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 Le calme avant la tempête [Halie/Fenris]

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Fenris Nöldorion
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MessageSujet: Le calme avant la tempête [Halie/Fenris]   Dim 7 Mai 2017 - 19:47

<< RP précédent : "Ce jour tant attendu..."



Deuxième jour de la quatrième ennéade de Favriüs
An 9 du XIème cycle



Trois jours s'étaient écoulés depuis que les Nöldorion avaient appris la relation qu'entretenaient Halyalindë et leur troisième fils. Trois jours sans que la Protectrice ne puisse être réellement fixée sur l'avis de parents de son compagnon et où ce dernier étaient de plus en plus convaincus de ce qu'ils en pensaient. Ils se montraient plus froids et distants envers elle tout en restant cordiaux, tel que son rang l'exigeait. Ils n'avaient pris le temps de s'entretenir ni avec leur enfant, ni avec elle. Fenris savait que cela viendrait et préférait ne pas y penser pour le moment. Il avait enfin la possibilité de vivre sa liaison avec Halie au grand jour et avait bien l'intention de leur en faire profiter un peu.
Depuis l'annonce, son coportement en publique envers Halyalindë avait passablement changé. Son regard se faisait volontairement plus tendre et son attitude plus attentionnée. Certes, il n'en était pas aux étreintes et aux baisers mais il se laissait parfois aller à aposer ses lèvres sur ses doigts au moment de la quitter ou à lui adresser un sourire plus doux que les autres. Elle-même se faisait à la fois plus douce de geste et  plus taquine de langage. D'une civilité absolu en ce qui concernait les deux Nöldorion, elle observait son compagnon pour ne pas outrepasser la proximité qu'il s'autorisait à montrer en publique. Depuis qu'ils étaient déchargés du fardeau du secret cependant, ses regards parlaient souvent pour elle. Ainsi, mis à part l'après-midi que l'Ardamirie avait de nouveau passée avec la meute, le séjour avait de nouveau pris des airs de voyage d'agrément pour le jeune couple.  

Au huitième jour de leur séjour, Eölir et Melian durent s'absenter pour la journée et ne rentreraient pas avant le dîner. C'était une occasion parfaite pour eux de se retrouver seuls l'espace de quelques heures. Comme chaque matin, ils s'entraînèrent dans la petite clairière qui se trouvait à l'écart puis se quittèrent avant le déjeuner. Chacun retourna dans ses appartements pour se laver avant de se retrouver pour le repas qu'ils prenaient dans la salle à manger.
Enfin... Pas cette fois-ci.

Alors qu'Halyalindë avait retrouvé l'intimité de sa chambre depuis quelques dizaines de minutes que quelqu'un vint frapper à sa porte de trois coups réguliers.

Si elle avait osé demander à ce qu'un bain soit préparé, elle y aurait sûrement encore été plongée, mais comme ce n'était pas le cas, elle était tout a fait décente lorsque les coups retentirent. Dans la robe bleue offerte par Fenris, celle dont le col lui enserrait joliment le cou tout en laissant exposé son dos lardé de cicatrice, cela faisait déjà quelques minutes qu'elle prenait des notes, une étole de fine laine blanche jetée sur les épaules et glissant dans son dos jusqu'à ses reins. Les idées passaient vite et ce matin elle en avait eu quelques unes concernant certains problèmes récurant de l'organisation des ressources en Ardamir. Heureusement pour la régularité de son écriture, le bureau étant placé juste sous la fenêtre, elle avait entendu des pas s'approcher du pavillon.

Elle prit le temps de reposer sa plume et de poser un buvard et un presse papier sur sa feuille, avant de se lever pour aller ouvrir. En posant la main sur la poignée, elle fronça le nez en voyant la dernière phalange de son indexe taché d'encre noire. Qu'importait finalement...
La servante qu'Halyalindë connaissait désormais sous le nom de Beraïlin se tenait derrière la porte. La salua humblement.

- Bonjour Heri Halyalindë. Heru Fenris m'a demandé de venir vous chercher pour le déjeuner.

- Oh, pardonnez-moi. J'ai dépasser l'heure?

-Euh... Non, Heri. Il m'a demandé de vous conduire là où vous allez manger. Répondit-elle poliment.

- Une seconde... dit-elle en faisant demi tour à pas rapide.

Elle se pencha sur la table de nuit pour y récupérer une broche en or qu'elle accrocha au revers intérieur de son étole avant de s'en retoruner auprès de la jeune femme.

- Je vous suis.

Beraïlin lui sourit avant d'ouvrir la marche. Au lieu de partir sur la droite, en direction du bâtiment principal, elle descendit vers la côte, et le Laurenorn. Mais pour se rendre jusqu'à l'arbre d'or, il fallait quitter les allées de pierre. Ce qu'elles ne firent pas. Au lieu de continuer à descendre sur la mer, la servante tourna à gauche au bout de la clairière qui séparait les chambres des invités des logements des résidents. Après avoir passé les appartements des parents Nöldorion, Halyalindë put voir deux autres bâtiments, un peu plus petits, se profiler entre les feuillages. Mais Beraïlin n'alla vers aucun d'entre eux. Elle suivit le chemin qui avait conduit toute la famille au bord de la mer trois jours plus tôt. Quelques mètres plus loin, une nouvelle allée se frayait un passage entre les arbres sur la gauche. Sûre d'elle, la servante l'emprunta et continua ainsi, jusqu'à ce qu'enfin un dernier bâtiment, plus récent, n'émerge d'entre les feuilles.
Halyalindë l'avait déjà vu, mais depuis la plage sur laquelle elle marchait au bras de son compagnon...

Beraïlin poussa l'une des portes qui permettaient d'accéder à l'intérieur et la tint, le temps que la dame pénètre à son tour dans une grande chambre.

-Heru Fenris est absent, il a dit qu'il n'en aurait pas pour longtemps. Il a dit que vous pouviez l'attendre ici et visiter si vous le voulez.

- Merci beaucoup Beraïlin, sourit l'invité en avançant dans la pièce, regardant de gauche et de droite pour tenter de déterminer le où, le comment et peut-être aussi un peu le pourquoi...

La servante s'inclina et prit congé, partant accomplir la suite de sa mission.
La chambre était assez bien meublée. Un grand lit était encadré par deux petites tables de chevet finement sculptée. Une grande armoire habillait l'un des murs et, à côté d'elle, un mannequin portait la cuirasse que Fenris avait pris un après-midi à remettre en état ainsi que les deux lames de l'Aigle dans leurs fourreaux. La vielle dont il avait joué un soir trônait dans une vitrine, les trois tiroirs en-dessous contenant le matériel nécessaire à son entretien. Deux tableaux sur les murs représentaient des paysages d'Anaëh. La pièce était illuminée par quelques fenêtres de toit vitrées et la grande baie qui donnait sur une terrasse dont les marches s'enfonçaient dans le sable. Sur le mur face au lit se trouvaient deux portes, la première étant celle d'un cabinet de toilette très bien équipé et la seconde du bureau de Fenris. Ce dernier était également bien meublé. Chaque mur était recouvert d'étagères pleines de livres. Au milieu se trouvait un secrétaire avec tout le nécessaire d'écriture et orné de quelques bougies. Sur la cheminée étaient posés quelques protraits dont Halyalindë ne connaissait pas tous les visages. Un coin lecture plus confortable était habilement aménagé, permettant de s'installer dans un fauteuil ou un divan pour parcourir quelques pages à la lumière du jour.
Une dernière porte se trouvait sur le mur contre lequel reposait le lit... Mais Halyalindë n'eut pas le temps de la pousser car un hennissement se fit entendre un peu plus bas sur la plage.

Obliquant vers l'extérieur, elle avança sur la terrasse, cherchant du regard l'origine du bruit.
A peine avait-elle mis un pied à l'extérieur qu'elle vit deux masses filer à toute vitesse devant elle. L'une jaune et l'autre noire. Les deux juments jouaient à faire la course en découvrant la plage et la mer sous le regard amusé de Fenris. Voyant quelqu'un sortir de sa chambre, il tourna son regard vers Halie et sourit en découvrant qu'elle était arrivée. Il se dirigea vers elle tandis qu'elle regardait dans la direction des équidés.

-Tu n'as pas attendu trop longtemps ?

- Non non.

Elle s'aprocha de lui pour venir l'embrasser.

- J'ai essayer d'en profiter pour découvrir des secrets honteux... Mais je n'ai vraiment aucun talent d'espion en fin de compte.

Fenris rit à la plaisanterie de sa compagne.

-Ou peut-être n'ai-je rien à te cacher.

Il l'embrassa de nouveau, profitant de cet instant, seuls et sans personne pour les déranger. Tout du moins jusqu'à ce qu'on leur apporte le repas...

-Maintenant que nous n'avons plus à nous cacher, j'ai pensé que profiter de l'absence de mes parents pour retrouver une certaine intimité nous ferait du bien.

- Une idée excellente.

Puis, tournant de nouveau la tête vers les juments sans s'éloigner de Fenris, elle ajouta :

- Et elles ont l'air ravies elles aussi... Merci de t'occuper aussi de Maeghan. Je n'ai pas l'habitude de le faire en dehors des voyages.  

En guise de réponse, Fenris déposa un baiser sur sa tête, la laissant regarder leurs montures aller et venir dans le sable et les vagues. Puis on frappa à la porte et il s'excusa avant d'aller ouvrir. Beraïlin entra, les bras chargés d'un lourd plateau.

-Souhaites-tu de l'aide ?

-Non, non, Heru... Dit-elle en s'esquivant vers la terrasse.

Passant près de la Protectrice, elle la salua d'un sourire et déposa le plateau sur une table déjà installée pour commencer à mettre le couvert.

-Laisse. L'interrompit gentiment le jeune Nöldorion. Nous nous ne chargerons. Tu peux nous laisser.

-Oui ? Euh... Bien, Heru Fenris.

La servante retourna à l'intérieur pour traverser la chambre et sortir mais fut arrêtée en chemin.

-Beraïlin ? En l'absence de mes parents, tu peux me tutoyer.

D'abord surprise et interdite, le visage de la jeune femme s'illumina doucement d'un sourire ravi.

-Merci Fenris.

Il lui rendit son sourire et hocha la tête en guise de réponse. Elle fit alors demi-tour et quitta les appartements de l'Aigle, heureuse et bien plus à son aise.

