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 [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre

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Halyalindë Yasairava
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MessageSujet: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Mer 5 Avr 2017 - 0:23

<< Faire amende honnorable(1ere) Présomption d'innocence >>
(2e) Les débuts de l'enquête >>
(3e) Visite de courtoisie >>


Hiver - 3e jour de la 2e ennéade de Verimios
9e année du XIe Cycle



Enfin... Dans les tous premiers rayons du jour, le carquois au dos et le trident à la main, il marchait d'un pas sûr entre les racines des géant dénaturés de la haute et insaisissable Ardamir. Les cheveux volontairement décolorés et piqués de mêches rouge sang donnaient un effet curieusement sauvage à son visage cuivré dont le menton et les yeux étaient couverts du même pigment. A son côté, arc bandé et flèche encochée, le jeune Dalen et sa chevelure d'un bleu azure fouillait du regard les alentours.

Là bas, un large cour d'eau s'écoulait entre les troncs. De l'autre côté, les racines immenses et les branches de plusieurs essences étaient si bien entremêlées que le bois formait une barrière naturelle empêchant de voir ce qui se trouvait à l'intérieur. Le long de la grande rue sinueuse, les elfes déambulant d’échoppes en jardins regardaient étrangement les deux hommes armés et peinturlurés aux cheveux tout a fait extravagants.

Parmi tous les Noss qui venaient jusqu'au coeur de la Cité, des comme ça, on en voyait pas. De nombreuses parures en ossements qui faisaient détourné le regard des citadins, étaient positionnés sur leurs vêtement de cuir renforcé d'une écorce brun-vert et irrégulière particulièrement résistante... Des Lam'Nir... Ceux-là même qui attaquaient mines et carrières ou arrêtaient toutes les tentatives de reconstruction d'Ostirion... Ceux qui ne montraient aucune compassion envers les Citadins... Leur démarche vive et dansante, leurs regards farouches, leurs armes au clair et prêtes à l'emploi, tout en eux poussaient les habitants à s'écarter sans demander leur reste.

Les deux hommes continuaient donc leur progression en silence dans la direction que leur murmurait la Symphonie étrangement envoutante de ces lieux : celle du Grand-Chêne. Arriver aux abord du grand arbre, trois des quatre gardes en faction à la porte vinrent vers eux avant même qu'ils puissent poser la main sur l'une des racines extraordinaires de cet être millénaire.


" Veuillez m'excuser. Les Noss n'ont plus le droit de porter des armes dans les hauteurs ou à l'intérieur du Palais. Veuillez nous remettres vos arc et votre... trident. Il vous seront restitués à la sortie."

L'homme aux cheveux blancs et rouge leur servit une expression de mépris mêlé à une certaine rage.

" Comment osez-vous nous donner des ordres, Eglath ? "
- Si vous ne voulez pas vous désarmer, libre à vous de partir." répondit très calmement le même soldat.

Pour couvrir son frère d'arme, l'un des deux autre eu la mauvaise idée de s'approche légèrement, main en avant pour les apaiser. Aussitôt un coup de trident manqua de le pourfendre à la gorge. Trois chuintement de lame tirées de leur fourreau retentirent simultanément. Le dernier garde de la porte hésita à peine un instant avant de s'enfoncer dans les entrailles du palais pour aller prévenir Killen pendant que les combattants se jaugeaient en silence. En quelques minutes, la nouvelle de l'arrivé de membres des Lam'Nir et de l'échauffourée qui s'annonçaient. Dehors, quelques petits groupes de bedeaux observaient la scène de loin...

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Dernière édition par Halyalindë Yasairava le Mer 5 Juil 2017 - 16:43, édité 5 fois
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Artiön Sinyàra
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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Ven 7 Avr 2017 - 12:44


Elle fut mouvementée ta dernière nuitée, et ce ne fut pas que pour le mieux. Tu étais anxieux. Anxieux à l'idée des imminents préparatifs de ton mariage, anxieux à l'idée des potentielles conséquences de ton entrevue avec le Conseil, anxieux à l'idée de conduire une opération similaire autre part et surtout, anxieux à l'idée de ton départ prochain d'Ardamir. De toutes ces choses il devait découler quelque chose de bon autant qu'il pouvait en naître des complications ; c'était là la raison du cortège d'émotions contradictoire qui te nouait l'estomac. Le futur seul dévoilerait l'aboutissement de tes manœuvres. Présentement, les premiers rayons du soleil perçant à la fenêtre te tiraient de l'ersatz de sommeil que tu avais connu sous les deux Lunes.

Tu te glisses délicatement en dehors de votre couche commune, déposes une délicate bise dans le cou de Kaëlistravae en constatant l'échec de ta tentative à la discrétion. C'est l'heure pour toi, pas pour elle. Elle a déjà bien trop souffert de tes préoccupations, pauvre empathe qu'elle est, tu imagines à cause de ton agitation son sommeil avoir été à peine moins agité que le tien. Tu te loves contre elle un instant, la berce affectueusement, et la borde lentement. Elle peut encore attendre un peu, elle peut se reposer un peu. Elle a besoin de se reposer encore un peu. Toi, tu as besoin de te changer les idées.

Ce matin tu pris à peine le temps de te t'arracher aux reste des crasses nocturnes. Ce matin tu ne pris pas le temps que tu prends habituellement pour soigner ton apparence. C'est d'une tunique et de pantalons à l'Ardamirienne, sans fioritures, et la tignasse encore folle, que tu quittas vos appartements. Plus d'une fois ta coiffure défaite te donna l'occasion de maudire la ceinture du fourreau qui tenait ton sceptre, et plus d'une fois tu eus l'occasion de feintement sourire à un passant s'amusant de tes mésaventures. Déjà si tôt au matin, le Grand-Chêne vivait, à travers ses habitant autant qu'à travers ses propres racines, et c'était là quelque chose que tu commençais à apprécier.

Dans l'enceinte de Daranovar cela ne changeait rien, ou trop peu de choses, mais ici dans la Cité des Arbres l'atmosphère s'en trouvait transformée. Le Voile t'a changé. le Voile t'a offert le soupçon de sensibilité nécessaire à être touché sans distinctement entendre, et pour cela tu ne pourrais jamais assez remercier la Déesse. Que serait cette promenade matinale si le Palais de Chêne ne t'y accompagnais pas ? Bien peu de choses certainement, ou bien trop de choses au contraire. Trop de choses que la quiétude aurorale ne saurait t'éloigner de l'esprit s'il n'y avait pas les Chants.

Maintenant que tu as marché tu as faim, ou alors n'est-ce que de la gourmandise ? Parce que tu ne te presses pas. Tu réfléchise lentement à tout ce qu'Ardamir peut t'offrir comme repas matinal, à ce que tu as déjà goûté et aimé et à tout ce que tu t'étais promis d'essayer. Tu as du mal à choisir, alors tant qu'à ne pas avoir de véritable but à tes recherches, tu te diriges machinalement vers les portes du palais. Il doit être venu l'heure des premières grandes affaires du matin, car le sol te paraît communiquer son agitation aux branches. Au plus tu t'approches des racines, au plus les pas et les coeurs s'accélèrent, les pulsations changent, et l'atmosphère se tend. Tu trouves cela étrange, parce qu'Ardamir donnait à tes yeux même dans les affaires les plus urgentes l'impression d'être toujours plongée dans une bienheureuse indolence... pour peu que l'on ne se retrouve pas mis directement face aux débats.

Non cette fois-ci l'atmosphère commençait à réellement te gêner. L'air portait un goût que tu ne connais que trop bien : celui de la confrontation. Il se passait quelque chose là en bas. Quelque chose de potentiellement grave. Alors tu descendrais. En tant que Daranovan, tu n'es probablement pas concerné. Ce serait d'ailleurs très indiscret de ta part de tenter d'intervenir dans une des affaires concernant Ardamir et elle seule. Tu pourrais sans le vouloir être l'étincelle allumant des braises ardentes, mais en tant que chef de guerre, tu ne pouvais pas croiser un garde remontant les marches au pas de course sans défourailler. Au mieux tu ne ferais rien. Au pire tu te retrouverais face à des blessures à guérir.

Tu n'avancerais pas plus. Tu observerais de là. Tu agirais d'ici si et seulement si tu t'y trouvais forcé. Les Noss... Ardamir était connue pour les bons rapports, en comparaison à la majeur partie des autres Cités, qu'elle entretenait avec eux. Les Noss à l'attitude guerrière... tu les connaissais, ou tu moins, tu en connaissais. Ce sont des Noss guerrières les clans les plus puissants de ton Protectorat, et par la même occasion ceux qui se sont érigés entre les Citadins et les ruines de Lanthaloran, entre les Citadins et la reconstruction de Daranovar, et qui marchandent avec les Taledhels l'exploitation de vos ressources.
Alors même à Ardamir les heurts existaient. Voilà qui avait au moins pour mérite de rendre la méfiance que leur vouaient ton aimée et son père moins fantasque.

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Halyalindë Yasairava
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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Sam 8 Avr 2017 - 17:21

Ayant oublié de faire l'annonce sur le premier poste, j'amende ce sujet ici pour ajouter quelques règles :

  • Les combats et quelques autres tests se feront avec une composante aléatoire (jet de dé) en prenant bien sur compte du RP et des capacités du personnage.
  • Chaque personne à 2 jours pour répondre, après quoi son tour sera sauté.
  • N'importe qui peut rejoindre le RP en cours de route, du moment que ce soit amené de façon à peu près logique


Bon jeu aux participants :D




- Nous n'avons pas a justifier notre présence près du Grand-Chêne, Elgath. Vos chefs nous ont toujours permis de circuler ou bon nous semble. Nous ne cherchons pas l'affrontement, alors laissez nous passer.


La peau pâle et le visage lisse du plus jeune lui donnait un air aussi loufoque que policé, tranchant particulièrement avec sa tenue rustique etles décorations osseuse de l'homme plus mûr qu'il accompagnait. Mais malgré les chevrons rasés sur la moitié de son crâne à la courte chevelure bleue, il avait encore légèrement moins prompt à la colère que son confrère... légèrement. Tout ici lui semblait dénaturé, modifié d'une façon dégoûtante, comme une cicatrice sur le corps de leur Soeur qui donnait un résultat moins écœurant qu'attendu... Ses yeux farouches et son arc bandé ne trompaient pas, mais le dégoût semblait absent de son expression orgueilleuse.

Pourtant les gardes ne pouvaient pas reculer. Pour que les esprits déjà chauffés par les combats et la cohabitation, le Conseil s'était résolu à donner un tel ordre...

- Un grand nombre d'elfes étrangers résident en ce moment en Ardamir pour recevoir des soins après les batailles du Sud. Les Noss et les étrangers non mandatés ont interdiction de circuler armée pour éviter que la situation ne dégénère.

Pour toute réponse, l'homme aux cheveux blancs et rouges cracha aux pieds de la patrouille, jetant deux ou trois mots dans un dialecte chuintant. Alentours, quelques murmures glissaient de groupe en groupe. Certains avaient commencé à s’éloigner plus encore, rabattant les enfant vers des horizons moins risquées.

- Ce sera mon dernier avertissement, Elgath. Repris le guerrier peinturluré d'une voix sombre.
- Nous...

Il n'attendit pas plus longtemps. Le noss aux cheveux blancs entama le combat avec une exclamation rageuse. Ses mouvements fluides et rapides prenait de court les gardes. Pourtant aucun ne passa à l'offensive, se contentant de parer les estoc de leur ennemi tout en tentant de le désarmer.

- Arrête, Ketyr !

Eu tout juste le temps de crier le plus jeune... sans succès.

dés:
 

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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Dim 9 Avr 2017 - 12:05


Le clan Sin’Dalvir avait subi une perte énorme pendant la grande guerre contre les drow. La force et la témérité du clan avait permis de participer à la grande victoire contre leurs cousins sombres. Malgré tout, la perte la plus grande du clan était le chef qui menait la grande famille au combat. Il était mort en héros, Scylla avait enterré le grand guerrier. Scylla, la mère des loups, était devenue la nouvelle chef de son clan et sa position était clair : L’équilibre en toute chose. Pour garder cet équilibre, elle n’hésitera pas employer sa férocité pour se faire attendre. Scylla était toujours en retrait, maintenant, elle entendait des problèmes entre leurs propres confrère. Pour avoir cette paix, elle n’hésiterait pas à se faire craindre.

Quittant sa forêt, Scylla avait décidé de partir à la rencontre des elfes de pierre pour voir le conseil. Son but était simple, remettre à nouveau la fidélité de son clan envers Ardamir et son aide. La Grande chasseresse ne voulait pas voir les elfes de la cité avoir peur de son clan et garder ce lien fragile qui était l’harmonie. Alagorn, son amour de toujours, l’accompagnait dans sa quête. Il ne voulait pas voir sa femme partir seule dans cette entrevue, de plus, il était plus diplomate que sa femme.

Arrivé en ville, les citadins virent arrivé la Grande Chasseresse ou « l’Ancienne ». Elle marcha d’un pas féline, gracieuse et d’un pas déterminé. En contrepartie, alagorn était plus discret, plus observateur que jamais. Un ensemble de feuillages, de cuir et quelque lanière recouvrait sa peau foncée, sa chevelure ébène tombait en cascade sur son dos de la belle Noss. Son regard bleuté était neutre de toute critique. Elle n’était pas seule, elle était accompagnée de son fidèle enfant : Gar’am le  Phish Oura. Elle avait sauvé ce bébé tigre d’une mort certaine, l’éduqué à la même amour que sa propre fille. Depuis toujours, le lien entre Gar’am et Scylla était fusionnelle. Par ailleurs, ce dernier ne supportait pas qu’on aille menacer sa maitresse et demeure très protecteur

A l’apparition du couple, un garde s’approchait de la chef de clan, lui demandant avec politesse

« veuillez me pardonnez, je dois vous demandez de remettre vos armes. Je ne doute pas que vous représentiez une menace, néanmoins, la tension règne et nous voulons préservez la tranquillé de notre cité. »


La chef de clan fut surprise, fixant droit dans les yeux le soldat qui défendait la cité. Elle ne contraria pas le garde, se permettant de remettre les armes à ses mains propres. Elle renchérit, adressant un regard doux, teinté d’une légère tristesse

« Voici que notre peuple se déchire dans cette Cité. Ici, aussi, les tensions règnent pour des futilités. Mon cœur est bien triste de voir nos frères s’entretuaient pour des futilités pour une conception personnelle qui en devient fanatique. » soupira-t-elle « Soldat, je profite de vous garder auprès de moi, j’aimerais entretenir une entrevue personnelle avec ceux qui dirige la cité »

« Je ne puis vous accompagnez, néanmoins, mes hommes peuvent vous accompagner. De plus, votre ami. » désigna l’animal « doit être surveiller pour éviter tout soucis dans la Cité »

Elle se contenta d’hocher la tête.

« C’est vous qui diriger la cité, c’est votre territoire. Je m’y plierai »
termina-t-elle
Les gardes emmenèrent dans le grand arbre. Alagorn regardait sa femme, d’un air inquiet

« C’est tendu. Je n’aime pas ça. »
Rassure-toi, on va de nouveau prouver notre fidélité à la Cité. Si, pour préserver cette tranquillité, je devrais tuer des Noss rivaux, je le ferais et je n’aurais pas de rancune à le faire »
« Justement, je me dois d’être là. Je te connais bien là, Scylla »
« Mon male a-t-il peur de ma vie? Quel attention que tu me fais part. Rassures toi, j'ai bien perdue cette agressivité depuis des siècles, mon beau male» taquina l’elfe millénaire.

En arrivant, Scylla vit deux noss qui menaça un soldat. Alagorn gloussa un moment, il sentait le danger, une catastrophe qui aller sévir sur la cité. Si Alagorn était très inquiet, Scylla mordait sa lèvre inférieure, reconnaissant ce clan qui chercher une nouvelle fois un conflit ! Entre la guerre civile dans une partie de l’Anaeh ! Il fallait que ce clan se fasse remarquer et menacer l’harmonie de la cité !  Scylla détestait bien ce clan. Ce groupe de noss était à ses yeux des fanatiques, un réel danger pour la région. Scylla avait une grande méfiance, voir une antipathie à leur égard. De ce fait, elle n’avait pas le moindre scrupule à refermer leur arrogance de petit enfant. Car à ses yeux, ce clan était des enfants égoïstes croyant avoir le monopole de la vérité ! Sur ce fait, elle ne pouvait pas les porter dans leurs cœurs.

