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 Etat de fait.

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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Etat de fait.    Sam 8 Avr 2017 - 14:56



Verimos de la 1ième année du XXIième cycle [Hiver] - Jour 3


Conformément à sa mission, Irving accompagné de son comparse avait transmis le message aux frontières. Blanche préféra. Un pigeon cela s’abat. Un homme aussi mais Blanche avait confiance en les capacités de ses hommes plus que dans celles d’un pigeon, cela va de soi. Ils avaient donc cheminé en contournant les cols pour rejoindre prestement le convoi. Conformément à sa tradition de chasseur que Clyde lui avait parachevé d’apprendre, il avait libéré son faucon afin de surveiller la zone de près comme de loin au cas où un ennemi arriverait. Leur avantage était que leur « unité » était mobile. Ils n’étaient pas en armure de plates, juste du cuir, renforcé par endroit par des plaques de métal et leurs chevaux, des éraçiens, n’étaient pas si chargés que cela. Le strict minimum pour survivre et aller vite en somme. Au bout du troisième jour, quelle ne fut pas la surprise d’apprendre qu’un détachement éraçien était en vue.

De leur côté, la troupe velterohautvaloise avait poursuivi son chemin. Clyde, chasseur et pisteur en chef, se servait de son mirage d’argent dans le même but qu’Irving et cela permettait d’échanger des notes des petites indications. Ce volatile était son compagnon depuis maintenant presque vingt ans dans ses errances au sein de l’Anaeh où il avait trouvé un oisillon tombé du nid. Il savait combien il avait été chanceux ce jour-là. Quoiqu’il en soit à quelques jours de la frontière, ils étaient près de la frontière veltérienne. Un autre courrier avait été dépêché et transmit à Rochenoire afin qu’un deuxième détachement de soldat les retrouver à la frontière pour les accompagner jusqu’à la capitale du Duché et cela ne serait certainement pas trop en raison de l’attroupement massif à la frontière.  

Le passage en Erac et Velteroc fut délicat. Blanche avait troqué sa robe contre une tenue de voyage tout simplement car être dans le carrosse de son époux vomissant par moment ses tripes et ayant de la fièvre c’était de trop. On avait fait dépêcher en même temps que la troupe veltérienne, cette apothicaire s’occupant de Nimmio, cette femme à la crinière de feu pour administrer les meilleurs soins qui soient lors du trajet et que celui-ci soit plus confortable. Une fois, la frontière franchise, Blanche était plus sereine et les derniers jours, le Duc avait franchement meilleure mine. Une fois rentré chez lui, on mit tout en œuvre pour lui rendre sa santé.



Quelques jours après leur arrivé, la Dame du Val avait demandé une réunion de tous les vassaux et ceux qui avaient assisté à la Diète pour fait l’état des lieux en HUITS CLOS. Dans un premier temps, elle aborda l’épisode de l’empoisonnement.

« Avant toute chose, sachez que l’état de Nimmio est stable. Depuis que les différents apothicaires lui ont administré les meilleurs onguents qui soient, il a meilleur mine et se repose… Puisse Néera veuillez sur lui. »

Elle inclina son minois comme pour remercier la Déesse et fit un petit temps de silence et reprit.

« Selon l’enquête de la Garnaad et de l’Erac, l’empoisonnement ne viendrait pas de leur fait et les soupçons se portent sur l’entourage du Duc. »

Un brouhaha violent embrasa alors l’assemblée à la fin de sa phrase. On pouvait entendre des « Mensonges », « Lâches », « Facéties » et autres joyeusetés. Les uns parlaient désormais avaient leur voisin. Blanche les laissa s’exciter une minute avant de frapper dans ses mains et ramener leur attention à sa personne en faisant porter sa voix.

« Evidemment, aucun veltérien ou hautvalois n’a été invité à travailler de concert à résoudre cette affaire donc nous estimons ces accusations caduques ! D’ailleurs à ce titre, j’ai fait amener ledit tonnelet de vin hautvalois qu’aurait bu Nimmio, celui-là même qui serait responsable de son état actuel et je vais boire une gorgée devant vous. »

Elle fit un signe à Clyde de lui apporter l’objet et le déposer d’elle. Prenant une coupe, elle la remplit et présenta cette dernière à l’assemblée avant de l’engloutir d’une traite, quelques gouttes de vin ruisselant dans son cou. Elle reposa avait violence le godet en bois sur la table.

