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 Il n'y que le temps qui confirme une amitié | Blanche d'Ancenis

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Maélyne de Loutremel
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MessageSujet: Il n'y que le temps qui confirme une amitié | Blanche d'Ancenis   Sam 21 Jan 2017 - 22:08


Au jour 4
De la 5ème ennéade
Bàrkios, mois d’automne
De l’an 9 du 11ème cycle.

La cité d’Hautval approchait à grand pas lorsque Maélyne décida d’envoyer un coursier prévenir Blanche de son arrivée imminente. Chevauchant toujours l’étalon que lui a offert Guillaume en attendant la fin de la gestation de sa fidèle jument ; Kaya, Maélyne ne rêvait que d’une chose : rejoindre le castel au plus vite, pouvoir allonger ses jambes et soulager ses cuisses douloureuses. Sans compter qu’elle avait enduré une ennéade de voyage pour ne rester que quelques jours auprès de son amie, la Lourmelloise comptait donc bien en profiter pour rattraper tout ce temps qu’elles avaient perdu tout au long de ces années. Oh bien sûr que les deux amies s’échangeaient régulièrement des missives mais avec les derniers évènements, que ce soit la guerre menée par l’époux de la Dame du Val ou les malheurs qui s’étaient abattus sur Maélyne et sa famille, tout cela avait finalement eu raison de la solidité de leur amitié. Et c’était bien pour reforger celle-ci que la jeune femme avait parcouru tant de chemin et ce, sans le consentement de son propre époux.

Juchée sur une légère colline, la jeune femme afficha un sourire radieux mais qui prouvait également son soulagement lorsqu’elle aperçut ne serait-ce que l’ombre de la cité. Il restait peu de route à parcourir et alors qu’elle pensait franchir cette distance qui la séparait de son but aussi rapidement que possible, le cheval galopant devant elle s’emmêla les pattes et chuta lourdement entraînement ainsi la surprise à sa propre monture qui se braqua instantanément, propulsant la jeune femme qui tomba parmi la multitude d’équidés qui imitaient son propre étalon.

Maélyne essaya tant bien que mal d’éviter les sabots qui semblaient fondre sur elle et les soldats tentaient par tous les moyens de calmer leurs montures, mais l’inévitable se produisit et une patte vient frôler l’arrière de sa tête. Un choc eu lieu, insuffisant pour être mortel mais toutefois assez pour faire sombrer Maélyne dans l’inconscience.


Dernière édition par Maélyne de Lourmel le Sam 4 Mar 2017 - 9:51, édité 2 fois
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Il n'y que le temps qui confirme une amitié | Blanche d'Ancenis   Mer 25 Jan 2017 - 18:16


Maélyne lui avait envoyé une de ces fameuses lettres que Blanche chérissait tant. Elle viendrait, avait-elle écrit et Blanche se réjouissait déjà d’accueillir la Dame de Lourmel en son beau pays.
Seulement…
Quelle ne fut pas la mauvaise surprise quand on lui annonça que la baronne d’Etherna était inconsciente. Sa suite l’avait ramassé gisante et incapable de rouvrir les yeux. On lui avait raconté qu’une dizaine de chevaux – pour les plus romanesques – l’avait piétiné et pour les plus mesurés, une vilaine chute étaient à l’origine de ce sommeil profond. C’était tout affolé que l’un des sentinelles de son cortège avait mandé expressément une chambre et un prêtre ou guérisseur pour lui absoudre les premiers soins. L’intendant sur qui était tombé le soldat avait été dans un premier temps frileux. L’accent serraminois – à moins qu’il fut éthernnien – était pour lui presque indéchiffrable et il lui demanda à plusieurs reprises de répéter car il n’y comprenait rien ! Pourtant le temps comptait. Non sans mal, la jolie dame fut transférée dans ses appartements désignés et sa suite éparpillés dans l’étage pour les plus prestigieux ou encore au sein de la caserne pour les militaires.
On rajouta davantage de bois à l’âtre pour chauffer plus que de raison la pièce. Agnès, qui était la sage-femme de Blanche depuis des années au même titre que la guérisseuse du château apporta les premiers soins. Elle fut bien vite aidée par l’un des prêtres du sanctuaire de la Damedieu.
Blanche était en chemin et pressait le pas. Sur ses talons, Odeline marquait la cadence, accompagnée de Irmin. La Dame du Val était fort pensive.


