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 [Missède] Seigneurie d'Isgaard

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Sapientia
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MessageSujet: [Missède] Seigneurie d'Isgaard   Mer 1 Mar 2017 - 21:34


SEIGNEURIE  D’ISGAARD


Carte en date du deuxième mois d’automne de l’an neuf du onzième cycle.

Résumé et valeurs numériques:
 


Sommaire :
  1. Isgaard & Missède
  2. Environnement & Population
  3. Culture & Religion
  4. Politique & Économie
  5. Armée
  6. Coutumes & Traditions



I. Isgaard & Missède :

A l’origine d’Isgaard se trouve l’ambition de Viktor III de Missède d’établir des relations commerciales avec le Nord en évitant de s’acquitter des taxes incombant aux terres d’Ancenis et d’Olyssea. Après l’agrandissement du port de Chiard, Missède lance donc, en l’an 6, une expédition à l’abord de l’Aduram, au-delà des frontières du royaume des hommes, et établit une nouvelle châtellenie dans le delta du fleuve Sirilya. L’enclave, coincée entre les bras du fleuve et peuplée de manière éparse de bandits et pirates, recelait en son sein les ruines d’un château dont les origines dataient d’avant la pentianisation et qui deviendrait le symbole du pouvoir missèdois en ces terres.

En inféodant les peuplades de la région à travers l'amnistie de leurs crimes passés, de Missède sécurisa l’enclave et put amener la stabilité nécessaire à l’essor du comptoir. Avec l'aide des premiers accords commerciaux, les compagnies commerciales de la péninsule, flairant les opportunités qu’offrait Isgaard, bataillèrent pour s’y implanter, amenant avec elles leurs lots de contrats juteux.

Au fil des années, en plus de son utilité commerciale, Isgaard devient un atout incontournable du Comté sur le plan politique ; le port jetant un filet de renseignement très efficace sur le Golfe du Médian. Les tensions avec Odélian, quant à la présence missèdoise à leurs frontières, qui avaient déjà poussé Missède à s’arroger l’aide des bandits de la région, continuèrent, de tout temps, de forcer Isgaard à parfaire son système de défense. Ainsi, la pression d’une possible attaque odélianne a amené le premier gouverneur militaire d’Isgaard, Gaultier de Gwydir, à lancer divers projets de construction qui, grâce au soutien de Missède et de Langehack, et à l’essor économique d’Isgaard elle-même, furent développés dès la fin de la première année d’existence de l'enclave.

De Gwydir lança notamment les travaux de rénovation du château en parallèle à l’expansion du port et de son bourg que demandèrent l’afflux de colons. Lorsque Gregoire d’Odélian, dans le but d’entraver une partie des activités d’Isgaard, entreprit la construction de l'Etau, un système de deux tours érigées sur les rives odéliannes et celles de l’Aduram et permettant d'empêcher, à l’aide de chaînes tendues en travers du fleuve, le passage des navires gagnant le Nord ; Gaultier de Gwydir répondit en protégeant une partie de la route des Sables reliant Etherna et Naélis ainsi qu’en rétablissant les échanges commerciaux à travers le Verrin et les voies terrestres du Nord. Ainsi, les marchandises à destination d’Alonna tombèrent sous le coup de l’accord passé entre Grégoire d’Odélian et Hanegard Kastelord ; cette entente prévoyait que si la taxe élevée des marchandises par voies fluviales resterait en vigueur, celle des voies terrestres ne subirait pas d’augmentation. Plus tard, un nouvel accord entre Etherna et Langehack prévit que toutes les marchandises du Duché et de ses terres vassales sauraient utiliser les ports et les routes de la baronnie sans craindre les douanes et les contrôles.

Ainsi, et malgré l’obstacle de l’Etau, l’implantation commerciale de Missède dans le delta fut une réussite qui bénéficia nettement à l’économie du comté. Les efforts du Théobald de la Courcelle furent consolidés par ceux de Cécilie de Laval, demoiselle de Beaurivages et grande héritière missèdoise, qui rejoignit la cour du baron d’Etherna, Jérôme de Clairssac. Là, elle ouvrit de nombreuses routes commerciales avec le Nord, notamment avec des vassaux du Marquisat de Serramire, au premier desquels, le fief de Lourmel.  