« Maintenant attendons de voir si je défaille d’ici quelques minutes. »

Croisant les bras sous sa poitrine, elle observait l’assemblée désormais silence et en haleine. Au bout de dix minutes où rien ne survint. Elle reprit.

« Comme vous pouvez le constater, je n’ai fait aucun malaise, j’invite donc quiconque à boire de ce merveilleux cru. »

L’assistance s’embrasa à nouveaux alors que certains tapaient du poing sur les tables et beuglaient à la traitrise éraçienne et celle du duché de la Garnaad. Quelques échansons vinrent servir le vin à qui l’eut voulu. Une nouvelle fois, le silence s’emparait de la salle en attente d’un quelconque verdict qui pourrait venir étoffer les preuves de leur Duchesse et lorsque le décompte arriva à sa fin. Un nouvel émoi bouscula tout le conseil. Blanche rappela au calme.

« A ce jour, nous suspectons fortement l’Erac mais aussi le Duché de la Garnaad… Car nous sommes conscients des griefs à l’encontre de notre seigneur Nimmio Velteroc. Toutefois, sachant pertinement, les velléités du Nord et du Sud à notre encontre, nous n’omettons pas le fait qu’un intervenant extérieure aille saisi cette opportunité. La Ligue ne fait pas l’unanimité et nous savons que ces détracteurs avaient là une occasion en or de la mettre en péril… Et cela porta ses fruits. En ce jour, la Ligue n’est plus et dissolue. Nous sommes désormais indépendants… Et je ne vous cache pas que nous comptions sur cette dernière pour palier à la situation économique grave. Nous estimons qu’il faut garder contact avec le Duché de la Garnaad pour tenter de nous remettre en selle. Nous tenterons aussi de demander de l’aide à Langehack… En vertu des pouvoirs qui me sont conférés, il y aura des changements et c’est changement seront destinées à nous faire passer l’hiver qui sera rude. »

Quelques chuchotements se firent entendre. Elle laissa le temps de digérer l’information puis reprit.

« Ce n’est évidemment pas tout. Je ne vous cache pas que les rapports que m’ont envoyé mes différents gardes sont alarmants. En effet, nous avons échappé de peu à un assaut éraçien, en effet, une troupe lourdement montée était en direction de notre carrosse et nous avons rencontré une réticence accrue lors du passage à la frontière, je loue l’intervention de nos valeureux soldats pour nous avoir rejoint à la frontière… Nous ne savons pas ce que voulaient ces éraçiens mais nous pouvons en déduire qu’ils ne nous voulaient pas du bien… Ceci est naturellement un acte abject et nous déclarons l’Erac ennemi du Duché du Médian. »

L’ardeur de l’assistance était désormais palpable. Certains s’étaient levés, frappaient du poing sur leur pectoraux ou la table, tapaient du pied, hurlaient la grandeur Veltérienne, d’autres hurlaient à l’infamie et Blanche était naturellement satisfaite. Evidemment, certains plus calmes et plus sages ne semblaient pas si emballer, ils avaient conscience des difficultés économique et l’hiver s’avérait rude. Blanche frappa à nouveau dans ses mains.


« CEPENDANT ! L’Hiver approche. Nous avons déjà maté une fois l’Erac et s’ils viennent, nous les mâterons une seconde fois encore ! Vous n’êtes pas sans savoir ce que le vent nous apporte ! Sainte-Berthilde se prépare à la Guerre. Et nous pensons que cette dernière ne sera pas seule. Après mon entretien des mois auparavant avec le Duc de Serramire, nous pensons que ce dernier se joindra à cette guerre… Mon entrevue avec le Marquis d’Odélian n’amène pas de bonnes nouvelles, non plus. Maintenant que la Ligue n’est plus, ces chiens éraçiens feront comme la putain des tavernes et écarterons mollement les cuisses quand ils viendront ! Que pouvons-nous attendre de plus d’eux ? Et mes avis qu’il ne faudra pas compter sur le Garnaad qui a à sa tête, ce genre de pacifiste qui se protègent derrière ce bouclier de « Nous épargnons des vies, nous ne voulons pas la guerre ». De toute façon, sont-ils seulement à même de la faire ? Bref, nous sommes seuls ! Mais nous vaincrons. Votre Duc Nimmio de Velteroc a déjà triomphé une fois contre la Vipère Olyséenne. Les Cinq nous protège. Je vois en vous. Je ferais tout ce qui est dans mon pouvoir pour servir de la meilleure façon qui soit. Pour le Duc, Sang & Honneur. »

Cette réunion se termina naturellement sur un banquet pour le complaisance des uns et des autres.



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