« Je vois déjà la nouvelle… Maélyne de Lourmel, baronne d’Etherna sauvagement assassinée par celle qu’elle croyait être son amie, Blanche d’Ancenis, la sorcière du Médian. ARGHARGHARGH »
« La ferme ! »
« On raconte que cette dernière l’aurait sacrifié aux Dieux sombres qui lui auraient promis la couronne pour sa fille. »
Le silence.
« Alors qu’elle attendait l’héritier d’Etherna. »

Blanche se stoppa nette. Son corps ne répondait plus de rien ! Elle fit volte-face et asséna son poing en un uppercut dans son menton. Il était bien trop grand pour qu’elle atteigne sa joue mais le frapper par le bas restait viable.

« FERME TA PUTAIN DE GUEULE ! »

Tout son être vibrait de colère et un regard si mauvais qu’on ne lui connaissait pas jusqu’à présent fixait intensément l’hybride qui avait été surpris. Elle n’avait jamais osé lever la main sur lui, le craignant bien assez. Il aurait pu être furieux alors que la douleur envahissait désormais tout sa mâchoire dont il massait le menton. Il n’était pas tombé malgré le choc. Il avait juste reculé et était légèrement sonné.
Blanche expira l’air remplissant ses poumons et reprit son chemin sous l’œil incrédule d’Odeline. Elle finit par arriver devant la porte de la chambre de Maélyne. Celle-ci était peut-être toujours inconsciente. Elle osa entrer pour prendre un siège et veiller à son chevet, tendue et angoissée.
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Maélyne de Loutremel
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MessageSujet: Re: Il n'y que le temps qui confirme une amitié | Blanche d'Ancenis   Lun 6 Fév 2017 - 21:18


Allongée dans un lit on ne peut plus confortable, la dame venait de recevoir tous les soins nécessaires. Les médecins ont confirmé qu’il n’y avait aucune trace de sang qui pouvait s’écouler de son crâne. Le choc n’a été que suffisamment violent pour la plonger dans une longue inconscience. Fallait-il encore s’assurer qu’aucun dégât interne n’ait été subit mais pour cela, Maélyne allait avoir besoin de ses propres guérisseurs, ne sachant pas si son amie faisait appel à de tels dons, elle-même devant le faire dans le plus grand secret au vu de la réticence du peuple envers la magie.

La jeune femme ouvrit lentement les yeux lorsqu’elle entendit la porte de sa chambre s’ouvrir avec une certaine hâte. Rien que le son des pas lui confirma l’identité de la personne qui venait d’entrer, le parfum émit de cette femme ne fit que renforcer cela.


« Blanche…. » Essaya-t-elle d’articuler tout en levant la main pour agripper la sienne. L’autre vint se coler à son front alors que ses paupières se fermèrent avec force.

On pouvait ensuite distinguer un « Ah… Outch… » Entre tous les sons qui sortit de ses lippes avant que finalement, Maélyne ne lâche un long soupire. Ses paupière se rouvrir et ses yeux bleu pâles purent enfin fixer la Dame du Val.

« Est-ce un rêve ou ton si beau visage est-il réellement là, devant moi ? » Souffla-t-elle à l’encontre de son amie alors qu’une servante vint mouiller une fois de plus son front. « Que s’est-il donc passé ? Qu’ai-je donc encore fait pour me retrouver alité dans un lit ? »
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Il n'y que le temps qui confirme une amitié | Blanche d'Ancenis   Mer 29 Mar 2017 - 0:36


Le papillonnement des paupières de Maélyne la fit se raidir. Elle était sur le poids de s’éveiller et Blanche retenait dès à présent son souffle. Elle savait parler. C’était déjà un bon point et elle semblait se remémorer son prénom ce qui induisait normalement aucune perte de mémoire comme autrefois. Elle était donc soulagée.  Ses mains agrippèrent avec une extrême délicatesse celle de son amie et du bout de ses doigts, un peu froid, elle caressait le revers.

« Je suis soulagée… Tu es vivante. Quelle frayeur m-as-tu fait là ! »

Sans mentir, Blanche crut que son cœur allait s’arrêter à cette annonce. Elle parlait extrêmement doucement pour éviter que son mal de tête ne s’aggrave. La commissure de ses lippes s’élargit dans un grand sourire au compliment de la Dame. Elle plaisanta en haussant les sourcils avec ce petit air coquin.