Ernest d’Ethin fut nommé gouverneur militaire d’Isgaard au début de l’an 8. Continuant le travail de son prédécesseur, il inaugura sous sa régence un avant-poste sur chacun des bras de la Sirilya pour en surveiller les ponts ainsi que des tourelles de défense équipées de balistes au niveau du port. Au cours de l’an 9, le château entrait dans la phase finale de sa rénovation mais les murs de la petite ville originale étaient encore une bien piètre enceinte pour une agglomération se développant aussi rapidement, ce défaut engendra des faux-bourgs assez conséquents à l'extérieur des remparts.

A partir de l’an 8, grâce au perfectionnement des relations entre Etherna et Langehack, des négociations viables apparurent à l’horizon. Suite à la guerre d’Oësgard, Etherna se retrouva à court de forces pour assurer les récoltes et risquait la famine. Un accord passé entre Jérôme de Clairssac et le Duc de Langehack entraîna l’envoi d’une main d’œuvre langecine en aide à la baronnie. En échange, le baron s’engagea à optimiser les liens avec le Duché et à servir de médiateur entre Odélian et Langehack. Après trois ans de présence missèdoise dans le delta, sans guerre ni attaque d’occasionnée, une forme de résolution pacifique quant à la situation d’Isgaard semble envisageable.


II. Environnement & Population :

La seigneurie d’Isgaard se situe dans le delta de la Sirilya entre la forêt de l’Aduram à l’est et les frontières du Marquisat d’Odélian à l’ouest. Zone humide d’environ 90000 hectares, le delta est soumis au climat du nord de la péninsule en hiver mais bénéficie d’une longue période douce grâce aux vents chauds qui remontent la mer Olienne durant les mois d’été. Ainsi, l’humidité du delta varie selon les saisons mais reste tout de même assez élevée. La Sirilya sort occasionnellement de son lit durant les orages d’automne, immergeant les berges de l’enclave et coupant l’accès aux ponts. Le cas échéant, le port d’Isgaard vient en aide aux quelques marchands aventureux qui empruntent la Route des Sables et assure la liaison avec la ville de Seram en Etherna.

Coincée entre l’Olienne et les bras de la Sirilya, Isgaard n’a jamais connu d’importantes densités de population. Certaines ruines datant d’avant la pentianisation de la péninsule semblent indiquer que la région fut autrefois habitée mais rien ne permet d’attester de l’identité de ces habitants d’un autre âge. Les populations autochtones les plus récentes étaient constituées de groupes de bandits et de pirates éparses qui se cachaient dans ces terres sauvages; ils furent décimés, chassés ou inféodés suite à l’implantation de Missède dans le delta. Aujourd’hui, l’enclave compte environ mille cinq cents habitants permanents. Bien que ceux-ci soient principalement répartis dans quatre localités différentes, des petites communautés jonchent tout le delta.    

- Isgaard
La ville d’Isgaard est la zone la plus peuplée et active de l’enclave. Située sur la rive olienne, à quasi équidistance entre les deux bras de la Sirilya, elle est constituée d’un château, d’un port, d’un bourg et de multiples faux-bourgs. Gouge-de-Boue, le château, fut construit à partir d’anciennes ruines et est le symbole de la présence missèdoise dans le delta. Sis sur une hauteur rocheuse, non loin du rivage, l’imposante bâtisse ne saurait passer inaperçue auprès des navires du golfe. Il abrite le siège du gouverneur militaire et des vingt Vertueux missèdois sous son commandement. À quelques minutes de marche à travers le bourg, se trouve le port d’Isgaard. Véritable raison de l’implantation missèdoise en ces lieux, il a rapidement évolué pour satisfaire son rôle commercial majeur. Que ce soit à travers les flux maritimes de la majorité des ports du golfe du médian, le commerce avec Alonna, les échanges avec l’Ithri’Vann et ceux du sud de la péninsule, ce port assuré, capable d’acceuillir la flotte missèdoise au grand complet, a su s’imposer comme une plaque tournante du trafic maritime de la mer Olienne. Le bourg de la ville est principalement peuplé des premiers colons de l’enclave ainsi que de ses habitants les plus riches. Les compagnies commerciales et autres grands marchands y ont leurs pied-à-terre et ne cessent de réclamer l’édification de murs pour protéger leurs intérêts. Isgaard finit par entendre leur requête et se lança dans la construction d’une enceinte mais l’expansion soutenue de la ville compliqua les choses et laissa place à l’émergence de nombreux faux-bourgs où convergeait les populations les plus pauvres de travailleurs du port et des docks.  

