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 Myriam [HP de Tyra - Finie]

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Myriam Debronti
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Âge : 21
Date d'inscription : 07/02/2017

MessageSujet: Myriam [HP de Tyra - Finie]   Mar 7 Fév 2017 - 18:15

Identité
Nom/Prénom : Myriam Debronti
Âge/Date de naissance : Née durant le mois de Barkios de la 960ème année du Xème cycle. [49 ans]
Sexe : Femme
Race : Humaine
Faction : Péninsule
Alignement : Loyal neutre.
Métier : Haute-Prêtresse de Tyra
Classe d'arme : Magie


Possessions & Equipements :

Dans l'exercice de sa mission religieuse, Myriam brille par la simplicité de ses biens. Elle n'avance que recouverte d'un très grand voile noir, recouvrant son corps, ses pieds et ses cheveux. On n'aperçoit rien à travers ce dernier, si bien qu'on ne sait pas s'il s'agit de son seul vêtement, ou si elle en porte d'autres sous ce vaste manteau. Le tissu est de très bonne qualité, d'origine langecine, et est léger, assez pour se soumettre au vent sans conditions, mais il est épinglé à divers endroits : autour du visage, afin que le voile ne tombe pas, et aux épaules, afin que la coupe reste droite.

En plus de cela, le visage de Myriam est caché par un masque. Ce dernier recouvre l'intégralité du visage et ne laisse qu'une ouverture pour les yeux et une légère fente au niveau des lèvres afin de mieux entendre Myriam. Comme il semble très bien tenir, on pense que le masque a été conçu spécialement pour la forme du visage de la Haute Prêtresse, car une excroissance au niveau du front peut être remarquée : cette excroissance recouvre le haut du crâne de l'intéressée, ainsi que ses oreilles, jusqu'à la base de la nuque. Il s'agirait presque d'un moule du faciès, bien qu'on puisse voir la gorge de Myriam. Le masque est fait de porcelaine blanche, et ne traduit aucune émotion si ce n'est l'indifférence.

Hormis ces quelques menues possessions, Myriam dispose, en tant que dirigeante des réseaux Debronti, de la demeure familiale Debronti, à Pharembourg, qu'elle n'utilise pratiquement jamais. Dans sa cité d'origine, Myriam a conservé le patrimoine de sa famille : une banque centrale, centre névralgique des activités familiales, au cœur économique de la cité. La banque est un bâtiment ancien, fort joli et bien décoré, et lourdement gardé. Sa richesse en tant que Debronti est à relativiser : Myriam ne manque et ne manquera probablement jamais de rien : elle dispose d'assez d'argent pour vivre convenablement jusqu'à la fin de ses jours, et peut se permettre quelques extravagances. Si l'on compare les Debronti à la bourgeoisie commerçante ou financière qui domine le comté de Scylla, ils figurent parmi les trois familles les plus aisées. Toutefois, si l'on étend la comparaison aux entreprises et aux commerçants langecins, ydrilotes et soltaris, les Debronti ne sont qu'une famille financière, certes ayant tiré leur épingle du jeu, mais ne pouvant à aucun moment rivaliser avec ces richesses suderonnes.

Ces biens, qu'ils soient fonciers ou financiers, furent entièrement reconvertis lors de la récupération de l'entreprise familiale par Myriam. J'aborderais les détails plus tard, mais de ce qu'était le réseau Debronti, il ne reste aujourd'hui que la maison-mère, une grande banque scylléenne. Aujourd'hui, ce qu'on appelle l'entreprise Debronti n'est plus qu'un petit réseau de scieries et de charpenteries, localisées dans le nord et le sud de la Péninsule. Myriam gère également des petits lopins de terre dans le Garnaad, qu'elle aménage en cimetières. L'intégralité de ces bénéfices est reversé au culte de Tyra, hormis les revenus de la banque-mère Debronti - bien moins conséquents qu'avant, qui eux sont destinés à Myriam.

Apparence :

  • Taille : 1 mètre 85.
  • Couleur des yeux : Noirs.


