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 Lors d'un printemps (PV Fenris)

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Cinnaeth Kielendar
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MessageSujet: Lors d'un printemps (PV Fenris)   Dim 19 Mar 2017 - 22:23


An 851, Cycle X
Cinquième ennéade de Favrius

Kÿrianos



Nànalethaleë regardait avec un intérêt tout particulier l'artisan travaillant une belle pièce d'érable dans le dessein de la transformer en un violon à la sonorité unique. Les gestes du luthier fascinaient la jeune elfe. Celui-ci, heureux d'avoir une si jeune admiratrice, redoublait d'effort pour faire transparaître son art dans ses moindres mouvement.

« Nàna, nous sommes pressés, vient s'il te plaît.


La petite elfe, simplement habillée d'une longue tunique blanche avec par-dessus un long gilet aux manches amples et aux motifs floraux, fit immédiatement volte face, et, ses longs cheveux blancs virevoltants autour d'elle, courut après Edraëla qui avait déjà repris sa marche. Mais, au lieu de suivre sagement cette dernière, elle continua de batifoler d'une bout à l'autre de la rue, s'émerveillant tour à tour devant le manège aérien de libellules aux couleurs miroitantes puis devant les activités diverses auxquelles s'adonnaient les artisans de  la capitale. Ce petit spectacle rappelait à Edraëla Cinnaeth au même âge. Nàna était physiquement le portrait craché de sa grande sœur lors de son enfance. Cependant, alors que la cadette avait développé l'art de papillonner de lieu en lieu sans but précis, découvrant avec insouciance le monde qui l'entourait, Cinnaeth se rendait toujours à des endroits spécifiques en quête d'une connaissance préalablement définie.

Sous le timide soleil de ce début de printemps, cet incessant ballet continua encore une vingtaine de minutes, avant qu'Edraëla ne marqua une pause. S'apercevant du changement d'attitude opéré par sa mère, Nàna s'arrêta à côté d'elle. Elles se trouvaient face à un gigantesque bâtiment de pierres blanches. La petite elfe tourna un regard  interrogateur vers sa mère. Celle-ci s'accroupit aux côtés de sa fille, sa robe écarlate s'étalant autour d'elle, en lui souriant tendrement. Elle lui passa sa main dans ses cheveux avec amour avant de lui dire doucement :

- Nous allons entrer au sein du palais royale Nàna. Tu ne peux y gambader comme tu l'as fais jusqu'à présent. J'aimerais que tu me suives calmement une fois que nous serions à l'intérieur.

Malgré l'infini douceur avec laquelle sa mère s'adressa à elle, Nàna ressentit immédiatement la fermeté cachée derrière ces paroles et le sérieux de la situation. Il y avait dans ces mots comme un poids. Celui de la bonne conduite et de l'apparence sociale peut être ?

- Je serais sage maman, je te le promet.


Sa mère eut un sourire bienveillant à ces mots et se releva. Mère et fille reprirent le chemin vers le palais. Nàna suivait docilement sa mère, mais l'exercice n'était pas facile. C'était la première fois qu'elle venait au palais et une myriade de choses retenait son attention. Elle aurait aimé pouvoir aller observer tout cela de plus près. Après une courte marche, qui parut durer une éternité aux yeux de Nàna, elles s’arrêtèrent de nouveau face à une porte de bois massif sur laquelle sa mère toqua quelques coups. On vint leur ouvrir promptement. Un elfe à la chevelure blonde et au visage dur apparut dans l’entrebâillement. Edraëla lui expliqua la raison de leur venue et le visage de l'elfe s'éclaira soudainement. Il les invita à entrer dans les appartements des Nöldorions. L'intérieur de ceux-ci était radicalement différent de ce que connaissait Nàna dans sa propre maison. Alors que leur maison était une sorte de bric à brac servant régulièrement d'espace de stockage des diverses affaires de commerces de ses parents, l'appartement du palais royal était bien ordonné et décoré avec un goût certain, peintures et objets divers habillant l'espace. Un objet en particulier retint le regard de Nàna. C'était un luth d'excellente facture exposé dans une vitrine. L'idée de mettre un tel objet derrière une vitre semblait quelque peu saugrenue à la jeune elfe, et elle trouvait cela triste qu'un instrument d'une telle beauté soit caché aux yeux de la communauté elfique et ne puisse servir à les régaler de douces mélodies. Elle repensa à l'artisan qu'elle avait vu auparavant dans la matinée. Il était peut être l'auteur de ce chef d’œuvre ?  

