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 Cassandre de Lauzac

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Cassandre de Lauzac
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Féminin
Nombre de messages : 10
Âge : 28
Date d'inscription : 18/03/2017

MessageSujet: Cassandre de Lauzac   Lun 20 Mar 2017 - 9:16

Identité
(Nom/Prénom ) Cassandre Eugénie de Lauzac
(Âge/Date de naissance) 22 ans, née en Verimios de l’an 986 du Xe Cycle.
(Sexe ) Féminin.
(Race ) Tout ce qu’il y a de plus humain.
(Faction) Péninsule.
(Alignement) Neutre Loyal.

(Particularité) Rien que ne fasse d’elle quelqu’un de particulier.


(Métier) Dame de la petite noblesse.
(Classe d'arme) Aucune.


(Possessions & Equipements)
De la –modeste- richesse et patrimoine de ses pères, il ne subsiste rien. Rien de plus qu’un patronyme qu’elle porte comme une charge, pesant legs vestige d’un passé en Arétria sous la Seigneurie de Stern. Ce que Cassandre possède aujourd’hui, l’hirondelle le doit uniquement aux arrangements de son désœuvré patriarche, ainsi qu’à la générosité sans limites de celui à qui on l’a promise ; Estoval Meneschi, dit Toval le Scylléen, bourgeois mercantii du Comté éponyme.
L'homme l'a évidement pourvue de tous les atours qui plaisent aux jeunes filles en fleur ; parures, coiffes, somptueuses toilettes. De quoi lui augurer une existence à l'abri du besoin et même de la tentation tant elle dispose de tout.

(Apparence)

  • Taille : Haute.
  • Couleur des yeux : Vert d'Eau pâle.

C’est autant un constat qu’une vérité ; oui, elle est belle. Bénie des meilleures faveurs de Néera comme se plaisent à dire les envieux et moins cajolés par la nature qui croisent sa route. Gracieuse aussi, le moindre de ses mouvement se teintant alors d’une légèreté sans pareille, accentuée par l’imperfection du monde. Deux gemmes de jade viennent illuminer ces traits que l’on associe à l’œuvre même de la DameDieu, souvent drapées des fines paupières de la demoiselle quand celle-ci s’accorde quelques doux instants de rêverie. Si sa chevelure s’accorde en tout point aux teintes locales de l’archipel, son teint opalin et ses joues rosies ne dupent personne quant à ses origines septentrionales.
Il va sans dire que Cassandre doit sa situation actuelle à ce physique frôlant l’absolu. Ce n'est point tout à fait son intellect ni encore son -maigre- héritage qui ont poussé l'opulent bourgeois originaire de Pharembourg à accepter cette alliance qui offusque les convenances, mais bien l'appétence à posséder si délicieux joyau.

(Personnalité)

On retiendra inévitablement la douceur qui anime sa personne, que l’on décrit souvent comme la bienveillance faite femme. Généreuse elle l’est sans détours, toujours prompte à secourir ou assister son prochain dans la mesure de ses moyens, et ces prédispositions au don d’elle-même l’ont très vite poussé à approcher de près le culte de Néera, Mère et créatrice des Hommes, sans pour autant jamais l'intégrer tout à fait. Plutôt que prêtresse elle demeure pieuse pratiquante, sans que ses pérégrinations n'ai altéré sa foi.
Sa bonté s'exprime aussi par la seule exigence qu'elle ai jamais soumis à son installation sur Nelen ; demeurer aux côtés de son jeune frère Philippe, que la folie consume depuis son plus bas âge. Épineux fardeau voire honteuse progéniture pour les uns, Cassandre voue à son cadet une affection au delà de l'imagination, le gardant sous son aile comme si le sang les unissant prévalait sur tous les maux.

(Capacités magiques)

Nullement dotée de telles faveurs.






(Histoire)





D’autres auraient vu leur patience émoussée devant l’indiscrétion gourmande de la domestique, c’était sans compter sur le tempérament paisible et fort conciliant de la demoiselle de Lauzac, qui, bien que concentrée à la confection d’une énième représentation du paysage exotique que lui offrait la petite loggia attenante à sa chambrée, ne privait point la bougresse d’affables réponses.

« Ma Dame, vous devez avoir encore tant de souvenirs du septentrion ! » S’émerveillait la camériste en faisant remonter le peigne de bois qu’elle tenait aux cimes de la noble chevelure pour l’y planter à nouveau. Cassandre dodelina doucement du chef, un sourire aussi complaisant que navré aux lèvres.
« Et bien… Pour tout te dire Brianne, pas tant que ça non. » Sentant dans son dos le souffle de sa compagne se saccader d’une déception certaine, elle poursuivit.
« J’ai passé en Arétria une enfance comme une autre, heureuse, je ne pourrais la qualifier autrement. Première née d’une lignée que l’on dit aussi vieille que celle de l’ancêtre Stern, élevée au petit castel de Lauzac, à l’ouest de la Seigneurie où la vie mène son paisible cours… »