« Je ne te savais pas de ce bord là… Mais trêve de plaisanteries, tu as fait une mauvaise chute… Et il semblerait que les chevaux t’aient piétiné… Par les Cinq, heureusement que tu n’as rien. »

Blanche eut un long soupir de soulagement en fermant un instant ses paupières. Elle les rouvrit alors pour regarder Maélyne.

« J’ai fait déplacer une prêtresse de Néera si tu le souhaites… »

Elle marqua une petite pause afin qu’il puisse réponde si elle le souhaitait et reprit.

« Peut-être devrais-tu te reposer Maélyne… Et nous nous verrons pour le diner ? Pas que je souhaite écourter la conversation mais je suis très inquiète… Après tout… ce que… tu as vécu… » C’était là une chose de plus qui lui arrivait. Elle ne savait pas combien de temps, elle pourrait tenir à ce train-là et elle avait l’angoisse de perdre une personne de plus qui compte pour elle.

« Enfin, je suis là pour répondre à tes moindres désirs, sache le. »
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Maélyne de Loutremel
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MessageSujet: Re: Il n'y que le temps qui confirme une amitié | Blanche d'Ancenis   Sam 8 Avr 2017 - 22:00

« Sans doute as-tu raison, ma Blanche. Ma tête me quémande du repos. » Continua-t-elle de dire en soufflant ses paroles alors que sa main vint quérir celle de son amie. Un léger sourire apparût sur ses lippes ayant pour but de soulager les quiétudes que la Dame du Val avait tant de mal à cacher. « Je te rejoins ce soir, et en pleine forme. Je t’en fais la promesse. » Maélyne accompagna ses paroles d’une pression de sa main, serrant un peu plus celle de la Baronne d’Hautval. La Lourmelloise était touchée que tant que quiétude était portée à son égard. De mauvaises langues auraient sans aucun doute pensées que ces quiétudes venaient du simple fait qu’un tel incident aurait pu porter atteinte à la réputation de Blanche, mais Maélyne n’était pas de cette opinion.

La journée passa lentement, Maélyne se reposa tout en continuant de recevoir des soins adaptés à ses maux. Alors que le soir approchait, se levant enfin, la jeune femme quémanda qu’on lui prépare un bain et l’une de ses plus belles robes.


C’était d’un pas lent que la dame de Lourmel rejoignit son amie. Lorsque celle-ci croisa à nouveau son regard, un large sourire apparût laissant entrevoir un visage rayonnant qui semblait ne plus souffrir d’aucuns maux.

« Je suis ravie d’être enfin sortie de ce lit. A trop rester couchée, j’allais finir par augmenter mon tour de taille, surtout au vu de tout ce qui m’a été servi ! J’espère avoir encore assez d’appétit pour t’accompagner ce soir. »

Les deux femmes s’installèrent après un bref échange. Lorsque le premier met fut servi, Maélyne avait tronqué son large sourire contre un bien moins imposant.

« J’aurais dû te rendre visite bien plus tôt. J’aimerais te voir plus souvent mais … Tu connais nos positions actuelles. Enfin… je suis tout de même très ravie de te revoir à nouveau, Blanche. » S’éclaircissant la voix, elle continua : « Comment te portes-tu ? Comment vont tes enfants ? Et ton mari ? »
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Il n'y que le temps qui confirme une amitié | Blanche d'Ancenis   Dim 23 Avr 2017 - 16:32


Blanche acquiesça simplement à la demande de Maélyne. L’amitié que lui témoignait Maélyne était touchante, elle qui côtoyait rarement des nobles sensibles à sa situation, à l’exception de ses vassaux. Tout le monde ne lui voulait pas du mal. Tout le monde ne désirait pas voir sa tête plantée sur un pique. Tout le monde, malgré les façades hypocritement aimables, ne serait pas malveillant. C’était en soi une bouffée d’oxygène pour la Dame. L’Ancenoise se pencha un instant avec une tendresse qu’on ne lui connaissait que rarement et embrassa le front de Maélyne du bout de ses lèvres. Après une maigre révérence, elle s’éclipsa.