- Tu la connais depuis l'enfance non? demanda Halya en s'approchant pour commencer à mettre la table, attendrie par la scène qui venait de se jouer.

Fenris lui sourit et avança pour venir l'aider.

-Sa mère travaille ici et nous avons aproximativement le même âge. Nous jouions ensemble jusqu'à ce que nous soyions en âge de commencer notre apprentissage. J'ai eu un précepteur particulier tandis qu'elle était dans un groupe d'élèves. Nous nous voyions de moins en moins jusqu'à ce que je parte pour l'Académie militaire.

- Et elle a décidé d'aider ta famille comme sa mère avant elle... ça a du te faire un drôle d'effet en la revoyant après tant de temps. J'espère que vous trouverez un nouvel équilibre, ça doit être compliqué avec son travail... songea-t-elle tout haut.  

-Les choses seraient probablement différentes si je portais un autre nom et un autre insigne. Mais je ne tiens pas à ce qu'une ancienne amie d'enfance me vouvoie pour cela. Commenta-t-il en déposant sur la table le dernier plat.

Fenris prit le plateau et le déposa sur un banc non loin pour faire de la place. Puis il rejoignit sa compagne. Il s'approcha pour l'embrasser et posa les mains sur ses hanches.

-A partir de maintenant, nous sommes totalement seuls.

Sans rien répondre, elle passa une main sur sa joue jusqu'à ses courts cheveux blancs, un regard tendre scrutant le visage du jeune homme. L'autre main avait glissé de son épaule à sa nuque. Elle l'embrassa plus langoureusement, prenant le temps de savourer l'instant qui pouvait s'éterniser un peu sans crainte d'être interrompu. Fenris prit plaisir à ce baiser comme s'il était le premier depuis des mois. Le temps semblait si long depuis quelques jours... C'était presque cela dans son esprit.
Tandis qu'ils s'embrassaient, les bras du cavalier se refermèrent sur le corps d'Halie afin de l'enlacer. Ses doigts glissèrent sur le tissu, passant sous l'étole de laine, puis s'arrêtèrent brusquement. Surpris de découvrir une surface de peau nue, ils restèrent là à la frôler durant quelques instants. Fenris se remémorra alors la coupe de cette robe... C'était vrai : elle était échancrée au dos.
Ses mains se posèrent finalement contre la chaire de sa bien aimée puis il interrompit leur baiser et se redressa légèrement. Il retira délicatement l'étole puis se détacha de la belle. Il prit sa main et l'invita à tourner sur elle-même pour l'admirer. Lorsqu'elle fut à nouveau face à lui, un sourire aimant ornait son visage.

-Tu es magnifique, nin meleth. Lui déclara-t-il avec amour avant de l'embrasser une nouvelle fois tout en replaçant l'étole sur ses épaules.

La broche piqué au revers de l'étole lui donna un petit coup sur la hanche.  

- C'est parce que tu as un goût très sûr, Armãn. Lui glissa-t-elle à l'oreille en venant nicher un baiser à l'angle de sa mâchoire.
Elfique:
 


Dernière édition par Fenris Nöldorion le Lun 21 Aoû 2017 - 18:43, édité 2 fois
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Halyalindë Yasairava
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Halie/Fenris]   Dim 7 Mai 2017 - 22:54

Elle inspira profondément, détendue du simple fait de se trouver entre ses bras.
Fenris sourit et serra Halie contre lui, l'esprit aussi paisible que l'était celui de sa compagne. Ils demeurèrent ainsi un moment avant de finalement s'asseoir à table. Tandis qu'ils mangeaient, les juments vinrent les saluer à plus d'une occasion. L'Aigle leur tendit une pomme à chacune qu'elles mangèrent en quelques bouchées. Progressivement, elles s'apaisèrent et s'enfoncèrent un peu plus sur la terre pour aller brouter, restant malgré tout en vue des deux elfes. Comme elle l'avait déjà fait plus ou moins discrètement depuis leur arrivée, l'Ardamirie bouda la plupart des fruits de mer, mais cela ne les empêcha, ni l'un ni l'autre, de manger à leur faim.

Une fois le repas terminé, ils remirent tout sur le plateau hormis une coupe de fruits encore à moitié pleine et un bol de noix. Puis, Fenris fit se rasseoir Halie, un sourire plein de malice aux lèvres. Il posa ensuite un genou à terre et prit délicatement l'un des pieds de la Protectrice pour en retirer le soulier. Il fit de même avec le second avant de s'asseoir à son tour pour retirer ses bottes. Enfin, il prit la main de sa compagne et l'attira vers la plage.

Le sourire en coin qui était né sur les lèvres de la dame ne fit que s'accentuer alors qu'elle laissait son châle tomber sur la table avant de saisir la main de son compagnon pour avancer sur le sable. Un frisson remonta le long de son dos. Alors qu'elle s'arrêtait à mi chemin du terrain mouillé pour enfouir ses orteils sans lâcher la main de Fenris.

- Deux fois. Enonça-t-elle.

-Pardon ?

Elle recommença a avancer, passant devant Fenris pour lui faire face. Son regard taquin trônait au dessus d'un sourire enfantin.  

- Je n'ai eu l'occasion de me baigner dans la mer que deux fois dans ma vie.

Fenris répondit le plus naturellement du monde, semblant ne pas comprendre le dessein de sa compagne.

-L'eau est plutôt fraîche en cette saison. Il n'y a guère que la nuit qu'elle semble agréable car elle est plus chaude que l'air ambiant.

- Bien, marché conclu alors. Rit-elle en s'approchant de nouveau pour poser un baiser sur son nez, gardant toujours le même sourire.

Son regard n'avait rien perdu de sa flamme, pourtant elle reprit son bras sans plus de cérémonie.

- Je reviendrai à la nuit tombée, lui glissa-t-elle.

Fenris resta interdit durant quelques secondes comprenant enfin qu'elle avait émis un désir qu'elle souhaitait accomplir le jour-même. Et sa phrase ne laissait pas de doutes sur le fait qu'elle souhaitait l'associer à son projet. Non pas que se baigner dans la mer ne lui était jamais arrivé. Mais il l'avait toujours fait que seul.
Après tout, les elfes se baignaient nus...
Ils allaient se baigner ensemble le soir-même...

Voyant l'incertitude dans son oeil, Halya éclata de rire.

L'Aigle se resaisit. Il fallait vraiment qu'il s'habitue.

-Pardonne-moi. Dit-il avec un sourire mi gêné, mi désolé. Je me sens idiot chaque fois qu'il s'agit de nudité.

- Ne t'inquiète pas, je te donnerai le temps de t'y habituer.

Le visage d'Halya se fit plus tendre, le but était de le taquiner, mais en aucun cas de se moquer de lui.  
Fenris hocha la tête. Il comprenait parfaitement la démarche de sa compagne et savait qu'elle ne ferait jamais rien pour le brusquer ou le mettre dans l'embarras. Elle le lui avait déjà prouvé en attendant qu'il soit prêt à franchir le pas du désir charnel. Et, même ce jour-là, elle l'avait laissé faire à son rythme, lui laissant le temps de découvrir chaque parcelle de son corps et chaque sensation jusqu'alors inconnue. Il n'avait pas le moindre de doute et le lui affirma dans son regard.
Finalement, il se pencha pour l'embrasser.

-Alors à ce soir. Dit-il en affichant un sourire doux et plus confiant.

- Je ne peux même pas rester un peu pour une balade?
demanda-t-elle faussement déçue.

Fenris rit de bon coeur.

-Bien sûr que si. Avec plaisir.

Les reste de l'après-midi passa avec la rapidité d'un songe, entre rire, balade, prévision d'autres visites des beautés de Malereg et conversation. Halya avait remarqué plusieurs fois que les mains de Fenris s'égaraient volontiers sur son dos nu, le caressant sans montrer de gêne. Pas une fois elle n'avait eu à aller chercher son étole pour luter contre l'éventuel froid de la saison... Et en arrivant à la porte de sa chambre, peu avant le dîné, elle se rendit compte qu'elle l'avait même oublié sur la table de la terrasse, la broche de sa mère toujours piquée dessus. Elle hésita un instant a aller la chercher, mais elle était dans de bonnes mains après tout. A la place, l'Ardamirie portait un livre que Fenris lui avait prêté après une longue conversation sur l'auteur. Il avait su le lui conseiller sans en éventer le contenu et elle avait hâte d'en commencer la lecture... Mais cela attendrait sûrement le lendemain.

       Le retour des parents de Fenris sonna l'heure du repas. Tout ce passa exactement comme lors des deux derniers jours : sur un ton cordial et respectueux. Et comme ces deux derniers jours, Halya leur rendit la pareille sans sembler touchée par leur retenue qui confinait parfois à la froideur. Les soirées qui n'étaient déjà pas spécialement longues au début de leur séjour ne s'éternisaient pas non plus mais personne ne s'en plaignait. Et ce fut sans trop de cérémonie que chacun regagna sa chambre, son bureau, sa bibliothèque ou Kÿria savait quelle activité.

       Halya regagna son pavillon après avoir quitté Fenris sur l'un de ces sourire tendre qu'ils pouvaient échanger depuis que la vérité avait éclatée. La pièce sombre et calme l'attendait, toujours la même. Le mannequin qui soutenait son armure. Ses armes. Ses affaires. Les quelques feuilles éparses sur le bureau sous la fenêtre. Ce ne fut que près d'une heure plus tard qu'elle sortit du côté du bosquet par lequel Fenris lui avait déjà rendu visite. Il lui avait conseillé de passer par le Laurenorn, de suivre la falaise qui descendait vers la côte puis la plage qui continuait et c'est ce qu'elle avait fait, retrouvant le chemin détourné menant au grand arbre sans trop de problèmes. Cette discrète escapade avait quelque chose de simple et d'amusant. L'adrénaline n'était pas au rendez-vous, le danger n'était pas bien grand. Mais l'idée de voir Fenris en douce sous le nez de ses parents la replongeait en enfance, rappelant cet innocent sentiment d'interdit à l'elfe d'un demi cycle qu'elle était devenue.  

