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 Le quatrième type reste à la maison | Solo

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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Le quatrième type reste à la maison | Solo   Dim 29 Jan 2017 - 2:16




Automne – mi 5e ennéade de Barkios
9e année du XIe Cycle
pendant le voyage de Krish à Elda



Dans l'immense palais Thaari, les jours s'écoulaient paisiblement. Que la Maîtresse des lieux soient là ou non ne changeait finalement que bien peu de chose pour la maisonnée puisque Wik veillait au grain. Un peu moins de gardes. Beaucoup moins de désordre, mais on en profitait pour faire les réparations et les maintenances de rigueurs alors le travail ne s'allégeait pas vraiment. L'intendant en profitait également pour vérifier les stocks les plus improbables comme celui de vases de rechanges pour la décoration dans l'antichambre des appartements de maître après le passage mouvementé de son occupante et de ses sémillantes compagnies.

Il compulsait également les nouvelles de commerces, les décisions du conseils, l'avancée de cette machination préparé par les Princes et Princesses de cette noble cité. Et bien sûr, il obéissait de tout son cœurs aux quelques consignes que Krish lui avait laissé avant de partir pour Elda. Les demandes étaient claires :

« Wik, j'attends de toi une parfaite coordination des troupes si l'un de mes confrère essaie de la jouer à l'envers. Je te laisse Eshk'Oroth, il saura comment gérer la partie qui tache. Utilise le reste de ton temps comme convenu ! »

Voilà les seules chose qu'elle lui avait dit avant que son cortège ne se mette en branle... Ce qu'ils avaient convenus... Une folie de plus... Enfin il l'avait quand même fait. Il avait envoyé des intermédiaires vers tous les groupes d'ancien du IVe Ost de la région de Thaar avec quelques livres de bon acier et des sourires en coin, les embauchant quand il en avait l'occasion pour de petits boulots, de petits raids, quelques escortes. Et bien sûr pour les Septmonts. Depuis que Krish avait écourté les têtes de la contrebande d'arme à Thaar et pris avec magnanimité les survivants plus discrets sous on aile discrète, ils seraient sans aucun doute ravis de retrouver quelques contactes amicaux. Cela tombait bien, des amis c'est justement ce que cherchait le jeune esclave commandité.

Le reste de son temps libre, il le mettait à profit pour recevoir des mages et les répertoriés selon leurs capacités pour rafraîchir son annuaire des arcanistes louables de Thaar et de ses alentours. Lorsqu'il aurait fini, il n'aurait qu'à faire la même chose pour les alchimistes...

HRP:
 


Dernière édition par Krish Al'Serat le Dim 23 Juil 2017 - 0:46, édité 4 fois
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: Le quatrième type reste à la maison | Solo   Dim 5 Fév 2017 - 14:37



fin Automne - début 8e ennéade de Barkios
9e année du XIe Cycle

Le ciel encore dépourvu de nuage crachait sa lumière pâle sur les murs sales de la Terre des Cinq sens. Les ennéades passants, l'absence d la Maîtresse Forgeronne de la Corporation d'Argent s'était fait peu à peu sentir. Des détails  imperceptibles pour les non initiés mais tellement clairs pour ceux qui savaient.

La fumée quasi permanente avait cessé de s'élever du plus ancien palais de Thaar qui trônait de son jeune frère : le Joyau. Le calme du voisinage, l'absence de personnes étranges gravitant autour de la demeure, de hurlements et de bruits d'objets brisés arrachait déjà quelques froncements de sourcils. Mais c'était surement dans le bazar que l’ambiance avait le plus changé. Un an après la Purge des Armateurs, le sang et la terreur s'éloignaient peu à peu. Si officiellement les grades avaient conclus à de multiples règlements de compte, chacun savait à quoi s'en tenir, et la simple ombre que projetait la présence de la Princesse Al'Serat pesait sur les rescapés... qui de plus s'étaient bien souvent placé deux-même sous sa bienveillante et discrète protection pour continuer leurs affaires en toute sécurité. Mais une fois loin, et même si sa milice restait suffisamment présente pour maintenir l'état des choses, les épaules se détendaient, les dos et les regards se redressaient légèrement... Et les rumeurs couraient aussi vite que les légendes sur son état, son œuvre et les raisons de son absence.

