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 Vision de La Rêveuse [Kaëlistravae]

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Artiön Sinyàra
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MessageSujet: Vision de La Rêveuse [Kaëlistravae]   Dim 23 Avr 2017 - 3:52





Pour cela elle était pratique l’autorité que possédait la Main Droite au sein du Conseil. Vous arriviez au crépuscule de cette entrevue, les arguments commençaient à te manquer et la patience lui aura sûrement commencé à faire défaut. Kaëlistravaë d’expérience savait que s’il y avait encore échanges, ce serait certainement par convenances plus que par nécessité, et que la parole si elle s’allongeait encore se viderait de son sens ; elle mit donc purement et simplement un terme à la réunion. L’entreprise fut d’ailleurs bien plus aisée que tu n’aurais osé l’imaginer… mais tu ne t’en plaindrais pas. Offrir ton bras à ta Dame t’était une aventure assez délicieuse pour faire fi de l’apparent empressement ayant marqué les derniers instants de la séance.

- Je ne m’attendais pas à être accueilli à bras ouverts tu sais. Peut-être un peu indélicates, mais les remarques de Kireth étaient justifiées. Tu poses une rapide bise sur sa tempe Mais tu sais, j’en ai vu d’autres, il en faut plus que quelques mots pour m’abattre venant du commun des immortels en tout cas, car un seul et unique mot venant de ton aimée ou de son père, un simple non, et ton monde n’aurait pas été le même.

 À la demande te l’Etoile du Matin, vous errez sans réel but à travers les couloirs creusés dans l’écorce, soufflant lentement le reste de la pression accumulée durant l’accomplissement de vos devoirs respectifs. Instinctivement et inexorablement vous vous dirigez vers les sources de lumière, mais cherchez au même moment à faire le moins d’efforts pour lutter contre la gravité. Vous descendiez plus souvent que vous ne montiez, à la recherche des fenêtres les plus basses, des balcons de sol, et finalement vous trouvant à la grande porte des Racines.

Au sol, Ardamir n’est plus la même. Les riches décorations de la canopée ont vite été troquées pour un couvert de mousses, de lichens et de fleurs aux couleurs sombres dansant sur les racines. Ici les arbres ne vous protègent plus, ils vous dominent de leur hauteur infinie. Au sol on entend plus l’éternelle suite de couplets jouée par les musiciens de la Cité des Arbres, mais plutôt celle jouée par les instrumentistes de la forêt. Les craquements des branches, les bruissements des feuilles, les chants des oiseaux de sous-bois, le sifflement des insectes encore actifs en cette période de l’année, et s’il on tendait l’oreille, le roulis de l’eau de l’Elorëa proche.

Tu presses le pas vers le son de la rivière, surprenant ta compagne, qui s’était laissé bercer par le rythme de votre promenade silencieuse ; et lorsqu’elle finit par calquer ses mouvements sur les tiens tu accélères, encore et encore, jusqu’à ce qu’elle se voie obligée de te lâcher, puis de te poursuivre à travers le dédale de branches. En réalité tu fais attention de ne jamais la distancer, tu l’attends quand tu vois que l’écart se creuse, tu lui laisses espoir de te rattraper, et comme un petit enfant au dernier moment tu fuis en riant. Ce n’est qu’arrivés sur les quais que tu t’arrêtes, t’empressant de tirer tes chausses pour plonger tes pieds dans l’eau froide de la rivière. Amusement puéril devant la figure essoufflée de ta compagne, tu lui tends la main pour l’inviter à te rejoindre assis au bord de l’eau.

- Je pensais que c’était moi que la séance avait éreinté et à qui un somme ferait le plus grand bien ! Tu la regardes, sourire taquin au visage, parodiant un sérieux en le teintant de sarcasme Pour le travail que tu abats chaque jour, j’aurais espéré que tu n’aies pas besoin de te servir de moi pour excuser ta fatigue devant le Conseil tout de même ! ton regard s’adoucit et ton parlé avec Mais je dois bien dire que je te suis reconnaissant d’avoir clôturé cette réunion, je n’en pouvais plus d’attendre que l’on se retrouve juste tous les deux.

Tu joues de tes orteils avec la surface de l’eau, contemplant d’un œil admiratif l’immense ripisylve qui s’élevait au-dessus de vous, et t’imprégnant de la fausse solitude qui régnait si bas dans la Cité Arboricole. C’est à tes yeux d’ici qu’Ardamir avait l’air la plus forte, la plus authentique, et la plus belle. Là où elle était la plus vide de monde, la plus sauvage. Etrange peut-être venant d’un habitant de l’une des patries les plus urbaines de l’Anaëh, mais d’une entière vérité.

- Les Ardamiri n’ont pas l’air de beaucoup affectionner les racines ; pourtant je trouve que la Cité est encore plus belle vue d’en bas. Lever les yeux vers la canopée me rappelle à quel point on est petits. Tu sais,  tu laisses aller un soupir presque mélancolique j’ai le même sentiment devant la fosse, chez moi, à Daranovar.

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Dernière édition par Artiön Sinyàra le Ven 5 Mai 2017 - 23:07, édité 1 fois
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Kaëlistravaë Yasairava
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MessageSujet: Re: Vision de La Rêveuse [Kaëlistravae]   Jeu 27 Avr 2017 - 16:55




Son siège au conseil, lorsque sa cousine le présidait, l’avait habituée à ce genre de débat aux avis divergents des multiples conseillers. Bien que d’ordinaire sa voix se montrait discrète, s’élevant que lorsqu’elle était sollicitée ou que le moment se montrait propice, icelle se dût de muter lors de son ascension. L’absence de sa cousine obligeant, la Main se devait de présider, a elle la lourde tâche de contrôler les discussions, de porter le chef de médiatrice lors des débats, de trancher lors de soulèvements agités, or cette personnalité qu’elle devait adopter n’était pas naturelle chez elle. Et la porte se referma. Elle s’envola, toute la tension qui s’était accumulée sur les frêles épaules de l’étoile, ce malaise qui la tenaillait, entre son devoir de Main et celui de fiancée. Incendié par les piques de Kireth, Artiön s’était débrouillé d’une main de maître, à esquiver et à répliquer brillamment et décemment, laissant le temps des hostilités une Kaëlis aux lèvres picotantes d’envie de répliquer aussi acerbement. Pourtant, elle n’en fit rien et la voilà, près d’une heure plus tard, accrochée au bras de son aimé, à déambuler dans le palais de bois, grand sourire au minois.