Alors que les trois elfes s’apprêtaient à passer une nouvelle porte, Edraëla se tourna vers l'elfe les ayant accueillies :

- Y-a-t-il un lieu où ma fille peut rester le temps que je prenne la commande ?
- Bien entendu. Par une si belle journée, elle peut aller dans le patio juste à droite en passant sous cette arcade.
- Très bien. Cette fois-ci Edraëla s'adressa à sa fille. J'ai un travail à effectuer auprès de la famille Nöldorion. J'en ai pour une heure tout au plus. Peux-tu m'attendre patiemment dans ce patio ? Nàna sentit l'imperceptible insistance qu'elle avait eu sur le mot patiemment. Il était vrai que cette qualité n'était pas le fort de l'enfant, ayant la fâcheuse habitude de partir à la découverte de son environnement. Comprenant qu'il n'était pas de mise de faire n'importe quoi en ce jour, elle répondit simplement :
- Bien sûr maman.

Nàna prit le chemin vers le patio tandis que sa mère s'engouffrait dans l'autre pièce à la suite de leur hôte. La petite elfe découvrit un petit jardin charmant composé de plantes luxuriante et où siégeait au centre une fontaine. Éblouie par tant de splendeur, elle ne remarqua pas tout de suite le banc de pierre. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle aperçut un autre elfon à la tignasse blanche assis sur celui-ci, absorbé dans la lecture d'un tome conséquent. Il était rare que Nàna rencontre des elfes de son âge, encore plus ceux déchiffrant des ouvrages théoriques. Cette vue lui rappela très exactement sa sœur. En effet, Cinnaeth, avait un appétit intellectuel important et elle se plongeait volontiers dans la lecture d'essais et autres textes savants, en particulier lorsque ceux-ci concernés les Noss ou les autres peuples de Miradelphia. Lorsque Nàna la retrouvait perdue dans ses lectures, c'était en général pour la tirer des profondeurs des manuscrits. À ces moments, sa sœur aînée l'accueillait avec gentillesse et lui comptait alors les contenus du livre. Nàna n'était pas sûre de toujours bien comprendre tout ce dont parlait sa sœur. À la place, elle construisait des récits héroïques à partir des bribes qu'elle saisissait. En effet, Nàna avait une imagination débordante qu'elle tentait d'exprimer au travers de ces histoires chimériques.

L'autre enfant ne l'avait toujours pas l'avoir remarquée. Fortement intriguée par cet inconnu et décidée à assouvir sa curiosité, Nàna se dirigea joyeusement vers lui. Sans penser un instant qu'elle pouvait le déranger, car après tout, Cinnaeth ne l'avait jamais repoussée, elle lui lança :

- Es-tu un gourmet d'écrits comme ma sœur ?

Une expression sans nul doute singulière. Nàna avait effectivement une tendance à employer le langage d'une manière peu classique. Non pas qu'elle ne savait s'exprimer, elle avait en réalité une réelle passion pour les mots et les étudiait avec grand intérêt. C'était en fait cet amour pour la langue qui l’amenait à créer des tournures quelque peu étranges aux oreilles d'esprits conventionnels.


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Fenris Nöldorion
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MessageSujet: Re: Lors d'un printemps (PV Fenris)   Mer 19 Avr 2017 - 12:29

Aspiré par sa lecture, Fenris, alors âgé de cinquante quatre ans, n'avait pas remarqué l'arrivée dans le patio la petite fille qui s'approchait déjà de lui. C'était à peine s'il percevait le chant de l'oiseau posé sur une branche au dessus de sa tête. Il l'entendait, bien sûr, mais les notes qu'il produisait se mêlaient aux mots qu'il lisait comme s'ils communiaient.
En attendant les paroles de Nàna, le dernier né des Nöldorion releva subitement la tête. Surpris d'avoir été interrompu, il le fut encore davantage en découvrant par qui mais n'en montra rien.