       Marchant dans l'obscurité, la toile du ciel seule lui permettait de voir ou elle mettait les pieds. D'abord entre les branchages au-dessus de sa tête, puis libre de tout masque lorsqu'elle obliqua le long de la falaise, restant à une distance raisonnable du bord pour ne pas prendre de risques stupides. Étant presque à la moitié du mois, la lune entrait tout juste dans le premier des quatre jours durant lesquels elle apparaîtrait pleine dans le ciel d'automne. Inhabituellement brillante, elle rendait les reflets d'or de la Demeure des Dieux étrangement pâles, semblant l'utiliser comme un petit miroir fixé au plafond sombre sur lequel les étoiles étalaient leurs histoires.

       Une fois sur la plage, elle retira ses chaussures. Le sable froid n’emmagasinait pas assez de chaleur durant la journée pour être d'un quelconque secours. En hauteur, une lueur vacillante était visible. Elle sourit. Une bougie judicieusement posée sur la table de la terrasse... Elle s'approcha à pas de loups, posa ses soulier dans un coin... et souffla la petite flamme.  

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Mériale de Beaurivages - Dame Louve - Maîtresse des forges

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Fenris Nöldorion
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Halie/Fenris]   Lun 8 Mai 2017 - 11:09


Fenris était lui aussi retourné dans sa chambre. Son pas était régulier contrairement aux battements de son cœur. Il était pressé. Pressé de retrouver sa compagne et pourtant anxieux à cette idée. Anxieux par ce qui l'attendait.
Un bain de minuit... A deux.
Il se rappelait sans mal ce qu'il avait ressenti la nuit où il avait rendu visite à Halie dans sa chambre et qu'elle avait commencé à se déshabiller devant lui. Il avait été gêné, tant par la vue du corps à demi nu de la Protectrice que par sa réaction. Il détestait l'idée de se sentir ainsi mal à l'aise en la compagnie de la femme pour qui il avait de tels sentiments et avec laquelle il avait franchi une étape si importante dans leur relation.
Ils s'étaient dévêtis ensemble. Il avait goûté sa peau. Il l'avait senti fiévreuse dans ses bras. Ils s'étaient abandonnés l'un à l'autre. Changer prenait du temps, il le savait, et pourtant cela lui semblait si invraisemblable de se trouver encore enfermé dans ses carcans à présent.

Arrivé à ses appartements, Fenris chercha un moyen de s'occuper l'esprit. Halyalindë ne viendra pas avant que la nuit de soit totale, ce qui lui laissait une bonne heure devant lui. Il alluma une bougie qu'il laissa sur la table où ils avaient déjeuner pour la guider et y découvrit l'étole oubliée par sa bien-aimée. Il la plia avec soin et la posa sur une de ses tables de nuit. Puis il alla déposer sur la plage deux serviettes sur une natte tressée afin de les préserver de l'humidité le temps qu'ils en aient besoin. Enfin, il essaya de lire sans parvenir à se concentrer. Il regarda son équipement, regrettant presque d'avoir déjà pris le temps de l'entretenir. Quant à sa vielle... Il ne se sentait pas vraiment d'humeur à jouer pour le moment.
Finalement, il prit son carnet et s'installa sur le divan dans son bureau. Il en parcourut les pages, relisant ses dernières notes à la lumière des derniers rayons de soleil. Chaque fois, il avait l'impression de les découvrir comme si ce n'était pas lui qui les avait écrites. Pourtant, en les lisant, il revivait toujours les moments où il avait fait ces observations. S'il n'avait pas l'impression d'avoir tracé les mots, il se souvenait néanmoins de ce qu'il avait vécu.
Tandis qu'il lisait, les doigts de aa main droite se frottaient les uns contre les autres comme pour se débarrasser d'une sensation inhabituelle et donc gênante. Après plusieurs minutes, Fenris se rendit compte qu'il ne parvenait pas à s'en défaire et posa les yeux sur ses doigts. Ils étaient tâchés de noir. Y regardant de plus près, il s'aperçut qu'il s'agissait de fusain. Mais comment avait-il pu s'en mettre sur les doigts ? Il n'y avait pas de croquis sur les dernières pages qu'il avait lues... Cherchant malgré tout, il finit par faire rapidement passer toutes les pages vierges de son carnet. Lorsqu'il s'arrêta, il découvrit un dessin de lui et de sa jument. Ce dessin n'était pas de sa réalisation et il ne voyait qu'une seule personne qui se serait permise d'emprunter l'un de ses biens et d'y crayonner ceci.
Il ignorait qu'elle savait dessiner...
Il tourna la page pour voir s'il y en avait d'autres et tomba sur la dernière double page du carnet. Il s'arrêta un instant, surpris par la scène qui y était représentée. Puis, l'expression de son visage se fit plus tendre. Un doux sourire étira ses lèvres. La scène n'était pas exacte car jamais ils ne s'étaient retrouvés dans cette position, les jambes d'Halie autour de lui, mais peu importait. Ce qui comptait n'était pas la chose elle-même mais ce qu'elle représentait. Un moment magique et unique dans la vie de cavalier. Un moment où l'amour était au cœur de tout. Leur amour.

Il resta là à regarder le dessin si longtemps qu'il n'en vit même pas la nuit tomber, les rayons du soleil se faisant peu à peu remplacer par ceux des astres de la nuit. Et puis, quelque chose attira son attention au dehors. La bougie qu'il avait allumée était éteinte. Il tendit l'oreille. Il n'y avait pas de vent, ou pas assez pour souffler la flamme. Comprenant le message, il se leva et posa le carnet sur son secrétaire avant de quitter le bureau. Le cliquetis de la poignée rompit le silence qui régnait depuis presque une heure. Il prit à peine le temps de refermer derrière lui pour aller retrouver sa bien aimée sur la terrasse. Il s'arrêta sur le pas de la double porte en l'apercevant. Il lui sourit puis s'avança de nouveau sans un mot. Il glissa une main dans son cou et l'embrassa longuement pour l'accueillir, toujours anxieux et pourtant plus serein. Quelque soit ses craintes, il l'aimait et ne devait pas rougir de l'intimité qui s'installait entre eux. Il devait s'en réjouir au contraire.
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Halyalindë Yasairava
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Halie/Fenris]   Jeu 11 Mai 2017 - 20:30

Le cliquetis de la poignée rompit le silence qui régnait depuis presque une heure. Il prit à peine le temps de refermer derrière lui pour aller retrouver sa bien aimée sur la terrasse. Il s'arrêta sur le pas de la double porte en l'apercevant. Il lui sourit puis s'avança de nouveau sans un mot. Il glissa une main dans son cou et l'embrassa longuement pour l'accueillir, toujours anxieux et pourtant plus serein. Quelque soit ses craintes, il l'aimait et ne devait pas rougir de l'intimité qui s'installait entre eux. Il devait s'en réjouir au contraire.

- Merci pour l'itinéraire. Je ne me suis pas perdue une seule fois.
Souffla-t-elle avec un sourire, son front posé contre celui de l'Aigle.

Fenris sourit, amusé par le décalage entre leurs états d'esprit respectifs. Lui porté par un élan amoureux peu commun et elle simplement reconnaissante de lui avoir indiqué le meilleur chemin pour le rejoindre. Il ne lui en voulut pas et se redressa légèrement pour pouvoir la voir.

-Je t'en prie.
Répondit-il d'un air taquin.

La réaction du jeune homme, son regard amusé... Halya fronça le nez, curieuse.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que j'ai dit ? demanda-t-elle tout en laissant sa main caresser pensivement la nuque de son compagnon.

-Nous ne sommes manifestement pas dans les mêmes dispositions. Ce n'est rien. Répondit Fenris pour la rassurer.

- Dispositions... ? Elle marqua un temps, étonnée, avant de cesser de chercher la cause pour se contenter de ce qu'elle avait sous les yeux. Soit.

Tout en se repassant distraitement leurs derniers échanges, elle profitait de sa proximité, de son visage, de sa tendresse. L'attente depuis le diner avait été plus dur qu'il n'y paraissait et si ses mots ne semblaient pas coller à l'ambiance pour les oreilles de sa moitié, son cœur, lui, battait déjà d'une façon paisible mais inhabituellement profonde.

Il lui fallut d'ailleurs jouer de chance pour comprendre ce qui avait fait sourire le jeune homme. Elle allait l'embrasser de nouveau lorsqu'elle s'arrêta à un souffle de ses lèvres, ses yeux accrochant les iris étranges qui lui faisaient face.

- Oh. Tu aurais préféré que je dise que l'idée de la bougie était des plus romantiques, c'est ça ? le piqua-t-elle, joueuse.

Alors qu'il s'apprêtait à recevoir un nouveau baiser de sa bien aimée, l'Aigle rouvrit les yeux en entendant sa voix. Il prit un air faussement sérieux pour lui lancer un regard inquisiteur avant de lui sourire. Puis il passa une main derrière sa nuque et l'attira à lui. Elle ne résista pas, au contraire. Faussement contrite devant son regard inquisiteur, elle avait soufflé quelques mots d'une voix vibrante pour qu'il ne doute jamais de ce que ce genre d'attentions représentaient pour elle.

- J'aime ça. ça fait parti de toi.

-Pourquoi l'éteindre dans ce cas ? Rétorqua-t-il avant de la serrer dans ses bras.

Durant de longues secondes, Fenris conserva Halie contre lui. Une main dans ses cheveux, l'autre dans son dos. Il plongea son visage dans ses cheveux, humant leur parfum. Sa respiration était aussi paisible que son esprit. Blotie dans son cou, elle respirait lentement, profitant de chaque mouvement, de chaque battement de coeur qui venai caresser son oreille. C'était comme ça, elle n'y pouvait rien. A chaque fois que Fenris l'enlaçait, elle s'émerveillait de le sentir simplement en vie contre elle. Lui, son odeur, son souffle et ses bras qui semblaient lui insuffler une nouvelle vie.

Après un moment, elle s'écarta de lui, laissant glisser ses mains jusqu'à pouvoir mêler leur doigts. Son regard n'était plus simplement joueur mais également empreint d'une grande tendresse.

- A ton avis, est-ce que l'air est assez frais ?


Le jeune homme ne répondit rien, se contentant de sourire. Délicatement, il retira le châle qui remplaçant l'étole qu'Halyalindë avait oubliée quelques heures plus tôt. Il le laissa glisser sur son dos, le mettant à nu. Une brise chaude glissa sur sa peau avant de céder la place à l'air frais du soir.

-A toi de me le dire.