Personnalité :

Ni bonne, ni mauvaise. Ni altruiste, ni égoïste. Ni pacifiste, ni belliciste. Ni rayonnante, ni morose. Ni brillante, ni stupide. Ni sentimentale, ni froide. Myriam est à la fois rien, et tout. Elle est pourtant capable de briller dans sa dureté. Elle peut exceller dans sa médiocrité, faire preuve du plus éclatant des bellicismes tout en cédant à l'égoïsme de ses sentiments - car Myriam est humaine, et est donc faillible. Consciente qu'il demeure en elle deux corps, celui de l'être et de l'essence, mortelle et finie, et le corps spirituel, serviteur de Tyra, intemporel et parfait, elle agit et pense en ayant conscience de cette dualité qui la définit.

La femme saurait être faible, tentée par les biens de ce monde, par la facilité de la richesse, par le confort de la supériorité. Elle sait être terrible et aimante. Elle saurait pécher par faute à l'orgueil de sa condition, d'accorder à cette faiblesse humaine un temps de repos non mérité, sachant faire preuve de la plus insultante des impiétés. Mais la serviteur de Tyra, elle, n'agit point ainsi. Elle est austère, pieuse à un point qu'on la comparerait à une fanatique. Ce corps spirituel, ce rôle d'icône du culte tyraïte, Myriam le veut infaillible, parfait, incontournable - en faisant preuve d'une terrifiante simplicité. Elle ne juge ou ne condamne à aucun moment, car tel n'est pas son rôle. Elle doit veiller à ce que celle à qui revient ce droit et ce devoir le fasse en bonne et due forme.

Le temps et l'oeuvre au service de la déesse a fini par éclipser la femme qu'était Myriam pour ne laisser entrevoir que la prêtresse. La foi a prit le dessus sur la raison, du moins en apparence. Ce détachement de sa spiritualité se retrouve dans son masque, qu'elle porte en permanence afin que son visage ne soit point vu. L'expression de ce masque de porcelaine traduit cette indifférence vis-à-vis des affaires temporelles. Néanmoins, personne n'est à l'abri de voir rejaillir, dans un baroud d'honneur, la femme impétueuse et fortunée qu'est Myriam Debronti, en s'attendant à converser avec la haute-prêtresse du culte de Tyra. Mais plus la presque quinquagénaire s'approche de sa fin de vie, plus sa dimension humaine semble vaincue par ce qui semble être une coquille vide soumise aux dogmes et aux besoins du culte.

Capacités magiques :

Myriam a développé, tout au long de son existence, son potentiel magique. Fruit d'un travail de longue haleine, ce n'est guère sa part humaine qui a poussé son intérêt pour la magie, mais plus l'intérêt de s'en servir pour le compte de la déesse.

Toutefois, rejetant toute idée selon laquelle elle disposerait d'un droit à tuer, Myriam a été enseignée, entraînée, et s'est documentée sur la magie destinée à la combattre et à l'altérer. Selon elle, la magie provenant des dieux et ne pouvant donc en aucun cas les offenser, toute déviance ou capacité des arcanistes à nier les droits des dieux serait donc un blasphème - par exemple, la nécromancie, ou la recherche de l'immortalité, en tête de liste. Ainsi, spécialisée dans le domaine du mysticisme, l'actuelle haute-prêtresse est devenue, au bout de très longues années de pratique, une redoutable praticienne des arcanes.

Parmi les capacités qu'on lui soupçonne d'avoir, beaucoup disent qu'elle serait en mesure de couper complètement, bien que temporairement - cela va sans dire -, un hôte de son lien avec la magie. Bien qu'inutile en cas d'agression physique, ce don se montre très utile contre un blasphémateur doté de capacités magiques, celui-ci étant victime d'une bulle de silence créée par Myriam. Toujours dans ce registre, la haute-prêtresse serait capable de dresser toute sorte de bouclier magique, annihilant toute offense de nature magique s'approchant de ce cocon. Toutefois, la magie étant un exercice complexe et épuisant, la taille du bouclier, ainsi que sa solidité et le temps durant lequel il est maintenu sont des facteurs qui vont venir rappeler à Myriam sa condition de mortelle. Excellant donc à couper ce qui lie un être à sa magie, elle fut - dès la maîtrise de ses dons réputée - rapidement appelée pour lutter contre la nécromancie.

