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 Ami, buvons mes chers amis mes frères ![Rp avec Cécilie.]

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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Ami, buvons mes chers amis mes frères ![Rp avec Cécilie.]   Ven 3 Fév 2017 - 13:51




Jindanor s'était cette fois encore réveillé à l'aube, observant le plafond de cette chambre qui lui avait été octroyée. Un soupire las vient s'échapper de ses lèvres, qu'il le veuille ou non dormir plus longtemps lui aurait été impossible, aussi ne patienta-t'il pas plus longtemps, s'extirpant des couvertures pour venir rapidement se rincer le visage dans une bassine d'eau qu'il avait fait mandé lors de son arrivée, l'eau en avait bien entendue était changée, et ce rafraichissement lui permis d'émerger de cet état de molusque qui lui collait à la peau à chaque réveils.

Il avait une nouvelle fois connus les horreurs de la guerre dans ses rêves, mais cette fois plutôt que de se réveiller lorsque la mort vint le cueillir dans ces cauchemars, il était parvenu à l'affronter, à la repousser même. La peur lui avait tiraillée les entrailles et il avait la forte impression de s'être fait passer dessus par une horde de buffles : mais pour une fois son repos n'avait pas été arraché par ces vils rêves. Sa main droite tatônna sur le rebord de la bassine à la recherche d'un chiffon qu'il avait laissé là, ripant sur une écharde que son doigt vint accueillir en le foudroyant d'une douleur lancinante, relevant sa main et le reste de son buste avec rapidité tout en grognant fortement, l'homme vint observer son doigt, une perle de sang se formant autour de l'écharde qui glissait déjà en dehors du trou qu'elle venait de creuser dans son index. Il ne prit pas de pincettes pour venir l'arracher avec l'aide de son autre main, serrant un peu plus les dents lorsqu'il vit que le sang n'était pas décidé à s'arrêter. Il vint serrer deux de ses doigts autour de son index endoloris, pressant la plaie pendant quelques minutes, baignant légèrement ses autres doigts de son sang, qu'il observa avec un air désabusé.

-Cette journée commence encore bien.. Soupira-t'il avec une pointe de sarcasme.

Lorsque le sang se décida enfin à arrêter de couleur, Jindanor vint rincer sa main dans la bassine qui entre deux s'était mélangée à quelques une de ces perles de sang qui s'étaient glissée le long de son battoir pour venir terminer leurs courses sur la surface claire. La main vint s'emparer du chiffon avec une pointe de colère pour venir s'essuyer le visage, la barbe, et les cheveux d'un geste rapide et sec. Comme à son habitude maintenant il vint prendre le temps de se coiffer barbe et cheveux, passant un coups de son coupe-choux sur ceux-ci afin de s'assurer que sa coupe restait droite et propre... Il ne disposait certes pas de nombreux costumes et vêtements, mais son faciès était tout de même ce qui attirait le plus le regard après sa forte stature. Non pas qu'il était charmant, mais cet aspect bourrus et tanné avait plusieurs fois donné l'impression qu'il n'était non pas un jeune homme mais bien un vétéran des guerres passées, ayant vu trop d'horreurs pour être effrayé par quelques monstres et malades.

Lorsqu'il eut finis de tailler sa barbe avec attention celui-ci rinça son coupe-choux dans l'eau rougie, avant de l'observer un court instant. Cette bassine d'a peine un litre lui rappelait vaguement l'une des flaques d'eau plongée dans la boue qu'il avait croisé sur le champs de bataille. Avant que les Drow's ne viennent à s'écraser contre leurs boucliers et armures, celle-ci était claire, presque limpide malgré la terre qui l'entourait. Lorsqu'il l'avait recroisé à la fin de cette bataille, celle-ci s'était teinte d'un rouge profond, la mélasse et la chaire s'étant rencontré pour former un terreau fertile pour les années à venir...

Il se rappelait la rivière vers laquelles ils avaient repoussés les Drow's, les envoyant se noyer ou se vider de leurs sangs dans cette eau. Emportant la mort avec le courants. Milles petits villages ont donc certainement pu observer les corps dépouillés de toute vie flotter sur le fleuve, s'écraser contre les rochers et les chutes d'eau...

Il secoua la tête rapidement pour revenir à d'autres choses, décidant de se vêtir de sa tenue orangée qui avait depuis eu le temps d'être nettoyée et amidonnée, lui donnant une superbe des premiers jours, laissant Jindanor presque pantois devant cette tenue.

-Il faut réellement que je trouves le temps de me fournir en plus de tenues. Cela ne sied pas à un chevalier que de se déplacer dans une tenue sans apparat. Bien que... J'aime ma chemise de lin, merde. Il ricana pour lui même, avant de secouer de nouveau sa tête avec plus de calme cette fois. Allez, journée achats. J'aurais peut-être la possibilité de trouver ce que je cherche, et puis, c'est pas comme si tu n'avais pas économisé d'puis le temps grand con.

Jindanor ne perdit donc pas plus de temps, s'emparant de ses affaires et se vêtant avec attention au détail, le long tissus de soie bleu ceinturant ses hanches par dessus duquel se trouvait sa ceinture et son fourreau, tout deux remplis de sa lame d'apparat : Qui soit dit-en passant, n'avait d'apparat que le nom, celle-ci avait été forgée à sa main et ne menait pourtant pas large comparée à sa véritable lame de combat. La lame qu'il portait sans arrêt n'était autre qu'une main et demie, une lame que bons nombres de chevaliers appréciaient autant par ses multiples usages que par son poids et sa facilité d'usage. Et pourtant pour Jindanor elle restait bien plus lourd que son Espadon elfique... Il n'avait toujours pas trouvé de noms pour ses deux lames..

-Il faudra que j'y pense... Après-tout, mon père m'a toujours dit que les Chevaliers donnaient des noms à leurs lames.

Puis il quitta sa chambrée, avec cette seule lame d'apparat, son gorgerin et ses bras d'armures, ainsi que ses gants, une armure légère qui ne faisait qu'appuyer son titre, autant qu'éviter que quelques imbéciles soient tentés de s'en prendre à lui.

