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 Au nom du Roi | Cléophas

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Blanche d'Ancenis
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MessageSujet: Au nom du Roi | Cléophas   Sam 6 Mai 2017 - 18:09


Verimos, 3ème Ennéade  - Jour 7  ~ 9 ème année du 11ème cycle


Blanche était assise dans un de ses petits salons dédiés l’érudition, les yeux s’étaient posés sur Nohan, l’un de ses conseillers qui s’improvisait scribe.

« A sa grandeur, Cléophas d’Angleroy, baron de Merval… »

Les yeux du vieux sage s’étaient posés sur son ancienne élève avec ce regard caractéristique que quelque chose n’allait pas. La Dame du Val ne comprit pas ce qui clochait.

« Eh bien ? »
« Ne sois pas si mauvaise... Il me semble que tu as déjà rencontré celui qui se fait désormais appeler Régent… »
« Et donc... »
« Il me semble aussi qu’à travers ses actes, tu as pu mesurer le caractère du personnage. »

Blanche prit un instant de réflexion. La bouche se fendit subitement dans un « ohhh » et reprit.

« Tu as raison… »




A sa Majesté, le Roi Bohémond Fiiram, Souverain des Domaines Royaux, Marquis de Sainte-Berthilde, Comte de Scylla & Baron d’Olysséa & Gouverneur de Nelen.
A son Altesse, Cléophas d’Angleroy, Régent du Royaume, Prince de Merval, Grand Chancelier du Royaume, Vicomte de Corvall, salutation.

Nous, Alcyne & Astrée Fiiram, Princesses de sang royal demandons audience, auprès de notre frère, le Roi car nous estimons que la Guerre n’a que trop duré, car notre cœur s’alourdit un peu plus chaque jour face à la désolation de notre peuple, car nous aimerions que cesse le sang de couler.

En ce jour, nous implorons, notre frère le Roi, Bohémond Fiiram de nous recevoir le plus prestement.

Que les Ailes de la Déesse vous protègent. Que les Cinq vous garde et vous apporte félicité.





« Est-ce que cela te convient ? »
Le viel homme afficha un sourire à la fois satisfait et amusé. « Parfait. »


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Cléophas d'Angleroy
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MessageSujet: Re: Au nom du Roi | Cléophas   Jeu 18 Mai 2017 - 15:16

- Bordel de m-

Il se retourna pour vérifier que personne ne l’avait entendu, plus habitué à ce que des flatteries lui sortent des lèvres que des jurons. L’influence de cet homme du Nord qui répandait son rustre parfum dans tout le Porphyrion, sans doute. Il reprit sa respiration et dévala les marches des escaliers du colombier, deux à deux –prouesse d’athlète pour ce bureaucrate de la première heure- n’écoutant ni son souffle au cœur, ni ses bronches à l’agonie, ni ses muscles tiraillés par sa courte course. Manquant tomber à chaque terrasse des jardins, à chaque marche et contremarche, glissant sur le marbre poli, les graviers, l’eau de rose répandue dans les puits du temple, bousculant la pléthore de magistères, sénateurs, proto-ceci et cela qui discutaient à tous les étages –ils ne savaient rien faire d’autre- de cette bâtisse si grande qu’il fallait bien la remplir, saluant parfois les têtes qu’il reconnaissait et qui s’étonnaient de le voir aussi rougeaud, puant et gluant d’un mélange de sueur et de fards. Les gardes s’écartaient sur son passage, heureusement pour lui car il n’avait pas la force de leur crier de dégager. Pour la première fois, il se rendait vraiment compte de ce que le Porphyrion était trop grand, un dédale de couloirs et d’escaliers qui se croisent et se changent là en galeries, là en passerelles suspendues au-dessus de la route en lacets qui serpente sur le flanc de la colline et des cloîtres minuscules au milieu des ailes du Palais. On ne se doute pas en la voyant, cette bâtisse millénaire taillée dans le marbre blanc, du nombre de pièces, de cloîtres et de kilomètres de corridors qu’elle renferme. On le dit bien d’ailleurs, il n’y a qu’une ligne droite dans le Porphyrion, celle qui mène du trône à la gloire –du nom de la mosaïque ornant les voûtes du narthex.

Hespérion était un sûr homme, peu amène et certainement pas athlète mais aujourd’hui il surpassait les limites qu’il s’était fixées il y a près d’un demi-siècle à l’académie –à savoir de ne plus s’essouffler en vain, de ne plus brandir d’épée ou de javeline et d’éviter la compagnie de la soldatesque- pour toi, pour te délivrer un message d’une importance apparemment si cruciale qu’il en mourrait certainement. Alors qu’il crachait ses poumons sur toutes les fresques du Palais et se rapprochait de tes quartiers, l’homme se demandait si tout cela était vraiment utile...cela faisait des jours maintenant qu’il ne t’apercevait plus dans tes cours suspendues, lui dont les journées se résumaient maintenant à guetter ta silhouette pour pouvoir dire quelque chose au petit Consistoire qui lui demandait des comptes chaque jour. « Il viendra » disait-il, chaque jour croyant un peu moins en ce qu’il disait, aujourd’hui plus qu’hier.