Si ses capacités magiques furent rapidement remarquées, et si celles-ci ne cessaient de devenir plus conséquentes au fil des années, on soupçonne Myriam d'avoir poussé ses limites de mortel. Certains vont jusqu'à murmurer que son visage serait défiguré à cause de sa pratique trop assidue de la magie, et que cela serait la raison pour laquelle elle porte un masque - entre autre.







Histoire

Myriam Debronti est née durant le mois de Barkios de l'an 960 du Xème cycle, à Pharembourg, dans le comté de Scylla. Elle est la cadette d'une fratrie de sept, en étant la troisième fille. La famille des Debronti est de celles dont la célébrité locale n'est plus à faire, mais dont le rayon de popularité ne dépasse guère les frontières du duché. Banquiers de génération en génération, les aînés Debronti héritaient à la mort de leur père du petit réseau financier de la famille. Dans la ville de Pharembourg, et plus largement dans le comté de Scylla, les Debronti étaient les créanciers et usuriers de la quasi-totalité de la population endettée. Au sein de celle-ci, il est nécessaire de mentionner un grand nombre de producteurs de sel et de textile scylléen, principales sources de revenus du comté. L'assise de cette famille est une construction que l'on pouvait alors faire remonter sur trois générations, car le fondateur du premier guichet était l'oeuvre de Baptiste Debronti, l'arrière-arrière grand-père de Myriam. La branche financière fut la principale source de revenus et d'influence de la famille. Certains parents, non héritiers, s'engagèrent dans des paris commerciaux, par mer ou par terre, s'appuyant sur le coquet patrimoine des Debronti pour lancer leur affaire, mais sans grand succès.

Pharembourg est l'une des villes majeures du comté de Scylla, et sur son littoral, elle occupe la place la plus importante, à la fois dans l'esprit des scylléens que dans les comptes-rendus de la situation économique du comté. Il faut savoir, qu'encore il y a peu, le comté de Scylla ne se nommait point ainsi, mais comté de Pharem, car la capitale était ladite cité. Ville aux belles murailles, à l'architecture suderonne, aux mœurs enjouées et à la richesse ostentatoire, on ne peut que comprendre que la ville, forte de son histoire, ait su générer une attractivité au point d'enfanter des familles comme les Debronti. Avec le temps, les villes comme Pharembourg - à l'instar des autres cités du comté - ont vu apparaître cette classe dominante bourgeoise, dont on citait l'exemple le plus approprié pour désigner la réussite : les Debronti.

Forts de leur assise économique et de leur position sociale favorable, les Debronti acceptèrent au fur et à mesure la nécessité d'avoir une grande descendance. Ainsi, Myriam est la cadette de sept enfants, et son père, Balthazar Debronti, est l'aîné d'une fratrie de cinq. Véritable toile généalogique scylléenne, les Debronti sont cependant demeurés exclusifs quant à la succession à la tête de l'entreprise familiale. L'aîné mâle prônait, puis, en cas d'absence de mâle, les femmes pouvaient hériter. On se méfiait alors des unions des femmes Debronti, car on ne souhaitait guère qu'un homme entrant dans la famille se retrouve à sa tête. Fiers de leur sang et de leur héritage, les Debronti développèrent un grand protectionnisme à l'égard de leur sang et de leurs biens, souhaitant conserver autant que possible la pureté de la souche familiale.