Il passa ainsi une bonne partie de la journée en ville, voyant avec tisseurs et marchands pour se créer de nouvelles tenues, la plupart de ses économies disparaissant dans ces achats que beaucoup auraient désignés d'inutile (Lui le premier d'ailleurs), mais pourtant nécessaire lorsque l'apparence était aussi importante que la valeur dans les cours de la Noblesse. Anthoine quant-à lui avait été convié par Jindanor, lors de sa pause de Midi, pour lui donner son avis, autant que pour que tout deux discutent et puissent passer un moment de calme et de détente entre bons camarades...

Maintenant qu'il y repensait cela faisait bien longtemps qu'il n'avait plus pris de temps pour se poser. Et contrairement à ce qu'il avait cru au matin, cette journée était ensoleillée,belle, calme et lui donnait véritablement l'impression que rien de bien mal pouvait survenir, malgré sa poisse éternelle.

Lorsque l'heure vint pour Anthoine de retourner en faction, Jindanor lui octroya une grande tape sur l'épaule pour lui souhaiter bon courage, retournant à son tour en ville pour faire le tour du marché à nouveau, il s'était intéressé aux vêtements au début de sa journée ici-même, mais maintenant il cherchait plus des objets pouvant lui laisser un souvenir de l'endroits, ou bien même de quoi pouvoir fêter de grandes occasions...
Il s'acheta quelques livres vierges, qui dévorèrent une bonne partie de ce qui lui restait, une bouteille d'alcool Missédois, et enfin une bouteille de parfum Groseille et fleurs d'oranger. Qu'il savait déjà à qui il le destinerait, les poches vides après s'être retournés auprès des tailleurs et tisseurs qu'il avait contacté pour reprendre les biens réajustaient à sa taille et stature, il repartit d'un pas pressé au Castel, déposant tout ses biens dans les bras d'un serviteur, qu'il manda pour monter tout cela dans ses appartements.

Et voilà qu'il allait retourner se préparer pour le dîner lorsque le Capitaine de la Garde, ce bon vieux Capitaine, le salua dans l'un des couloirs.

-Sir Jindanor Numanor ! Par les dieux, mon garçon, pour une armoire à glace vous êtes bien compliqué à trouver dans cette ville !

-Ha ! Capitaine, navré, j'ai été plutôt vif aujourd'hui je dois l'avouer.

Ils s'approchèrent tout deux, Jindanor le saluant en empoignant son poignet dans sa main comme le fit le capitaîne, une poignée de main de frères d'armes ayant vécus tout de même quelques aventures ensembles. Jindanor n'avait pas réellement besoin que le Capitaine lui témoigne plus de respect qu'une simple utilisations du titre "Sir" une fois lors de leurs rencontres, c'était plus lui-même qui lui témoignait un profond respect...

-Bon sang, j'ai l'impression que cela fait des années, bien que vous n'ayez pas l'air de grincer plus que la dernière fois. Lui dit-il en souriant. Alors, qu'est-ce que cela fait d'être ainsi revenus à Beaurivages ?

Oh ce n'était pas qu'ils ne s'étaient pas vus depuis des décennies, mais bien plus qu'ils n'avaient pas pris le temps de discuter depuis quelques temps tout de même... Et puis profiter du temps qu'ils leurs restaient jusqu'au dîner du soir pour discutailler de tout ce qu'il était survenus ces derniers temps ne saurait que les mettre de bonne humeur.

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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Ami, buvons mes chers amis mes frères ![Rp avec Cécilie.]   Dim 5 Fév 2017 - 1:31

Le soleil était à peine levé lorsque le Capitaine ouvrit les yeux. Une lumière grisâtre  et froide glissai dans la chambre à travers les tentures qui masquait les hautes fenêtres de la demeure qu'il occupait dans la Citadelle. Sans même penser à ses gestes, il se dégage silencieusement de la couverture en la bloquant de sa main gauche pour éviter de réveiller la femme qui dormait encore à ses côtés.

Debout dans le silence de la chambre, il s'étira, dénouant ses épaules, échauffant ses jambes pour que ses muscles et ses articulations fatiguées ne le fassent pas souffrir au cours de la journée. Il ne pouvait pas le nier, il était bien moins leste que lors de sa promotion... Et encore, cela ne datait pas de diz ans! Il souffla lentement, laissant ses gestes devenirs plus amples.

Beaurivages... Un souffle de mélancolie lui fit tourner la tête vers sa femme. Elle dormait à poing fermé. Ses cheveux poivre et sel retombaient en bataille sur l'oreiller et le drap blanc couvrait à peine son ventre. Comme dans ses plus vieux souvenirs, elle se cramponait au revers tout en laissant dépasser l'une de ses jambes potelées. Avec les ombres, les rides qui bordaient ses yeux et ses lèvres donnaient l'impression qu'une expression profonde et soucieuse flottait sur ses traits.

Deux ans... Il avait passé deux ans loin de chez lui. Et à présent, il avait mérité de pouvoir couler des jours longs, paisibles et grabataires avec cette femme qu'il avait rencontré il y avait si longtemps. Capitaine d'un conteingeant de garde, il venait de devenir Instructeur. Et ce qu'il le faisait le plus rire c'était que tous les hommes d'arme qu'il croisait continuaient à leur donner du Mon Capitaine...

En y repensant, il retint un rire. Finissant son étirement avant de passer aussi discrètement que possible dans le cabinet de toilette qu'ils avaient aménagé pour ne pas mutuellement se gêner il y a bien longtemps. Rincé, lavé et peigné, il glissa tout aussi sournoisement vers la pièce a vivre pour se vêtir, glissant à sa large ceinture sa dague et son épée avant de sortir en catiminie.

Après une matiné bien chargé et une deuxième trempette, il avait quitté la cour d'entrainement, le baume au coeur et la tête tournée vers les nappes grisâtres qui moutonnaient dans le ciel. L'heure était venue pour un tour au marché et de se trouver un bon morceau de barbaque... et  peut-être une petite balade. Mais les choses avaient pris un autre tournant...