De l'autre côté de la pyramide sociale, les Princes Marchands continuaient leurs combines et surveillances, occupés qu'ils étaient ou avaient été avec Hanning, ils se chamaillaient dans une danse de profit sans fin. Sans sembler y toucher, chacun d'eux avait participé ou non, maintenant la main mise qu'ils avaient sur les situations qui leurs tenaient à cœur afin que leurs intérêts ne se fassent pas discrètement rognés par ceux du voisin.

Krish ne faisait pas exception à cette magnifique règle de survie... Même si contrairement à d'autre, le fait qu'elle soit là ou non, ne changeait pas grand chose à l'effacité de la surveillance de ses acquis mis à part le rayonnement de sa présence. Même au Puy, ses yeux, ses oreilles et ses habiles doigts trainaient dans l'Ihri'Vaan et même présente, elle ne mettait que rarement le nez dans l'organisation quotidienne de la Corporation, laissant ça a un personnel aussi loyal que qualifié. Car il ne faut pas se leurrer...

Aussi puissants et rusés que soient les Princes Marchands, la plupart se reposent en partie sur des éminences grises de haut vol. Et bien l'ombre dans les coulisse du Palais d'Argent était simplement plus occupé que d'autres. Aussi infatigable que loyal, l'éminence grise tenait la barre là ou elle mettait le cap.

Après le conseil et malgré les consignes aussi flou que claires dont il avait hérité, tout s'était légèrement accéléré. Après la nouvelle de son état, il lui avait bien fallu quelques jours pour retrouver sa pleine capacité d'action tant cela l'avait bouleversé. Il avait fini par faire passer le message au frère rescapé de sa Maîtresse, mais son coeur n'espérait rien de plus que de nouveaux messages concernant la santé de Krish. Dans un même temps, bandit, mercenaires et déserteurs, tous venus du IVe ost, commençaient à graviter en bon nombre autour de la Corporation sans qu'aucune approche plus officielle que des arrangements d'armuriers n'ai été tenté.

Suspicieux comme il l'était toujours, l'âme damnée de Krish avait poursuivit aussi discrètement que possible les premiers positionnement de sa Maîtresse concernant Geresh. Avec les prévauts officiels du Conseil qu'il n'avait même pas essayé d'acheté ou d'approcher et qui se chargeraient en toute bonne foi de traquer et de contrôler les revanchards du Conseil de la Cité, il avait envoyé forgerons et agents du Chacal pour maintenir la position de la Corporation quoi qu'il arrive mais également pour s'implanter dans la vie illicite de cette ravissante Cité.

De l'autre côté de l'Ithri'Vaan, il avait fait continué la surveillante de la grisonne sur laquelle Krish avait lancé un nouveau paris. Gagnant ou non, il avait appris quelque chose de bien étrange dans les derniers jours... La femme était enceinte. Comme tous les renseignements et toutes les visites étranges qui venaient à elle, l'information avait été soigneusement répertorier dans les nombreux dossiers qu'il se devait de tenir à jours sur les grands noms de leur petit univers.

Alors que l'hiver avançait pas à pas, il avait comme toujours l'impression d'être doté de plusieurs pairs de bras pour pouvoir accomplir seul un tel travail... Seul ou presque...





Dans le bureau silencieux, accoudé à la fenêtre proche du bureau de l'Intendant, Eshk'Oroth souffla un nuage de fumée âcre au dessus du vide. " Est-ce qu tu pourrais faire ça ailleurs, s'il te plait ?" demanda la voix sombre de l'esclave comme si sa distance presque hautaine était totalement normal pour un homme de sa condition.

" Pas question." répondit le Capitaine de la garde par intérim sur un ton tout aussi détaché. " Au fait, l'un de mes gars a réussit à retrouver le gamin que tu cherchais. Problème résolut.
- Très bien. Merci. "

Eshk'Oroth pris une seconde inspiration. Wik fronça le nez sous l'odeur. Le déserteur du IVe sourit de toutes ses dents. Rien de tel pour se détendre entre deux revues...


Dernière édition par Krish Al'Serat le Dim 23 Juil 2017 - 0:45, édité 1 fois
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: Le quatrième type reste à la maison | Solo   Dim 26 Mar 2017 - 15:45



Hiver - 2e jour de la 4e ennéade de Verimios
An 9 du XIe Cycle

Une fois de plus assis sur la couche couverte de satin, une main sur le dos de l'enfant, il détaillait le visage de l'elfe noire avec une tendresse que la solitude du lieu lui autorisait. Depuis son retour, les guérisseurs avaient fait des miracles. Cela leur avait coûté cher, mais ils avaient trouvé un mage de la vie assez puissant pour maintenir son corps, et même le soigner peu à peu. Son être osseux semblait toujours épuisé, mais sa peau était un peu plus noire, ses membres un peu moins squelettique… Et pourtant Wik ne pouvait s'empêcher de sentir une peur terrible l'envahir en posant son regard sur ce profile moribond.