Comment osez-vous nous donner des ordres, Eglath ? "
- Si vous ne voulez pas vous désarmer, libre à vous de partir." répondit très calmement le même soldat.

Lorsqu’elle vit les premières altercations. Scylla intervint avec autorité, Gar’am  se mit en position d’attaque. Elle le vit tendu et le calma en caressant doucement la fourrure somptueuse de son animal et Monture de guerre par la même occasion, témoignant de sa grande taille imposante.

« Par Kyria, veuillez-vous calmer ! Cette terre n'a pas assez souffert de ces guerres pour que vous cherchez de nouveau un conflit ! Assez avec ces altercation ! Vous allez rien y gagner, Noss de Lam'nir. Juste tout y perdre » hurla-t-elle pour se faire entendre

Alagorn vit sa femme de coin de l’œil, discrètement, il avait caché une dague qu’il n’hésita pas à l’utiliser en cas de réel nécessité.

« Je pris qu’il ne fasse pas de bêtise » chuchota-t-il
« S’il a assez de raison, sinon, je ne pourrais rien faire pour ce noss. Il est aussi fou que Calimenthar. » répondit au même ton que son amant.
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Artiön Sinyàra
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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Lun 10 Avr 2017 - 14:55

D'un coin de la scène tu te contentes d'observer la rocambolesque rencontre sans mot piper. Comme beaucoup d'autres. Certains ont fui les lieux, craignant de se retrouver victimes collatérales de l'altercation. Certains sont restés comme toi, en spectateurs prêts à agir s'ils le devaient. D'autres se sont tout simplement retrouvés paralysés par un mélange de peur et d'incrédulité. La pression venait de monter plus haut que beaucoup n'étaient capables de le supporter.

Restait à savoir si les protagonistes les plus importants de ce théâtre, eux, tiendraient bon. Les gardes perdent du terrain, peinent à parer la tornade de coups assénés par l'Ornedhel aux cheveux blancs. Il attaque sans avoir peur de tuer ; ils se défendent craignant de blesser. Même en surnombre, la bataille n'irait pas en la faveur des Citadins d'Ardamir. De peur de profiter de celles qu'il leur laissait, ils finiraient par lui offrir une ouverture, et d'une seule ouverture, un seul guerrier pourrait vite faire trois morts. Tu ne le sais que trop bien... mais tu continues d'épier, la paume se serrant à t'en faire des crampes contre le manche de ton focaliseur.

Les Taledhels amassés autour de la scène pour certains retrouvent leurs jambes. D'autres participants entrent dans l'arène, d'autres Ornedhels, et de ce que tu as pu voir jusqu'à l'instant, tu ne vois pas cela d'un bon oeil. Tu te prépares à faire un pas en avant quand la maîtresse du félin prend la parole. Les mots te coupent dans ton élan. Elle appelle au calme, semble trouver un semblant d'écho dans l'esprit de l'agresseur, qui ralentit son avancée, laissant son regard empourpré glisser un instant vers la fauteuse de trouble. Rage au ventre, Ketyr repart de plus belle, manquant plus d'une fois de gagner les coeurs, de la manière la moins aimante qui soit, des soldats d'Ardamir. Tes doigts dansent autour de ton arme, tes jambes sont prêtes à te propulser, mais encore une fois, des mots viennent te donner espoir et couper ton élan.

- Nous avons une Mission, Ketyr! Et elle est plus importante que toi!

L'elfe à la crinière de ciel termine de planter son approche à l'opposé de celle de son camarade. Et c'en est trop pour celui aux cheveux blancs. Ketyr se fige brusquement, fichant les pointes de son arme dans le sol dans un cri plus féroces que les six dragons. Les gardes reprennent pied, se redressent et avancent, forçant l'Ornedhel à reculer jusqu'à celui qui aura su lui faire entendre raison. Mais les mains de Ketyr tremblent, elles tremblent de l'envie de planter les trois pointes qu'elles portent à travers les trois vermines qui lui font face ; et ensuite, elles trouveraient chalheureux foyer dans la langue de celle qui ne sait pas la tenir.

- Quant à vous... Ketyr adresse un regard assassin au couple des Sin'Dalvir Mêlez-vous encore de ce que vous ignorez et c'est vous qui y perdrez.

Inspirations et expirations de toute l'assemblée paraissent se faire de concert, lentement, sur la même pulsation assourdissante. Attendre est tout ce que vous pouvez faire. Attendre que cette histoire soit tirée au clair.

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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Lun 10 Avr 2017 - 21:20


Une matinée comme une autre. Après s'être tirée d'un sommeil calme et délassant, Cinnaeth avait entrepris sont entraînement physique matinal, à base d'exercices de force et de flexibilité. Terminé, elle prit un bain dégageant des arômes d'amande et de miel. Décidée à aller faire un tour dans les forêts environnantes d'Ardamir, elle s'habilla d'une tunique en broadcloath par-dessus laquelle elle enfila son plastron, sa tassette et le reste de son équipement. Elle passa son cache-cou fétiche autour du cou, releva ses cheveux en un chignon haut, quelques mèches folles encadrants son visage, et mis son anneau à son auriculaire droit. Devant aller au palais ce matin afin de rencontrer le Conseiller Enhän, elle laissa son épée dans l'appartement, le port d'une arme serait sans nul doute malvenu à une rencontre diplomatique. Quittant l'appartement, elle jeta un œil vers sa sœur qui dormait toujours à point fermé.

Refermant la porte avec délicatesse pour ne pas faire de bruit, Cinnaeth descendit les quelques marches menant à la plateforme arboricole principale. Elle suivit le dédale organique, si caractéristique de la cité, où elle du rebrousser chemin pas moins de deux fois pour trouver la bonne voie la menant au palais. À son grand damne, elle n'arrivait toujours pas à se situer dans Ardamir, et commençait à désespérer que cela fut jamais le cas. Elle arriva tant bien que mal au palais, en retard d'une poignée de minute seulement. Ceci dit, elle doutait que cela soit bien vu de la part du Conseiller Ardamirois...

La jeune Alëandienne/Alëandroise se présenta aux gardes du palais qui l'accueillirent amicalement. Ne présentant aucune menace, ils la laissèrent passer sans encombre. L'un deux se proposa de l'accompagner, chose qu'elle accepta volontiers en vu de sa méconnaissance du palais. Sans cela, il était à peu près certain qu'elle se perde de nouveau. Suivant une marche de dix minutes, ils arrivèrent à un petit jardin intérieur où se tenait Killen Enhän, habillé de noir, une couronne d'argent lui cerclant la tête, la figure grave. Le garde prit son congé et Cinnaeth s'avança dans le patio. L'Ardamirois lui fit un signe de tête pour montrer qu'il avait bien remarqué sa venue. En vue de l'attitude froide de son interlocuteur, Cinnaeth prit le parti d'adopter un ton neutre. Elle commença poliment :

« Seigneur Limier, merci de me recevoir. Je tiens à m'excuser de mon retard, il m'est encore difficile de me diriger dans la cité.
- Cela écourtera seulement notre entrevue alors ne nous attardons pas là-dessus. Répondit le Conseiller d'un ton sec.

Détaillant le visage de son interlocuteur, Cinnaeth y décela une légère pointe d'agacement. Très certainement, il aurait préféré que cette entrevue n'ai pas lieu. Elle même n'était pas convaincue des bénéfices que leurs conversations pourraient avoir dans le protectorat d'Alëandir. Ceci dit, tout information était bonne à entendre. Ardamir était un véritable modèle en termes de cohabitation entre Noss et Taledhels, et cela lui servirait sans doute de source d'inspiration pour de nouvelles politiques dans la capitale. Si elle réussissait à convaincre ses collègues.

Après un démarrage quelque peu froid, la conversation alla de bon train. La méfiance que portait le Limier pour les Noss transpirait dans toutes les mesures politiques qu'il avait supporté et dans les rares opinions qu'il exprimait sur les clans. Cinnaeth prit soin de ne pas réagir à certains propos, préférant éviter toute confrontation lors de ce premier entretien. Alors qu'elle allait le questionner à propos des nouvelles mesures limitant le port des armes par les Noss, un garde, le même qui l'avait précédemment escorté jusqu'au jardin intérieur, arriva essoufflé.

- Seigneur Killen, une altercation avec des Noss du clan Lam'Nir vient d'éclater à l'entrée du palais.

Sans un mot, le seigneur Limier prit la direction des portes. Le garde sur ses talons. Cinnaeth emboîta le pas sans l'ombre d'une hésitation. Apparemment, elle était la seule à être au courant des événements en Eteniril, et il serait plus que catastrophique qu'une situation similaire s'installe en Ardamir. Cela serait en soit totalement ridicule connaissant l'historique de la cité. Cherchant à s'informer des causes d'un tel accident, elle lança au garde :

- Que s'est-il passé pour que la situation dégénère ainsi ?
- Ils n'ont pas accepté de déposer leurs armes pour pouvoir accéder au Grand-Chêne. Nous les avons empêcher de s'approcher plus prêt et l'un deux nous as attaqué.

Cinnaeth ne répondit rien et jeta un œil à Killen. Une sorte de colère froide semblait transparaître sur son visage. Ils leur prirent deux fois moins de temps pour rejoindre les portes qu'à l'aller. Assez de temps pour que la situation initiale dont avait été témoin le garde ait radicalement changé. Une autre paire de Noss, accompagnée d'un splendide tigre aux proportions imposantes, était entrée en jeu. L'agresseur principal avait planté son trident dans le sol, et avait lancé, empli de courroux, à l'adresse du couple au tigre :

- Quant à vous... Mêlez-vous encore de ce que vous ignorez et c'est vous qui y perdrez.

Quelle charmante ambiance... Malgré la tension ambiante, Cinnaeth se sentait plutôt détendue. Cela lui rappelait ses temps de marchande au près des Noss d'Alëandir. Plus d'une fois, les négoces avaient dégénéré, de simples chamailles se transformant en déclaration de guerre entre deux clans. Seule l'autorité de la chef du clan Peth'Idhren avait permis de garder ce genre de situation sous contrôle. Il semblait qu'une telle autorité était une qualité de la Noss au tigre. Le tout restait à voir si cela allait suffire pour réellement calmer le Noss aux cheveux blancs et rouges.

Leur arrivée ne passa pas inaperçue, ce-dernier se tourna vers eux, un rictus mêlant haine et mépris affiché sur son visage. Cinnaeth garda le silence pour le moment. Elle aurait été dans sa ville natale, il en aurait été tout autrement. Mais dans l'immédiat, Killen était l'autorité de référence. Elle attendrait qu'il s'exprime avant d'en faire de même.



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Fiche - Journal

Ces derniers temps :
Fait la fête à Ardamir, commence l'enquête sur le mal du Grand-Chêne d'Ardamir, et rencontre une vieille connaissance.



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Halyalindë Yasairava
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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Lun 10 Avr 2017 - 23:15

Il l'avait toujours dit. Et il ne le répéterait jamais assez, que ce soit à la Protectrice, à sa main ou à n'importe quel diplomate : les Noss n'étaient pas comme les elfes des cités. Ils étaient imprévisibles et incompréhensible. Par là même, ils représentaient une menace qu'il ne faillait absolument pas sous-estimer.

En marchant d'un pas rapide, son éternel arc dans le dos et son épée courte à la ceinture, le Seigneur Limier était aussi neutre et froid que d'ordinaire. La cicatrice qui lui barrait verticalement le visage du front au menton en frolant sa paupière gauche lui donnait un air lugubre selon certains. En même temps ce n'était pas faute d'avoir mis en garde le conseil sur la férocité de certains clans des environs. Ses Limiers avaient déjà eu à défendre l'une ou l'autre de leur mine... Et si les morts étaient rare depuis quelques siècles, cela n'avait pas toujours été ainsi malgré le soutien qu'apportaient d'autres clans à la Citée des Arbres.

Débouchant dans l'immense hall d'où partaient les deux escaliers principaux montant dans les hauteurs par l'intérieur du tronc, il vit à peine la mine guindée du Chambellan Celondil apparaître subrepticement entre deux corridors et grimper l'escalier avec une vitesse parfaitement mesurée pour éviter de s’essouffler, visiblement pressé d'aller annoncer la nouvelle à qui de droit dans les étages supérieurs.

Le mouvement général des elfes présent sous la voûte culminant à près de dix mètres étaient cependant majoritairement inverse. Curieux et inquiets s'approchaient des portes principales avec un lent empressement. Killen n'hésita pas a jouer de la voix et des épaules pour se frayer un chemin cette fois, quoi que les épaules ne lui soient pas d'une grande nécessité une fois que sa grosse voix retentit pour réclamer de l'espace.

Deux Noss.... Et bien ils s'étaient multipliés !

Mais Killen les identifia sans peine comme étant d'origine différentes... Ce qui était à moitié une bonne nouvelle étant donné que ces énergumènes aux cheveux colorés devaient être membre des Lam'Nir. Pour les deux autres, il aurait pu avoir du mal à trancher s'il ne connaissait pas la femme court-vêtue aux longs cheveux noir qui ne quittait jamais son Phish Oura. Scylla, une chasseuse du clan Sin'Dalvir qu'il avait déjà croisé, plus d'une fois, d'abord du temps où il était Limier puis presque autant depuis qu'il avait pris la place de Thendral en tant que Seigneur Limier. Elle était aussi étrange que ses pairs mais en plusieurs siècles, elle ne s'était jamais montrée belliqueuse sans raison, aussi cela lui gagnait quelques points aux yeux suspicieux du militaire.

L'un des Lam'Nir, le plus vieux et le plus petit des deux, posait un regard courroucé et cerné de rouge sur les deux arrivants. Killen n'avait pas hésité une seconde à s'avancer jusqu'à être sur la même ligne que les gardes, sans faire attention à sa jeune accompagnatrice.

« Pourquoi attaquer mes hommes ?
- Vous représenter les vôtres ?
- Je fais parti du Conseil, d'autres ne tarderont pas à arriver. Je ne répéterai pas ma question : pourquoi avez-vous attaquer mes hommes ? »

Sans reprendre son arme, le Noss, dominé d'une bonne tête par le Taledhel, s'approcha à pas comptés de ce nouvel adversaire, entrant allègrement dans son espace personnel.

« Et vous, pourquoi n'avez-vous pas remplit votre devoir envers nous tous, traîtres ? » murmura-t-il entre ses dents serrées
- Ketyr... n'oublie pas Evala. »

Les deux elfes échangèrent un regard lourd. Le plus jeune semblait hésiter à contredire son aîné tout en désapprouvant son comportement. Après un long moment de silence, le guerrier s'en retourna pour dégager son trident du sol d'un coup sec et lança à son jeune comparse quelques mots revêches :

« Soit, parle avec ces bêtes sanguinaires...
- Nous ne sommes pas ceux qui viennent attaquer vos travailleurs désarmés.
- Et nous n'éventrons pas celle qui nous nourrit et nous protège. Nous ne demandons pas pardon. » répondit le jeune homme aux cheveux bleus avant que son aîné ne perde à nouveau le peu de sang froid qu'il avait encore. « Vous êtes oublieux et incroyants. Mais nous sommes ici pour le bien commun, non pour répandre le sang. »

Son interruption sembla suffire à éviter une nouvelle échauffourée. Le plus jeune soutint le regard de Killen alors que l'autre reculait de quelques pas pour laisser physiquement le champ libre, non sans avoir jeter un regard haineux eux deux autres Noss.

« Parlez » laissa finalement tomber Killen, bien que ce soit à contre-coeur.

Les yeux durs du jeune homme passèrent de Killen à l'elfe aux cheveux blancs et aux yeux aussi bleus que les sien qui était arrivée en même temps que lui. Après quelques instant à la détailler minutieusement, il passa aux deux Noss étrangers. Ils ne les connaissaient pas plus que les citadins qu'il avait devant lui... mais la présence d'animaux à leurs côté lui soufflait qu'il devait s'agir de Sin'Dalvir. Des faux initiés au service de la Cité... Son regard se fit encore plus dur en rencontrant celui de la femme qui avait voulu s'interposer, mais il lui offrit tout de même un hochement de tête respectueux.