"Sir Jindanor Numanor ! Par les dieux, mon garçon, pour une armoire à glace vous êtes bien compliqué à trouver dans cette ville "

Il ne le cherchait pas spécialement, mais sa forte carure lui faisait chaud au coeur à revoir. Il s'amusa de sa remarque de jeune gredin, sachant qu'il aurait bien encore à lui en remontrer les armes à la main.

" ça fait des années! mais ne pas grincer est une question d'entretien."


Sa pentade déplumée à la main, le Capitaine avait pourtant toujous l'air de vétéran flegmatique qu'il arborait en tout temps... quoi qu'un peu moins guinder qu'en service.

" J'ai rerouvé ma femme. Il lui en aura fallu de la patience! Et mon fils a repris la corderie de son grand père. Il s'en est passé des choses en deux ans... Mais dites-moi, garçon, vous avez une course a faire pour vous aventurer ici seul? Je ne vous imaginais pas quitter votre poste sans une jambe en moins étant donné ce que les soigneurs m'ont rapporté plus d'une fois..."
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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Ami, buvons mes chers amis mes frères ![Rp avec Cécilie.]   Lun 6 Fév 2017 - 12:53



Jindanor ne put s'empêcher de sourire en direction de cet homme qui lui attirait de l'empathie comme l'aurait fait son compagnon Anthoine. C'était un homme auprès duquel il avait appris plus en quelques ennéades qu'il n'avait appris en quelques années, tout ce qu'il avait appris n'était que des formes de son nouveau "métier", ce n'était ni le savoir-faire d'un artisan, ni la sagesse d'un écrivain ou d'un lecteur. Mais il avait appris suffisamment en si peu de temps pour le considérer comme l'un de ses enseignants, et un de ses amis.

" ça fait des années! mais ne pas grincer est une question d'entretien."

Jindanor ne put rater la pentade déplumée et pendante à la main du Capitaine, qui n'était certes plus capitaine mais instructeur, mais cela ne l'empêchait pas de le percevoir encore comme un homme d'action. Son air de vétéran droit et fier (avec sa trace de flegme lassive) trainait toujours sur son apparence, bien qu'il soit bien moins guinder qu'en service. Jindanor avait les mains vide pour sa part, et s'était même surpris de ne plus rien transporter de plus que sa sacoche de voyage habituelle, cette sacoche qu'il accroché normalement au flanc de Georges pour transporter ses effets personnels.

" J'ai retrouvé ma femme. Il lui en aura fallu de la patience! Et mon fils a repris la corderie de son grand père. Il s'en est passé des choses en deux ans... Mais dites-moi, garçon, vous avez une course a faire pour vous aventurer ici seul? Je ne vous imaginais pas quitter votre poste sans une jambe en moins étant donné ce que les soigneurs m'ont rapporté plus d'une fois..."

Ha... Maintenant qu'il le disait, Jindanor se tendit légèrement, il s'en voulu presque de prendre du temps sur le temps libre que sa Dame lui avait presque obligé à prendre. Il haussa légèrement les épaules, assez nonchalamment avant de répondre à l'homme qui se tenait devant lui, d'une voix entre la lassitude et le regret.

"Dame Cécilie de Laval m'a, dirait-on, forcée la main quand à ce repos. Je n'ai pas eu le temps de nier la nécessité que l'on avait déjà prévenus les serf dans la seconde. Aussi, je m'occupes et fais en sorte que ces heures ne soient pas totalement perdues, autant en me fournissant auprès de tailleurs et de fournisseurs de matériaux bruts qu'en m'informant sur les recoins de cette ville."Jindanor passa sa main dans sa nuque, avant de regarder à nouveau l'homme devant lui, avec un peu plus d'humour et de joie dans la voix cette fois." Je n'ai pas eu mon mots à dire de toute manière, comme bons nombres de fois. Autrement, je suis heureux de savoir que votre famille se porte bien ! Concernant mes états ces soigneurs faisaient des tonnes de peu de blessures, ils n'ont visiblement jamais connus plus qu'une égratignure." Il ricana légèrement. "Mais bon... Tiens, je voulais profiter de l'instant pour me glisser dans une taverne, je comptais y retrouver certains de vos hommes, discuter avec les plus causants, reparler des quelques aventures, que diriez-vous de m'accompagner ? Je vous offrirais une boisson !"

Jindanor posa ses deux mains sur ses propres hanches, l'observant avec un sourire assez léger, il ne l'aurait peut-être jamais avouer mais se décrocher de touts ces problêmes et prendre un peu l'air ainsi lui faisait le plus grand bien, autant en lui permettant de se vider la tête, que de retourner aux intérêts et loisirs basiques de l'homme qu'il avait été. Il s'était même fournit une bûche de Noisetier, de bonne qualité, de quoi sculpter quelque-chose le temps de ces vacances forcées.

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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Ami, buvons mes chers amis mes frères ![Rp avec Cécilie.]   Lun 6 Fév 2017 - 20:39

C'était bien là le jeune garçon qu'il avait été obligé de former quelques mois plus tôt… Perdu dans son travail jusqu'à en oublier les plaisirs simples de la vie. Il se reconnaissait à tel point dans sa façon d'agir qu'il éprouvait pour ce grand cornichon une certaine compassion… Compassion qu'il avait au double ou au triple pour sa femme maintenant qu'il se rendait compte à quel point il avait put être obstiné dans ses jeunes années.

Les gens avaient tendance à jeter des regards en coin à cette montagne… Mais quand on l'avait vu hirsute sortant des bois en gueulant comme un putois puis se frotter le cuir jour après jour contre ses camarades de régiment une arme à la main pour se prendre aussi souvent que d'autres des roustes bien senties, cette montagne soignée perdait beaucoup de son caractère stupéfiant. Et le jeune vétéran de vingt ans refaisait son apparition.