Les ordres avaient été très clairs bien que la Dame de Lourmel possédait certainement ses propres caméristes : il fallait être aux petits soins. En aucun cas, Maélyne ne devait manquer de rien. Le dîner serait tôt. Initialement, Blanche avait prévu un petit banquet réunissant sa famille : ses enfants et sa plus petite sœur. Adèle et ses parents étaient pour « affaire » à Ancenis-même. Cela aurait été aussi l’occasion pour la Lourmeloise de rencontrer l’entourage de la baronne mais étant donné l’incident, elle avait repoussé cela au lendemain midi. On conduisit Maélyne dans l’un des salons. Jusqu’à présent, la Serraminoise avait pu remarquer que la décoration était extrêmement sobre, voir froid. Le château était une citadelle où chaque détail était voué aux prouesses guerrières. Les murs étaient la plupart du temps nus, quelques tapisseries les habillaient quelques fois ou encore des tableaux, seulement présents dans certains endroits particuliers. L’ambiance était donc à la froideur et la rudesse, peut-être que cela était de même dans ses contrées. La salle qui accueillait la dîner était habillée d’une tapisserie racontant le mythe de la création du pays de Hautval.
Blanche était déjà présente et attendait patiemment Maélyne. Son minois s’illumina d’un doux sourire à sa venue. Elle s’était levée pour l’accueillir et comme son amie l’avait jadis vu, les robes de la Dame Obsidienne ne billait pas forcément par leur sobriété. Aujourd’hui, elle portait une robe d’un rouge vermillon dont les pans étaient imprimés d’un liseré or. Un col lui serrait son cou délicat. Sa particularité résidait en son décolleté puisque le tissu avait été découpé de telle façon à s’ouvrir et mettre en valeur sa poitrine. Elles s’assirent toute deux.


« Je suis certaine que cela ne déplairait pas à ton époux… Mange à ta faim, ne te soucie pas de cela. C’est avant tout une occasion pour que je puisse profiter de ta compagnie. »

Elle ponctua sa phrase d’un sourire sincère et remarqua le petit changement. Alors qu’elle croquait dans la chair juteuse d’une côte de porc marinée au miel et ensuite grillé, Blanche écoutait attentivement les paroles de son amie. A ce titre, elle n’avait certainement pas manqué de remarquer la présence de son cerbère dans un coin de la pièce. Cette personne était trop petite et « fine » pour être un homme, cela ne pouvait être qu’Odeline.

« Nos terres sont éloignés l’une de l’autre et en raison des positions de Serramire à l’encontre de mon Duché et surtout à l’encontre de mon époux, il est difficile pour moi de te rendre visite. Je suis tout autant fautive. Nous sommes de la noblesse, nous avons des prérogatives. Je ne t’en veux pas. Je suis parfaitement consciente de tes préoccupations comme tu l’es pour les miennes. »

Elle but une gorgée de vin.

« Je me porte bien et toi ? Malgré la chute… Tu as pu naturellement gouter aux joies d’un mariage arrangé. A moins que le tien se passe mieux que le mien. »

Elle eut un petit rire aigre puis secoua sa frimousse de gauche à droite.

« Mes enfants se portent bien, je voulais te le présenter au cours de ce dîner… En fait, j’avais organisé un petit banquet pour te présenter mon entourage mais j’ai préféré repousser cela à demain en raison de ton accident… »

Quant au mari, Blanche se refroidit un instant, arrachant un second lambeau de chair.

« Nimmio est égal à lui-même… Mais bon… Mis à part cela, ton mariage ? Dis-m’en plus ! »
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Maélyne de Loutremel
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MessageSujet: Re: Il n'y que le temps qui confirme une amitié | Blanche d'Ancenis   Ven 5 Mai 2017 - 15:39


« J’ai vraiment hâte de rencontrer tes enfants, Blanche. » Répondit-elle sur un ton un peu trop enjoué. Parler d’enfants lui causait encore trop de souffrances, elle qui pensait encore à Aline et à son meurtre. D’un soupire de lassitude, tout en portant son premier bout de viande en bouche, la Dame tenta de chasser cette tristesse pour faire bonne figure face à son amie.

« Guillaume est un bon mari. C’est effectivement un mariage arrangé, il n’y a point d’amour. Assez distant lorsqu’il ne s’agit pas de faire son devoir conjugal, je suis bien loin de pouvoir profiter de ses bras en pleine journée mais cela ne me dérange guère. Il existe un profond respect mutuel et je suis déjà heureuse d’avoir obtenu cela. »

La Lourmelloise s’arrêta de parler, hésitante sur la suite de ses paroles.