Et si elle n rouvrait jamais les yeux…

Les guérisseurs avaient quittés à la pièces sur ordre de l'Intendant. Les torchères eldéennes lançaient une lumière sourde dans cette pièce qu'il connaissait si bien. Elghinn remua un peu plus sous ses doigts, gazouillant en essayant de rouler sur le côté, sa tête retombant lourdement contre la clavicule de sa mère, sa petite main heurtant le menton quelques centimètres plus haut.

Le coup sembla ouvrir légèrement les lèvres de l'elfe noire. Une expiration un peu plus profonde s'en échappa. Un froncement de sourcils chiffonna son visage.

… Un froncement de sourcils…

« Krish... Par Teiweon... GUERISSEURS !! Maîtresse... Vous m'entendez... ? »

Les yeux rouges à peine ouverts de la drow papillonnèrent sans parvenir à se poser sur quoi que ce soit avant de se refermer presque immédiatement. Elghinn gazouilla une fois de plus en agitant bras et jambes. Le duvet blanc qui couvrait son crâne se cala contre la mâchoire anguleuse de sa mère alors qu'un léger sourire s'étirait sur ses lèvres fatiguées.

« Vous êtes à Thaar, Maîtresse... »

Il articulait presque difficilement en soulevant le bambin pour le caler contre son torse alors que les deux guérisseurs faisaient leur travail avec une diligence incroyable. Ses pas le tiraient en arrière.

« Vous êtes de retour chez vous... »

Durant les jours qui suivirent le premier réveil de la Maîtresse des lieux, aucune visite ni aucune nouvelle ne quitta l'étage de ses appartements privés. Mais en une ennéade, elle commençait à reprendre réellement conscience durant de courtes périodes. Malgré toute l'attention de ses soigneurs, elle était faible et fatiguée. Au bout de quelques minutes à peine, elle ne parvenait plus à suivre une conversation cohérente. Serrer le moindre objet était un véritable parcours du combattant.

Dès ses premières paroles, elle avait pourtant réclamée son fils. Wik aurait aimé savoir dessiné pour garder à jamais l'expression qu'elle avait eu en posant les yeux sur son enfant pour la première fois. Il ne lui avait jamais connu un tel sourire. Un mélange de surprise et de fierté… Qui ne cessa de s'agrandir lorsqu'elle remarqua le symbole d'Uriz en noir sur sa hanche puis qu'on lui raconta par épisode, les événements qui avaient entourés la naissance du petit. Comment il était né attaché à une jumelle qui avait tout d'une drow. Comment il avait été reconnu Eldéen de pur sang par la Haute-Prêtresse de Natha. Comment il avait survécu au dernier rituel qui avait pris la vie de sa sœur. Comment il avait été veillé par les prêtres et qu'il avait survécu une fois de plus sans que la magie ne lui vienne en aide malgré sa naissance prématurée. Comment Wik s'était occupé de lui et avait trouvé une nourrisse au temple malgré la couleur de l'enfant pour qu'il reste aussi pur et fort que possible. Elle avait aussi été transportée de joie à la nouvelle de l'état de Geresh. Ses pions avaient été placés dans une disposition parfaite par Wik. Elle ordonna l'envoie d'ambassadeurs officiels. Hanning avait payée le prix de son outrecuidance et était de nouveau sous la juridiction du conseil… en tout cas de ceux qui avaient participés à la défendre. D'ici dix ou vingt ans, elle prendrait peut-être le contrôle définitif  de l'une ou de l'autre de ces cités, si elle en avait envie. Mais d'autres nouvelles la laissèrent plus circonspecte : l'absence du Gros prince, le retrait de la Voix de l'autre obsédé, la discrétion du dit obsédé… Tout ce beau monde se faisait un peu trop réservé pour que cela soit normal, aussi ordonna-t-elle l'envoie officieux et officiels de divers messagers, marchands, forgerons et informateurs de manière à se faire une idée précise de l'état de ces hauts personnages et de leur entourage… Quelle ne fut pas sa surprise lorsque Wik lui appris, avant même le départ de ses espions, que la jeune grisonne était enceinte jusqu'aux yeux… Sur le moment, elle ne dit rien, mais l'étincelle qu'elle avait dans le regard fit frémir son Intendant.