Balthazar Debronti et son épouse Giselle eurent donc sept enfants : Mathieu, l'aîné, hérita à l'âge de 34 ans du réseau Debronti à la mort de son père en 975. Adélaïde, née en 944, et Odile, née en 946, furent mariées toutes deux à l'âge respectif de dix-huit ans. Balthazar, deuxième du nom, naquit en 950, et son petit frère Odoacre vit le jour en 952. Enfin, Arnaud, arriva en 956, puis Myriam, en 960. Le malheur de cette génération de Debronti est que tous connurent un destin tragique. L'aîné mourut en 986, poignardé par un commerçant endetté, qui crut qu'assassiner son créancier effacerait ses dettes. Adélaïde mourut en couche en 970, et sa petite sœur Odile périt des blessures infligées par son mari en 980. Balthazar voulut s'engager dans la marine commerçante, et disparut en mer en 974. Odoacre, après avoir récupéré l'organisation Debronti en 986, mourut de la manière la plus saugrenue qui soit en 997 : alors qu'il nageait sur la côte, il fut écrasé par un éboulis. Son successeur Arnaud périt en l'an 3 du Xème cycle, de maladie, à l'âge de 47 ans.

Ensemble des dates:
 
 
Ces morts successives provoquèrent de vives tensions à la succession. Ce fut le cas après l'assassinat de Mathieu, en 986. Ce dernier avait alors un fils, seulement âgé de 12 ans. La veuve de Mathieu clama alors qu'elle devait prendre la tête de la structure financière en attendant que son fils soit en état de se mêler aux affaires. Ce ne fut point l'avis d'Odoacre, qui, voyant la situation lui échapper d'un point de vue juridique, fit alors assassiner sa belle-sœur et son neveu pour mettre la main sur les banques qui, selon lui, lui revenaient de droit. Après la mort de sa sœur cadette, décédée sous les coups de son mari violent, Mathieu décida de rappeler à qui de droit que les Debronti n'étaient point hommes ou femmes à subir des violences. On retrouva une énnéade plus tard le corps du veuf d'Odile, poings et attributs masculins tranchés, les premiers reliés par une corde autour de son cou, les seconds dans sa bouche.

Cet enchaînement de règlements de comptes, assassinats, morts « accidentelles » ou naturelles, amena à penser que la famille était maudite. En réalité, cette génération n'était que plus sujette à des morts successives par rapport à la précédente, mais les enfants de Balthazar s'étaient livrés aux mêmes pratiques peu scrupuleuses pour défendre leur famille et leurs revenus que leurs ancêtres. Les plus vieux habitants de Pharembourg se rappelaient d'une période où le père de Balthazar avait fait régner la terreur dans le cœur des habitants qui lui devaient de l'argent, en ayant recours aux sanctions brutales et exemplaires envers ceux qui ne tenaient pas leurs engagements. Lorsque les bourgeois de la ville entrèrent en révolte et mirent à mort la famille régnante, les De Pharem, beaucoup murmuraient « qu'il eût été fort étrange que ce ne soit pas un Debronti qui ait tenu la lame, et si point n'était le cas, alors il aurait donné ou l'ordre, ou son accord ». En marge de toutes ces intrigues, la toile Debronti maintenait son cap, et devenait, d'année en année, de plus en plus puissante localement - et sans que leur puissance ou leur réputation ne dépasse réellement les frontières de Scylla ou de Langehack. Mais de tous ces récits, de toutes ces rumeurs et ces intrigues, le seul élément commun entre tous est qu'il manquait toujours un nom à l'histoire : Myriam.

*

Lors des discussions à ce sujet, on se demandait rapidement pourquoi Myriam était l'abonnée absente des récits et chroniques traitant des grandes familles financières, de l'histoire de Scylla et de Pharembourg, ou parfois même de l'histoire de la criminalité où les Debronti étaient mentionnés. On trouve la mention de Myriam dans les registres de naissance, et dans les inventaires et autres documents listant l'intégralité d'une famille. Mais les chroniques ne mentionnent jamais Myriam. Aucun mariage n'a été retrouvé dans les archives des registres locaux. Les Debronti les plus fameux de la génération de Myriam étant incontestablement le père, Balthazar, et ses héritiers Mathieu puis Odoacre, il est donc normal que ces trois hommes occupent le devant de la scène. Certains supposent alors que le silence des auteurs sur Myriam est lié au fait qu'elle soit une femme. Ce à quoi leurs détracteurs répondent, que lorsqu'il est mention des femmes, la mort d'Odile est sur toutes les lèvres.