« Enfin… il m’a tout de même giflé peu après notre mariage. Mais je l’avais amplement méritée. »

Un autre morceau de viande vint occuper la bouche de la jeune femme, l’incitant ainsi à ne pas en dire d’avantage. Après tout, elle n’était point là pour salir son mari, cette gifle, elle l’avait réellement méritée.  Mais être aux côtés d’une de ses plus proche amies –si pas la plus proche- lui donnait subitement envie de se confier sur tout et n’importe quoi. Mais malgré l’amitié sincère qu’elle portait à la Dame du Val, Maélyne se demandait si ce lien était à assez fort pour résister à tous les ragouts et erreurs de chacune. Après tout, même amies, elles étaient officiellement plutôt l’inverse au vu de la position du Marquisat de Serramire face au Médian.

« Pourquoi a-t-il fait cela ? »

Maélyne avait soudainement cessé de manger, se rendant compte à quel point elle avait trop parlé. Que faire à présent ? Inventer une quelconque excuse ? Quelque chose qui ne lui est pas trop préjudiciable, quitte à faire passer Guillaume pour un violent ? Ou devait-elle lui dire la vérité, quitte à prendre le risque que cette histoire finisse par être révélé à plus grand nombre ?

Mais après tout, Blanche était son amie. Pourquoi irait-elle salir sa réputation ?  

« Euhm… Je… J’ai aimé et fréquenté un homme avant d’accepter de prendre Guillaume comme époux. Je ne pensais pas le revoir, et encore moins à mon propre mariage. Mais sa venue m’avait assez troublée et j’ai pris le risque de lui envoyer un billet secret. Rien de bien malsain, au fond… juste quelques mots… Les derniers. Mais Guillaume a fini par le savoir et… tu connais la suite. »

Marquant une pause pour porter sa coupe à ses lippes, Maélyne n’osa poser le regard sur la Dame de Val, de peur de voir quelconque déception sur ses traits.

« Mais depuis, cela va mieux ! Il n'a point levé la main une seconde fois, Je te rassure. »
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Il n'y que le temps qui confirme une amitié | Blanche d'Ancenis   Sam 6 Mai 2017 - 21:07

Blanche avait bien senti cette baisse soudaine d’entrain en abordant le sujet de ses filles. Cela n’était évidemment pas là pour lui faire de la peine. Elle tenait juste comme toute mère à présenter sa fierté : ses enfants. Elle lui lança un regard compatissant et ne préféra rien ajouter.
La suite lui fit hausser les sourcils et Blanche tenta de contenir le mieux qu’elle put cette grimace à l’évocation d’un homme qui était seulement enthousiaste à l’idée de remplir son devoir conjugal. Elle préféra étouffer un quelconque ressentiment en croquant dans l’une des légumineuses qui composait son plat. Subitement elle se crispa. Deux billes d’un bleu sombre se posaient sur la silhouette de son amie. La bouche crispée, elle réussit néanmoins à demander la raison de ce comportement. Cela n’était pas sans rappeler son passage à tabac de sa seconde union qui avait finalement conduit à son divorce. Ses ongles étaient même rentrés dans sa chair.
A mesure de son explication, la Dame du Val se détendit. Elle s’était attendrie quand Maélyne avait parlé d’amour et l’idée même que son amie avait pu connaitre ce sentiment la rendait heureuse. Mais elle avait parlé de cela au passé. Était-ce parce qu’elle ne l’aimait réellement plus ou parce qu’elle s’était convaincue du contraire ? Fixant d’un regard bienveillant la Lourmeloise, Blanche se pencha vers elle. Sa main vint se poser tout contre la sienne et elle exerça une petite pression.


« Qui suis-je pour te juger ? Bien que je comprends que ton époux se soit énervé, cela ne justifie pas qu’il lève la main sur toi… Les hommes ont bien souvent l’arrogance dérangeante de considérer leur épouse comme un bien jalousement gardé que cela soit par égoïsme ou par crainte pour ensuite les délaisser sans tenir compte de ce que nous sommes. Nous ne sommes pas des objets. »

Les yeux s’étaient un instant baissé vers un point x du paysage, pensive.

« Cet homme, tu l’aimes toujours où est-ce réellement fini ? Je ne parle évidemment pas de ce que te dicte ta raison mais plutôt ton cœur ? Je trouve cela plutôt malvenu qu’il vienne à ton mariage. Cette attitude est la même que celle de ton époux… On dirait presque un deux enfants qui se disputent un jouet. Et tu n'es pas leur chose ! » Grogna-t-elle.

Elle redressa son regard vers Maélyne.

