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 Séance de Diète de la Ligue Péninsulaire - Barkios, an 9

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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Séance de Diète de la Ligue Péninsulaire - Barkios, an 9   Ven 30 Déc 2016 - 22:39







Convocation de la 2nde séance de la Diète de la Ligue






Lettre envoyée à tous les nobles de la Ligue




M. Niklaus d’Altenberg,


A tous les nobles de la Ligue,

Après discussion en Conseil, et ayant entendu l'appel de plusieurs d'entre vous, je vous informe que le conseil de la Ligue invoque le quarante-troisième article de la Paix de Diantra. La Diète est par conséquent invitée à se réunir en son siège, lors de la dernière semaine de Barkios.

Nous invitons tous les nobles de la Ligue à se présenter en conséquence à Erac.

Fait à Diantra,

Niklaus d'Altenberg
Chancelier de la Ligue Péninsulaire,
Duc électeur du Garnaad,
Baron d’Apreplaine
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Séance de Diète de la Ligue Péninsulaire - Barkios, an 9   Sam 7 Jan 2017 - 11:59





Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg

Chancelier de la Ligue




Hotel des Abeilles, Diantra,
Kÿrianos de la 2ièmeennéade de Bàrkios de la 9ième année du 11ième cycle,

A tous les nobles de la Ligue,

Voici l'ordre du jour que nous avons fixé à ce jour pour notre prochaine séance de Diète de la fin de ce mois,

Partie 1 – Droit de parole réservé aux membres de la Diète (nobles terriens)

- Discussion autour d’un acte fixant les conditions de dissolution de la Ligue et le retour de la couronne unique sur le territoire complet de la Péninsule ;
- Discussion autour d’un acte modifiant le statut de Diantra dans la Ligue Péninsulaire ;
- Présentation des missions des légats de Ligue ;
- Présentation des mesures liées à la coordination des réserves alimentaires puis discussion ;
- Répartition des droits de douane à l’entrée du territoire de la Ligue puis discussion ;
- Périmètre de la mise sous surveillance des territoires en faillite puis discussion ;
- Présentation de la décision du conseil concernant les investissements militaires et leur pertinence puis discussion ;
- Discussion pour tous les nobles avec droit d’immédiateté souhaitant discuter de leurs doléances (liste à adresser pour l'ordre du jour - voir après) ;
Partie 2 – Forum ouvert à tous les nobles de la Ligue

- Discussion pour tous les nobles de la Ligue souhaitant discuter de leurs doléances ; (liste à adresser pour l'ordre du jour - voir après)

Nous demandons à chaque noble disposant du droit d'immédiateté et souhaitant proposer un acte en séance de faire parvenir copie de cet acte à la chancellerie ou au chancelier avant la 6ième ennéade de Barkios. Cette acte ne sera naturellement modifié aucunement par la Chancellerie. Son suzerain devra en être informé.

Nous demandons à chaque noble souhaitant faire part d'une doléance à la Diète d'en informer la chancellerie ou au chancelier avant la 8ième ennéade de Barkios afin que son temps de parole puisse être pris en compte.

Toutes les propositions écrites des actes seront soumises deux jours avant le début de la séance pour étude aux nobles présent en Erac à ce moment.

Avec mes respects,





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Renaud d'Erac
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MessageSujet: Re: Séance de Diète de la Ligue Péninsulaire - Barkios, an 9   Jeu 16 Fév 2017 - 11:03

Château d'Erac,
Kÿrianos de la 9ème ennéade de Bàrkios, 9ème année du 11ème cycle



La Diète, ce rassemblement de la noblesse que Renaud attendait avec impatience. L'évènement se tenait au château d'Erac même, Renaud ayant insisté pour que tout soit prêt pour accueillir tout ce beau monde et Niklaus avait préparé cela à sa manière. Le Duc d'Erac avait la chance que cela se passe sur ses terres, ce qui le mettait inconsciemment en avant. il était donc hors de question que la réception et le logement de tout ce beau monde se passe mal. Ce fut la salle du Trone, la seule qui pouvait accueillir autant de monde autre que la salle de réception. Des tables et des chaises avaient été disposé en cercle, le premier accueillant Blanche, Nimmio, Niklaus et Renaud et les autres cercles allant des plus haut titres vers les plus bas. Malgré un temps doux, des braseros maintenaient la chaleur au sein de la pièce, il était à parier que vu le monde, la température ne tarderait pas à monter. Cette journée serait un tournant pour le Duc, après savoir si ce serait une bonne ou une mauvaise chose, il faudrait attendre la fin de la réunion pour le savoir. Renaud fondait beaucoup d'espoir sur l'impact qu'il aurait devant autant de monde, il savait qu'il devait s'illustrer et marquer des points devant les Seigneurs eracins, et il escomptait également se mettre en avant de cette ligue. Il devait se porter en pièce maitresse et non comme un pion ou une personne inexistante, attendant que les autres prennent les décisions avant de les suivre.

Toujours en deuil, il portait naturellement des vêtements noirs, ce qui faisait ressortir le vert de ses yeux et paraitre sa chevelure plus claire qu'elle ne l'était réellement. Le Duc d'Erac regardait aux alentours, assit à la place d'honneur puisqu'il était chez lui, il s'attardait sur telle ou telle personne, cherchant des connexions, des noms ou des rancœurs. Naturellement, aucun de ses sentiments n'étaient visible, son visage était de marbre. Il se tenait très droit sur sa chaise, les deux bras le long des accoudoirs, très digne et faisant tout pour tenir son rang et son titre. Bien entendu, il ne manquait pas de laisser trainer son regard sur quelques personnes de sa noblesse, ceux qui lui étaient le plus proche et avec lesquels il avait concocté quelques petites choses pour la suite.

Au fur et à mesure que le monde entrait, un brouhaha important s'installa alors que tous parlaient les uns avec les autres, attendant le début de la séance. Puis, lorsqu'il fut décidé que tout le monde était présent ou que le retard n'était plus tolérable, Renaud prit la parole. L'on n'aurait pas cru, pour sa première participation à la ligue, sa place au sein de celle-ci, ainsi que son jeune âge, il parlerait en premier. Le silence se fit aussitôt, que ce soit par respect ou surprise

"Messeigneurs, tout d'abord, permettez moi de vous souhaiter la bienvenue à Erac, tout à été mis en œuvre pour que vous soyez reçu dans les meilleurs conditions, n'hésitez pas à solliciter mes gens s'il vous manque quoi que ce soit"

Renaud marqua un silence afin de permettre à tous de bien le regarder. Renaud aurait pu attendre que la séance débute et que ce soit son tour de parler, mais il voulait marquer les esprits. Prendre la parole en premier était un début. Il voulait aussi attaquer avant qu'une partie de l'assemblée ne s'endorme, attendant le festin qui suivrait et se désintéressant de ce qu'il se dirait. Renaud était pour Bohémond bien entendu, et aussi pour récupérer ses terres de jurés mais il devait la jouer fine, isolé comme Erac l'était. Il devait donc profiter des règles de la ligue pour acquérir un avantage. La question était de savoir s'il y parviendrait

"C'est un joie pour moi de voir autant de personnes réunies au même endroit sans intention belliqueuse à l'encontre de leur voisins"

Il y eut quelques rires, chacun sachant que certains Seigneurs lorgnaient avec intérêt sur les possessions d'autres afin d'agrandir leur fief

"Je sais qu'il y a un ordre du jour assez conséquent et je ne voudrais pas retarder trop longtemps la session mais avant, j'aimerais lever quelques points d'ombres pour moi."