Parlant à l'assemblée plus qu'à l'un ou à l'autre, il entonna d'une voix forte :

« Je m'appelle Dalen, Premier des Lam'Nir. Et voici Ketyr, l'un de nos meilleurs Tiris'Elmion. Nous sommes envoyés par le chaman de notre clan. Il y a une lune, les nôtres ont trouver l'origine du changement infime qui érode le chant de notre Soeur. Ce ne sont pas les ombres du Sud ni même l'orage étrange qui gronde au Nord. L'origine de ce trouble est ici même et remonte au moins à l'été.

Vous, elfes d'Ardamir, vous avez permis que le Grand-Chêne soit exposer à la destruction, à l'ombre et au sang. Nous sentons sa cicatrice. Son chant se fait moins rayonnant. Et c'est de vote faute. Nous exigeons de savoir qui est responsable de cela. Nous exigeons qu'il soit puni. Et nous exigeons votre participation pour accomplir le rituel qui lui redonnera force et vigueur. »

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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Ven 14 Avr 2017 - 22:21


Ton arme ne retrouve pas son dos, mais au moins son pied trouve le sol. Tes jambiers se détendent et c'est sur ton sceptre que tu prends maintenant appui, le regard toujours glissant au dessus des crânes de tes pairs à l'affut du moindre battement de cil. Geste de solidarité et tendance à une certaine forme de voyeurisme se battent en duel en tant que raison principales à l'absence d'un demi-tour. En tant que Taledhel, en tant que chef de guerre et en tant que futur époux de la Main Droite, tu te devais face à ce genre d'événement d'être prêt à t'ériger en protecteur. En tant qu'Anedhel, en tant que mage, et en tant que personne, tu te devais aussi de satisfaire à ta curiosité.

D'abord l'intervention de Killen avait particulièrement attiré ton attention, puisqu'après avoir eu affaire à lui durant le Conseil, tu n'étais pas resté sans te poser de questions quant à ce que serait son comportement en toutes sortes d'autres occasions. Celle-ci en étant une parmi tant d'autres. Ensuites les sommations, à ton oreille pour le moins nébuleuses, des Ornedhels. La raison pour laquelle ils se permettaient d'ainsi briser ce que l'Anaëh possède de plus proche d'un idylle en ce qui concerne l'entente entre ceux d'entre les murs et ceux du dehors.
Le sang. Pour vous qui n'attribuiez pas plus de valeur qu'il n'en faut à la joaillerie, des choses physiques c'était souvent le sang qui appelait le sang. Seul lui secondaient les choses de l'esprit : les croyances, les convictions, les lois et les règles. Ici malheureusement c'étaient à la fois croyances, lois et sang qui s'étaient mêlés pour appeler au conflit ; heureusement la plaie pourrait être pansée par autre chose que par le sang.

C'est là tout ce que tu comprends. C'est à cela que s'arrête ton analyse, car étranger que tu es, tu ne sais ni ce qui fut ni à qui le demander. Les cicatrices du Grand Chêne, tu ne sais pas de quoi elles sont nées. Celui qui les a tracées, tu ne sais pas qui il est. Le rituel qui les refermera, tu ne sais pas de quoi il en ressort. À vrai dire, tu ne pourrais probablement pas même faire la différence entre le chant ancien et celui d'aujourd'hui. Tu n'entends pas assez bien pour cela. Tu te contentes allègrement de la Symphonie voilée, car ton absence d'initiation t'empêche d'en entendre les défauts.

Tu ne comprends que peu de choses et c'est pour cela que tu restes. Maintenant qu'une nouvelle porte s'est entrouverte devant toi, il te démange de jouer du pied avant qu'elle se referme. Ardamir n'est pas ta terre, et ses affaires ne sont pas les tiennes, du moins pas encore... mais après que l'on t'ait emmené au coeur du brouillard, tu aimerais autant le voir chassé. Ce qu'il s'est passé, ce qu'il se passera... indiscret ou pas, tu veux le savoir.
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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Dim 16 Avr 2017 - 8:51


On leur donna un nom : Evala. On leur donna une date : aux environs de l'été dernier. On leur donna un crime : affaiblir le Grand-Chêne. Même pour Cinnaeth, qui n'était ni une Ardamiri,  ni sensible à la Symphonie, ce dernier élément semblait particulièrement grave. Cependant, les conséquences que pouvait avoir un tel changement sur Ardamir et l'Anaëh en général lui échappait et lui paraissait plus tenir de la superstition que de faits établis. Quoiqu'il en soit, il aurait été irresponsable de sa part d'ignorer la requête des Noss et de tourner les talons. Même si elle n'avait aucun lien avec la cité d'Ardamir et que son intervention pourrait même être perçue comme de l’ingérence de la part des conseillers de la cité, mais au besoin elle se débrouillerait de telles accusations par la suite, il était tout à fait légitime qu'elle intervienne pour aider la situation à se décanter : elle avait une expérience indéniable pour mener des pourparlers avec les Noss et son rôle de diplomate chargé des relations avec les clans lui donnait toute la légitimité nécessaire pour intervenir. Qui plus est, elle avait un intérêt tout à fait personnel pour se mêler de cette histoire. Premièrement, cela lui faisait un agréable changement des Conseils d'Alëandir et la situation avait le goût mélancolique de ses anciennes opérations sur le terrain. Ensuite, elle n'avait que trop en tête la situation en Eteniril, et elle ne pouvait accepter qu'une telle situation s'installe aussi en Ardamir. De fait elle se sentait le devoir d'intervenir.

Cinnaeth savait pertinemment qu'elle ne pouvait s'exprimer au nom des Ardamiri ou bien du Conseil de la cité. Elle ne pouvait non plus prendre le parti du clan des Lam'Nir pour des raisons évidentes. La seule solution qui lui restait était  d'adopter la posture d'intermédiaire entre les deux parties. Elle préférait aussi prendre la parole avant que Killen intervienne de nouveau. La diplomatie ne semblait pas le fort de ce-dernier, comme pouvait en attester sa première intervention, teintée d'une sévérité et la sécheresse qui semblait caractériser le personnage. Elle s'était approchée du Maître Limier, ayant sciemment choisi de se tenir à sa gauche. Au cours des nombreuses années passées au près des clans, son oncle, et parfois d'autres Noss bienveillants à son égard, lui avait appris un certain nombre de postures, symboliques de placement et autres langage corporels courant dans les clans. Ainsi, se tenir à la gauche de la figure d'autorité principale était souvent associée à l'écoute, la mesure et le compromis, tandis que la droite au jugement, la décision et l'action. La jeune conseillère renforça cette première indication d'ouverture au dialogue par  son attitude corporelle. Épaules redressées ouvrant la poitrine, elle tenait ses mains jointes, paumes de main visible, au niveau du bas-ventre : signe d'une attitude d'écoute bienveillant mais active. En vue du comportement dont Ketyr avait fait preuve, elle était convaincue que son message allait être compris des deux membres du clan Lam'Nir. Regardant Dalen, l'interlocuteur principal, et soutenant son regard, elle s'adressa à lui d'un ton grave mais serein :

« En ces termes, je suis sûre que les Ardamiri ne peuvent que te remercier, toi et ton clan, de vouloir rétablir la force et santé du Grand-Chêne. Cette escarmouche n'était qu'un malentendu à laquelle chaque partie, je l'espère, saura accorder son pardon à l'autre.

Ayant enterré par les mots l'incident s'étant produit quelques instants plus tôt, le moment était venu de s'attaquer au cœur du problème. Toutefois, comme il en était d'usage chez les Noss semblait-il, Dalen s'était exprimé de manière sibylline. Les bribes de réponse fournies permettaient certes de comprendre dans les grandes lignes du problème, mais étaient  insuffisantes pour comprendre l'intégralité de l'énigme s'offrant à eux. Qui était le ou la dénommé(e) Evala ? Un membre de leur clan ? Le chaman ? Un Eäla vénéré par les Lam'Nir ? Quant à l'exposition à « la destruction, à l'ombre et au sang » du Grand-Chêne, cela semblait être des plus obscurs. Cela faisait-il référence à la masse de migrants étant arrivés dans la cité suite à la bataille d'Eraison ? Des traitres envoyés par les Drows s'étaient-ils infiltrés et salis l'Arbre ? Ou bien un meurtre, prémédité ou non, avait-il eu lieu près du Grand-Chêne, faisant couler le sang sur ses racines ? Etait-ce le supposé Eäla qui avait été sacrifié par inadvertance ? Cette dernière hypothèse lui paraissait des plus improbables, de tous les mythes et légendes qu'elle avait pu entendre au sujet des Eälas, il lui semblait difficile de ne pas en reconnaître un, et impossible d'en tuer un par erreur... Les Lam'Nir avaient-ils même une idée de ce qui provoquait cela chez le Grand-Chêne ? Cinnaeth se demandait aussi comme un clan vivant en dehors de la cité avait pu se rendre compte du déclin de l'Arbre. La Symphonie était-elle la seule raison de cette prise de conscience de la part des Noss ? L'autre clan présent était-il venu pour la même raison ? Pourquoi les Ardamiri semblaient totalement ignorants de l'état de leur Arbre ? Le Conseil avait-il caché ce fait ?
Cela faisait bien beaucoup de questions, mais elle savait qu'elle aurait un temps limité pour pouvoir les poser : Killen allait sans nul doute vouloir s'exprimer, et les autres membres du Conseil d'Ardamir ne tarderait pas à arriver sur la scène, chose qu'elle n'attendait pas avec impatience. Pour avoir une meilleure compréhension de la situation, elle devait donc en choisir quelques questions et révéler quelques hypothèses sur lesquelles elle espérait voir son interlocuteur rebondir:

- Dalen, tu  as donné de nombreuses réponses, mais soulevé tout autant de questions. Il est possible que tu viennes apprendre la maladie du Grand-Chêne aux Ardamiri. Il semble évident que la Symphonie soit celle  t'ayant informé de son mal-être. Tu  parles d'un crime ayant été commis à l'encontre de l'Arbre, et la cité ne pourra que chercher à punir le coupable. Pour autant tu donnes aucune piste sur ce qui est à l'origine de cette maladie. Cet acte odieux serait-il lié à celui ou celle que tu nommes Evala ? »

Dalen allait-il accepter de répondre à ces questions, ou la considérerait-il  comme une hérétique ne méritant pas de voir ses questionnements éclairés de les lumières de sa sagesse ? Cela allait indiquer le degré de coopération que le clan était prêt à donner. Chose qu'elle allait découvrir rapidement.  



PS:
 

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Fiche - Journal

Ces derniers temps :
Fait la fête à Ardamir, commence l'enquête sur le mal du Grand-Chêne d'Ardamir, et rencontre une vieille connaissance.



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Halyalindë Yasairava
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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Lun 17 Avr 2017 - 21:22

Ketyr ne fit pas un pas en avant, mais son trident fusa malgré la voix et le geste de Dalen. Un ordre sec. Le jeune elfe faisait soudain montre d'une autorité qu'il n'avait nullement démontré jusque là. Son bras s'était placé sans une hésitation sur la trajectoire de l'arme de son frère, mais aucune goûte de son sang ne perla. Les pointes aiguisées du trident s'immobilisèrent avant, coupées dans leur course par une intervention extérieure, permettant à Dalen de saisir Ketyr à bras le corps, autant pour l'immobiliser que pour empêcher quiconque de le frapper en faisant barrage de son propre corps.

- Qu'ils ne s'avisent jamais plus de prononcer son nom pour la mettre en doute, Dalen. Joue tant que tu veux avec ces gens mais ça, je leur interdis. Souffla Ketyr
- ça suffit, Mel Tiris'Elmion.

Le plus jeune chuchota quelques mots à l'oreille de son aîné pendant que ceux qui avaient éviter le pire recevaient un hochement de tête approbateur de la part de Killen. Après un instant d'arrêt, ce dernier lui lança un regard noir puis opina du chef. (voir spoiler)

Doucement, l'elfe à la crinière bleue relâcha son étreinte. Changeant son arme de main et la tenant ostensiblement vers le sol, le guerrier Noss s'avança vers la jeune elfe qui avait pris la parole. A distance respectable, solidement encré sur ses appuis, il la toisa malgré le fait qu'elle le dépassait légèrement et lui tendit lentement la hampe de son arme pour qu'elle puisse s'en saisir. Killen fronça les sourcils mais ne prononça pas un mot, rengainant l'épée courte apparue dans sa main.

- Prenez garde à vos paroles, Elgath. Evala est ma fille. Expliqua Ketyr en vrillant ses yeux fauves dans ceux de la Lëandrine avant de tourner les talons une fois de plus pour venir se poster à la droite de son comparse.
- Aucun de vous ne pouvait le savoir et nous en sommes conscient. En signe de bonne volonté, nous remettons cette arme jusqu'à notre départ.

Killen fit signe à l'un des gardes de récupérer l'arme mais la voix du jeune Noss monta d'un ton.

- Non. Dit-il simplement. Elle.

Il donna un coup de menton dans la direction de la diplomate. Son regard affronta un instant celui du Seigneur Limier mais ce dernier du se résigner à obtempérer, peu désireux de faire naître une autre escarmouche alors que tant de gens étaient encore rassemblés autour d'eux. Il suffisait qu'ils soient assez bien garder pour éviter tout débordement... et toute fuite d'information. (voir spoiler)

- Pour en revenir à vos question, Heri. C'est bien la Symphonie qui nous a appris l'état de l'Arbre, mais je ne pense pas que son état soit déjà assez préoccupant de votre point de vue pour que des oreilles bouchées l'aient entendu. Plus qu'une maladie, c'est un changement lent et profond que nous sentons. Nous avons mené notre enquête et même les Mirtil'Di n'ont put le percevoir. Le Grand-Chêne est las. Alors qu'il avait toujours été un allié de l'Harmonie et de la Paix, nous entendons une une rage, une colère, une soif de destruction qui suppure dans les accords les plus bas de ses mélodies. Nous ne l'avions jamais entendu auparavant et cela augmente trop lentement pour être facilement décelable. Mais les Mémoires de notre clan font état d'un cas similaire du temps de la perte de votre Linoïn. Il est fait état d'actes de violences à l'encontre du Grand-Chêne et du jugement réservé à ceux qui ont répandu la destruction sur son écorce et sur son chant. Le rite utilisé à l'époque pour son apaisement y est aussi décrit. Nous ne savons rien de plus sur ce qui se passe aujourd'hui.

chuchotements:
 

état de Killen:
 

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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Lun 17 Avr 2017 - 23:59

Certains diraient qu'elle a du cran. D'autres la traiteraient plutôt de folle. Toujours est-il que Cinnaeth était là, et qu'en sa qualité de diplomate, Lëandrine ou pas, elle n'avait pu s'empêcher de prendre la parole dans une tentative de désenvenimer la situation. Des questions. Des questions pour prouver l'intérêt que portaient les citadins pour les problématiques que soulevaient les Noss. Des questions pour tenter de comprendre exactement de quoi il en ressortait. Réagir avant de comprendre, comprendre avant d'agir, c'est ainsi que fonctionnent les échanges dangereux.

Certains diraient qu'elle a du cran. D'autres la traiteraient plutôt de folle. Ketyr lui prouverait qu'elle est folle. Pulsation précipitée, muscles en action, le Noss se prépare à commettre l'irréparable. Tu ne connais que trop bien cet enchaînement de réactions, celui qui secoue le corps au moment où l'on se décide à attenter à la vie d'un autre ; tu le connais heureusement assez bien pour le stopper. Tu t'autorises à violemment fouetter de la main en direction de l'Ornedhel, provoquant par la même occasion un brusque mouvement de recul auprès de tes proches convives. L'éther gronde comme le tonnerre. Pulsation temporisée. Le corps entier de Ketyr se crampe violemment, le paralysant l'espace d'un instant, et brisant assez son inertie pour que celui aux cheveux d'azur vienne lui-même contraindre son frère aux mèches de sang.

