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 Où l'avenir commence | Solo

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Anorn
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MessageSujet: Où l'avenir commence | Solo   Mer 5 Avr 2017 - 18:50


Sixième ennéade de Verimios
De la neuvième année du onzième cycle

Palais d’Alëandir

Cette ennéade était la bonne. Il le savait, il le sentait. Leurs enfants s’agitaient. Le corps d’Arwain changeait imperceptiblement. Sans le flux, il ne l’aurait sans doute pas remarqué. Mais elle se préparait. Elle même disait le sentir. Assise dans un large fauteuil, elle le détaillait de bas en haut. Il laissait ses yeux balayer sa silhouette et ses vêtements, détailler les trais de son visage. Lui regardait son ventre. Rebondi. Qui protégeait leur descendance. Qui l’avait laissée grandir. Et qui leur livrerait bientôt. Il serait alors temps de devenir parents. Temps de les nourrir, de les soigner, de les faire dormir. De les protéger. De les éduquer. Il y avait peu pensé ces derniers temps. Il ne voulait pas encombrer son esprit avec un futur dont il n’était pas certain. Parce qu’au fond de lui, il craignait que leurs enfants leur soit retiré aussitôt qu’il les leur serait donné. Même s’il était le mieux placé pour faire accoucher sa femme, même s’il était un des meilleurs dans son domaine, il craignait que quelque chose se passe mal. Ils étaient bien trop précieux pour qu’ils les perdent. C’était hors de question qu’il leur arrive quelque chose.

 - N’y pense pas, Anorn. Tout va bien se passer. Je le sais.

Ses sourcils avaient du le trahir en se fronçant. Son front avait du se plisser un instant. Il savait qu’il ne faisait plus attention quand il était avec elle. C’était là le véritable confort. Pouvoir se détendre, se laisser s’évader. Sans tenir à tout prix l’image qu’il renvoyait.

 - Les dieux peuvent être capricieux. Tu sais que ça me briserait le coeur d’en perdre ne serait-ce qu’un des deux.
 - Moi aussi Anorn. Evidemment. Mais tu sais bien que c’est peu probable. Tu es là, je les sens bien vivants et j’ai été suivie de près par la Haute Prêtresse de Kÿria. Je sais que tout va bien se passer, il n’y pas de raison.

Il n’y avait pas de raison. C’est vrai. Mais il n’y avait pas besoin de raison. C’était une des principales choses qu’il avait retenu des mouroirs. Il n’y avait pas de raison pour que ça arrive. Et parfois, ça arrivait tout de même. Souvent à vrai dire. S’approchant d’Arwain, il passa une main sur sa joue avant de l’enfouir dans ses cheveux. Elle passa une main derrière sa cuisse. Ses yeux dans les siens, elle lui sourit.

***

Un mouvement un peu trop brusque le réveilla. Les yeux grands ouverts, Arwain fixait la tâche humide qui s’était dessinée sur les draps. Elle n’osa pas tourner la tête vers son époux quand il lui demanda, encore à moitié endormi, si tout allait bien. Comme elle ne répondit rien, il se leva précipitamment. Allumant les bougies, une douce lumière éclaira la pièce. Ecartant les draps pour elle, il vit ce qu’elle avait vu depuis un moment déjà. Il passa une main sur son visage. Il se figea un instant.

 - On y va.

Il passa un bras sous son épaule et l’aida à sortir du lit. Une main crispée sur son ventre, elle dut attendre qu’une contraction passe pour pouvoir avancer. Elle sentait que celles ci étaient différentes des autres. Pas encore trop intenses, pas encore trop douloureuses, mais elle savait qu’elles ne passeraient pas si vite. Que même si elles disparaissaient, resterait toujours leur trace jusqu’à ce que la prochaine arrive. Ils avaient préparé une pièce, pour qu’elle accouche dans les meilleures conditions. Elle était proche de leur chambre, parce que c’était là qu’Arwain passait la plupart de son temps ces derniers jours. Quand ils passèrent la porte, un garde accourut.

 - Réunis les guérisseurs et les prêtres, ceux dont je t’ai donné le nom. Vérifie ce que je t’ai demandé de vérifier.

Que quelqu’un était bien au chevet d’Aldartha. Il avait peur que Kÿria lui donne des enfants pour que Tari puisse lui enlever son frère. C’était inconcevable. Il ne saurait être sans lui. C’était impossible.

 - Ca va aller… Ca va aller.
 - Evidemment ça va aller Arwain. On est bientôt arrivé, ne t’en fais pas. Souffle.

