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 Une bande de chiens mouillés [Basile-Terminé]

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Cosimo Tête Pelée
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MessageSujet: Une bande de chiens mouillés [Basile-Terminé]   Mer 8 Fév 2017 - 9:03

Les mercenaires pataugeaient dans une boue grasse et glaciale. Une pluie battante les douchait depuis ce matin. La fatigue de chacun était palpable, et ils ne se lançaient pas leurs habituelles piques joyeuses et vantardes. Armand de Chaligny, petit chevalier déchu, dormait sur la mauvaise carne qui lui servait de destrier. Le reste de la troupe, pauvres piétons, luttaient pour enchaîner les pas à sa suite. Une  bande de chiens mouillés.

« - Un dernier coup de jarret les gars, on y est presque ! », lança Cosimo à ses hommes. Il était lui-même dans un piteux état, mais il fallait bien motiver la bande. Ses paroles eurent pour effet de réveiller Armand, qui, déboussolé, tomba piteusement dans la fange. Il se releva en maugréant sous les rires de ses compagnons. Son malheur fit leur bonheur, et ils repartirent ragaillardis pour la dernière lieue.

Une crête plus tard, la falaise d’Eyrolles leur faisait face.  Et jusqu’à l’horizon, la mer vineuse. Le château d’Eyrolles s’adossait confortablement à la falaise, trônant au-dessus de son bourg et de son port.  Les mercenaires ne prirent pas pour autant la route qui descendait vers la côte, mais maintinrent leur cap vers le château.

Une quinzaine d’hommes en arme qui rôdent peu après le coucher du soleil n’inspirent pas confiance. Aussi, Cosimo ordonna à ses compagnons de rester bien visiblement sur la route, avant d’avancer seul vers les murailles. Il enleva sa capuche à une distance respectueuse et mit ses mains en porte-voix :

« - Holà du castel ! Nous vous demandons bien humblement le gîte, puisse la Damedieu vous bénir. Certains d’entre nous se sont battus en Oesgard contre les puysards, aux côtés du noble Guy d’Eyroles, paix à son âme, et du vaillant seigneur Basile d’Eyroles. Partageons le pain et le sel ! »


Dernière édition par Cosimo Tête Pelée le Lun 20 Fév 2017 - 13:48, édité 1 fois
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Basile d'Eyroles
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MessageSujet: Re: Une bande de chiens mouillés [Basile-Terminé]   Mer 8 Fév 2017 - 14:16


La journée fut pluvieuse tout du long et pas une simple pluie, mais bien une bonne grosse averse qui venait d'Erys, elle-même, saleté d'océan. Quand elle se met en route, on l'entend chialer à des kilomètres à la ronde. Et encore, il n'y avait pas qu'elle qui faisait chier son monde, avec la flotte vint la tempête, c'est bien connu, une grosse bourrasque, que demander de mieux pour commencer une journée. Le paysage des vastes prairies verdoyantes d'Eyroles était mis en rut à cause de ce vacarme climatique. Les feuilles volaient de partout, ah ça, on la sentait encore passer cette douce vague d'il y a un mois, elle emmerdait son monde.

Il fallait savoir qu'à Eyroles, les intempéries étaient assez monnaie-courante avec l'Erys pas loin. Basile était dans la salle commune à discutailler d'un autre malheur que celui qui était arrivait aujourd'hui. Une troupe de bandits avait pris place non-loin d'Eyroles et terroriser les passants sur la grande route, il s'amusait à leur voler leurs butins aux pauvres pécores. L'affaire commençait à devenir de plus en plus présente et pour y remédier ça serait très difficile, la plupart des gardes s'attelaient déjà à une tâche. Lever une milice pour quelques malfrats serait terriblement inutile et aurait des frais incommensurables, que faire et comment le faire.

Les heures passèrent dans cette salle commune, toutes suggestions furent vu, revus et encore revus, histoire d'être bien sûre. Puis, il fallait voir le bon côté des choses, ça permettait d'occuper un peu la seigneurie, à coups de couteaux et de brigandages, ça ne fait pas de mal à personne. Dans cette pièce, il y avait Basile, normal puisqu'il est le seigneur d'Eyroles. Bolvar, capitaine de la garde est réputé dans les combats à l'épée, notamment avec une épée nordique. C'est un homme qui en impose, une voix bien grave ainsi qu'un savoir-faire en commandement étonnement bon, font de lieux un très bon capitaine. Il n'était que trois dans cette pièce, le troisième et dernier personnage n'était autre que Christian, l'intendant d'Eyroles, son nom n'a que très peu d'importance en vérité.