Renaud posa son regard sur Niklaus, faisant un effort pour ne pas regarder Nimmio et son épouse. Les deux hommes avaient déjà conversé lorsqu'il le Duc du Garnaad était arrivé et il semblaient partager certains points de vus. Une amitié pourrait même être envisagée, toutefois, l'instant présent n'était pas une discussion entre deux bons amis

"Monsieur le Chancelier, permettez moi une question qui semble si évidente, mais que j'aimerais entendre de votre bouche...La ligue est bien une organisation prônant une certaine égalité entre chacun, ainsi que la liberté de choix, est ce que je me trompe ?"
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Séance de Diète de la Ligue Péninsulaire - Barkios, an 9   Lun 6 Mar 2017 - 21:55

Niklaus avait passé le plus clair de la soirée précédente à acceuillir des délégués. Surtout ceux venus du Garnaad. Au-delà des membres de la Ligue normaux, se trouvaient également un grand nombre de nobles ne disposant pas de l’immédiateté de la Ligue mais venus pour voir les débats, ou remonter des doléances en fin de séance, si le temps restait. Niklaus s’était entretenu avec tous les délégués du Garnaad sans exceptions. Tous serraient les rangs politiquement pour ce premier point de rendez-vous où la noblesse des terres royales semblait enfin disposer d’une représentation cohérente. Niklaus les connaissaient tous parfaitement à présent. Ceux dont il ne connaissait avant la guerre civile que de loin, il avait appris à les connaitre. Et ses amis dans les terres royales étaient devenu des alliés politiques indispensable. S’ils n’avaient pas réussi à se maintenir unis, ils auraient été dispersés ou pire.

Niklaus avait également tenté de rencontrer presque tous les nobles ne disposant pas de l’immédiateté mais étant remonté jusqu’à Erac en provenance du Garnaad. Il n’avait pas du tous les voir, certains avaient dû passer entre les mailles du filet, mais au moins avait-il vu l’essentiel. Naturellement il avait également rencontré des délégués d’autres provinces, qui l’avaient plus sollicité pour des affaires privées ou pour son rôle de chancelier. Certains étaient également venu le voir pour se faire une opinion sans aucun doute.

Il était finalement arrivé presque en retard à la Diète, et pour cause il avait appris en dernière minute la maladie de M. de Vallancourt. Ce dernier était sans enfant, donc c’était son plus proche assesseur, le régisseur de son domaine, qui était là. L’homme était un brave, et Niklaus était heureux de savoir qu’il avait ce dernier ici. Il était presque plus fiable que son maitre. Que Vallancourt fusse malade ne l’étonnait pas. Il n’était pas tout jeune, et il jouait au jeunot. Il se remettrait bien vite. Les mauvaises herbes avaient la vie dure.

Il entrait dans la salle de la Diète avec son pas décidé mais feutré. Comme à son habitude.
Il prit place, et laissa l’homme qui était leur hôte ouvrir les débats. Fidèle à ce que Niklaus avait pu découvrir du jeune homme quelque temps auparavant, ce dernier posa immédiatement une question concernant l’égalité dans la Ligue. Niklaus ne savait pas trop où ce dernier voulait en venir, mais il supposait que cela devait être la figure imposée juste avant de demander un vote sur un point qui lui tenait à cœur. Niklaus se leva avec lenteur pour prendre la parole.


« - Votre Altesse, je vous remercie de ces quelques mots. Et puisque vous avez adressé la première question, j’ai l’honneur de déclarer cette première session ouverte. »

D’une voix égale, calme mais portant loin, comme un orateur visiblement habitué, il poursuivit :


« - Votre Altesse vous posez la question de savoir si la Ligue prône une certaine égalité en son sein. La Ligue, conformément à son traité fondateur, a pour but d’assurer que les décisions prises au titre des fonctions régaliennes soient effectivement prises de manière la plus consensuelle possible. La Ligue ne prône pas une égalité complète, puisque la féodalité et l’hommage, par nécessité, créent un système de devoir des vassaux envers en leur suzerain et inversement. Par conséquent un biais existe nécessairement. Seul le duché électoral du Garnaad, par ses dispositions particulières est un cas d’espèce. En effet j’en suis le chef, car la noblesse s’y est réunie pour se trouver un arbitre et un représentant en ma personne. Mais je ne suis ni le suzerain, ni le propriétaire des terres du Garnaad dont vous connaissez tous l’histoire particulière et donc le droit particulier. Malgré cela les seigneurs qui composent nos domaines et qui disposent de l’immédiateté de ligue -donc représentés ici- sont sous l’autorité de leurs barons.

En conclusion donc sur l’égalité : chacun peut donc théoriquement voter selon sa conscience en ces lieux, mais cette conscience doit également se satisfaire des serments pris par ailleurs, avec ses suzerains. Je pense qu’ici chacun en est conscient je n’ai donc aucune appréhension à dire tout cela en public. Ces choses sont connus de tous, et je pense que personne n’a pensé que la Ligue était une entreprise de démantèlement de la féodalité qui nous est chère. Elle renforce néanmoins notre capacité à entendre chaque voix de noble dans nos domaines et donc à instiguer des politiques au plus proche des besoins de nos domaines dont la noblesse locale a une conscience de terrain.

Le plus important est de bien comprendre que la Ligue et en particulier la Diète nous donne l’occasion d’entendre et de discuter des doléances de chacun et d’entendre les remarques qui peuvent nous être adressés sur notre gouvernement. Car c’est au conseil de la Ligue que revient l’essentiel du pouvoir de notre organisation, où soit le souverain des provinces de jure, soit le représentant de la province dans mon cas, est représenté et dispose, en cet endroit d’un poids équivalent aux autres provinces, oui c’est exact.

Pour ce qui est de la liberté de choix, la Ligue donne cette liberté de doléances et d’amélioration des propositions d’acte, mais la liberté n’y est pas totale, puisqu’en premier lieu les traités et les lois y sont applicables pour tous. A ce titre la liberté, comme toujours, n’est jamais totale. Mais toute personne raisonnable comprendra que le gouverment éclairé, même en l’absence de couronne tant que cette dernière n’est pas restaurée, n’est pas un gouvernement de la liberté absolue, mais un gouvernement assurant le respect des droits de la Loi et des droits coutumiers. »


Il supposait que Renaud n'avait pas terminé. Aussi ne proposa-t-il pas de passer à la suite de l'ordre du jour mais resta debout, pour pouvoir à nouveau répondre à Renaud si ce dernier avait une autre question. Sans quoi et s'il s'était trompé, il reprendrait place assise.
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Renaud d'Erac
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MessageSujet: Re: Séance de Diète de la Ligue Péninsulaire - Barkios, an 9   Mar 7 Mar 2017 - 7:48


La maladresse, la malchance ou le stress, voir sa jeunesse, toujours est il que sa question, pourtant si bien préparée, avait été maladroite et mal formulée. Niklaus se mettait en devoir de répondre et pourtant, tout son argumentation était à côté de ce que Renaud voulait. En effet, ce n'était pas forcément d'égalité qu'il voulait parler mais surtout d'alliés

"Je vous remercie pour vos éclaircissements, messire Duc, c'est maintenant plus clair."

Il ne devait pas montrer qu'il s'était trompé sur son choix de mot, aussi il garda contenance et fit comme si Niklaus avait parfaitement répondu à ses attentes. Il reprit différemment

"Nous sommes tous ici d'accord pour dire que nous sommes tous alliés au sein de la ligue et que celle-ci dépend de tous. J'en viens au fait de ma plus grande interrogation"

Le moment était solennel, il feinta un air de mystère teinté d'incompréhension, bien droit, ne parlant pas très fort mais suffisamment pour que tous l'entendent

"Je m'adresse à vous, monsieur de Velteroc, puisque tous ici sommes d'accords pour dire que nous sommes alliés, je voudrais connaitre la raison pour laquelle mon père, Léandre, n'a pas été relâché ? Pourquoi le gardez vous en otage ? Je vous demande devant tous de donner l'ordre de le libérer immédiatement"

Le pavé était lancé dans la mare. Alors que Renaud s'attendait à ce qu'un brouhaha magistral s'élève, chacun y allant de son commentaire, il fut surprit par le silence qui régnait. Tous les yeux étaient tournés vers Nimmio, suspendus à la réponse qu'il allait fournir.
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Séance de Diète de la Ligue Péninsulaire - Barkios, an 9   Mar 21 Mar 2017 - 13:10


Le couple ducal était arrivé séparément mais on les avait naturellement logés à la même enseigne. Quoi de plus troublant qu’un mari et une épouse ne dormant pas l’un côte à côte. Alors il allait fallu faire avec. Mais nous ne sommes pas là pour palabré de l’arrivée mais bien de la Diète. Malgré les regards désapprobateurs pour certains, haineux pour d’autres, Nimmio ne s’en souciait pas, Blanche non plus d’ailleurs, elle avait à ce titre tout autant de raisons de ne pas apprécier les éraçiens compte tenu de l’épisode qui s’était déroulée avec son père. Lors de la séance, ils étaient arrivé tout deux ensemble, le Duc du Médian égal à lui-même tout comme son épouse.

