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 Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)

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T'sisra Do'ath
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MessageSujet: Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)    Sam 6 Mai 2017 - 23:18

Hiver, Oglicos, troisième ennéade de Verimios, an neuf, onzième cycle.


Le soleil matinal berçait d'une douce lueur la cité naine, déjà réveillée depuis deux bonnes heures. Le quartier cosmopolite se mettait en branle, les coups de marteaux contre l'acier résonnaient en rythme dans ce quartier de forgerons, les commerçants finissaient de monter leurs étals, et les marchands venus d'ailleurs flânaient déjà dans les ruelles. Et le vent hivernal froid, sec et mordant, n'y changerait rien. Ceux qui habitent les contrées nordiques y étaient habitués.
Dagobert, plus accoutumé aux pays du Sud, lui, se les pelait comme rarement il avait l'occasion de l'expérimenter. Mais il fallait bien terminer ce qu'ils avaient commencé il y a quelques ennéades de ça.

_ T'as bientôt fini ? Demanda le marchand qui tenait l'échelle.

_ Soit patient... Lui répondit Balir, perché tout en haut.

Le nain fixait, au dessus de la porte et à grand renfort de coups de marteau, une plaque de bois vernie sur laquelle on pouvait lire l'inscription « Curiosités Aventurières ».
Dagobert observait l'écriteau avec une certaine fierté, c'était à lui que revenait la tâche de faire tourner la boutique, et il comptait s'en acquitter avec brio. Il s'écarta quand son ami à courtes pattes descendit pour venir admirer la devanture. Ce qui était autrefois le bouge saccagé du remmouleur, avait aujourd'hui une sacré allure. Montée sur des soubassements de pierres, l'édifice de bois était désormais aussi sympathique à l’extérieur qu'à l'intérieur. Ou presque, car il leur fallait encore aménager correctement la boutique, et la remplir.

_ Je ne suis pas mécontent du rrésultat Déclara Balir avec un large sourire.

_ Et moi donc !

_ Et ton homologue marrchand, quand arrive-t-il ?

_ D'ici une ou deux ennéades je dirai. L'hiver est rude, voyager devient particulièrement compliqué, surtout avec des marchandises. Et je n'te parle pas des crève-la-faim qui pullulent plus qu'à l'accoutumée ! Souligna-t-il en roulant des yeux, les mains sur les hanches.

_ Les barrges marrchandes sont bien garrdées, il n'y a pas de rraison que...

_ Ne m'parle pas d'barge, j'ai eu ma dose à ce niveau là et... Oh mais que voilà !

L'homme s'était retourné sur une plantureuse dame en provenance de Péninsule, il fit rapidement quelques pas vers elle pour l'arrêter dans sa marche.

_ Mes hommages ma dame. Commença-t-il dans une révérence maladroite. Que fait une si jolie femme loin des contrées humaines ?

Le nain poussa un long soupir et s'assit sur les marches pour regarder son ami prestement parti courir la donzelle de l'autre côté de la rue, à à peine trois mètres.

_ Tu as de l'argent ?

_ Je...

Une catin. Le marchand hésita un instant, un très court instant. L'appel de la chair, qu'il n'avait pas eu le plaisir de goûter depuis longtemps maintenant, était trop fort.

_ Oui, oui j'en ai. Affirma-t-il dans un hochement de tête.

_ Et bien garde-le. Je ne pense pas aller où que ce soit avec toi, même pour tout l'or du monde. Lâcha-t-elle avant de reprendre sa route.

Balir éructait un rire gras venu des tréfonds de sa cage thoracique, tandis que Dagobert restait planté là, l'index dressé, le regard dans le vague, sans rien dire ni bouger.


Dernière édition par T'sisra Do'ath le Dim 15 Oct 2017 - 3:01, édité 1 fois
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Haldin Barbedrue
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MessageSujet: Re: Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)    Lun 8 Mai 2017 - 17:53



9° Année - XI Cycle
Verimios•Hiver
1e Ennéade

Long-Ruisseau

- Morek, avait-il dit, donne moi des vacances. C'était prononcé sur le ton de la plaisanterie, bien évidemment.
C'est qu'il sortait tout juste d'une longue et pénible guerre - comme tous les nains qui s'en retournaient chez eux - et qui avait épuisé son corps, sucé son énergie comme le ferait une sangsue affamée.

Beaucoup de nains gardaient une mine morose, trop perturbés encore par les évènements passés, mais encore trop récents. Mais il y avait cependant dans leurs regards, beaucoup d'apaisement, du soulagement engendré par la certitude de revoir leurs proches, retrouver leurs habitudes et leurs routines. La longue procession s'en revenait à Thanor, mais Haldin avait sitôt fait de s'équiper chaudement pour la nuit, puis de s'alourdir de quelque viande et de pain dur, afin de rejoindre sa ville, seul, pour unique compagne la méditation. Il préférait galérer quelques jours en solitaire, affrontant bourrasques plutôt que de faire partie de cette sinistre procession. Et la galère, il l'avait connu bien avant la Malenuit et son lot de malheur. C'est lors de son Kummenouth qui avait dérapé, que Haldin avait connu la faim et la misère, pis, il avait connu l'esclavage et l'avilissement, qui refroidissait un être beaucoup plus que l'hiver. Mais ce temps était bien révolu, Grommtrommi de plus deux cent vingt ans, il avait su mâcher et remâcher ses souvenirs comme un bout de viande coriace, et avait finalement réussi à l'avaler péniblement.

Dès leur départ d'Almis, sortant de la Vallée de la Nérania par Long-Ruisseau, il avait commencé à préparer le terrain pour une périlleuse situation, qui était de faire accepter à Thanor de loger au sein même de leur ville, ceux qui avaient levé les armes mais qui s'étaient repentis. Abriter des traîtres sous leur toit, responsables malgré eux de dizaines, de centaines de morts, n'était pas une idée réjouissante pour les Dawis, et surtout pas pour la famille des torturés de Fort Rikkazund, entre autre.

Le siège d'Almis avait été une terrible épreuve pour les Dawis, mais ce mal avait été nécessaire afin d'instaurer une unité pacifique. C'est que le Grand-Roi dans sa parfaite gouvernance depuis son intronisation, avait reprit d'une poigne de fer la Zagazorn, telle que la connaissaient les Grommtrommi bien avant la Malenuit. Or son pouvoir avait été teinté de mansuétude, car s'il avait fait emmurer vivants les instigateurs d'une pareille infamie, il avait épargné le reste des traîtres, à condition qu'ils se repentent de leurs actes... Ceci étant fait, le Roi avait décrété qu'ils avaient dix ans à passer dans n'importe quelle cité dawi en tant qu'exilés, afin que tout un chacun puisse juger leur sincérité. Mais Thanor bien que lointaine, avait beaucoup souffert par la faute des fanatiques encensés, et avaient en effet vu nombre des leurs périr sous la torture et la guerre.

Haldin avait donc délégué quelques tâches à certains de ses congénères. Préparer le terrain​, créer un groupe de dawis intelligents qui ne se laisseraient pas bernés par la haine et la rancœur.
Ainsi avait-il​ réussi à convaincre les siens d'affecter nombre des nains d'Almis, aux labeurs de la terre et de l'élevage. Il avait chargé des Langktrommi de son Clan, de veiller sur eux tel un berger guidant ses bêtes dans les lointains pâturages.
Car tel serait le cas, ces nains seraient loin de chez eux, et n'auraient de cure, que la rédemption...
- Lorsqu'ils arriveront, au tout début il faudra les mater, comme nos bêtes récalcitrantes l'ont été, avait-il exprimé fermement. C'était le berger qui parlait, et sans doute ses comparaisons n'étaient pas dénuées de sens. Lorsqu'elles sont dociles c'est que le travail en aval a été notre meilleur atout. En tant que éleveurs, nous travaillons avec du vivant et que l'on me pende par la peau des couilles si ce n'est pas complexe, avait-il adroitement expliqué. Faudra les faire travailler, mais récompenser par la suite la sueur de leur labeur. Faites qu'ils s'adaptent, et il sera quotidiennement de votre devoir de les jauger, de creuser au plus profond, lire ainsi dans leur cœur... Il est de la même pierre que le votre... C'est de la sorte que nous retrouverons nos frères un jour égarés. Je serai de retour avant la fin du mois, avait-il conclu.

Il avait ressenti le besoin d'être seul, et c'est donc seul qu'il s'était détaché, non pas de l'armée car s'étaient désormais des nains qui rentraient au bercail, mais du groupe et des caravanes qui lentement progressaient, avec les morts et les blessés.
Quelques heures plus tard, il chevauchait seul sur la Route des Plaines, pour arriver à Thanor une petite énneade plus tard. Il avait accouru chez lui sans y trouver Mirza. Il l'avait cherché de partout, commençant à jurer par tous les noms de bêtes et de dieux déchus... Il avait enfin trouvé sa naine occupée à traire leur chèvre, bien sûr ils faisaient eux-mêmes leur fromages, avec Pimprenelle leur petite chèvre préférée.