La nuit était tombée après ces heures de débats acharnées sur une question sans réponse. La pluie encore plus battante qu'avant inondait la ville d'Eyroles et ses habitants. Deux gardes, postaient en haut des portes scrutaient les environs dans une nuit noire. Un homme, armé d'une longue pique, se présenta aux gardes, il disait avoir combattu en Oesgard auprès du, feu, seigneur, Guy d'Eyroles. Bolvar était non-loin des portes, donnant ses dernières instructions avant de pouvoir imaginer le monde des rêves.

« L'sieur Bolv'a ! Z'vôtes un go' qui s'prétindo êt' un go' qu'conn'so l'sieur Guy d'ro'es ! Z'vôtes dit J'a t'chotte com'b'tu à l's'gor'de » Hurla l'un des gardes au capitaine.

« Comment ça ? En cette nuit noire ? Attendez ! J'arrive ! »
Scanda à son tour le capitaine en prenant ses jambes à son cou pour monter sur la muraille.

« R'gar'dot vous mêm' Z'aut gueux, dirot' qu'z'ot ein' d'zain' l'sieur Bolva ». Dit l'autre garde.

« Qui êtes-vous ? Et que voulez-vous ? Vous dites connaître Guy d'Eyroles, mais dite m'en plus ! Sinon ne pouvons pas vous laisser entrer ! » Répondit Bolvar, le capitaine, aux mercenaires.

Langage Pécore:
 
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Cosimo Tête Pelée
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MessageSujet: Re: Une bande de chiens mouillés [Basile-Terminé]   Jeu 9 Fév 2017 - 11:26

Mordiou quel froid…

Cosimo distingua du mouvement sur les remparts. Le chef des gardes probablement. Ce dernier s’enquit de l’identité des visiteurs. Appuyé sur sa pique, Cosimo enleva son chapeau ruisselant d’eau et s’inclina avec respect :

« - Je me nomme Cosimo Tête Pelée ! J’ai combattu lors durant la campagne d’Oësgard, dans les rangs de Saint Aimé. Je ne suis qu’un piéton, mais j’ai vu la vaillance des Eyrolles à la bataille. Et j’ai perdu bien des frères, comme le seigneur Basile perdit son père. »

Il marqua une pause, avant de remettre sa coiffe. Le vent plaquait ses vêtements trempés contre sa maigre carcasse. Cosimo désigna ses gars :

« - Nous ne sommes que de pauvres aventuriers trempés ! Tout ce que nous souhaitons, c’est une paillasse pour la nuit pour des vétérans éreintés. Notre route a été longue, et n’avons point d’abri. »

Le mercenaire brandit alors sa pique :

« - Nous portons des armes, mais comme le laboureur porte la faux et le bûcheron la scie ! C’est notre gagne-pain. Nous vous les remettons de bon gré pour la nuit !»


Derrière Cosimo, les mercenaires grelottaient sous la pluie glacée. Ils esquissèrent quelques pas timides sur la route. Tous ne rêvaient que d'avoir un toit au dessus de leurs têtes. Et un peu de soupe chaude si possible.
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Basile d'Eyroles
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MessageSujet: Re: Une bande de chiens mouillés [Basile-Terminé]   Jeu 9 Fév 2017 - 20:51


Cet homme, disait-il vrai, était-il véritablement celui qui avait combattu en Oesgard au côté de Basile, le doute se pesait dans le coeur du capitaine des gardes. Les précautions avec ses bandits étaient à prendre, mais des fois, il faut savoir faire preuve de vertu et s'apitoyer sur le sort d'honnêtes gens. Bolvar regarda ses hommes d'un bref coup d'oeil et ordonna d'un geste de main de les surveiller avec précaution. Il s'avérait vrai qu'à cause de ce brigandage la seigneurie avait besoin d'hommes. Répudier le mal, par le mal, que demander de mieux quand des mercenaires sont autant capables  de semer la discorde et la zizanie que des bandits. Ne pillent-ils pas quand la faim les guettent ?

