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 Shagga

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Shagga Peau-de-ciel
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Personnage
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Âge :  104 ans
Niveau Magique : Arcaniste.
MessageSujet: Shagga   Dim 2 Avr 2017 - 22:44

Identité
Nom/Prénom : Shagga
Âge/Date de naissance : 104 ans, née en 904 du 10eme cycle
Sexe : Femme
Race : Semie elfe
Faction : Ithri'Vaan
Alignement : Chaotique Neutre

Particularité : Peau bleue.


Métier : Artiste
Classe d'arme : Distance (jet de lames courtes) et magie immatérielle.


Possessions & Equipements :
Pas d'opulence pour cette saltimbanque rodée à la mendicité et aux nuits fraîches entre deux caisses sur les docks de la ville. Elle est riche pourtant de compagnons aux talents divers, et tout ce qu'elle possède elle le partage avec sa petite troupe de bateleurs.
Ainsi elle dispose de la clef de non moins de quatre planques et appartements dans la cité de Thaar, lesquels recèlent de trésors de qualité variable et d'origine douteuse. Beaucoup de livres, allant du recueil d'histoires grivoises au traité alchimique avancé, des costumes en quantité, des objets d'art, de sciences ou d'un peu des deux...
Loin des considérations matérialistes de certains de ses partenaires, Shagga préfère la légèreté d'un bagage épurée. Elle se débrouille le plus souvent avec une bourse au contenu fluctuant, une poignée de lames légères en trousseau sur sa hanche et sa petite flûte en bois dont elle ne se sépare jamais.

Apparence :

  • Taille : moyenne, 176 cm
  • Couleur des yeux : bruns clairs, jaunes au soleil

Le plus notable dans l'allure de Shagga, c'est la couleur de sa peau : un bleu vif, entre le bleu roi et le cæruléum. Elle obtient cette teinte en pilant plusieurs herbes et pierres qu'elle se procure sur le marché Thaari. Mélangée à quelques gouttes d'une huile particulière, la poudre colle à son épiderme de façon relativement durable. Elle doit renouveler la procédure toutes les ennéades, sinon la couleur se délave peu à peu. La supercherie devient rapidement visible dans les zones de friction telles que les paupières ou l'intérieur des phalanges si elle tarde un peu trop.
Elle teint également sa chevelure de façon plutôt désordonnée, ce qui donne un étrange camaïeu allant du blond au rouge écarlate, avec parfois quelques mèches vertes qu'elle natte en fines tresses.
Sa condition d'artiste l'autorise aux plus exotiques folies esthétiques. Ainsi elle se coiffe de cornes peintes, de plumes bariolées ou bien d'étoffes nouées, et ses tenues ne sont pas moins extravagantes.
La garde-robe fournie de la troupe lui permet également de passer plus moins inaperçue en se grimant plus simplement lorsque la situation l'exige.
De façon générale, elle arbore les traits d'une femme approchant de la trentaine. Ses oreilles d'une longueur appréciable trahissent immanquablement ses origines elfiques, qu'elle porte avec une fierté insolente. Pourtant son corps délié s'est arrondi avec l'âge, d'une façon que les gens devinent aussitôt bâtarde.
Ainsi Shagga fait-elle en sorte de n'être de nulle part, inclassable créature d'aspect surprenant, dérangeant ou intriguant selon la philosophie de celui qui l'observe.

Personnalité :