Là, tout en bas, piétant sur les fondations même de sa citée, celle qu’elle chérissait et protégeait de tout son être, elle surprit encore après six cents années de vie, du décor de cet endroit rarement exploré. C’était un autre monde, qui subissait de l’ombre des hautes cimes d’Ardamir mais qui n’avait rien à lui envier. Tout ici semblait plus calme, serein et prompt aux réflexions. Seuls quelques timides rayons lumineux parvenaient à percer les nuages feuillus, servant de projecteurs pour mettre de l’avant les merveilles de cet endroit. Ici, la nature elle-même devenait artiste et jouait des instruments comme le ferait un orchestre expérimenté. C’est d’ailleurs le cours d’eau qui la conquise, cet air doux, constant et si apaisant l’avais charmé dès le premier instant. Son sourire devint rêveur, son respire lui, apaisé, puis … Tout se chamboula!

Leur union se rompit, alors qu’Artion entreprit une course à moitié d’effort.
« Ma…! Mais! » Se trouva-t-elle seulement à répondre, tant la surprise lui fit soulever la poitrine. Empoignant deux pans de sa robe, elle se précipita sans se poser d’avantage de questions à sa poursuite, dans l’espoir de mettre le grappin dessus. Son inexpérience du terrain hurla vers son amant, car à bien la regarder, elle semblait ne jamais avoir piéter sur ce genre de terrain. Ses pas s’enchaînaient avec fluidité, certes, mais il n’en restait pas moins qu’elle était fort bien lente, que son souffle s’écourtait prestement et que sa robe la gênait. « Reviens ici toute suite! » Lui ordonna-t-elle, le nez froissé et l’air un faussement choqué. Voyant qu’il se moquait pratiquement d’elle en modulant les efforts de sa course, elle lança carrément ses souliers d’un coup de talon, gagnant en rapidité lorsque ses pieds nus foulèrent les souches humides. Mais encore, soutenant la traîne de ses affublements, son équilibre écopait et sa rapidité de même, la choquant d’autant plus lorsqu’elle arrivait presque à le rattraper.

Enfin, ils arrivèrent à l’endroit où l’avait guidé tout ce temps son aimé. Les joues empourprées, le souffle court et quelques mèches rebelles devant son adorable bouille, la vue du quai et du cours d’eau chassa l’amertume de sa défaite pour laisser place au bonheur. Un sentiment aussitôt vif lorsqu’il le vit l’inviter de la main, tout sourire au visage. Sans se faire prier, elle lui confia sa petite mitaine, puis s’asseyait à ses côtés, venant faire trempette à ses pieds maintenant souillés par la terre et la mousse des arbres. Mais il fallut qu’il la taquine aussitôt, ne pouvait-il pas s’en empêcher ?
« Je ne suis pas fatiguée, au contraire! » Assurait-elle, le souffle encore raréfié, venant l’agacer des pieds, sous l’eau. « Mais toi tu l’étais, les cernes sous tes yeux s’affaissaient au fur et à mesure que tu déblatérais. » Elle aussi, taquine, alors qu’elle lui dérobait une œillade discrète, de travers.

« Je ne sais trop quoi en penser, il est vrai que nous n’exploitons pas vraiment ces contrées … Pourtant, elles sont plus anciennes et sont la base de tout ce que nous connaissons aujourd’hui. Sans ces fondations, sans ces racines, notre citée telle que nous la connaissons n’existerait pas, du moins, ne serait pas telle qu’on la connaît. » Elle l’entendit soupirer, pinçant les lèvres en hésitant. « Tu n’es pas si petit, Artion. Le caillou ne fait pas le même éclat que toi, lorsqu’il tombe à l’eau. La preuve … » Puis sans crier gare, elle tenta de s’appuyer sur lui pour lui faire perdre équilibre et qu’il bascule dans l’étendue d’eau.

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Artiön Sinyàra
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MessageSujet: Re: Vision de La Rêveuse [Kaëlistravae]   Jeu 27 Avr 2017 - 20:29


C’était le genre de jeux auxquels on s’attendait. C’était le genre de gestes prévisibles lors d’une entrevue comme celle-là. Lorsque de jeunes fiancés laissent vaquer leurs regards sur un plan d’eau trop calme, fort était à parier qu’au moins l’un d’entre eux finirait trempé. La véritable question étant : lequel d’entre vous serait le premier ?
Tu aurais dû l’être, mais pour ça il aurait fallu que Kaëlis y soit allé avec un peu plus de conviction. Elle a raison lorsqu’elle dit que tu n’es pas si petit. Elle n’est pas petite non plus d’ailleurs, mais elle n’est pas assez grande. Tu te laisses aller à un rire de sympathie alors que ton aimée essaie désespérément de te déloger de ton assise. Tu balances un peu parfois, menace presque de lui donner raison de toi à d’autres. Ton dos penche, ta hanche se soulève même de temps en temps, mais ton fessier est inexorablement ancré au sol.

- Allez ! Tu peux y arriver ! J’ai confiance en toi !

Tu fais de la plaisanterie qui aurait dû être celle de Kaëlis un nouveau jeu, auquel elle prend vite goût. D’abord elle te pousse de ses mains, puis épaule contre épaule, puis dos à dos. Elle multiplie les prises, et tu multiplies les techniques de résistance ; étrange manière de s’adonner au contact physique, mais c’est la vôtre, et elle vous convient parfaitement.

- Décidément... Tu lui adresses le plus sournois de tes regards La lutte n’est définitivement pas ton domaine. Tes bras s’enroulent rapidement autour d’elle en même temps que tu parles Regarde et apprends !

