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 Futurs souvenirs (pv Maé)

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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Futurs souvenirs (pv Maé)   Lun 9 Jan 2017 - 22:51

Futurs souvenirs







Alors, lui qui rêvait, il regarda là-haut.
Et son œil ne vit rien que l’éther calme et chaud,
Le soleil bienveillant, l’air plein d’ailes dorées,
Et la sérénité des voûtes azurées,
Et le bonheur, les cris, les rires triomphants
Qui des oiseaux du ciel tombaient sur ces enfants.



5ième énnéade de Barkios de la 9ième année du 11ième cycle
Un prieuré anonyme, à l'ouest de Hautval, au pied des montagnes



Il ne faisait pas encore frais. L’automne s’engageait dans une douceur mollassonne. Il faisait beau, même très beau. De grandes bandes de nuages s’accrochaient parfois aux hautes montagnes que l’on pouvait contempler depuis le monastère. Niklaus avait beau être un amoureux de l’océan d’Eris, un enfant de ce dernier même, il avait toujours aimé les montagnes. Même s’il était rare qu’il en profite. Le tourisme de complaisance n’était que très rare pour des nobles des terres royales.

Il était assis sur une herbe d’un vert pâle, on voyait qu’ici la pluie était plus rare qu’en Apreplaine. Elle était plus fine aussi, moins grasse. Bien agréable au toucher en fait. Et c’était visiblement l’expérience que son fils avait de la chose puisqu’il trottinait tranquillement d’un arbuste à un autre. Niklaus ne le perdait que rarement des yeux. Il prenait le temps de s’émerveiller, parfois avec un enthousiasme factice, pour les feuilles, les cailloux ou pour les petits insectes que le jeune garçon lui ramenait de chacune de ses expéditions.

Le prieuré dans lequel Niklaus avait décidé de faire sa retraite était situé non loin de la route des cols de Hautval vers le nord-ouest. C’était un lieu calme où quelques voyageurs faisaient parfois escale, mais comme l’essentiel des convois marchands passaient par les cols plus au nord ou plus au sud, on ne retrouvait là que quelques personnes, souvent plus fortunées donc voyageant plus légèrement et plus directement qui allaient et venaient.

Il avait décidé de quitter l’hospitalité pourtant parfaite de Blanche d’Ancenis, son amie, pour venir se perdre dans ces lieux que lui avait recommandés Arnold de Tennenbach, son confesseur, ami et guide spirituel. L’abbé de Waldhouse était naturellement en contact avec ses pairs de Hautval, et obtenir le droit de faire une retraite dans le prieuré ne fut pas une chose difficile.

Franz en eut assez de ses explorations et vint se réfugier auprès de son père. La relation qui les unissait n’était pas encore aussi affective pour l’enfant que si Niklaus avait pu partager le reste de sa vie à ses côtés, mais on ne pouvait tromper la nature longtemps, et l’affection de Niklaus était si grande que l’enfant ne pouvait qu’être rassuré en sa présence. Il n’était peut-être pas encore son père dans son cœur, mais au moins était-il la figure protectrice qui en était la plus proche approximation.

Le petit garçon était visiblement fatigué. Niklaus lui demanda si c’était le cas. Il se frottait les yeux sans en donner l’air. Mais avec la fierté et l’enthousiasme de tout enfant de son âge, il assura oh grands dieux qu’il n’était pas fatigué. Il le prouva d’ailleurs en trouvant encore la force de faire l’un ou l’autre aller-retour. Ces derniers furent de plus en plus approximatifs, et comme son père ne se leva pas mais se contenta de le féliciter pour les découvertes successives qu’il lui ramena, l’enfant finit par abdiquer et s’en vint s’asseoir dans les jambes de son père.

Niklaus le laissa venir contre sa poitrine et se mit à siffler un air ancien, une ritournelle qui reprenait un air de musique qu’il aimait se faire jouer le soir et qui sans nul doute était propice à la douce mélancolie d’un soir d’automne ensoleillé. Un air à la fois grave et lent dont les simples notes savaient trouver leur écho dans tout cœur un peu romantique ou un peu mélomane.

Il entama pour le deuxième refrain la chanson qui allait avec. Car cet air était la mise en musique d’un ancien poème, selon la composition de l’auteur. Les paroles étaient justes, et sa voix grave mettait en exergue le côté nostalgique de la chanson. Les sons s’envolaient vers les cieux, à présent dénué de tous nuages. Ceux qui avaient fleuretés avec la montagne avaient disparus.