La vieillesse n'avait pu vaincre le désir, et leurs ébats avaient étés fougueux à en faire trembler la Roche Septentrionale. Mais Haldin ressentait encore le besoin de respirer, de se changer les idées.
- Je m'tire don Mirzou, quelques jours..., avait-il prévenu sa femme après de très brefs jours de tendresse et il s'en était allé sans plus de tergiversations. Elle était muette mais elle savait toujours lui répondre, signifiant son accord ou désaccord... C'était avec son sourire habituel qu'elle avait acquiescé, quelque peu triste, mais lançant un regard empreint de douceur à celui qui partageait ses jours avec elle, depuis leur toute première rencontre. Elle le connaissait bien et savait que pour un nain de son âge et de son tempérament il était essentiel de prendre du recul. Elle savait qu'il lui faudrait un peu de temps avant de détailler les évènements passés. Il était comme ça après tout, et il avait besoin de digérer avant d'expulser proprement l'amertume du passé. Ainsi avait-il toujours agit, ainsi avait-elle toujours respecté celui qui l'emplissait quotidiennement de joie.
La naine avait préparé une biasse de berger pour son voyage, l'avait encore embrassé de ses bras forts, et il était parti séance tenante.
Avec une aisance sans égale et la souplesse du cavalier aguerri, il s'était lancé dans une cavalcade sans autre obstacle que le vent aride, et glacial.

3e Ennéade

Lante

La journée se lève sans plus attendre, et le brouillard avec elle. Haldin, qui a passé la nuit collé contre son galioth, pour s'apporter mutuellement chaleur et réconfort, vient tout juste de pénétrer dans la cité cosmopolite qu'est Lante. Oh depuis combien d'années n'a-t-il point visité la ville et ses alentours. Oh depuis combien de temps n'a-t-il pas vu de longues jambes, d'oreilles pointues, ou tout autre race différente de la sienne.
Mais lorsqu'il entend un humain parler, plutôt que de ressentir un dégout compréhensible si l'on connaît un tant soit peu sa jeunesse, il se met en joie et devant lui s'ouvre une journée à l'insatiable horizon. Par pure curiosité et parce qu'il est de fort bonne humeur, il s'arrête non loin de cet humain qui essaye maladroitement mais en vain de draguer ce qui semble être une prostituée.
- ... pour tout l'or du monde, arrive-t-il à saisir avant qu'un rire tonitruant explose non loin de l'homme qui, l'index en l'air, assume bêtement sa défaite. Il descend alors de son galioth et s'adresse en Khazalid au nain qui vient tout juste de se lever en le voyant approcher.
- Bien le bonjour, Frère, je vois que votre ami a bien du mal à se faire comprendre par les femmes. Je ne connais pas bien ces longues jambes, ment-il, mais il semblerait qu'ils aient beaucoup à apprendre de nous... Nous pourrions à l'occasion leur enseigner quelque rudiment de tacte ! Ceci étant dit, il explose d'un rire aux mêmes sonorités que celles de son homologue.
Son rire est sincère. Et il espère ne pas avoir été trop rude, car qui sait, dans ce quartier cosmopolite, humains et nains fraternisent ! Son expérience voudrait être conservatrice, mais son excellente humeur le rend curieux, et il compte de ce fait profiter un maximum de son escapade, et pourquoi pas changer d'avis quant à ces longues jambes beaucoup trop frivoles à son goût.

Son ventre gargouille, c'est le néant qui parle, car son dernier casse dalle remonte à hier midi. Si une échoppe pouvait m'être recommandée... ?, demande-t-il. Je viens de Thanor, voilà quatre jours que je chevauche, hélas ma douce n'a point calculé la voracité de son nain !, explique-t-il​ afin de justifier les bruits qui ne sont pas des grondements de tonerre.


HRP : Haldinou parle très mal la langue humaine, mais la comprend parfaitement ! Bisous Tsétsé
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Brynhild Odomar
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MessageSujet: Re: Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)    Sam 13 Mai 2017 - 2:39


  • Hiver, Oglicos, troisième ennéade de Verimios, an neuf, onzième cycle

    Il y a des cauchemars que l’on oublie facilement, et d’autres, beaucoup plus pernicieux, insinueux et effrayant qui peuplent nos nuits, voire nos vie. Le même rêve continuel, l’obsédant au plus haut point et qui parfois se prolongeait. La naine profitait de la journée avec ses neveux, leur apprenant le maniement d’un cerf-volant et lorsqu’il se trouvait soudain dans le ciel, la lumière du soleil baissait sensiblement, de plus en plus rapidement, jusqu’au noir total. Brynhild se mettait à courir dans la pénombre à la recherche de son père et de son arme. Elle courait pendant plusieurs minutes a en perdre le souffle sans pourtant réussir à s’arrêter ou même changer de rue. Comme si le rêve se focalisait uniquement sur une action précise, ne lui laissant aucun choix. Mais au milieu de la panique, un nain se dressant dans la nuit sombre d’une belle journée d’été, une nouvelle éclipse qui ne finissait plus, ravageant les peuples, réveillant les puissances naturelles et excitant les eaux. Il se tenait devant elle, droit et noble fasse au éléments déchainé, tout dépendant du rêve, parfois un volcan en éruption, d’autre fois un tremblement de terre ou encore une vague d’eau gigantesque prête a tout dévoré sur son passage. Le nain se tournait vers elle au moment où elle se faisait emporter par les éléments, propulser dans le néant, le néant de la réalité, car c’était là qu’elle ouvrait les yeux.

    Et elle ouvrit les yeux, haletante et transpirante. Il lui fallait quelques minutes pour se remettre de son rêve. Il n’arrivait que lorsqu’elle se laisser aller au sommeil profond et réparateur. La naine perçut soudainement le doux sifflement de la théière, mêlé à l’odeur caractéristique d’une infusion herbale. Brynhild s’étira dans mon lit. Il lui semblait que des siècles s’étaient écoulé avant qu’elle ne redorme dans un lit confortable, mais désormais souiller de sa sueur. Son dos craqua lentement, remettant en place chacune des vertèbres avant de s’attaquer à ses omoplates et ses épaules. Elle sortit sans bruit de son lit et posant les pieds sur le sol, chercha du regard sa hache. C’était une habitude qu’elle avait prise sur le bord de la route, toujours garder sa hache a proximité. C’était une manière de se tenir en sécurité, tout comme sa manie de n’avoir qu’un sommeil léger pour capter le moindre son étrange dans les environs. La naine se leva et se dirigea vers une bassine d’eau posé non plus de là par les soins de sa belle soeur. Elle souleva un peu d’eau dans le creux de ses mains pour le faire gicler sur son visage. La fraicheur de l’eau durant se matin d’hiver finit de la tirer de sa torpeur. Brynhild retira sa chemise humide et attrapa un linge qu’elle trempa délicatement dans l’eau pour se laver le corps. Elle profita du moment pour tresser ses cheveux sur le dessus de son crane, ainsi elle ne risquait pas de les avoir dans les yeux lors d’un combat. Elle enfila ensuite une nouvelle chemise et un pantalon propre avant de revêtir son armure de cuir. Se saisissant de ses draps souiller et sa hache, elle descendit les escaliers et se trouva nez à nez avec sa belle soeur s’affairant à la cuisine.
    Comme a chacune de ses visites, la naine se sentait de trop dans cette famille de nain. Est-ce dû à ses longues années en exil sur les routes aventureuses qu’elle avait choisit après le voile? D’un sourire timide, elle remercia la femme de son frère pour la tasse de café et l’avala a toute vitesse quand son frère arriva dans la pièce. Elle le salua rapidement et sortit dans le jardin. Ils s’étaient habitué à son silence et à son inexpressivité, bien qu’elle se trouvait être très attentionné avec ses neveux.

    Le soleil brillait sur Lante ce jour là, laissant entrevoir les épaisses fumées sortir des chemins. Chaque pas quelle faisait la rapprochait d’un écho - si répétitif et réconfortant - du martèlement des marteaux sur les enclumes naines. Brynhild flânait dans les rues repensant aux péripéties qu’avait été sa vie jusqu’à présent. L’aventure avait toujours été un moyen de fuir ce qu’elle redoutait le plus, la stabilité et la stagnation de sa vie. Ainsi, elle déambulait sans but précis dans les rues de Lante, observant un monde sédentaire à l’opposer de ce qu’elle avait toujours eut. Les lieux avaient changé depuis sa précédente visite, a tel point qu’elle fut surprise de trouver une boutique à cette endroit - ci. Mais ce qui l’étonnait le plus était la scène qui se produisait sous ses yeux. Il y avait ainsi un petit attroupement devant la porte, dû visiblement au refus d’une femme de s’entre mêler avec un homme. Alarmé par le tonnerre rugissant du ventre du nain, elle ne put s’empêcher de retenir un sourire et de faire un commentaire.


    « Il faudrait envisager d’aller calmer cette orage, car avec un rugissement pareil, cela n’annonce rien de bon, surtout s’il en est ainsi depuis Thanor… »


HRP:
 
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T'sisra Do'ath
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MessageSujet: Re: Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)    Dim 14 Mai 2017 - 20:05

Hiver, Oglicos, troisième ennéade de Verimios, an neuf, onzième cycle.