Un coup d’épaule vers l’Elorëa, et vous étiez tous les deux à l’eau à mouliner des jambes pour rester en surface, alourdis par le poids de vos vêtements maintenant gorgés d’eau. Tu continues à rire, quand Kaëlis déçue d’avoir vu ses plans s’écrouler t’aveugle de gerbes d’eau vengeresses. Tu tentes une première approche, en surface, directement au travers du barrage de projectiles, mais la férocité de ta demoiselle a raison de toi une première fois, et tu te vois forcé de lui accorder victoire. Tu n’abandonnes pas pour autant. Tu prends simplement le temps de penser une tactique d’approche efficace et appropriée. Tu viens rapidement à une conclusion ; il te faut quatre choses :
• Une meilleure manœuvrabilité
• Une vitesse accrue
• L’élément de surprise de ton côté
• Assez d’amour pour contrecarrer sa riposte
Tu la défies du regard une fois de plus, et tu plonges, une première fois, sans encore t’approcher d’elle. De la surface elle peut clairement distinguer quel disgracieuse luttes tu combats. Ce sont les lourds et maintenant collants pans de ta robe que tu te débarrasses premièrement, les envoyant nonchalamment valser au bord des quais dès ta première remontée.
Tu plonges une seconde fois, allégé et plus rapide, et te dirige vers le fond autant que te fond sur elle. Elle tourne, tente de garder l’œil sur toi alors que tu cherches son dos, et tu dois bien t’avouer vaincu sur ce point. Il n’y a pas assez de profondeur pour que tu te caches à son regard, te voilà obligé d’abandonner l’un des points critiques te ta stratégie. Si tu ne pouvais pas avoir l’effet de surprise, tu devrais redoubler sur le point suivant. Heureusement pour toi, tu possèdes de toute façon l’amour en quantité illimitée. Tu peux largement te permettre d’en engager un peu plus dans ton offensive. Tu remontes face à elle, tente d’avancer à travers les giclées d’écume plus vite qu’elle ne recule, tu cherches une prise à chaque mouvement de bras, attends le moment où elle se trahira, et finalement voilà qu’enfin elle t’offre une occasion de la saisir.

- Je te tiens !

Tu passes derrière elle, lovant tes bras autour de son buste, et offrant de faire l’effort de maintien en surface pour deux. Ton nez vient caresser le creux de son cou, tes lèvres y posent un doux baiser et tes yeux se ferment, profitant de l’instant tant qu’il dure. Ton pédalage ralentit, vous laissant à la merci du peu de courant qu’il y a dans ce coin du cours d’eau. Vous dérivez, lentement mais sûrement, trop occupés à vous enivrer du souffle l’un de l’autre pour vous occuper du décor changeant, du moins jusqu’à ce que tes jambes qui commençaient à fatiguer ne trouvent repos contre la vase tapissant le fond de la Rêveuse.

- Tigilidënya, j’ai pied. Tu lèves les yeux vers l’amont, pour faire l’heureux constat qu’il n’y a que quelques dizaines de mètres entre vous et votre emplacement initial On a un peu dérivé tu observes le bassin dans lequel vous avez terminé et la minuscule plage qui lui sert de bordure, moitié abasourdi par quelles merveilles de nature brute pouvaient se trouver à ce qui était géographiquement l’intérieur même de la Cité d’Ardamir Mais l’endroit me plaît. Qu’est-ce que tu en dis ?


Petit bassin d'eau où limon et courant étaient retenus par les racines de grands arbres, paraissant pourtant minuscule en dessous des géants qui obscurcissaient le ciel. Petit coin d'eau bordé d'une plage de sable d'argile grossier, à l'abri des limbes de larges fougères. Petit coin de paradis perdu au sein de la Cité sauvage.

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Kaëlistravaë Yasairava
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MessageSujet: Re: Vision de La Rêveuse [Kaëlistravae]   Mar 2 Mai 2017 - 22:59





Peste soit son impuissance! De tout son poids elle essaya, ses dents se resserrèrent, tandis que son souffle se retint, comme si elle puisait en elle tous les efforts du monde pour lui faire prendre le bouillon! À sa remarque, seul un grognement fendait les lèvres de l’étoile, toujours en déploiement de ses dernières forces. Aussi aisément qu’on le ferait à un poupon, ses bras puissants et saillants vinrent l’immobiliser, de sorte à ce qu’elle ne puisse plus lutter. « Mais..! » Son corps tangua, elle se senti basculer vers l’Elorëa, tout en lançant de manière affolé un : « Artiön! Non! » Juste avant de couler de tête en pieds dans l’eau gelée. À l’instar d’un chaton qui aurait coulé dans une bassine d’eau, elle fit surface de manière presque affolée, la tignasse désormais léchant son minois. De peine et misère ses jambes se débattaient contre les pans de sa robe appesantie par l’eau, tandis que ses deux bras tâchaient à reprendre sur sa position précaire. Là, pataugeant dans la flotte, sa naturelle grâce s’en était allée pour laisser place au ridicule ; elle faisait bien piètre nageuse!

Non contente de la tournure des événements, c’est énergiquement qu’elle usa la paume de ses palmes pour faire s’envoler des rideaux aveuglants d’écume, sans pauses ni relâche.
« Tu vas me le payer! » Laissa-t-elle comprendre, faussement rageuse. Puis vint l’accalmie, ce moment où ses poumons profitaient de ce moment de paix pour faire le plein d’oxygène, là où elle constatait qu’elle avait vaincu son adversaire qui lui faisait désormais dos. « Tu n’en … peut plus, hein! » Retournée en enfance, alors qu’elle le provoquait derechef, le souffle raréfié par l’effort. La bataille était gagnée, pas la guerre, pensait-elle alors qu’elle le vit retourner en apnée … Pensive, elle resta là, à l’observer, voir ce qu’il ferait, ce qu’il avait derrière la tête … Mais elle était loin de se douter qu’il devait se défaire d’un troisième joueur : son accoutrement! Alors ce fut la lutte, à tenter de se défaire de ses tissus imbibés d’eau, alors que le courant de l’eau influençait ses mouvements et que l’air dans ses poumons lui servait de bouée, le ramenant inexorablement à la surface… Nu comme un ver, il refit surface mais cette fois, Kaëlis ne fit rien, elle l’admirait. La chevelure détrempée, un corps ainsi offert mais masqué par un voile trouble d’eau agité … Elle en tomba sous le charme.

Pourtant, à la guerre comme à la guerre ; il réitéra son attaque. Moins intensément, probablement sous l’influence de ce qu’elle venait d’apercevoir de lui, ses attaques aquatiques manquaient de vigueur, mais d’aucuns ne pouvaient douter qu’elle se forçait tout de même à l’éloigner, jouant le jeu jusqu’au bout. Mais cette fois ne fut pas la même, car elle se trouva de nouveau contrainte de ses mouvements, alors que son tortionnaire passait à son dos pour l’emprisonner. Elle avait souhaité ce moment pendant un moment, en fait … Ses efforts s’étaient essoufflés depuis un moment et la vue de son amoureux sans ses tissus lui avait fait perdre goût de la lutte, préférant la douce étreinte de ses bras à la musculature ciselée … Le nez au ciel, se laissant emporter par ce dernier, elle ferma les paupières et profita de la brise, de même que la caresse de ses lèvres contre sa peau humide à souhait. Son souffle reprenait peu à peu son rythme habituel, alors qu’un indélogeable sourire s’installait contre son délicat museau.