Au sujet de Velkyn, Wydrin s'était tût. Krish étant toujours sujette à ses montées de fièvres et des délires causées par la magie intense à laquelle elle était exposée, elle avait préféré attendre pour éviter un rejet brutal et un ordre terrible…

Ce ne fut qu'à la moitié de la sixième ennéade que Krish eu suffisamment de force pour se lever assez longtemps pour, ne serait-ce que sortir de sa chambre. Elle ne sortait pas des étages inférieurs et passait la majeure partie de son temps avec Elghinn ou la petite félin à pointe qui ne cessait de grandir mais il y avait un peu de mieux tout de même… Wydrinn avait déjà plaisanté plus d'une fois sur le fait qu'on ne savait pas qui, d'elle ou de son fils, dormait le plus.

Mais d'après la jeune maman, il fallait bien se pousser un peu pour aller de l'avant. Sous les mise en gardes terrifiées de ses soigneurs, elle avait confié une fois de plus à Wik pour monter dans les jardins, jouer avec son amie à quatre pattes. De plus en plus grande, le temps était venu de lui apprendre définitivement à obéir… avant qu'il ne soit trop tard.

Couverte de multiples couches de fourrure, de soies et de laines, elle s'était donc posée dans l'Atrium, entourée de trois des créatures à son service.

C'est quelques heures plus tard, après deux siestes rapides faites dans un salon du rez de chaussée, que Wydrin était venue la trouver alors qu'elle récompensait la charmante créature d'un lambeau de chair sanguinolente et un bisou sur le museau.

Elle aussi emmitouflée des pieds à la tête, seul ses yeux, ses mains et son nez sortaient de l'amas de fourrure… Ce qu'elle pouvait détester le froid… Même avec sa moitié de sang elfique, elle détestait ce temps gelé… du gel… Non mais elle vivait pas dans une région proche du désert pour passer des hivers rudes ! D'ailleurs elle était bien contente d'avoir la possibilité de se chauffer autant qu'elle le souhaitait parce que dans les rue, les morts étaient nombreux juste à cause du froid…

Enfin… la météo n'était pas franchement le sujet qu'elle était venu aborder ce jour.

« Wydrin … C'est bien toi derrière les cinq ours que tu as dépecé ?

- ça valait le coup, j'ai presque pas froid… Vous auriez deux minutes à m'accorder, j'ai un message… un peu long, à vous transmettre. »

La drow, avachie sur un larme coussin lui-même sur une grande natte qui la protégeait de l'humidité du sol froid, releva doucement sa figure aux traits tirés vers la jeune garde, suspicieuse.

« Me regardez pas comme ça… J'ai promis. Et croyez moi, non seulement j'avais pas le choix mais en plus, j'aimerai être a l'autre bout de Miradelphia quand vous me jetez ce regard…

- Comme si je pouvais te faire quoi que ce soit… Allé viens t'asseoir. »

Elle congédia les serviteurs d'un geste de la main et tendit un bol de vin chaud à sa Capitaine de la garde. On lui avait raconté à quel point elle lui devait la vie… Et elle était toujours aussi septiques sur les moyens qu'elle avait du employer pour pouvoir quitter Elda sans encombre alors que Velkyn, son cousin, et une bonne dizaines de personnes qui voulaient la peau de la Maîtresse des Forges avaient du s'y opposés à corps et à cri…

Wydrin s'exécuta en soupirant.

« Bon… Je vais pas tourné autour du pot. Essayez juste de ne pas vous mettre en colère…
- …
- Okay… Alors voilà… vous savez que...
- Tu tourne autour du pot, Wydrin…
- C'est votre mari m'a permis de quitter Elda.
- Qu…
- Il m'a offert sa protection et des vivres pour que vous puissiez retourner à Thaar en toute sécurité.
- Tai…
- Il l'a fait pour vous ! ... Pour que vous survivez…
- Et qu'a-t-il exigé en retour ?! Hein ? C'est bien pour honorer une dette que tu m'en parles aujourd'hui ! »

Nulle doute que si elle avait été plus en forme, elle aurait bondit… Ress releva le museau de sa gâterie, prête à sauter à la gorge de la moindre menace… Mais se détendit légèrement aux quelques mots que lui accorda la myriadénaire.