Elle sourit de plus belle. Pour toute réponse, elle l'embrassa calmement. A l'abri de sa chambre, le jeune homme n'avait pas eu besoin de mettre un quelconque pardessus, lui. Ce furent donc les premiers boutons de sa chemises qui rendirent les armes sous les doigts d'Halya. Fenris prit cela pour un accord et le châle alla donc reposer maladroitement sur la table. Afin de laisser le champ libre à la belle, les mains du cavalier ainsi libérée vinrent se loger sur ses hanches. Mais alors que les doigts de la Protectrice descendaient, ceux de son compagnon passèrent dans son dos pour remonter le long de sa colonne dénudée avant d'aller dessiner les contours de ses omoplates. Un frisson fit déraper les doigts de la dame, tombant sur la clavicule de son compagnon plutôt que de descendre au bouton suivant. Sa peau était toujours étrangement chaude, mais depuis quelques temps, elle semblait toujours bouillante en comparaison de celle de sa moitié. Si les signes les plus prononcés de fatigue avaient disparus du visage de la convalesente, sa pâleur et l'impression glaciale que dégageait son corps ne s'amélioraient pas... Ce qui ne l'empêchait visiblement pas de continuer son œuvre d'une main pendant que l'autre restait à explorer la peau mise à nue à partir de l'endroit où elle était tombée.

Elle dessinait chaque trait des muscles qu'elle rencontrait, lentement, sans empressement, remontant périodiquement jusqu'aux épaules, caressant sa nuque avant de redescendre. Le doux manège dura, comme leur baiser, jusqu'à ce que le dernier bouton ne lâche prise. Après s'être posée avec légerté sur son nombril découvert, sentant le ventre du jeune homme se contracter au rythme de sa respiration, la main qui avait docilement travaillé rejoignit sa consoeur. Les deux aventureuses s'infiltrèrent sous le col défait, attirant plus étroitement le torse dénudé du guerrier contre le corps de la Protectrice sans faire tomber le vêtement.

Fenris referma une nouvelle fois ses bras sur Halie, pressant doucement son corps contre le sien. Leurs baisers se faisaient un peu plus langoureux qu'à l'arrivée de la Protectrice et leurs respirations, bien que calmes, s'intensifiaient presque imperceptiblement. Les mains du cavalier allaient et venaient dans le dos de la belle depuis un moment déjà, suivant les courbes de ses muscles et de ses os, cheminant du bas de ses reins jusqu'à la pointe de ses épaules, redescendant parfois jusqu'à ses coudes avant de repartir. A présent que la dame avait fini son ouvrage, ses doigts remontèrent jusque dans sa nuque, se mêlant à ses cheveux et donnant à leur échange une pincée de passion l'espace de quelques instants.

Désormais, Fenris savait comment cette soirée se finirait. En fait, la chose était assez évidente et ce depuis le début mais son esprit s'était consciemment refusé à y songer jusqu'alors. Ils avaient déjà fait l'amour. Une fois. Cela ne faisait pas de lui quelqu'un d'expérimenté ni de savant en la matière. Une fois ne créait pas non plus l'habitude. Au contraire, cela avait perturbé sa vision du corps d'Halie, lui donnant un attrait nouveau et bien différent de ce qu'il connaissait... C'était la raison pour laquelle il lui avait tardé cette soirée tout autant qu'il l'avait crainte. Mais à présent, il n'éprouvait plus aucune peur. Rien dans leur relation ne devait lui donner matière à se sentir gêner d'une quelconque manière que ce soit. C'était une nouvelle découverte, un peu différente de la première, et il avait à ses yeux la meilleure personne qui soit pour le guider.


Finalement, les deux mains de Fenris se donnèrent rendez-vous dans la nuque de la belle, l'une descendant de quelques centimètre tandis que l'autre remontaient depuis le bas de son dos en une fine caresse le long de sa colonne vertébrale. Là, elles agirent de concert afin de dégrafer une à une les quelques attaches qui maintenaient la robe suspendue au cou d'Halyalindë. Tout en appliquant ses caresses l'instant précédent, l'Aigle avait senti les fixations qui se trouvaient en haut de la robe, mais aussi sur les reins de la dame, cintrant ainsi le vêtement sur ses hanches afin de la maintenir en place. Pendant que ses doigts œuvraient, les lèvres du cavalier quittèrent celles de son amante pour déposer quelques baisers sur sa joue, se dirigeant vers l'angle de sa mâchoire avant de descendre lentement. A mesure que le cou d'Halie se découvrait, les lèvres de son amant descendaient toujours un peu plus loin. Il pouvait sentir les doigts de sa compagne se perdre dans ses cheveux alors que sa tête se penchait pour lui laisser libre passage. Lorsque la dernière attache céda, les mains de Fenris dégagèrent sa peau et il ne trouva plus aucun obstacle pour l'empêcher de poursuivre le tracé de sa route de baisers sur le trapèze de la Protectrice, achevant sa course sur son épaule avant de revenir lentement en arrière. La robe quant à elle restait à sa place, fermement maintenue par l'étreinte des deux amants et les quelques boutons qui demeuraient au bas du dos d'Halyalindë.

Passée sous la chemise du cavalier, une autre main n'avait pas su restée en place. Faisant le tour de son épaule pour ne pas être gênée par le tissu sans avoir pour autant à s'éloigner de lui, Halya était passé sur ses cotes. Le bras levé du guerrier lui laissait le champ libre pour suivre les attaches de ses muscles et le découpage de ses côtes jusque dans son dos. Jusqu'au creux de ses reins. Il y avait quelque chose de moins retenu et de moins précis dans ses gestes que lors de leur première fois, pourtant ils se faisaient également moins pressant.

Depuis ce jour ils n'avaient pas eu assez de temps calme pour partager des moments aussi sensuels. Ce changement de ton n'était pas plus dû à la routine qu'à un intérêt moindre de la part de la Protectrice. Peut-être que ses angoisses disparues jouaient un rôle. Peut-être tout simplement qu'elle n'avait pas à penser à la manière de le guider pas à pas cette fois. Non pas qu'elle regrettait quoi que ce soit, mais la pression qu'elle se mettait n'était effectivement pas la même. Elle profitait, tout simplement. Et chaque baiser posé sur sa gorge était électrique.

Voyant l'oreille de son compagnon passée à porté, elle posa un baiser sur sa pointe.

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Mériale de Beaurivages - Dame Louve - Maîtresse des forges

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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Halie/Fenris]   Dim 14 Mai 2017 - 18:57

Peut-être la sérénité de Fenris jouait-elle aussi son rôle dans le déroulement de leur étreinte. De toute manière, peu importait la raison... Ce moment était beau, tout simplement. Et ils en jouissaient avec toute l'intimité que leur offrait l'isolement des appartements du Nöldorion et la nuit qui les entouraient. Ce moment était le leur.

Si elles n'avaient plus de boutons à défaire pour le moment, les mains de l'Aigle ne restèrent pas inactives. Quittant le cou de la Protectrice, elles retournèrent dans son dos pour reprendre leurs caresses là où elles les avaient laissées. Les gestes du cavalier se firent plus charnels. Ce n'était plus toute la paume qui venait au contact de la peau de la belle mais la tranche, le revers des doigts, le bout des phalanges... Parfois le contact était très net. Parfois il était pareil à une brise effleurant Halie avec la légèreté d'une plume.
Tandis qu'il continuait l'exploration de son dos, ses lèvres remontèrent avec une infinie lenteur la pente qu'elle avait descendue. Elles retournaient sur ses pas le long du cou et de la mâchoire de sa bien aimée pour aller chercher un nouveau baiser plus sensuel...
Peu à peu, Fenris élargit son champ d'action, s'éloignant de plus en plus des simples limites du dos de son amante. Ses mains partirent s'écartèrent de plus en plus sur les flancs de la Protectrice, chassant peu à peu sa robe vers l'avant. De la même manière, elle descendirent un peu plus bas, dépassant le creux de ses reins pour s'arrêter à la naissance de ses formes. Après de longues minutes et tandis qu'il remontait doucement sur les côtes d'Halie, il sentit un léger arrondi se dessiner sous ses doigts. Il n'en fut pas surpris et ne marqua pas d'arrêt, continuant sa progression et ne montrant pas d'hésitation lorsqu'il s'agissait de reprendre le même chemin.

Peu à peu, les caresses de la protectrice avaient délogé la chemise de son amant. Si l'un des côtés du col était collé contre son cou, l'autre floutait son bras, ne tenant que parce que celui-ci était trop occupé pour s'en débarrasser. Quittant, qui la crinière blanche, qui le dos musculeux, les deux paumes se rejoignirent sur les épaules du guerrier, non sans avoir suivi chaque centimètre de peau qui les séparait de leur cible. Elles remontèrent un instant le long de son cou, comme pour prendre son visage en coupe avant de redescendre jusqu'à ses coudes. Puis elle vint doucement saisir le col de sa chemise. Après l'avoir remis presque correctement, elle le repoussa vers l'arrière jusqu'à ce que le tissu soit près à glisser de lui-même le long du dos de Fenris, et de ses bras lorsqu'il le voudrait bien.
Lentement, les mains de l'Aigle descendirent vers le bas du dos d'Halie. Elles partirent ensuite vers sa taille, atteignant les limites du corps de la Protectrice, pour finalement quitter son contact. Laissant ses bras pendre de chaque côté de son corps, la chemise chût sans le moindre bruit. Dès que le tissu ne fut plus accroché à lui, il vint encadrer le visage de la belle de ses mains pour l'embrasser avec une passion un peu plus appuyée qu'auparavant avant d'enserrer sa compagne de ses bras désormais nus. Le désir n'avait pas encore pleinement fait son apparition. Pourtant il éprouvait déjà l'envie de la sentir nue contre lui. Sentir son buste contre le sien... La seule chose qui les séparait encore était ce pan de robe qui persistait.
Mais pas pour longtemps...

Mettant fin à leurs baisers, Fenris détacha son corps de celui de son amante. Pas assez pour faire un pas en arrière mais suffisamment pour que le tissu de la robe menace de tomber. Et c'est ce qu'il se serait certainement passé si le cavalier ne l'avait pas retenu. Elle avait espéré capter son regard, mais cela ne dura qu'une fraction de seconde. A la place, un frisson lui frôla les épaules lorsqu'elle sentit la poigne du cavalier s'emparer de sa robe au lieu de la laisser glisser. Maintenu d'une main, le vêtement ne dévoila qu'une partie du buste d'Halie, ne laissant apparaître que le renflement de ses seins mis à jour quelques minutes auparavant au niveau des côtes. Les yeux de l'Aigle observèrent la scène l'espace de quelques secondes puis il se pencha pour déposer quelques baisers à la base du cou de la Protectrice. Mais il ne devait pas demeurer ici bien longtemps... Après un court moment, Fenris descendit lentement sur le buste de sa bien aimée. Sa main le suivit dans sa progression, si bien que le tissu cédait du terrain au même rythme que ses lèvres cheminaient sur la peau d'Halie.