Son guide s’était laissé étonner en remarquant la courte distance qu’ils avaient parcourus, mais elle en avait cure. Elle se dressa, creusant le fond de l’eau de ses orteils, tandis qu’elle pivota pour venir farfouiller de son nez le creux du cou de son fiancé en omettant de répondre à son questionnement. Près de son oreille, jusqu’au bas de son cou, en s’approchant même de son pectoral droit, elle dessina un chemin sinueux de baisés sucrés, tandis que ses deux épaules roulèrent de sorte à faire chuter des pans de son affublement.

Rassemblés à sa nuque, l’ensemble de sa crinière presque immaculée avait été réunie d’un mouvement de la nuque, juste avant de se retourner vers lui. Détrempée jusqu’aux os, le tissus de ses atours tomba contre la surface de l’eau, pour couler entre eux deux, sans jamais faire frein à ses délicats baisés, déposés presque candidement. Ses deux mains se positionnèrent contre ses abdominaux, avec précautions, le repoussant sans grands efforts vers le bord de la plage, où quelques faisceaux lumineux avait réussi à se frayer un chemin au travers des épais nuages de racines et de feuilles. Là, elle croisa son regard pour la première fois depuis le début de leur sortie d’un œil complétement charmé et amoureux …

En véritable œuvre d’art, elle se présenta à lui comme un tableau qui avait pris vie. Ses cheveux chutaient désormais en quelques pointes contre sa poitrine dénudée et à la cime excitée, ses hanches roulaient avec légèreté, en même temps que brillaient en ses spinelles grisâtre un quelque chose d’hypnotisant. Son attention ne dévia du sien en aucuns moments, cherchant à appuyer contre son buste pour lui faire comprendre qu’elle le désirait au sol, là où elle le monta en disposant ses deux genoux le long de ses abdominaux. Enfin, ses deux mitaines caressa du bout des ongles le derme de son poitrail, longeant jusqu’à ses mains ou comme des vipères, ses doigts enlacèrent les siens, pour finalement courber l’échine et venir lui voler le baisé de sa vie …



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Artiön Sinyàra
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MessageSujet: Re: Vision de La Rêveuse [Kaëlistravae]   Jeu 4 Mai 2017 - 0:31


À l’homme de guerre de parler, à la fille du diplomate d’agir. À une question elle répond par un geste. L’interrogation qui te prend la gorge elle la brûle d’autant de baisers dans ton cou qu’elle contenait de mots. Kaëlistravaë apprécie l’instant, profite allègrement de ces moments où vous étiez non seulement vulnérable l’un devant l’autre, mais aussi devant quiconque oserait se perdre en ces lieux peu fréquentés. Tu l’as fait pour mieux pouvoir te livrer à tes provocations, elle l’a simplement fait par provocation. À son tour le vêtement de la Main Droite tombe, découvrant un peu mieux à tes yeux l’infinie douceur de sa peau de marbre, les merveilleuses arabesques au tracé léger qu’étaient les timides courbures lui marquant les hanches, les ombres portées sur son plat ventre par sa tant menue que tentatrice poitrine. Comment as-tu pu une seule seconde éloigner ton regard de cet éblouissant spectacle pour rattraper à la coulée la cruelle robe qui te l’a si longtemps dissimulé ? Tu ne pourrais pas le dire. Peut-être n’as-tu en réalité rattrapé le tissu que d’un geste inconscient. Peut-on t’en vouloir d’avoir du mal à distinguer le vrai du faux dans un tel instant d’idylle ?

Tes bleus topaz plongés dans ses brillants diamants, tu vas à reculons, lui offrant volontiers la main sur tes faits et gestes. Comme à la danse elle guide et tu réponds, en femme de désirs elle fait demandes sans mots auxquelles tu réponds sans plus de son. Pendant de longues minutes ce ne sont que chorégraphie de doigts traçant tour à tour ossature, musculature ou silhouette de l’un ou de l’autre qui vous servent à communiquer. De longues minutes durant lesquelles vos lèvres s’affairent trop à se connaître pour que vos voix ne puissent mentionner quoi que ce soit d’intelligible.
Le flanc marqué des sables argileux de la berge, la jambe léchée par l’eau fraîche jusqu’au genou, partageant ta chaleur lové contre celle que tu aimes, le regard plongé dans le sien, les rayons du soleil filtrant à travers le couvert végétal pour ajouter une ultime caresse à votre échange ; tu aurais aimé passer le reste de ton éternité ainsi. Tu aurais aimé être capable de faire abstraction de tout jusqu’à tes propres besoins biologiques pour qu’à jamais dure cette plénitude. Et pourtant ce bonheur n’était rien, rien face à ce que vous pourriez connaître plus tard. Ce bonheur n’était que l’euphorie béate d’une vieille paire savourant ses retrouvailles. Ce bonheur serait bien fade devant celui que vous pourriez connaître d’abord au jour de votre mariage officiel, puis devant la fierté d’avoir réussi à concilier vos deux vies pourtant déjà bien mouvementées, et quelle valeur seulement auraient ces jeux d’amourettes devant le jour où vous pourriez appeler un elfe la chair de votre chair.
Pour l’instant tu souhaites l’éternité de cet instant, mais sois en sûr, l’éternité te comblera autrement.

Tu resserres encore un peu votre étreinte, proposant ton pectoral en support à la tempe de ta dulcinée, flattant sa joue au ciel de ton pouce.