« Rien.
- Comment 'rien' ?
- Il ne m'a demander de vous dire ce qu'il avait fait… et ce que j'ai vu moi même.
- Là il faut que je te demande ce que tu as vu, c'est ça ? » grinça la drow, poings serrés.
- Je l'ai vu passé près de trois jours sans dormir ni manger pour veiller sur vous… Je l'ai vu regarder Elghinn sans rien tenter pour le tuer…
- Tss... Soit il est définitivement devenu fou, soit il a enfin apprit à mentir correctement…
- Je suis pas sensée vous donner mon avis… Mais il m'avait l'air sincère. Il voulait vous parler je crois… Il semblait déboussolé.
- Fait attention sinon c'est toi que je vais suspecter de mensonge ou de folie…
- Comme si ça n'avait jamais été le cas ! »

La plaisanterie fit mouche, arrachant un bref rire à la drow et abaissant brusquement la tension. Il était vrai que leur rencontre avait tout pour plaire de ce côté là…

« Très bien. Merci  pour lui. J'avoue que tu as réussi à m'intriguer. Mais cela ne veut pas dire que je lui pardonne une seule de ses actions stupides…
- Bon bah… Bon boulot est fini ici. J'ai des nouveaux à former moi... »

La guerrière se releva, ajustant sa capuche fourrée avant de de saluer sa patronne. Quelques pas plus loin, sur l'herbe gelée, une voix la retint in extremis...

« Wydrin… »

Elle s'immobilisa, retenant un soupire. Le sourire mauvais de l'elfe noire la fit frémir.

« Contacte notre archer préféré à Naélis. Dit lui que l'enfant n'est pas de lui. Qu'il va bien. Que je vais bien. Et que je voudrais louer ses services. Un nouveau pari en quelque sorte. Deux cents souverains, un cheval et un arc long de son choix si sa flèche touche le nombril de la Voix de Baaz'Hima avant qu'elle ne mette bas son poulain.

- Il est déjà né...
- Et bien une flèche dans l’œil droit du môme, qu'est-ce que tu veux que ça me fasse! Envoie aussi Eshk'Oroth à Magsque au cas où l'humain refuse en apprenant que je veux la vie de l'enfant plus que celle de la mère…

Nous verrons bien si Velkyn est toujours aussi enclin à vouloir me parler une fois que son bâtard sera transformé en brochette pour les Ferns. »


Elle verrait alors jusqu'où allait sa sensiblerie pour cette grisonne…

Et si la grisonne mourrait dans l'opération, la perte serait malheureuse étant donné son esprit plus qu'intéressant, mais Thaar s'en remettrait. Si elle survivait, et bien cela remettrait enfin les conteur à zéro entre elles-deux... Allez savoir si Thaar s'en remettrait par contre.
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: Le quatrième type reste à la maison | Solo   Jeu 27 Avr 2017 - 0:09



Hiver - 2e jour de la 7e ennéade de Verimios
An 9 du XIe Cycle
Sur-lendemain de la confrontation entre Wik et Krish



Il respirait doucement, par petites goulées, gardant les yeux clos, sentant ses côtes le tirer sans que la douleur ne l'indispose plus que ça. Depuis son réveil, quelques minutes plus tôt, il profitait de l'instant. Sur le dos, allongé sur un matelas dur comme il les aimait, sa peau nue caressée par le contact léger de la soie, il n'osait ouvrir les paupières par peur de voir disparaître cette sensation de paix, malgré l'engourdissement et la fatigue physique.

Dans la nuit, on était venu le chercher sur son sol de pierre froid. On l'avait relevé sans ménagement. Il se souvenait du goût du sang dans sa gorge, de sa difficulté à respirer. C'était tout. Tout ce qu'il avait pu sentir à part cette indescriptible douleur, avant de perdre connaissance.

Et voilà qu'il se trouvait dans un lit luxueux. Le sien sûrement... quoi que non. Ce n'était pas son oreiller qu'il avait sous la tête. Inspirant par le nez, un sourire lui vint aux lèvres... avant de disparaître presque aussitôt. Il était encore dans les appartements de sa Maîtresse... Mais alors... Il ouvrit prudemment les yeux, s'attendant à être aveuglé. Mais non, la lumière tamisée qui régnait ici était parfaite pour des pupilles drows et ne lui posa aucun soucis.