Tu traverses maintenant la foule vers les premières lignes, jusqu'aux côtés de Cinnaeth. Ton regard cherche celui de la jeune elfe, ta main vient se poser sur son épaule en réconfort. Ton menton se meut de haut en bas, en réponse à celui du Seigneur Limier, puis tes yeux s'en vont défier ceux de son agresseur. Méfiant, tu recules à peine lorsque l'arme du crime qui n'a pas été commis est remise à ta protégée. Tu es finalement intervenu. Cette affaire te concerne autant qu'elle à présent... et maintenant que les Lam'Nir acceptaient de se livrer à vous dans un langage qui t'étais compréhensible, elle te paraissait bien plus grave que tu ne l'aurais imaginé à première écoute.
Ils avaient été terribles les événements du Linoïn. Elle avait été défigurée la forêt qui couvrait ces lieux. À cause de la colère, à cause de la peur et à cause du sang. Le Grand-Chêne n'en était pas là, il en était bien loin même, quelques gouttes n'étaient pas grand chose, mais que quelques autres les suivent plus tard, jusqu'à ce que ses tissus en soient trop imbibés, et à défaut de se tordre comme le faisait maintenant l'Aduram, la quiétude qu'inspiraient les chants d'Ardamir s'en verrait effacée. Le risque le plus infime ne vaut pas la peine d'être pris s'il existe la moindre manière de l'effacer. La guerre te l'a assez bien appris.

- Fais attention à toi.

Tu souffles à l'oreille de Cinnaeth dont tu sais le tempérament. Une erreur, quelles qu'auraient pu en être les conséquences, ne la réduira pas au silence. S'il est une personne que tu es convaincu d'entendre reprendre la parole dans les prochaines minutes c'est bien elle. Jusqu'à ce que tu aies rassemblé assez d'informations pour formuler proposition satisfaisante toi tu te taierais, et tu jouerais la garde silencieuse. De toute façon les pensées qui te traversaient l'esprit pour l'instant, tes pupilles les exprimaient bien mieux que ne le feraient des mots ; et leur discours n'était pas destiné qu'à Dalen et Ketyr. Aux deux autres Ornedhels aussi tes questions s'adressaient. Que venaient-ils faire ici ? Etaient-ils eux aussi concernés par l'état du Grand Chêne ou leur présence n'était-elle qu'une coincidence ? Seraient-ils vos alliés ou ne seraient-ils que de passage ?


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La Renarde
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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Jeu 20 Avr 2017 - 16:51

Elle observait la scène avec attention de ses yeux de lynx. « Scylla se contentait de suive de loin le petit théâtre de la rage non maîtrisée de ce Noss. Elle ne le comprenait pas, jusqu’à à le juger idiot, voir suicidaire. « La tension en était à son paroxysme lorsqu'une étrangère vint se mêler de l’affaire et failli de se faire tuer. Par chance, la petite donzelle avait été sauvée par un autre elfe , tout aussi étranger par son habillement. « Scylla était loin d'être sotte, elle reconnaissait parfaitement les elfes venus de loin: Ils n’avaient pas le même geste, le style typique de cette cité. Alagorn regardait sa femme, chuchotant à son oreille

« - La fille a échappé de peu à la mort.

-Parfois, il faut maitriser sept fois sa langue avant de parler pour éviter de se faire tuer. Surtout, pour une étrangère comme elle.Mais ce problème expliquerai que mon ami ait des agissements étranges.  »

«Ca pourrrait être dangeureux? Voir toucher les autres animaux»

« C’est ce qui m’inquiète »

« Ainsi, les deux Sin'Dalvir regardaient les deux autres noss en train d'échanger à voix basse. Rapidement, Scylla entendit le chuchotement révélant un sujet crucial qui pourrait mettre en mal le clan. Serait-il responsable de l’état de l’Arbre? la diplomate n’avait peut-être pas tort. De ce fait, Scylla avait une bonne occasion d’humilier ce clan, de ce fait, pointer du doigt de leur négligence. Personne ne semblait l’avoir entendu, sauf, Scylla. Cependant, était-ce une bonne chose de détériorer leur relation avec ce clan. Scylla se mettait à la place de ce père, imaginant voir sa fille insulter de la sorte. . Alors, l’Ancienne ne préférait pas d’être méchante, au contraire, elle voulait être protectrice. Elle savait ce qu’elle allait faire.

D« La réaction de Killen qui semblait totalement insensible à la situation. Il en était même indifférent, elle l'aurait juré ! Ces elfes de cités sont aussi remplis de défauts. Si elle respectait leur vie, elle ne tolérait pas ce manque de rigueurde la part des elfes de cité. Toute façon, en Ardamir,ils sont cloitré dans leurs petites vies tranquilles et faste. Il y avait qu’à voire leurs façons de se comporter, parfois, ces elfes hérissaient les poils de Scylla. Killen était l’archétype de ces citadins prétentieux, heureusement, que la diplomate étrangère était plus modérée.

Scylla avança d’un pas au milieu de cette foule, son tigre avança lui aussi d'un pas félin, autoritaire. Son homme restait en arrière. Scylla adressa un regard dur en direction de Killen, avant de porter son regard sur la sur la diplomate qui jouait le rôle d'intermédiaire.

« Maitrisez sept fois sa langue avant de parler, jeune fille. Surtout que vous ne connaissez pas les cultures de cette région. Ne vous en faites, je vous en tiens pas rigueur » avant de porter son regard sur Killen «  à la différence de certain qui sont indifférents aux traditions qui mériter une bonne claque pour remettre les idées à leurs place. Vous les elfes de cités, vous vivez trop dans le confort. Trop de confort, vous êtes devenue sourd et aveugle. A voir vos réactions, vous semblez dans le dédains. » dit-elle dans d’un geste lasse, parfois, ennuyée.

Puis, son attention se porte sur l’elfe qui contient sa rage et porte son attention sur celle de Delen. Elle lui adressa un regard, pour la première fois amicale, indirectement, elle tend la main à cet elfe.

« Bref, j'ai sentis une sensation étrange, surtout avec mon fidèle ami. Il a quelque agissement étrange. Après vous avoir entendue, ça peut être lié à l'Arbre. c'est encore minime pour l'instant, cela pourrait devenir dangereux et c'est ce qui me pose soucis.
regardant par la même occasion les elfes des cités et le groupe de Noss «  Je n’ai ni la preuve, ni l’envie de voir un sang versé et qui pourrait être une personne innocente. Pour éviter de nous enlisez dans un sujet qui risquerait de casser cette entente fragile, je suis pour le rite…De plus, j’exige aussi la bonne volonté de chacun de nous tous pour ce rite que sa soit vous ! » pointant du doigt les elfes de cités » et vous « pointant du doigt les noss « et, je ferais avec cette même rigueur. Sommes-nous tous d’accord, messieurs et mademoiselle ?»
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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Ven 21 Avr 2017 - 19:58


Un instant. Le temps d'un battement de cœur, actions, paroles et réactions s'étaient enchaînées. Et Cinnaeth n'avait pas bronché. Mais elle avait sans doute eu une des plus grandes frayeur de sa vie. Émotion qui ne transparaissait aucunement sur son visage ou sa posture, toujours la même que précédemment. Elle avait vu le trident se lever et être lancé inexorablement à son encontre, et, du coin de l'oeil, Dalen s'interposant. Surtout elle entendit un bruit soudain, sec et assourdissant. Son de sa propre survie, car elle nota bien que ce fut suite à lui que Dalen pu maîtriser Ketyr et le mettre à terre. Un léger remords pris le pas sur la peur à l'entente de la parole de Ketyr. Elle n'avait souhaité l'offenser. La parole était un art délicat qu'il fallait manier avec prudence. Leçon qui était toujours bonne de se voir rappeler de temps à autre.

Alors que Dalen cherchait à calmer son ami qu'il plaquait au sol, elle sentit une nouvelle présence à ses côtés. Détournant quelques secondes le regard du spectacle des deux Noss au sol, elle reconnut l'elfe à l'esthétique approchant de la perfection et à la chevelure de neige : Artiön. Coïncidence ? Elle ne pouvait qu'en douter. Elle devait sans nul doute la vie sauve au nouveau venu. Elle lui adressa un léger sourire en guise de reconnaissance immédiate. Elle n'oublierai certainement pas le geste, mais ce n'était pas le moment pour s'étendre en remerciement. En effet, les deux Lam'Nir s'étaient redressés, et Ketyr s’avançait vers le groupe de Taledhels. Elle nota l'attitude relâchée de Dalen, qui ne pouvait qu'indiquer que son compagnon ne ré-itérerai pas sa menace. Tout du moins c'est ce qu'elle espérait. Le Tiris'Elmion s'arrêta à une distance respectable. Première surprise, il tendit son arme, la hampe leur étant présentée pour pouvoir l'empoigner, et expliqua à demi-mot la raison de sa réaction. Evala était donc sa fille... Cinnaeth semblait avoir mis le doigt sur une corde sensible : celle de l'amour inconditionnel qu'un père portait à sa fille. La jeune Lëandrine se demanda alors pourquoi Evala était concernée par l'état du Grand-Chêne. Si elle n'était pas liée à sa maladie, la subissait-elle déjà dans une sorte d'hypersensibillité au chant de l'Arbre ? Seconde surprise, c'était à elle qu'était destinée l'arme, acte qu'elle interpréta comme une excuse et un engagement de coopération. Elle accepta le trident, le prenant de sa main gauche et le pointant vers le bas, scellant une paix temporaire entre eux et les deux représentants des Lam'Nir auxquels elle s'adressa ::

« Je souhaiterai te présenter mais sincères excuses Ketyr. Manquer de respect à toi ou à ta fille n'était pas dans mes intentions, tout comme l'impliquée dans la décadence du Grand-Chêne.


Les premières paroles de Cinnaeth avait pu être considérées comme inconscientes, cependant, elles avaient désamorcé l’agressivité accumulée chez Ketyr depuis le début de l'échange. Crever l'abcès était parfois le meilleur moyen de repartir sur des bases saines. Aussi, ils obtenaient enfin des éclaircissements sur la situation. Réponses qui amenaient, de nouveau, des questions. Les paroles prononcées par Dalen n'étaient pas pour la rassurer. Un mal lent et profond ? Cela pouvait être lié à une multitude de facteurs qu'ils n'étaient pas nécessairement en mesure de contrôler. Comparer la situation à l'Aduram était d'autant plus inquiétant. Cette part perdue de l'Anaëh avait connu des déchirements sanglants, pervertissant la Symphonie dans ce lieu et en un schisme profond entre deux factions elfiques... Comment, de tous les lieux de l'Anaëh, la même chose pouvait se produire en Ardamir ? Les actes commis à l'encontre du Grand-Chêne devaient être en profonde opposition avec celle de l'Arbre et de la Symphonie pour déclencher une telle réaction. Il parut alors étranger aux yeux de Cinnaeth qu'aucun Ardamiri ne nota de quelconques actions sortant douteusement de l'ordinaire.  À moins que certains habitants de la cité étaient pleinement conscients de la situation et cherchaient à cacher la chose... Intuition qui sembla être confirmée par le comportement équivoque s'installant progressivement chez le Maître Limier, qu'elle observait du coin de l'oeil. Gardant toujours son air froid et sec, il semblait comme mal à l'aise, jetant des coups d'oeil furtifs à la foule autour d'eux, mains agrippées au manche de son épée. La Lëandrine fronça des sourcils. Quelques chose ne tournait pas rond chez Killen. Était-il au courant de quelque chose mais avait essayé de l'étouffer ? Les yeux bleus azur de Cinnaeth cherchèrent ceux bleus glace d'Artiön. La situation venait de s'apaiser, et elle ne pouvait autoriser les craintes et secrets du Maître Limier à mettre ce travail à mal. Le seul appui fiable qui semblait être présent était celui du guerrier de Daranovar, et elle espérait que par cet échange de regard il prenne conscience du comportement suspect du troisième Taledhel. Seulement agirait-il ouvertement à l'encontre de l'une des personnes les plus hauts placée de la vie politique d'Ardamir ? Cinnaeth savait les enjeux, tout autant professionnels que personnels, que le Daranovan pouvait avoir vis à vis de la ville... Pour démêler cette situation, il leur fallait trouver le calme, loin de tout regard curieux ou indiscret. Le palais offrait un tel sanctuaire.

Visiblement, plus facile à dire qu'à faire. Alors qu'elle s'apprêtait à faire une proposition au petit groupe, ce fut au tour des deux autres Noss d'entrer dans la danse. Tout du moins, surtout celui de la chasseresse et de son tigre. Il était tout à fait légitime qu'ils se sentent concerner par la situation du Grand-Chêne. Vivant sans nul doute dans le protectorat, ils auraient été impactés tôt ou tard par sa maladie. Ceci dit, Cinnaeth aurait réellement souhaité qu'ils ne soient que de passage, surtout en vue du comportement dédaigneux que la Noss eut à leur encontre, particulièrement envers Kilen. Il n'était pas impossible qu'ils soient côtoyé par le passé et qu'une certaine animosité existe entre les deux elfes ? Ceci dit, la chasseresse ne fut pas en reste à son égard, la traitant avec la condescendance utilisée lorsque l'on s'adresse à une enfant écervelée. Tout comme la chasseresse lui pardonna sa supposée imbécillité, intérieurement, Cinnaeth en fit de même pour son manque de tact manifeste. Qu'elle souhaite régler le problème, plus par intérêt personnel que par altruisme, était une chose. Qu'elle s'auto désigne en charge d'une situation dans une cité dont elle ne faisait pas partie en était une autre. Commencer par offenser les Ardamiris en les traitants d'ignorants insouciants n'était pas la meilleure tactique pour s'attirer leurs bonnes grâces ou leur coopération volontaire, surtout si la remarque était  à l'encontre de Killen, la personne présente la plus haut placée d'Ardamir. Décréter unilatéralement la marche à suivre dans une cité qui, comme toutes les autres villes elfiques, pratiquait des décisions collégiales n'allait pas être du goût de tous les conseillers d'Ardamir...  Ironie de se voir reprocher la méconnaissance des us et coutumes d'une région par une personne qui n'y semblait pas beaucoup plus avertie. Qui plus est, foncer tête baissée dans la réalisation d'un rituel dont ils ne connaissaient aucun détail paraissait aux yeux de Cinnaeth au mieux, d'une naïveté touchante, au pire, d'une inconscience alarmante. N'oubliant pas son objectif d'entrainer tout ce petite monde dans l'enceinte du palais,  elle s'adressa tout d'abord à la chasseresse, d'un ton aimable mais ferme :

- Cela est tout à votre honneur de vouloir faire avancer et régler cette sombre affaire au plus vite. Nul ne niera que nous bénéficierons tous de sa résolution. Ceci dit, suivre la décision d'un seul individu, surtout pour un sujet aussi grave, n'est pas dans les coutumes des elfes d'Ardamir. Les décisions se prennent de manière collégiale, avec l'accord de l'intégralité des membres du Conseil.

Ensuite, elle s'adressa alors au Maître Limier se tenant toujours à ses côtés :

- Les Lam'Nir ont montré leur bonne volonté en me remettant leur arme. La Chasseresse souhaite aussi participer au soin du Grand-Chêne. Que pensez-vous de continuer, avec eux, cette conversation dans l'enceinte du palais ? Les autres membres du Conseil d'Ardamir pourrons nous rejoindre sans difficulté et il vous sera possible de prendre une décision d'un commun accord. »

Qui plus est de mettre de la distance entre eux et les badauds, cela donnerait aussi la possibilité à Dalen d'approcher l'Arbre et d'en apprendre plus sur ses maux. Ceci, si Killen acceptait sa proposition...




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Fiche - Journal

Ces derniers temps :
Fait la fête à Ardamir, commence l'enquête sur le mal du Grand-Chêne d'Ardamir, et rencontre une vieille connaissance.



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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Dim 23 Avr 2017 - 19:35

Si certains pouvaient douter de la possibilité de rencontrer un elfe plus froid et renfrogné que Killen face aux deux étrangers aux cheveux teints, ils eurent le bonheur d'être détrompés. Il suffit que la chasseresse accompagnée de son tigre prononce quelques mots pour que le visage du Seigneur Limier se fige en un masque glacial, menton levé, devenant l'image même de la fierté blessée par les mots d'une femme qu'il croyait plus tempérer que cela. De froid et renfrogné, il était passé à glacial et sur la défensive.