- Tu commences à me faire regretter de devoir partir pour Alëandir tu sais. tu poses une bise sur le haut de son crâne Mais il y a une chose qui me console… tes yeux se portent vers le ciel, vite suivis de ton bras libre c’est qu’à mon retour, il sera temps pour nous d’échanger nos vœux devant Kÿria. Si tu savais comme je suis impatient ; j’imagine déjà la cérémonie. Le temple, les prêtres de Kÿria et d’Arcam, ma future épouse avançant vers moi avec toute la grâce que je lui connais, nos mains l’une contre l’autre durant les vœux devant le Barde tu prends sa paume dans la tienne Istenin laden, maintenant et pour l’éternité. Tu marques une pause, visiblement pris dans tes rêveries Je t’aime Tigilidënya. Si seulement Halyalindë était réapparue, peut-être qu'en sa présence on t'aurait autorisé à m'accompagner. tu soupires Tu connais bien mieux que moi la magie telle qu'elle est enseignée à Alëandir, ton aide m'aurait en plus été précieuse.Tu te laisses glisser contre elle, jusqu'à ce que ta tempe arrive à niveau de la sienne, sourire espiègle au visage, pour lui murmurer à l'oreille Inestimable...


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Dernière édition par Artiön Sinyàra le Ven 5 Mai 2017 - 20:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vision de La Rêveuse [Kaëlistravae]   Ven 5 Mai 2017 - 17:27




« J’eus souhaité que ton départ t’arrache plus que de simples regrets … » S’était-elle permise d’ajouter, non sans un sourire mutin, sous-entendant qu’une fois séparé leur vie seraient bien misérables. À l’image d’un chat à la recherche de cajoleries, d’un mouvement discret mais constant, sa tête caressait son pectoral de la tempe, laissant libre ses doigts curieux fouiller les valons de ses muscles saillants. « C’est plaisant, de t’entendre rêver à voix haute … Un jour viendra où tu pourras raconter de telles visions à notre fils, si Kÿria m’octroie de sa bonne fortune … » Plus loin que la simple vision de leur mariage, elle, se projetait des années vers l’avant, dans un futur ou sa panse s’arrondirait afin de former le nid douillet de leur progéniture. Et c’était là une rêverie, car l’infertilité elfique étant, il lui faudrait plus que son lot de chance pour qu’elle puisse mettre à bas avant la prochaine décennie. « J’espère qu’elle reviendra tôt, pour que je puisse être libre de te suivre, libre de m’épanouir à tes côtés sans que jamais je n’aie au coin de l’œil, cette affreuse réalité qu’est ton départ imminent … » Sa mitaine délicate se resserra contre son biceps, laissant savoir la présence de ses ongles sur son derme, sans lui procurer une quelconque douleur. Elle inspira plutôt, à pleins poumons, dans un soupire de plénitude, alors qu’elle cherchait à graver cet instant en sa mémoire, pour l’éternité à venir.

Son interminable jambe dénudée s’enroula autour de la sienne, agaçant son pied du bout de ses orteils. Son regard se dressait, vers le sien, le fixant pendant quelques interminables secondes, comme si elle espérait qu’il puisse lire en ses pensées. Puis, délicatement, elle vint poser chastement ses lèvres contre les siennes en un baisé qui n’avait plus cette fougue de tantôt, mais qui profondément, était le miroir de ses sentiments les plus profonds pour son fiancé.
« Je fais la promesse devant les dieux que je viendrai te rejoindre avant que tu n’aies la chance de te retourner vers Ardamir. Sans crier gare, sans avertissement … » Sa patte, sournoise, quitta son perchoir du biceps pour dégringoler de manière sinueuse vers les hanches de son soldat. Là, ses doigts se tendirent, grattant innocemment cette zone des hanches jusqu’à proximité de sa virilité, laissant au passage de ses ongles quelques chatouillement. Interdite, elle ne fit rien d’avantage, masquant sa bouille en fermant les yeux tout en affichant un sourire un peu mesquin. « Je te surprendrai, tu auras peur, tu te demanderas ce qui se passe, puis, nous nous embrasserons. » Ce qu’elle fit à son poitrail, laissant le passage humide de sa langue timide.                                        


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MessageSujet: Re: Vision de La Rêveuse [Kaëlistravae]   Ven 5 Mai 2017 - 23:05

Ou notre fille. Tu rajoutes à sa phrase. S’il on te donnait le choix, tu préférerais avoir une fille.

Tu te recroquevilles un chouïa, remué de ton premier véritable frisson tant par la main aventureuse de Kaëlis que par une promesse te flattant agréablement l’oreille. Ta grippe sur elle se fait inconstante, prise des soubresauts que lui infligent les doux rires que vous partagez. Tu parviens tout de même à trouver assez de stabilité pour lui répondre du tac-au-tac… du moins l’aurais-tu fait si l’attendrissement te l’avait autorisé plus tôt.

- Alors j’entamerai mon retour dès mon arrivée, pour que tu me rejoignes plus vite !

Tu lui fais partager une moue victorieuse, la même qu’arborerait un enfant contant ses fabuleuses ambitions d’avenir glorieux à ses parents, et puis tu te laisses à nouveau complètement choir contre le sol froid. Tu écoutes d’une oreille attentive le conte fabuleux de Kaëlis, puisque c’est lui qui décidera des péripéties du tien, et parce que tu en aimes tout particulièrement le déroulement. Elle te surprendra, tu te demanderas ce qui se passe en vous vous embrasserez, mais à aucun moment tu ne pourrais l’imaginer réussir à te faire peur. Ses lèvres étaient trop douces, sa silhouette trop délicate, sa voix trop cristalline, et sa personne trop belle. Il n’est rien en elle qui pourrait, pour autant qu’elle essaie, susciter chez toi chose aussi négative que l’effroi.

Elle t’embrasse, et te voilà surpris de ne pas comprendre ce qui se passe. Mu par les frissons de ses chaudes bises, tu l’étreins avec force, imprégnant au passage tes narines, dans une profonde respiration, des subtils parfums retenus par son immaculée chevelure. Tu l’étreins d’une force protectrice, arrachant son visage à ton poitrail pour le porter au niveau du sien, avant de rouler avec elle comme une seule créature, offrant à la belle de poser à son tour dos au sol.

- Nous nous embrasserons…

Tes lèvres plongent dans son cou, mais ne le touchent pas. Tu effleures sa peau de ton souffle, descendant à la suite de sa silhouette, pour ne finalement lui poser d’embrassade que sur l’épaule. Et tu remontes, traçant le chemin inverse du bout de ton nez, étendant la joueuse caresse de sa clavicule à sa tempe, prenant le temps de longuement plaire à son échine. Tes avant-bras au sol, de chaque côté de ses flans te portent à peine, laissant peser une mesurée part de ton poids contre ta dulcinée dans un jeu de geôlier dangereux. Mais fait otage par son influence sur tes cinq sens, n’est-ce pas toi le réel prisonnier ici ? N’est-ce pas ton corps celui pris à la croisée de ses longues jambes ?
Tes doigts jouent à creuser la naissance de son sein, tandis que ta bouche s’ourle délicatement autour de son oreille. Tes dents s’y posent, en stimulant les vaisseaux, tandis que de roulements de tes épaules tu invites les mains de ta future épouse à glisser le long de ton dos jusqu’à la courbe de ton gibbeux fessier.