Au dessus de lui, le plafond de pierre à l'eldéenne l'observait froidement. Les accroches des multiples tentures rouges et noires dégringolant le long des murs bordaient son champ de vision. Il n'avait même pas besoin de se tourner pour décrire leurs emplacement. Comme il aurait put dessiner les yeux fermés la tête de lit finement ouvragée dans de multiples métaux allant du noir au blanc. Il était bel et bien dans le lit de la Maîtresse des Forge, à l'endroit même duquel il se faisait si rapidement chasser après l'avoir satisfaite.

« Les soigneurs dont tu m'as affublé ont ressoudé tes cotes pour que tu puisses reprendre le travail. » expliqua une voix bien connue à sa gauche « Elles te feront mal pendant encore une bonne ennéade mais ce n'est rien de grave. Pour le reste de tes blessures, je ne veux jamais t'entendre te plaindre. »

Elle était à son chevet... Cette simple idée l'emplissait d'une joie telle qu'il tenta de se redresser pour lui faire face. Mal lui en prit. 'Faire mal' était un euphémisme... Une douleur aiguë explosa dans sa poitrine au point de lui en couper le souffle. Il avait l'impression que son cœur se ratatinait sur lui-même. Les paupières serrées, il retomba sur le dos en serrant les dents, retenant in extremis un gémissement.

« J'espère que ça te servira de dernière leçon. » tança toujours la même voix sur le même ton. « Je ne tiens pas à recommencer ce genre de choses. Je croyais que tes caprices puériles appartenaient au passé... Je te parle, Wik.
- Ils... Ils appartiennent au passé... M-Maîtresse. Souffla-t-il d'une voix rendue rauque par la douleur. C'était... Une erreur.
- Bien. Heureuse de l'entendre. Si j'ai un intendant ce n'est pas pour m'emmerder à faire les comptes alors tu reprendras tes assignations habituelle dès que tu sortiras de ce lit. Par contre, je te retire la trésorerie de la Corporation. J'y ai assigné Phatt'kin. Elle ne fera pas de miracle, mais elle tiendra les comptes à la perfection. Nous verrons dans quelques mois si tu es de nouveau digne de cumuler les postes. En attendant, je te veux comme servant de table à chaque repas, comme gardien pour Elghinn, comme surveillant pour Kiba et comme jouet à chaque fois que l'envie m'en prend. Suis-je claire ?
- Oui, Maîtresse. »

Son visage s'était calmé au fur et à mesure de la diatribe jusqu'à reprendre la froideur qui frustrait tant sa propriétaire. La douleur pulsait toujours dans son torse, mais la surprise était passé et c'était bien la cause principale de sa réaction si violente. Il avait juste tourner la tête pour croiser le regard de feu de la drow millénaire. Elle était là, assise dans un profond fauteuil, un livre épais sur les genoux. Mais son attentions n'était aucunement porté sur l'ouvrage. Elle l'observait, lui, comme un faucon observe un mulot particulièrement agile. Il était un défi particulièrement appétissant.

Elle referma le livre et le posa à terre pour se lever. Franchissant les quelques pas qui les séparaient,  la chemise de soie rouge qui cachait sa peau sombre ondulait dans l'air. Cette fois, il se redressa légèrement sur les coudes, bandant ses muscles pour que ses côtes ne jouent pas trop. Ce petit geste de méfiance, ou du moins d'insoumission, fit redoubler le sourire de chat de la noire-elfe.

« La je te retrouve... »
susurra-t-elle en s’asseyant au bord du lit. Il frissonna en sentant sa main chaude et caleuse le repousser contre le matelas. Bien qu'il se laisse faire, la volonté nécessaire pour ne montrer aucune excitation ni aucune inquiétude était non négligeable. Elle le scrutait de tous ses yeux. Un sourire suave ornant sur son magnifique visage. « Après tant d'années, tu refuses toujours de perdre le peu qu'il te reste... »

Elle tira sur les draps, dénudant le corps nu et meurtrie de son Intendant. Des bleus. Des coupures. Des coups de trique sur les épaules, les tibias et les côtes. Pour les y avoir apposer, elle savait aussi que son dos était orné des morsures de deux ou trois coups de fouet. Sa lèvre était encore éclatée quoi qu'en cour de cicatrisation. Il n'y avait pas de doute a avoir, il était encore profondément marqué par ce qu'elle lui avait fait subir... Et pourtant, il ne détourna pas le regard et ne bougea pas d'un souffle, restant d'une neutralité détachée à nul autre pareil.