« Dame Cécilie a bien raison de vous éloigner un peu de votre épée. La carrière de garde est longue et on a vite fait de s'oublier. Le problème c'est que cela ne peut durer bien longtemps... ça n'a rien à voir avec le fait de sauver sa vie. Mais trêve de palabre! Un verre, cela ne se refuse pas. Je vous offrirai un verre de lait en échange.» Puis il regarda la pintade qui pendait au bout de sa main, soulevé dans le mouvement de satisfaction qu'il avait amorcé… Et comme s'il y voyait une représentation soudaine de son devoir, il se fit légèrement plus droit, observant d'un yeux défiant la tête rosâtre aux yeux vitreux… Mais ça irait bien comme cela, il avait bien un peu de temps.

Il secoua la tête. Non seulement il avait bien un peu de temps, mais il l'aurait pris de toute façon pour celui-ci. Il n'était plus son supérieur, il pouvait donc prendre les choses avec un peu moins de rigueur…

« Je connais une taverne où le propriétaire brasse une liqueur de sureau, de menthe et d'orange distillée avec de l'eau de mer. Juste derrière le temple de Tyra. A goûter au moins une fois dans une vie. »

Il sourit légèrement, toujours fort droit. Il fallait admettre que c'était plutôt une boisson d'homme dans son souvenir… Mais tant qu'à s'attarder, autant ne pas faire les choses à moitié.
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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Ami, buvons mes chers amis mes frères ![Rp avec Cécilie.]   Mar 7 Fév 2017 - 14:55




Jindanor observait toujours cette allure de quelques manières qu'il soit vétu, ou de quelques états qui l'affligerait en son fort intérieur, vous savez bien, cette stature imposante, ce regard fier mais restant loin de l'Hautain comme l'on en serait de la peste, sa barbe taillée lui donnait une légitimité bien plus grande que lorsqu'il ressemblait encore à cet ours hirsute, à une bête sauvage tout droit sortie d'une forêt pour apporter son aide aux malheureux qui connaîtraient bientôt la violence des armes et le sang, et pourtant le fait que ses épaules soient délestées de cette armure qu'il revêtait très souvent, à un tel point même qu'elle en était devenue une seconde peau, lui donnait un air plus empathique qu'à l'accoutumée.

Plus abordable à tel point qu'il n'eut pas à tirer sourire pour que certaines lui envoient celui-ci de bonne grâce. Il n'y portait guère tant d'attention, un simple sourire pour remercier cet intérêt suffisait amplement, et il savait bien qu'il ne pouvait se permettre de sortir des clous, autant pour son propre bien être mental, que par le fait qu'il s'en sentirait bien médiocre. Fondre sur des jeunes femmes éperdues devant la richesse qu'il laissait paraître sans vraiment l'être serait bien trop simple, d'autant qu'il n'avait pas le droit de faire cela à des femmes qu'il ne pourrait chérir. Dans le fond, il se protégeait probablement plus qu'il ne l'avouerait à qui que ce soit. Il aimait une femme qu'il savait hors de portée, il ne voulait pas en plus se risquer à perdre le peu qu'il avait gagné en allant affrioler avec d'autres femmes... Bien que son deuxième cerveau ne serait pas contre l'idée, loin de là.

Mais lorsque l'homme devant lui répondit, Jindanor sortit de ses pensées rapidement, l'observant avec intérêt.

«Dame Cécilie a bien raison de vous éloigner un peu de votre épée. La carrière de garde est longue et on a vite fait de s'oublier. Le problème c'est que cela ne peut durer bien longtemps... ça n'a rien à voir avec le fait de sauver sa vie. Mais trêve de palabre! Un verre, cela ne se refuse pas. Je vous offrirai un verre de lait en échange.» Et il posa son regard sur la pintade qu'il venait de soulever par la gorge, enfin du moins ce qu'il restait de cette gorge, il aurait bien imaginée la tête de cette bête, tenue ainsi par la gorge, se bouffir et tirer une langue plus longue que ce qu'une tête pareil pourrait contenir, ce qui lui fit passer un léger rire en tête, l'image en elle-même aurait été aux abords d'un cartoon «  Tex-avery  »  à quelques détails prêts que sur le coups ce fut d'autant plus drôle dans ses pensées. Il rit alors allègrement lorsqu'il parla de verre de lait.

«  Je connais une taverne où le propriétaire brasse une liqueur de sureau, de menthe et d'orange distillée avec de l'eau de mer. Juste derrière le temple de Tyra. A goûter au moins une fois dans sa vie. Lui dit-il, alors que Jindanor s'apprêtait à son tour à lui répondre, par dela les deux phrase glissées
-Oh, si je ne buvais que du lait ce serait du mamelon d'une femme, allons  ! Je m'en vais plus vers cette idée de liqueur que vous venez de décrire, je n'en ai jamais bu, mais ça ne peut qu'être corsé et goutus. Ca ne peut être pire que la liqueur de noix de LaDross.  Nous pourrions au moins passer par chez vous, déposer cette pintade et nous diriger vers cette Taverne, je ne comptes pas vous occuper pour trois jours non plus  !»

Alors qu'il lui souriait légèrement, Jindanor ne pouvait que s'imaginer la rûdesse du breuvage en question, cela promettait de lui déchirer le gosier. Et pourtant il invita le capitaine à prendre les devants de la marche, rejoindre sa demeure était le premier objectif, et se faire une boisson d'homme la deuxième, advienne que pourra sur le chemin ou dans cette taverne, cela promettait dans tout les cas d'être forts plaisant.


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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Ami, buvons mes chers amis mes frères ![Rp avec Cécilie.]   Mar 7 Fév 2017 - 15:45

Ce fut au tour du Capitaine de partir d'un de ses rares rires francs, gagné par l'humeur potache qu'étaient souvent celle des camarades de casernes depuis ses souvenirs les plus anciens.

« Oh, si je ne buvais que du lait ce serait du mamelon d'une femme, allons  !
-Va ! Trouvez-vous en déjà une qui accepte de boire le votre et on en reparlera. »

Borf, il avait bien le droit de se lâcher de temps à autre… et il ne pouvait nier que ce Numanor lui était fort sympathique et ce depuis longtemps. Sans même parlé de son talent - car des talentueux couillons, il en avait connu son compte - malgré son jeune âge, il avait plus l'impression de parler avec un homme qu'avec un subalterne, même lorsque c'était effectivement le cas.