- Scylla vous... ! commença Killen d'une voix grondante d'une colère contenue lorsque la diplomate profita d'une légère hésitation de sa part pour continuer à sa place. Après avoir failli hausser le ton pour mettre un point final à cette mascarade, il laissa la jeune femme calmer de nouveau les choses.

Pendant ce temps, tout en gardant les yeux sur le grand elfe aux cheveux blancs qui était arrivé, Ketyr, dents serrées, respirait profondément, seul trace visible de la douleur qu'avait gravé le mage citadin dans son corps... Heureusement, et même s'il ne l'avouerait jamais, Dalen avait raison. Son sang bouillait dans ses veine, son crâne menaçait d'exploser, mais cet homme avait bien fait de l'arrêter...

Une fois que la Lëandrine eu fini son plaidoyer, le Seigneur Limier acquiesça, toujours plus raide.

- Premier Dalen, si vous voulez bien débander votre arc je ne vous demanderai pas de me remettre vos dernières lames et je m'engage à ce que le Conseil vous reçoive dès maintenant.

Non sans méfiance, quittant un moment le visage de Killen, le jeune homme appuya un regard d'un bleu aussi rayonnant que celui de ses cheveux sur la diplomate. Gardant ses yeux vriller dans les siens, il s'exécuta, lentement. Il connaissait si bien son arme et son équipement qu'il n'eut pas besoin de regarder une seul fois le balai habile de ses propres mains.

Les gardes rengainaient à leur tour, tournant à demi les talon pour servir d'escorte sans même attendre l'ordre qui ne tarderait pas à venir... lorsque la voix froide de Killen s'éleva à nouveau.

- Je note cependant que nos Amis Sin'Dalvir n'avaient pas l'air au courant de tout ceci. Puis-je savoir ce qui vous amenait?


Scylla regardait Killen un moment, répondant en toute sincérité.

"Il fallait que je vous fasse part du fait que le Clan Sin'Dalvir a un nouveau chef. Ils m'ont choisis pour les diriger. Ma venue est simple, je viens prêter de nouveau serment de fidélité envers cette cité et le pacte qui a eu lieu entre les miens et les votres. Je pense que cela vous rassurera, vous les citadins, au sujet de la bonne volonté des miens."


L'annonce figea le Seigneur Limier. Sa colère semblait monter à chaque seconde. Pourtant, il inclina respectueusement la tête, portant sa main a ses lèvres et à sa gorge pour réaliser le salut antique de la cité.

- Et nous ne pouvons que vous en remercier. Suivez nous.

Alagorn vit sa femme avec un petit sourire en coin, observant le Taledhel contrôler son humeur. L'Ancienne était un peu la vieille garde de son clan, un peu trop direct et moins diplomate que son époux. Pensant visiblement que tout lui était du du simple fait de son grand âge. De toute façon, Alagorn représentait la jeunesse, parfois un peu naif aux yeux de sa moitié. Comme disait Scylla: Allez y jeunesse! expérimentez !

"Tu n'as pas honte...Devant les autres."
chuchota-t-il alors que le groupe se mettait en branle, deux des quatre gardes cornaquant de près le Phish Oura qui suivait la nouvelle chef de leur clan allier.
"Il fallait s'y attendre lorsqu'on respecte pas les traditions."
"Oui mais.."
"Mon jeune loup. Quand j'étais jeune, lorsque tu n'étais pas dans le ventre de Rasha, avant même de me voir et que je t'offre l'honneur d'être tienne. La tradition était déjà. Elle est et sera toujours une chose importante, qu'on ne néglige. Pardonne moi, si à mon âge, elle est ancrée en moi."
"Parfois, tu devrais un peu t'adapter au mœurs de la cité. Et"
"Ils ne sont jamais content." elle figea durement son regard dans celui de son époux, lui coupant au passage la parole.
"Et si tu deviens comme eux... Je pense que tu sais ce qu'il t'arrivera..."

Inconscient des messes basses des deux époux, Killen marchait en tête. Les Lam'Nir, tout en restant non loin de lui, maintenaient mine de rien une distance de sécurité. A peine enté dans le Hall principal dont les proportions titanesques laissaient présager de la monter d'escalier qui allait suivre, le Chambellan Celondil, un grand elfe aux cheveux blonds et aux yeux d'ambre suivi de quatre conseillers, intercepta le groupe. Quelques mots de la part de Killen suffirent pour se remettre en route vers les étages.

Le long de l'un des deux grand escalier en hélice qui rejoignaient le premier balcon duquel partait une multitude de couloirs et de passerelles interne à la structure colossale du Chêne, les dignitaires furent rapidement mis au courant de la nouvelle fonction de Scylla et lui présentèrent leurs hommages tout en l'avertissant humblement que la Main ne serait peut-être pas disponible tout de suite pour s'entretenir avec elle car elle était prise par des affaires urgentes, évidements. De couloirs en escalier, quatre conseiller, le Chambellan, le Seigneur Limier, deux gardes, un Phish'Oura, quatre elfes des Noss et deux étrangers marchaient à pas rapide tout en prenant des chemins détourner pour ne pas passer dans les salles les plus peuplées. De temps à autre, des inégalités, ondulations et autres boursouflures étaient visibles sur le sol, les murs et le plafonds, distordant les décorations formées avec maestria à même la chair de cet être vivant. Certaines fenêtres n'avaient plus de cadre, simplement obstruées par une plaque de verre épais dont la forme était ajustée. Certaines marches de guingois avaient été pudiquement recouverte d'une élégante armature en métal et verre ou bois pour ne pas risquer la vie des dizaines de personnes qui les empruntaient chaque jour. Tout un tas de détails, séquelles du Voile, qui ne sautaient certainement pas aux yeux mais qui marqueraient encore longuement l'ensemble de la Cité. Aussi longtemps qu'il le faudrait pour que les arbres soient de nouveau façonnés sans brusquerie ni agressivité envers leur rythme et leur nature.

Au détour d'un couloir large, devant la porte à double battant que le Chambellan venait d'ouvrir pour inviter ses hôtes inattendus à entrer dans la Salle du Conseil, un elfe aussi haut que l'étranger de Daranovar, aux cernes mal dissimulées et au visage souriant bien que calme fit son apparition. En croisant le regard de Killen, Medherith, qui ne s'attendait absolument pas à se retrouver devant pareil cortège, eut un geste de recule. On lui expliqua en quelques mots de quoi il en retournait... ce qui n'eut pas plus l'air de le rassurer... mais il suivit courtoisement le mouvement.

Pendant que les Noss et les Conseiller entraient, le Seigneur Limier, tendu comme un arc, se plia avec humilité.

- Veuillez m'excuser. Des affaires urgentes m'appellent. Je vous laisse aux bon soin de notre Conseil. Chef Scylla. Émissaires des Lam'Nir. Heri Cinnaeth. Commandant Artiön.


acceptation de Killen:
 

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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Mer 26 Avr 2017 - 13:56

Un instant suffit pour que Killen disparaisse à l'angle du plus proche couloir. Les derniers retardataires disponibles entrèrent dans la large salle ronde et la porte de la Chambre du Conseil se referma sur eux. Tout un pan du mur était ouverts vers l'extérieur, seulement bordée d'un garde-fou. Il pouvait être obstrué par un panneau de verre voire même un panneau de bois, servant tout deux de auvent tant que le temps restait clément, ce qui était le cas malgré le froid extérieur. En son centre, une large table ovale, assez grande pour que l'ensemble des conseillers puisse y siéger en laissant plusieurs sièges libres, était façonné à même le corps du Chêne dans lequel prenait place la fourmilière du palais. Ketyr et Dalen étaient resté debout, traversant la pièce pour se placer près de la fenêtre appuyé mine de rien contre le mur vivant. (voir spoiler) Et malgré l'invitation des plus respectueuses du Chambellan Celondil, aucun des deux n'accepta de s'asseoir.

- Nous n'avons pas de temps à perdre avec vos finasseries d'Elgath
. Fit remarquer Ketyr tout en respirant par profondes lampées.
- Vous vouliez que nous en venions au rituel il me semble. Nous pouvons amener les reliques ce soir même. La seule chose que nous ne pouvons pas trouver nous même, ce sont deux des quatre acteurs du rituel. Le coupable principal. Et un descendant d'Anadris, le fondateur de votre Cité et celui qui a éveillé le Grand-Chêne il y a dix Cycles. C'est la raison de notre venue.

La posture des Lam'Nir:
 

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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Mer 26 Avr 2017 - 18:58


Que faire sinon suivre ? Que faire sinon garder à l’œil ceux sur qui l’œil s’accroche ? Mais quand les jeux de menaces, de commandes et d’insinuations pointaient du doigt toutes et tous les membres de la petite assemblée, comment faire pour porter ton attention simultanément à autant d’endroits ? Lequel d’entre eux devrait être ta priorité ?

• Premier duo venant à l’esprit, et le plus évident : Ketyr et Dalen. Ils étaient les initiateurs, à l’origine de l’agitation qui secouaient en ce moment les couloirs du Grand-Chêne. Ils étaient probablement ceux qui en savaient le plus, et donc potentiellement ceux qui en disaient le moins. Ça et le fait que Ketyr s’était prouvé être prompt à la violence… mais pour autant qu’il te concerne, s’ils ne disent pas tout, ils t’ont tout l’air d’en dire largement assez. Vous savez leurs motivations, et ce n’est qu’une question de temps avant que la manière ne vous soit dévoilée. Du moins ainsi est-il censé en être.

• Ensuite venait le second couple de Noss. Scylla et son jeune loup n’avaient au départ aucun lien avec la première affaire, ou du moins le faisaient-ils croire. C’est pour honorer à leurs propres traditions qu’ils se présentaient dans l’enceinte du palais, et leur arrivée peu après les Lam’Nir s’en trouvait n’être qu’une coïncidence. Manière de s’attirer l’attention qu’elle semblait désespérer d’avoir ou simplement démonstration d’une certaine obsession pour le contrôle, l’Ornedhelle s’était attribuée et la connaissance de l’état de l’arbre millénaire et la régence des opérations qui mèneraient à sa guérison. Peut-être étais-ce le peu de respect pour ce que tu pensais être de grandes valeurs Ardamiries, ou le fait qu’elle ait tenté d’organiser sans guider le moindre d’entre vous, mais Scylla te donne tout bonnement l’impression de surcompenser quand elle ne comprenait pas plus que toi ce qui se passait devant elle. Si ce n’est pas le cas, alors elle était meilleure actrice que tu ne l’imagines. Quoi qu’il en soit, son intervention aura au moins eu cela de bon qu’elle aura légitimisé ton implication.
Tu peux t’autoriser à relâcher ton attention devant les Sin’Dalvir, ils grognent fort, mais tu doutes qu’ils mordent.

• Et finalement il y avait Killen, Killen dont l’attitude était plus échauffée que ce que tu as connu de lui jusque-là. Cinglant, tu l’as déjà vu ainsi. Menaçant de sortir de ses gonds, c’était autre chose. Conséquence de la pression mise par les accusations des Lam’Nir, ou simplement fragilité devant la personne de Scylla, la question n’aurait été qu’un débat futile s’il n’y avait pas eu l’œillade suspicieuse de Cinnaeth. La Lëandrine en tant qu’étrangère au même titre que toi est la seule à qui tu te fies entièrement ici, et si elle a saisi quelque chose, alors tu imagines facilement le taciturne en gardien d’un lourd secret.
Un secret qu’il garderait loin de vous, et loin du Conseil qu’il avait rassemblé, tant figurativement que physiquement.

Le Conseil, encore une fois. Cette fois au moins tu n’étais pas celui qui se retrouverait jugé par les regards et les remarques des décideurs Ardamiri. Cette fois d’ailleurs il semblerait que les victimes du jugement préféraient y faire la sourde oreille, étrange quand ils étaient censés être impatients de leur exposer leur plaidoyer. Pas de temps pour se plier au cortège de politesse des Taledhels, mais du temps à perdre à jouer les enfants gâtés préférant flâner au balcon plutôt que d’immédiatement lancer les débats. Pas le temps pour se plier au cortège de politesse des Taledhels, mais le temps de réciter ce qui aurait dû être dit il y a quelques instants déjà avec la lenteur de ceux qui doivent faire l’effort de chercher leurs mots.

Les cœurs de Dalen et Ketyr accélèrent sans que leurs visages ne changent visiblement d’expression. Le pourraient-ils seulement, étant donné celle qui s’affichait sur leurs visages.
Peut-être la Symphonie n’est-elle qu’un murmure presque imperceptible à ton oreille, mais la pulsation du Palais de Chêne, la pulsation de chacun des membres de votre groupe et les arythmies qu’y provoquent l’utilisation de la magie, elles te sont claires comme de l’eau de roche.

- Assez !

Tu te lèves en sursaut, frappe avec force de la hampe de ton sceptre contre le sol, interpellant d’un côté les Taledhels, et opposant par la même occasion ta magie à celle des Noss. C’était l’affaire de bien peu, stopper le rituel déjà commencé par Dalen. Il avait suffi de lui défaire la coordination d’une main, et la concentration de l’elfe s’était brisée, pour ne plus laisser à son regard que dureté et contrariété. Les dents de Ketyr s’étaient mises à grincer plus tôt que celles de son frère d’armes, mais ta première intervention encore fraîche à sa mémoire, et la guérison du Grand Chêne étant sa mission, il ne put que se faire le double du plus grand, presque littéralement.

- Si vous êtes réellement venus chercher ce qu’il vous manque pour mener à bien le rituel, alors que cherchiez-vous à faire à l’instant exactement ? ta première prise de parole, et puisqu’au moins l’un des Lam’Nir était un mage, fort est à parier qu'elle ne serait pas la dernière Vous pensiez réellement duper un autre mage si facilement ? tu dois l’avouer, ta fierté s’en trouve touchée Nous avons tous choisi de vous faire confiance, alors il serait temps pour vous de nous rendre la pareil et de vous montrer un peu plus transparents.

Mentir était toujours une option, ils pourraient toujours recourir à d’autres ruses, mais puisque tu avais déjoué celle-ci, c’était de votre intérêt à tous de profiter de l’instant pour au moins tenter de les confondre.
Les Lam’Nir t’avaient donné l’air d’en avoir déjà dit assez ; tu t’étais trompé.

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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Mer 26 Avr 2017 - 20:20

Une exclamation de surprise et de peur mêlée échappa des lèvres de Dalen alors qu'il s'éloignait soudain du bois comme brûlé par son contacte, coupant au passage la parole d'un des conseillers qui expliquait à voix basse à son voisin le dernier déboire en date qui avait opposé des Lam'Nir aux mineurs Ardamiris. Six blessés graves...

Tous les yeux se tournèrent vers le jeune Noss. Le Daranovan, tenant des propos pour le moins surprenants. L'un des conseillers, un vieil homme à l'allure fatiguée mais au regard vif hocha vigoureusement la tête.

- Merci d'avoir réagit Heru. Vous m'évitez la honte de ne pas l'avoir remarquer moi-même...

Dalen, après avoir instantanément rassuré son compagnon d'une voix qui respirait autant la joie de vivre que l'amour qu'il portait aux personnes présente. De sa main libre, il massait celle que le mage avait brusquement dérangée. Cela n'était pas franchement douloureux... juste terrifiant. Sentir son propre corps échapper à son contrôle, même de façon mineur... voilà une expérience qu'il n'était pas près de renouveler... Et son regard criait clairement qu'il n'attendait que la fin de la mission pour laquelle il était venue avant de s'en prendre directement à celui qui l'avait agressé.

- Nous avons choisi de vous faire confiance tout autant. Avez vous vu un otage ? Non. Alors il serait peut-être temps de descendre de votre piédestal, étranger. J'essayais de déterminer le lieu le plus adéquat pour la cérémonie et de comprendre ce qui avait pu se passer avec cet Arbre. Mais allez-y puisque vous vous sentez à ce point menacé. Si vous ne nous avez pas permis d'approcher pour que nous puissions trouver la cause de tout ceci, autant en finir tout de suite.

Nous reviendrons demain soir. D'ici là, veillez à trouver un descendant de sang de votre fondateur et  amenez le coupable. Si nous ne trouvons personne dans votre Iaun, nous saurons à quoi nous en tenir. 


Chaque muscle de son corps semblant tendu, il se tourna vers Ketyr pour ajouter :

- Nous partons.