Les iris de feu se vrillèrent de nouveau dans les siennes alors que Krish se relevait. D'un geste gracieux, elle dénoua sa ceinture, laissant glisser la soierie le long de ses courbes pleines. Elle avait repris des hanches depuis son accouchement... mais surtout de la poitrine. Wik surveillait sa respiration. Puis, sans un mot, elle l'enjamba, se tenant à genou, en équilibre au-dessus de son ventre, et il ne put retenir une expiration pour longue que les autres. Il l'observait, au-dessus de lui, le cœur battant à lui en faire mal, l'envie le taraudant en sachant qu'il souffrirait le martyr dans son état. Le regard de la forgeronne était sévère, orgueilleux, magistral...

Elle resserra légèrement les jambes de part et d'autre de son torse avant de se pencher vers lui. Il serra la mâchoire sous la douleur induite. C'était fugace. Imperceptible. Et tant qu'elle ne lui donnerait pas d'ordre direct, il ne bougerait pas. Il ne montrerait aucune affectation. Ni tendresse. Ni douleur. Car c'était là son seul moyen de ne pas se laisser réduire à néant. La seule protestation assez tolérable pour avoir lieu sans lui coûter la vie. Et c'était aussi celle qui attirait sur lui l'attention de cette superbe femme. Celle que lui, un simple esclave, pouvait lui offrir comme on offre une pelote de laine à un chat pour qu'il ne s’ennuie pas. Pourtant un sourire satisfait s'étendit sur les lèvres de l'elfe noire avant qu'elle ne vienne poser ses crocs sur le cou du blesser, y posant des marques plus douloureuses que sensuelle. Une douleur qui ne le tendait pas moins.

Ce matin là, elle le gâta et le tortura à l'envie jusqu'à daigner céder à son propre plaisir et s'emparer entièrement de lui. La douleur avait été forte, elle savait ce qu'elle faisait. Mais chaque onde de souffrance faisait pâle figure à côté d'une certitude qui tenait au cœur le demi-sang : il était le premier homme à la toucher depuis la naissance d'Elghinn.
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Krish Al'Serat
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MessageSujet: Re: Le quatrième type reste à la maison | Solo   Mar 27 Juin 2017 - 23:42



Hiver - 2e jour de la 1ere ennéade de Karfias
An 10 du XIe Cycle
Le jour de la libération de Valère



Hier, j'ai eu la surprise de voir la Maîtresse rentrer de la soirée au port totalement nue à l'exception de ses lames... Cela ne devrait plus m'étonner, mais je ne m'y attends jamais. J'ai beau savoir de quoi elle est capable, elle réussit toujours à me surprendre, comme si son attitude était celle de la liberté et de la sauvagerie en personne. Ce que j'ai vu brillé dans ses pupilles cette foi, était d'ailleurs plus proche de la seconde que de la première...

Mais je n'ai pas eu le temps de m'appesantir sur le sujet. Cela faisait trois ennéades complètes que je voyais passer dans ce palais immense. Trois ennéade que celui qui m'avait valu la disgrâce avait disparu de la surface de ce monde. Qu'il y réapparaisse un jour ou non ne me faisait ni chaud ni froid. Comme tant d'autres avant lui, il avait disparu et c'était tout ce qui importait. Jusqu'à ce début d'après-midi.

Je passais dans le couloirs du dernier étage, voulant déposer Elghinn au près de sa mère si elle désirait profiter un peu de sa présence pendant les heures les plus paisibles du bambin... autrement dit quand il dormait.  

Cela faisait plus de trente jours que je m'occupais de l'enfant dès que ma Maîtresse ne l'avait pas contre elle. Il était magnifique. Incroyablement éveillé pour son âge, il regardait le monde avec ses grands yeux du même rouge que celui de sa mère. J'avais beau tenter de ne pas trop me faire d'illusion, mon affection pour ce petit bout d'elle ne cessait de grandir et j'avais parfaitement conscience qu'elle le savait. Alors comme à mon habitude je ne laissait rien paraitre devant d'autres yeux que ceux du petit, réservant mes sourires et mes berceuses tant moquées pour quand nous étions seuls, sachant que même si elle ne me disait rien, pas une once de l'amour ou d'attention que je prodiguais à ce petit être ne se faisait sans le consentement absolu de sa mère. Il était bien trop précieux.