- Bien le bonjour, Frère, je vois que votre ami a bien du mal à se faire comprendre par les femmes. Je ne connais pas bien ces longues jambes mais il semblerait qu'ils aient beaucoup à apprendre de nous... Nous pourrions à l'occasion leur enseigner quelque rudiment de tact !

Balir continua de rire avec le nouel homologue, et il en riait aux larmes, son estomac l'implorait d'en finir et se contractait jusqu'à le faire tressaillir.

_ Le leur enseigner ? Lui demanda-t-il en se redressant pour poser une main amicale sur son épaule. Et manquer de telles sottises ? Ça jamais ! S'exclama-t-il en se fondant dans un nouveau rire.

Dagobert mis une poignée de secondes à se rendre compte du vent magistral qu'il venait de se récolter. Se retournant, les mains sur les hanches, il observait la donzelle continuer sa route. Rare était les occasions où une chose pareille lui arrivait. Surtout provenant de ce genre de fille, celle qui écartent les cuisses contre quelques monnaies sonnantes et trébuchantes.

_ Fichue coureuse des remparts... Maugréa-t-il dans sa barbe en maudissant cet instant de faiblesse qui l'avait mené jusque là. Et arrête donc de me railler toi ! Lâcha-t-il en désignant son ami nain de l'index.

Ami a qui il fallu une demi-minute avant de reprendre un semblant de sérieux. Et il était encore rouge comme une pivoine, lorsqu'il s'adressa au dawi dans leur langue maternelle.

_ Je suis Balir, mon frère. Et voici Dagobert mon ami aux longues jambes, continua-t-il en désignant l'humain, avant de jeter son pouce par dessus son épaule, et voici notre échoppe, aux « Curiosités Aventurières ».

- Si une échoppe pouvait m'être recommandée... ? Je viens de Thanor, voilà quatre jours que je chevauche, hélas ma douce n'a point calculé la voracité de son nain !

_ Pour sûr, si c'est une auberge que cherches, il y en a une quelques rues plus haut,
mais si tu veux partager le déjeuner avec nous, tu es le bienvenu. Il faut bien que les frères nains pallient ce que leurs femmes oublient !


_ Qu'est-ce qu'il dit ? Intervint Dagobert en levant l'index, un peu perdu pour le coup.

_ Qu'il vient de Thanorr, et ce n'es pas la porrte à côté, crrois-moi. Il a faim, et soif.

« Il faudrait envisager d’aller calmer cette orage, car avec un rugissement pareil, cela n’annonce rien de bon, surtout s’il en est ainsi depuis Thanor… » Intervint une naine de belle taille, et à la chevelure blonde.

Le marchand humain, arqua un sourcil en observant Haldin, avant de lui offrir un sourire de circonstance.

_ Tu penses pas qu'on est déjà sur la paille ? Demanda-t-il à son collègue, tout en gardant un sourire de façade. Vous êtes des ventres sur pattes, vous les nains. La boutique va couler avant même son ouverture.

_ Allons... Nous finissons les trravaux aujourrd'hui même, ne penses-tu pas que c'est un de ces jourrs il faut êtrre générreux et fêter ça ?

Dagobert eut bien deux secondes de réflexion, avant d'hausser les épaules. Après tout, Balir n'avait pas tord, il en avait baver des ennéades entières à retaper cette bicoque saccagée, qui avait désormais fière allure. Il était temps de déboucher ce vin péninsulaire qu'il avait dégoté au marché l'autre jour.

_ Oui, tu n'as pas tord. Messire, et ma Dame, reprit-il en réalisant une révérence maladroitement ridicule, que diriez-vous de passer à l'intérieur pour nous remplir la panse ?

Balir traduisit aux deux nains. Dagobert lui, était heureux de présenter la boutique pour la première fois. Bien que l'intérieur n'était pas encore au point, les travaux étaient enfin terminés. Il allait fêter cela !


◈ ◈ ◈


Une fois passée l'épaisse porte de bois de la bâtisse, l'on pouvait découvrir l'intérieur. Les murs avaient été refaits, poncés, et même peints pour certains. Au fond se trouvait le comptoir, une belle pièce de bois travaillée, sans aucun doute, par les mains de maître d'un artisan nain. Plusieurs caissons étaient entreposés derrières et sur le côtés, rien n'avait encore été déballé. Et la pièce, pas très grande, était chauffée par un feu crépitant dans la cheminée, devant laquelle trônait une table et six chaises. On pouvait gager qu'une fois les étals et les marchandises en place, il deviendrait un peu plus difficile de circuler dans cet espace restreint, mais cela aurait au moins le mérite de donner un charme certain à la boutique.
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Haldin Barbedrue
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MessageSujet: Re: Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)    Lun 15 Mai 2017 - 13:54




Enfin les rires gras et teintés de joie non feinte s'estompent, laissant place aux présentations protocolaires. C'est évidemment le dawi qui s'en charge, car l'humain benêt n'a pas compris le Khazalid qui fuse dans l'air. Il se fait parfois traduire la langue gutturale par son ami. Cela semble être dans leurs habitudes et Haldin est intrigué par cette relation. De fait, les deux marchands semblent être complices, car Balir n'attend pas qu'on lui demande pour traduire l'échange dawi à son ami.
Le Bouc voudrait comprendre sur quoi est basée leur amitié, comment se sont-ils rencontrés ? Comment leurs destins ont-ils été liés ? Pourquoi et à quel prix ? Tout cela semble si étrange, incompréhensible...
Son dégout refait peu à peu surface, et dans son esprit commencent à défiler plusieurs images indésirables, des souvenirs longtemps enfouis... Les humains... Je hais les humains, pense-t-il bon de se rappeller. Ils...

Posant une main sur l'épaule du Bouc de Thanor, le prénommé Balir se présente. Ce dernier semble avoir le même âge que lui, cependant pas le même parcours, ni les mêmes amitiés.
Le longues jambes semble plutôt jeune, mais Haldin qui n'est pas un fin ethnologue, respire hélas un coup avant de passer à autre chose. En effet il se tapote le ventre​, laissant de côté celui qui s'appelle Dagobert, pour observer la jolie devanture de la boutique.

"Curiosités Aventurières"

L'édifice en bois, s'il a été autrefois une vieille bicoque abandonnée, est aujourd'hui impeccable, avec une devanture propre et attirante, digne d'une prospère boutique Lantaise. L'écriteau se balance allègrement au rythme d'une brise légère, celle-là même qui a ce matin doucement repoussé le brouillard épais.

Hmmm... Voilà un nom de boutique tape à l'oeil et sympathique, pense Haldin en lorgnant la pancarte. Je ne suis peut-être pas un aventurier... Mais je suis définitivement curieux oui... Ça oui, oh que voui ! Autant profiter de ces quelques jours d'escapade pour farfouiller à droite et à gauche, peut-être même vais-je trouver un sympathique bibelot à ramener à ma Mirzou... J'aimerai bien y jeter un coup d'œil, mais pas avant d'avoir rempli ma panse de bière et de nourriture rassasiante.

- Qu'est-ce qu'il dit ?, questionne l'humain.
-  Qu'il vient de Thanorr, et ce n'es pas la porrte à côté, crrois-moi. Il a faim, et soif, semble bon de traduire Balir. Ils ignorent encore que notre Grommtrommi possède quelques bribes d'idiome péninsulaire. Avec un large sourire le vieux nain répète.
- Thanol. Voui, Thanol !, et il se tape le torse tout en fixant Dagobert. Ce dernier arque légèrement les sourcils, se demandant peut-être si Haldin comprend ou pas sa langue. Mais il omet assez vite cette hypothèse et se met à parler avec entrain.

Pendant le couple d'amis débat sur le pourquoi du comment de cette invitation, Haldin sourit aux marchands    avant de s'adresser à la naine qui vient tout juste d'arriver.
- Je suis de votre avis bien évidemment. Les orages doivent être calmés au plus vite. Notre ami ici présent vient de proposer un repas, que je n'oserai refuser pour rien au monde. Peut-être voudriez-vous vous joindre à nous ? Tenez regardez, il nous propose de rentrer !

Lorsque les amis ont cessé de palabrer, et que Dagobert invite théâtralement les étrangers à pénétrer à l'intérieur de la boutique, tous partent d'un rire joyeux. Cet humain plein de bonhomie, semble être celui que Haldin a toujours voulu rencontrer afin de se réconcilier avec le genre humain... Il avale un peu de salive en se disant qu'il est temps de passer à autre chose. Ce n'est pas Dagobert qui l'a asservi ou maltraité, il y a presque deux cent ans de ça. Bien au contraire ce longues jambes se plie en deux pour partager son pain et son vin. Car s'il a quelque peu rechigné, il n'est on ne peut plus affable, avec sur son visage un air des plus sincères.

Et puis de toute façon ils sont morts ces cons d'esclavagistes... Les temps ont changés...