- Fangemorte.
Situé dans l’une des zones les plus humides de l’enclave et en bordure de la forêt d’Ombrefane, le village de Fangemorte a la réputation d’héberger les brigands les plus récalcitrants de l’enclave, ceux qui ont échappé de justesse aux lames missèdoises en l’an 6 en faisant preuve in extremis d’une subordination dont ils se croyaient eux-mêmes incapables. Les relations entre Fangemorte et Isgaard ont évolué suivant les chefs de village successifs. En l’an 7, Gaultier de Gwydir dut se résoudre par trois fois à faire exécuter les fortes têtes de la localité afin de mettre un terme aux conflits locaux qui prenaient de l’ampleur. Cette démonstration de force suffit à ramener un semblant de calme à Fangemorte. Depuis lors, Isgaard évite de se mêler des affaires du village même si on raconte qu’aucun chef désapprouvé par le gouverneur ne reste bien longtemps en place. Une tour en ruine, datant d’avant la pentianisation, se trouve au centre du village. L’agriculture y est difficile du fait du terrain qui est gorgé d’eau le plus clair de l’année. Et l’aspect général des lieux donne froid dans le dos. En outre, de nombreuses histoires, toutes plus effrayantes les unes que les autres, entourent l’étrange et dangereuse forêt d’Ombrefane, souvent comparée dans le folklore local à l’Aduram, qui jouxte le village. Au nord de la forêt, et de part en part de l'enclave, s’étendent les terres les plus humides du delta où la fange rend toute activité impraticable. Ces larges planures de boue qui ont tout l’air d’un redoutable désert macabre ne sont propices à aucune agriculture ou construction permanente.


- Deux-Verges.
Village côtier dont le nom provient de deux structures rocheuses qui sourdent des graviers littoraux et à l’apparence évocatrice. Deux-Verges a tout d’un petit village de pêcheurs. Contrairement aux gens de Fangemorte, ceux de Deux-Verges semblent être de nature très calme, au point qu’on les surnomme les Mornemots. Toutes leurs activités tournent autour de la pêche et ils ne s’éloignent des environs de leur village que très rarement ; souvent pour aller cueillir une plante indigène au delta du nom de Pupoisse. Utilisée lors de la préparation du poisson, l’arôme acidulé qu’elle dégage est si forte que, portée par les vents, les marins du golfe peuvent la sentir à des kilomètres du rivage. Face au caractère casanier des habitants de Deux-Verges, Isgaard a dû intervenir à plusieurs reprises pour que de nouveaux colons soient autorisés à s’implanter au sein du village. Leur seul véritable signe d’ouverture vers l’extérieur est le petit marché aux poissons qui a lieu chaque ennéade et qui offre des produits frais à un prix bien inférieur à celui du port d’Isgaard.


- Bourg-le-Comte.
Le village de Bourg-le-Comte se trouve sur les terres du delta les plus fertiles et propices à l’agriculture. De ce fait, la localité concentre le plus grand nombre d’habitants de la région après la ville d’Isgaard. Le travail et les ressources qu’apportent Bourg-le-Comte ont amené le village à évoluer de manière beaucoup plus structurée que Fangemorte et Deux-Verges. Les Vatan, célèbre famille de brigands de père en fils, se sont reconvertis en cultivateurs et ont fondé le village peu après l’implantation missèdoise. Ils disposent d’un pouvoir quasi vassalique sur ces terres même si le titre de vassal ne leur a jamais été accordé. Bien que les produits de leur labeur reviennent à Isgaard, qui les redistribue ensuite à sa guise, le village de Bourg-le-Comte tire tout de même des bénéfices qui lui ont permis de grandir de manière constante. Les Vatan ont bien conscience du rôle qu’ils jouent dans l’autosuffisance alimentaire d’Isgaard et leurs revendications ne cessent d’augmenter.      