A la première question de ce jeune enivré sans doute par sa prise de pouvoir récente, Blanche plissa un instant les sourcils. C’était plus que louche et elle réprima une grimace, jetant un œil à son époux qui avait sans doute déjà saisi où il venait en venir à moins que son égocentrisme pur et dur n’éradique les doutes qu’on pouvait lui porter. Niklaus, administrateur soucieux des détails entreprit un long récital sur le droit à l’égalité mais cela ne semblait pas être le point où voulait en venir Renaud mais fit comme ci.
Les premiers mots du Lyron tira un sourire à Blanche qui posait machinalement son coude sur la table pour y poser son menton et ainsi fixer intensément son cadet. A son petit coup d’estoc, les yeux dévièrent sur son époux au teint maladif qui semblait pourtant serein.
Nimmio ne jeta pas même un œil à l’assemblée et entreprit de répondre.


« Est-ce là la finalité de votre question préalablement posé ? Sachez que votre père n’est point un otage mais un invité de marque, traité à l’égal de son rang. A ce jour, il se repose à l’ombre des montagnes de Hautval et profite de sa visite pour goûter aux mets et vins de choix de ces terres. »

Le visage de Nimmio se tourna vers Blanche.

« Est-ce vraie, ma Dame ? »

Blanche qui se complaisait dans la contemplation de son époux, s’arracha à cette vision en se redressant.

« En effet, je puis vous l’assurer, messires. » Fit-elle en balayant l’assemblée en battant des cils et offrant son si charmant sourire qu’on lui connaissait. Elle marqua une petite pause en reposant son regard sur son mari qui inclinait légèrement son menton, l’invitant à poursuivre.

« A ce titre, nous serions ravie de pouvoir fêter avec vous la proclamation du légitime Duc d’Erac, Léandre d’Erac, malgré la perte de votre frère que nous regrettons. Est-ce cela que vous désirez, Sire Renaud ? » Elle insista bien évidemment sur le mot « légitime ».

Nimmio pouvait toujours compter sur la fougue de son épouse qui pouvait parfois (souvent) le desservir mais qui dans ce cas de figure lui était d’une aide. Si Renaud savait mettre les pieds dans le plat, il avait naturellement une rivale de choix en la personne de la Baronne de Hautval.
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Renaud d'Erac
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MessageSujet: Re: Séance de Diète de la Ligue Péninsulaire - Barkios, an 9   Mar 21 Mar 2017 - 13:58


Le piège se refermait, mais l'opposition s'était préparée, Renaud sourit en entendant les propos tenus par le couple que formait le Comte de Velteroc et la Baronne de Hautval. Il nota que c'était à Hautval que son paternel était gardé emprisonné

"Et bien, je vous remercie de vos éclaircissements, je ne savais pas qu'empêcher quelqu'un de partir pour retrouver les siens étant une invitation officielle pour Velteroc ou Hautval. Je m'en souviendrais à l'occasion"

Des rires fusèrent dans la salle avant de rapidement s'éteindre

"Vous ne verrez donc pas d'inconvénient à ce que la troupe qui attend dans la cours parte sur le champ, avec une recommandation de votre part, afin de ramener mon père parmi les siens et qu'il puisse se recueillir, chose qu'il n'a pas pu jusque la, sur la tombe de ses deux fils"

Le calme revenu, les regards froids étaient de circonstance. Le couple se moquait officiellement d'Erac, personne n'était dupe sur la soit disant invitation qui était une prise d'otage flagrante. Renaud avait fait préparer une troupe qui se tenait prête à partir aussitôt un parchemin valide en main, histoire de prendre de rapidité Nimmio s'il lui venait en tête de dire une chose et d'invalider ensuite ce qu'il avait fait pour gagner du temps

"Je connais mon père et rien au monde ne l'aurait empêché de venir pleurer les siens lors de leur trépas. Si vous le désirez, j'ai même préparé un document qu'il ne vous reste qu'à signer. Je tenais à vous épargner la fatigue d'écrire une telle lettre"

Renaud tenait un parchemin sur lequel Nimmio attestait que Léandre était libre de circuler comme bon lui semblait sur les terres de Velteroc, de Hautval et d'Ancenis afin de regagner rapidement Erac pour retrouver les siens qui avaient besoin de lui

"Et sinon, de quelle proclamation parlez vous ? vous piquez ma curiosité, alors que c'est vous même qui avez apporté son abdication que vous teniez de Léandre. Lorsqu'il sera de retour parmi nous, et s'il désire récupérer son titre abandonné, je serais ravis de réunir le conseil afin de voir ce qu'ils en pensent. Toutefois, excusez moi, mais cela concerne Erac et non vos personnes, vous en conviendrez."

En donnant le titre de Duc à Léandre après que ce soit Nimmio qui ai fournit son abdication, le couple tendait le bâton pour les battre. Il était évident qu'une ingérence de leur part serait malvenus et mal prise par tous les seigneurs présents, qu'ils soient d'Erac ou d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: Séance de Diète de la Ligue Péninsulaire - Barkios, an 9   Mer 22 Mar 2017 - 16:18


Bonjour,

A la demande de joueur et étant donné la fin du mois tampon qui approche à grand pas, nous avons décidé de mettre en place un système de deadline pour permettre à la Diète d'être bouclée et ainsi décoincer ceux qui voudraient jouer Verimios :

Chacun des participant à ce RP a dorénavant 2 jours pour poster. Au delà de ce temps, le joueur à qui revient le tour de poste peut poster une action que le joueur suivant devra prendre en compte sans pouvoir revenir dessus.

Si vous avez un doute sur la réaction des autres joueurs nous vous conseillons de privilégier les postes courts ou de leur envoyer un petit mot par MP si vous en avez le temps. Le but n'est pas de vous empêcher de jouer de concert mais d'accélérer le rythme pour que vous ne preniez pas de retard sur la trame globale.

Ce message sera retiré du sujet à la clôture de celui-ci pour ne pas alourdir la présentation.

Bonne continuation,
Le Staff.

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Ombre fugace
Maître de ton destin

-Crédits de l'avatar: ETERNAL RETURN - Art of pierre / Alain D.
Site de l'artiste: http://www.3mmi.org/v9/
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Séance de Diète de la Ligue Péninsulaire - Barkios, an 9   Mer 22 Mar 2017 - 18:39


Après avoir parlé, Nimmio prit quelques gorgées de vin.
Evidemment puisqu’on est à Erac, tout le monde est et sera sans doute pour le Duc. Evidemment que Léandre voudrait retourner celui qui égoïstement avait permis son emprisonnement et vouloir devenir roi. C’est vrai que ce fils-là n’était pas là une honte et un parjure, un vil acte de félonie. Non évidemment que non !

Evidemment que puisqu’on est à Erac, tous les regards étaient froids pour eux. C’est évident. Nimmio allait répond vis-à-vis de la dernière réplique.


« Nous en sommes bien conscient que tout cela concerne Erac.»

Une main s’emparait de son godet de vin. Il but une gorgé préalablement. Cette gorgée là-même qui fut difficile à passer mais qu’importe. Il inspira profondément en fermant une demi-seconde ses paupières comme s’il désirait bien chercher ses mots alors il reprit.

« Nous ne sommes pas certain que ce genre de méfiance vis-à-vis de notre camp est le sens même que vous… »
Stop.
« Venez. »
Stop. Il déglutit.
« De… donner à »
Ses lèvres perdirent bientôt toute motivation à articuler le moindre mot, c’était plutôt une difficulté qu’il s’efforçait de corriger. Puis une vive douleur lui prit au cœur alors que ses yeux se posaient sur Renaud. Il tenta de le désigner mais dirigea plutôt sa main vers la coupe en question qu’il renversa éclaboussant au passage son épouse. Il s’agrippa tant bien que mal à son bras puis s’effondra, inconscient, en quelques spasmes de douleur.
Un premier silence s’installa avant que le cri déchirant de Blanche ne retentisse dans toute la salle. Elle s’était levée et avait renversé sa chaise en fixant le corps disant de son époux. Son regard s'était posé sur le vin puis la coupe qu'elle prit entre ses mains en tremblant avant de la relâcher. Suspicion ?Certainement. En effet, les empoisonnements étaient monnaie courante, non ? Un peu comme en Erac avec la lignée de Lyron. Elle se précipita au chevet de son époux pour voir s’il respirait encore. Il sembla que oui.