Il descelle avec douceur son galioth et l'attache non loin de là, à quelque racine aérienne. La monture est une vieille bête habituée aux déplacements, et parfaitement dressée. Milles cavaliers voudraient posséder pareille monture, obéissante et docile. Opium émet un grognement de plaisir lorsqu'il lui gratte une zone sensible. Puis il murmure à l'oreille de la bête.
Jappe si jamais on s'approche de toi... J'acourerai. Et... T'auras un peu de pain ce soir... Puis prestement, sans avant récupérer ses saccoches, il rejoint le petit groupe qui a déjà franchit le seuil de la porte en bois.

Une fois dedans, les quatre personnages admirent l'intérieur, comme s'ils découvraient tous le lieu. Haldin et la jeune naine sont certainement impressionnés par le raffinement de la décoration, et la justesse de goût. Balir et Dagobert observent la pièce avec amour, confirmant au Grommtrommi qu'ils viennent tout juste d'ouvrir la boutique. Celle-ci est en effet vide, pas une seule "curiosité" n'attire l'œil, seulement quelques cartons derrière le comptoir et contre les murs. L'odeur de peinture n'est pas dérangeante, pas plus que la chaleur qui se dégage d'une cheminée qui crépite allègrement sur le côté de la pièce. En face de celle-ci, une table et ses chaises semblent attendre impatiemment la compagnie.

La naine semble émerveillée par la pièce, alors Balir se met à lui expliquer leurs travaux récents.
Entre temps Haldin croit bon de se présenter lui-même au longues jambes, pendant qu'il dépose ses saccoches auprès d'une chaise qu'il s'est appropriée de droit. Il retire une bouteille d'une des saccoches, et sa liqueur jaunâtre de vert teintée remue joyeusement dans la bouteille au rythme saccagé des mains de Haldin qui gigotent pendant qu'il parle.
Monseigneul Tacobell, prononce l'Ancien, tant bien que mal. La langue est déformée, pour ne pas dire massacrée. Il va devoir pratiquer un peu plus pour délier sa langue peu rompue à l'exercice. Plénommé-moi Haldin. Haldin Balbedlue. Votle ami est honnolable et gland âme.
Il reprend son souffle comme après un monstrueux effort. À deux reprises il remue la langue, offrant une grimace hilarante à l'assemblé.
Cloyez-moi que si ventle-sul-patte je suis, vous êtles bite-sul-jambe !, croit-il bon de préciser, en évoquant la pittotayable technique de Dagobert. La moule n'a pas de pli, jeune humain ! Les plotituée sont bonnes qu'à êtle plotées, comme son nom indique. Vous devez chelcher la moule. Et sans se douter une seule seconde que ses mots sont hilarants, il tend la bouteille aux marchands. Cheuchi est l'alcool de Thanol, galdez-le poul de belles occasions. L'helbe infusée est tlé lale. S'en ploculer est estlemement dangeuleux ! Allez cachez-le, autlement nous le boilons jould'hui, et ça ne selait pas lésonnable ! Puis il part d'un rire encore plus tonitruant que les précédents, alors que son ventre redouble l'intensité des grondements, contrarié.


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Brynhild Odomar
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MessageSujet: Re: Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)    Mer 17 Mai 2017 - 2:39

La douce matinée d'hiver prenait une tournure des plus étranges. Comment ses nains et le longue jambes en étaient venu à converser resterait probablement un mystère pour quiconque verrait la scène de l'extérieur. En effet, un conglomérat de nains n'étaient pas inhabituel, mais un longue jambe, deux nains et une naine ne pouvaient guère passer inapercut dans le seul quartier ouvert aux non-nains de la ville, d'autant plus devant une échoppe des plus étrange.
Ce n'était pas réellement de l'étrangeté, mais un lieu fort peu commun pour des nains, plus raffiné que la moyenne.
Alors que les quatres individus passèrent le pas de la porte, ils furent tout plus ou moins abasourdit par l'étrange composition de l'échoppe. De nombreux carton entassé les uns sur les autres, et une énorme cheminée qui abritait un feu des plus vivace. S'il ne l'était pas, le lieu aurait perdu de sa chaleur et de son intéret.
La troupe s'installa gaiement à l'une des tables disponibles. Tout en observant la pièce qui les accueillait et qui ne ressemblait en rien au gout nainique.

Balir avait invité la naine à prendre place à la table, avant de filer directement derrière le comptoir. Ouvrant l'un des caisses de provisions, il sortit une bouteille de verre étiquettée « Pomme », puis farfouillant sous le comptoir, il attrapra de quoi combler un estomac. Le nain revint à la table pour y déposer jambon et charcuteries, ainsi qu'une miche de pain à la taille conséquente. Dans le Nord du monde, on ne plaisante pas avec le déjeuner.


_ Comment vous appelez-vous ? Demanda-t-il, dans sa langue natale, à la blondinette en prenant place à la table.

" Je me prénomme Brynhild, Brynhild Odomar" Dit-elle en se servant un peu de charcuterie sur une tranche de pain.

_ Balir. Enchaîna-t-il en imitant sa comparse. Vous êtes de Lante ?

" En effet, j'ai grandis dans ses ruelles et dans sa caserne. Mais j'ai longuement voyagé à travers la contrée. C'est comme si la ville entière avait changée d'apparence, comme transcendée par les années."

La naine croqua dans sa tartine avant de reprendre.

" Et vous donc? Avec votre étrange compagnon."

_ J'ai beaucoup voyagé dans ma prime jeunesse, j'étais marchand. Expliquait le nain, le regard dans le vague. Mais ça n'aura pas duré si longtemps. J'ai passé près d'un siècle dans le Puy d'Elda. Un jour que nous nous rendions dans les régions du Sud, un groupe de noirelfes nous sont tombés dessus.

Balir haussa les épaules, il n'était revenu dans le Zagazorn que depuis peu. Il se sentait aussi étranger qu'il l'aurait été dans une autre contrée.

La naine ne put s'empêcher de se mettre à mastiquer plus fort sa bouchée lors de l'énonciation des elfes. Après tout ses périples, elle n'avait jamais réussit à les supporter. Et dieu savait qu'elle était patiente. Arrogant, orgueilleux et pas valeureux pour un sous. La lâcheté même sous forme humanoïde.

"Ceux là sont les pires de tous." Elle but une gorgée de sa bière avant de le regarder gravement. "Mais rare sont les personnes ayant un véritable respect de ma part. Le respect se mérite et se prouve."

La nain se fendit d'un léger rire. Il n'appréciait guère ces êtres à la peau sombre, qui l'avaient éloigné si longtemps de sa famille et de sa terre. Mais il en connaissait une bien après tout.

_ Ils ne sont pas tous aussi pernicieux. Belliqueux ça oui, c'est culturel chez eux, même entre eux. Mais il y a des exceptions.

"Sans doute. Mais je n'en connais point." La naine termina sa tartine et regarda le second nain. "Et toi l'ami, comment te nomme tu?"


Dernière édition par Brynhild Odomar le Dim 23 Juil 2017 - 8:45, édité 1 fois
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T'sisra Do'ath
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MessageSujet: Re: Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)    Ven 19 Mai 2017 - 0:04

Hiver, Oglicos, troisième ennéade de Verimios, an neuf, onzième cycle.


Tandis que la blonde et l'ancien discutaillaient dans leur langue natale, Dagobert se servait allègrement dans la charcuterie qu'on avait apportée. Cependant, faisant montre d'un peu de politesse, il en proposa avant tout au nain qui s'adressait à lui.

- Monseigneul Tacobell, plénommé-moi Haldin. Haldin Balbedlue. Votle ami est honnolable et gland âme.

La marchand commença par arquer un sourcil. Le saligaud piaillait quelques mots d'Oliyan, il eut comme une pensée pour louer sa retenue et son vocabulaire d'un peu plus tôt. Il se jura aussi d'apprendre à la fermer de temps à autre. Demain, un jour, bref... Bientôt.

_ Oh comme le hasard fais bien les choses ! Vous connaissez un peu l'Oliyan... Dit-il avec un sourire en observant son interlocuteur du front à la barbe. Et oui, vous avez raison, concéda-t-il en agitant la main, un geste vague, comme on chasse une mouche, il a une âme grande, comme ça. Précisa-t-il en écartant un peu les mains. Mais...

Dagobert s'interrompit en voyant le dawi se forcer dans une grimace ridicule, et ne put retenir un ricanement moqueur.

- Cloyez-moi que si ventle-sul-patte je suis, vous êtles bite-sul-jambe ! La moule n'a pas de pli, jeune humain ! Les plotituée sont bonnes qu'à êtle plotées, comme son nom indique. Vous devez chelcher la moule.

_ Une moule c'est plein d'plis voyons. Et bien sûr qu'je cherche leur moule, je fais ça dès qu'je l'peux, croyez-le bien !

Manifestement, il n'avait pas dû vraiment comprendre de quoi parlait le nain, et son esprit aussi salace que tordu avait fait le tri et choisi l'information qui lui paraissait la plus intéressante en un quart de seconde.

- Cheuchi est l'alcool de Thanol, galdez-le poul de belles occasions. L'helbe infusée est tlé lale. S'en ploculer est estlemement dangeuleux ! Allez cachez-le, autlement nous le boilons jould'hui, et ça ne selait pas lésonnable !