« Pas sûr que repasser par chez moi soit la meilleure solution... »

Ou plutôt si… mais pas la plus agréable… Il soupira. Il 'était plus compliqué que prévu de revenir, il pouvait l'enrober de toute la joie qu'il voulait, la réalité restait ce qu'elle était. Mais le jeunot avait raison malgré tout.

« J'habite dans la Citadelle, il faudrait faire un allé-retour presque jusqu'au château. Autant aller directement. J'expliquerai tout à ma douce en rentrant... »

Et sans attendre il avait pris les devants, marchant côte à côte dans les rues étroites lorsque ça leur était possible, ou en file le plus souvent. Le sujet des souvenirs de Lourmel et de l'apprentissage du colosse leur servit d'amorce pour ce qui allait suivre. Au moins, le Capitaine n'ayant pas mis une fois dans sa vie les pieds à Amblère, ils ne risquaient pas d'aller vers de plus mornes allusions.

Jindanor eu même l'occasion de découvrir à quel point son comportement en tant que malade avant marqué l'esprit de son supérieur à l'époque. Un ours dans une cage à canari. Ni plus ni moins.

La ruelle ou ils débouchèrent, derrière le temps de Tyra, était bien moins bondée que d'autre… Il fallait dire que l'heure n'était pas forcément encore à la boisson. Au dessus d'une devanture sobre mais propres se balançait une enseigne de bois peinte, représentant une espèce de tête de cochon avec une queue de poisson. « Le Cothon » était marqué en gros sur l'objet.

« Nous sommes arrivé. » dit simplement le Capitaine en coinçant sa pintade sous le bras pour pousser la porte.

A l'intérieur, peu de monde. De nombreuses tables en bois, cirées, étaient vide. Seules deux trouvaient déjà du monde, discutant et riant après une journée de travail un peu plus courte que prévue. Vu la robustesse des gaillards, il y avait de forte chances que ce soit des travailleurs de force ou des soldats. Mais hors de l'uniforme et de la droiture il aurait été difficile de distinguer les deux. Derrière le comptoir, personne.

« Gilles ! » appela le Capitaine tout en laissant, d'un signe de main le choix de la table à son compagnon.

« J'arrive ! » Répondit une voix étouffée depuis l'arrière boutique.

En attendant que le patron arrive, le Capitaine soupira de contentement en s'asseyant sur sa chaise et posa la volaille près de lui.

« Mais dites-moi. Comment va notre ami Lieutenant ? »
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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Ami, buvons mes chers amis mes frères ![Rp avec Cécilie.]   Mer 8 Fév 2017 - 14:08




Il ne fut pas bien plus pour les décidés à se rendre à cette taverne, Jindanor le suivit sans plus réellement s'en inquiéter, discuter avec lui lui permettait de penser à des passages de sa vie qui étaient suffisamment marquant pour le faire partiellement oublier les horreurs qu'il avait pu observer quelques ennéades auparavant, penser à ces souvenirs n'était pas des plus joyeux, mais ces combats lui avaient permis d'être plus proche de ces nouveaux compagnons et malgré la tristesse de ces jours, beaucoups d'autres rayonnaient de bons moments.

La ruelle où ils débouchèrent derrière ce temple de Tyra, était bien moins bondée que les communes qu'ils avaient traversés jusque là, à en croire que l'aura de ce temple effrayé certains ou donnait à cette rue un aspect mal-famée, et pourtant ce n'était que l'heure qui en était la cause, celle-ci étant parsemée de quelques tavernes et auberges qui se trouvaient propres comme des sous neufs. Mais lorsque Jindanor put observer le nom de la boutique, il fallait avouer qu'il eut un petit doute quand à l'état dont il en ressortirait.

"Nous sommes arrivé." Lui dit simplement le Capitaine, celui-ci glissant sa pintade sous son bras pour l'y coincer alors que le libre venait pousser la porte de cette taverne. Le "Cothon", c'était très certainement un nom trouvé sous l'emprise de la poisson.. Ou alors en s'imaginant une femme cochonne mais laide comme un thon. Une Cothon. Pour éviter les amalgames l'avoir nommé LE  Cothon était très certainement plus intelligent.

"Hé bien c'est que ce n'est pas si surprenant que le promettait l'nom." Ricana Jindanor en observant le père de famille à ses côtés, les tables étaient propres sur elles, en bois et cirées Jindanor put remarquer qu'elles ne manquaient cependant pas de vécus, seules deux de ces tables étaient occupées de bien du monde, discutant et riant ensembles après une journée de dur labeur qui s'était en faite terminée plus tôt. Peut-être des carrièristes ? Des canuts ? Ou des maçons ? Tout ce qu'en savait Jindanor c'est que ces gaillards étaient au moins aussi bien battis que lui, bien que la taille manquait toujours.

Cependant son regard se posa calmement sur le comptoir, un comptoir en orme, un bois solide mais facilement travaillé, son état traduisait un entretien méticuleux, bien que quelques traces de coutelas existée à l'extrémité droite, peut-être l'emplacement d'un habitué s'amusant de son adresse avec un coutelas qu'il faisait toquer entre ses doigts contre le pauvre bois.

"Gilles ! " Appela le Capitaine tout en laissant d'un signe de main le choix de la table à Jindanor, celui-ci ne se fit donc pas prier, s'emparant d'une table éloignée du brouhaha produit par les deux tables, pas qu'il était contre une bonne rasade de rire, mais connaissant les taverne peu remplies tout ceci pouvait bien vite déraper. A en croire que les tavernes étaient des nids à problèmes, du moins pour lui.

"J'arrive !" Répondit une voix étouffée depuis l'arrière boutique, au timbre de voix ce n'était ni un vieux croûlant ni un jeune homme, son age devait s'approcher de celui de son compagnon du jour, la quarantaine, cinquante tout au plus.

Puis vint l'attente, oh elle ne saurait été bien longue mais ce fut attente quand même, durant laquelle les deux hommes commencèrent à discuter de ce bon vieil Anthoine.