« PAR PITIE UN PRETRE UN GUERISSEUR QUE SAIS JE !!!!!! »

Et elle commença à prier Néera et Tyra, psalmodiant ses litanies puisqu'elle était incapable de faire autre chose. Cela mettrait sans doute en pause cette séance de Diète. L'hiver approchait et ils auraient deux longs mois pour pouvoir refaire cette dite Diète. A moins que les personnes en présence n'aient aucun coeur et ne puissent pas prendre en considération les circonstances atténuantes des participants ?
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Séance de Diète de la Ligue Péninsulaire - Barkios, an 9   Jeu 23 Mar 2017 - 1:09



Le baron d’Apreplaine assista dans les minutes qui suivirent, de manière plus ou moins médusé, à un enchainement d’évènements dont le cours ne fut pas aisé à suivre. La réponse de Nimmio au jeune duc d’Erac fut une réponse en demi-teinte. Elle pouvait être marquée d’une forme de mauvaise foi. Mais l’on ne pouvait pas en juger. Niklaus se contenta de regarder avec attention le duc du Médian. Dans sa structure finale la réponse donnée était positive et semblait autoriser une libération du duc. Certainement ce dernier devait-il sentir qu’il n’était pas en majorité sur ce sujet. Niklaus n’ayant jamais été favorable au sort de Léandre, il jouait la partie finement.
 
La réaction de Blanche en revanche fut plus surprenante, comme enveloppée d’une sorte de menace en demi-teinte. Certainement cette dernière ne devait pas avoir apprécié que le nouveau duc d’Erac ne l’invite pas plus tôt voire l’ignore diplomatiquement. Niklaus avait naturellement écrit au couple ducal pour les avertir des changements en Erac et les avertir qu’il irait rencontrer le jeune duc, mais certainement le fait qu’elle ne fut pas invité officiellement même aux funérailles du Lyrion avaient du mal passer.
 
A moins que Blanche ne se doute des opinions du duc en termes de royauté. Ce qui dans ce cas n’arrangerait rien à rien. La zizanie se profilait à nouveau à l’horizon.
 
Niklaus fronça légèrement les sourcils à la mention de la volonté du jeune duc d’Erac d’envoyer une ambassade sur place. Nimmio avait présenté le maintien de Léandre au Médian comme de sa volonté. Nul besoin d’une force armée pour aller chercher l’homme. Cela envenimerait encore la situation. Niklaus allait intervenir mais le duc d’Erac fut plus rapide et ajouta quelques mots sur le fait que les affaires de succession de Léandre ne regardaient que l’Erac. Les affaires de succession de l’Erac était effectivement un problème interne à cette dernière. De ce point de vue Niklaus était d’accord. Nimmio répondit :
 
« - Nous en sommes bien conscient que tout cela concerne Erac.»
 
Tandis qu’il prenait un verre de vin, Niklaus en profita pour ajouter également son opinion.
 
« - Effectivement, tout cela concerne Erac. Inversement je pense qu’il ne s’agit pas ici de faire signer en séance quoi que cela soit à qui que cela soit. Nous pouvons compter sur les paroles de chacun. Puisque le père de M. d’Erac est libre d’agir comme il lui plait, et pour éviter qu’une troupe d’Erac ne donne l’impression d’aller chercher un otage, ce qui n’est pas le cas, je propose que le Garnaad s’occupe d’assurer la sécurité du transport de M. d’Erac père. Comme nous ne sommes pas partie prenante dans ce différent, cela vaudrait peut-être mieux… »
 
Nimmio avait fini de boire et reprit la parole. Il commença une phrase qui visiblement visait à dénoncer la défiance qui semblait entourer cette affaire d’emprisonnement ou ‘d’invitation’. Mais il n’arriva pas au bout de son idée. Il fut interrompu par un mal être qui fit froncer les sourcils à Niklaus d’étonnement. Puis le malaise se transforma en malaise. Après quelques gestes qui parurent donner l’air d’un pantin désarticulé, il s’effondra. En quelques secondes seulement Niklaus avait compris ce qui était à l’œuvre devant ses yeux et sentit un frisson lui remonter l’échine.
 
Ce n’était simplement pas possible. Pas maintenant… Pas ici… Pas encore ! Y aurait-il un seul congrès d’importance où les protagonistes ne seraient pas attaqué… Qui aurait osé ? Et comment ? Tout était vérifié. Plusieurs fois. Il n’était pas connu pour laisser les choses au hasard.
 
Niklaus bondit immédiatement et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, avait parcouru les quelques mètres qui le séparait du duc du Médian. Il entendait Blanche s’époumoner à côté de lui. Lui claqua des doigts autour de chaque oreille de Nimmio et lui ouvrit les yeux. Ils étaient révulsés et le corps de ce dernier avait encore des spasmes.
 
« - Tenez bon Nimmio… Restez calme… Je suis là… Je vais vous allonger par terre… Doucement. »
 
Usant d’une force insoupçonnée, Niklaus passa le duc à l’horizontal. On oubliait souvent que sous ses airs de jeune homme, Niklaus n’était pas un poids plume et avait suffisamment travaillé en forêt, à la chasse ou au combat pour être parmi les plus costauds de l’assemblée. Il passa un doigt sur le vin éparpillé et le sentit. Rien… Si c’était du poison, c’était bien réalisé. Mauvaise journée, mauvaise nouvelle...
 
Il arracha à toute vitesse les boutons du haut de la chemise du duc pour lui donner de l’air. Il n’était pas un guérisseur professionnel, mais il avait suffisamment fait de bataille ou vu d’accident pour connaitre les bons réflexes. Il mit également le duc sur le côté et lui plaça deux doigts dans la bouche pour l’inviter à régurgiter, tout en utilisant son autre main pour garantir que la bouche resterait ouverte. Il ne fallait pas qu’il lui sectionne les doigts par réflexe.
 
La chose eut effet car il régurgita en effet. Peut-être le poison était-il allé trop loin, mais au moins Niklaus avait-il essayé. Visiblement un des assesseurs de Niklaus avait été cherché un guerisseur car un homme en bure arrivait. Il fallait évacuer Nimmio. Rapidement. Niklaus s’approcha de Renaud le dévisageant pour tenter de savoir si le coup venait du jeune homme. Il n’aurait su dire. Bénéficiant du doute, Niklaus lui dit :
 
« - Votre Altesse, nous devons évacuer M. de Velteroc vers ses appartements. Je pense qu’il vaudrait mieux que vous vous retiriez. Je viendrai vous voir dans quelques minutes. Ne faites pas de geste inconsidéré avant que nous puissions discuter. »
 
C’est donc sur une civière que Nimmio reparti, accompagné de Blanche naturellement, parti pour ses appartements. Niklaus monta sur la table pour s’adresser à la foule.
 
« - La séance est suspendue jusqu’à cette après-midi. Je demande à chacun de retourner à son auberge ou son logement ici en Erac et de rester calme. Nous nous retrouverons cette après-midi pour convenir de la marche à suivre pour la Diète. Pour le moment je demande à chacun de prier pour M. de Velteroc. Nous allons vite faire la lumière sur cette affaire. Je vous promets de revenir vers vous avec des nouvelles cette après-midi. »
 
Il descendit de la table et prit le temps de parcourir les rangs des vassaux du Médian, que la chose avait naturellement ébranlé. Il passa une bonne vingtaine de minutes à rassurer chacun et à calmer les ardeurs. Il fallut toute la raison, toute la diplomatie et toute l’aura d’honnêteté de Niklaus pour parvenir à calmer les esprits.
 