Quoi de mieux pour s'attirer les faveurs d'un marchand du Sud qu'un peu de rareté, et qu'elle soit liquide était une véritable plus-value pour un homme comme lui. Il tendit les mains pour récupérer la bouteille avec la précaution d'un archéologue qui découvre la clé du mystère des mystères.

_ Alors vous v'nez de Thanor hein ? C't'une jolie ville à c'qu'on dit. Moi je suis plutôt du Sud, j'ai bourlingué pas mal entre la Péninsule, Lante et l'Ithri'Vaan. Même si aujourd'hui, je dois reconnaître que j'évite certaines villes de ce coin du monde. Des histoires de moules si vous voulez tout savoir. J'ai baisé la fille d'un marchand Thaari. Et j'peux vous dire qu'il tirait une tronche de six pieds d'long quand il m'a vu quitter sa chambre nu comme un ver.

Dagobert ne pu s'empêcher d'émettre un léger rire. Il se remémorait ce moment comme une des plus belles victoire de sa vie.

_ C'était la gamine d'Archibald le Peaussier, un marchand qui te vend une cape en peau de nain, et des bottes en cuir de drows. Complètement frappadingue le vioque. Ajouta-t-il en se tapotant la tempe de l'index. Et j'ai bien cru finir en taie d'oreiller ce jour-là.

Le marchand faisait tourner la bouteille entre ses mains, le regard perdu dans le vague. Ah qu'elle était belle cette fille. Et vivace, ça oui.

"Et toi l'ami, comment te nomme tu?" Demanda ensuite Brynhild à Haldin.
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Haldin Barbedrue
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MessageSujet: Re: Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)    Sam 20 Mai 2017 - 17:20




Il caresse sa peau de ventre comme s'il s'agissait de son galioth, comme si c'était un animal domestique très caractériel qu'il voudrait rassurer.
Oui c'est bien, la gamelle arrive mon petit...
Le tonerre gronde une dernière fois, comme si justement l'animal avait comprit, et Haldin, affamé, s'affaire. L'humain, le Dagobert, lui a en effet tendu la pitance, et c'est avec joie qu'il s'en empare, sans avant cligner de l'œil au péninsulaire, un sourire pittoresque.

Si l'homme partage humblement son pain, c'est qu'il n'est pas si mauvais..., pense-t-il.
Sauf s'il le vend, croit-il bon de rectifier, en ressortant de sa mémoire les fâcheux incidents avec Soltariel.
Humain... Roi d'Entourloupe, de Farces..., conclut-il, sentencieux.

Toujours est-il qu'il plonge dans la carne des petites dents jaunes malgré leur âge et leur usure. Celles-ci taillent parfaitement de généreux bouts qu'il ne tarde pas après mastication, d'avaler avec empressement. Le pain est bien sûr dégrossi de la même façon, avec la voracité énoncée, comme s'il n'avait rien mangé depuis des lustres.

Tout en écoutant cette langue, qui à ses oreilles parait si niaise, faite de chichis et de blablas, le Grommtrommi apprécie le faciès du marchand tout en masticant allègrement. Bien entendu, il a arrêté de déchiffrer l'idiome étranger, pour se concentrer sur son repas. Il n'entend pas parler de moules ou de plis, mais par courtoisie il approuve quelque élément de la diatribe humaine d'un raclement de gorge entendu.

D'aucuns diraient qu'un ange passe quand, pendant quelques instants le silence se fait entendre, même s'il n'est point pesant. Seul le bruit de mastication est lourd de sens, de fait ils partagent tous la faim de Haldin comme s'ils avaient eux aussi voyagé de Thanor à Lante... La faim rapproche.
Le silence est enfin rompu par les deux discussions qui reprennent à l'unisson, naturellement, comme pour permettre à Dagobert de prendre sa part de plaisir, d'avoir la chance de s'exprimer parmi ces nains et leur Khazalid si guttural.
- C'était la gamine d'Archibald le Peaussier, un marchand qui te vend une cape en peau de nain, et des bottes en cuir de drows. Complètement frappadingue le vioque. Et j'ai bien cru finir en taie d'oreiller ce jour-là.
- Jé vous aulait plutôt imaginé en bavoil poul enfant, dit le nain en se permettant de pincer puis de secouer la chemise de Dagobert, pleine de miettes.

Long silence.

- Et toi l'ami, comment te nomme tu ?, demande alors la jeune naine, en s'adressant au Bouc. Elle est plutôt grande, et son air dégagé inspire confiance.
Haldin sort de sa rêverie surpris, car trop habitué au vouvoiement, du fait de son âge et de son rang. Mais il est trop heureux de retrouver sa langue natale. Toutefois, il s'excuse auprès de Dagobert, imperceptiblement. C'est qu'il commence à l'apprécier, malgré lui. Le jeune marchand doucement s'accapare du cœur de Haldin, tant il ressemble à son neveu.

Pourtant l'un était mort, l'autre riait à l'instant de ses anciennes péripéties...

Je me nomme Haldin, Ancien Thane des Barbedrue... Il omet de préciser qu'il est un honorable membre du Haut-Conseil. Au diable les titres et les grandes pompelasses...

Un titre ne veut rien dire, seulement les actes et leur finalité comptent dans ce monde, lui avait un jour inculqué son père, quelques siècles auparavant...

La pluridisciplinarité de tout nain fier de l'être était cependant évidente. Qu'il soit marchand ou orfèvre, un nain savait toujours se battre. Malgré tout, les visages et les corps, même s'ils portaient leurs lots de cicatrice, celles-ci n'étaient pas aussi récentes que celles de Haldin.

Et... Voyez-vous, Altrommi, aujourd'hui je me promène, mais suis encore loin de prendre ma retraite..., entame-t-il. Si je suis votre ami, alors que je n'ai pas même votre confiance, c'est que vous êtes une âme pure...

Haldin allait, comme à Thanor, et dans la mesure du possible, sensibiliser quelques dawis. Mais peut-être que ceux-ci seraient plus facile à convaincre, car ils n'avaient pas vécu ce drame, cette infamie. Peut-être était-ce mieux ainsi pour eux...
Tous les citadins de la Zagazorn réunie allaient en effet devoir recevoir chez eux, les Repentis Almiens. Pendant dix années ils allaient devoir vivre et cohabiter avec ces traîtres qui avaient un jour insulté la race dawi, pis, qui avaient été complice du meurtre de centaines de nains...

Nous avons vécus de sombres événements en Zagazorn récemment... Il semblerait que vous ayez tous les deux été trop longtemps éloignés des montagnes de vos Mânes..., dit-il, pensif...
Il regarde tour à tour les deux nains qui l'observent, interrogatifs. Ses yeux bleus semblent creuser, fouiller dans les leurs, réponse satisfaisante.
Si j'ai aujourd'hui décidé de fraterniser avec un longues-jambes tel que votre collègue, Balir, c'est que j'ai vu de quoi étaient aussi capables les nains... Il marque un temps. Le savez-vous ? Savez-vous de quoi sont capables les dawis ?, insiste-t-il.

Un silence s'installe, mais celui-ci contrairement aux autres, ne présage pas l'allégresse d'un ventre bien rempli.

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Brynhild Odomar
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MessageSujet: Re: Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)    Dim 28 Mai 2017 - 14:06

L’aspect pittoresque du lieu occupa quelques instants la naine. Elle n’avait visiblement pas été la seule à être interpellé par l’étrangeté de l’établissement, plus au gout des longues jambes, mais tout à fait charmant. Elle regardait les escaliers qu’ils avaient emprunter pour accéder à al pièce principale, les poutres de bois qui portaient l’étage du dessus, probablement une habitation.
Le feu crépitait avec entrain dans la cheminée imposante de la pièce, créant une lumière tamisé dans la pièce, mais aussi une douce chaleur qui s’intensifiait dès que l’on osait s’en approcher un tant soit peu. Levant les yeux, il était possible d’observer les énormes lustres en bois de cerf, orné de bougie afin d’éclairer les tables un peu plus que la simple lumière de cheminée.
Mise à part les murs de pierre apparente sur lesquelles étaient fixer de nombreux trophée de chasse - cerf, sanglier, élan- et un mur de plâtre ornait le dessus du comptoir, dans un bleu sombre, rappelant étrangement des couleurs de royauté humaine. Le sol était aussi de pierre, couverte de peau de bête pour réchauffer l’atmosphère froide de la pièce. Ce n’était point parce que l’on vivait dans la roche que nos maisons étaient froide et sans chaleur.
L’organisation de l’établissement était des plus rafraîchissant. Peu de table ornait l’espace, permettant plus aisément le passage des serveuses et aussi des gestes nains brusques sans risquer la moindre bagarre à cause d’une éclaboussure de bière, bien que cela soit le meilleur bain dont on pouvait rêver.