« Oserais-je te demander qui il l’est ? Je respecterais évidemment ta volonté de taire son nom. »
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Maélyne de Loutremel
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MessageSujet: Re: Il n'y que le temps qui confirme une amitié | Blanche d'Ancenis   Sam 6 Mai 2017 - 21:47


« Oh mais je ne me considère nullement comme étant l’objet de mon époux, bien au contraire ! » Répliqua-t-elle directement en serrant un peu la main de son amie en signe de sa sincérité soudaine. « Nous nous sommes mariés devant la Damedieu ce qui entraîne donc forcément une fidélité sans failles et un respect mutuel. Guillaume est quelqu’un de très pieu mais également impulsif selon les occasions. La gifle lui a échappée. » La Dame se rendit soudainement compte de son discours. «  Ne crois pas que je lui cherche des excuses mais si j’étais réellement malheureuse à ses côtés, j’aurais déjà tout fait pour m’en libérer, tu le sais bien. » Elle s’arrêta une nouvelle fois puis fixa Blanche intensément. Aborder le sujet de Roderik n’était peut-être pas la meilleure idée qu’elle avait eu de la journée mais maintenant que c’était fait, il fallait en assumer la curiosité de la Dame du Val. Et puis, sans doute qu’inconsciemment et insoucieusement, elle en avait envie de parler. Car malgré sa relation cordiale avec Guillaume, cet homme lui manquait. Malgré ce qu’il a bien pu lui faire subir, sa présence lui aurait fait chaud au cœur.

« Cet homme… » Hésita-t-elle. « C’est finalement cet homme qui m’a fait le plus de mal lorsque j’y repense. » continua-t-elle en lâchant la main de son amie pour venir les placer sur ses genoux, la tête baissée pour cacher un tant soit peu la honte qu’elle ressentait sur le moment. « Je suis comme qui dirait tomber dans ses filets. Il était en charge de mon escorte lorsque je me rendais en Arétria pour y rencontrer feu le comte Alwin de Karslburg. Un premier contact qui me marquera sans doute à jamais. Nous nous sommes ensuite revus lorsque l’ost Arétanne traversa les terres Serramiroises pour se rendre en Oësgardie. C’est là que je me suis… fourvoyée une première fois. Il semblait si peu enclin à aller se battre… Puis… Il m’a demandé de lui laisser un souvenir. » Ses mains se crispèrent et les traits de son visage se durcirent. « Rha… ! A y repenser, j’ai vraiment été bête de le croire ainsi… » Soupirant largement, elle reprit la suite de son récit. « Nous nous sommes alors revu après la victoire contre le peuple sombre. Il m’a rejoint en mon castel, en pleine nuit, seul, sans même une once d’escorte et je me suis donc fourvoyée une seconde fois… comme tu peux t’en douter. » Son regard évita une fois de plus celui de son amie tant la honte s’emparait d’elle de plus en plus. « C’est à cet instant que je lui ai avoué mes sentiments… Tu sais Blanche… Ce sentiment est si fort, si intense qu’il arrive à dicter nos futures actions sans résistance aucune. » Une nouvelle pause, cette fois-ci, Maélyne brava sa honte en prenant son courage à deux mains pour regarder Blanche. « J’ai avoué mes sentiments, il m’a avoué les siens. C’était donc réciproque… du moins, c’est ce que je pensais vu qu’à peine de retour en Arétria, il épousa la comtesse, le faisant ainsi comte. » L’identité n’était donc plus une énigme pour la Dame du Val. « Nous nous sommes ensuite revus à Sainte-Berthilde, au mariage du jeune Sainte-Aimé. Il essaya de me convaincre qu’il n’à point eu le choix, que ses sentiments étaient réels et toujours existants mais je lui en voulais terriblement… Je lui en voulais d’avoir accepté si facilement ces épousailles. Je lui en voulais de ne pas être revenu comme il me l’avait promis. Je lui en voulais la perte d’Aline… la perte de l’enfant que je portais de lui. Il s'est ensuite invité à mon mariage... » Et alors qu’elle s’apprêtait à répondre à la prime question de son amie, la honte reprit le dessus et Maélyne baissa la tête à nouveau. « Pourtant, oui Blanche, malgré tout cela, les sentiments que j’ai à son égard sont encore intactes et je me demande parfois pourquoi en sachant tout ce qu’il a fait… Sans doute ais-je finis par croire à son histoire… qu’il était forcé de l’épouser pour son pays, et sous la demande de son suzerain… Je me rattache à l'idée que ses sentiments sont réels, qu'il n'aime point son épouse et que je resterais finalement la seule et l'unique. »
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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Re: Il n'y que le temps qui confirme une amitié | Blanche d'Ancenis   Mer 17 Mai 2017 - 14:45