Il quitta la salle au moment où cette dernière était presque vide. Il ne restait plus que quelques délégués, principalement des terres royales et qui attendait leur représentant. Niklaus vit Mme de Sarina l’une des seigneurs représentant le comté de Valblanc qui avait les larmes aux yeux. Il s’approcha et la prit dans ses bras. Ils se connaissaient depuis des décennies. La femme avait fait sauter Niklaus sur ses genoux. Elle avait perdu son mari dans la guerre civile aux champs pourpre… Elle aussi. Et pourtant, elle pleurait la violence qui assaillait celui qui était un peu responsable de la mort de son époux.
 
Faudrait-il encore longtemps que les anciennes terres royales et les veuves soient les seuls à pleurer devant l’étalage commun de la violence. Dans les bras de celui qui était peut-être son seigneur mais aussi son ami, la dame se laissa aller à un sanglot.
 
« - La guerre va-t-elle reprendre Nikla… Votre Altesse ? »
 
Niklaus relâcha son emprise.
 
« - Ne vous inquiétez pas Catherine… Les choses vont s’arranger, croyez-moi… Il faut trouver du courage dans les moments où l’espoir disparait… »
 
Il fit un sourire à la dame. Il n’y croyait pas vraiment, mais sa nature optimiste avait souvent le dessus. Et de toute manière il ne servait à rien d’accabler la brave femme. Il recommanda à un autre noble du Garnaad de s’occuper d’elle. Un autre de ses amis vint le voir.
 
« - Et maintenant ? 
 
- Je vais aller voir le duc du Médian et le duc d’Erac… De votre côté tentez de continuer à raisonner les vassaux du Médian si la pression monte.
 
- Vous pouvez compter sur nous…
 
- Merci Kurt… Je vous reverrai tantôt. »
 
Accompagné de ses gardes - ils étaient maintenant une dizaine- si les lieux étaient dangereux, sa garde aussi discrète qu’efficace savait faire évoluer le dispositif. Il ne l’avait même pas vraiment remarqué. Son garde du corps principal s’occupait de ce genre de détail. Il marcha jusqu’aux appartements du duc du Médian. Il dut montrer patte blanche. Il tomba sur le prêtre qui devait avoir dû donner les soins au duc.
 
« - Comment va M. de Velteroc ?
 
- Il est trop tôt pour se prononcer ?
 
- Poison ?
 
- Certainement, mais je ne puis dire exactement. Il était déjà fatigué avant l’incident.
 
- Je vois... Puis-je voir Mme de Hautval ?
 
- Je ne pense pas que cela soit une bonne idée… Elle est au chevet de son mari.
 
- Bon… Est-elle seule avec lui ?
 
- Oui bien sûr ? Que sous-entendez-vous ?
 
- Rien du tout… Je vous remercie. Faites savoir à Mme de Hautval que je me tiens à sa disposition. Je ne souhaite pas l’accabler dans ces moments difficiles. Si elle souhaite ne pas être déranger je le comprends. Néanmoins nous devrons prendre rapidement une décision sur quoi faire de la Diète. Je vais voir le duc d’Erac pour discuter de l’enquête sur les circonstances de ce malaise. Vous me trouverez là-bas. J’attendrai jusqu’à cette après-midi, mais sans réponse, j’agirai selon ma conscience seule. »
 
C’était peut-être dur, et naturellement des choses allaient se dire d’ici à l’après-midi, mais les affaires de la Ligue étaient totalement à l’arrêt depuis la constitution de la Ligue. Une inertie supplémentaire tuerait totalement la moindre capacité pour Niklaus de faire vivre les administrations de la Ligue. Mettant de facto fin à la moindre capacité de gouvernance au niveau supérieur. Et un tel niveau de décomposition entrainerait sans aucun doute une faiblesse qui serait fatale à l’idée même de ligue.
 
Niklaus avait encore sur lui l’odeur infecte des retours du duc du Médian. Il prit donc le temps de se changer et de se laver rapidement. Il avait laissé avec cela son costume d’apparat et s’était replié sur une tenue légère et solide, plus proche d’une tenue de voyage. Discrète mais bien réalisée, comme à son habitude. On aurait pu le prendre pour un aventurier fortuné. Il se remit en route pour retrouver Renaud.
 
C’est en réfléchissant à quoi ressemblait ses options pour le bien des territoires du Garnaad que Niklaus se rendait, à la fois un peu furieux et fatigué vers les appartements du duc d’Erac. Il n’était pas furieux après le duc d’Erac mais après lui-même. Comment la chose avait pu passer outre sa vigilance ? Surtout dans la boisson. C’était invraisemblable. Il avait passé plusieurs semaines à préparer la séance. Tout avait été réglé dans les moindres détails. Niklaus n’était pas né de la dernière pluie. Il avait anticipé une telle chose. Il ne voyait pas comment ce complot avait pu être organisé dans son dos. Ce qui faisait pencher ses soupçons vers l’entourage de Nimmio bien plus que sur le reste. Blanche aurait-elle pu ? Ce n’était pas possible. Son amie n’était pas du genre à se résoudre à ces choses… Et sa réaction avait été si viscérale… Pouvait-elle mentir à ce point ? Dans une certaine mesure il l’avait trouvé si changé depuis son retour en Péninsule qu’une petite voix au fond de sa tête se posait la question de savoir si son amie n’était pas plus affectée par le fameux accident dont elle avait parlé que ce qu’elle avait affirmé.
 
Il était inquiet pour Blanche, inquiet pour le Garnaad, inquiet pour la Ligue. Mais il n’avait rien perdu en détermination.
 
C’est dans cet état d’esprit et avec ces doutes qu’il arriva devant Renaud.
 
« - Serait-il possible d’être seuls Votre Altesse ? S’il vous plait… »
 
Il se retrouvèrent seuls.
 
« - Renaud je ne vous cache pas que la situation est grave. Je n’irai pas par quatre chemins et nous n’avons pas le temps de tergiverser : de vous à moi, je vous donne ma parole d’honneur que le coup ne vient pas de moi. Est-ce vous qui êtes derrière cette tentative d’assassinat ? Il me reste quelques heures pour sauver la Ligue ou nous exploserons sans aucun doute. Ne vous ravissez pas trop à cette perspective, car nous avons bien que l’étape suivante sera la guerre… Et cela nous ne pouvons y consentir. »
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Renaud d'Erac
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MessageSujet: Re: Séance de Diète de la Ligue Péninsulaire - Barkios, an 9   Jeu 23 Mar 2017 - 8:10


L'hypocrisie semblait être monnaie courante pour Velteroc et Hautval, Renaud le nota dans un coin de sa tête. Si prétendre que Léandre était encore le Duc légitime était leur stratégie, c'était raté et pas qu'un peu. Le ridicule devait commençait à faire son effet puisque Nimmio convint que la politique d'Erac ne concernait que le Duché et certainement pas ses voisins. Et puis tout s'enchaina, le Comte de Velteroc sembla en très grande difficulté. Etait-ce encore un stratagème, un sale coup du couple félon qu'il devait toléré dans sa propre demeure, ou alors venait il d'être empoisonné. Comme c'était brillant, surtout s'il avait l'antidote sur lui, alors il pourrait accuser l'hote de tout. Renaud l'avait mauvaise, c'était certain, l'on se jouait de lui, il du lutter pour garder son calme et ne pas ordonner à la garde d'étriper tout ce beau monde. Niklaus, quand à lui, réagit avec célérité, se précipitant sur le Comte et lui apportant les premiers secours.

"Innacceptable" Voila les mots qui franchirent les lèvres de Renaud et qui furent bien audible de tous

Voyant la tournure des choses, Renaud appela un prêtre de Néera, l'un de ceux qu'il savait maitriser la magie de la vie et qui avait les armes en main pour sauver, ou démontrer l'usurpation d'empoisonnement. Malheureusement il eut du mal à avancer au milieu de la cohue qui se déroulait dans la salle. Arrivé sur place, on ne le laissa pas pratiquer sa science. Et voila que Niklaus voulait imposer à Renaud sa façon d'agir et même le sermonnait. Pire, il était en train de suspendre la séance, ce qui mettrait à terre tout ce que le Duc d'Erac avait mis en place. Avant que tout le monde ne parte, Renaud ajouta

"Madame de Hautval, je prends à témoin cette assemblée. Vous avez dit que Léandre était un invité, les cavaliers partiront dans l'heure pour aller le chercher et le ramener chez lui. Messire d'Altenberg, si vous voulez joindre des hommes du Garnaad pour vous assurer que tout est fait dans les règles, libre à vous, ils seront reçus avec plaisir."