Fils d'Uriz et d'une femme à la mémoire millénaire. Marqué lors de son entrée au service des dieux drow du symbole du Père des batailles, son double monstrueux était un peu sa première victime, sa première victoire.

J'avais crains pendant un moment qu'il ne lui arrive du mal lorsque la Voix des Dieux était venu en personne jusque dans l'antre de son ex-femme, mais le temps avait banni mes angoisses. Au fur et à mesure que la Maîtresse reprenait des forces et sortait de sa léthargie, elle passait de plus en plus de temps avec le bambin. Et moi, silencieux observateur de ses gestes tendres, je n'aurais donné ma place pour rien au monde. Rien ne semblait surpasser le cadeau qu'elle m'avait fait en me punissant. Libéré de ma charge pour quelques mois, j'étais tout à elle. Tout à ces spectacles du quotidien. Même dans ma plus tendre enfance, je ne me souvenais pas l'avoir vu agir avec tant de précaution envers un autre être vivant. Même dans mes rêves les plus fous, je n'aurais avoué le mot qui me heurtait douloureusement le cœur lorsqu'au bout d'à peine quelques ennéades je le prenais dans mes bras.

Mais ce jour là, comme tous ceux où il était particulièrement grognon, seul les bras de sa mère semblait pouvoir apaiser Elghinn. J'avais attendus un long moment en marchant de long en large dans le couloir, lorsque j'avais finalement aperçu la Maîtresse soutenant de ses propres bras un squelette aux cheveux noirs. Fronçant les sourcils, j'hésitais un moment à accourir mais retenait ma course, continuant à marcher en berçant le nourrisson qui m'esquintait les oreilles jusqu'à ce que ma Maîtresse ressorte de ses appartement. Seule.

Je n'eut même pas le temps d'accourir :

" Wik. On s'entend plus.
- Il vous réclame, Maîtresse. Quand il est comme il n'y a que vos bras qui parviennent à l'endormir. " avais-je répondu sur un ton neutre, mon visage ne trahissant aucune gêne malgré les décibels que les poumons d'un nouveau né étaient capables de produire.

Sans un mot, ma Maîtresse s'était emparée du bambin, le calant sur le ventre le long de son avant bras. Elle passait son autre main sur la tête et le dos du bébé, parant également à tout geste qui aurait put engendré une chute. Il fallut très peu de temps pour qu'il arrête de pleurer. A peine plus pour qu'il s'endorme. L'odeur de sa mère le rassurait si vite... D'ailleurs, avide de la voir encore une fois, je glissais un regard vers l'expression tendre sur le visage de cette mère. Si douce. Une petite éternité s'écoula, les sanglots d'Elghinn se calmant peu à peu, moi perdu dans les traits divins de cette femme complexe, quand deux orbes de laves me foudroyèrent avec un amusement mordant.

" Attention, Wik. Tu souris. Est-ce une façon de me regarder ?
- Pardonnez-moi, Maîtresse. " répondis-je en retrouvant ma neutralité glaciale comme elle l'attendait de moi étant donné son ton et son regard.
- Je m'occupe d'Elghinn cette après-midi. En punition tu iras laver l'humain dans ma chambre. Valère. Sinon il va empuantir toute la pièce. Après tu viendra me rejoindre aux bains.
- Bien Maîtresse. "

Mon expression ne bougea pas, mais mon cœur se serra comme il le faisait toujours à l'idée de ce qu'il risquait de m'arriver. J'attendais que les pas de ma Maîtresse se soient éloignés avant de me redresser, gêné par une certaine raideur qui n'était en rien celle de mon dos. Cela faisait quelques jours maintenant que les douleurs de ma cage thoracique n'étaient plus que légères tensions. Les cotes se ressoudaient. Les coups de fouets se faisaient oubliés. Les bleus avaient virés jaunes et avaient fini par disparaitre. La seule à encore connaître les fragilités de mon corps était la femme même qui m'avait infligé tous ces sévices...

Mais avant tout, j'avais une tache à accomplir.

En entrant dans les appartements de ma Maîtresse, la première idée qui me vint fut pour le pauvre bougre allongé sur le satin noir : vu son état il n'avait que peu de chance de passer la nuit.

La seconde, bien moins compatissante, me força à ravaler un sourire.

Il portait les marques du traitement d'Eshk'Oroth. Ma Maîtresse ne l'avait pas touché elle-même...


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