Il est difficile de cerner Shagga, même après des années à la cotoyer. C'est ce que vous diront ses compagnons, sans doute pour ajouter au mystère.
"Elle a la malice ! Vous le voyez dans ses yeux dorés quand elle fume le douri, que ça pétille en dedans, qu'elle réfléchit comment qu'elle pourrait vous surprendre. Et puis ça cille et hop c'est envolé."
"Tu te rappelles la fois où les vieux cabochards des serpentines nous avaient coiffés raides au carrefour ouest, après tout le mal qu'on s'était donné pour y monter une ptite estrade pas trop laide ? Shagga ça lui a pas plu, je l'ai vue foncer dans les ombres comme une harpie, une heure après c'était leur cabane qui cramait ! Je peux te dire que depuis ça nous reluque plus trop droit quand on s'approche des serpentines, mais pour l'instant y'a pas eu de représailles. Je crois qu'elle leur fait peur. Quoi, tu me crois pas ? Tu l'as déjà vue lancer un couteau ?"
"Une illettrée, vous savez ce que ça m'inspire moi... C'est pas faute d'avoir essayé, d'avoir collé son petit museau bleu aux plus grandioses ouvrages de ma collection. Mais rien à faire. De la mauvaise volonté comme j'en avais rarement vu. Et il est buté, l'animal. Elle s'amuse à dire que les mots d'encre sont déjà mort, que la vie aux mots de souffle c'est un dessein qui la comble et l'obnubile. Mais moi je sais la vérité, je sais qu'au fond c'est juste qu'elle en a peur, de mes mots d'encre."
"Couleuvre... Furie ! Qu'elle rejoigne au plus vite les abysses qui l'ont vue naître. Depuis combien de temps notre glorieuse cité supporte-t-elle les malsaines foulées de ces brigands trop colorés ? C'est folie tout de même qu'on les laisse encore s'éparpiller parmi nous, après tout ce qu'on les a su faire. Je ne suis pourtant pas plus ronde que les hommes qui les font, il faudrait bien qu'ils se décident à réagir un jour ou l'autre !"
"Shag... Vous voulez dire, Peau-de-ciel ? Quoi ? C'est elle qui vous envoie ? Elle m'avait donné deux ennéades ! ... Oh. Eh bien, hm... C'est une femme charmante. Absolument charmante. Dites-lui bien que j'ai utilisé ce mot, charmante. Oh non je ne pense pas qu'elle soit susceptible, mais enfin, vous voyez, on n'est jamais trop prudent."
"Parlons-en, de cette frappée. Si elle croit que je n'ai rien remarqué, l'autre jour, elle se fourre sa flûte dans l'oeil. Je suis meilleur qu'elle à ce petit jeu là. La prochaine fois qu'elle se pointe avec dans l'idée d'aiguiller mes clients vers ses propres quartiers et ce de façon tout à fait déloyale, c'est pas seulement sur les fesses qu'elle prendra ma pogne si vous voyez où je veux en venir. Et non j'ai pas peur de votre petite bande de rigolos ! Vous me prenez pour un serpentineux ou bien ?"

Capacités magiques :

Impossible pour Shagga de se souvenir de la première fois qu'elle "entendit" l'onde cacophonique de la magie. Aussi loin qu'elle puisse remonter, il y a toujours ce bruit de fond, cette onde sonore qui parasite sa mémoire comme un filtre discordant et magnifique. Un fardeau, le plus souvent, qui la faisait hurler déjà dans ses langes.
Ses errances incertaines la privèrent d'un maître solide, mais lui permirent de nombreuses rencontres dont les approches hétéroclites la menèrent à une grande ouverture d'esprit. Sa motivation principale était la tranquillité auditive, mais elle apprit bientôt qu'au delà du silence se trouvait la composition. C'est un semi-gris de trente ans son aîné qui lui fit découvrir ces nouveaux chemins de création. Shagga s'enticha de ce jeune musicien qui l'émouvait aux larmes d'un simple sifflement, et suivit son groupe suffisamment longtemps pour apprendre de lui les rudiments de la magie et de l'amour.
Plus tard elle voyagea jusqu'à la Dross en Aduram pour y trouver la souffleuse de sons aveugle que la légende atteignait au crépuscule de sa vie. Cinq ans supplémentaires furent accordés par Tyra à la virtuose avant de prendre son dernier soupir, cinq ans durant lesquels elle s'employa à apprendre patience et immobilisme à Shagga le coup de vent. La Dissonance l'y aida grandement, car tandis que l'esprit de la semie n'aspirait qu'à vagabonder hors de la paisible salle poussiéreuse, la concentration était sa seule échappatoire à la souffrance induite par celle de la forêt souillée.
Il y avait alors à ses cotés un autre apprenti, présent depuis plus longtemps, qui la suivit jusqu'à Thaar. Ensemble, ils expérimentèrent, tentèrent et commirent presque toutes les erreurs. Ce furent ces années là qui façonnèrent réellement la magicienne que devint Shagga.
De l'immatériel elle écarta les mirages, l'esprit et ses cauchemars pour ne conserver que le son : l'air vibré, chuintant et sinueux.
De son premier amant elle apprit la naïveté, la spontanéité et l'abandon sincère.
De l'aveugle elle sut s'enrouler au silence et se figer pour mieux moduler les ondes en traverse.
Enfin de son ami et rival elle tira une audace presque dangereuse, une confiance impertinente en son art que les bravades et échecs ne firent que renforcer.