HRP:
 

petit rappels cultureux:
 

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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Dim 30 Avr 2017 - 18:43


S'il elle devait classer les personnes les plus tendues depuis sa dernière intervention, elle aurait sans nul doute placé le Maître Limier en premier, et de très loin. Son comportement était des plus étranges, et Cinnaeth ne savait déterminer d'oU venait son malaise. Avait-il en effet un quelconque rapport avec l'état de l'Arbre ? En temps normal, elle n'aurait jamais eu de tels soupçons sur une personne si haut placée, mais la situation n'avait rien de normal. Pourquoi Killen semblait être habité d'une haine permanente depuis l'apparition des Noss, chacune des paroles qu'ils prononçaient, que ce soit du côté des Lam'Nir ou des Sin'Dalvir, semblaient emmener le Maître Limier un cran plus loin dans sa fureur. Elle en fut presque surprise de le voir accepter la proposition qu'elle avait faite... Elle décida de rester pour le moment muette, et laisser les choses se dérouler. Patiemment, elle attendrait que les choses se révèlent par elles-même. Dans une telle situation, elles étaient vouées à le faire.

Aprés que Dalen eut débandé son arc, Cinnaeth soutenant son regard sans aucun problème, la singulière petite troupe s'engagea dans le palais, grossissant au fur et à mesure de diverses rencontres faites au détour des couloirs. La Lëandienne remarqua le soin qu'il fut prit d'éviter les zones trop densément peuplées, préférant même faire des détours. Était-ce juste pour éviter d'attirer l'attention ou bien pour aussi faire perdre leur repères aux invités ? Question sur laquelle elle ne s'attarda pas, ses pensées étaient bien plus préoccupées par le Maître Limier qui les guidait au sein du labyrinthe qu'était le Grand-Chêne. Son inquiétude ne fit que croitre lorsque celui-ci prit son congé une fois arrivé à la salle du Conseil. Après s'être introduite auprès du Conseil, qui la rencontrait pour la première fois, elle alla, presque automatiquement, prendre place à l'endroit qu'on lui désigna. Assise, elle posa son coude sur la table, lui permettant ainsi de reposer nonchalamment sa tête sur le bouts de ses doigts. Les yeux azurs de Cinnaeth fixaient vaguement Medherith, dont elle avait noté le mouvement de recul à leur arrivée. Très certainement, il était peu commun de voir un groupe tel que le leur arrivé dans cette salle. Malgré son air absent, cela ne l'empêcha pas de remarquer le refus des Lam'Nir de s'asseoir autour de la table, préférant aller près de l'ouverture. Ce comportement ne la surpris pas plus que cela et elle ne s'attarda pas sur ce détail, peut être aurait-elle dû... Mais elle réfléchissait invariablement au comportement étrange de Killen et aux implications que celui-ci pouvait avoir. Son instinct lui hurlait que quelque chose de louche se tramait, et la soudaine disparition du Maître Limier n'était pas une coïncidence ou lié à un profond désintérêt de la situation. Son problème était de savoir comment informer le reste du conseil de cette éventualité : Killen était peut être impliqué, voir coupable, pourquoi hésiter sur les mots, de l'état de l'Arbre. Elle était une étrangère, n'avait jamais rencontré aucun des conseillers présents autour de cette table, et elle allait potentiellement devoir accuser l'un de leurs membres. En termes de premiers contacts, on avait vu mieux.

Cinnaeth entendit vaguement deux des conseillers échangeaient sur une altercation entre des membres des Lam'Nir et des mineurs de la cité, mais ce fut une nouvelle intervention d'Artiön qui la sortit de ses pensées. Elle recentra immédiatement son attention sur le Daranovan, puis sur les deux Lam'Nir sur le visage desquels se lisait un mélange de confusion et de haine. Elle se maudit intérieurement de ne pas avoir été concentrée sur la situation immédiate. Le problème Killen était sans nul doute important, mais le fait d'avoir deux Noss prompts aux actions irréfléchis dans une salle de Conseil n'était pas à gérer à la légère. Qui plus est, les autres conseillers semblaient totalement ahuris et incapables de prendre la parole. Pire, les deux Lam'Nir étaient prêts à partir. Après s'être donnée autant de mal pour détendre la situation à l'extérieur et mettre en place un semblant de coopération, il serait un réel gâchis de laisser la situation se détériorer en un instant. Mais quel était la meilleure série d'action à adopter ? Elle ne pouvait blâmer Artion pour son intervention : et de un elle se mettrait à dos tous les autres Taledhels présents, deuxièmement il était naturel pour lui d'avoir réagi de la sorte, troisièmement la pointe d'offuscation dans le ton du Daranovan indiquée qu'une quelconque remarque sur son action serait mal reçue. Donner un discours moralisateur aux deux Lam'Nir serait tout aussi contreproductif : Artiön s'en était déjà chargé et dans tous les cas ils étaient décidés à s'en aller. Il fallait qu'elle trouve un moyen de les retenir encore quelques instants... Réfléchissant à toute vitesse, elle se dit qu'elle tenait potentiellement un moyen de résoudre son précédent problème. Cela, si tenté que Dalen avait eu le temps de trouver des indices sur les raisons de l'état de l'Arbre... Elle releva son index et son majeur, appuyant désormais sur sa pommette, révélant ses lèvres, fixa son regard d'azur sur l'elfe arborant une chevelure de la même couleur et et lui lança d'une sérénité étonnante en vue de la situation :

« Dalen, je te prie d’excuser la méfiance dont font preuve les personnes autour de cette table : elle est tout à fait légitime au vue des derniers événements entre les Ardamiri et ton clan, toi même ne pourrait fermer les yeux face à une telle évidence. Ceci dit, que toi et Ketyr souhaitiez partir est compréhensible, mais sachez que cela risque, en plus d'augmenter la défiance existante, de ralentir considérablement la résolution du problème, et qu'il est peu probable que la personne responsable de l'état de l'Arbre soit identifiée et  d'ici demain soir, à moins que tu es eu le temps de percevoir quelque chose lors de ta courte communion avec le Grand-Chêne et que tu acceptes de nous en informer avant de partir. Cette fois-ci elle lança à l'adresse des autres Taledhels : et si cela n'est pas le cas, j'espère sincèrement que vous disposiez des ressources nécessaires pour remonter à la source de ce mal rapidement... »

Les dés en étaient jetés. Cinnaeth espérait que Dalen puisse leur fournir des éléments de réponse, malgré le fait de n'avoir pu mener à bien son action, malgré l'affront qu'il venait de subir, malgré la haine qu'il portait sans nul doute aux Taledhels...




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Fiche - Journal

Ces derniers temps :
Fait la fête à Ardamir, commence l'enquête sur le mal du Grand-Chêne d'Ardamir, et rencontre une vieille connaissance.



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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Mer 3 Mai 2017 - 20:53

co-auteurs:
 

      Scylla observait la scène, de nouveau, elle voyait une confrontation entre son clan rival et les elfes de cité. Elle ne disait rien, se contentant de regarder. Si elle ne ressentait pas les choses comme le mage qui avait mis en rogne le clan des Lam’nir, elle restait néanmoins en retrait, observant la scène. Cette situation commençait à l’énerver. Le temps passant, elle ne réussissait plus à rester neutre et le réel coupable commençait à se dévoiler à ses yeux.
Pourquoi ? Un peu plus tôt, aux portes du palais, elle avait entendu les quelques mots qui avaient calmés Ketyr. Cela lui avait suffit pour développer de solides soupçons. Pourtant, elle n’osait rien dire, essayant d'arranger les choses malgré tout. Mais, en plus de mentir, ces noss voulaient un innocent pour porter le chapeau. Ils voulaient un elfe de cité. Là ce n'était plus permis, elle perdait complètement patience. Les Lam’nir se foutaient clairement de sa gueule et de celle du conseil. En plus d’être menteur, agressif et d'appartenir à un clan de chieur. Ils étaient fourbes, cherchant à enfumer tout le monde par des accusations.  


Alagorn observait sa femme, apercevant ce nouveau regard. Il n’aimait pas la voir dans cette colère silencieuse. Cependant, elle était la chef de clan, il était juste son homme et n’avait aucun pouvoir.  


« J’en ai plus qu’assez ! » coupa-t-elle dans ce semblant de conseil. « Je rejoins cette étrangère et cet étranger, arrêtez clairement de nous enfumer en faisant semblant d’être des personnes qui respectent la tradition. »  Les regards se posèrent sur la Noss qui fusillait d'un regard accusateur les deux Lam'Nir. « Vous deux, vous faites preuves de mauvaises foi, vous osez accusez les citadins et exigez un innocent car vous êtes incapable d’assumer vos actes. Vous prétendez respecter les tradition d’Ardamir, de Kyria ? Vous osez cachez votre faute à nous tous pour détourner les loi à votre avantage. Au lieu d’être des hypocrites, comme vous faites, assumez vos erreurs et dites nous de quoi il en retourne réellement.  Ni mon clan, ni les elfes de cité n'ont fait le sacrilège dont vous parlez. Mais c'est bien vous ! Et vous seul ! » Elle s’arrêta un moment pointant Ketyr « Surtout, votre fille ! »


Au milieux du silence éberlué des Conseillers, alors que Medherith ouvrait la bouche pour soutenir la Lëandrine et ses efforts diplomates, un mouvement changea totalement l'atmosphère. (voir spoiler)
Les yeux s'écarquillèrent. Prenant appuis sur le dossier d'une chaise, sur la table, sur l'épaule du vieux conseiller représentant les mages, quelques bonds suffirent à Ketyr pour traverser la salle. Le visage élégant encadré de cheveux blancs du Marionnettiste le frôla. Il agrippa son bras, l’entraînant au sol avec lui pour lui couper le souffle par la rudesse de la chute avant de se relever d'un bond. Son impulsion était puissante et précise. Chaque geste empreint d'une fureur sauvage. Ses yeux sombres ne quittaient pas sa cible : Scylla.


Le compagnon de la Noss fut éjecté dans les jambes d'un conseiller d'un simple revers du talon. La chasseresse n'eut pas le temps de voir venir le coup. Ses yeux arrondis de surprises ne purent que voir s'approcher la main nue du guerrier, droit sur son visage alors que sa propre main montait en parade. Une jambe crochetait la sienne alors que l'autre s'abattrait comme une masse sur son genoux, ne lui laissant pas une chance d'esquiver ce qui lui broierait la jambe. Et surplombant le carnage, il y aurait les yeux froids et mortel de cet être fou de rage... Pourtant, elle tomba au sol sans autre dommage qu'une forte douleur à la hanche. (voir spoiler)


       Les esprits mirent quelques instants à comprendre toute l'ampleur de la scène. Un cri de douleur sonnant le glas de l'agitation. Sur le sol, au milieu des éclat d'une chaise en bois massif, Ketyr gisait, cloué au sol par l'énorme fauve qui l'avait fauché juste avant qu'il ne porte le moindre coup réel à sa maîtresse. Les pattes avant sur son torse, couché sur lui, sa gueule à quelques centimètres à peine du cou de sa victime, le Noss tenait à distance la gueule du félin à la seule force des bras, gémissant sous l'effort.


« Ketyr ! » Les doigts de Dalen se mirent à danser alors que ses lèvres s'agitaient en silence. Quelques secondes plus tard, la bête émettait un feulement paniqué en reculant, restant debout aussi immobile que l'était l'elfe aux cheveux azurs, seuls les lèvres du mage continuant de bouger légèrement.


« UN DUEL ! » Rugit Ketyr en s'asseyant. « Je me moque de votre avis ou de votre implication ! Je ne vous laisserai pas insulter les miens indéfiniment. Dehors. Maintenant. Sous les Yeux de la Grande Chasseresse ! »


Il voulu se relever d'un bond mais son visage se figea sous l'effet d'une violente douleur. Dans son mollet était fiché un long éclat de bois peint, relief de la chaise qui avait éclatée sous l'impact. Il l'arracha d'un mouvement sec... mais la blessure était profonde.

Scylla regarda Ketyr droit dans les yeux, se tenant la hanche. Elle se mit à sourire et regarda l'elfe droit dans les yeux.

"La preuve que j'ai raison. Un Duel pour voiler la face, une nouvelle fois. Jure devant Kyria, dans ce lieu sacré que ta fille est fautive. Oses mentir devant Kyria! Va sy toi qui te prétends respectueux des règles et de la tradition. Oses mentir! Oses me frapper! Oses une nouvelle fois. C'est ça ta défense?" se releva regardant bien droit dans les yeux l'elfe. "Va sy jure devant Kyria, Ketyr. Maudit soit ce qui ment à Kyria devant un lieu sacré. Car Kyria te voit.Je n'ai rien à me reprocher mais toi si."


Droit devant elle, sans montré le moindre signe de peur ou de découragement, les dents aussi serrées que ses poings aux phalanges blanchies, le regard du Lam'Nir se faisait d'un froid mortel. De la colère était née la certitude. Que ce soit aujourd'hui. Ou demain. Ou dans un siècle. Il prendrait la vie de cette salope. Le Sang de la Bête lui en soit témoin. Il lui ferait ravaler ses certitudes et ses insultes.


Attaque de Ketyr:
 

confrontation à Scylla:
 

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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Jeu 4 Mai 2017 - 13:49


Plus le temps passe, plus les événements s’enchaînent et plus tu trouves de raisons de te méfier des deux Lam’Nir. Si l’accusation subite et la violence dont s’était prouvé celui aux cheveux blancs ne suffisaient pas, leur réaction devant leurs cachoteries mises à jour ne te disaient rien qui vaille. S’il ne s’agissait que de trouver un lieu adéquat, ils n’avaient aucune raison ni de s’être ainsi éloignés de tous, ni d’avoir tenté de dissimuler leur usage de la magie. Vous avez choisi de leur faire confiance, et votre confiance ils venaient de la briser. Contrairement à tout ce que pourrait dire Dalen, c’était pour toi preuve irréfutable qu’eux ne vous avaient jamais réellement accordé la leur. Maudits Lam’Nir, tu as manqué de leur faire remarquer à quel point tordu était leur manière de raisonner, mais heureusement tu te seras retenu assez longtemps pour que la diplomate prenne la parole avant toi, et tente encore une fois de désenvenimer ce nid de vipères.

- Fais attention Cinnaeth… tu murmures, pour toi seul

Fais attention à ce que tes tentatives de maintenir un semblant d’entente entre les deux partis ne viennent pas justifier tous leurs écarts. Si les Lam’Nir sont venus au Palais de Chêne, c’est qu’ils ont d’une quelconque manière besoin de l’intervention des Elfes de Pierre, et cette intervention, ils savent très bien que ce n’est pas en jouant de menaces et de secrets qu’ils l’obtiendront. Viendra un moment où ils se trouveront perdant et forcés de dévoiler d’autres de leurs cartes, mais joue leur jeu et ils obtiendront tout ce qu’ils veulent sans jamais avoir à répondre de leurs propres actes… du moins tel aurait été le cas, s’il n’y avait pas eu Scylla.

Scylla dont tu te méfies non pas parce qu’elle te semble constituer une quelconque menace, mais parce qu’elle s’est déjà prouvé capable d’adopter un comportement provocateur dangereux pour la suite des événements. La nouvelle chef des Sin’Dalvir t’a l’air tout sauf patiente, et tout était à parier qu’elle ne finisse par éclater à la moindre occasion.

Ton intervention était une occasion

Tu tires des félicitations silencieuses avec un certain cynisme quand l’Ornedhelle commence à hausser le ton. Alors elle en savait plus qu’il n’y paraissait. Et au vu de la manière dont elle s’est au commencement présentée, tu es convaincu que ce qu’elle sait maintenant, elle ne l’a pas appris il y a bien longtemps. Elle a entendu, ou vu quelque chose, comme toi tu as pu voir Dalen s’affairer à son rituel. Elle a entendu quelque chose et réussi à contenir son indignation jusqu’en ce moment, ce qui représentait tout de même presque une très longue heure de retenue… soit plus que tu ne lui aurais jamais imaginé. Problème étant, tu as vu une fois le résultat qu’avait la mention de sa fille sur Ketyr.
Ton regarde se pose immédiatement sur le Noss, tu te mets au même moment en mouvement pour interrompre le sien, de tes propres bras cette fois, soucieux de ce que le tour de passe-passe ayant déjà fait son œuvre par deux fois ne suffise pas à le stopper. Ton bras sans sceptre passe en travers de la trajectoire de Ketyr, opposant résistance assez forte pour couper son inertie, mais malheureusement te mettant en position délicate. Tu es un lutteur décent, mais le corps à corps est loin d’être ta plus grande force, moins encore lorsque tu ne peux décemment pas te permettre d’engager ton arme. Naviguer à partir d’ici te serait difficile, et Ketyr en profite allègrement. Avant même que tu ne puisses tenter de l’immobiliser plus proprement, il empoigne la résistance qui tu lui as offerte pour se débarrasser de l’obstacle vivant que tu es. Peu importe que tu sois plus grand ou doté de plus de force brute que lui, ton propre poids il l’a utilisé contre toi pour te déséquilibrer, et tout est allé bien trop vite pour que tu le retiennes au sol avec toi.