"Mais dîtes-moi. Comment va notre ami Lieutenant ?" Lui demanda-t'il après un soupire de contentement lorsque son derrière put trouver assise sur l'une des chaises présentes, en face de son camarade, la volaille déplumée trouvant sa place sur la table cirée.

"Ha, si vous saviez ce qu'il nous en fait voir ce gaillard. Tséh, il n'arrête pas non plus, et puis il tente toujours de faire son beau gaillard devant Rose, vous l'verriez. Il a encore réussit à se faire gnaquer les doigts par Georges, ma monture. Encore entrain de rêver, c'était pendant l'voyage pour venir ici. Autrement il se porte comme un charme, il a toujours sa main, mais il ferait bien d'y faire gaffe. Et là aujourd'hui il s'en est retourné au travail il est devenu beaucoup plus assidus, bien qu'il l'était déjà auparavant, à en croire que le titre lui dit qu'il faudrait peut-être montrer l'exemple." Il ricana légèrement. "J'lui fais prendre ses pause autrement cet imbécile serait comme moi, il ne s'arrêterait jamais. M'fin bon, il a toujours été ainsi. Peut-être même moi qui en ai pris l'plus !" Il souria un peu plus, toujours aussi amusé.

Et alors qu'il terminait sa discussion le bon Gilles arriva d'un pas leste ce n'était pas un ventripotent personnage mais son allure donnait l'impression d'un bon vieux garde en retraite, ou alors simplement taillait-il lui même son bois de chauffe, ce qu'en savait Jindanor c'est que la pogne qu'il lui tendit après avoir saluer le capitaine était amicale à souhait. Aussi en lui serrant la poigne Jindanor ne pu que lui témoigner respect, il fallait dire que ce gaillard avait eu les couilles de lui tendre la main plutôt que de le prendre comme la plupart des gens qu'il croisait, comme un "supérieur". Il avait beau être chevalier il en restait roturier dans l'âme.

"Alors, dîtes-moi messieurs, qu'est-ce que j'vous sers ?" Leurs demanda-t'il en se tenant toujours debout devant les deux gaillards.

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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Ami, buvons mes chers amis mes frères ![Rp avec Cécilie.]   Mer 8 Fév 2017 - 15:06

"Vous vous attendiez à quoi?" sourit le Capitaine devant la mine presque étonnée du jeune homme.

Certe l'enseigne n'était pas bannale et venait très certainement du sens de l'humour douteux du patron, mais pour le reste, l'endroit était très correcte. Ce genre de tavernes populaires dans laquelle on pouvait s'aventurer même assez tard sans crainte de se prendre un coup de couteau dans les côtes à la première mension de son métier mais qui n'était pas non plus un lieu fréquenté uniquement par des militaires. Peut être était-ce la proximitée du temple mais le fait était qu'il n'y avait que rarement de problème et que les habitués restaient plutôt au fond de leur verre qu'à gerber du sang sur le trottoire.

"Il va y perdre une main le pauvre gars. Y a rien de plus dangereux qu'une jolie femme instruite... Et je sais ce que je dis, ma femme est prêtresse !" ajouta-t-il avec un rire entendu.

Sur ces entre-faits, le patron arriva avec sa bonhommie habituelle.

"Deux godet maison pour commencer. A moi que vous ne vouliez autre chose, garçon? "

Une fois servit, ils trinquièrent à la Missèdoise,

"Dans les yeux." souligna le Capitaine avec un sourire du à l'habitude. " Alors, quelles nouvelles mis à part cela? "
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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Ami, buvons mes chers amis mes frères ![Rp avec Cécilie.]   Jeu 9 Fév 2017 - 10:26



Alors qu'ils se tenaient à cette table et finissaient leurs discussion, Jindanor ne put que pouffer de rire à la métaphore utiliser, perdre une main, tséh, bien choisit pour le coups. Jindanor se laissa ensuite sourire quand aux restes des dires de ce Capitaine.

"Y'a rien de plus dangereux qu'une jolie femme instruite... Et je sais ce que je dis, ma femme est prêtresse!" ajouta-t'il au reste de sa tirade avec un rire entendu, ce qui tira les zigomatique de Jindanor qui ria d'un même rire, avant de se tourner enfin vers le patron.

"Deux godets maison pour commencer. A moins que vous ne vouliez autre chose, garçon ?
-Ha ! Non, je vais prendre la même chose que le croulant, manquerait plus qu'il soit le seul à s'amuser." Il ria légèrement en observant le regard presque courroucé que le Capitaine lui offrit au passage du : Vieux croulant. Oh il sentait bien que le "Vieux croulant" en question allait lui faire passer ça avec l'alcool en lui montrant par A plus B qu'il était encore bien plus solide que la montagne qui lui faisait face.

Un fois servit cependant, ils trinquèrent à la Missèdoise.

"Dans les yeux." Souligna le Capitaine avec un sourire du à l'habitude, avant de n'en vider une gorgée en simultanée de son compagnon de tablée, l'alcool vint lui rappeler qui était l'chef et manqua même de le faire tousser pendant quelques instants.

"Alors, quelles nouvelles mis à part cela ?

-Hé bien, à part tout cela je dois avouer que je n'ai eu bien de grande nouvelles, j'ai bien eu des rumeurs qui sont venues tinter à mes oreilles cependant. Les frontières n'arrêtent pas de changer, les roturiers ne savent même plus quels grands Seigneurs ils se doivent de reconnaître. Vous me direz la plupart s'en care l'oignon avec trois kilos d'grains, mais d'autres savent ce que ça veut dire... Les problêmes de frontières c'est jamais bon, et on l'a déjà vu ces quelques dernières années, des guerres à répétition ça va juste entraîner des révoltes paysannes..." Jindanor prit une bouffée d'air, avant de se reverser une gorgée de l'alcool dans le gosier, qui nettoya sa gorge de toute trace de chaire à en croire la brûlure qu'il laissait encore derrière lui."Autrement... Non, je n'ai pas grandes nouvelles... A moins que... Hmm, y'a bien cette rumeur comme quoi l'Odélian voudrait faire table rase, m'fin, y'a aucune preuve encore à ce jour, et lorsqu'on regard aux emmerdes que ce marquis à eut avec ses quelques vassaux, sans parler des Clairssac, ça peut s'comprendre. Après y'a toujours cette histoire de roi que les trois quarts reconnaissent et que l'reste continus d'râler comme quoi il existerait pas et tout l'bataclan... EN bref : C'est la merde et la tension est telle qu'une guerre pourrait faire sauter cette partie d'notre bon monde toutes les cinq minutes. Et l'ennuis c'est que si y'a guerre, ce sera encore nous au front, nous femmes et nos enfants en danger."