Blanche arqua un maigre sourcil, circonspecte. Maélyne utiliserait-elle son époux pour ses propres desseins ? Ou avait-elle simplement mal compris. Si c’était le cas, elle découvrait une nouvelle personnalité de son amie qui pour elle était bien plus pure que sa détestable personne car elle avait beau se targuer d’être une ardente dévote de la Déesse ailée, elle avait bafoué plus d’un dogme depuis lors. Et pour cela, elle s’en voulait. Elle se détestait, elle se répugnait. Fébrilement, sa main échappait à celle de la Lourmeloise et elle fit semblant d’avoir ce besoin irrépressible de manger. Donc elle attrapa un morceau de viande et mordit dedans. Oui Maélyne était bien plus pieuse qu’elle. Maélyne méritait bien des choses que Blanche ne méritait pas. Le tumulte à venir, était-ce là la punition divine pour tous ses péchés ?  A mesure que Maélyne conversait sur les vertus de son couple, quelque chose de dérangeant l’envahissait. Cette sensation d’avoir la gorge sèche alors qu’elle buvait. Cette oppression dans sa gorge l’étouffait peu à peu. Elle avait littéralement envie de crever. Elle se sentait misérable. Et le pire était à venir…

Blanche comprit vite qu’elle arborait un autre sujet et la tension accumulée se relâchait peu à peu. Elle cessait de se mépriser pour revenir à des sentiments plus doucereux, celui de son amour, de son amitié envers son amie dont elle voulait supporter la peine. Ainsi elle écouta attentivement. Ses lèvres s’étirèrent en un sourire bienveillant. L’amour, chose dont toute femme rêvait. Il nous fait braver bien des obstacles et nous rend heureux. Blanche s’était plusieurs fois interrogée à ce sujet, avait-elle seulement aimée un jour ? Elle le pensait mais cela n’était – surement – pas réciproque. Son amour était un homme volage et son cœur était sans doute à l’une de ses maitresses. Son cœur se serra à cette pensée et elle retint un sentiment de tristesse. C’est là qu’elle se rendit compte qu’aucun homme ne l’avait jamais aimé. Mais alors que des larmes montèrent pour déborder, un détail dans le récit de Maélyne retint son attention. « De retour en Arétria, il épousa la comtesse, le faisant ainsi comte ».
Se pourrait-il ? A partir de ce moment-là, le reste des paroles de Maélyne devinrent vagues. Elle relâcha sa viande, baissant la tête. Ses yeux s’étaient révulsés et ses mains avaient rejoints les dessous de la nappe, toutes crispées. Un vent étrange se leva. Elle articula tant bien que mal.


« Est-ce bien de Roderik de Wenden dont tu parles ? »

Elle désirait juste en avoir le cœur net et après confirmation, tout le mépris qu’elle avait pour elle-même explosa. Des larmes embuèrent désormais ses yeux. Elle était tombée si bas ? Plus rien ne pourrait la sauver des pires tourments de l’éternel. Plus rien ! Elle avait osé partager la couche de Roderik, l’homme qu’aimait Maélyne. Elle avait osé lui prendre cette seule chose qui pour elle était le pire sacrilège. Ses mains se ramenèrent contre son visage dans lequel elle incrustait ses ongles.  

Odeline dans un coin de la pièce avait remarqué le changement soudain du comportement de la Dame du Val, tout comme le flux magique soudain. A pas de loup, elle s’approcha. Une main rassurante se posa sur l’épaule de Blanche.


« Votre Altesse, tout va b.. »

Mais elle n’eut pas le temps de finir puisque Blanche s’était subitement levée, renversant au passage son siège malgré ce bois massif. Des larmes roulaient désormais le long de ses joues. Elle s’était éloignée de quelques pas de son cerbère, une main par devant elle, certainement celle qui l’aidait de focaliseur pour guider l’orientation de son aéromancie. Le plus inquiétant était ce couteau qu’elle avait pris et tenait de manière alarmante non loin de sa gorge.