Les bras d'Halya l'enlaçaient toujours, une main dans le haut de son dos, l'autre descendant progressivement jusqu'à outrepasser la limite qu'elle avait atteinte un peu plus tôt, s'aventurant sur son pantalon avant de remonter le long de sa colonne vertébrale.

Après avoir fermé les yeux quelques instants, le visage penché vers le bas, la Protectrice regardait son amant descendre le long de sa poitrine avec un regard langoureux. Elle posa un baiser sur son crâne. Sa respiration était profonde et égale quoi qu'un peu rapide.
Les baisers de Fenris sur la peau d'Halie se firent peu à peu plus sensuels. Sous ses lèvres se découvraient le haut de son buste, atteignant la limite de sa poitrine. Il marqua une pause dans sa progression, explorant les quelques centimètres carrés de ces rondeurs dévoilés. Il fit ainsi quelques allers retours, cherchant parfois à se glisser sous le tissu avant de s'arrêter dès qu'il le repoussait de plus de quelques millimètres. Finalement, la main du cavalier qui retenait la robe lâcha lentement prise. Le haut du vêtement tomba doucement, s'accrochant brièvement sur la pointe des seins d'Halie. Désormais libre de ses actions, L'Aigle continua de descendre de manière presque infime. Pendant ce temps, ses mains vinrent s'associer à ses lèvres, glissant sur la peau de la belle au passage. Du bout des doigts, il caressa les contours de sa poitrine, laissant la voie libre à sa bouche qui descendait inexorablement.
Après un moment qui sembla aussi interminable que délectable, les lèvres de Fenris rencontrèrent le pic de l'un des monts qui ornait le buste de sa compagne. Délicatement, les l'embrassèrent. Une fois... Deux fois... Puis sa bouche s'en saisit avec douceur tandis que ses mains enserrait sa poitrine de manière un peu plus appuyée.

Elle aurait voulu le regarder des heures durant pour graver chaque trait de son visage et chaque ligne de son corps dans sa mémoire. Mais à la place, elle les sentait s'étendre délicieusement sous ses doigts. Le simple fait que le voir torse nu allumait un feu dans ses entrailles, comme une décharge électrique qui lui poignait le ventre et lui serrait agréablement le cœur. Sentir la chaleur de sa peau contre elle, le goût de sa langue sur la sienne, la douceur qui se dégageait de ses puissantes mains. Tout cela était pire encore. Protégée par sa présence, apaisée par sa simple odeur, elle n'en était pas moins sujette à une grisante sensation de vertige.

La descente s'était faite longue, langoureuse plutôt, et son amante avait apprécié chacun de ses frôlements. Un soupire à la fois profond et silencieux tendit la gorge de cette dernière, son souffle ébouriffant une crinière de cheveux blancs alors que les lèvres du jeune homme s'emparaient de son sein. Elle le laissait mener la danse, pour leur plus grand plaisir... et parce qu'elle avait une impression étrange. Il était si doux, si appliqué, si maîtrisé en apparence, qu'elle doutait parfois de ce qu'il éprouvait lorsqu'elle ne n'avait pas accès à ses iris asymétriques. Sa raison et son cœur lui répétaient que c'était stupide. La façon dont ses mains l’enserraient était d'une clarté saisissante. Ses baisers et ses caresses l'étaient tout autant. Pourtant, quand elle explorait son corps du bout des doigts, cela semblait créer un effet miroir, l'incitant à s'aventurer sur la peau de sa compagne sans un frisson, sans un écart de souffle, sans qu'il ne vienne capturer son regard. Même la peau glaciale d'Halya ne semblait pas le gêner le moins du monde.

Elle s'aventurait pourtant sur son corps sans grande hésitation, appréciant la redécouverte autant que le contact des lèvres sur sa peau. De sa nuque jusqu'à son fessier, de sa clavicule jusqu'à son nombril, tout en profitant des attentions qu'il lui offrait, elle tentait d'identifier ce qui lui était le plus agréable à lui. Tout comme elle-même frémissait intérieurement à chaque fois qu'il se posait sur sa gorge ou heurtait ses oreilles, tout comme elle se sentait à fleur de peau lorsqu'il prenait les devants, elle voulait connaître ces infimes détails le concernant.

Alors qu'il était penché sur elle, elle pouvait voir le haut de son dos... et les cicatrices maculant son épaule. La respiration et le cœur rythmés par les tendres idées de Fenris, elle observait en même temps sa propre main glisser sur l'épaule blessée, retraçant chacune des zébrures, chacune des irrégularités, tandis que l'autre était revenu peser imperceptiblement sur la nuque du jeune homme comme un appel à rester contre elle.

Les plaies du cavalier avaient été soignées par magie et les cicatrices étaient à peine visibles. Quelqu'un ignorant que la zone avait été plus d'une fois malmenée ne les auraient sans doute pas remarquées. L'Aigle ne prêta même pas attention au chemin suivi par les doigts de sa bien aimée, ne se concentrant que sur les caresses qu'ils lui prodiguaient ainsi que sur la pression exercée sur sa nuque, lui intimant de poursuivre son ouvrage.
Ainsi, le jeune Nöldorion demeura de longues minutes au niveau de la poitrine de la belle. Alors que ses mains soupesaient ses seins, les pressant parfois avec délicatesse, ses lèvres y appliquaient de tendres baisers, s'évertuant à n'oublier aucune parcelle de peau. A plusieurs reprises, elles s'arrêtèrent sur leurs pointes pour les embrasser. Sa langue vint quelques fois les titiller brièvement avant que Fenris ne change de cape pour retourner auprès du sein délaissé.
Après de multiples allers et retours, les mains du cavalier quittèrent cette région si voluptueuse et délectable. Elles glissèrent jusque dans le dos de la belle tandis que ses lèvres remontaient dans son cou avant de finalement venir l'embrasser avec envie et tendresse. Si le désir était resté muet jusqu'à présent, le traitement qu'il avait prodigué à son amante et la réaction de celle-ci l'avait lentement réveillé. Refermant ses bras sur sa compagne, il l'amena à se rapprocher sensiblement de lui. Ainsi leurs bustes se retrouvèrent à nouveau pressés l'un contre l'autre, désormais tous deux nus. Fenris profita de cette sensation une poignée de minutes, redécouvrant le contact de la peau d'Halie contre la sienne, si glacée soit-elle. Son soucis n'était pas tant la froideur du corps de sa bien aimée par rapport à la sienne que l'idée de le réchauffer. Il se souvenait la fièvre dont elle avait été prise lors de leur première fois et il était désormais mu par l'envie de renouveler l'expérience. Celle du corps de la Protectrice nu et chaud contre le sien.

Tandis que leurs baisers se poursuivaient, un talon du cavalier vint se poser sur celui de son autre botte, exerçant une pression qui obligea cette dernière à rester coller au sol tandis qu'il en extirpait son pied. Il renouvela l'exercice une seconde fois avant d'écarter ses chausses, les repoussant sur le côté sans rompre son étreinte ou ses baisers.
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Halyalindë Yasairava
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Halie/Fenris]   Lun 15 Mai 2017 - 20:43

Contre lui, sa respiration lui échappait peu à peu. Alors qu'il portait son poids d'un pied sur l'autre, elle dévia de ses lèvres pour remonter le long de sa mâchoire jusqu'à son oreille, appuyant un instant sa tempe contre la sienne. Ses bras s'étaient joins autour de son cou. Elle sentait juste sa poitrine aux sommets durcis, pressée contre le torse de son amant, soupirant à son oreille avant d'en attaquer le tour de baiser. Tout d'abord ascendant, jusqu'à la pointe sur laquelle ses dents se refermèrent avec douceur. Sa langue vint la chahuter un peu avant que s'amorce une lente descente jusqu'à son lobe auquel elle offrit une attention toute particulière. Jouant tout d'abord de ses lèvres, elle y posa finalement des morsures délicates, attentive à la moindre réaction, tandis que ses doigts courraient sur ses trapèzes et son cou.

Fenris ne montra tout d'abord que peu de réactions, assez indécis sur le fait de savoir s'il appréciait ou non les attentions de sa compagne. Lorsqu'elle descendit vers l'extrémité basse de son oreille, un léger soupir lui échappa et se bras serrèrent un peu plus le corps d'Halie contre le sien. Puis il relâcha doucement la pression pour reprendre les caresses dans son dos, laissant son amante agir à sa guise.

Elle resta encore de longs instants à le taquiner sensuellement, avant de descendre le long de son cou, tournant autour jusqu'à poser un baiser du bouts des lèvres sur sa pomme d’Adam. Elle obliqua vers la barrière de sa clavicule en passant par le creux de son cou, profitant langoureusement de chaque contact de la peau chaude et régulière de Fenris. Pour ne pas s'éloigner de lui tout de suite, elle préféra simplement s'orienter vers l'une de ses épaules, en couvrant chaque parcelle avant d'amorcer le retour jusqu'à l'autre. Les mains de la jeune femme étaient passées de nouveau dans le dos du cavalier. Tandis que sa bouche caressait le haut du corps de son amant, ses paumes se croisaient à plusieurs reprises sur le chemin de ses reins. L'une finit par remonter. L'autre flirtait avec ses hanches. Elle passa lentement sur puis sous la ceinture du jeune homme pour rester contre sa peau. Du bout des doigts, elle redécouvrait d'autres traits de ce corps qui restaient jusque là hors de sa vue. Les contours de sa hanche, de sa fesse, du haut de sa cuisse.
Les mains de Fenris avaient imité celles de sa compagne. Tout du moins, celle qui était descendue dans le bas de son dos. A l'image d'Halie, ses doigts avaient joué un moment avec le bord de sa robe, venant régulièrement en déranger les boutons sans jamais montrer une quelconque volonté de les défaire. Puis il était remonté en suivant les flancs de la Protectrice, carressant les rondeurs de ses seins toujours plaqués contre son torse. L'une de ses mains continua pour aller se noyer dans la masse rousse de ses cheveux tandis que l'autre retournait sur ses reins. C'est alors que les doigts de sa bien aimée se glissèrent sous la dernière couche de vêtements qu'il portait, faisant fi de la ceinture qui le maintenait en place. Un frisson remonta le long de sa colonne, contractant légèrement ses muscles au passage. Sous les baisers de sa compagne, il se détendit en quelques instants. Ce n'était rien. Rien qu'une légère réminiscence de ses craintes et elle les avait effacées. Tout du moins pour le moment.
Les doigts de Fenris quittèrent la nuque d'Halie et descendit rejoindre sa jumelle en une lente carresse, effleurant la peau de la beau du bout de son majeur. Là, les deux mains vinrent se déplacer de chaque côté de ses hanches. Involontairement, il exerça une légère pression, venant coller le bassin de la Protectrice au sien. Son désir était désormais plus que tangible.