A la fin de sa chanson, il regarda son fils. Ce dernier était tombé de sommeil. Rien de bien étonnant. Il eut un frisson et réprima un regard d’une colère et d’une rage extraordinaire tandis que son œil parcourait la nuque du jeune garçon dont il caressait le crâne. Il apparaissait entre les mèches châtains une cicatrice visiblement d’un coup de cravache donné trop durement. Les traces dans son dos avaient disparu pour la plupart. Celle-ci étant dans un pli, elle mettait plus de temps à disparaitre.  

Il avait de toute manière été vengé. Mais cela lui ramenait à lui sa colère.

Niklaus entreprit de se lever en douceur. Le garçon bougea et gémit un peu, dans un demi sommeil. Niklaus le disposa contre sa poitrine, ses petites jambes pendant contre son corps d’adulte. Il prit le temps de réorganiser ses bras et le charges peu encombrante pour que son fils puisse se blotir dans une situation confortable. Il fit également attention à ne pas friper le bas confortable de tissu bleu de l’enfant ou sa tunique en feutre noir.  

Le baron se mit en marche vers le prieuré, qui devait se trouver à environ une lieue de là tout en continuant à chanter à mi-voix. A une centaine de mètre de là, les deux hommes qui étaient en charge de l’accompagner se levèrent également mais restèrent à une distance suffisante pour rester discret. Niklaus n’aimait pas tous les attributs du pouvoir. Et en particulier celui d’avoir un nombre invisible d’ennemis sans raison véritable en était un qu’il abhorrait particulièrement.

Il ne fallut pas longtemps pour retrouver les jardins du prieuré. Là la sécurité était suffisante et les deux hommes disparurent. Ils devaient certainement encore voir leur maitre, mais s’était faits encore plus discrets. Il fallait passer dans le jardin de monastère pour arriver jusqu’au corps de bâtiment central réservé aux invités du prieuré et aux pèlerins de passage. Lui avait eu le droit à un petit appartement de rien du tout, mais qui lui suffisait grandement. Il était là en retraite, pas en villégiature.

Il s’arrêta quelques minutes dans le jardin pour contempler quelques plantes tout en continuant à fredonner la chanson. Il était toujours curieux de botanique. Une passion que lui avait transmis son précepteur. Niklaus était curieux de tout, mais s’exerçait particulièrement à cette science. Rapprochant ses yeux d’un arbuste jusqu’à presque le toucher, il essaya de reconnaitre la forme de la fleur.

Se retournant, il constata avec un peu de honte qu’il n’était plus seul. Habituellement il était un homme d’une discrétion plus grande et surtout d’une attention sans faille pour son environnement. Il aurait entendu la personne venir de loin. Mais avec sa petite chanson, sa concentration pour la fleur, la paix qui l’habitait depuis sa venue ici et enfin la respiration de son petit trésor à même sa poitrine, il avait fait abstraction.

Il eut un sourire un peu gauche. S’excusant à moitié par ce dernier. Il faisait face à une femme très certainement noble et également très certainement de passage dans l’établissement depuis ce jour, puisqu’il ne l’avait pas encore rencontré. D’une voix très douce, il prononça :


«  - Mes excuses… Je ne vous avais pas vu… »
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Maélyne de Lourmel
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MessageSujet: Re: Futurs souvenirs (pv Maé)   Sam 21 Jan 2017 - 20:35


Tant de choses s’étaient déroulées ce mois-ci et pourtant seule la moitié de celui-ci venait de s’écouler. Maélyne avait encore tant à faire avant l’hiver et sa visite à la Dame du Val était sans aucun doute son déplacement le plus important. C’était celui qui apporterait le moins diplomatiquement parlant  à Lourmel ou même à Etherna, car oui, la Loumelloise voyageait désormais également sous la bannière de la Licorne.

Les terres Hautvalloises se firent enfin apercevoir et la jeune femme put se rendre compte de sa géographie si particulière. Entourée de ses pics de montagnes, la Baronnie semblait ne craindre personne ; ni d’armée, ni même les Cinq. Maélyne ne se lassait pas de découvrir ces paysages qu’elle voyait pour la première fois sous son manteau d’automne. Les troupes passèrent d’abord dans des bois abritant des conifères puis au fur et à mesure de se rapprocher de l’intérieur des terres, un tout autre spectacle s’offrait à eux. Ce mélange d’orangé et de bruns lui rappela les automnes à Lourmel. Ces couleurs chaudes savaient parfaitement l’apaiser et lui apporter un certain bien être. Le soleil, présent sans être aussi agressif que durant l’été réchauffait sa peau et offrait à ses cheveux des reflets dorés. Son visage affichait perpétuellement un léger sourire, des traits détendus malgré la difficulté du voyage ainsi que des yeux pétillants face à tant de beauté qu’offrait la nature qui l’entourait. L’odorat des voyageurs était également fraichement sollicité, la fraicheur des pins, la senteur des vignes qu’ils croisaient, Hautval était un pays magnifique, un écrin protégé par ces montagnes, un véritable semblant de lieu enchanté.