« Je… Je. Je suis désolée… Maélyne… Je ne mérite pas ton amitié ! Je… Je… Je suis un être abjecte, méprisable, je me répugne… Je ne mérite que la mort ! Pour tout ce que j’ai fait ! Je n’ai apporté que le malheur à notre Royaume… Je ne mérite pas de vivre… Il faut que tout cela cesse… »

Pour Blanche, la pire trahison est celle de trahir ceux qu'on aime, c'est pour elle impardonnable.

« Blanche, ne fais pas ça ! Ce n’étais pas ta faute ! Tu ne savais pas ! »  Fit Odeline ayant compris bien assez vite la raison car ce jour-là, elle était présente.

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Maélyne de Loutremel
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MessageSujet: Re: Il n'y que le temps qui confirme une amitié | Blanche d'Ancenis   Sam 20 Mai 2017 - 22:54


Tout se passa rapidement. Pourtant, Maélyne avait l’impression de voir chaque instant de cette scène se dérouler au ralentit tant les émotions qui s’emparèrent d’elle étaient intenses. Cela faisait maintenant de nombreuses années qu’elles étaient toutes deux liés d’une amitié profonde et sincère. Amitié qui malheureusement n’a pas pu être choyée comme elle l’aurait voulu. Encore et toujours à cause de la politique. Mais malgré cet éloignement, les rares lettres qu’elles s’envoyaient et les visites qui dataient d’on ne sait plus quand, Maélyne connaissait toujours aussi bien son amie pour savoir qu’une telle révélation ne l’aurait certainement pas poussée à porter le couteau à sa propre gorge. A vrai dire, la jeune femme s’attendait plutôt à un flot d’insultes et de menaces qu’elle aurait proféré à l’encontre de Roderik.

Pourtant, c’était bien sous sa propre gorge que Blanche tenait l’objet tranchant.


« Blanche… » Arriva-t-elle à peine à articuler alors qu’elle venait d’entendre la dernière phrase prononcé par sa gardienne, Odeline. « Ne me dis pas que… » Poursuivait-elle, le regard perdu dans le sien, soutenant celui-ci d’une certaine tendresse qu’elle n’aurait cru possible au vu de ce qu’elle venait d’apprendre. C’est le vide qui accueilli par la suite son regard alors qu’elle tentait tant bien que mal de cacher son désarroi. « Ne me dis pas qu’il… » C'est là, que tout devint enfin limpide. Il lui aurait fallut un an, une année entière pour se rendre compte qu'elle n'avait été qu'un objet de désir, que l'amour qu'il prétendait ressentir n'était qu'un leurre pour l'attirer plus facilement dans ses filets. Il avait joué la carte des sentiments face à une femme qui en avait cruellement besoin, c'est là que Maélyne se questionna sur la methode qu'il avait utilisé avec Blanche.

Tu ne savais pas… Cette phrase résonna plus d’une fois dans son esprit et pour cause ; ce n’était que pure vérité. Lentement donc, la lourmelloise se leva de son siège, regardant à nouveau son amie qui était là, devant elle, menaçante d’attenter à sa propre vie. « Blanche… » Murmura-t-elle en commençant l’approche, une main devant elle, tentant ainsi de la rassurer sur l’intention qu’elle avait.

« Blanche, écoute-moi. » le murmure continuait tout comme ses pas en sa direction. Une allure si lente qu’un escargot shooté à la morphine n’aurait point eu de mal à gagner cette course.

« Qu’importe, Blanche… Qu’importe tout ce qui s’est passé, tout ce qui tu as fait. » La distance les séparant se réduisait de plus en plus alors qu’elle prononçait ses mots avec la tendresse d’une mère qui s’adressait à son enfant apeuré. « Jamais, tu entends, jamais je ne t’autoriserais à prétendre que tu ne mérites pas mon amitié. » Sa main vint ensuite saisir la sienne, celle qui abritait en son cœur cet instrument qui pouvait, en quelques secondes à peine, vous ôter le souffle si précieusement offert. « Ne fait pas cela Blanche, pense à tes enfants. Pense à ce qu’ils deviendront si tu n’es plus là pour les protéger. » Maélyne s’arrêta alors de parler pour conclure sur un geste simple, celle d’une main venant essuyer les larmes de son amie alors qu’un sourire, aussi léger soit-il mais tout de même visible, vint se dessiner sur son visage.

L’objet de la menace fut ensuite maîtrisé, et c’était une Blanche dorénavant désarmé que Maélyne enlaça tendrement.
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Il n'y que le temps qui confirme une amitié | Blanche d'Ancenis
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