« Patientez donc quelques instants ici, Cosimo Tête-Pelée. Vous ne me semblez pas mauvais bougre, mais la demeure ne m'appartient pas. Prononça le capitaine, Si vous dites vrais, vous n'aurez aucun mal à trucider des brigands pour nous dans ces cas-là. »

Le grand homme pris la route de la chambre seigneuriale d'un pas rapide. Le temps n'était vraiment pas beau, les hommes ne pouvaient attendre. Arrivant devant cette porte, il toqua maintes fois à  faire résonner tout le bâtiment. Mieux vaut ne pas tâter de sa force à coup de poing. Des ronflements se font entendre à travers la chambre, apparemment, le seigneur était bon dormeur.

« Monseigneur, un homme au nom de Cosimo Tête-Pelé prétend avoir combattu à vos côtés durant l'Oesgard. Il semble être un mercenaire et à une troupe avec lui, je me suis dit qu'il pourrait s'avérer intéressant d'en prendre de son usage pour combattre cette peste qu'est le Brigandage… Messire ? »

Ses yeux se relevèrent doucement d'une nuit dont il avait pu dormir qu'à peine une heure, réveillait en sursaut par son malpropre de capitaine de la garde. Basile ouvrit les yeux et fixa longuement la porte. Marmonnant à plusieurs reprises dans ses dents, il se revêtit aussi rapidement soit-il, une veste et un pantalon en cuir noir. Ouvrant cette porte où se trouvait Bolvar, il le dévisagea quelques secondes.

« Osez encore une fois me réveillez dans un rêve érotique et je jure que je vous pends Bolvar ! Est-ce bien clair ? » S'empressa-t-il de dire.

D'un pas rapide, tout deux prirent le chemin vers la grande porte. Bolvar n'osa pas rétorquer à la réprimande que lui avait fait son seigneur, une aussi grande consistance abandonnant tout espoir devant une telle chose, le monde est bien fait.

« Que savons-nous de ce mercenaire, Bolvar ? Combien sont-ils ? De quoi sont-ils armés ? Que font-ils ici ? Vous devriez savoir que je poserai ces questions. »

« Cosimo est le seul à s'être avancé vers nous, certainement leur chef, ils sont une quinzaine aux ombres qu'on a vu, chacun armé d'une longue pique. Ils disent savoir que votre père, feu, Guy d'Eyroles était mort en oesgard, devant ces saletés de longues oreilles. »

« Vous n'avez pas répondu à ma dernière question et vous savez mieux que moi que tout le monde sait que mon père est mort. Il était seigneur, pas un pécore sorti d'on ne sait où. »

Les deux comparses arrivèrent devant la grande porte, Basile pouvait être légèrement froid au premier abord. Montant sur la porte, le regard plongeait dans celui de Cosimo, l'intelligent l'observa sous toutes ses coutures.

« Cosimo Tête-pelé, je me présente, Basile d'Eyroles, fils de feu, Guy d'Eyroles. Je présume que la pluie battante vous amène ici, je vais être clair avec vous, nous recherchons des hommes prêts à se battre. Dit Basile de son air supérieur. Un mal du nom de bandits sévit en nos terres, si vous savez portez vos couilles, nous saurons vous portez hospitalité. »

« Bolvar, dites aux hommes de se préparer à ouvrir la porte je vous prie. » Dit-il pour finir.
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Cosimo Tête Pelée
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MessageSujet: Re: Une bande de chiens mouillés [Basile-Terminé]   Ven 10 Fév 2017 - 12:30

Le capitaine des gardes disparut après avoir fait mention d’une bande de brigands. Cosimo haussa un sourcil intéressé. La bande n’avait plus grand-chose à se mettre sous la dent, et un contrat pouvait les tenter. En retrait de leur chef, les mercenaires se serraient les uns contre les autres pour partager un peu de chaleur. Un petit nuage de brume flottait au-dessus d’eux.  

Puis celui que Cosimo pensait être Basile d’Eyrolles apparut au-dessus des portes. Le mercenaire lui fit un salut respectueux pendant que ce dernier le jaugeait d’un air perçant. C’était bien naturel, les bandes de routiers n’avait pas une excellente réputation. Aussi Cosimo soutint son regard sans ciller, mais esquissa un sourire amical qui révéla une belle rangée de dents jaunâtres.