Pour Shagga désormais, la magie est un outil. Elle est trop sage pour croire qu'elle l'a parfaitement dompté et trop arrogante pour rechercher un nouveau maître.
Elle peut se servir d'un certain nombre d'instruments à vent pour faire naître son art mais son catalyseur fétiche est la petite flûte au son narquois qu'elle porte en sautoir à toute heure du jour ou de la nuit.
Ses sorts les plus réussis sont ceux qu'elle génère dans l'immobilité la plus totale, cependant il est arrivé quelques fois que l'urgence la pousse à siffler quelques notes en espérant bien générer quelque chose qui ressemble à une esquive.
De manière générale elle se sert de la magie dans son quotidien pour arranger les situations à son avantage. Lorsqu'il faut cogner, elle préfère la sureté de son geste dans le lancé de lames légères. Et puis le plus souvent, c'est plus spectaculaire, ce qui ne gâche rien.






Histoire

Extrait de "Souvenirs des Thaaris" par Ermace de Brevise
"Pour tous ceux qui, comme moi, sont les étrangers des terres qu'ils aiment et des frères qu'ils ont choisi."

[...] C'est cette propension à s'effacer elle-même et à se réinventer sans cesse qui fit de Balkaeh Rel'im une personnalité rare et particulièrement ardue à déchiffrer. Cependant ces douze années vécues dans les ruelles de sable et d'épices de Thaar furent suffisamment riches en rencontres et en découvertes pour que je puisse aujourd'hui recouper tout ce que j'appris alors en une histoire que je juge fiable - bien qu'une bonne moitié des faits énoncés par la suite n'ait jamais pu être vérifiée.

On date sa naissance aux alentours du début du dixième siècle du dixième cycle. Il est toujours délicat à propos des sang-mêlés de leur donner un âge tant les ascendances varient d'un être à l'autre, cependant c'est Balkaeh elle-même qui aurait admis être née dans le tumulte de la révolte d'Apave, qui on le sait ravagea les bas-quartiers de Geresh de l'an 901 jusqu'en 905. La réputation sulfureuse des princes marchands de Geresh tout comme leur goût prononcé pour la chair elfique laisse échafauder les plus folles théories sur la véritable lignée de Balkaeh, malheureusement la relative ancienneté de cette époque ne m'a pas permis d'aller plus avant dans mes recherches et je ne peux fournir ici que des suppositions.

Selon toute vraisemblance, Balkaeh aurait été la bâtarde d'une esclave elfe dont beaucoup transitaient par la cité marchande pour rejoindre les marchés de Naelis que le Puy tenait encore en coupe. Difficile d'imaginer ce que fut la vie de cette enfant dont je n'ai pu retrouver la piste qu'une trentaine d'années plus tard, au sein même de la cité de Thaar.

Elle se faisait alors appeler Kamaali, ce qui signifie "pipeau" en langue zurthane. Je n'ai rencontré qu'une seule personne capable de me parler de cette Kamaali, mais la description qu'il m'en fit me donna la conviction qu'il s'agissait là de la première apparition de Balkaeh dans la très longue et fournie histoire de Thaar.

"Un ruisseau de vie, de l'onde pure à en innonder les pavés que ça cliquetait de tintes et d'or en parures volées. Je vois encore cette bouche en bec et ces oreilles démesurées qu'elle secouait comme des antennes. Jamais de silence avec Kamaali, c'en était épouvantable et l'on finissait par la chasser. J'étais de ceux que Neera a doté de patience, aussi je prenais le temps de l'écouter de temps en temps et son babil me berçait. Elle contait les notes que le vent lui soufflait et s'en faisait l'ingénue traductrice, ses bavardages incessants devenaient mélodies et se mêlaient au barrani tandis que tout autour le port consentait à un mutisme tranquille pour lui laisser la part belle."

Il faut ensuite laisser passer presque dix ans pour retrouver sa signature particulière en la personne de Hienna dite "du Timbre", chanteuse accompagnant une compagnie de griots venus du désert zurthan qui voyageait dans le bassin d'Ithri'vaan. Je dus fouiller profondément dans les registres poussiéreux des archives de la ville et trouver un interprète en moyen-oliyan pour pouvoir déchiffrer l'entrée d'inscription de la troupe.