Il était évident que le banditisme, surtout au sein du Comté de Velteroc, imposait une troupe armée. Et puis un ancien Duc qui n'avait pas une garde personnelle n'était pas normale. Ce n'était pas pour attiser les braises, mais bien pour la protection de Léandre. Il donna ensuite les ordres qui s'imposaient, n'étant pas de ceux qui allaient fuir lâchement. Ce fut d'ailleurs salué intérieurement par ses hommes, qui virent leur Seigneur prendre des décisions et ne pas se perdre en tergiversations

"Que deux gardes soient en permanence à la porte du sire de Velteroc, personne n'entre sans la permission de la dame de Hautval. Messire d'Altenberg, si vous pouviez fournir un homme également, cela serait bienvenue. Que tous les accès de la citadelle, patrouilles et gardes soient renforcées, je veux être au courant de tout ce qu'il se passe. Je serais dans mon bureau"

Les hommes autres que ceux d'Erac étaient malvenue cette fois pour garder tout ce qui ne touchait pas à Nimmio. Quand à la demande pour des hommes du Garnaad, c'était bien évidemment pour assurer sa bonne foi et ne pas que l'on puisse l'accuser par la suite de ce qui pourrait suivre. Il se retira ensuite et convoqua son maitre espion, qu'il envoya enquêter. Il fallut un peu de temps avant que les premières informations ne remontent vers lui et ce qu'il entendit ne lui plu pas du tout. Niklaus fit ensuite son entrée, puis lorsqu'ils furent seul à seul, l'accusation fusa. Outré, et Renaud ne se cacha pas cette fois pour dissimuler son sentiment, il répondit

"Votre Altesse, vous m'insultez. Empoisonner le comte sous mon propre toit, je ne suis pas assez bête pour cela. Et quel serait mon intérêt alors que j'étais en train de le mettre au pied du mur en me servant des armes de la justice et de la ligue ?

Laissez moi vous dire ce que j'ai découvert et vous serez seul juge. Je ne sais pas pourquoi mais il semble que le vin but par Nimmio ait été tiré d'un fût apporté par leur propre soin et pas de celui que vous avez supervisé. Il s'agissait d'un vin de Hautval, servit par un échanson de Hautval. Ils n'ont permit à aucun des miens de s'approcher de la boisson ou de la nourriture à l'intention de Nimmio ou Blanche."


Renaud prit ensuite en considération la suite des propos du Duc du Garnaad

"Vous m'insultez une seconde fois si vous pensez que la guerre me ravit. Je vous l'ai déjà dis, je ne souhaite pas la guerre, tant que l'on ne m'agresse pas. Mais si guerre il y a, elle ne sera pas de mon initiative."
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Séance de Diète de la Ligue Péninsulaire - Barkios, an 9   Jeu 23 Mar 2017 - 20:08

Niklaus regarda le jeune homme. Il s’offusquait naturellement de sa demande. C’était là normal. Mais Niklaus n’était pas réellement en état de faire preuve d’une grande diplomatie. Il ne s’agissait pas d’un petit évènement. De plus il ressentait comme une sorte de force invisible qui semblait vouloir faire dérailler tous les évènements officiels qu’il tentait d’organiser. A ce moment précis, Niklaus était toujours autant déterminé à protéger les anciennes terres royales. Mais au final il se posait une question simple : la Ligue méritait-elle qu’il se batte pour elle ? Si chaque tentative qu’il faisait pour la préserver, pour l’organiser, pour l’administrer était systématiquement mise à mal par des assassinats, des coups bas, des complots, à quoi tout cela rimait-il ?
 
Il avait essayé, il avait tout donné de sa personne pour que cette entreprise fonctionne. Bien des nobles avaient donné de leur personne également pour faire fonctionner ce système donc beaucoup reconnaissait les grands mérites. Mais à ce stade, il fallait reconnaitre les choses clairement : la situation semblait intenable. Si cette Diète ne fonctionnait pas, alors il prendrait les dispositions qu’il jugerait convenable pour assurer la paix de ses terres.
 
Il gaugea le jeune homme de toute sa hauteur. Il avait repris le terme ‘Altesse’, ce qui créait une distance. Le toisant de tout son long, il regarda l’homme.
 
« - Je suis navré que vous le preniez mal Renaud, mais vous devez comprendre que je devais poser la question. Nous nous connaissons à peine. Je souhaitais que nous puissions être seuls car je voulais justement que nous puissions avoir une discussion ouverte sans que nous ayons besoin de sauver les apparences.
 
Je crois encore en la parole donnée. Je ne présage pas de la malhonnêteté des gens. Peut-être est-ce là une faiblesse, mais c’est là ma façon. Je vous avais prévenu, je dis les choses sans détour. Vous me dites ne rien à voir là-dedans et je vous crois. Je vous ai dit la même chose, et je vous laisse faire votre opinion de mon honnêteté. »
 
Il laissa le jeune homme continuer. Ce dernier n’était pas encore calmé de ses premières paroles, mais son annonce fut un coup de tonnerre à Niklaus. Sa raison lui indiquait déjà que c’était là le plus probable, mais le fait que le faisceau d’indices commence à pointer du doigt vers le Médian rendait la chose plus que probable.
 
« - Je crois que nous devrions nous asseoir… »
 
Sans attendre la réponse de Renaud, il prit un siège. Il avait besoin de réfléchir un peu.
 
« - Si ce que vous dites est vrai, il faudra l’annoncer à Mme de Hautval, en privé. Il faudra également déminer immédiatement les soupçons qui vont peser sur vous. Lorsque nous reprendrons la Diète tout à l’heure, je ferai une annonce pour dire, sans accuser qui que cela soit, de la confiance que je porte à votre honneur et à votre personne.
 
Pour ce qui est de la Diète, je compte bien la rouvrir dès ce soir. Je ferai une déclaration solennelle demandant un vote sur le cas de votre Père. Lorsque nous nous quitterons je vais aller voir mes collègues des terres royales pour sentir le vent et présenter mon cas. Mais je pense qu’ils suivront sans problème. Si les délégués du Médian ne se présentent pas cette après-midi et que nous ne disposons pas du quorum, alors je déclarerai la Diète un échec, et j’annoncerai que je quitte mes fonctions de chancelier de la Ligue. Je pense que nous arrivons là où je n’espérai pas arriver, à savoir la démonstration que les engagements de la Paix de Diantra ne sont pas tenus. Et là Renaud… L’abime s’ouvre… »
 
Il se tut… Effectivement, il avait bien l’impression que l’abime était cette fois à quelques centimètres de son pied. Il s’était jusqu’à présent retenu de plonger… Mais ses bras arrivaient à bout de force. Il était temps de changer de tactique…
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Séance de Diète de la Ligue Péninsulaire - Barkios, an 9   Sam 25 Mar 2017 - 18:26


Dans ladite cohue, alors que la Dame était paniquée et priant pieusement les dieux, elle entendit ses mots. Son regard s’était levée, furieuse, vers Renaud mais il attendrait bien car il y avait plus urgent. Elle s’était écartée et avait fait place à Niklaus qui lui administrait les premiers soins. Le soulagement s’imprimait sur les traits de la Dame, une fois que Nimmio eut rendu ce que contenait son estomac. Le corps retomba lourdement au sol. Il avait froid. Son corps lui faisait terriblement mal et il observait Niklaus dans le blanc des yeux sans sourciller en le remerciant silencieusement de son geste.
La Dame avait rendu ce même regard au Duc de Garnaad et se redressa tandis qu’une civière était amenée. Ces yeux de biche aussi douce que la soie s’étaient mués en une expression sauvage et féroce dédiée à Renaud. Blanche s’était avancée et sa paume s’était abattue en une gifle contre sa joue.