Déjà à cet âge, il savait contrôler ses émotions comme l'enfant posé et réfléchit qu'il était. Toutefois, contrairement à son frère aîné, il était plus avenant. Aussi se redressa-t-il et adressa un sourire à la nouvelle venue.

-C'est une curieuse façon de l'exprimer.

Désignant son livre du regard, il poursuivit.

-C'est une lecture obligatoire mais tous les savoirs m'intéressent donc c'est loin d'être une corvée.

Le jeune garçon marqua sa page et se mit debout. Puis il attrapa sa longue veste et l'enfila. Il portait un pantalon et une chemise rehaussée d'un plastron. Avec sa veste, il avait l'allure d'un mage en bon étudiant de l'académie qu'il était. Une broche arborant le symbole de sa famille ornait son pectoral gauche. Sa tenue était soignée et de bonne facture. Il se tenait droit et soutenait le regard de la petite intruse de ses yeux vairons sans la moindre difficulté.

-Je m'appelle Fenris Nöldorion. A qui ai-je l'honneur ?

Tout en se présentant, il s'inclina légèrement à la manière d'un adulte respectueux de son interlocuteur. L'association de son comportement avec sa voix et sa taille d'enfant était une spectacle aussi curieux qu'amusant et provoquait souvent un sourire attendrit chez ses aînés. Les enfants, même plus âgés, avaient parfois peine à le comprendre car il se distrayait le plus souvent en lisant, en jouant de la vielle ou à un jeu semblable aux échecs. Il ne faisait jamais rien d'irréfléchi et ses paroles étaient pesées avec minutie.
Lorsque la jeune fille se fut présentée, Fenris l'interrogea sur la raison de sa présence.

-Que fais-tu dans les appartements de mes parents ?
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Cinnaeth Kielendar
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MessageSujet: Re: Lors d'un printemps (PV Fenris)   Sam 29 Avr 2017 - 20:43


Comme il fallait l'escompter, l'expression singulière de la jeune elfe à la chevelure blanche fut remarquée par son interlocuteur. Mais, à la surprise de Nàna, celui-ci ne s'en formalisa pas et lui expliqua très sérieusement ses raisons de lire avec autant de passion. Là où elle avait des expressions décalées, lui avait un comportement fort insolite pour son âge. Quel étrange elfon se dit Nàna. Et quelle étrange combinaison les deux enfants faisaient. L'un était calme et sérénité, l'autre insouciance et effervescence. L'un était habillé sobrement, à l'image de l'académie d'Alëandir, l'autre vêtu de vêtements amples faisant écho à sa liberté candide. L'un pratiquait diligemment les codes de bonnes conduites qu'on lui avait enseignés, l'autre se fichait de l'étiquette et préférait faire sa construction sociale au travers de ses propres expériences de communication. Intriguée par un enfant si différent d'elle, Nàna répondit par un sourire enjoué à celui qu'il lui adressa. Même si emprunté de bienséance, il semblait avenant et se présenta avec courtoisie. Ainsi il s’appelait Fenris. Elle observa quelque peu amusée la petite révérence qu'il fit en se présentant. Se prenant au jeu, elle imita habillement le comportement de son interlocuteur lorsque ce fut à son tour de s'introduire. Ployant légèrement son genou gauche, le pied droit en arrière, et soulevant gracieusement les deux côtés de sa tunique, elle lui dit d'une voix mélodieuse :

« Mes parents m'ont baptisée du délicat nom de Nànalethaleë. Mais tu peux m'appeler Nàna.

Suite à ces quelques mots, elle examina le visage de Fenris. Il avait tous les traits les plus classiques chez un Taledhels : traits fins et délicats, cheveux blancs, peau d’albâtre. La seule chose qui tranchait avec ce portrait idéal était ses yeux vairons, un bleu, un vert. Elle trouvait cela insolite, elle n'avait jamais vu une personne avec de tels yeux, mais ne se sentait absolument pas gênée par le regard fixe qu'il pouvait lui porter. Elle allait formuler une question à ce propos, mais il fut plus rapide qu'elle et s'enquit de sa présence en ce lieu. Certes cela devait être rare que des étrangers se promènent aussi librement chez lui, encore plus des enfants. Même si elle aurait préféré ne pas aborder le sujet, car il faut bien avouer que cela était d'une banalité effrayante pour elle, elle lui répondit avec la simplicité et l'honnêteté qui lui étaient tout à fait naturelles :

- Ma mère est tisserande, et il semblerait que tes parents lui aient demandé de faire une confection. Mais c'est très ennuyant ce genre de rendez-vous, ils ne font que parloter pendant des heures durant.