Ni l’air d’hiver ni l’eau froide dans laquelle baignent encore tes mollets n’y changent rien, ta peau d’albâtre rosit distinctement, et partage avec Kaëlis l’huile responsable de son actuelle luisance. Ta morsure s’intensifie légèrement alors qu’une caresse dont ni tes mains ni tes lèvres ne sont responsables flatte l’aine de l’Etoile du Matin.

Tu roules encore une fois, reprends ta due place d’enfant de la terre et rends à l’étoile son trône céleste. Ta main droite cueille sa joue, tirant son visage auprès du tien dans un baiser d’une profonde tendresse, et puis tu la libères. Tu là lâches entièrement, la laissant simplement posée contre toi, libre de venir te chercher comme elle l’entend.

- Et maintenant que nous nous sommes embrassez, que faisons-nous ?

Ton genou droit monte vers le ciel, et ainsi ta cuisse se fait guide, priant à l’étoile de rester auprès du fils de la terre. Ton visage se peint d’un sourire doucereux, mais c’est ta virilité maintenant réveillée plus que lui qui fait son jeu, piégée entre vos deux ventres.


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Kaëlistravaë Yasairava
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MessageSujet: Re: Vision de La Rêveuse [Kaëlistravae]   Sam 6 Mai 2017 - 1:34




« Ou notre fille » Répéta-t-elle après lui, plus bas, non sans un sourire conquis, comme si elle n’avait même pas pensé à cette possibilité. À vrai dire, juste le fait d’être en mesure d’enfanter, cela lui paraissait une tâche insurmontable … Surtout lorsqu’on savait l’histoire de ses parents qui, pendant plus de deux siècles avaient tentés en vain.  Et il la fit rouler, sans qu’elle n’offre la moindre résistance … Pour une fois qu’il prenait les devants, ce n’était très certainement pas pour lui déplaire. Ainsi soumise, son sourire mutin se réitérait, cambrant son dorsal vers le haut de manière à l’inciter à aller de l’avant. Alors ses mains voguèrent, curieuses, à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent. Ses cuisses n’avaient désormais plus de secrets, de même que ses abdominaux qu’elle décrivait du bout des doigts encore et encore, jusqu’à ce qu’ils dérivent, innocemment, jusqu’à son séant, où ses mains se posèrent confortablement pour ne plus les quitter. Point de signaux de paresses pour les paluches de son fiancé, car une fois qu’elles se perdirent à la naissance de sa poitrine, prêtes à y parcourir les moindres recoins et, aisément, conquérir leurs sommets, Mais le jeu, car la chose étant ainsi, commençait à ne plus être aussi évident. Depuis le temps, depuis ces nombreuses fois où le chef des armées l’avait conquise, il n’était plus sans savoir comment s’y prendre pour ébrécher les défenses de sa belle. Ses cuisses se refermèrent contre ses flancs, l’empêchant faussement de se mouvoir, alors qu’il se cambra également contre elle pour lui partager son corps en une étreinte quasi parfaite. Contrainte dans ses mouvements et pourtant, se retrouvant à la fois si protégée, la comblait de bonheur. Elle entendait son souffle, son cœur battre, sa virilité s’épanouir …

Puis il la libéra, tournoyant à nouveau afin qu’elle puisse reprendre la place qui lui revenait de droit. Ses mouvements étaient de nouveau tous libérés, laissés au bon jugement de l’étoile. Son souffle s’était un iota accéléré, comme si tout ce temps contrainte sous lui, elle eut espéré qu’il la possède. Mais il en rajouta, se gardant de tous mouvements, comme s’il était en parfait contrôle de ses moyens ; chose qu’elle n’était pas, à en constater son cœur battre la chamade à vive allure.
« Nous nous embrasserons différemment. » Elle arc-bouta son échine en étendant les bras vers l’avant, venant menotter les poignets de son amant de ses dix doigts et, sous un air faussement provocateur, elle se pencha, encore et encore, et encore, jusqu’à ce qu’un des monts qu’il avait plus tôt d’ores et déjà exploré, lui soit soumis. Ses griffes se plantèrent sans heurt dans les chairs de ses poignets, rehaussant à la légère l’angle de son rachis de sorte à ce que les lèvres de son fiancé aient matière à cajoler. Un couinement à peine audible se poussa d’entre ses propres lèvres en appréciation au traitement qu’elle imposa. Lorsqu’elle fut satisfaite, ce fut justice de lui offrir le mont jumeau, afin qu’il puisse jouir du même sort.

Enfin, ce fût le moment. Elle rendit liberté au poignet d’Artion, redressant son corps d’albâtre de tout son long, tout en gardant posément ses genoux de parts et d’autres le bassin du soldat. Alors, la menotte de la régente chercha ce qu’elle n’avait encore découvert, un endroit qu’elle n’avait aujourd’hui jamais connu. D’une délicatesse infinie, ce fût presque comme la première fois, d’un geste pratiquement interdit, calculé et prudent, qu’elle se saisit des racines de sa virilité. Elle en parcourra le tronc du pouce et, se soulevant tout aussi lentement, le fit disparaître non sans grande satisfaction. Un sourire gagna son faciès, tandis qu’elle se cambrait derechef, mais cette fois vers l’arrière, tout en posant l’une de ses menottes en ancrage sur la cuisse de son amant. Ses hanches abordaient la danse, au départ prudemment, puis se mettaient à rouler timidement et se souvinrent, peu à peu, du tempo à adopter. Sa tête basculait à la renverse, de même que toutes ses barrières : elle avait perdu et elle s’en moquait. Désormais, elle ne faisait plus qu’un avec son aimé et cherchait à graver cet instant à l’aide du plaisir qu’elle en tirait.