Le court affrontement entre le Lam’Nir et la Sin’Dalvir, l’intervention du félin géant, la réplique de Dalen, tu assistais à la scène en te relevant avec incrédulité. Vous étiez censés guérir l’outrage fait au Palais de Chêne, réparer l’erreur qui y fut commise quand les combats et le sang l’ont souillé. Pas la réitérer. Tu t’avances avec le regard sentencieux vers les protagonistes de ce théâtre de fous, jaugeant de loin la blessure qui commençait à rougir le sol du fluide vital de son porteur. Tu reprends, avec le même calme autoritaire qui marqua ta première intervention, interrompant la chef de clan qui se délectait visiblement de la situation de faiblesse de son rival.

- Vous en avez assez dit Scylla bien assez pour qu’enfin les langues se délient Vous par contre, nous devez toujours une explication. Tu tends la paume vers Ketyr, lui intimant de garder tout le calme dont il est capable, lorsque son regard enragé se porte de Scylla vers toi Nous ne sommes pas là pour vous juger d’une quelconque manière. Vous nous avez rassemblés pour vous aider et c’est dans tous les cas ce que nous comptons faire, mais pour cela, je pense qu’il nous faudrait savoir exactement de quoi il en ressort. Les secrets et les suspicions qui s’en suivent nous ont déjà conduit à commettre un second outrage, j’espère par conséquent que vous serez tous d’accord avec moi quand je dis qu’il nous faut impérativement y mettre un terme. Et d’ailleurs, après une courte pause, pour donner l’exemple, tu prends les devants Mais pour l’instant, serrez un peu les dents… Ketyr si je ne m’abuse. Vous allez avoir mal.

Et tour de sceptre, les doigts de la main opposée qui se referment, et une puissance presque palpable semble s’échapper de toi pour venir couvrir la plaie du Noss, qui voit ses tissus spontanément se reconstituer, pour approximativement reformer la zone lésée, ne lui laissant pour marque que la différence de qualité entre ancienne et nouvelle peau et un conséquent hématome.

- Vous avez de la chance, j'ai l'habitude de ce genre de plaies, vous devriez pouvoir éliminer facilement le reste. Et avec un peu de chance la douleur provoquée par les quelques minuscules pointes que tu as laissé emprisonnées sous sa peau suffirait à le calmer.


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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Sam 6 Mai 2017 - 12:47

« Et pourtant vous nous jugez sans cesse... » cracha l'elfe peinturluré de rouge.

Pour contrôler la rage du félin à reprendre l'ascendant sur son corps puissant, Dalen restait entièrement focalisé sur sa cible. Pendant que Ketyr et les autres vociféraient, il resserrait son emprise. L'indigne compagne du Phish'Oura ne se préoccupait pas le moins du monde de l'animal ou du feulement de terreur qu'il avait émit avant que le mage ne glisse les ramifications de sa volonté de long de chaque fibre de chacun de ses muscles. Elle préférait accuser à tord un père à deux doigts de perdre son enfant. Et pour la douleur qu'il savait déclencher par des assertions si absurdes, il ne pouvait la pardonner. Pourtant il faisait preuve d'un calme parfait. Farouche de nature, les émotions réellement prenantes semblaient couler sur lui. Comme toujours.

A la périphérie de sa vision, il aperçut Ketyr hocher la tête à l'intention du mage Taledhel qui le soigna grossièrement.

Toute agressivité et toute volonté destructrice absente du cœur de Dalen, il s'excusa intérieurement envers sa marionnette de chair, demandant à Kÿria de pardonner le geste de domination auquel il avait été contraint pour sauver Ketyr. Puis il eut une pensée de profonde affectation pour le Grand Chêne et pour les quelques goûtes de sang qui venaient de frapper son bois. Respectant la grâce et la fluidité de ses mouvements habituels, le Phish'Oura s'éloigna du mage pour se diriger vers Alagorn, s'abaissant comme pour qu'il puisse prendre appui sur l'énorme bête pour ne pas chanceler... Mais il saisit le coude du jeune homme entre ses longs crocs.

« Partez. Quittez ce Palais. »
Dit simplement Dalen, s'adressant à la vieille traîtresse. « Tentez quoi que ce soit envers Ketyr et votre compagnon perdra son bras. Tentez quoi que ce soit envers moi et le cœur de cette bête cessera de battre. Cela vaut aussi pour vous, mage. » Après avoir rapidement posé les yeux sur Artion, il continua pour Scylla « Je n'ai aucune envie d'ajouter au fardeau du Grand Chêne mais votre présence, votre irrespect et votre manque de discernement nuisent à notre tâche. Vous agissez comme une enfant, je me dois donc de vous traiter comme tel. Si Ketyr souhaite toujours vous affronter, il ne le fera qu'après avoir jouer son rôle dans notre mission. »

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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Sam 6 Mai 2017 - 19:49


co-auteur:
 

Scylla regardait la scène et cette prise d'otage qui la mettait sous pression. Au fond, elle sentit une profonde crainte pour son compagnon menaçait pas sa propre bête incapable de ne plus être sous l'emprise du mage. Scylla ne disait mot, fixant son pauvre compagnon mais son regard se porta sur Delen. La situation était complexe, voir, son coeur balançait sur deux tableaux entre son role de femme de protégé son mari et son rôle de Chef de Clan. Les sin'Dalvir était tolérent mais avec une certaine limite. Sur le coup du mensonge des Lam'nir cherchant à trouver un faux coupable pour protéger son enfant, était pour le clan un acte qui ne fallait pas faire. Le clan était à cheval sur la tradition, ce clan salissait la tradition avec la prétention d'être au dessus de tout.

Par regret, par obligation de chef de clan. Son devoir passait en premier lieu que son role d'amante. Elle se leva, portant son regard sur Dalen

"Ainsi, vous vous sentez supérieur, voir grand sage. Vous avez oubliez, une chose, une grande chose. Lorsqu'on enfreint une loi, on se doit d'appliquer la loi. Vous protégez la fille qui a fait un méfait, vous mentez en cherchant un faux coupable. Vous mentez seulement à nous, au peuple d'Ardamir en voilant votre bétise. J'ai longtemps rester muette, mais vous avez osez accusez des innocents. Partir, non. Vous voulez arrachez le bras de mon mari, allez y mais à vos risquez et péril. soyez en sur d'une chose. Vous allez devoir rendre compte au grand chaine car vous aurez fait la même erreur. Puis, mon clan ne resterait pas là à se laisser insulter par vous." elle s'avança d'un pas. Le Phish'Oura tira lentement l'elfe qu'il tenait vers le fond de la salle. " Voici ce que je propose, c'est ma dernière proposition. Vous voulez sauvez la fille de Ketyr, je comprends. Je ne veux pas qu'elle meurt, ni qu'elle porte une marque. Ce que je demande, c'est qu'on répare le chêne et que cette fille ne refasse plus la même erreur. C'est un moyen de tirer un trait sur tout cela et d'oublier ce litige. Qu'en pensez vous? " regardant un moment son animal tirait son amant et portant son regard sur Delen sans oublier Ketyr qui représenter une menace.

Elle était là, méfiante, calme, respirant tranquillement. Mais son esprit était claire, elle offrait une proposition pacifique, sinon, elle romprait tout accord. Elle était loin de supporter le mensonge, l'outrage à la tradition et d'être insulter.

- Voyez la réalité en face ton regard vogue vers Scylla Vous n'êtes pas en position de faire la moindre proposition tu te retournes ensuite vers Dalen, mais adresse tant à lui qu'à Ketyr tes prochains mots Quant à vous, bien sûr que nous avons passé notre temps à vous juger, comme vous avez passé le vôtre à nous rendre la pareille. C'est ainsi que fonctionnent les rapports entre être pensants. Reste ensuite à ne pas laisser ces jugements possiblement erronés influencer nos actions, et jusque-là, je pense pouvoir affirmer que nous, habitants du palais, sommes les seuls à en avoir fait l'effort. tu t'avances machinalement vers Ketyr, allant à l'encontre des commandes de son frère d'armes et faisant reculer le Phish'Oura de quelques pas supplémentaires pour offrir à celui à la chevelure blanche de chercher appui sur toi pour se relever Dites-moi, qu'avons-nous fait d'autre que de réagir à vos actions et poser des questions ?

Tu prends une grande inspiration, et pousse sur tes cuisses, remontant avec toi le Noss dont tu as aidé à passer le bras autour de tes épaules, sans pourtant arracher tes yeux au spectacle de Dalen en plein exercice de son art. Mage de Vie que tu es, tu pleins le Phish Oura, car tu sais exactement quelles peines doivent lui être infligées en cet instant précis. Tu pleins le Phish Oura autant que tu crains la réaction qui pourrait naître de lui une fois libéré de l'emprise du Lam'Nir.

- Dalen, vous devriez libérer cette pauvre créature avant que la rage ne termine de lui monter au crâne, et vous Scylla, calmez votre familier. Personne ici n'est en conditions de partir.

-Il me semble avoir été on ne peut plus clair. Elle part. Et nous pourrons reprendre calmement cette conversation. Tant qu'elle restera là, elle continuera à nous provoquer et Ketyr finira par verser le sang.


A chaque déplacement suspect des Noss, à chaque mouvement étrange pouvant être lié à une incantation, le Phish'Oura continuait à reculer vers le fond de la pièce avec son otage, là ou se trouvait l'immense fenêtre. Quant à Dalen, il ne semblait pas touché le moins du monde par les monologues des uns et des autres.

Ketyr, lui, restait silencieux. Il gardait les dents serrés, l'une de ses mains s'était posée sur son collier. Il regardait obstinément les gouttes de sang tombées au sol.

l'Ancienne soutint le regard de Dalen, elle voyait son animal s'approcher du vide. Au fond d'elle, une rage grondait. Obstinée,elle n'allait pas démordre une nouvelle fois, elle était très têtue, prête à appliquer sa menace.

"Je réitère ma proposition, une dernière fois.."


Tout d'un coup, son mari intervint en direction de sa femme.

"Scylla, je comprends ta colère, les valeurs que tu défends. S'il te plait, laisses moi gérer la conversation. Le sang appelle le sang. Sa sera mauvais pour leur clan, pour nous et pour Ardamir. Les drow ont assez détruit l'harmonie, ne faisons pas la même erreur" dit-il Alagorn en direction de sa femme, voir, il supplia de ne point rentrer dans le conflit. Il savait de quoi elle était capable, sa femme n'était pas du genre à céder.

Scylla observa son mari,poussant un soupire par la même occasion. Elle avait cédé à son marie, lui adressant un regard dure, avant d'acquiessait.

"Bien, je te laisse faire" disait-elle avec une once de tendresse envers son male.

Elle adressa un dernier regard à Dalen, puis Ketyr avant de partir dans une démarche élancé et guerrière. Celondil la suivit avec diligence pour l'aider à retrouver son chemin. Peu désireux d'ajouter de l'huile sur le feu, les Conseillers gardaient la bouche fermée et le regard sévère. Si certains s'évertuaient à convaincre un preneur d'otage du mal fondé de ses actions, les Ardamiris étaient plus du genre à écouter et à calmer les choses pour pouvoir agir au meilleur moment. Et ici, le principal objectif était de ne pas placer Ardamir dans un rapport de force avec leurs hôtes... ou pire, mettre la cité juste entre deux clans qui en venaient aux mains.

Une fois que la chasseresse eut quitté la pièce et que l'écho de ses pas et les paroles volontairement bruyantes de Celondil eurent totalement disparus, Ketyr s'approcha de la porte à sa suite en claudiquant. Elle n'était pas dans le couloir. Pas au plafond. Pas accroché à l'une des fenêtres toutes proches. Il se tourna vers Dalen et hocha la tête.

Alagorn figea son regard sur Dalen, le bras toujours pris dans les crocs de l'énorme félin sans montrer la moindre trace de frayeur. Sur un ton diplomate, il s'adressa à Dalen:

"Je demande par la même occasion à Ketyr de partir. Il est aussi fautif, de ce fait nous partirons sur une bonne base.Si, il ne part pas, je crains que la relation risque encore plus de se détériorer. Et par pitié, laissez cette animal rejoindre sa maitresse. Le sang a assez couler et arrêtons de faire un sacrilège dans ce lieu, je vous prie." quémanda le jeune elfe.

Sans un mot de l'elfe des Lam'Nir, ses doigts bougeant avec précision et son regard planté sur l'otage rescapé, le Phish'Oura se redressa , continuant à faire pression de sa mâchoire sur l'articulation de son maître sans pour autant lui percer franchement la peau. Avec la même lenteur et la même grâce qu'il avait eu pour s'approcher de la fenêtre, il glissa vers la porte, les Conseillers s'effaçant, blêmes, pour le laisser passer. C'était bien la dernière fois qu'ils autorisaient la présence d'une telle bête...

Malgré les mots toujours aussi revendicateurs d'Alagorn, ce dernier se faisait peu à peu trainé hors de la salle. Chacune de ces veines tentatives révulsait un peu plus le mage. Ce clan n'avait décidément pas plus d'honneur que d'esprit... Ces deux personnes étaient plus écœurantes que des elfes de pierre...

- Si l'un de vous veux les accompagner, je les relâcherai au bout du couloir.
exposa calmement le mage.

Malgré tout, le cœur de Dalen éprouvait plus de pitié que de haine envers ces trois êtres qu'ils avait du se résoudre à chasser pour pouvoir continuer dans le calme. Les conseillers échangèrent quelques mots à voix basse. Deux sortir au côté du Noss et du félin, deux autres se précipitèrent pour prévenir la garde et éviter un massacre au cas ou le Phish'Oura ne serait pas coopératif. Il ne restait qu'Eörim et Medherith qui s'étaient portés volontaire pour cette dangereuse entrevue. Ce dernier prévint les Noss que deux contingents armés arriveraient sous peu. L'un pour sécuriser l'entretien. Le second pour accompagner le Phish'Oura et ses propriétaires sans dommage.

-Du moment qu'ils restent à la porte de cette salle, cela ne pose aucun problème.
avait seulement répondu l'elfe aux cheveux d'azur alors que son compagnon avait failli rugir de nouveau.

Lorsque le félin et son maître disparurent par la porte avec leur deux accompagnateurs, Dalen ferma les yeux, ne soufflant qu'une seule chose.

- Ketyr. La porte.

L'elfe aux marques rouges perdit son air revêche, à la fois surpris et légèrement troublé par la demande de son comparse. La voix calme et autoritaire du plus jeune était sans appel. Il ne répéta pas, laissant quelques secondes s'effilocher jusqu'à ce que Ketyr se reprenne et s'exécute. Pour la première fois depuis que le Taledhel l'avait soigné, sa main lâcha son collier d'ossements. D'un geste volontairement lent, il s'abaissa comme il pouvait pour tirer de sa botte une longue et fine lame. Deux ou trois autres couteaux furent également récupérés... et posés sur le sol.

- Nous ne sommes pas ici pour nous battre, répéta sa voix revêche.

Ces mots comme ces gestes lui coutaient, c'était visible, et pourtant il avait l'air sincère d'une certaine façon.

- Vous êtes deux mages et une combattante. Peut-être même deux. Je vais fermer la porte, mais ce n'est pas pour vous coincer. Juste pour éviter que la bête ne revienne. expliqua-t-il encore en ramassant l'un des débris de la chaise pour barrer la porte de l'intérieur. N'importe qui aurait put le retirer et sortir, mais de l'extérieur, l'épaisseur des portes taillées chacune dans un seul panneau de chêne massif rendait l'intrusion bien plus longue.