D'autres rappelaient que ni mariage ni aucun office religieux prenant comme parti Myriam Debronti n'était répertorié. On supposait alors qu'elle ne s'était point mariée. Après plusieurs recherches, certains trouvèrent la mention d'une Myriam Debronti lorsque celle-ci rentra dans les ordres, plus précisément le clergé de Tyra, à l'âge de seize ans. Il s'agit de la première mention de l'intéressée hormis sa naissance. Le culte de la déesse de la Mort étant ce qu'il est, les historiens et autres biographes se retrouvèrent face à l'absence complète d'éléments biographiques sur Myriam Debronti jusqu'à très récemment. On ignore concrètement ce qu'elle fit pendant toutes ses années au service du clergé, on ignore ses déplacements et ses connaissances, ni même si elle garda contact avec sa famille.

De nombreuses théories émergèrent alors, tentant de combler ce gouffre qui s'étendait de l'an 976, où elle rentra dans le clergé, et l'an 3 du Xème cycle, où l'on retrouve Myriam Debronti à la tête de l'empire familial, après la mort de son frère aîné, Arnaud. De nombreux témoins mentionnant l'expertise magique de l'intéressée, un certain nombre estime qu'en marge de sa vie cléricale, la cadette Debronti n'a jamais cessé de suivre des enseignements et des cours de pratique de la magie. Les relations de sa famille dans le sud de la Péninsule et à la capitale permettent de supposer qu'elle aurait suivi les enseignements particuliers de Roger d'Edelys, mage de l'Arcanum de son état, et grand praticien de l'art de contrer la magie.

Cependant, si pendant toutes ces années, ce sont les relations de sa famille qui permirent à Myriam de devenir la praticienne renommée qu'elle est aujourd'hui, tous s'entendent pour dire que ce n'est point son origine qui lui a permit de grimper les échelons du clergé tyraïte. Touchée, tout au long de sa vie, par le décès de ses proches, d'aucun estiment que c'est à l'aide de cette funeste succession de disparitions tragiques que Myriam a su trouver en elle une foi en Tyra des plus solides. Façonnée par la peine, puisant en elle pour s'en détacher et s'en remettre à la volonté de la Reine de l'Au-Delà, Myriam aurait alors gagnée l'admiration de ses pairs et la satisfaction de ses supérieurs en faisant preuve d'une dévotion et d'une spiritualité digne de celles qui justifient l'ascension.

C'est en l'an 998, plus précisément dans le mois de Verimios, que l'on pense que Myriam Debronti fut élevée au rang de Grande Prêtresse - un an avant l'arrivée d'Hypheidre Tripathanos à ses côtés. Cette théorie a pour origine le fait qu'il n'existe pas de document officiels traitant de cette élévation à une autre date. De plus, rappelons que l'Histoire veut que ce mois ait été celui où les félons nommés « Barons Rebelles » prirent la ville de Diantra suite à la trahison de l'infâme Hannibal de Roch. Durant la prise de Diantra, il est aisé de supposer que les archives ou documents traitant de l'élévation de Myriam aient été brûlés ou détruits - en somme, perdus à jamais. Néanmoins, nous savons de source sûre qu'elle figurait aux côtés de la Haute Prêtresse du culte, Hithiel Isylindë, en tant que Grande Prêtresse, lorsque le culte de Tyra s'engagea dans la guerre aux côtés du Roy Trystan Ier. Des témoins affirment avoir entendu une religieuse respectée se faire appeler « Myriam ».