Le seigneur se présenta effectivement comme Basile d’Eyrolles, et lui tint un petit discours de bienvenue. Comme pour le capitaine, le sujet du brigandage revint. L’ordre d’ouvrir les portes fut donné.

Levant sa pique, Cosimo signifia à sa troupe qu’ils étaient les bienvenus. Un soupir de soulagement quitta le groupe, avant qu’il n’avance clopin-clopant vers les portes. Des gardes à la mine patibulaire les accueillirent. Donnant l’exemple, Cosimo adossa sa pique contre les murailles, et se défit de sa rapière qu’il tendit à un des gardes. Ses compagnons firent de même, et se délestèrent de leurs piques, ainsi que de quelques hallebardes, arbalètes et espadons. Armand de Chaligny répugnait à se défaire de son épée, mais Cosimo lui signifia d’un regard qui ne souffrait d’aucune réplique d’y passer.

Ceci fait, le caporal-mercenaire se tourna vers le seigneur des lieux :

« - Grand merci noble sire. Pourrions-nous discuter de votre problème de brigands à l’abri et au chaud ? »


Il faisait maitenant nuit noire, et la pluie continuait de s'abattre sans pitié.
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Basile d'Eyroles
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MessageSujet: Re: Une bande de chiens mouillés [Basile-Terminé]   Dim 12 Fév 2017 - 22:31


Basile resta perché sur cette muraille, accoudé au rebord le temps que ces mercenaires rentrent, on les dévêtit de toutes armes, afin que les mercenaires ne soient pas une nuisance au sein de la demeure. Basile descendit les marches sans se presser, désormais, la diplomatie était de rigueur pour parvenir à écraser ce banditisme. Il regarda longuement Cosimo et signa un large sourire à  atteindre ses oreilles. De son côté, le capitaine des gardes avaient réaffecté ses hommes aux endroits propices et avaient mis sous scellés les armes des mercenaires aux longues piques.

« Très bien, prenez donc un bain et de quoi comblez votre faim, Cosimo, nous parlerons de ce sujet plus tard. Prononça Basile en partant vers sa chambre. De mon côté, je dois me revêtir. Bolvar, pourriez-vous me suivre après avoir dit aux servantes de s'atteler au bain de Cosimo je vous prie, nous avons a parlé. »

Basile prit la route de sa chambre, Bolvar le rattrapa quelques minutes après au pas de course, quelle idée de faire venir des mercenaires dans le château. Pourtant, le seigneur avait une sacrée idée derrière la tête, la seigneurie avait des armes et des armures, eux, étaient apparemment dévêtit de ces dernières. Que demandait de mieux, soigner le mal par le mal, demander à Cosimo de porter les armes demain ? Bien trop risqué et s'il partait maintenant ? Envisageable, si les bandits étaient vraiment tués, il pourrait fermer sa porte et indiquait l'auberge la plus proche. Non, mieux encore, les laisser se reposer jusqu'au lendemain matin, jouer de la plus belle des manières.

« Voyez-vous Bolvar, nous devrions réquisitionner quelques hommes pour demain. J'ai quelques idées en tête. »

« Réquisitionner ? Nos troupes ne le permettent pas messire, sinon nous aurions déjà tué ces bandits. »

« Combien d'hommes avons-nous au château prêt à combattre ? »


« Nous avons une dizaine d'hommes, messire. »

« Ah … et combien sont dans le bourg ? »

« Une vingtaine au bourg et au port. »

« Dans ce cas … Nous devrons faire confiance à une personne, tel que lui ? »


« Je le pense messire, sinon, je l'aurai envoyé à l'auberge, sans venir vous ôtez de vos rêves. »

Les deux hommes arpentèrent les couloirs pour arriver devant cette chambre où ils étaient déjà passés. Basile y rentra afin de mieux se revêtir et pouvoir se présenter plus convenablement, lorsqu'il sortait, les yeux rivés sur son capitaine des gardes. Il eut l'impression d'avoir un nouveau défi à relever.