C’est en fin d’après-midi, alors que le soleil commençait doucement sa chute qu’ils prirent la décision de s’arrêter dans un monastère. Conviviale et sécurisant, Maélyne n’avait point hésité un seul instant à s’y arrêter. Les hommes qui l’accompagnaient pouvaient se reposer et laisser Maélyne parcourir les jardins en toute tranquillité.

La jeune femme était habillée d’une robe blanche aux touches dorées. Le fin tissu venait frôler sa peau si sensible, elle qui venait de passer plusieurs ennéades à porter ses tenues de voyage fait d’un tissu revêche et de cuir qui lui serrait au corps. Cette robe apportait légèreté mais allégeait également les pas de Maélyne qui frôlait le sol de ses pieds nus tant l’herbe était douce et agréable. Sur ses épaules néanmoins, trônait fièrement sa peau de vison la protégeant ainsi du petit vent frais qui annonçait l’approche incessant de l’hiver.

Et c’est au détour d’un petit muret que Maélyne perçut un chant. Une douce voix qui murmurait quelques mots sur un rythme mélodieux. Ce doux son l’intriguait et c’est à pas de souris –ou d’elfe- qu’elle s’approcha lentement et sans faire de bruit. Un sourire vint quérir son visage lorsqu’elle trouva enfin celui qui possédait le talent d’un barde. Surprise toutefois de trouver un homme, et qui plus est, un homme qui portait au sein de ses bras nul autre qu’un enfant, Maélyne répondit doucement :
« C’est à moi de m’excuser… pour vous avoir épié durant vos murmures. »

Le ton était doux et ses yeux témoignaient d’une sympathie ainsi que d’un attendrissement face à cette scène que l’on voyait que trop peu dans le nord. Mais voir cet enfant ainsi protégé par les bras que semblait être son paternel remonta de bien douloureux souvenirs trop profondément enfouis. Maélyne repensa alors à Aline, sa fille, et sa seule réaction n’aura été que de baisser la tête précipitamment, soupirant pour reprendre difficilement son souffle. Son regard se fit miroir alors que la tristesse venait de trouver une nouvelle brèche. D’un geste discret, la Dame essaya les coins de ses yeux puis offrit un nouveau sourire qui se voulait aussi radieux que le premier.

La jeune femme n’était toutefois pas persuadée qu'il ait la même efficacité que le premier.


Dernière édition par Maélyne de Lourmel le Dim 5 Fév 2017 - 17:42, édité 1 fois
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Futurs souvenirs (pv Maé)   Jeu 26 Jan 2017 - 23:11

Continuant de conserver une douce étreinte à son fils, il ne voulait pas que ce dernier émerge trop de son sommeil parce qu’il avait arrêté de chanter et fredonner. Se lançant dans mouvement lent de gauche à droite, l’homme fit un sourire supplémentaire à la dame. Elle semblait être triste. Tout du moins laissa-t-elle un instant fugace cette impression. Le noble baissa les yeux. Il n’était pas poli de défigurer ainsi une dame qui visiblement était en peine. Elle se reprit bien vite et tandis que l’homme relevait les yeux, elle s’était déjà remise. Empruntant maintenant certainement un masque de bienveillance pour cacher sa douleur enfuie.

Il fit quelques pas lents sa direction. Elle avait relevé sa figure et faisait à présent un grand sourire à Niklaus. Ce dernier eut un sourire bienveillant et complice, hochant légèrement de la tête pour dire qu’il soutenait silencieusement la dame. Il ne dirait rien, il était bien trop poli pour cela, mais il souhaitait que cette inconnue se sache soutenue, au moins moralement.