En le sentant se tendre, puis se détendre, Halya remonta tout aussi lentement de ses épaules à ses lèvres pour venir l'embrasser avec passion. Sa main était resté sous le tissu. Un long frisson remonta tout le long de son dos alors qu'il la prenait par les hanches. Elle n'avait pas envie de s'éloigner, même pour défaire sa ceinture. Électrisée par la sensation de sa peau sur la sienne, elle laissa juste sa seconde main glisser le long des bras de son amant jusqu'à couvrir ses doigts.
Se rendant compte à travers le geste de sa compagne, Fenris l'interprêta comme un encouragement à poursuivre. Il exerça alors une pression un peu plus frote tandis que ses baisers se faisaient toujours plus passionnés de minute en minute. Puis, sa main libre retourna aux limites de la robe, dans le bas du dos de la belle. Cette fois, elle s'arrêta sur les fameux boutons et quémanda l'aide de sa jumelle pour les défaire. Une fois leur tâche achevée, les deux malicieuses tirèrent légèrement sur le tissu afin de le faire choir, et ce malgré la pression exercée par leurs corps qui ne semblaient plus vouloir se séparer. Puis elles revinrent à leur précédente place, excerçant toujours une légère force sur les hanches d'Halie.
Finalement, Fenris osa une chose qu'il n'avait pas osé faire la dernière fois à ce stade. Tandis que ses baisers se faisaient plus doux, l'une de ses mains descendit lentement. Elle atteignit à nouveau de début des rondeurs de la Protectrice mais, cette fois, elle ne s'arrêta pas là. Elle continua à descendre, effleurant l'une des fesses de sa compagne, jusqu'à presque toucher le haut de sa cuisse. Avec délicatesse, ses doigts se posèrent un à un sur cette colline interdite jusqu'à ce que sa main la recouvre complètement. Puis il y exerça la même pression que sur ses hanches, presque timidement.
Halya dégagea un pied, puis l'autre, de la robe qui venait de tomber à terre, marchant sur le tissu fin sans gêne. Elle avait libérer la main de Fenris pour retrouver les traits saillants de sa mâchoire, de son cou, de son épaule. Une inspiration plus profonde que les autres gonfla la poitrine alors qu'il la serrait plus étroitement encore, osant franchir les marches qui se trouvaient à sa porté. La main qui se trouvait sous le pantalon du cavalier amorçant le même mouvement doux que celle de Fenris pour resserrer leur étreinte.

Après de longs instants, les lèvres de la dame glissèrent sur la joue du cavalier jusqu'à l'oreille qu'elle avait laissée en paix jusque là. C'est avec la même langueur passionnée qu'elle vint en saisir le lobe, gouttant le rythme de la respiration de son amant avec la même intensité que ses caresses. Elle en redécouvrait les milles détails si remarquable dans le silence seulement troublé par les battements sonores de son cœur. Et pendant ce temps, ses paumes s'étaient de nouveau donnés rendez-vous au creux des reins du jeune homme avant de descendre sur ses côtes pour flirter avec le bord de son pantalon. Après un temps infini et un regret presque aussi grand, elle recula imperceptiblement et se cambra de façon à séparer suffisamment leurs ventres pour que les doigts froids qu'elle glissait entre eux fassent frissonner sa peau réchauffée au contact de Fenris. Sans cesser ses baisers, elle défit la boucle de la ceinture du jeune homme avant de la tirer lentement hors de ses passants.
Comprenant les intentions de sa partenaire, l'Aigle dut se contraindre à cesser ses étreintes sur le fessier d'Halie pour lui permettre d'agir. Il était tiraillé entre son besoin de la garder près de lui et son désir d'aller plus loin, ce dernier nécessitant qu'ils achèvent la tâche qu'ils avaient entamé l'un et l'autre. Tandis qu'elle oeuvrait, il ne pouvait ni la serrer contre lui ni laisser ses lèvres descendre sur des parties plus charnelles de son corps, seules destinations pour lequelles sa bouche aurait daigné quitter celle de la Protectrice. Il ne pouvait qu'attendre qu'elle ait terminé, non sans une certaine impatience.

Et de la patience, il leurs en fallait à tous deux, quoi que la rouquine prenne un certain plaisir à retirer entièrement la ceinture avant de s'attaquer à tout autre moyen de fermeture. Elle en languissait elle-même sans pour autant accélérer le geste. Et lorsque finalement après s'être fait longtemps prié, le vêtement tomba au sol, une expiration plus longue que les autres scella de nouveau les embrassades, chassant le peu d'espace qui restait entre leurs deux corps.
Fenris se débarrassa du pantalon qui gisait à ses pieds plus aisément encore que de ses bottes. Ainsi, en à peine quelques secondes, ils reprirent leur étreinte là où ils l'avaient laissée. Cette fois, ses deux mains descendirent le long des reins de la belle en une caresse plus appuyée, venant recouvrir ses fesses avant de s'en saisir doucement pour presser le bassin de sa compagne contre le sien. La respiration de l'Aigle se fit plus profonde et irrégulière tandis que ses baisers étaient plus passionnés que jamais. Il la désirait plus que jamais et n'avait pas vraiment envie que tout ceci s'arrête.
Finalement, il libéra ses lèvres sans pour autant prendre une quelconque distance avec sa compagne.

-Souhaites-tu toujours te baigner ?

Dans son regard, elle pouvait lire que ce n'était plus du tout sa préoccupation du moment... Et il espérait qu'il en soit de même pour elle.

- Plus tard, tu veux bien ? souffla-t-elle.

Fenris sourit, amusé. Comme si la réponse ne coulait pas de source... Il l'embrassa de nouveau et l'attira à lui. Mais, plus elle s'approchait, plus elle pouvait sentir l'Aigle se dérober. Il ne souhaitait pas l'étreindre mais la conduire dans sa chambre, reculant tandis qu'elle avançait, toujours contre lui. Elle se laissa guider, pas à pas, un sourire sur les lèvres sans cesser de l'embrasser. Ses pieds rencontrèrent rapidement le sol de la chambre... Mais un pas désynchronisé la fit trébucher. Le cavalier la retint aussitôt, l'empêchant de tomber. Il eut un regard désolé concernant sa maladresse et ne voyait guère qu'une manière de se rendre jusqu'à son lit sans risquer de la faire tomber à nouveau. Alors, il relâcha son étreinte et prit l'une des mains d'Halie, ayant dans l'idée de la conduire jusqu'au lit en l'entraînant simplement ainsi.

Mais elle ne se laissa pas conduire comme prévu. Bien que l'idée de lui demander de la porter lui effleure l'esprit elle opta pour autre chose. Contemplant un instant son amant, le regard d'Halya débordait d'amour. Sa respiration était toujours aussi profonde. A pas comptés, elle combla la distance qui les séparait et caressa sa joue de sa main libre, scrutant son regard asymétrique avec envie. Posant ses lèvres contre celles du jeune homme en un long baiser de plus, sa main en profita pour descendre le long du bras de Fenris jusqu'à venir saisir sa consœur.

- La prochaine fois tu n'auras qu'à me porter, susurra-t-elle avec un sourire.

Halya recula alors d'un pas, ses deux mains tirant doucement celles de Fenris, son regard vrillé dans le sien. Elle recula ainsi, comblant les quelques pas qui les séparaient encore de leur cible, jusqu'à ce que sa jambe heurte le bord du lit. Ses bras ramenèrent alors Fenris contre elle pour qu'elle puisse de nouveau l'embrasser.
Le jeune Nölodrion se sentait bien malhabile dans une telle situation. La porter ? Pourquoi pas. Mais sa conception du portage était sans doute bien éloignée de l'idée que la Protectrice avait en tête. Il se laissa néanmoins guider par sa compagne, son regard plongé dans le sien. Il retrouva ses baisers avec un brin de timidité au début mais la passion reprit bien vite sa place tandis que ses bras l'enserraient à nouveau. Ses mains n'hésitèrent plus à descendre sur ses fesses pour les caresser et les presser doucement, attirant son corps toujours plus contre le sien.
Après quelques instants, une nouvelle question tarauda le jeune homme. Maintenant qu'ils étaient là, comment s'installer sur le lit ? Y aller séparément semblait aussi désuet que la façon qu'il avait eu de vouloir l'emmener dans sa chambre. En quelques instants, il réfléchit à plusieurs solutions, incertain de celle qu'il devait suivre. La dernière fois, il n'avait pas eu besoin de se soucier de tout cela...
Finalement, Fenris posa ses mains sur les hanches de sa compagne et, d'une légère pression, l'invita à s'asseoir sur le bord du lit. Pendant ce temps, il n'interromprait pas ses baisers, bien décidé à la suivre tandis qu'elle s'installerait au milieu du lit.
Tout du moins était-ce son idée.

Suivant l'impulsion, elle s'assit au bord du lit, une jambe repliée de manière à pouvoir poser un pied sur le matelas. Résistant à l'envie de faire brusquement basculer Fenris, elle laissa une main sur sa nuque et posa l'autre derrière elle pour pouvoir reculer sans avoir à se tortiller sur la couverture.