La Compagnie des Légendes du Brâa, car tel était son nom, fondée en 929 du dixième cycle et active jusqu'à l'aube du onzième, fut surtout reconnue pour la justesse de ses représentations et de ses témoignages d'une culture zurthane méconnue et malmenée. Le registre faisait mention de la participation de Hienna depuis 941 jusqu'en 952. De nombreux témoignages cette-fois m'ont permis de rassembler un bagage conséquent concernant cette choriste de sang-mêlé.

Dotée d'un talent certain, comme tous les membres de la troupe, Hienna n'eut jamais l'ambition d'occuper le devant de la scène, laissant cette place convoitée aux divas charismatiques et autres vedettes que les feux de la rampe n'éblouissaient pas. Pourtant elle laissa une empreinte dans l'esprit de ses collègues du fait d'une lubie que peu parvinrent à comprendre : obsédée par "la mélodie", la semie ne s'exprimait qu'en chantant, et cela durant les onze années qu'elle dédia à leurs spectacles. Un ancien camarade, rencontré par hasard dans un salon thaari, s'en souvient comme d'une jeune femme avenante et curieuse, manquant d'éducation mais à l'esprit acéré qui surprit parfois ses plus éloquents compagnons. Si les moqueries nées de son étrange comportement la troublèrent, elle n'en montra jamais rien et se contenta d'être simplement singulière.

Elle fut surtout connue à cette époque pour avoir été la maîtresse de Ramaal Rethu'ga, célèbre flûtiste dont la renommée s'étend jusqu'en Péninsule et que les plus grandes réceptions princières se disputent depuis quelques années. Ramaal n'en était à l'époque qu'à l'aube de sa carrière mais son influence sur l'aespiration était déjà évidente tant les musiciens qui l'accompagnaient alors en furent notablement imprégnés - on peut citer Varamoki des Sables et Grei l'Accordéon. [NB : consulter le chapitre VI qui s'attarde plus longuement sur le mouvement aespirationniste dans les oeuvres musicales d'Ithri'Vaan et sur ses acteurs les plus éminents]. Balkaeh, aka Hienna, en profita elle-même comme on peut le constater sur les quelques compositions qu'elle porta plus tard à l'appréciation de ses concitoyens. On soupçonne que c'est à cette époque qu'elle s'initia à la magie, et qu'elle forgea du même coup ses premières affinités avec la foi d'Arcam.

L'année 952 marque une rupture nette : Hienna quitte la Compagnie des Légendes du Brâa et disparait pendant presque six ans. Les griots que j'ai pu retrouver parlent d'une sévère dispute entre Ramaal et la semie, qui s'éleva en une cacophonie difficilement supportable jusqu'à ce que cette dernière ne s'engouffre subitement dans la nuit, emportant avec elle ses effets en baluchon. Ils ne la revirent, pour leur part, jamais.

Malgré tous mes efforts je parvins jamais à savoir ce qu'il était advenu d'elle pendant ces six ans de silence. Je suppose qu'elle voyagea loin de Thaar, car désormais son visage - apparu de nombreuses fois sur les planches - n'était plus tout à fait inconnu et son sillage bruyant aurait du parvenir à ma connaissance d'une façon ou d'une autre. Elle revint en fin 958 dans la cité qui l'avait vue grandir et s'épanouir. Si Balkaeh n'avait pas assumé cette identité publiquement, il m'aurait été très difficile de faire le lien entre elle et cette étrange artiste et canaille qui sévit dans les ruelles thaaries sous le nom de Shagga "Peau-de-ciel".

Cette époque demeure floue. Je sais seulement que c'est à ce moment là qu'elle commença à teindre sa peau de bleu, et les seules archives que je pus retrouver sont celle des avis de recherche et d'arrestations pour délits mineurs et autres conflits de voisinnage. Ici mon récit de faits s'entache d'élucubrations à peine plausibles car le personnage de Shagga Peau-de-ciel sut s'entourer d'une quantité non négligeable de rumeurs et autres histoires dont certaines s'évoquent même comme des légendes.

Où qu'elle fut allée, elle n'était pas revenue seule car un certain Millinio l'accompagnait. Compagnon, rival, amant, frère ou ennemi, les évocations sont nombreuses à son sujet. Il est cependant avéré que Millinio était un magicien de l'immatériel tout comme elle, et la plupart des histoires s'accordent sur le fait qu'il s'agissait d'un humain. A eux deux, il furent le duo fondateur de l'Essouffle.