« Bolvar, dites à vos hommes de préparer les armes, je pense que nous allons devoir envoyer une poignée d'hommes tout de même... Hâtez-vous, il nous en faudra cinq pour demain, prenez les  au port. »

« Bien sûr, messire. Dit-il en partant vers le bourg. »


« Ah … préparez-vous aussi, sire Bolvar. »


Les deux comparses prirent à nouveau deux chemins éloignés. Basile partait à la salle commune où Cosimo devrait s'y présenter après s'être rassasié et nettoyer. Le seigneur était devant une fenêtre à scruter l'horizon en attendant ce chef mercenaire qui semblait pouvoir résoudre les problèmes d'Eyroles. Tandis que Bolvar partait en ville chercher des hommes.
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Cosimo Tête Pelée
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MessageSujet: Re: Une bande de chiens mouillés [Basile-Terminé]   Lun 13 Fév 2017 - 15:04

Pendant que ses hommes se réchauffaient autour de l’âtre dans la salle commune, Cosimo se dissolvait dans l’eau brûlante d’un immense baquet. Il laissa échapper un soupir d’aise. Le seigneur des lieux savait bien traiter ses invités ! Son dernier bain remontait au mois précédent, et il appréciait de pouvoir se décrasser. Il se saisit d’une brosse et s’astiqua à s’en écorcher la peau. Le mercenaire doutait retrouver un tel luxe avant bien longtemps. Une accorte servante venait verser de l’eau chaude sur son dos régulièrement. Cosimo lui décocha des œillades meurtrières, et poussa la chansonnette :

« Jolie ma mie,
Je vas guerroyer en Oësgard .
De m’estre éloigné, jolie ma mie,
Me tient désolé jusqu’en bastaille. »


La servante lui répondit d’un sourire narquois avant de quitter la pièce. Allons bon, la soirée serait peut être longue, et on pourrait faire connaissance plus amplement. Cosimo quitta le baquet et se sécha vigoureusement, avant d’enfiler les chausses et la chemise sèche fournis par un valet. On lui avait arrangé une petite table sur laquelle se trouvait un bol de soupe fumante, une miche de pain, du fromage et du vin. Baste, on le traitait comme un seigneur !

Il avala son repas avec voracité, et bu son vin à grande lampée. Rassasié et rose comme un goret, le mercenaire se rendit dans la salle commune du château. Sa troupe était en demi-cercle autour du feu, avalant de la soupe avec délice. Les routiers étaient ravis d’être à l’abri. Il leur fit un signe de tête avant se diriger vers la fenêtre où se trouvaient Basile, lui tournant le dos.  Cosimo se racla la gorge pour se faire remarquer :

« - Grand merci pour votre accueil messire. Je me sens bien plus vivant qu’il y a une heure ! Vous parliez de brigands plus tôt…»
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Basile d'Eyroles
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MessageSujet: Re: Une bande de chiens mouillés [Basile-Terminé]   Mer 15 Fév 2017 - 23:32


En cette nuit d'automne, les vagues se déchaînaient sur les falaises d'Eyroles. La beauté de cette eau, coulant gracieusement comme une puterelle sur le corps d'un homme. Revenant maintes fois, ne se délectant que de ce passage, tel un scénario révisait l'on ne sait pas combien de fois. C'est ça que l'on voyait par la fenêtre, la grâce de la dame d'Erys ressurgir sur une eau translucide. Cette eau qui se mouvait se claquant farouchement sur ces falaises tel une sauvageonne en chaleur. Quelle douceur de voir Erys se détruire sur le port d'Eyroles en piteux état. Tout avait été changé, remodeler comme le désirerait une déesse. À son image, Eyroles était leurs, la péninsule était siennes, Miradelphia était leurs, ce monde était leurs. Mais dans ce cas, qu'appartient-il aux hommes, la seule chance de pouvoir prétendre gouverner des terres qui ne leur ait pas. Tout simplement soit-il, de simples objets, manipulait telle un jouet d'enfant le faisant bouger et prendre un rôle, une voix, un esprit, une âme. Voilà ce qu'était un humain aux yeux de Basile quand il regardait au travers cette fenêtre.