La main d'Halie dans sa nuque et ses baisers enjôleurs ne donnaient pas la moindre envie au cavalier de la laisser s'éloigner de lui plus que nécessaire. Tandis que sa compagne s'asseyait, ses mains restèrent sur ses hanches mais, lorsqu'elle commença à s'avancer sur le lit, il dut se contraindre à en détacher une, puis deux, afin de prendre appui sur le matelas. Bougeant petit à petit de  manière à ne pas avoir à rompre leurs baisers, elle prenait néanmoins garde à tourner peu à peu dans le sens de la longueur. Ainsi, il progressa en même temps qu'elle, poursuivant ses baisers. La Protectrice continuait à s'éloigner tant et si bien qu'il finit par monter les genoux à leur tour sur le sommier afin d'être en capacité de la suivre jusqu'au bout. Finalement, elle s'arrêta. Fenris était jusque là trop concentré sur ce qu'il faisait pour se rendre compte qu'ils étaient arrivés au milieu du lit.

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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Halie/Fenris]   Sam 20 Mai 2017 - 19:52

Sentant le corps d'Halie s'affaisser en dessous de lui pour s'allonger sur les draps, l'Aigle fit de même. Étirant ses jambes, son torse et son bassin descendirent lentement, jusqu'à retrouver le contact de la peau de son amante, déclenchant un baiser plus profond de sa part. Au début, il n'osa pas laisser peser son poids sur la belle et il resta appuyé sur ses coudes si bien que leurs hanches se touchaient mais pas leurs bustes. Toute la concentration qu'il avait dû fournir pour parvenir jusqu'ici l'avait contraint à mettre de côté son désir l'espace d'un moment mais les attentions de la Protectrice et ses baisers passionnés ne tardèrent pas à le raviver. La main qui ne lui servait plus à reculer sur le matelas était revenue se posée sur les reins du jeune homme, remontant entre ses omoplates pour y appliquer une légère pression tandis que la cambrure de son corps semblait vouloir chercher le contact de son reflet.

Lentement, le buste de Fenris descendit, venant frôler les pointes des seins de son amante. Il descendit encore et les sentit s'arrondir sous le faible poids de son corps. Finalement, il acheva sa descente dans un soupir, laissant son torse se poser sur sa poitrine. Entre deux baisers, un soupire glissa des lèvres de la Protectrice, ses bras serrant Fenris un peu plus fermement contre elle sans y prendre garde. Elle voulait qu'il se sente bien, aussi bien qu'elle.

Elle sentait chaque parcelle de son corps, ne pouvant plus douté du désir de son amant, même avec la plus grande mauvaise fois dont elle état capable. Ses mains filèrent dans son dos jusqu'à ses cuisses en quelques unes de ces longues et lentes caresses qui n'étaient plus arrêtées par aucune barrière. Leurs jambes entrelacées, le poids de son corps sur le sien, la sensation de son souffle chaud que l'oreiller rabattait vers son cou, tout cela lui donnait une impression de proximité encore supérieur à leurs premières embrassades sur la terrasse. Le moelleux du matelas lui paressait presque incongru mais n'était certainement pas pour lui déplaire. Le son du ressac leur parvenait par la porte-fenêtre restée ouverte, contre-point à celui des respirations qui se cherchaient encore. Elle aurait été incapable de sentir la fraîcheur d'une quelconque brise marine, seulement la chaleur de Fenris sur sa peau. Elle avait perdu la notion du temps, la notion de toute autre chose que de l'instant lui-même. Du torse qui se gonflait d'air contre sa poitrine. De ce visage et de ces cheveux blancs qui envahissaient son champ de vision. Celle de ses jambes qui s'était posée par hasard entre celles du cavalier commença doucement à bouger, amplifiant le mouvement presque timide amorcé par ses hanches.
Cette fois, le feu était bel et bien rallumé et leur étreinte, tout comme leurs caresses, était plus charnelle qu'auparavant. Mais pas question pour le cavalier d'entreprendre quoi que ce soit dès à présent, et ce malgré le désir qui les tenaillait. Ses lèvres quittèrent celles d'Halie et descendirent dans son cou avant de poursuivre leur chemin. Lentement, il partit à nouveau à la découverte de corps de son amante. Suivant chaque os, chaque articulation, chaque rondeur... De nouveau, il s'arrêta sur ses seins, ses mains se mêlant à sa bouche et, parfois, à sa langue. Chaque parcelle de peau eu droit à ses caresses et son baiser tendit que les pointes durcies bénéficiaient toujours d'un traitement spécial. Mais il ne resta pas aussi longtemps que précédemment. Cette zone ayant déjà pu jouir d'un bon nombre d'attentions, les deux amants attendaient bien davantage désormais.
Alors, après quelques minutes, Fenris poursuivit son chemin tandis que ses doigts s'attardèrent encore un petit moment sur les doux monts. Une série de baisers traça une voie sur tout l'abdomen d'Halie, tanguant parfois d'un côté ou de l'autre. Malgré les détours, cette route progressait irrémédiablement vers le bas ventre de la belle. Et plus il approchait, plus il ralentissait...
Finalement, lors qu'il croisa la pointe de la hanche de le Protectrice, il suivit la courbe tracée par l'os. Celle-ci le mena jusqu'à l’aine qu'il suivit, très lentement, aussi loin que la dame le lui permettrait. Et elle ne l'arrêta pas. Sa jambe venait flatter celle de son vis à vis jusqu'à la taille. Ses doigts caressaient les dernières parts de son dos qui lui étaient encore accessibles. Ainsi, Fenris continua dans sa voie, immisçant peu à peu sa tête dans le pli de la cuisine de sa amante. Il descendit à la limite de sa fleur et marqua une pause. Courte, et pourtant infinie. Il se tenait si près que son souffle caressait la zone à chaque de ses respirations irrégulières. Il s'avança à nouveau et appliqua ses lèvres à l'intérieur de la cuisse d'Halie. Puis un autre, très légèrement plus bas. Et encore un autre... Ainsi, il entama un nouveau tracé sur la fine peau de cette région, descendant vers le genou de la belle et la faisant languir sans le vouloir.
Il ne voulait pas paraître trop empressé, voilà tout.

Durant plusieurs minutes, Fenris gratifia l'intérieur et l'extérieur des deux cuisses de baisers. Ses mains l'avaient finalement rejoint pour appliquer de sensuelles caresses. De ses lèvres, il goûtait à la peau de sa bien aimée, la redécouvrant comme s'il avait pu en oublier la saveur. Ses doigts s'imprégnaient de la texture de son épiderme, mémorisait chaque vallon, chaque colline, chaque plaine de ce corps désirait tant pour la simple raison qu'il s'agissait de celui d'Halie. Du creux de ses chevilles jusqu'à la naissance de ses seins, il n'omit pas une parcelle de peau. Quand ses doigts eurent tout exploré plus d'une dizaine de fois que se sa bouche eut dégusté tout ce qu'il pouvait, il remonta lentement depuis l'intérieur de l'un de ses cuisses. Approchant de la zone sensible, ses baisers se firent peu à peu plus doux jusqu'à ne plus faire qu'effleurer la peau d'Halie.
Alors qu'il était arrivé à quelques centimètres de l'os de la hanche, il y eut un nouveau moment de battement... Puis les lèvres de Fenris vinrent saluer la rose de son amante en un baiser langoureux, bientôt suivi d'un second, plus humide. A plat ventre sur le matelas, il s'installa dans l'intention de demeurer ici pour un temps.

Si durant les premières minutes où il avait parcouru son corps, Halya était restée relevée sur les coudes pour l'observer, elle avait fini par se laisser simplement aller à ses caresses, le dos posé sur la couverture. Les yeux clos elle avait saisit une ou deux fois au vol la main qui remontait le long de sa poitrine pour la couvrir de baisers.

Elle avait envie qu'il aille plus loin. Elle avait envie de l'attirer à elle pour l'embrasser de nouveau. A force de sentir passer ses doigts sur elle, elle avait l'impression qu'il y gravait son nom à coup de lame. Chaque passage la marquait un peu plus profondément, comme un tatouage invisible et pourtant parfait. Elle ne connaissait et ne reconnaissait que lui. Il érodait sa patience, faisait languir ce corps qui bougeait faiblement malgré elle et répondait à la plus infime de ses attentions. Il l’astreignait à une tension telle qu'elle en aurait suppliée. Elle se mordit la joue pour ne pas laisser ses ongles laisser une trace sur la peau régulière des épaules qu'elle pouvait parfois caresser. Il était d'une douceur absolue. Il l'était toujours. Et c'était cette douceur qui désarmait la fougue qui aurait pu s'emparer d'elle. Comment aurait-elle put prendre le risque de briser cette délicate alchimie ? Il lui faisait perdre la tête. Entre ses bras, elle avait l'impression d'être le plus précieux des trésors. Mais c'était également l'être le plus important et le plus précieux au monde qu'elle avait entre les siens.

Lorsqu'il consentit enfin à poser ses lèvres sur l'intimité de son amante, les draps se chiffonnèrent entre les doigts tendus de la dame. Ses poumons chassèrent brusquement l'air qu'elle avait inspiré avant de pouvoir se gonfler à nouveau. Elle voulu se redresser un peu. Pourquoi ? Comment ? Peu importe puisqu'elle retomba sur les draps aussi sec. Sa respiration inégale se fit de plus en plus profonde et vibrante. Chaque souffle se transformait en un soupire laissant parfois passer un filet de voix. Son ventre tendu se soulevait à peine, contrairement à sa jambe gauche qui se pliait au fur et à mesure que les secondes s'égrainaient jusqu'à ce que seuls ses orteils ne frôlent le matelas.

-Fenris... parvint-elle à articuler d'une voix brisée, goûtant ces deux courtes syllabes avec gourmandise.

Déjà mise à rude épreuve par l'inventivité et la patience de son amant, il ne fallut pas bien longtemps pour que son corps se tende tout entier. Un spasme la cambra, sa jambe toujours à demi allongée se tendant brusquement comme si elle essayait maladroitement d'échapper à son étreinte. Un gémissement aiguë fit vibrer ses cordes vocales.
Cette fois, l’interpellé ne s'arrêta pas à l'appel de sa compagne, se souvenant du regard qu'elle lui avait lancé la fois précédente. Elle lui avait fait comprendre qu'il n'aurait pas dû interrompre son geste et ne reproduirait pas la même erreur. Alors, il continua d'accabler la fleur de la belle de ses baisers langoureux, mêlant parfois sa langue à l'affaire. Il sentait le corps d'Halie se tendre de plus en plus, l'observant se contorsionner de plaisir avec une certaine satisfaction. Son regard était plein de tendresse tandis que quelques gémissements vinrent rompre le rythme régulier des vagues venant s'échouer sur la plage. Ainsi, il découvrit qu'il pouvait donner du plaisir à sa compagne seule et il était loin d'être contre l'idée, bien plus satisfait de la savoir comblée que de se combler lui-même. Il poursuivit son ouvrage jusqu'à ce que les gémissements de son amante faiblissent et ne meurent. Puis il déposa quelques baisers plus chastes avant de remonter lentement le long du corps d'Halie. Arrivant au-dessus d'elle, il lui adressa un sourire plein d'amour et de tendresse. Son désir à lui n'avait pas faibli mais il pourrait parfaitement se contenter de son plaisir à elle si cela lui suffisait.
Il se pencha pour l'embrasser à nouveau.