Brynhild observait la scène qui se déroulait sous ses yeux, avec un certain amusement il fallait l’avouer. Elle se trouvait rarement en si bonne compagnie. Non pas que retrouver sa famille n’était pas une agréable retrouvaille avec son père et la famille de son frère. Ils n’étaient pas dans le même univers. L’un étant dans la milice de Lante, et l’autre devenu simple comptable et s’occupant de sa famille, l’écart entre leur vie était sans doute trop creuser pour qu’ils puissent tout se dire et envisager d’imaginé la moindre des aventures qu’elle aurait pu vivre.
Il fallait avouer de nouveau, qu’elle n’avait guère trouver des compagnies dans lesquelles elle se sentait bien, ou l’envie de rester se faisait ressentir.
La naine avait naviguer de compagnie en compagnie, cherchant un ancrage qui ne vint jamais.

La jeune naine se rendit soudain compte qu’elle n’avait pas réellement regarder ses compagnons d’infortune. Ainsi la présentation du dénommée Haldin fut des bienvenus, lui permettant de l’observer sans excuse ou raison quelconque qu’elle devrait explicité en cas de demande.

Haldin était un nain bien battit, trapu, avec une barbe assez imposante d’un blanc argenté, qu’il attachait avec des lanières. Un nain des plus impressionnant qui intimidait la jeune naine bien qu’elle essayait de le camoufler. Elle n’avait guère pour habitude de montrer ses sentiments. Sans doute, êtes-ce la raison de ses problèmes relationnels avec les autres être vivants, bien qu’elle se soit toujours bien entendu avec les fières guerriers nains dans le passé.


«  Si je suis votre ami, alors que je n'ai pas même votre confiance, c'est que vous êtes une âme pure… » dit l’ancien Thane des Barbedrue

Une âme pure? Qui était l’âme pure à cette table, celui qui ignorait le passé de l’autre ou celle qui considérait tout être vivant comme un ami jusqu’à la preuve du contraire.

Contre tout attente, la conversation vira bien vite à un sujet plus sérieux que la ripaille et la gaieté de leur rencontre inopiné.


« Le repentie pourrait perte une bonne chose pour les Almiens qui n’ont commit aucun crime et qui cherche a prouver que son peuple n’est pas aussi mauvais que l’on ne le prétends. »

La naine essayait de ne pas minimiser les crimes qu’avaient commit les Almiens, mais elle ne voulait pas condamné des enfants qui n’étaient point responsable de ce qui se déroulaient présentement.
A vrai dire, elle n’avait jamais prit par à des conflits politiques, éxcutant les ordres que l’on lui donnait, sans prendre de partie. Brynhild ne s’était jamais sentit encore assez mûre pour savoir quoi penser de la politique, observant uniquement les anciens de son clan.
Sans être sûre de ses propos, elle plongea son nez dans sa pinte de bière qu’elle bu à grande gorgé.
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Haldin Barbedrue
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MessageSujet: Re: Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)    Sam 3 Juin 2017 - 14:52




Encore attablé, il regarde les trois autres personnes qui font sa compagnie. Ils sont tous voyageurs, sauf lui. Il ne connait pas leurs passés, mais il serait alléché qu'ils les lui racontent. Peut-être pourraient-ils alors rester la journée, et une partie de la soirée à s'entretenir ensembles. Heureux des hasards, amoureux de l'Histoire. Frivole de contes chantés ou narrés...

Pendant quelques instants il s'approprie du temps et des esprits. Il lache des phrases entre deux crépitements de bois enflammé. Valses de flammes endiablées, les bougies ne réchauffent pas, pourtant chaleur elle créent.

- C'est de la sorte qu'il faut penser, Brynhild, clame-t-il en souriant. Et répandre ainsi le pardon aux pieds d'autrui, continue-t-il peu après.

Voir plus loin, s'époumone-t-il rares minutes plus tard.Voir plus loin, c'est voir vaste, affirme-t-il alors.
Voir vaste, c'est avoir la marge d'étudier, mais surtout le temps d'envisager le futur.
Seul et rarement le feu l'interrompt.

Il faut laisser le passé aux Zagazkroni, prononce le Bouc, presque prêt à se lever. Le passé doit être conté, narré, mais dès qu'il est gravé par le Gardien du Souvenir de tout Clan, il est irrévocable. Et ça devient de son ressort. Nous n'avons le droit que d'honorer et de respecter le passé, comme des feuilles mortes bénéfiques pour la terre, par leurs apports.
Il faut se diriger de l'avant, et c'est en étant humble et plein d'altruisme que nous élimineront les velléités. Et nous serons peut-être alors plus apte à gérer le présent
, jacte encore le vieux nain. Et de le faire le plus consciencieusement, possible, prononce-t-il, ravi.
Nous sommes tous, êtres vivants. Silence. Tous voués à l'oubli, conclut-il.

En se levant il se dandine avec joie, les yeux rivés sur la bouteille. Il n'est pas grand buveur, laissant d'habitude la douce addiction aux plus jeunes. Il n'est pas grand buveur mais il n'est pas grand fumeur non plus, cependant le tabac virulent s'insinue en fumée dans ses poumons accueillants. Aujourd'hui c'est jour de fête. En ce Oglicos d'hiver, Haldin se sent bien, il se sent jeune. Bien sûr le temps l'a usé, et les histoires pénibles sont nombreuses, sulfureuses.
Malgré quelque malheur de jeunesse, le nain a vécu longtemps dans les Montagnes de ses Ancêtres. Mieux encore il a passé une bonne partie de sa vie à arpenter leurs pâturages, acteur de nombreuses heures de marche et d'exercices physiques ou intellectuels.
Une vie à s'investir dans l'élevage et les traditions.

Hélas... De dizaines de préoccupations sont les siennes, et sont aussi encore à traiter, à résoudre. Cela dit c'est peut-être cette lutte contre l'adversité qu'il a dû mener toute sa vie, qui le pousse à continuer, à se dépasser.
... C'est ce qui le rend fort.
Mais les auspices sont très sombres et se cachent dans l'ombre, jusqu'à ce que la lumière de la vie ne s'estompe.

Il sort à la césure d'un mouvement une jolie flutte sculptée, par lui-même. Elle est en bois de chêne et sa couleur est rendue sobre, ternie par le temps. Dessus on croirait reconnaître une sirène. Le longues-jambes semble ébahi devant l'objet. Il siffle quelques notes dans une mélodie fluette. En pensant que l'humain, de par ses voyages connait quelque rudiment céleste, le vieux nain tend la flutte, érigée.
- Jé vôa en toi un bon suceur de pipette, prononce Haldin d'un Olyian brut, persuadé de la justesse de ses mots, et les liants à son geste.

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T'sisra Do'ath
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MessageSujet: Re: Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)    Lun 12 Juin 2017 - 13:56

Hiver, Oglicos, troisième ennéade de Verimios, an neuf, onzième cycle.


Dagobert ne comprenait pas un mot de ce que racontait le vieux nain ou même la jeune naine. Il avait l’impression que tout ceci allait bien trop vite pour lui, incapable de détacher des mots du flot incessant de sons qui chassaient le silence. Mais à voir le visage de son ami Balir, il parvenait à se faire au moins une idée de la teneur des choses. Car son comparse nain écoutait Haldin avec l’air nostalgique, presque triste au début, puis il décrocha un sourire, discret, presque invisible dans sous sa barbe. L’humain avait déjà vu cet air là, il se doutait que le bougre pensait surement à ce fils qu’il n’avait jamais vraiment eu le temps de connaître, et qui était parti se perdre dans l’immensité glaciale du Septentrion pour la gloire du Prophète de ces nains d’Almis.

_ De quoi parlez-vous ? Demanda le marchand, un brin curieux, à Balir.

_ Almis, lui répondit-il sur un ton grave, et les conséquences  de cette guerre.

_ Quand on sera bien installés, et que tout le monde sera là, on partira pour le Nord. Souffla l’humain dans un sourire, penché vers son comparse nain.

Balir se contenta de poser sa grosse paluche sur l’épaule de l’humain en guise de remerciement. Avec tous ses travers, cet homme était quelqu’un de bien dans le fond.

- Jé vôa en toi un bon suceur de pipette. Prononça Haldin en détacha bien chacune des syllabes du langage des Hommes.

Les deux commerçants tournèrent leurs regards vers le nain qui venait de tenter sa chance en Oliyan, puis ils éclatèrent de rire. A tel point que Dagobert devaient en essuyer les larmes qui roulait sur ses joues.

_ C’est la première fois qu’on me la fait celle-là !

Balir traduisait en langue naine ce qu’Haldin venait de dire, et éructa un nouveau rire gras venu des tréfonds de sa gorge.

Dagobert se dressa sur ses jambes pour rejoindre Haldin et se saisir de la flûte de bois que ce dernier lui tendait. Alors comme ça le nain souhaitait le voir jouer ? Le marchand n’allait pas se défiler, oh que non ! Il ne connaissait qu’une  seule et unique mélodie, mais elle ferait l’affaire.

_ Préparez-vous, Messieurs Dames, à ourdir l’une des mélodies les plus incroyables de votre vie ! Écrite par un virtuose de la musique… Moi ! Mentit l'homme en souriant d’un air malicieux. Et sachez qu’elle fut mise au point à Thaar, dans un des quartiers les plus dangereux de la ville… Expliquait-il en brandissant un index. Oui ! Et je peux vous dire que même les plus durs des durs se sont pris au jeu de la musique ce jour-là. Véridique ! Ajouta-t-il comme pour se convaincre lui-même de ce qu’il racontait.