« Vous ! Vous-là qui venez de connaitre le deuil et qui sait mieux que quiconque ce que c’est la douleur de perdre un proche ! Ce qui est inacceptable c’est votre indifférence et votre cruauté alors qu’un homme mourrait sous vos yeux de ne vous soucier que de vos affaires qui je le rappelle n’était pas à l’ordre du jour quand votre cher frère Harold chauffait son trône ! Etait-ce le fait de la peur ou par simple opportunisme de votre part ?  Alors épargnez nous vos beaux sentiments suintant l’hypocrisie. RUSTRE ! »

Elle tourna aussitôt les talons pour courir vers son époux emmené dans ses appartements. Elle aurait bien craché au sol avec toute l’élégance d’un reître mais se retint tant le mépris était sien. Le parti hautvalois et velterien s’étaient eux aussi retirés dans leur quartier.


Dans un premier temps, elle refusa d’abord que les gardes éraçiens surveillent les appartements de son époux et soient remplacés par les veltériens, distillant ainsi son propre venin en suggérant que l’empoisonnement serait le fait d’Erac. La rumeur alla bon train et grandit auprès des intrigants qui se donnaient le mot puisque cet incident ne manquerait pas de faire couler l’encre au même titre que les mots dans les deux partis. Il y avait ceux qui pensaient que c’était une mascarade pour accuser Erac, l’autre que c’était bien le fait d’Erac et d’autres histoires encore contant que c’était une occasion pour tous ceux qui voulaient la mort de Nimmio agissent sans être suspecté.
Immédiatement, elle attrapa Irving, l’un de ses gardes, et s’entretint en huis clos avec lui afin de lui confier une mission. Elle lui confia un morceau de parchemin scellé de son sceau et partit. Par après, on vint l’entretenir que Niklaus souhaita la voir par après, ce qu’elle accepta.

Tandis que Niklaus et Renaud s’entretenaient. Blanche avait donné l’ordre que Nimmio soit tout simplement évacué et son argumentaire était basé sur le fait que Erac n’était tout simplement pas un endroit sûr.  Certaines personnes du camp veltérien comme du camp hautvalois demeureraient. Ancenis était seul maitre de sa décision et ferait ce que bon lui semble. Le Duc du Médian lui regagnerait Rochenoire.

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Renaud d'Erac
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MessageSujet: Re: Séance de Diète de la Ligue Péninsulaire - Barkios, an 9   Mer 29 Mar 2017 - 6:42

Renaud aurait pu éviter la gifle de Blanche, stoppant sa main juste avant qu'elle ne le frappe, toutefois il n'en fit rien. Il se laissa gifler, ce geste étant fort, surtout devant tout ce beau monde qui était présent et regardait la scène. Des exclamations suivirent, le camouflet étant fait, le geste très fort, surtout qu'il était tout ce qu'il y avait de plus officiel. Renaud ne fit aucun geste et resta de marbre, mais intérieurement il souriait.

Il partit jusqu'à l'arrivée de Niklaus et leur discussion en cours. Après avoir joué l'homme meurtit par de telles accusations, il reprit un ton plus posé

"Je comprends, pardonnez mon emportement, vous avez raison, je le sais. Il n'est juste pas agréable de se retrouver accuser sous son propre toit d'une chose si désagréable."

Renaud s'assit et écouta ce que Niklaus avait à lui dire

"Si ce que je dis est vrai, peut être qu'il ne faut pas le dire à la dame du Val. Avez vous pensé que ce pouvait être elle qui soit à l'initiative de l'empoisonnement ? En effet, elle se trouve liée à Nimmio par la mariage et pourtant, tout les sépare, de leur différend lors de la réunion à Diantra au fait que l'homme ne reconnait pas ses filles, écartant la lignée d'Aetius d'Ivrey"

Niklaus était grave, il prévoyait le pire. Pour sa part, le Duc d'Erac avait déjà chargé certaines personnes de faire rapidement courir la rumeur, vrai d'ailleurs, pour le fameux vin et le fait qu'il n'y eut que des gens de Hautval a servir ce couple.

"Mais Niklaus, je suis navré de vous le dire, mais les engagements de la paix de Diantra n'ont jamais existé que sur la papier. Je comprends votre frustration après le travail titanesque qui a été fournit, malheureusement, bien des points sont restés obscurs ou n'ont pas été appliqué. Il est évident que Nimmio s'est servit de sa victoire pour affirmer son pouvoir et qu'il comtait se servir de la ligue. Puisqu'il n'y arrive pas, sa dissolution ne le dérangera pas puisque c'est lui l'homme fort. La question sera ensuite de savoir ce que vous allez faire, si vous pensez le regarder marcher une nouvelle fois sur les Terres Royales ou contre Erac sans bouger ? ou si une entente sera possible entre nous."

Renaud plaçait déjà ses pions. Il n'aurait jamais pu espérer que tout se passerait si rapidement, et surtout il n'était pas encore assez préparé. Mais Erac n'avait pas participé aux champs pourpres et les forces armés du Duché étaient encore plus qu'honorables, ce qui n'était pas le cas des Terres Royales.

Plus tard, on lui apprit que les gardes avaient eu bien du mal à rester dans le couloir pour garder la porte, la dame ayant fait des pieds et des mains pour les faire partir, ce qu'elle n'avait pas réussit. Puis on l'informa qu'elle désirait que son époux retourne à Rochenoire, quelle meilleure idée pour l'achever durant le voyage, c'était pathétique, mais Renaud ne s'y opposa pas, il était dans le rôle du gentil, pas du méchant et les retenir n'aiderait pas sa cause.
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Séance de Diète de la Ligue Péninsulaire - Barkios, an 9   Ven 31 Mar 2017 - 21:03



Niklaus se releva pour aller jusqu’à la fenêtre la plus proche. Au dehors la neige s’était mise à tomber sur ce monde silencieux. La guerre n’éclaterait pas de suite de toute manière. Et contrairement aux premières fois il était évident qu’elle serait plus large que la première phase de la guerre civile, les autres domaines s’étant à présent défaits de leur problème d’invasion drow.
 
Un air froid s’échappait des interstices de la fenêtre et l’on sentait un léger courant d’air. Lui aimait le froid. Cela remettait les idées en place, cela obligeait à l’action. Avancer ou mourir, voilà ce que le froid représentait. Quelle meilleure illustration de sa condition depuis l’invasion des terres royales ? Il soupira silencieusement. Il s’était forgé une opinion. Il n’était pas certain de l’honnêteté de Renaud sur toute la ligne. Il s’avait bien que ce dernier pouvait avoir bien des arrières pensées. Il n’était pas si aisément manipulable. Mais en l’occurrence, ici, certaines parties de son discours étaient juste.
 
«  - J’ai pris ma décision Renaud. Je ferai une annonce en Diète. Pour ce qui est de prévenir Mme de Hautval, nous devons le faire. Je n’aime ni les rumeurs, ni les faux semblants Renaud. Je ne suis pas de ceux qui font dans l’entreprise de factieux. Pas dans ces circonstances. Je le rédigerai si vous le souhaitez… Pour ce qui est d’une reprise des hostilités, je n’y crois pas en hiver. Mais vous savez Renaud, ceux qui pensent qu’envahir les terres royales se feront avec facilité ne se rendent pas compte de l’état presque insurrectionnel dans lequel ces terres se trouve. Voyez les contorsions de violences qui se sont abattus sur les anciens maitres de Diantra. Les jacqueries ne sont pas loin… Et si au printemps l’Histoire se répète et nous sommes envahis, je puis vous assurer que la violence ira loin et que l’occupation ne sera pas du tout une partie de plaisir. Mais je suis conscient que cette réalité n’est pas connue des personnes pouvant avoir envie d’envahir les anciennes terres royales.
 
Pour ce qui est de l’Erac, je serai un soutien de votre indépendance naturellement, si vous êtes attaqué… »
 
La discussion n’irait de toute manière pas beaucoup plus loin. D’autant que l’on frappait à la porte. Il s’agissait d’un noble des terres royales qui cherchait Niklaus. Ce dernier se rapprocha de la porte pour échanger quelques paroles étouffées avec ce dernier. Il se retourna vers Renaud.
 