Le seigneur passait des heures devant cette fenêtre, regardant immobile, attendant la chose qui fera fondre ses liens qui le tiraillaient à ce monde. Mourir, non, bien sûr que non, il serait manipulé par Tyra, ou autre chose, encore et à nouveau un cycle dans lequel il ne sait où il est. Mais dans ce cas, que faire, remodeler, reconstruire, refaire comme le souhaitait Néera, jusqu'à ce que tout soit cassé à nouveau, car c'était un jeu pour elle. Elle se délectait de voir les hommes reconstruire ce qu'elle s'amusait à casser, elle devait en rire plus qu'en pleurer, un désir fou envahit l'homme, pour sûr qu'il se devait de mener leur objectif à bien, mais pour ce faire, il avait besoin d'épaules sur lesquelles se portaient. Des épaules sûres, que ce soit de confiance, ou de mensonges, dans les deux cas, une épaule peut être sûre, sûre d'une chose, que cette épaule les mènera au même but. Basile avait le coeur bon, il fallait juste que les choses le mènent sur le bon chemin, un chemin qu'il arpenterait seul, un chemin spirituel.

Ce bougre avait certainement bons nombres de rêves et de désirs en voyant ce monde, pourtant un seul le toucha au plus profond de son être. C'était celui de savoir, connaître le monde, pas spécialement avoir la science infuse, mais plutôt avoir cette chose qui lui permettrait de dire, j'ai connu ça. C'était ça que voyait Basile en regardant par la fenêtre, un monde autre que celui-là, un monde qui le traversait de son esprit, mais qui devait certainement en parcourir bien d'autres, des centaines de milliers, des nobles, des paysans, des chevaliers, des nains, des elfes et peut-être même des drows, qui sait. Des gens qui se rallieraient à une seule et unique cause, celle de savoir la raison de notre venue en ce monde. Se remémorant toutes ces histoires, le seigneur souffla longuement et frémissait, comme s'il avait été parcourue par une onde qui le ramenait à la raison.

Son regard se posa sur chacun des membres qui peuplaient cette salle commune, un sourire en coin, il se demanda lequel d'entre eux pouvait prétendre avoir cette impression. Dans sa main droite, le seigneur tenait un livre qui l'avait particulièrement touché, le livre était âgée, ses nombreux coups en disaient longs. Les gens qui l'avaient lu n'en avaient pas pris le plus grand soin, peut-être que ce livre avait une chose trop "pensive" à leurs yeux. Basile se remit devant cette fenêtre, à regarder la vision des vagues d'Erys se déchirant sur Eyroles. À l'arrivée de Cosimo, il l'écouta attentivement, même si son regard ne se posa pas dans celui du dernier, cherchait-il à l'éviter ou à  fuir. Non, il cherchait tout simplement à voir comment était Cosimo, ce Cosimo, grand caporal-mercenaire.

« Voyez-vous Cosimo, certains en ce monde sont des brutes, des truands, des gens de la pire espèce, m'enfin … qui sommes-nous pour juger ? Des humains, me direz-vous, des gens qui sauvent des vies, peut-être. Il faut se dire une chose dans ce monde, c'est que certains ont le sens d'accueillir les gens. Savez-vous pourquoi j'ai réagi ainsi à votre égard ? »

Basile s'interrompit quelques instants à l'écoute de Cosimo, les oreilles, grandes ouvertes, cherchant à puiser le savoir de cet homme. Était-il grand, était-il petit, qui sommes-nous pour le savoir, tout le monde à ses connaissances dans son domaine, tout le monde est intelligent et bête à la fois. Cosimo se porte plus garant à tirer l'épée face aux tirants, sans doute connaît-il des multiples stratégies militaires qui en effrayeraient plus d'un. Basile à ses terres, sans doute connaît-il multiples choses sur la gestion d'une seigneurie. Nous ne savons rien de ces personnes qui peuplent nos terres, sans doutes y a-t-il de multiples choses à apprendre, des cultures différentes, des sortes de mondes parallèles sur une même terre. Après un court instant, où la réponse de Cosimo devrait apparaître si jamais il avait répondu.

« Moi je vais vous dire ce que j'en pense Cosimo. Puisqu'après tout, ce fut mon choix, Chacune des personnes qui peuplent notre continent à un caractère bien à elle, des choses aux multiples raisons qui peuvent la faire sursauter, la faire tuer ou bien d'autres choses, toutes les énumérées seraient bien trop longues. Je pense, très cher Cosimo, que nous pouvons avoir un point d'entente commune. Cosimo, vous avez sauvés une quinzaine de vies, peut-être que certains seraient morts durant la guerre de l'Atral ou des champs-pourpres, que sais-je, qu'en sais-je. Ce que j'en sais, c'est que vous leur avez sauvé la vie et ce n'est pas, rien, vous êtes quelqu'un avec un grand coeur. Et croyez-moi, ça me rend heureux de voir de la générosité chez certaine personne, c'est pour ça que je vous ai traité en hôte de qualité. »


l'homme présenta le livre qui ornait sa main droite, cette fois-ci, il l'empoigna de ses deux mains et le posa sur son coeur. Pour montrer qu'il aimait ce livre plus que dessus tout.