« C’est si éloigné de l’isle ! »  S’exclama la Nélinite, ravie de voir son moulin abreuvé du récit de sa maîtresse. « Et dire qu’aujourd’hui Mademoiselle de Lauzac côtoie les merveilles de Nelen ! »
Ses doigts se crispant autour du pinceau dont elle faisait lécher la pointe sur la toile, son geste brouilla les feuillages que l’hirondelle tentait de figurer. « … Dame de Lauzac je ne suis désormais plus. Plus depuis que les ombres ont envahi le ciel ... »

La chambrière s’interrompit. Elle ne semblait point saisir la teneur absconse de ce que venait de lâcher la jeune femme. Pour autant, la tristesse de ces mots était tout à fait intelligible, au-delà du propos qui mena le paisible instant de vie à un oppressant silence.




« Cassandre, réveillez-vous ! Réveillez-vous et descendez immédiatement aux cuisines ! » Lançait une femme de chambre hystérique en emplissant furieusement quelques baluchons que ses épais bras avaient porté jusqu’au logis de l’héritière.
«… Isalde, que se passe t’il … ? » Lâcha la donzelle en un bâillement contrarié.  Tout juste extraite du sommeil, elle parvenait pourtant à percevoir l’agitation qui envahissait la pièce et certainement l’ensemble du castel. Un assourdissant tapage régnait au dehors des minces vitres, tout comme une odeur particulière de chaud emplissait l’atmosphère. Quelque chose brûlait.
« Ne discutez point et pressez-vous donc ! Aller ! »

La jeune femme quitta sa couche avec empressement, sous les ordres de la servante qui lui emboita le pas, déambulant alors dans les corridors vides de toute vie, se dirigeant là où on lui avait indiqué de se rendre. Quelques escaliers descendus plus tard, elles arrivèrent aux niveaux enterrés de Lauzac, où les attendaient le seigneur et maître de la maisonnée, entouré d’une piaffante et nerveuse suite.
« Ma fille ! » Tonna Orbin de Lauzac de sa voix profonde. « Tu consolera ton frère plus tard. Nous devons faire vite tant qu’il est encore temps ! L’aube ne devrait point tarder à poindre, il nous faut profiter d’ l’obscurité qu’il reste pour prendre le large … »
« Nous allons partir … ? » L’interrompit Cassandre, aussi surprise qu’elle puisse encore l’être devant cette inquiétante assemblée. « Mère n’est pas revenue de Stern…. »

Les quelques ricanements agacés de l’assistance se virent recouvert par de plus sonores éclats provenant de l’extérieur. Des cris lointains se faisaient entendre.
« Nous prenons tout de go la route pour le Langecin. » Acheva le châtelain avec sévérité. « Everich, Drason, vous partirez avec la seconde vague. Ils ne doivent pas être alertés de notre fuite. »

***

La noirceur de la nuit semblait vouloir s’étirer d’une infinie langueur. A travers la Malelande endormie, le cortège silencieux cheminait à une allure rapide, et ce que tous prenaient pour une aurore timide et tardive se mouvait doucement en de perpétuelles ténèbres.
Etrangement bercé par le trot soutenu de sa monture, l’enfant sommeillait entre l’encolure de la bête et le propre corps de la demoiselle, qui, profitant d’une avancée de sa foulée s’approcha à la hauteur de son patriarche.
« Père…. » Marmonna-t-elle avec retenue. « … Père, voudriez-vous … ? »
« Cassandre … Ma Cassandre. Je suis navré de ne pouvoir t’offrir de poursuivre notre existence à Lauzac. Un jour, peut-être, pourras-tu comprendre, et aucun de mes mots ne pourront t’expliquer simplement ce qu’il nous arrive. » Répondit l’homme, son ordinaire rugueuse intonation comme brisée par son propos. « Ton grand Oncle, Cadoc de Leuze, nous a chassé de nos terres. Avec l’appui du vieux bouc, il s’apprête à venir réclamer son droit de faide en nous déclarant la guerre. Par chance pour nos vies, nous avons pu être alerté de ses intentions et ainsi ne point nous livrer à sa vengeance. »
« M-mais p-p-pourquoi ? »
Les prunelles d’émeraude délavée d’Orbin se posèrent avec aigreur sur le minot assoupi.
« Une odieuse accusation qui aura mené notre patronyme par le fond… »

Guidés par les éclats violacés du Flambeau d’Aluthen, la cohorte voyagea des ennéades durant, tapie dans les ombres du Voile ayant plongé le monde connu dans une sorgue permanente. Ils achevèrent leur périple à Amderran, bourgade la plus orientale de la Péninsule, où ils furent accueilli par un hobereau local qui ne tint guère rigueur de leur déchéance. L’éclipse laissa finalement place au renouveau du jour, sans que celui-ci ne fasse la lumière sur les réels motifs de l’exil des Lauzac.



(...)






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