Pour avoir accompagnée sa mère de nombreuses fois, elle connaissait désormais par cœur la façon dont ce genre de rendez-vous se faisait. Elle avait trouvé cela amusant la première fois, très ennuyant au bout de la dixième. Sa mère l'avait bien compris à voir son comportement de plus en plus morne, elle normalement débordante de vie. Depuis, elle la laissait en dehors de ces entrevues. C'est ainsi qu'une fois on la cru perdue après qu'elle se soit introduite dans une pièce normalement fermée à clé. Inutile de dire qu'après cet incident, elle se vit passer un sacré savon par sa mère de retour à l'atelier... Ceci dit aujourd'hui était différent. Tout d'abord elle venait de rencontrer un elfe de son âge qui avait l'air fort aimable. Deuxièmement, il se révélait être aussi un habitant de cette demeure... N'y réfléchissant pas à deux fois, elle lui demanda :

- Si ton nom est Nöldorion, alors tu es chez toi ici n'est-ce-pas ?
N'attendant de réponse à cette question rhétorique, elle continua : J'aime beaucoup explorer les habitations, je m'intéresse à l'architecture. Ça te dirait de m'accompagner ?

Elle avait promis à sa mère de ne pas partir explorer la demeure et de rester sagement dans le patio, ceci dit, si un membre de la famille l'escortait, il n'y avait sans nul doute aucun mal à ce qu'elle vagabonde dans la demeure, non ?


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Fenris Nöldorion
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MessageSujet: Re: Lors d'un printemps (PV Fenris)   Mar 23 Mai 2017 - 17:24

Fenris eut un sourire amusé devant la présentation de la jeune elfe. Elle ne lui semblait pas tant que cela attachée aux règles de bienséance et autres conventions sociales. Pourtant la voilà qui s'essayait à la révérence et à amener son prénom de manière faussement distinguée. Il ne s'y était pas attendu mais quoi de plus normal devant quelqu'un qui associe la lecture à du jargon gastronomique ?

-Enchanté Nànalethaleë. Répondit-il, jouant son jeu, s'inclinant de nouveau légèrement.

Il se laissa examiner par la jeune fille sans un mot et sans la moindre gêne. Elle aurait même pu l'approcher pour le détailler sous toutes les coutures, il n'aurait pas bougé d'un pas. Il trouvait sa présence et sa personne assez curieuse et tout ce qui était curieux l'intéressait. C'était un trait de caractère qu'il devrait garder même à l'âge adulte, à ceci près qu'il serait alors prit par bien d'autres sujets des plus sérieux et qu'il devrait se rendre capable de distinguer le moment le plus propice pour laisser libre cours à son appétit intellectuel.
Ladite Nàna répondit ensuite à sa question, lui expliquant la raison de sa visite au Palais et, plus particulièrement, dans les appartements alloués à ses parents pour la durée de leur séjour. Il eut un nouveau sourire amusé lorsqu'elle lui confia ne pas aimer les longues discussions qui s'éternisaient. Lui n'avait connu que cela. Après tout, sa mère était diplomate. L'un de ses frères aînés aussi. Alors les longues discussions faisaient partie de son quotidien.

- Si ton nom est Nöldorion, alors tu es chez toi ici n'est-ce-pas ?

Fenris n'eut pas le temps de la contredire.

-J'aime beaucoup explorer les habitations, je m'intéresse à l'architecture. Ça te dirait de m'accompagner ?

-A dire vrai, les Nöldorion sont une lignée de Malereg. Nous y avons un domaine. Mes parents sont en visite ici, au Palais, et, étant donné leur rang, on leur a attribué des appartements pour quelques ennéades. Quant à moi, je loge à l'Académie de magie.



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