« Voyez vous Cosimo, loin de moi l'envie de vous juger, je présume que vous n'avez pas eu un enseignement assez décent afin de pouvoir lire, je vais donc vous résumer ce livre. Un homme, du nom de Fernand, parcourait la terre il y a de ça, bons nombres de siècles. Dans les nombreux paysages qu'il visita, il ne trouva aucun plus beau que l'autre, chacun avait, sa beauté, sa petite once de bonheur qui le faisait jouir intérieurement. Il raconte dans ce livre, son histoire, les visages qu'il rencontra. Peut-être que j'en parle à une personne que je ne connais pas, m'enfin, c'est un peu le cas. Ce que j'aimerais que vous compreniez, c'est que les dieux ont façonné ce monde à leur image, comme il le voulait et  désirer plus que tout au monde. Ils ont crée les guerres, le banditisme et bien d'autres choses. Enfin, trêve de bavardages, il y a un camp de brigands qui siègent au sud-est, non-loin de la route qui relie Sainte-Berthilde à Eyroles. Anéantissez le camp et ramenez-moi le chef et sa bande, si vous le faites, je ferai en sorte que vous ayez un équipement neuf pour repartir. »
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Cosimo Tête Pelée
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MessageSujet: Re: Une bande de chiens mouillés [Basile-Terminé]   Jeu 16 Fév 2017 - 10:29

Cosimo fut surpris par les divagations du seigneur. Il feignait d’écouter avec attention Basile, mais ne comprenait pas où ce dernier voulait en venir. Le mercenaire resta coi et haussa des épaules lorsqu’il lui fut demandé de sonder les intentions de son hôte. Un ange passa. De toute manière ce Basile ne devait pas se soucier vraiment d’une hypothétique réponse car il se chargea lui-même de répondre à sa question.

Baste, il cause donc beaucoup…

Le mercenaire se tenait malaisément sur ses grandes jambes, surpris qu’on le décrive comme quelqu’un au grand cœur. Les veuves et les orphelins qu'il avait laissé dans son sillage durant sa funeste carrière devaient en penser autrement. Non pas que Cosimo soit un être profondément mauvais, mais nécessité fait loi, et la vie de routier ne se fait pas sans le malheur des petites gens.

Et en effet, il ne savait pas lire, mais il n’apprécia pas le ton de supériorité tranquille que prit le noble pour le noter. Quoiqu’Honoré ait commencé à lui apprendre les lettres entre deux campagnes : Cosimo savait au moins écrire son nom.

Et puis le seigneur d’Eyrolles coupa brusquement son babil pour en venir aux faits. Un camp de brigands ? C’était surprenant pour le moins. Les questions s’accumulaient sous le crâne lisse du routier :

« - Plusieurs choses messire…si vous connaissez le lieu de ce campement, pourquoi ne l’avez pas anéanti avec votre troupe ? Vos hommes d’armes donnent l’impression de connaître leur métier. Ensuite, savez combien sont ces bandits ? Enfin, votre proposition de nous fournir en équipement est très charitable, mais nous n’acceptons que les souverains sonnants et trébuchants comme paiement, sauf vot’ respect messire. »

Le mercenaire acheva :

« - Et au-delà de ça, je doute qu’ils acceptent de me suivre docilement, le sang coulera pour sûr, je ne peux pas garantir des prisonniers. »
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Basile d'Eyroles
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MessageSujet: Re: Une bande de chiens mouillés [Basile-Terminé]   Ven 17 Fév 2017 - 21:40


Le ton qu'employa Cosimo n'était pas celui qui plaisait à Basile, bien loin de là même, fronçant les sourcils, Basile regarda de haut en bas son hôte. Après plusieurs minutes à garder son calme et à regarder le caporal, Basile se dirigea vers la porte, de sa haute prestance. Il n'aimait pas être traité comme un misérable surtout qu'il n'est pas un. Son coeur brûlait de haine après ces paroles que le seigneur trouvait provocante.



