait chevaucher tout le jour durant sans rencontrer âme qui vive ; un pays vaste et plat, dont le ciel capricieux changeait le terreau en boue par temps de pluie. La nuit venue, le voyageur égaré ne devait pas commettre l'erreur d'allumer un feu ; car s'il éloignait les loups, il attirait immanquablement les maraudeurs qui pouvaient le voir à plusieurs heures de chevauchée. L'homme assoiffé qui venait s'abreuver de l'eau d'un ruisseau devait prendre garde ; celui-ci était parfois rempli de cadavres. La malelande était un pays impitoyable, aussi rigoureux et implacable que les hommes qui naissaient en son sein.

Roderik de Wenden a écrit:
Les pluies d'automne avaient mis la rivière en crue, si bien que la terre humide des plaines malelandoises s'était changée en boue. Force était de chevaucher avec prudence le long des chemins inondés, où les sabots des chevaux avaient tendance à s'embourber profondément ; mais les cavaliers arétans étaient rompus à cet exercice. Il en allait ainsi chaque année, car chaque année le comte s'en allait chasser les bandits de la malelande et recommençait l'année suivante.

Quelques fiefs malelandois :

Wenden

Roderik de Wenden a écrit:
Wenden protégeait depuis des siècles la trouée vers Serramire. Il avait grandi dans la sécurité d'un solide rempart contre la violence du monde extérieur, un rempart qui le protégeait autant d'éventuelles incursions serramiroises que des propres dangers de la malelande.
Il n'avait pas vécu dans le confort pour autant ; Wenden n'était qu'un fort autour-duquel s'était formé un minuscule bourg fortifié. Ici, point de citadins comme dans le nord ; il avait grandi avec des artisans forgerons et des hommes d'armes.

Stern

Voir la page dédié à la seigneurie de Stern.




Economie

L'on n'importe guère en pays arétrian, où de tout temps l'économie fut celle de la subsistance. C'est que les marchands se font rares, d'où le faible nombre de communautés urbaines, et il n'est guère qu'à Lün et Külm que l'on fait commerce avec l'extérieur, quand les guildes de la cité comtale se contentent de vendre leurs ouvrages à la noblesse locale.
Favorisées par l'abondance des pluies et la fraîcheur des vents marins qu'insuffle l'Eris jusqu'au centre de la malelande, la culture de blé et de seigle sont les principales activités de la gueusaille arétane. L'élevage de bétail est aussi largement pratiqué, malgré des conditions parfois difficiles ; on élève aussi des chevaux, et le roncin malelandois est fort prisé des cavaliers arétans, bien que boudé par le reste de la chevalerie péninsulaire qui lui préfère les montures eraçonnes. Ajoutons-y la pêche sur les côtes et aux berges des fleuves, qui fit notamment la puissance de la guilde des pêcheurs de Lün.
A Külm, les nains de la ville-forge fournissent un acier rare et cher que s'arrachent les plus fortunés, et creusent la montagne en quête de métaux précieux.


De la noblesse arétane

Si la noblesse arétane dans son ensemble est fidèle à ses traditions guerrières, elle est elle-même aussi disparate que la géographie du comté. Les châteaux et les bourgs les plus civilisés entretiennent une chevalerie conséquente, mais la noblesse arétane dans sa grande majorité n'a jamais été un modèle de vertu chevaleresque. Les seigneurs malelandois, pour le plus grand nombre, entretiennent plus volontiers des armées de reîtres que de véritables chevaliers : ces cavaliers rudes et, disons-le, grossiers, entretiennent la mauvaise réputation du pays chez ses voisins. En Arétria plus qu'ailleurs, la noblesse rechigne à se mélanger avec le reste de la péninsule.

Probablement du fait de son éloignement géographique, terre parmi les plus septentrionales du royaume isolée entre océan, monts et forêts, Arétria a gardé de tout temps ce repli sur elle-même ; il en va ainsi depuis la conquête du Nord par les rois Fiiram, et depuis que ceux-ci installèrent leurs légats royaux, les marquis, en vue de mettre au pas les seigneurs païens, Arétria fut toujours éloignée du pouvoir royal et parfois réfractaire à la tutelle imposée du marquisat de Sainte-Berthilde - laquelle parvint malgré tout à se maintenir au fil des siècles, en dépit de heurts fréquents.