Et alors qu’il portait le bec de la flûte à ses lèvres, il eut une petite pensée pour cet homme à la peau noire qui lui avait appris à jouer cette mélodie un soir, dans l’une des auberges d’un quartier mal famé de Thaar.  En soit, elle n’était pas compliquée à jouer et consistait en un simple enchaînement, répété autant de fois que nécessaire, de cinq notes. A ceci, Dagobert ajoutait quelques variations sur le rythme et la longueur des notes pour faire croire qu’il savait ce qu’il faisait, et en général, le tour était joué. Du moins tant qu’on ne lui demandait pas de jouer autre chose.
Ainsi se mit-il à souffler dans l’instrument, et un petit air simple et entraînant résonna dans la pièce. Le marchand s’autorisait même à quelques pas de danse, preuve de la confiance qu’il avait en ses maigres dons de musiciens. Balir commençait à taper dans ses mains suivant difficilement le rythme changeant de la mélodie, mais le sourire aux lèvres et les yeux rieurs.
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Brynhild Odomar
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MessageSujet: Re: Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)    Dim 23 Juil 2017 - 8:44



La jeune dawi observait le spectacle avec un intérêt certain. La table semblait réunir trois joyeux drill qui avaient du mal à se lâcher compte tenu de leur récente rencontre. Brynhild était de nature bien plus réserver, intériorisant ses émotions et ses ressentit. Elle se forçait bien souvent à extériorisé un rire pour ne pas froissé ses compagnons de fortune.
C’est ainsi qu’elle ne montra pas son ravissement d’être approuvé par un nain bien plus âgé et expérimenté qu’elle. Après tout ce massacre portait préjudice à de nombreuses personnes, essentiellement les non concerné.

La naine porta son regard sur le longue jambe qui partageait leur tablé. Elle avait rarement rencontré des humains aussi boutentrain que lui. Et bien qu’il ne comprenait pas la moitié de ce qui était dit. Son compagnon courtard lui traduisait tout ce que était dit autour de la table.

Mais l’heure était à la bonne humeur! En effet, Haldin sortit une flute de sa sacoche, et tentant de parler dans la langue commune, persuader de la justesse de son verbe, produit une faute à s’en tenir les côtes.


« Jé vôa en toi un bon suceur de pipette. »

Les deux marchands éclatèrent d’un rire tonitruant alors que Balir expliquait à Haldin ce qu’il venait de dire. Il était en effet extrêmement risible de faire une telle allusion. Sur ce le longue jambe se saisit de la flute pour entonner une chanson de sa composition.
La naine se saisit de sa pinte et la fit claquer sur la table en bois au rythme de sa chansonnette.


« Si tes talents de danseurs étaient aussi affuté que celui de la musique, tu pourrais sans doute devenir le fou du roi! »

Elle se leva et prit part à sa petite chorégraphie, oubliant quelques instants ses réflexions sérieuses et ses pensées familiale. Elle saisit le bras du longue jambe et l’entraina dans un mouvement circulaire, s’arnachant à son bras, tout en tenant sa chopine de sa main libre. Elle renversa quelques gouttes de bière sur le sol de pierre du lieu mais ne s’en préoccupa outre mesure, dansant sur le rythme de la flute et du claquement de main de Balir.
Brynhild lâcha le musicien improviser et tendit ses mains vers Haldin, l’invitant dans la danse pour qu’il ne rumine pas trop son erreur quelques peu tendancieuse.


« Jé vôa en toi un bon danseur! »

Loin d’elle était l’idée de se moquer, mais plutôt de plaisanter de sa gaffe qui était des plus amusantes.
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Haldin Barbedrue
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MessageSujet: Re: Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)    Ven 28 Juil 2017 - 18:54



Car le rire des marchands était contagieux il se fendit en deux. Lorsqu'on lui expliqua allègrement le sens des mots qu'il avait prononcés, il se fendit encore plus. Un gland suceur de pipette n'était pas le plus bienséant des compliments. Dès que Dagobert offrit à leurs ouïes une mélodie supposément écrite par lui-même, il se fendit davantage. C'était un enchaînement de notes assez simples que Haldin affectionnait lorsqu'il s'agissait de mettre un peu de musique dans une comptine dawi. Qui disait enfantin ne voulait pas forcément être dépréciatif. Car avec l'imagination fertile d'un enfant, le musicien en herbe arrivait à sortir d'agréables divergences, il réussissait à égayer le moment et c'était dirons-nous l'essentiel. Titou...titi...tatita...

De fil en aiguille ils s'étaient tous levés encouragés par le martèlement d'une choppe vide sur la table. Clang-kla...Kla...Kla... Clang-kla ! C'était Brynhild qui le rythme dans la peau, donnait un tempo racoleur au début de java. Les deux dawis bicentenaires s'étaient levés naturellement puis avaient tapé des mains. Haldin siffla. Fiuuuu-fi... Fi-fiu... Fifi-fiouuuu... Balir hulula. Yeeeeepaaruuuu-ru-ruu-ruu-ru-rùùùouhhhhhh ! Plusieurs longues minutes s'écoulèrent dans l'euphorie, celle qui teintait de rouge les joues réchauffées, qui offrait les rires inconscients aux protagonistes. Bien sûr ils se faisaient du bien à chanter et à rire sans se soucier du lendemain...

- Je vôa en toi un bon danseur, avait ironisé la naine en s'adressant au Grommtrommi Barbedrue. Alors ils s'étaient pris par la main et avaient enchaîné quelques pas saccadés. Ils avaient fini par se tenir les huit paluches et à envoyer les pieds dans tous les sens, un p'tit coup à droite puis un p'tit coup à gauche et on recule et on revient, hep hop là...

Plus tard dans la soirée, après avoir bu, mangé, puis encore un peu bu, ils s'étaient rapprochés du feu qui lui, n'avait cessé de danser. Dagobert à qui Haldin avait offert la flutte, et qui ne voulait donc plus s'en séparer, avait repensé son air avec plus de douceur tragique.
Sans savoir comment ils en étaient arrivés à ce sérieux sujet de conversation, Haldin avait raconté son kummenouth et le lot de malheurs qu'il avait péniblement trainé en quittant ses montagnes... Dagobert avait expié ses peines en racontant les yeux embués ce qu'il était advenu de sa pauvre mère Janine, défunte pendant la 999e Année du Dixième Cycle. Balir avait raconté son passé plus qu'étrange, poignant, et tous avaient gardé le silence, pensifs. Brynhild avait osé évoquer ses peurs et ses remords en khazalid. À ces heures de la nuit l'humain avait déjà sombré bouteille en joue, les nains plus coriaces avaient encore quelque peu palabré. Les doyens avaient rassuré la plus jeune, ils l'avaient encouragé pour la suite, elle étaient vraisemblablement sur le bon chemin.
La nuit n'avait pas attendu qu'ils l'autorisent à s'en aller, ils avaient d'autres galioths à bâter semblait-il, c'est donc aux aurores que leurs langues exercées avaient flanché, que l'unique salive en mouvement était la bave glissant sur leurs mentons. Zzzzz...

Ainsi s'était écrit l'histoire cette nuit là. Aux couleurs de partage et de convivialité. Teintés de bonne humeur et d'insouciance.
Le lendemain par contre se fut une encre d'une toute autre couleur qui imprima la fureur de Haldin sur les épopées du siècle.

- Mais... P-PUTAIN MON GALIOTH !?

Il était là, tapant du pied, rageur, consterné.

- Je ferais bouffer mon poing à l'intrépide, le courageux, je dirais même au fou, oui ! AU FOU qui a osé toucher à mon Opium !!! Alors son instinct montagnard refit surface car tout en s'élançant dans les rues de l'Enclave, sans se préoccuper des passants éberlués le nain avait menacé : Nan mais j'vais don' ptet y rénover son visage au con !

Abandonnant ses compagnons à l'entrée de la boutique – et à l'intérieur de celle-ci les quelques saccoches qui ne contenaient plus que trois bouteilles vides de cet alcool si plaisant puis si cher ! mais désormais révolu – Haldin, le poing en l'air, honorable membre du Haut-Conseil, digne Bouc de Thanor, bramait furieux à la recherche de sa monture, avant de marcher sur les excréments que celle-ci avait vraisemblablement posé en souvenir. Il s'affala la tête en avant, de la merde plein les pieds, son brûle-gueule osa s'échapper d'une poche mal fermée et il rentra en contact avec la prochaine crotte comme si Opium, atterré, avait laissé des traces pour être retrouvé.

HRP:
 
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T'sisra Do'ath
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MessageSujet: Re: Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)    Ven 18 Aoû 2017 - 12:17

Hiver, Arcamenel , troisième ennéade de Verimios, an neuf, onzième cycle.