Une fois que la question de la porte fut réglée, Dalen baissa les bras et souffla, la tension de son sort définitivement rompue. Sa main gauche passa sur son visage mais il se remis rapidement d'aplomb.

- Interrogez ces gens tout votre saoul mais qu'ils ne reparaissent plus devant nous. Je n'empêcherai pas deux fois Ketyr de respecter sa parole. souffla-t-il comme pour clore le sujet de ceux qui venaient d'être sorti de force.

Il avait interrompu une provocation en duel et c'était déjà un grave manquement à son rôle... Mais la mission primait. L'elfe fit d'ailleurs deux pas souples vers le frère d'arme qui s'approchait de lui depuis la porte... Pour abattre sur sa joue une gifle à toute volée. Il ne prononça pas un mot, mais Ketyr... Baissa la tête.

- Vous, porteuse de lame.

Il se tourna vers la Lëandrine sans plus de cérémonie, son visage farouche et sévère reprenant le calme dont il avait fait preuve déjà plusieurs fois. Après la dernière scène, son regard à la fois sérieux et léger avait quelque chose de troublant.

- Sachez que j'ai confiance qu'en vous même si vous avez gagnez mon respect, Mage. Il le salua de la tête avant de passer son regard sur les deux conseillers restant. Nous sommes venu vous trouver sans savoir si vous étiez liés ou non à ce qui nous préoccupe et nous n'avons toujours aucune certitude. Toutefois, il est clair que les élucubration de cette folle ont du ébranler un peu plus nos possibilité de discussions. Nous allons donc faire un geste.

Il tourna la tête vers Ketyr comme si la gifle n'avait jamais eu lieu et lui demanda sur même ton que d'habitude :

- Acceptes-tu que je leur parle de ta fille ?
- Non.
- Soit. Je me contenterai du minimum. Je n'aurai pas du prononcer son nom, même pour te calmer. Je suis désolé... il se campa définitivement face aux quatre étrangers, prenant quelques secondes pour remettre les faits dans l'ordre. Très bien... Il me semble que vous m'avez posé une question tout a l'heure. Si j'ai incanté sans vous prévenir, c'était pour pouvoir repérer des preuves d'évènement destructeurs sur l'arbre sans que quiconque ai le temps de les masqués. Et je n'ai trouvé qu'une chose en plus des quelques trace de sang ou de mort inévitable étant donné la concentration d'elfes ici. Tout en haut de la structure que les vôtres ont façonnés, la chair de l'Arbre a été imprégné du sang de deux ou trois créatures. Vu la quantité, l'une aurait put mourir de ses blessures. Il s'agit de sang elfe... Mais je doute que l'un de vous me croie tant qu'autre chose n'aura pas été éclairci... Il mordit violemment le gras de son pouce et se barra les lèvres d'un trait écarlate. Kÿria, les Aînés et la Bête m'en soient témoins. Je jure sur mon honneur, mon nom et mon clan que je ne sais pas pourquoi cette chasseresse accusait Evala. Elle fait parti de ceux de notre clan qui sont touchés par le mal qui atteint le Grand Chêne. Rien de plus.

Ketyr serra les dents à s'en rendre les mâchoires douloureuses mais ne dit rien. Dalen jaugea ses interlocuteurs du regard en passant sa langue sur la trace de sang qui maculait ses lèvres jusqu'à ce que le rouge ait entièrement disparu.

- Avant que vous ne me posiez d'autres questions, je tiens à insister sur le fait qu'aucun elfe que clan Lam'Nir n'oserait proférer une vérité de sang à la légère. L'une des deux seules autres de ma vie entière concernait l'accomplissement de la mission qui nous amène ici, Ketyr et moi. Nous ne sommes pas à fleur de peau par simple altruisme ou par unique soucis religieux.

La nature des nôtres est telle que nous sommes personnellement touchés par le mal du Grand Chêne. Je suis l'un des seuls encore immunisé. Trouvez-nous au moins l'une des deux personnes manquantes et nous vous expliquerons les tenants et les aboutissants du rituel. Le descendant de sang d'Anadris ou le coupable du sang versé qui a déclencher cette réaction en chaine. Nous ne pouvons rien dire avant d'avoir une preuve de votre intention de participer et toute suspicion qui pèse sur vous nous met dans une posture délicate..
il déglutit, son visage pourtant toujours assuré Les bases du rituel qui nous pratiquerons pourraient, une fois déformées, servir à corrompre certaines parties de la Symphonie. Nous ne pouvons courir le risque de le dévoiler dans son entier. Mais nous ne pouvons pas non plus laisser les choses ainsi...

la suite:
 

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Cinnaeth Kielendar
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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Lun 15 Mai 2017 - 21:13


Lorsqu'à la violence des mots se succèdent la violence des corps alors il est certain qu'une situation touche son point de bascule, tension pouvant tout faire s'écrouler. Et pourtant, malgré les confrontations successives, le sang versé et les manipulations des esprits, Cinnaeth fit preuve d'un flegmatisme pouvant en perturber plus d'un. Ceux se faisant si facilement décontenancer sont ceux ne sachant différencier calme et vigilance, car malgré une apparence placide, la Lëandrine était prête à agir si la situation dégénérait totalement. Et elle l'aurait fait en faveur des Lam'Nir, car même les paroles de Scylla n'avait réussi à ébranler la confiance qu'elle leur faisait. Ils ne faisaient pas preuve d'une transparence totale, mais l'état du Grand-Chêne était suffisamment préoccupant, même aux yeux d'une personne si peu versée dans la religion et la Symphonie comme Cinnaeth, pour leur excuser leur méfiance, surtout s'ils connaissaient une façon de guérir le l'Arbre.

Alors la situation se dénoua, plus par la force que par la raison, mais avec l'expérience, la jeune elfe savait quand l'entendement n'était plus de mise, et elle se retint donc toute intervention diplomate. Les Sil'Davirs mis à la porte, il devenait plus simple de reprendre une conversation constructive, en particulier en vue de l'attitude presque soumise, mais surtout obéissante, de Ketyr. De plus, les premières paroles de Dalen étaient encourageantes et montraient que sa tactique avait porté ses fruits. Un semblant de confiance s'instaurait entre la Taledhel et l'Ornedhel. Les réponses aux questions qu'elle avait soulevé en amont de l'altercation vinrent enfin et elle les écouta avec attention. Une explication longue, qui soulevait une nouvelle fois une myriades de nouvelles interrogations dans l'esprit de Cinnaeth. Il était nécessaire de procéder avec habilité ; les autres citadins présents n'étaient sans doute pas aussi bienveillant qu'elle envers les Lam'Nir, malgré le rituel de sang fait par Dalen. Ils avaient sans nul doute besoin d'être rassurés sur d'autres éléments et les propos de l'elfe aux cheveux bleus offraient de nouveaux points à explorer. Soutenant le regard de ce-dernier, la Lëandrine répondit avec une voix calme et douce :

- Dalen, je te remercie pour avoir réagi comme tu l'as fais et ainsi éviter un bain de sang dans l'enceinte même du Grand-Chêne. On pourrait reprocher la manière brutale dont tu y es pris, mais ces méthodes sont par fois nécessaires, et je ne pourrais croire que tu as ainsi utilisé ta magie par plaisir.

Dalen hocha profondément la tête, saluant la magnanimité de la jeune femme. Elle adressa un léger sourire aux deux représentant de la Noss avant de continuer de la même façon :

- Je pense qu'avant de pouvoir prendre une quelconque décision, il nous est nécessaire de mieux comprendre le Mal qui touche les Lam'Nir. Pourrais-tu nous décrire les effets que celui-ci a sur tes frères et sœurs ? Sont-ils affectés physiquement ? Changent-ils de comportement ? Leur manière de considérer la vie et l’œuvre de Kÿria est-elle différente ? Aussi, comment se fait-il que tu sois encore immunisé à ce Mal (et cette fois, s'adressant au Tiris'Elmion) et Ketyr, l'es-tu aussi ? Je ne voudrais remettre en cause ton intégrité ou ta bonne volonté, mais tes agissements poussent au questionnement.

- Que vous importe notre mal puisque nous savons comment venir à bout de celui du Chêne ? répondit Dalen avec le plus grand sérieux.

- À cela plusieurs raisons. Tout d'abord, en connaissant les symptômes de ce Mal, nous pourrons identifier si d'autres personnes extérieures à la Noss Lam'Nir sont atteintes. Aussi, il n'est pas exclu que l'individu ayant commis ces crimes soit aussi touché par ce Mal. Toute piste est bonne à explorer pour retrouver le coupable.

-Impossible que quelqu'un d'extérieur à notre clan soit touché. Le reste ne vous concerne en rien, étrangère.

Aucune agressivité n'était audible dans la voix du jeune homme. Il resta stoïque, faisant simplement face à son interlocutrice. Un silence s'installa dans la salle du Conseil. Cinnaeth eut pour toute réaction aux paroles de Dalen un soulèvement de sourcil interrogateur. Comment était-il possible que seule la Noss soit atteinte et aucun autre elfe ? Cet élément dérangeant donnait une nouvelle teinte aux propos précédents de Scylla... La Lëandrine jeta un oeil à Artiön et aux deux conseillers, ces-derniers n'ayant prononcé un seul mot jusqu'à présent et restaient encore silencieux, observant et notant chaque acte des Noss. La situation était complexe et contrairement à la diplomate lëandrine, leur problème se résumait à un point maintenant que la tension entre les deux clans n'était plus d'actualité : pouvait-il accepter de fournir le nom d'un descendant de leur fondateur sans savoir ce qui allait suivre, puisque l'enquête concernant l'éventuel coupable prendrait bien plus de temps qu'ils n'en avaient.


Spoiler:
 

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Fait la fête à Ardamir, commence l'enquête sur le mal du Grand-Chêne d'Ardamir, et rencontre une vieille connaissance.



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Artiön Sinyàra
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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Mar 16 Mai 2017 - 0:57


Peu de questionnement devant la raison pour laquelle ils auraient voulu les Sin'Dalvir écartés de la scène. Toutes les raisons d'être déçu de la manière dont les choses se sont déroulées. Si Scylla est au moins moitié aussi rancunières que les chefs des clans bordant ta Cité natale, l'épisode d'aujourd'hui serait payé plus tard, et tu aurais espéré au moins qu'ils agissent de manière à limiter les coûts. C'est de force malheureusement qu'ils choisirent de s'y prendre, mais puisque tu n'avais point mot à dire devant cette décision, te voici forcé de prendre place silencieuse parmi ceux assez fortunés pour être tombés dans les bonnes - s'il on peut se permettre de le dire - grâces des deux Lam'Nir.

 Habituel masque de sérieux au visage, tu laisses tout de même tes doigts courir le long de la hampe de ton sceptre, poussant à l'occasion le focaliseur à entrer dans d'aléatoires rotations. Ainsi tu leur communiques l'état de nervosité outre lequel tu passes pour les écouter, et par la même occasion, leur offre une observation directe de l'évolution de l'équilibre entre ta confiance et ta méfiance.
 
 - Bien que je sois aussi curieux des symptômes de ce mal tu te tournes vers Cinnaeth ou des raisons pour lesquelles nos camarades aient pu y échapper tu te tournes vers Dalen Il est impossible qu'autant de sang, et particulièrement du sang elfique, ait été versé dans le Palais sans que ni guérisseurs, ni miliciens n'aient été impliqués.
 
 Le sang, le sang, toujours le sang. C'est à cause du sang qu'était né le conflit, et c'est grâce au sang qu'il était en passe d'être résolu, du moins de ton côté. Militaire que tu es, sensible aux pactes, promesses et engagements, les Ornedhels auront certainement vite compris à quel point il te serait difficile de ne pas accorder de valeur à ce qu'ils appellent une vérité de sang. C'est d'ailleurs cette précise pensée qui te maintient dans l'indécision. Ont-il fait cela cherchant sincèrement ta confiance, ou n'y ont-ils vu qu'un aisé moyen de te manipuler ? Tu laisses glisser pour l'instant, remets le gros du travail de diplomatie entre les mots de Cinnaeth, attendant de voir comment évolue la situation, moyennant tout de même l'occasionnel recadrage.
 
 - Puisqu'ils tiennent à leurs secrets, tu roules des yeux autant ne pas les forcer à en révéler qui ne représenteraient qu'une avancée marginale dans notre affaire. Pour ce qui est des descendants d'Anadris, j'imagine les membres du Conseil être renseignés. En ce qui concerne les potentiels coupables et victimes... ta langue claque d'agacement Killen en sait probablement trop pour son propre bien. tu soupires, reprenant contenance Mais dans le cas contraire, ou s'il refuse de parler, qu'un Ardamiri participe à un bain de sang dans le Palais et y survive, et un entretien avec les guérisseurs de la Cité devrait pouvoir nous mettre sur une piste ; qu'il y ait perdu la vie et l'archiviste pourrait être notre lanterne.
 
 Tu te postes finalement d'un pas lent au barycentre du triangle tracé par les positions d'Eörim, Mederith et Dalen, laissant ton regard glisser sur chacun.
 
 - Mais avant de s'engager dans la moindre enquête, autant crever l'abcès. Ta voix grave perd sa chaleur habituelle Pouvez-nous au moins nous promettre que toute cette entreprise et ce qui en découle ne représente aucun danger pour le descendant d'Anadris qui devrait y prendre part ?

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Halyalindë Yasairava
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MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Du Sang sur l'écorce | Libre   Sam 27 Mai 2017 - 11:48



A l'annonce du nom de Killen, Medherith s'était un peu agité sur son siège, fronçant les sourcils, mais n'avait finalement rien dit, laissant le Daranovan finir son raisonnement. Etant en pleine recherche de l'ambassadeur qu'il devrait lui présenter, il n'avait aucune envie de se le mettre à dos et marchant avec grâce sur les oeufs de cette situation incongrue. Sa question était d'ailleurs tout a fait dans l'axe de son problème majeure alors autant faire d'une pierre deux coups!

- Je peux vous promettre que le descendant d'Anadris ne courra aucun danger. Ce sera vraissemblablement la personne la plus en sécurité lors du rituel. Mais je ne peux pas vous promettre non plus que cela sera agréable. Nous n'avons que de vieux témoignages et un savoir ancestral sur lesquels nous appuyer. Nous n'avons pas put le réaliser depuis des générations. répondit Dalen, toujours avec ce regard inhabituellement sérieux pour la jeunesse de son visage.

Eörim et Medherith échangèrent un regard soucieux puis un hochement de tête envers Artion. Le plus jeune des deux conseiller se leva, s'adressant indistinctement aux deux Ornedhels :

- Très bien. Nous acceptons. Nous allons lancer une enquête en ce qui concerne cette attaque dans le Palais. En attendant, pouvons-nous vous proposer le gîte?

La proposition courtoise grava une expression peu amicale sur le visage de Ketyr, mais Dalen resta de marbre, hochant négativement la tête.

- Nous resterons dans votre Sanctuaire dédié à la Mère pour éviter les problèmes avec cet autre clan de vos alliés jusqu'à ce que notre mission soit terminée ici. Essayez de faire vite. Chaque heure qui tourne est une menace pour les notres.

Puis il passa son regard sur tous les Citadins présents, comme s'il gravait leurs visages dans son esprit. Il s'arrêta un peu plus longtemps sur la Lëandrine, hochant respectueusement la tête. Ketyr également la dévisagea un moment mais son arme semblait plus attirer son attention que les traits de l'elfe.

- Si vous n'avez pas d'autres objections...? demanda le jeune homme aux cheveux bleus.

Eörim se leva à son tour, invitant les deux hommes à sortir d'un simple geste de la main et d'un hochement de tête respectueux. Après les problèmes qu'avaient posés les mots, le silence semblait la meilleur réponse en l'absence de certitude. Les gardes qui attendaient dans le couloirs escortèrent les ornedhels vers le sanctuaires sans que l'écho d'un quelconque soucis ne parvienne aux oreilles des quatres citadins.

Puis, tandis que le visage creusé de rides du vieux conseiller se fendait d'un soupire, Medherith se tourna plus franchement vers ses deux hôtes, le visage soucieux.

- Pourquoi avoir parler du Seigneur Limier?

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