- L’Orée est un avant-poste qui se situe aux abords du pont menant vers l’Aduram. Il accueille les rares voyageurs et marchands d'Ithri'vaan ainsi que les trafiquants de la Dross et leurs curieuses marchandises qui, tous, sont forcés d’emprunter la Route des Sables pour rejoindre la péninsule. Son rôle est aussi d’empêcher certains rebuts de ces contrées d’accéder à l’enclave missèdoise. Mais les gardes de l’avant-poste ont également pour tâche d’accorder le passage aux individus qui souhaiteraient s’installer sur les terres missèdoises. C’est au Vertueux en poste qu’il revient de prendre cette décision et de conduire les potentiels nouveaux colons au sous-lieutenant de la garde afin que celui-ci procède à leur inspection et leur fasse prêter serment dans le cas où ils répondent aux critères de sélection. Suivant les besoins de l’enclave, l’Orée augmente ou réduit à zéro l’afflux de ces nouveaux colons. En cas d’alerte, l’Orée peut signaler la situation à Gouge-de-Boue à l’aide d’un brasier situé en haut de la tour et des cornes de brumes. Les gardes sont également préparés au sabotage du pont en dernier recours.        

- Le Verrin est un avant-poste qui fut établi pour protéger l’accès au pont allant vers Etherna. Ce pont en bois fut lui-même rénové suite à l’édification de l’Étau, par Odélian, à la pointe nord du delta. Il permit de maintenir une voie d’accès vers le Nord pour les marchandises que Missède ne voulait pas voir surtaxées par Odélian. Le Verrin possède un système de défense et d’alerte similaire à celui de l’Orée.    


III. Culture & Religion :

L’avènement récent de la seigneurie et le contexte politique difficile qui l’a vu naitre laissent peu de place au développement d’une culture proprement isgardienne. L’enclave est véritablement une bouture de Missède et, à ce titre, c’est à elle qu’elle doit toutes les valeurs qui la guident dans son évolution. Les ressources qu’elle reçoit ne font souvent que transiter à travers elle et celles qui restent sont utilisées avec parcimonie. En effet, malgré l’essor fulgurant d’Isgaard depuis l’an 6, l’effort de guerre, d’une guerre qui pourrait frapper à tout moment, détermine chaque décision prise par le gouverneur. La culture de la seigneurie est de l’ordre du pragmatique et de l’utilitaire.

La faible population d’Isgaard signifie que l’enclave est en position d’autosuffisance alimentaire. Néanmoins, l’important transit des marchandises par le port permet à l’enclave de bénéficier de produits d’importation secondaires. La pêche et la culture maraichère (principalement légumineuse) constituent la majeure partie de la production alimentaire d’Isgaard mais n’a pas vocation à être exportée. La présence de gros gibier dans la région est en diminution drastique depuis la régulation, par les avant-postes, des accès à l’enclave ; la consommation de viande de ce type est donc largement en baisse, notamment parmi les populations les plus pauvres. Néanmoins, l’abondance des diverses populations aviaires du delta offre une inépuisable source de viande aux habitants de l’enclave ; en plus des opportunités rares de divertissement qu’offre la chasse.

Le culte de Néera est prédominant à Isgaard. Néanmoins, Kyria jouit d’une importance indéniable auprès des communautés éparpillées dans les étendues sauvages du delta. Le village de Deux-Verges voue, quant à lui, un culte particulier à Tari. Jusqu’à l’an 9, Isgaard est marquée par son absence de temple à l’effigie des Cinq ; seul le culte de Néera dispose d’une petite chapelle aux abords de Gouge-de-Boue. Les autels sont néanmoins nombreux. Quelques religions non pentiennes sont présentes de manière discrète dans l’enclave.  

- La chapelle de Néera
Du fait de l’allocation des ressources dans les domaines militaires et économiques, Isgaard ne pouvait se permettre d’ériger des temples dans l’enclave. C’est le culte de Néera lui-même qui a pallié ce manque en finançant la première chapelle d’Isgaard. Le culte y voyait une opportunité irrécusable de convertir les brigands et autres colons en provenance de terres extérieures au royaume qui souhaiteraient s’installer sur les terres missèdoises. A la suite de la construction de cette chapelle, une reconnaissance du culte pentien est devenu un critère essentiel à la levée du statut conditionnel de ces nouveaux sujets du Comté. Ainsi, un prêtre de Néera est présent lors des audiences de fin de probation.