Balir secouait doucement l’humain qui rependait sa bave sur la table. Le bougre avait dormi sur la chaise, affalée comme un chiffon, là où la veille ils avaient tous bu, mangé et surtout ri. Le dawi se mit ensuite à ranger quelque peu le bordel s’était installé dans la pièce. Chopes, assiettes, miettes, bouteilles... La soirée avait mis les foies à rude épreuve, enfin... Surtout celui du longues-jambes.
Car il mit dix bonnes minutes à émerger complètement. Il avait la tête en vrac et l’estomac retourné. L’alcool nain, ce n’était pas du p’tit lait, ça non. Et il retiendrait la leçon cette fois-ci, ça oui ! Du moins l’espérait-il lui-même.

- J’ai la nette impression de m’être fait piétiner par un troupeau d’Ibaks Royaux en en furie… Souffla-t-il en s’étirant dans une grimace.

- Je te l’avais bien dit, de ne pas boire autant. Argua Balir qui riait en maniant le balai.

- Rappelle-moi de t’écouter la prochaine fois…

- C’est ce que tu dis à chaque fois mon ami ! S’exclama le nain de plus en plus hilare.

Le marchand humain se contenta de ronchonner, il sentait l’alcool et la transpiration. Il était écœuré et avait la bouche pâteuse, et pensait déjà aux bienfaits d’un bain chaud quand…

- Mais... P-PUTAIN MON GALIOTH !?

A l’extérieur, l’ancien Barbedrue s’époumonait face à la surprise d’une disparition aussi incongrue qu'insensée. Sans réellement comprendre de quoi il retournait, Dagobert avait au moins reconnu le timbre de cette voix. Il jeta un œil à Balir, qui lui répondit d’un haussement d’épaules et de sourcils, tout surpris qu'il était lui aussi, avant de se diriger vers la sortie. Et à peine avait-il mis le pied dehors que la complainte se poursuivait.

- Je ferais bouffer mon poing à l'intrépide, le courageux, je dirais même au fou, oui ! AU FOU qui a osé toucher à mon Opium !!! Nan mais j'vais don' p’tet y rénover son visage au con !

Dagobert descendit les quatre petites marches d’une seule enjambée. Il voyait le nain s’enfoncer dans... Ou plutôt fendre la foule de marchands et de voyageurs venus d’ici et d’ailleurs. Agacé, coléreux, furieux. Et déjà les échos des marteaux qui embrassaient l’acier avec ardeur, provenant du quartier de la Forge résonnaient douloureusement dans le crâne de l'homme.

- Fichue gueule de bois… Soupira-t-il en accélérant le pas pour rattraper le nain. Haldin, Haldin ! S’exclamait-il en levant le bras pour l’interpeler. Attendez ! Qu’est-ce qui s’passe ?

A hauteur de son compagnon de beuverie, le marchand écouta ses paroles approximatives entrecoupées de grognements agacés. L’histoire semblait cocasse, mais il y avait d’abord un détail très important à régler.

- On vous a tiré votre « Galioteux ». Alors j’veux bien vous aider à l’retrouver moi, votre « Galioteux », mais… A quoi ça ressemble cette bête là ? Et puis qui irait piquer un truc pareil ?
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Haldin Barbedrue
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MessageSujet: Re: Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)    Mar 29 Aoû 2017 - 9:36



Haldin est une braise ardente, de celles qui ont du mal à s'éteindre. De celles qui ont vite pris, simple coup de tonnerre sur une crête trop aride. Prenez du pin, brûlez-le, ne vous inquiétez pas il prendra sans grande difficulté ; observez sa combustion et vous aurez un aperçu miraculeux de la transformation de Haldin. Aussi stoïque qu'un chêne centenaire, vieux sage des montagnes. Aussi brûlant qu'une flamme dansante. Et malheur à celui qui s'adresse à lui, ce serait asperger le feu de liquide inflammable.

« Mais où est donc passé ce con ! Impossible qu'on me l'ai chippé ! Ici à Lante ? Pfeuh, c'est bien cette Enclave de mes deux qui souille nos terres de menteurs et de voleurs ! Et si c'était cet humain ? Dagobert... Ce longuet... Trop gentil pour être vrai. C'est bien les hums, ça... On leur offre une flutte et ils prennent jusqu'au galioth... On leur offre une légère amitié, et ils t'enculent. Il va m'entendre ! Oh que voui qu'y va m'entendre, sacripan ! Foutre de gobelin ! »

Et voilà que l'humain arrive en courant. Il semble aussi pâle que Haldin, seulement sa pilosité masque moins bien ses teintes cadavériques.

- Haldin, Haldin ! En accourant le bras levé. Attendez ! Qu’est-ce qui s’passe ? Le pauvret ignore ce qui l'attend.

Mais quel scandale celui que Haldin s'apprête à faire... Il est furieux mais pas que. À s'approcher de lui, les effluves vous enivre d'un simple reniflement. L'alcool est celui qui fait parler, hurler, le nain, encore embrumé par ses effets...

- Qué qui passe qué qui passe !? Toi voir ça tlès tlès vite Tacobell !
- On vous a tiré votre « Galioteux ». Alors j’veux bien vous aider à l’retrouver moi, votre « Galioteux », mais… A quoi ça ressemble cette bête là ? Et puis qui irait piquer un truc pareil ?
- De l'aide !? Ô pôvre de pute de con ! Hurle l'ancien à en effrayer les jeunes garaz qui s'en vont se réfugier sous les jupons de leur naine de mère. Beh sûr ! Tu vas m'emmener illico presto chez tes complices, parce que sinon je t'arrache les couilles, compris longuet !? Les mots sont crachés en khazalid, trop ailleurs pour s'en rendre compte. À la mine perdue du marchand, Haldin se reprend et s'exprime en Olyian. Toi maman de chienne, rendle Opium fissa, bâtarre de Péninsule ! Moi connaître manigances ! Moi pas con des neiges d'antan, toi connard de jeunes pluies !

Les mots sont triturés, trop d'énervement en jeu pour correctement s'exprimer, le nain s'en balance royalement.

Galiotheu, galiotheu ? Dit-il en imitant l'humain. Il ressembler à mère de toi en slip ! Pas faiseul' de malin avec moi !

Les esprits sont rapidement exaltés. Les badauds accourent, soit curieux d'esclandre soit avide de castagne. Formant un cercle autour des deux protagonistes, les genses hurlent de venimeux échauffements.

« Casses y l'nez ! Non les jambes ! Qu'y marche en béquille le voleur d'opium ! Ouais on veut pas d'voleurs ici ! »
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T'sisra Do'ath
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MessageSujet: Re: Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)    Sam 7 Oct 2017 - 23:46

Hiver, Arcamenel , troisième ennéade de Verimios, an neuf, onzième cycle.


Balir fendait la foule qui s’était accumulée dans la rue,  et encerclait le nain et l’humain. Et elle en faisait du bruit, les rires et les encouragements couvraient aisément le son des marteaux qui frappait l’acier. Alerté par les cris des badauds, il avait joué des coudes et des épaules pour se frayer un chemin dans la masse, pour débarquer dans l’arène improvisée.

- Par ma barrbre, mais qu’est-ce qu’il se trrame ?! Demanda furieusement l’ancien à son comparse aux longues jambes. Pourrquoi vous vous mettez sur la trogne ?!

Dagobert aperçu du coin de l’œil son collègue nain qui débarquait sans vraiment comprendre ce qui se passait, et vit ce dernier comme une éclaircie au beau milieu de la tempête. Il se rua si rapidement derrière lui, que ses pieds ripèrent bien deux ou trois dans la poussière avant qu’il ne finisse par avancer pour de bon.

- Mais rien ! Rien te dis-je ! Un malandrin lui a piqué son « Galioteux », moi je m’inquiète, je panique ! Je lui propose mon aide, et il m’accuse !

Balir lui attrapa le poignet et plongea son regard sévère dans le sien, avant de reprendre d’un ton plus bas : « Tu n’as rrien à voirr là dedans au moins ? »

- Par les saintes loches de la Damedieu, bien sûr que non ! On était tous ensemble toute la nuit ! Même l’autre blondinette peut confirmer, si tant est qu’elle ne bave plus sur notre plancher. Moi j’veux retrouver le saligaud qui a fait le coup ! Juré !

- C’est vrrai, c’est vrrai… Reprit Balir, en lui lâchant le poignet et se décidant à avancer vers son compatriote colérique. Bon sang de bon soir…

Le dawi s’avança, calme et posé, et prit la parole dans son langage natal. La situation lui paraissait ubuesque, et il n’avait qu’une idée en tête : Apaiser les choses.

- Haldin Barbedrue, mon ami, Dagobert a passé la nuit avec nous, et vous avez bavassé tous les deux jusque très tard… Même très tôt dans la matinée, se reprit-il, et moi je l’ai vu passer le reste de cette matinée à dormir.  Et l’on ne peut pas dire qu’il ne t’apprécie pas, alors quand il affirme vouloir t’aider à mettre la main sur le voleur, il dit vrai. J’en mets ma main à couper ! Ajouta-t-il en levant sa large paluche.

La foule s’était un peu calmée, au grand regret de certains qui n’attendaient que de voir l’un des deux prendre la dérouillée de sa vie. Et l’écho de l’acier martelé reprenait le dessus sur le brouhaha de la foule matinale.
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MessageSujet: Re: Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)    

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Rénovations hivernales. <La Guilde> (Haldin, Brynhild)
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