Bientôt, il lui demanderait sans doute si elle voulait qu’il soulage sa douleur. Sans pour autant l’effacer. Mais s’il pouvait l’exempter d’une souffrance qu’il ne saurait mesurer. Avant qu’ils en arrivent là, ils devaient déjà franchir la porte de la pièce qu’ils avaient préparés. Et le chemin paraissait soudainement à Arwain bien plus long que dans ses souvenirs.

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Anorn
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MessageSujet: Re: Où l'avenir commence | Solo   Jeu 4 Mai 2017 - 16:06

Il régnait dans la pièce une ambiance toute particulière. Anorn concentré sur le travail de sa femme n’entendait plus vraiment ce qui se passait autour. Il ne voyait pas la guérisseuse qui était entre ses jambes, n’entendait pas les autres encourager Arwain ou la rassurer. Il n’avait d’yeux que pour la scène qui était entrain de se dérouler là, devant lui, et qui allait faire de lui un père. Avec le flux, il était complètement en Arwain, pouvait presque ressentir lui même ce qu’elle éprouvait à cet instant. Son corps entier était tendu, tous ses muscles travaillaient, tous ses muscles s’efforçaient de donner la vie. Elle serrait sa main de toutes ses forces, la comprimait littéralement. Il ne ressentait pas la douleur, parce qu’elle était dérisoire par rapport à celle d’Arwain. Quand dans la salle on annonça un premier né, il détourna légèrement son attention pour vérifier que ce dernier se portait bien. Il avait toujours son attention sur sa femme mais elle s’était comme dédoublée pour se diriger vers son premier enfant. Un garçon. Quand il cria, ils sourirent tous les deux. Mais ils n’eurent pas le temps de s’appesantir dessus, les contractions reprenaient déjà pour que le second voit le jour. Elle avait mal, il avait mal pour elle et elle refusait qu’il soulage sa douleur. Elle ne l’autorisait qu’à superviser, à faire en sorte que son corps ne soit pas endommagé et que l’enfant ne soit pas en danger. Elle était en sueur et Anorn pensa un temps que tout ceci ne finirait jamais. Son premier né s’époumonait, Arwain travaillait à faire sortir celui qu’elle portait encore et lui était partagé entre la nécessité de rester là et l’envie irrationnel de prendre son premier fils dans ses bras.

- Le second arrive ! Il est juste là, je le vois.
- Prépare les onguents et le bain. Régent, vous serez en mesure d’assurer la prise en charge de vos nourrisson ou souhaitez-vous que nous nous en chargions ?

La question le fit sourire amèrement. Avaient-ils donc si peu de jugeote pour lui demander une telle chose ? N’avait-il pas été assez clair sur ses directives auparavant ?

- Contentez-vous de suivre les ordres qui vous ont été donnés.

Avait-il l’air si fatigué ? Si peu capable ? Les mouroirs étaient bien pire et pourtant il y avait survécu. Alors qu’on lui demande aujourd’hui s’il était capable était un affront dont on ne mesurait visiblement pas l’importance. Mais il avait bien d’autres choses sur lesquelles se concentrer actuellement. Quand leur second fils prit sa première inspiration pour pousser son premier cri, il fut immensément soulagé. Sa femme serrait toujours sa main, un sourire sur ses lèvres, et elle réclama aussitôt ses enfants.

- Deux fils, qui devraient grandir sans problème. Ils sont magnifiques.
- Merci… Oh, bonjour vous deux…

Les yeux rivés sur eux, elle avait lâché la main d’Anorn pour les maintenir sur elle. Ce dernier se pencha sur eux pour embrasser sa femme sur le front et caresser doucement la tête de ses jumeaux. Il descendit ensuite sur le ventre d’Arwain, puis sur ses cuisses. Détendant les muscles, vérifiant qu’elle allait bien. La pièce se vidait, ceux qui avaient été réquisitionnés n’avaient plus rien à faire ici. Les félicitations avaient fusé et cela lui rappelait qu’ils allaient devoir les présenter publiquement dans les jours qui venaient. Mais il ne voulut pas y penser. Remerciant le dernier guérisseur qui les quitta, il apporta près de sa femme la bain qui avait été préparé. Plongeant le premier dedans, il entreprit de le laver délicatement. Il ferait de même avec le second, avant de les reposer tout deux, emmaillotés dans des linges propres, sur la poitrine de leur mère. La nuit était tombée depuis longtemps et ils ne retourneraient pas dans leurs appartements avant que le jour ne soit bien présent.

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