D’ordinaire les affaires du Royaume ne l’intéressaient guère mais il te connaissait assez pour savoir que cette missive pourrait peut-être t’attirer hors de tes appartements, devenus le quartier général du Grand Mystique, ce mage renégat qu’il regarderait toujours avec méfiance et mépris. Quand il arriva enfin au pont qui reliait le Palais à la tour de Clavel : quelques marches flanquées de frumentaires en armures rutilantes puis une enfilade de vitraux blancs et bleus donnant sur une salle en rotonde plus vieille que le royaume. Ils le laissèrent passer, pour le connaître assez, il traversa la rotonde et son antique statuaire, s’engouffra dans un escalier vertigineux montant au sommet du donjon, prenant le temps de regarder Merval s’épanouir à travers ses arcades de pierre puis déboucha sur une autre salle, une antichambre où se bousculaient toutes sortes de nobles du Palais dont certains hauts fonctionnaires, couronnes au front, enfarinés et parfumés à outrance. Il se fraya un chemin jusqu’à la porte qui ouvrait sur un escalier, encore, menant à tes quartiers cette fois.. Les gardes l’avisèrent, le laissèrent passer, il ralentit la cadence, essoufflé et rencontra au sommet de la tour, Lévantique plus rogue que la mort.

Il sut qu’il n’irait pas plus loin.

- Dites-lui que c’est important – lâcha-t-il au sorcier avant de s’affaler sur une banquette.
- Vous m’avez l’air mal en point, Messire Hespérion. Peut-être puis-je vous proposer un petit remontant ?

Le sourire de l’estréventin le mit mal à l’aise. Il déclina, de crainte d’être empoisonné, quitte à passer pour un vieux de la vieille, accroché à ses tisanes plus qu’à quelque potion.

Lévantique disparut derrière un paravent, pour réapparaître quelques minutes plus tard devant toi.

- C’est important, Serafein.

Il te tendit la missive, tu y reconnus aussitôt le sceau du Val. Une avalanche de questions t’embourba l’esprit. Lévantique le vit et te laissa.

- Protecteur de Nelen…cela sonne bien.

Tu lus attentivement, décrocha une plume du présentoir et griffonna un vélin qui traînait. Tu retrouvas le plaisir d’écrire, de sentir l’encre couler et la plume glisser, de savoir ton geste fluide et de pouvoir à nouveau aligner plus de trois mots sans devoir reprendre ton souffle. On apposa à la missive sceau et contresceau et les signets adéquats, on la donna à un émissaire de brave allure, ayant l’air assez peu suderon pour traverser le Garnaad et l’Eraçon sans être jamais inquiété.

Quant à toi, tu te contentas de le regarder partir, les pensées orientées vers le Val, le Haut Val et sa dame d’obsidienne…D’aucuns te disaient imprévisible, mais elle…elle était impénétrable.

"A la Dame du Val, Blanche d'Ancenis, baronne de Hautval et comtesse de Velteroc : salut !

Votre missive en ces temps troublés est aussi inattendue qu'une goutte de rosée en plein midi. Comme elle, aussi, elle rafraîchit cependant des brûlures d'un soleil trop ardent.

Quels que soient les griefs qui nous séparent et ils sont nombreux, nous sommes heureux de constater que votre humilité concourt désormais au bien de notre seul Roy, Bohémond Ier, et du Royaume et espérons vivement que nous saurons trouver ensemble les moyens de votre retour en communion pleine et parfaite, avec le reste des pairs, sous l'égide bienfaisant de la Couronne.

C'est aussi pourquoi nous serions heureux, à titre personnel, de vous recevoir dans notre bon pays de Merval afin que vous puissiez venir et voir combien notre Seigneur est bon et doux et qu'il puisse apprécier la compagnie de sa parenté. A Merval vous serez à l'abri des yeux des intrigants de la péninsule et de leurs quolibets et nous pourrons deviser paisiblement en dehors de toutes considérations belliqueuses.

Car Merval est l'hôte de ce monde et reçoit dans ses bras le riche aussi bien que le pauvre, le pentien aussi bien que l'estréventin, le Roy aussi bien que l’insurgé et il nous tient à coeur de vous recevoir, vous qui nous avez fourni le gîte après que le pays velterien nous l'eût refusé. Que vos craintes soient apaisées car nos intentions sont claires et unes et l'honneur autant que les lois de notre pays nous défendent de jamais porter la main sur ceux qui partagent avec nous le pain, le sel et le vin.

Qu'à la grâce des Dieux votre coeur panse les nombreuses plaies qu'il a reçues afin que nous puissions, d'un coeur pur et apaisé, envisager un avenir serein pour notre maison commune.

Par Son Altesse Gloriosisimme et Illustrissime, le très bon, le très juste, le Nobilissime Protobasile Cléophas d’Angleroy, le Serafein, Prince de Merval et Vicomte de Corvall, Petit Maître des Vertus, Seigneur-Eparque des Trois Ports, Protecteur de Diantra et Régent du Royaume par la grâce de Notre Seigneur et Roy Bohémond, premier de son nom de la maison Phyram, Marquis de Sainte-Berthilde, Comte de Scylla, Baron d’Olyssëa, Seigneur-Protecteur de la Roseraie, Seigneur-Protecteur de Nelen, Gardien fidèle de la foi, le Sérénissime Soleil Noir de la Rayonnante Ys, Archonte d’Ydril, Vicomte de Calozi, Seigneur de Velmonè, Seigneur consoeur de Beronia, Seigneur-dragon de Calozi, Sénéchal d’Ydril, Grand Chambellan d’Honneur de la Grande Traverse, Erudit de Prestige de la Destinée de l’Aube, Maître des Enfants de la Nébuleuse Ecarlate, Grand Voyer du Duché et Grand Argentier du Royaume, par la grâce de la Damedieu, toute bonne et toute providentielle.
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