IV. Politique & Économie :

La seigneurie d’Isgaard a un statut politique particulier. Si elle a bien été fondée en tant que châtellenie, elle n’a jamais eu d’autre suzerain que le Comte de Missède, lui-même. Et rien n’indique que cela est voué à changer. Isgaard est donc administré par un gouverneur militaire qui doit avoir le grade de lieutenant des gardes de la bibliothèque au moment de sa nomination. Le mandat de ce gouverneur ne peut excéder deux ans. Une particularité qui souligne que Missède a toujours eu l’intention de garder un contrôle absolu sur l’enclave sans l’intermédiaire d’un quelconque vassal. Le rôle de gouverneur militaire n’est, par ailleurs, cumulable avec aucune autre fonction de gouvernance et requiert de celui-ci qu’il vive à Gouge-de-Boue pendant la durée de tout son mandat. En outre, afin de préserver la tradition qui veut que le gouverneur d’Isgaard reste neutre et soumis à l’autorité du Comte, celui-ci ne peut prendre part à aucune affaire interne au Comté. A la fin de ces deux ans, est établie une période de transition dont la durée est déterminée par le gouverneur sortant et validée par le Comte et qui assure la continuité et la stabilité des affaires de l’enclave missèdoise. Durant cette période, le nouveau gouverneur prend ses décisions sous contrôle de son prédécesseur. Passée cette période, l’ancien gouverneur n’a plus aucune prérogative sur Isgaard.

La population d’Isgaard est divisée en deux catégories : les missèdois de souche et les autres. En acceptant d’être inféodés, les bandits et populations autochtones deviennent sujets conditionnels du Comté de Missède. Leur est alors assignée une période de probation de trois ans avant qu’ils ne puissent faire valoir leur nouveau statut sur les autres terres du comté. Le Gouverneur, sur audience, a la possibilité de lever leur situation conditionnelle pour bons et loyaux services rendus au Comté. Le cas contraire, la probation peut être allongée ou l’individu en question peut être expulsé des terres missèdoises. De telles précautions découlent du passé criminel de nombre de ces groupes d’hommes et de femmes ainsi que de l’intransigeance des gouverneurs vis-à-vis des déprédations et autres débordements qui pourraient porter atteinte à la fragile stabilité de la région.    

 

Gaultier de Gwydir. (An 6 – An 8)
Premier gouverneur militaire d’Isgaard, Gaultier de Gwydir eut la tâche difficile de faire faire ses premiers pas à l’enclave missèdoise. Âgé de 48 ans lors de sa prise de position, le Vertueux avait une réputation de fin stratège. Il coordonna, à la demande de son ami et suzerain Viktor III de Missède, la prise du delta par les forces missèdoises. Son administration de l’enclave fut marquée par de nombreuses tensions avec Odélian et donna le ton de la gouvernance d’Isgaard. Il établit un équilibre précoce mais remarquable entre l’assertion des forces d’Isgaard et le maintien de la paix. Avec l’âge, il commença à perdre la mémoire. Missède décida d’entamer le processus de passation de pouvoir avant la fin de son mandat biennal. Gaultier de Gwydir perdit la raison peu après avoir quitté Isgaard et finit ses jours auprès de sa famille à Gwydir.

Ernest d’Ethin. (An 8 – An 9)
Cherchant à préserver la continuité du travail du premier gouverneur d’Isgaard, tout en lui insufflant un nouvel élan, Théobald de la Courcelle, Comte de Missède, nomma Ernest d’Ethin au poste de gouverneur d’Isgaard. Issu de la lignée légitime du fief d’Ethin, Ernest fut formé à Missède en tant que garde de la bibliothèque. Ses qualités de Vertueux, amena le Comté à le choisir dans l’espoir que la vigueur de son âge finisse d’asseoir la présence missèdoise dans le delta. La transition entre les deux gouverneurs fut parfaitement orchestrée ; leur lointain lien de parenté en fut peut-être pour quelque chose, Gaultier de Gwydir étant le cousin de la mère d’Ernest, Vivianne de Gwydir. Ernest d’Ethin acheva une grande partie des projets commencé par son prédécesseur et en démarra d’autres. Son administration fut marquée par l’essor économique du port d’Isgaard et une diminution des tensions avec Odélian grâce notamment aux échanges commerciaux établis entre Etherna et Missède. Le deuxième gouverneur du delta eut également à cœur de rendre la vie au sein de l’enclave moins pénible ; il fut, par exemple, à l’origine de l’idée du Tournoi du Pourceau. Ernest d’Ethin n’eut pas l’occasion d’achever son mandat de gouverneur. Les assassinats de son grand-père et de son frère aîné le forcèrent à abandonner ses fonctions. Il fut rappelé à Ethin en qualité de suzerain du Rocher.