Jindanor observa le capitaine en soupirant longuement, visiblement las de toute ces histoires de guerres, après avoir vu la plus belle alliance connus d'Hommes, voilà que les tensions remontaient encore, et risquaient fortement d'amener la guerre sur les terres Humaines une nouvelle fois.

"J'dois vous avouer que parfois j'n'ai qu'une envie c'est prendre une navire et m'éloigner pour l'une de ces villes naines, là bas y'a rarement des emmerdes, enfin du moins on en entends plus rarement parler. Ou aller m'paumer dans mes montagnes natales histoire d'y être tranquille. Mais comme j'ai fais mon serment auprès de la Dame de Laval, Baronne de Nelen... J'suis bien obligé d'rester hein ? ... Visez jamais à être chevalier, ou si vous l'êtes soyez errant, vous aurez moins d'emmerdes." Jindanor finit cette phrase sur une pointe de rire, avant de poser son regard sur les alentours, l'alcool n'était pas mauvais, il était simplement suffisamment fort pour lui cramer le gosier à chaque gorgées. Et malgré son regard vagabond il ne trouva rien d'autre à dire, semblant légèrement emmerdé... Il était au courant d'autre chose, bien entendu, comme devait aussi l'être le capitaine, mais faire montre qu'il y accordait plus d'importance qu'il ne le devrait ne ferait que donner matière à réflexion au capitaine.

Mais maintenant qu'il y pensait... Oui, y'a rien de plus dangereux qu'une jolie femme instruite... Et si elle est noble de surcroît, fuyez.
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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Ami, buvons mes chers amis mes frères ![Rp avec Cécilie.]   Jeu 9 Fév 2017 - 14:25

Croulant!? Comment ça le croulant?!!!

Le regard que lança le vieil homme au jeune imbécile en disait long. Qu'il ne compte pas s'en tirer à si bon compte... Même si objectivement c'était un prêté pour un vomi...

"Hmmm.... On sent bien le... Le sel et la menthe..." apprécia-t-il avec un sourire après la première gorgée, alors que le jeune homme s'étouffait à demi.

Pour le reste, les rumeus n'avaient en effet rien de reluisantes...

" A force on aura bientôt des hommes qui n'auront jamais connu le monde en paix... Parfois je me dit que j'ai le beau rôle de ne pas être a votre place. Ça fera des mercenaires et des brigands... "

A ma bonne dame, les temps étaient durs, bien plus dur qu'avant ce fichu Voile. Le Capitaine n'avai jamais autant pleurer et pêté de trouille que durant de mois. Il avait bien cru qu'ils ne s'en sortirait pas cette fois... et d'une certaine façon, il craiganit encore de se réveiller pour moi le soleil disparaitre à nouveau. Quant aux nains...

"Oh coyez moi. Ils sont plus petits mais pas nécessairement plus calme. Vous venez du nord, vous devez en savoir plus que moi, mais d'après ce que j'ai entendu, entre les elfes et les explosions volcaniques, ils ont pas été particulièrement mieux lotis que nous. Non. Quitte à partir avec femme et enfant, autant aller à Naélis. Ces gens ont beau être ce sacré chancres d'Arcam, ils savent vivre en paix depuis des années! Mais entre nous, vous auriez put bien plus mal tombé que chez les de Laval... Il me semble que le fait d'être lige ou errant n'était pas parmi vos principales préoccupation à l'époque... Enfin je sais pas ce que donne votre vie à Nelen remarque. C'est peut-être tout autre que de servir sous les ordre d'Arnaut de Laval. J'ai du mal à imaginer un Seigneur plus concerné que lui de toute façon. "

Il se rinça de nouveau la gorge. La taverne commençait à se remplir doucement. Le niveau sonore augmentait avec lui. Se souvenant vaguement de quelques détails concernant le colosse, le Capitaine posa quelques questions sur la taille et la sculpture du bois pour tenter de relancer la conversation.
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Jindanor Numanor
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MessageSujet: Re: Ami, buvons mes chers amis mes frères ![Rp avec Cécilie.]   Mar 21 Fév 2017 - 15:16




" A force on aura bientôt des hommes qui n'auront jamais connu le monde en paix... Parfois je me dit que j'ai le beau rôle de ne pas être a votre place. Ça fera des mercenaires et des brigands... "

Jindanor soupira à cet aveux, ce n'était que la pure vérité malheureusement, ce monde en guerre perpétuel n'entrainait qu'une chose : La famine, les morts, et les endurcis et sans coeur. Qu'allait-il advenir de ces générations qui grandiront dans ces guerres perpétuelles ? Elles deviendraient rien de plus que des générations perdues, les morts leurs seraient devenus communes, la faim et la dureté des terres brulées un quotidien.. Les violences de la guerre rien de plus que des jours comme des autres. Un climat qui n'était bon qu'à deux choses : Lever des monstres, et créer des révoltes aux aboutissement plus violents encore que ces monstres.