                                     

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MessageSujet: Re: Vision de La Rêveuse [Kaëlistravae]   Sam 13 Mai 2017 - 13:59

Elle joue à son tour de provocations, te déplace à sa mesure, se déplace à ta mesure, dans une sensuelle danse qui ne prends de sens que lorsqu’elle est chorégraphiée en parfaite symbiose. Tes paumes font mine de se battre, pour s’échapper de celles de ton aimée, mais ce n’est qu’au sein de ta poitrine qui se soulève que se joue véritable bataille. Ton inspires de colossales lampées d’air en réponse à son souffle brûlant, glissant malgré lui contre toi alors qu’elle s’étend sur ton torse, menaçant dangereusement de totalement conclure le jeu de peau à peau. Ce n’est pas l’heure, pas encore l’heure. Il y a d’autres plaisirs encore auxquels faire appel, il y a d’autres sensations toujours à explorer, et au frisson qui la courut au moment où tes dents cisaillèrent son mamelon, et au relâchement qui suivit la pose de tes lèvres au creux de son sein, tu te devinas avoir trouvé l’un d’eux. Bien loin de la juste l’idée d’infliger à son propre corps traitement injuste, ce fut éventuellement à l’autre moitié de son buste de jouir des mêmes attentions.

Kaëlistravae, justice incarnée, ne prends jamais plus que ce qu’elle est d’ores et déjà prête à donner. Elle fuit ta proximité, toute marquée de sourire fripon, et ses mains repartent à la découverte de ton corps. Ses doigts voguent entre tes monts et tes creux, empruntant des chemins qu’ils ont déjà tracé auparavant, à la recherche de l’itinéraire qu’ils auraient pu manquer. L’une des mains se retire, de peur de se perdre, tandis que la plus courageuse vient approcher ton aine, la faire souffrir le martyre, avant d’inlassablement la remonter vers ton membre excité. Ses doigts s’ourlent pour s’en saisir, son pouce le comble de flatterie, et ainsi sous les mains de la Dame le sang termine d’y affluer, menant l’organe à son sensitif sommet.

Il n’en fallut pas plus pour convaincre la fiévreuse d’entamer l’ascension, et dans une douloureuse lenteur elle se souleva. Lenteur aussi douloureuse que pouvait l’être la séparation qu’incombait le geste. Tu t’accroches à la présence de ses jambes contre des flancs, tu t’appuies sur ce que peuvent tenir tes mains, parties chercher ses hanches au prix du repos de ton dos. Tu es impatient de la retrouver entièrement contre toi, alors tes bras se serrent pour la soulever, pour faciliter l’escalade, pour l’accompagner, pour ne pas t’en séparer. Elle gagne le sommet, jauge avec satisfaction la pente descendante, et l’emprunte sans l’ombre d’une hésitation. Tout ce qu’elle peut prendre de toi elle s’en saisit, te tirant par la même occasion un guttural gémissement.
Une profonde inspiration, une expiration sifflée entre tes dents serrées et les cris cruellement ignorés de ta sangle abdominale serrée depuis trop longtemps maintenant, pour garder à ta portée la lumière de l’étoile qui exprime en cet instant la fougue que le reste des immortels ne lui connaît pas, la passion qu’elle tait aux yeux de ceux qui ne la font pas vibrer, l’élan que tu te fais une mission de tempérer avant qu’il ne vous emporte tous les deux à l’arrivée, quand c’est le chemin le plus précieux. Guidée par tes compassionnés gestes au cours de ses recherches, elle finit par trouver votre rythme, par mettre en phase vos pulsations, et par se laisser noyer avec toi par la perfection du moment.

Ton fessier se tend lorsque ses jambes se reposent, mais ton dos meurt d’envie de se soulever, de se séparer de l’argile pour que ton ventre puisse la gagner, pour que votre union soit plus complète encore, que si une part de toi est en elle, une part d’elle soit en toi. Tes abdominaux essuient un dernier hurlement, et tu viens bras et lèvres étreindre ta dulcinée. Pris corps et âme par la passion du baiser, tu te sens entier chatouillé d’une énergie nouvelle, possesseur d’une force incommensurable. Tes mains glissent le long de son dos, décrivent avec complaisance la courbe de son postérieur, et creusent sans que s’en arrêtent l’action sous ses cuisses. A la force de tes jambes tu vous soulèves tous les deux, invite les chevilles de Kaëlistravae à se croiser sous ta cambrure et tu avances, tu avances vers l’eau, tu t’immerges avec elle, prenant soin de continuer de marquer de tes hanches votre tempo, lorsque trouvant en un rocher perdu dans votre bassin bienvenu appui pour le dos de l’étoile, tu prends ton tour à l’effort.

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MessageSujet: Re: Vision de La Rêveuse [Kaëlistravae]   Dim 28 Mai 2017 - 23:58




Elle n’avait souvenance d’aucune sensation telle que celle qu’elle vivait actuellement ; une béatitude et félicité qui dépassait l’entendement. Étrangement, ces contrées que l’on disait de luxure n’étaient plus pour elle terrain inconnu, elle avait en compagnie d’Artion, visité ces endroits à maintes reprise et s’était fait de l’endroit un petit patelin confortable où elle pouvait à sa guise, décompresser de ses soucis quotidien. Pourtant, malgré cela, le moment, le paysage, de même que cette chimie indescriptible qui brûlait à gros bouillon entre eux deux, amenaient l’étoile du matin à cet état d’euphorie inégalée. Sous cette danse impudique, voir même lascive, ses paupières voilaient sa vision afin qu’elle puisse dans l’obscurité, contempler ces sensations qui l’envahissaient sans retenue. Contre son corps livré à l’élu de son cœur, mais aussi à la nature –compte tenu qu’elle était nue comme à ses premiers jours-, elle sentit dégringoler quelques caresses le long de ses lombaires, faisant détour à son séant et ainsi aboutir près de ses cuisses. Tôt, il voudra jouer, elle le savait, elle s’en doutait, ainsi elle laissa voguer sur son faciès partiellement recouvert de ses cheveux immaculés, un sourire taquin, voir même mutin.

Ses genoux se crispèrent contre ses abdominaux, puis se sentant pousser des ailes, ses deux pieds vinrent se croiser à l’arête de son postérieure, là où elle pouvait décemment garder une once de sécurité, bien qu’elle n’avait crainte d’être trop pesante pour ce qu’étaient les bras dominants de son fiancé. Elle étouffa un ricanement dans le creux de son cou, y laissant l’empreinte de ses dents ainsi que d’un baisé humide. Ainsi possédée, elle retint à demi une plainte de plaisir à moitié avouée. C’est qu’elle s’était plu de le contraindre à ses envies et pulsations, voilà pourquoi avait-elle adoptée cette prime position ; mais voilà que la pauvresse n’était désormais plus réduite qu’au bon vouloir de son partenaire.  