Parmi les faits dont nous ne pouvons remettre en cause la véracité, il en est un autre qui mérite d'être cité, c'est les agissements de Myriam Debronti durant l'épisode du Voile. A l'instar du culte de Tyra et de ses hauts représentants - dont Hithiel Isylindë - Myriam se rendit aux portes des ruines de Nisétis, où se trouvait alors la Reine des Morts. On raconte qu'elle figurait, malgré son rang, parmi celles que l'on surnomma les Pénitentes. Ces dernières étaient des femmes, généralement de basse extraction ou veuves, qui vouèrent le restant de leurs jours à la déesse en se débarrassant de tous leurs biens. Lors de la venue des dieux sur Miradelphia, ces Pénitentes étaient celles qui s'approchèrent le plus de la déesse, formant un cercle de vénération et d'adoration, qui ne se brisait que lorsque, sans que l'on n'y trouve une raison, l'une d'entre elles s'effondrait, morte.

On murmura après cet événement, que seule quatre pénitentes demeurèrent en vie tout au long du Voile. Si le nom de trois d'entre elles fut oublié, la quatrième n'était autre que Myriam Debronti.

*

Passés les événements de la guerre civile au triste souvenir et du Voile, il faut attendre trois ans avant de retrouver la mention de Myriam Debronti. C'est en la troisième année du cycle nouveau qu'il est possible, au terme de nombreuses heures de recherche, de retrouver la trace de Myriam Debronti, et ce dans les registres juridiques des notaires de Pharembourg. En effet, après la mort de son frère Arnaud, qui dirigeait la famille Debronti depuis la mort de son frère Odoacre, Myriam, en tant que membre de la famille, fut conviée aux discussions afin d'assurer la succession. De ce que nous savons, Arnaud n'avait point de fils, mais deux filles, âgées de vingt et dix-sept années. La question s'était alors posée : qui devait récupérer l'empire : l'aînée d'Arnaud, ou sa sœur cadette. De plus, la veuve d'Arnaud s'était remariée, avait elle-même un fils de son précédent mariage, Jacques, âgé de vingt-quatre années. Celui-ci, bien que non autorisé à réclamer l'héritage, ne s'en était pourtant pas privé.

Ce que l'on sait est le récit suivant : à Pharembourg, les concernés se réunirent dans une salle de justice, où l'on y rend les décisions au nom du Roy. Dans cette pièce se trouvaient le notaire, la veuve d'Arnaud, Myriam Debronti, les deux filles d'Arnaud ainsi que son beau-fils. Après une heure passée à négocier, tous quittèrent la pièce en se retenant de courir, après avoir signé un document renonçant à revendiquer, à ce jour et à jamais, les biens des Debronti. Nul ne sait ce qui s'était dit dans cette pièce. Certains curieux et autres enquêteurs se rendirent au domicile de la veuve d'Arnaud Debronti, et demandèrent ce qu'il s'était passé. On leur répondit par invective, en les jetant dehors. Myriam Debronti, alors cadette de l'ancienne fratrie disparue, se retrouvait à la tête d'un réseau financier, qui n'avait jamais cessé d'étendre son influence dans le comté de Scylla et dans le duché de Langehack.

Il est néanmoins beaucoup plus facile de retracer ce que Myriam fit des structures familiales qu'elle dirigeait. En une année, le patrimoine de la famille Debronti fut intégralement disséqué en des branches bien variables. L'essentiel des biens fonciers des Debronti fut vendu. Myriam ne conserva que la banque mère des Debronti, vendant les petits commerces détenus par la famille. Avec la grande quantité d'argent amassée, Myriam investit de très conséquentes sommes à l'achat ou la conception d'antennes du culte à travers la Péninsule. Ainsi, par exemple, l'argent Debronti jusque-là investi dans la pêche fut dédié à l'ouverture de deux petites charpenteries dans le sud de la Péninsule, à Ydril et Soltariel, où l'on concevait de très belles barques funéraires. Dans le nord, elle fit ouvrir une scierie en Serramire, et acheta, dans le Garnaad, des lopins de terre qu'elle mit à disposition pour les enterrements, dont les emplacements étaient loués. Elle délégua la gestion de ces affaires à un consortium d'hommes et de femmes de confiance, cinq au total. Amis de longue date de sa famille, étroits collaborateurs en tout genre, elle tint la direction de ce conseil de manière à être avertie de tout, consultée sur les grandes décisions, mais sans être embarrassée des contraintes techniques et matérielles qu'occasionne bien souvent la gestion des biens.