"Oh coyez moi. Ils sont plus petits mais pas nécessairement plus calme. Vous venez du nord, vous devez en savoir plus que moi, mais d'après ce que j'ai entendu, entre les elfes et les explosions volcaniques, ils ont pas été particulièrement mieux lotis que nous. Non. Quitte à partir avec femme et enfant, autant aller à Naélis. Ces gens ont beau être ce sacré chancres d'Arcam, ils savent vivre en paix depuis des années! Mais entre nous, vous auriez put bien plus mal tombé que chez les de Laval... Il me semble que le fait d'être lige ou errant n'était pas parmi vos principales préoccupation à l'époque... Enfin je sais pas ce que donne votre vie à Nelen remarque. C'est peut-être tout autre que de servir sous les ordre d'Arnaut de Laval. J'ai du mal à imaginer un Seigneur plus concerné que lui de toute façon.
-Ha, oui, tant qu'à faire partir pour ces terres, même s'ils baiseront à chaques coins de rues au moins nous laisseraient-ils tranquille. Et concernant ma vie à Nelen, à vraie dire elle ne change pas bien de celle que je menais à vous côtés, juste les voyages en navire qui me retournent légèrement l'estomac à chaque départ, c'est que j'ai beau savoir nagé, j'sais bien que dans ces rivières les bras de Tyra viendraient me cueillir bien plus vite que sur n'importe quel champs d'bataille. La mer ne joue pas un jeu déshonnorable, elle est simplement maîtresse de tout ce qui se passe lorsque l'on est sur une foutue coque de bois. R'gardez, en v'nant on a croisé un Ogremât, un monstre de cinq à presque six mètre d'long, une gueule immense qui s'était tapée contre la coque du navire, j'me suis demandé ce qui avait bien pu s'passer, hé ben j'vous raconte pas ma fascination et ma peur fasse à la saloperie en question. M'fin, sinon à part la chaleur humide qui y règne, et les saloperies d'moustique, Nelen n'est pas si mal. Vous verriez la mer, claire comme du cristal, on voit au traver comme on voit au travers de nos verres... Bien qu'ils soient légèrement plus opaque."

Jindanor l'observa se rincer la gorge, Jindanor venant faire de même en grognant un peu, l'alcool lui brûlant une nouvelle fois le gosier comme l'aurait fait une braise ardente, cependant l'goût en arrière vint lui chatouiller les papilles.

"C'est... Goûtu. Ca à du r'tour."
Toussa-t'il légèrement en ricanant par la suite alors qu'il pouvait déjà observer la taverne se remplire et le niveua sonore augmenter avec cette arrivée brutale de monde. Le capitaine posa par la suite quelques questions sur la taille et la sculpture du bois, ce qui eut pour effet de déclencher un flot d'information plus que détaillé de la part de l'ancien menuisier.

Et vint le moment fatidique qui était très certain d'advenir, après près d'une heure de discussion que Jindanor n'avait pas vu passer, bien loin de là, une bande de gaillards particulièrement avinés firent leur entrée dans la taverne, sous le regard attentif de Jindanor. Ces gaillards avaient déjà tournés dans plusieurs tavernes cela se voyait à leurs démarche et à leur air un peu trop assuré. Jindanor préféra ne pas trop s'occuper d'eux, retournant dans sa discussion étant donné qu'il venait de s'arrêter sur l'explication d'un bon vernissage et de comment faire ce dit vernis, cependant il n'eut pas le temps d'expliquer la moitié de ceux-ci que l'un des quatre hommes vint les ennuyer en posant sa main sur l'épaule de Jindanor, lui envoyant un non-chalant mais pas pour autant tendre : "Dégage d'là... Not'tablée."L'odeur d'alcool vint cueillir les naseaux d'un Jindanor quelque peu abasourdis par la main de l'homme. Visiblement son état ne lui avait pas permis de distinguer Jindanor des roturiers présents dans la taverne, sans parler du capitaine qui comme lui semblait hors catégorie dans ce lot.

Jindanor posa un regard sur le Capitaine, comme pour lui demander aimablement comment il souhaitait rêgler cette affaire.. Bien que Jindanor avait sa propre idée sur la question, il se tenait calmement en attendant un geste de son compagnon de boisson. L'homme à sa droite se faisant de plus en plus oppressant, et de plus en plus agressif.

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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Ami, buvons mes chers amis mes frères ![Rp avec Cécilie.]   Mar 21 Fév 2017 - 20:55

« Un Ôgremat ?! Haha ! Alors vous vous êtes mis à croire aux serpents de mer ? Vous devenez superstitieux attention aux histoires de bonne femme. » railla gentiment le Capitaine pendant que le jeune chevalier s'étouffait à demi avec sa boisson. « Goûtu c'est le mot oui ! »

La conversation qui suivit était tout simplement amicale... et particulièrement intéressante. Alliant anecdotes et ébénisterie, le vieux Capitaine ne s'ennuya pas une seconde... Jusqu'à l'entré de quatre ruffians alcoolisés... Qui en plus de leur halène de docker sur le retour venaient s’encanailler tout particulièrement à leur table. Il doutait qu'un quelconque état second puisse empêcher un homme de voir la carrure du jeunot avec lequel il prenait un verre... d'autant plus quand bien d'autres tables étaient occupées par des hommes malingres sûrement tout prêt à leur céder une table sans discutailler... Aussi doutait-il sérieusement que ces types acceptent de partir avant une sévère correction, mais le bon sens lui demandait tout de même d'essayer.

« Messieurs que diriez vous de prendre un godet et de vous trouver une table ? J'en vois justement une vide juste là.
- L'vieux claqu'truit ! On... On t'as pas c'zé.
- Mon jeune ami et moi sommes occupé pour l'instant mais si c'est un combat que vous voulez, venez à la caserne de la Citadelle. Nous accepterons un duel avec plaisir... un jour ou nous serons moins saoul.
-Kewa ?! T'nous trait' d'vroge ?! » gueula le plus fait de la bande.

L'un des quatre gaillard eu quand même l'air de faire percuter deux de ses neurones et voulu poser une main approximative sur l'épaule de son comparse. Ce qui n'eut pour effet que de recevoir une pluie de noms d'oiseaux. Sa posture indiqua bien vite qu'il se désolidarisait du groupe... mais les autres...

Il jeta un regard vers son compagnon, croisant son interrogation silencieuse.

« Si vous voulez nous pouvons partir. Sinon... autant régler ça dehors. Je ne veux pas causer de problème à Gilles. »

Lui dit-il a voix basse. Il était certain que les ivrognes les entendraient mais y avait-il autre chose à faire ?
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Ami, buvons mes chers amis mes frères ![Rp avec Cécilie.]
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