Leur étrange marche fût stoppée par l’arrivée d’un rocher qui de sa grandeur avait réussi à immerger de l’eau. Les issues possibles se réduisaient, de même que l’état actuel de son confort –bien qu’elle en avait cure-, lorsqu’on la soumit dos contre le rocher aux parois adoucies par les vagues. Sans moindre ménagement, ses dix doigts vinrent se marier à la nuque d’Artion, là où elle pouvait tenter de se soulever un peu à chaque punition des hanches. À chaque rappel de leur union on l’entendit couiner, retenant en vain ses plaintes d’adoration, le regard embrasé et maintenant inséparable du sien. Leur danse achevait-elle où allait-il enchaîner d’un nouveau style afin de boucler le tout ?




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MessageSujet: Re: Vision de La Rêveuse [Kaëlistravae]   Lun 29 Mai 2017 - 18:48


Diamant dans la glace et flocon dans le cristal, quatre pupilles perdues dans un seul regard, paupières papillonnantes, prises des spasmes du plaisir. Froids iris animés de la plus ardente des flammes. Front contre front, lèvres se cherchant parfois, se fuyant l’instant suivant, gémissements réduits au silence par un dominateur baiser, souffles voyageant de philtrum jumeaux à la naissance d’oreilles rougies par la chaleur du commencement de l’hiver. Ta grippe est puissante, tes appuis sont lourds et ta danse joue avec la limite entre douceur et violence. Tes épaules se tracent de stries et ton dos entier roule, les rondeurs de ton fessier se creusent et de musculeux fossés, et tu menaces, une fois de plus, de creuser place pour ton entier. Tu glisses au son de son expiration, à l’écoute de ses frontières, et lorsque l’air vient à lui manquer, tu marques la fin de ton avancée. Sa poitrine se soulève lorsque tu t’en vas, comme pour combler autrement l’espace, et quand à nouveau ses poumons sont pleins elle savoure l’oxygène, se délecte de l’euphorie du moment, te fais cruellement patienter, pour que ses griffes se plantant dans ta nuque pour te rappeler à elle, marquent une nouvelle venue au lieu d’un retour. Prisonniers d’un cycle d’amnésie volontaires, oublieux de toute chose sauf de votre passion, vous luttez ensemble contre le temps dont vous ne réalisiez plus l’existence. Vous luttez contre les pendules régissant vos propres corps. Vous luttez inlassablement contre la fin. Vous luttez pour le bonheur contre la béatitude.

Tu renverses la balance pour devenir son roc. Tes orteils se recroquevillent, assurant leur ancrage dans la vase, les vallées dessinant tes abdominaux se retrouvent creusées par le courant, tes pectoraux s’écrasent l’un contre l’autre, pour donner à tes bras l’autorisation de l’enlacer, de se refermer dans son dos, de la tenir au plus près de toi. Au comble de la tension tu es son seul et unique support.
Tes narines baignent dans ses arômes, la pointe de ton nez effleure sa tempe, tes dents pressent dangereusement contre la peau de ta lèvre, et le visage dans ton dos elle sourit, satisfaite, tu le sais. Elle sourit chaque fois, décore son doux visage de l’expression sulfureuse que tu ne lui connais que trop peu, toi dont les yeux se ferment chaque fois que se soulèvent ainsi les commissures de ses lèvres. C’est grâce au tracé des bises qu’elle te pose sur la peau que tu refais son image. C’est grâce au dessin de ses cils contre ton épiderme que tu reconstitue son expression. C’est parce que tu as pris le temps d’admirer chacun de ses visages, d’apprendre de son portrait chaque ridule et chaque pli, que même sans poser l’œil sur elle tu peux la voir.

Elle est magnifique et sa beauté est ta perte.

Faute de retenue, elle t’engage dans une spirale parfaite, où cœur, corps et âme en extase se soufflent l’un à l’autre leur jouissance. Elle t’emporte dans ce tourbillon te donnant pour mission de l’y entraîner à ta suite, à la force du peu de vigueur qu’il te reste après avoir combattu contre les flots. Mais que ne ferais-tu pas pour elle ? Que ne pourrais-tu pas faire pour elle ? Quel homme serais-tu si tu partais comme un voleur avec la féminité qu’elle t’a offerte ?
Ta virilité renaît en une seconde vie d’un instant, et gorgée de la perfection qui est celle de ton épouse, parachève sans pitié votre union. Vous êtes un et un faisant un jusqu’au trois. Vous êtes l’héritage de la Mère et de l’Amant. Vous êtes le Cœur et l’Etoile, pulsant d’une même lumière. Vous êtes allongés, vos corps libérés de toute tension, contre la berge, l’eau venant vous lécher jusqu’à la taille.

Tu la tiens toujours contre toi, ton ventre contre son dos, tes épaules couvrant les siennes, coussin protégeant le joyau qu’elle était, est et sera. Tu souris, les yeux fermés, quelque part au bord du sommeil. Dans ton silence elle peut t’entendre lui déclarer à quel point tu l’aimes. Dans son silence tu l’entends te rendre ce sentiment, et dans un hoquet, tu ris doucement et elle te rend la pareille. Vos visages n’ont que peu changé depuis votre rencontre. Aujourd’hui vous êtes à nouveau jeunes et fous, vivant une idylle de l’instant, pour ne réfléchir qu’ensuite à leurs actions.
Tes yeux se rouvrent et ton pouce s’en va lui caresser la joue. La cuisse de ton flanc au ciel vient délicatement terminer de refermer ton étreinte. Sans la moindre parcelle de honte, la voix teintée d’une plénitude amusée, tu prononces tes premiers mots. La tradition voudrait que tu lui dises que tu l’aimes, la bienséance voudrait que tu la complimentes, mais puisque tu ne pourrais rien dire qu’elle n’ait déjà entendu, et qu’aucun mot ne pourrait exprimer ce qu’elle et toi viviez, c’est fort de ton retour à la jeunesse que taquin que tu es, à l’oreille tu lui as murmuré.

- Tu imagines… si quelqu’un nous avait vu ?

Et tu hoquettes de plus belle, à la mémoire de vos secrètes aventures des jours où tu étais son blessé.


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