De nombreuses années plus tard, en l'an huit du Nouveau Cycle, on sait que suite à la disparition des regrettées Hithiel Isylindë et d'Hypheidre Tripathanos, le clergé de Tyra se réunit dans son intégralité, et tint un conclave réunissant ses représentants à travers tout Miradelphia. Ce Conclave se déroula dans le nord-ouest du pays serramirois. Myriam Debronti s'y présenta en étant vêtue d'un très long voile noir d'une qualité rare, et d'un masque blanc recouvrant son visage.

On se rendit alors compte, que si l'on avait côtoyé Myriam durant tout ce temps, on en avait jusqu'à oublié les détails de son visage. La forme de son menton, de ses joues, de son nez et de ses lèvres - ceux qui l'avaient un jour vu eurent bien de la peine à se rappeler son visage - et peinent encore à le faire. On la savait brune et dotée de yeux sombres. Les plus vantards affirmaient l'avoir vu sourire une fois. Mais ceux qui ne l'avaient jamais vus, ceux qui n'avaient que peu entendus parler d'elle, faisaient en ce jour face à une Grande Prêtresse dont ils ne savaient que fort peu, ou dont ils semblaient avoir oublier les détails. Elle subjugua par le mystère dont elle s'était revêtue. Elle affirma alors « que c'est ainsi qu'avance notre déesse. Voilée. Voyant tout, mais ne regardant que ce qu'elle désire. Et pour cela, on la respecte autant qu'on la craint, car c'est en voyant le visage d'une personne que nous, mortels, jugeons. » Elle tint un discours édifiant, dont il est difficile aujourd'hui d'en retranscrire avec exactitude le contenu.

Il en résulta que Myriam Debronti fut désignée pour devenir la nouvelle Haute Prêtresse du culte. Celle-ci, profitant de la réunion plénière du clergé, en profita pour établir les nouvelles directives du clergé. Elle fit part de ses réserves quant aux liens qu'entretenait l'ancienne Haute Prêtresse Elfe avec le pouvoir politique péninsulaire et elfique. Elle affirma que « si notre vocation était de régner, alors nous serions rois. Mais notre rôle est de guider, non de régner - de préparer, non d'écraser. Laissons aux rois et aux reines le luxe de diriger tant que notre déesse le leur permet. Il ne nous appartient pas d'interférer, ou de décider pour elle ». Tandis qu'on l'écoutait, elle précisait son propos en disant « qu'il ne faut point traiter un roi et un laboureur différemment. L'un comme l'autre sera jugé selon les mêmes principes dont seule notre déesse détient les secrets. La mort finira par emporter chacun d'entre nous - les rois, dans leur sagesse, doivent savoir que ce n'est point en nous côtoyant et en nous berçant qu'il en sera autrement ».

Il est encore tôt pour dire si Myriam Debronti fera une bonne Haute Prêtresse. C'est, somme toute, une femme au parcours hors du commun, et l'aura de mystère et d'inconnu qui l'entoure ne saurait être gage de bonne fortune, ou de malheurs à venir. Alors, pour terminer sur un adage bien célèbre, je dirais donc : Qui vivra verra.

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Charles d'Hardancour
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MessageSujet: Re: Myriam [HP de Tyra - Finie]   Jeu 9 Mar 2017 - 11:01

Je me permets de up, pour savoir où en est cette question ainsi que la question du BG de Tyra.
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Thorgrel Poing-de-Fer
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MessageSujet: Re: Myriam [HP de Tyra - Finie]   Sam 18 Mar 2017 - 22:56

Bonjour Charles,

Concernant le BG, il est toujours au stade de finition de rédaction / validation. On ne pourra donc valider totalement cette fiche qu'une fois celui ci validé.

Y a quelques points à revoir sur la fiche, hors du contexte religieux, je ferais un retour sous peu.

Désolé pour cette réponse qui à tardé.

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