« - Voulez-vous partager mes pas ? J’en serai flatté… »


Il se mit à déambuler avec lenteur, dans un silence ponctué par le bruit feutré d’une auge de pierre qui se remplissait doucement au gré d’un petit ruissellement d’eau. A ce silence venait s’ajouter le plissement de l’herbe sous leurs pas, et un petit bruissement de vent, souffle doux d’un été sur le départ. Dans ce calme propice à la contemplation, le soleil éclaboussait de ses rayons les feuillages d’or des arbres. Les arbustes étaient pour certains chargés de beaux fruits, attendant certainement que les religieux viennent faire leur récolte. Des oiseaux très simples allaient et venaient déjà, profitant du retard des hommes sur les plantes pour prendre à leur compte une partie de la récolte.

La promenade silencieuse dura environ cinq à dix minutes mais elle parut bien plus longue. Les lieux étaient simples, mais bien tenus, et la combinaison de l’heure, de la météo et de la compagnie en faisait un moment étrange, comme hors du temps.


« - Mon nom Niklaus au fait… »

Ces simples mots étaient venus sans prévenir, au détour d’une petite allée, et alors que Niklaus s’était arrêté en contemplation avec l’inconnue devant un mur de rose. Une ancienne ruine siégeait là. Visiblement une ancienne église emportée par le temps, et dont les grands murs servaient d’imposant tuteurs aux plantations des religieux. Il savait que l’autre devait également être noble. Mais il n’était pas certain, vu la région, de vouloir tout de suite attaquer des discussions politiques. Il se donnait la chance que le prénom ne lui dise rien ou qu’elle ne fasse pas le rapprochement. Les consonances antiques de ce dernier et le fait qu’il n’était que peu courant en dehors de l’Apreplaine n’aiderait peut-être pas. Mais Niklaus n’aimait pas mentir.

Il ne connaissait pas la jeune femme, mais il se doutait qu’elle était une noble soit de Hautval, soit du nord. Vu la proximité géographique. Et si elle était de la Ligue, il ne voulait pas que son statut vienne tout polluer. Il serait bien assez tôt pour revenir à cela. Mais pour quelques instants, être un homme normal et affable. Simplement.

Lui pouvait passer pour simple bourgeois ou pour un noblaillon sans importance. Il n’était jamais vraiment du genre à faire un monde de son apparence. Il était humble dans sa composition vestimentaire et dans ses goûts. L’éthique de sa famille était passée par là.

Niklaus n’avait pas de chance avec son regard… Lui qui était foncièrement une personne de bonne composition, ses yeux d’un gris tirant sur le bleu était d’une froideur presque palpable. Il ne se considérait pas comme froid. Sauf peut-être en affaire. Et encore. Pourtant il était bien difficile d’avoir un regard aimable dans ces conditions. Il baissa les yeux vers son fils. Il émergeait. Ouvrant difficilement deux yeux qu’on ne pouvait nier être les clones exacts du paternel, il dévisagea avec l’épouvante d’un enfant sortant du monde des songes cette nouvelles arrivée. Il enfuit sa tête de timidité dans le torse de son père, et soufflant dans l’oreille de son père à niveau totalement audible :


« - Père ? Qui s’est ? », fit l'enfant

Niklaus eut un petit rire.

« - Je pense que Ma Dame t’a entendue… Tu devras apprendre à être plus discret Franz… De plus il faut dire ‘Qui est-ce ?’ et non ‘Qui s’est ?’. Cette Dame est une amie. Nous nous promenons. Dis Bonjour… »

Il se retourna avec incertitude.

« - Bonjour »,
fit-il à un niveau cette fois presque inaudible.

Comme toujours avec les jeunes enfants, l’assoupissement était aussi rapide que le redémarrage. Et Niklaus ne doutait pas que dans quelques minutes à peine, il voudrait soit à nouveau courir dans tous les sens, soit serait rendormis. Ni l’un ni l’autre ne satisfaisait réellement le père, car il comptait bien le mettre à diner et le mettre au lit de bonne heure.

« - Ma Dame, que diriez-vous de me racompagner jusqu’au bâtiment des invités ? Peut-être y êtes vous aussi établi ? Je vais rendre Franz à quelqu’un qui s’occupera de lui. Nous pourrons alors un peu bavarder. Depuis deux jours que je suis ici pour prendre quelque repos et bien que j’apprécie la compagnie des religieux et la paix du lieu, je n’ai pas eu la chance d’avoir une conversation décente. Vous verrez que l’abbé n’est pas un homme très intéressant… »

Il fit un signe élégant de la main pour montrer la direction du grand bâtiment de pierre, de l’autre côté du jardin, annexé à l’église.
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