"Sire Cosimo, je vais vous dire une chose, le fait que nous n'avons pas retiré ces bandits avant ne sont pas vos affaires. Maintenant, vous voulez des souverains ? Vous en aurez, si jamais une personne meurt, ramenez-moi donc sa tête, je me ferai un plaisir de la mettre sur nos murailles. Celui que je veux le plus n'est autre que leur chef, ramenez-le moi vivant. Ensuite, vous aurez vingt souverains pour chacun des corps que vous me ramènerez. Ils sont une dizaine à être dans l'ancien fortin en bois, laissé à l'abandon depuis maintes causes. Sachez une chose Cosimo, gardez votre rang et je garde le mien."



Les nerfs de Basile étaient à bloc, ce pauvre caporal sorti du trou du cul d'une vache, se permettait-il de le prendre de haut, dans tous les cas, c'était le ressenti de Basile. Et il vaut mieux le remettre à sa place directement avant qu'il n'ose à nouveau péter plus haut que son cul. Chacun à sa place et les moutons en seront bien gardés comme on dit. Basile s'avança vers la porte qu'il ouvrit de sa main crispée de nerf. Les sourcils froncées et le regard menaçant il regarda de nouveau Cosimo en le dévisageant.



"Encore une chose ... traitez-moi à nouveau tel un moins que rien et je jure d'empaler votre tronche de chien errant sur un pic aussi." rétorqua-t-il sur un ton qui irait jusqu'à glaçait le sang.

Le seigneur reprit son chemin en claquant la porte derrière lui, il avait bien accueilli cet homme et là, de but en blanc, il lui demande pourquoi il n'avait pas envoyé ses hommes. Basile savait certainement comment faire pour gérer une seigneurie, comparé à ce moins que rien. C'est vrai qu'il est du genre à s'énerver facilement, encore une fois s'en est la preuve. Emplit de hargne et de férocité, tel un lion hurlant. L'énervé s'avança vers son chef de garde qui n'était pas encore parti dormir. Arborant encore sa fière armure au blason d'Eyroles. Voyant le seigneur énervé, ce dernier se demanda ce qu'il allait se prendre sur la trogne.



"Sire Bolvar, le sommeil me guette, faites surveiller nos nouveaux chiens et moi aussi par la même occasion, notre hôte à décider de me manquer de respect, en me demandant ce que je foutais pour ne pas avoir détruit ce camp bien avant." Dit le seigneur d'Eyroles.



Basile repartit vers sa chambre sans ne plus attendre, certainement la nuit lui porterait à nouveau son calme d'autres fois. Mais enfin, nous avons pu voir encore une fois la nervosité que peut prendre notre cher seigneur d'Eyroles, vaut mieux pas trop le tâter sinon il peut très rapidement surgir. Arrivant dans sa chambre, le seigneur ôta à nouveau ses vêtements et se coucha dans son lit pour y gagner un sommeil calme et apaisant.
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MessageSujet: Re: Une bande de chiens mouillés [Basile-Terminé]   Lun 20 Fév 2017 - 13:45

Les murs tremblèrent lorsque le seigneur d’Eyrolles claqua la porte de la salle commune. Cosimo resta pétrifié, tout comme les mercenaires au coin du feu qui avaient observé l’algarade avec des yeux ronds. Samperio Joli Cœur, le valet de la troupe, se leva lentement et se campa devant son chef :

« - Et je jure d’empaler votre tronche de chien errant sur un pic aussi ! »

Les routiers éclatèrent d’un rire tonitruant qui ricochèrent sous les voûtes de la salle. Plié en deux, Cosimo s’appuyait sur Samperio qui continuait de l’accabler d’insultes en affectant un air grave et souverain. On se tapait franchement les cuisses. Entre deux fous rires, Cosimo tentait de foutre quelques coups de pieds au cul de l’impertinent valet, qui les esquivait en multipliant les jurons. La crise passée, épuisés, les aventuriers déployèrent leur baluchon pour sommeiller. Un rire étouffé provenait parfois d’un coin de la salle ou d’un banc. Bientôt, des ronflements sonores succédèrent aux plaisanteries.

Au chant du coq, la bande s’éveilla prestement avant de prendre congé du château d’Eyrolles et de son bouillant seigneur. Ils s'en allèrent vers le nord.
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Une bande de chiens mouillés [Basile-Terminé]
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