Alden de Béjarry. (An 9 – …)
Sous-lieutenant d’Ernest d’Ethin, Alden de Béjarry prit les commandes d’Isgaard à la suite du départ forcé et précipité du nouveau seigneur d’Ethin. Quelques ennéades plus tard, Il fut confirmé au poste de gouverneur par le Conseil Exceptionnel de Missède suivant l’avis appuyé d’Ernest d’Ethin. La période de transition fut réduite du fait des relations déjà très étroites entre Alden de Béjarry et son prédécesseur.

V. Armée

La garnison d’Isgaard est composée de 451 hommes dans l'enclave. Elle est constituée de 50 piquiers, 80 hallebardiers, 50 arbalétriers en poste de manière permanente et de 150 piquiers miliciens. Sont compris également les deux groupes suivants :

- Les Vertueux
Vingt-et-un gardes de la bibliothèque missèdois (dont le gouverneur) sont en poste permanent à Isgaard. Leur service au sein du delta est de minimum cinq ans, après quoi ils peuvent demander d’être assignés de nouveau à Missède. Les Vertueux forment l’élite de la chevalerie missèdoise. Ceux qui se trouvent en poste à Isgaard ont sur leurs épaules une gamme de responsabilités bien plus larges que leurs frères de Missède. Ils jouent un rôle essentiel dans l’administration de l’enclave missèdoise et puisent leur force dans la fraternité inébranlable qui les unit.

- Les Forbans de Missède
Compagnie qui comporte les sujets nouvellement inféodés par Missède, ils sont environ une centaine. Principalement composés d’archers, ils dénombrent aussi des combattants aux atouts divers et variés. La défense d’Isgaard fait partie de leur contrat féodal. Le gouverneur leur assigne notamment la patrouille des rives de l’enclave afin de surveiller les côtes d’Odélian et de l’Aduram. Malgré l’absence de structure hiérarchique au sein de cette compagnie, le gouverneur d’Isgaard désigne l’un d’entre eux pour les représenter et les diriger. Des formations militaires de base leur sont également imposées.  

VI. Coutumes & Traditions

- Le Tournoi du Pourceau
Chaque été, une foire d’une journée est organisée au cours de laquelle est célébrée la nomination du nouveau Sire Pourceau. Avant le lever du soleil, un cochon couvert d’une épaisse couche d’huile est lâché dans l’enclave. Il est également enduit d’une concoction à la puanteur insoutenable afin de repousser de possibles prédateurs mais aussi de permettre à ses poursuivants de le suivre à l’odeur. Les participants du tournoi ont jusqu’au coucher du soleil pour le retrouver, le capturer et le ramener vivant au gouverneur. Le vainqueur est nourri, lui et sa famille, au frais du gouverneur pendant un mois. S’il est en situation probatoire à Isgaard, il peut aussi demander à ce que son audience soit avancée au jour-même de sa consécration au titre de Sire Pourceau. D’autres avantages moindres, plus informels et propres à chaque village sont rattachés à cette victoire. Le Sire Pourceau conserve son titre jusqu’au prochain tournoi ; un an au cours duquel il jouit d’une position de petite célébrité au sein de l’enclave.    

- La Nuit des Bêtes
Il est difficile d’identifier clairement les origines de la Nuit des Bêtes. Cette célébration semble provenir de l’Aduram, amenée à Isgaard par les brigands repentis. Elle a lieu tous les deux ans, en hiver, et célébrerait les morts et la peur de mourir. La position d’Isgaard fut d’abord d’interdire cette fête qu’ils ne comprenaient pas mais qui leur semblait être un affront au culte pentien. Cependant les conditions de vie de l’enclave faisaient écho à cette peur de mourir que la Nuit des Bêtes glorifiait et Isgaard n’eut d’autre choix que de fermer les yeux sur cette célébration qui résonnait dans le cœur de beaucoup. Ainsi, chaque hiver, pendant une nuit au cours de laquelle peu trouvaient sommeil, les habitants s’acharnaient à se faire peur ; certains bondissant de derrière une porte pour effrayer les enfants, d’autres feignant de jeter leurs ennemis dans l’Olienne, tous ces actes avaient pour but de goûter à ces dernières secondes de vies avant une mort qu’on croit être assurée. Officiellement, cette nuit est maintenant considérée comme un hommage à Tyra et l’horreur que provoquerait la vue de son visage.


Rédigé par Ernest d’Ethin.
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