Quelques personnalités du comté :


Iselda de Karlsburg, comtesse d'Arétria
Roderik de Wenden, comte d'Arétria, seigneur de Wenden
Almar de Karlsburg, haut-prêtre d'Othar, oncle d'Iselda
Radbod du Ruy-aux-vierges, seigneur de Lün
Sourcil d'Airain, Bourgmestre de Külm
Ewald de Karlsburg, seigneur de Karlsburg et de Kulmehele
Arnoul de Stern, seigneur de Sternburg (suzerain des Hohenburg d'Ernal)
Cadoc de Leuze, seigneur de Leuze
Leudaste Le Jeune, seigneur de Sorosd
Henri de Rimbert, seigneur de Rimbert




Quelques comtes d'Arétria :

Raphaël de Viorel, disparaît dans des circonstances tragiques que les chroniqueurs n'ont pas jugé bon de mentionner.
Dernier héritier direct de la lignée mâle des Viorel, l'antique famille qui régna sur le comté pendant des temps immémoriaux.

Gilrad d'Islaïl, fils de Gelbrog d'Islaïl et d'Asla de Viorel, neveu de Raphaël.
Il disparaît pendant la guerre civile qui marque la fin du 10ème cycle.

Anseric de la Rochepont, fils de Théodoric de la Rochepont et de Jehanne de Viorel.
Chevalier fieffé de Serramire apparenté à la famille ducale des Séraphins ainsi qu'à la maison de Viorel ; il entra au service du comte Raphael de Viorel. Il épousa Clélia, baronne d'Olyssea, de qui naquît Yvain de la Rochepont, dont les chroniqueurs ont perdu la trace. Il meurt en l'an 6 du onzième cycle en tentant de soumettre le Berthildois, dont il refusait la traditionnelle suzeraineté ; les chroniques mentionnent cet événement comme la guerre de l'Atral.
Avec la mort d'Anseric disparaît le dernier prétendant apparenté à la maison de Viorel.

Wenceslas de Karlsburg, fils de Sigurd de Karlsburg et d'Alyna de Wenden, reçoit en l'an 7 le comté d'Arétria des mains d'Arsinoé d'Olyssea, marquise de Sainte-Berthilde et régente du royaume de son fils Bohémond Ier, pour ne pas avoir suivi la bannière d'Anseric lors de la guerre de l'Atral. Il succombe de la peste l'année suivante lors d'une campagne militaire en Oësgardie.
Le nouveau comte n'ayant pas d'enfant, c'est son oncle Alwin qui récupère la succession.

Alwin de Karlsburg, fils de Wihelm de Karlsburg et d'Oda de Quelquepart, oncle de Wenceslas.
Il entreprend une nouvelle campagne en Oësgardie à la suite de son neveu, pour connaître à son tour un funeste destin à Nebelheim.
Son fils aîné Bertrand est mort peu avant lui ; en vertu de la coutume qui privilégie les héritiers mâles, son cadet Ewald est supposé hériter, mais celui-ci y renonce pour d'obscures raisons, et c'est sa fille Iselda qui hérite du comté.

Iselda de Karlsburg, fille d'Alwin de Karlsburg et de Katrin
C'est en Verimios de l'an 8 qu'elle est proclamée comtesse, en son absence et à son insu, par l'ost arétan en Oësgardie. Sous la pression des vassaux et celle de Godfroy de Saint-Aimé qui vient de se proclamer marquis de Sainte-Berthilde, elle épouse Roderik de Wenden.



Traditions arétanes

Comme partout en péninsule, le calendrier est jonché de fêtes religieuses. Il est néanmoins quelques célébrations propres au pays arétan, en apparence dépourvues de tout fondement religieux, mais que certains lettrés considèrent comme étant les réminicences de très anciennes coutumes païennes.
La plus connue est la « fête de la gueuse » qui a lieu chaque année au printemps ; célébrant le retour de la belle saison, le peuple fait bonbance et se colle une grosse biture pour l'occasion. Comme son nom l'indique, cette célébration est l'occasion de toutes les impudeurs ; au-delà des frontières du comté, cela a pu contribuer à stéréotyper les arétans comme des gens grossiers et lubriques, mais cette occasion unique n'est finalement que le pendant de la pudibonderie qui règne sur la société le restant de l'année. Le clergé et même certains comtes ont parfois tenté de lutter contre cette fête à l'esprit malsain, sans succès.
Une autre fête propre au patrimoine arétan est celle dite « des mauvais voisins. » Une fois l'an, traditionnellement lors de la première ennéade de Verimios, il est de coutume d'offrir le présent le plus laid possible à un voisin que l'on déteste. C'est la raison pour-laquelle chaque année au début de Verimios des immondices sont déversées sur le pas de porte de chaque maison.



Rédigé par Roderik de Wenden, inspiré des travaux de Hans
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