« - J’apprends que les délégués du Médian sont en train de partir pour suivre M. de Velteroc, que Mme de Hautval souhaiter rapatrier. J’ai demandé à mes hommes de se réunir à la Diète. Pouvez-vous en faire de même avec vos propres hommes ? Et pour finir pouvons-nous aller voir les personnes qui ont réalisé pour vous l’enquête dont vous me parlez sur l’empoisonnement de M. de Velteroc. Je souhaiterai l’entendre également par moi-même, ainsi je pourrai bien dire que ma conviction a été faite par moi-même, et non que j’ai simplement gobé votre version des faits. Sans cela, nous nous exposons à bien des choses… »
 
Ils passèrent donc les quelques heures suivantes, en attendant le début de la Diète déjà promise à l’échec à réentendre la version des témoins et des différentes personnes concernées. Au bout de ces quelques heures d’interrogatoire, dont une partie non négligeable de personnels ou de nobles des terres royales, les choses semblaient clairement se cristalliser.
 
« - Bien Renaud, j’ai fait ma conviction… Si vous me le permettez, je vais écrire une lettre à Mme de Hautval pour la prévenir sur son chemin de retour. »
 


 


MISSIVE A BLANCHE DE HAUTVAL





Maison Altenberg

Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg,




Chateau D'Erac, Erac
Kÿrianos de la 9ième ennéade de Bàrkios de la 9ième  année du XIième cycle,

Chère Blanche,

C’est dans les circonstances les plus graves imaginables que je vous écrits aujourd’hui pour vous prévenir. Je vous souhaite un bon retour dans vos terres.  J’ai passé les dernières heures à écouter les témoignages concernant l’empoisonnement de votre mari. Je souhaite vous prévenir que l’ensemble des preuves directes ou circonstancielles que nous avons pu accumuler semblent démontrer que l’empoisonnement a été réalisé par l’un de vos assesseurs. Nous n’avons pu en revanche déterminer avec certitude l’identité du coupable. Je vous recommande donc la plus extrême prudence et de mener votre propre enquête sans tarder pour faire la lumière sur ce complot à l’encontre de votre époux.

Au-delà de cette mise en garde, je souhaite vous prévenir que le quorum ne semble vouloir être atteint à la Diète avec le départ des nobles de Velteroc. A ce titre nous ne pourrons procéder à la poursuite des débats ou à la réalisation de la moindre réalisation. En particulier nous n’avons pu finir les discussions concernant la libération de M. d’Erac. Je souhaite vous informer personnellement que je suis, si l’Erac le demande effectivement, personnellement favorable à cette résolution. Il s’agit ici de procéder à la démonstration que nous revenons à un régime de paix.

De fait, je constate que la Ligue est dysfonctionnelle à niveau bien plus profond que de simples problèmes d’administration. Il me semble que fondamentalement la résolution de la Paix de Diantra visait à accepter d’une part le fait de guerre de votre victoire sur la Régence, entériner d’autre part un régime de paix devant procéder de notre collaboration et permettant petit à petit de trouver un terrain d’accord sur la fin de la guerre civile, ceci à l’échelle de la Péninsule.

L’esprit de ce traité n’a pas été respecté, et en conséquence je juge que nous ne pouvons continuer à nous fourvoyer dans cette mascarade ou à chaque pas que je souhaite réaliser pour organiser la Ligue ou assurer le respect de son traité et de ses institutions, je tombe sur des résistances immenses, démontrées encore plus aujourd’hui par l’attentat contre votre époux.

A ce titre, j’estime que ma capacité de chancelier n’est pas respectée, que les institutions de la Ligue ne sont pas respectée et j’annoncerai donc ma démission.

A ce titre également, j’estime que le traité de Diantra n’engage plus ses participants, tant il a été violé, dans son esprit comme dans sa lettre. De fait, j’annoncerai sous peu la dissolution du Garnaad, issu du traité.

Je crains naturellement que la paix soit mise en cause par cette décision. Mais il m’apparait clairement que cette décision de ma part, qui clarifiera la situation, le changera en revanche pas fondamentalement.

Il m’apparait clairement également que je ne sais quel sera notre sort aux terres royales, mais nous prenons, aujourd’hui encore, nos responsabilités.

Avec mon amitié,

N. d’Altenberg



 
Ayant fini sa lettre, il la donna à un messager pour qu’il puisse la délivrer au cortège parti dans la matinée vers le Médian… Niklaus était en état de grand malaise. Encore une fois son travail n’avait pas payé. Mais il était maintenant clair que la raison ne l’emporterait pas dans toute cette histoire. Lui qui avait voulu faire de la raison politique le cheval d’une bataille, lui qui avait réfléchi comme un administrateur consciencieux et un diplomate zélé, il était à présent clair qu’il avait échoué. Il ne s’en voulait pas… Il n’était même pas haineux d’autres personnes. Tout au plus voyait il là encore un immense gâchis, et la mise aux oubliettes d’un travail dont la conséquence ne serait peut-être jamais ni reconnue, ni utile… Oui vraiment, c’était là un beau gâchis. Mais ainsi allait l’Histoire…
 
Il s’en retourna vers la salle de la Diète et lorsque la salle, désemplie des délégués parti, il se retrouva principalement avec des délégués des anciennes terres royales, de l’Erac, ou des délégués du Médian, mais ceux principalement issus des anciennes terres royales prises par ce dernier. Douce ironie… Il prit la parole en ces termes
 
« - La séance est rouverte. »
 
Il s’arrêta un instant, embrassant l’auditoire.
 
« - Je constate que le quorum n’est plus atteint… Je me vois donc obligé de déclarer que la Diète a été empêchée, et que par conséquent je me dois d’annoncer que la poursuite des délibérations et débats est impossible. »
 
Il y eut un grommellement sonore dans la pièce. Il était évident, surtout venant des anciennes terres royales, que l’on ne goutait guère à la situation. Il eut un goût un peu amer en bouche, mais, droit dans la tempête. Comme il les comprenait… Il n’était pas leur représentant pour rien… Il fit un geste du bras demandant le silence, ce qu’il obtint au bout de quelques minutes.
 
« - Dames et Sieurs… Avant que nous nous quittions, il me parait important de dire quelques mots. Car je pense que nous tirons aujourd’hui tous les conclusions de ce qu’il vient de se produire. Je tiens à dire deux choses. Tout d’abord je tiens à dire qu’une enquête préliminaire a été menée sur l’attentat que nous avons vécu. Je tiens à dire que je dénonce avec la plus grande force, que je condamne de toute mon âme cet acte et les personnes qui en sont à la source. Les éléments que nous avons réunis nous permettent de penser que l’Erac et le Garnaad sont hors de cause. Je tiens à le dire car nos débats, au moment de l’attentat, s’échauffaient et beaucoup seront tentés de penser qu’il s’agit d’une basse manœuvre de la part des promoteurs de la libération de M.  d’Erac. Je tiens à dire publiquement, puisque notre Diète est maintenant empêchée, que je soutiens à titre personnel la libération de tous les prisonniers issus de la guerre civile. Cette situation ne peut continuer si nous nous disons vouloir la paix. Je l’ai obtenu pour les anciennes terres royales, il n’y a pas de raison qu’Erac ne puisse disposer des mêmes droits.
 
Pour continuer, je tiens à dire que je fais le constat, que nous partageons certainement tous, que cet attentat n’est que le dernier exemple d’une pratique organisée d’empêchement de la Ligue et de ses institutions. Non par un complot de l’extérieur, mais par le non-respect par les cosignataires des clauses de la Paix de Diantra. A ce titre je déclare que je ne suis pas capable, en tant que chancelier de la Ligue, d’assurer les fonctions qui auraient dû m’être confié. De fait, ma mission étant empêché, et ne prouvant prêter ma voix à une mascarade, j’annonce abandonner mes fonctions de chancelier.
 
Je réunirai les nobles du Garnaad en conseil à notre retour à Syriac afin que nous puissions discuter de la suite à donner de ces affaires. Mais sachez qu’à titre personnel, je considère que la Paix de Diantra n’a pas été respecté à de multiples reprises et que ce dernier attentat est le constat final et  suprême de ce non-respect. Sur quoi je vous remercie de votre présence et de votre attention. »
 
Il se rassit. Il s’était attendu à une tempête dans la salle, mais au final il ne resta qu’un silence presque complet. Attendant de voir si Renaud souhaitait ajouter quelque chose, Niklaus se leva finalement après ses paroles, s’il en avait, pour regrouper les nobles des terres royales et organiser les préparatifs du retour.
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Séance de Diète de la Ligue Péninsulaire - Barkios, an 9
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