Cette étrange troupe s'étoffa de personnalités uniques de façon progressive durant près de quarante ans. Ils furent évidemment moins notables que la Compagnie des Légendes de Brâa, mais j'ai l'intime conviction que le succès public n'était pas dans leurs objectifs. De ce que l'on me raconta de leurs représentations, il semble qu'il ne s'agissait là qu'une façon comme une autre de donner le change tout en réunissant un petit pécule pour assurer leur subsistance. Loin derrière la grandiloquence et les scènes prestigieuses, l'Essouffle était à la recherche de quelque chose d'autre.

Alors que je rassemblais des informations à ce propos, un détail me frappa : depuis sa fondation jusqu'au jour où j'écris ces lignes, aucun membre de cette guilde ne la quitta jamais autrement qu'en mourant. Je n'y vois là rien de macabre, mais plutôt une sorte de lien fraternel d'une sincérité rare qui souda ces artistes et chercheurs en profondeur et qui en fit une véritable meute.

Le mot chercheur n'est pas utilisé ici de façon anodine. La troupe comptait effectivement dans ses rangs un certain nombre d'individus portés davantage sur la science ou les arcanes que sur l'art lui-même, bien que la dualité entre ces deux domaines ait toujours semblé être un talent très recherché chez eux. Leurs travaux malheureusement demeurent à ce jour obscurs, secrets jalousement gardés par Balkaeh et par les survivants de leur groupe. L'Essouffle ne compta jamais beaucoup plus d'une quinzaine de membres, mais ils furent plusieurs à, comme Balkaeh, marquer l'esprit de leurs concitoyens et le mien par la même occasion.

Millinio fut le premier à mourir, âgé alors de cinquante-deux ans. Sa disparition émut beaucoup Shagga, et la rumeur dit qu'elle plongea dans un profond silence ouaté les environs de sa présence pendant presque deux mois pour marquer l'intensité de son deuil. D'autres racontent l'avoir vue non pas bleue mais écarlate et plus féroce que jamais, ou même qu'elle aurait dévoré vivants tous les chats des quartiers de glaise. D'autres membres s'éteignirent après lui, de façons diverses et variées - dont certaines clairement douteuses. Le groupe ne faisait aucune différence d'ordre raciale, aussi les écart de vieillissement forcèrent leur peine plusieurs fois. Les humains les plus âgés étaient alors protégés et chéris comme de vieux parents jusqu'à leur dernier souffle.

Durant le Voile et ses émeutes, ils perdirent non moins de quatre de leurs membres. Comme toute la cité autour d'eux, à partir de cet évènement leur vision du monde se teinta de fanatisme envers celui des Cinq qu'ils avaient toujours préféré entre tous : Arcam. Les textes poétiques de Gog le Fiel, essouffleur de longue date, relatent d'ailleurs avec une grande finesse l'état émotionnel partagé par ses compagnons suite à cette insupportable perte qui marqua une période de grande humilité et de discrétion manifeste.

"Secoués au vent comme des brindilles anciennes,
Jusqu'à l'écume des lointaines collines oliennes.
Adieux lancés en vain aux compagnons froids abandonnés,
A la morsure de la terre et de ses tristes banalités."


Cette période dura très exactement neuf ans. [...]


HRP:
 


Dernière édition par Shagga Peau-de-ciel le Dim 9 Avr 2017 - 23:40, édité 2 fois
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Shagga Peau-de-ciel
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MessageSujet: Re: Shagga   Dim 9 Avr 2017 - 23:26

Fiche terminée pour ma part ^^
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Thorgrel Poing-de-Fer
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MessageSujet: Re: Shagga   Dim 9 Avr 2017 - 23:46

Shaggarantit du bon ! :mrgreen: Fiche validée après légère modification en aval, direction l'amont ! Rebienvenue





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[Métier] : Artiste de rue

[Sexe] : Sang mêlée & Féminin

[Classe d'arme] : Magie (Immatériel) / Distance

[Alignement] : Chaotique Neutre

Foire au RP ~ Pour tout ce qui est recherche de compagnons RP. En bref, que du bonheur !
Journal de bord ~ Pour archiver tes liens de RP qui content l'histoire de ton personnage {Vivement conseillé}.
Et enfin, si tu as des question, n'hésite surtout pas à demander l'aide d'un parrain, ou à tout simplement poser tes questions dans la partie créée à cet effet.

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