Le regard un peu brumeux, elle lui sourit en retour. Posant une main approximative sur sa joue pour caresser sa pommette et flatter quelques mèches blanches du bout des doigts, elle n'aurait pu dire si c'était elle qui l'avait attiré pour un baiser ou s'il était venu le lui offrir. Un baiser profond. Lassant ses bras derrière la tête du jeune homme, elle cherchait sa langue en un balai passionné, mordillant le bord de sa lèvre au moment de reculer pour reprendre un semblant de souffle et le serrer contre elle. Tempe contre tempe, son corps encore frissonnant, elle prit le temps de respirer l'odeur de ses cheveux en laissant à son cœur l'occasion de retrouver un rythme plus ou moins viable.

- Comment fais-tu pour rester à ce point maître de toi ? Murmura-t-elle à son oreille.

Halie put le sentir sourire tandis que sa tête était plongée dans son cou. L'idée l'amusait bien qu'il n'en ait pas la moindre idée. Il n'avait pas pour lui l'expérience qui devait normalement lui permettre de ne pas simplement céder à ses désirs. Etant donné la rapidité avec laquelle sa compagne avait atteint les étoiles, il aurait sans doute pu se passer de ses petites attentions et aller plus rapidement droit au but. Mais cela n'avait pas d'attrait pour lui.
Il se redressa de manière à pouvoir plonger son regard dans celui de sa bien aimée afin de lui répondre à voix basse.

-J'aime le simple fait de te découvrir. Et te redécouvrir à nouveau. Malgré toutes mes appréhensions, ces moments sont si beaux... Je veux en déguster chaque seconde. J'ai l'impression de n'atteindre la plénitude que lorsque tu es comblée. Et que c'est pour cela que mes désirs passent après les tiens.

Du revers des doigts, il vint frôler sa joue.

-Je t'aime Ly'li...

Son sourire rayonnant de tendresse, Halya sentit sa vision se brouiller très légèrement. Une fine couche de buée venait humidifier ses yeux. Il lui semblait que c'était son cœur qui débordait, que ces mots et ce regard l'avaient touchée sans passer par le filtre de sa raison. Elle attira Fenris en un baiser presque paisible.

Il était toujours si paisible, lui...

Quelque part, la note d'égoïsme qu'elle voyait poindre dans son extrême altruisme la rassurait. Il ne savait pas tout sur tout. La preuve, il ne s'était pas dit qu'elle pouvait ressentir la même chose... Certes, ce n'était pas tout a fait le cas, mais l'idée restait sensiblement proche.

Posant doucement la tête sur l'oreiller, d'une main, elle vint caresser son visage, laissant glisser un doigt sous son oreilles, les autres flattant sa tempe. Ils échangèrent un long regard avant qu'elle ne l'embrasse de nouveau. Mais cette fois, elle se redressa peu à peu, pressant l'épaule du jeune homme pour le faire rouler sur le matelas jusqu'à pouvoir le surplomber.

- Les plus beaux moment sont toujours ceux que l'on partage pourtant... sourit-elle.

-Que l'on partage ensemble. Compléta Fenris avant de lui rendre son sourire.

Allongés nus l'un contre l'autre dans son lit aux draps toujours faits et pourtant froissés, il lui semblait que ses sentiments s'étaient décuplés. L'amour l'avait envahi au point qu'il avait l'impression que son cœur en débordait. Il le ressentait dans chacun de ses gestes, chacun de ses regards, comme s'il pouvait se voir lui-même en train d'interagir avec sa bien aimée.
À présent que la faim d'Halie semblait rassasiée et que ses baisers et ses caresses ne venaient plus raviver le feu qui brûlait en lui, il avait la sensation de commencer à s'apaiser très lentement.

Mais peut-être que l'interprétation du jeune homme n'était pas totalement exacte... Halya se hissa sur un coude. Ces baisers qui avaient commencés doucement se faisaient de nouveau plus passionnés. Continuant la rotation qu'elle avait amorcée, elle passa sa jambe de l'autre côté des hanches de son amant. En suspension au-dessus de lui, sa poitrine gonflée frôlant son torse, sa main libre avait pris le parti de dévalée toute la longueur de son corps en de larges lacets.

Profitant de fait qu'il lui était enfin accessible, la Protectrice détaillait du bout des doigts les attaches et les contours de ces muscles qu'il avait savamment travaillés lors de ses années d’entraînement. De ses épaules à ses hanches. De ses côtes à ses abdominaux. Tantôt légère au point de ne plus que frôler du revers d'un ongle, tantôt caressant sa peau du plat de sa paume, épousant de la main ses formes puissantes. Elle se déplaçait lentement, marquant des arrêts quand l'envie lui prenait pour redécouvrir l'endroit, traçant d'improbables arabesques durant de longs instants avant de songer à reprendre sa route. Au détour de son pectoral, son index et son majeur s'aventurèrent seuls sur la surface plane, trottinant timidement avant de se mettre à y glisser doucement. A force d'y dessiner des formes abstraites, le bout de ses doigts passa sur une irrégularité. Une seconde fois. La troisième fois, elle s'y arrêta presque, ralentissant pour faire le tour de cette pointe, encore et encore, attentive aux réactions de son amant, avant flotter en quelques mouvements évasifs, jusqu'à l'autre côté de son torse pour lui prodiguer le même traitement.

Ainsi, Fenris ne goûta guerre longtemps au calme. A peine avait-il fini sa phrase que ses mains partirent en exploration sur l'ensemble de son corps. Au début, l'Aigle resta assez serein, semblant ne pas se douter de ce qu'il se passait. Il rendit à la belle ses caresses, allant et venant dans sa nuque, son dos et ses cuisses. Puis Halie s'arrêta un moment sur son torse, commençant à jouer avec l'extrémité de l'un de ses pectoraux. C'était assez inattendu et il le prit au départ comme un jeu de sa compagne taquine. Sans qu'il le sache, elle titillait ses sens et il s'évertuait à les maîtriser, conservant une respiration régulière. Tout du moins dans un premier temps.

Elle quitta les lèvres du jeune homme pour plaquer un baiser sur le bout de son nez avec un sourire avant de poser son front contre le sien. Une flamme insondable dans le regard, elle le scruta pendant de longues minutes. Une petite éternité en somme. Ses caresses continuaient descendant parfois sur ses côtes avant de revenir le chahuter avec plus de précision. Elle alla jusqu'à l'aiguillonné de légers pincements tout en gardant son sourire tendre. Puis elle revint l'embrasser, rien qu'une fois, langoureusement, avant de glisser le long de sa mâchoire jusque dans son cou. Sa langue se mêlait à la danse tout comme ses dents, de temps à autres. Longeant son trapèze, revenant nicher son visage dans son cou, humant l'odeur de sa peau tout en apposant des baisers de plus en plus intenses. La respiration de Fenris se fit irrégulière sous les baisers langoureux et les caresses inhabituelles de sa compagne. Tandis qu’elle descendait dans son cou, il comprenait que ce n’était pas terminé. Ses bras l’enserrèrent alors de manière plus sensuelle, l’un de ses mains remontant son dos pour aller se perdre dans sa chevelure tandis que la seconde descendait sur ses reins et le haut de son fessier. Par moment, il renforçait son étreinte, contractant légèrement les bras comme s’il voulait mieux la sentir contre lui. Puis la libérait, la laissant libre de ses mouvements pendant que ses doigts s’appliquaient à lui prodiguer quelques caresses dans le dos, la nuque et la chute de ses reins.

Goûtant les écarts de la respiration de Fenris comme une douce mélodie, sentant les inflexions de ses bras sur elle, Halya finit par remonter jusqu'à l'angle de sa mâchoire avant de saisir doucement le bas d'une oreille entre ses dents. Pendant qu'elle en jouait suavement, sa main descendait de plus en plus fréquemment sur le ventre du jeune homme, s'arrêtant aux alentours de son nombril, traçant quelques courbes, avant de remonter jusqu'à ses épaules. Après une variation de plus dans l'expiration du guerrier, alors que sa paume s'égarait sur les premiers pouces d'un bras dessiné, elle stoppa ses attentions et leva la tête d'un battement de cil pour ne souffler qu'une question à l'oreille de son amant.

- Est-ce que tu as envie de moi ?
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Halyalindë Yasairava
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Halie/Fenris]   Jeu 25 Mai 2017 - 22:36


Fenris sembla se figer. La question était surprenante et incongrue dans un tel contexte. Non pas qu'elle n'y ait pas sa place mais il n'avait jamais utilisé de tels mots. De plus, la façon qu'elle avait eu de lui poser la question avait de quoi troubler légèrement. Elle avait soudainement cessé toute caresse pour presque se jeter à son oreille.
Après quelques instants, il ferma les yeux dans un soupir, se rappelant qu'il ne devait pas être gêné. Mais peut-être sa compagne avait-elle fait exprès de le perturber de la sorte. Quoi qu'il en soit, il finit par répondre dans un murmure.

-Je crois que la réponse est manifeste.

Il était vrai qu'un homme pouvait difficilement cacher son désir, contrairement à une femme. Et il ne doutait pas qu'Halyalindë soit capable de le reconnaître aussi comprit-il qu'il y avait autre chose derrière cette question. Un jeu de sa compagne, comme il y avait déjà songé ou peut-être bien était-ce encore différent de cela.

-Tu aimerais me l'entendre dire ?

Elle vint lentement lui faire face. Sa main était remonté de son bras jusqu'à pouvoir caresser du bout des doigts la joue de l'indécis. Un sourire un peu amusé, mais l’œil débordant de tendresse, elle l'observait amoureusement. Son expression était bien loin du côté provoquant de sa question. Elle posa un baiser chaste sur ses lèvres.

- Ce n'est pas qu'à ton corps que je m'adresse. De ce côté là en effet, je crois que j'ai déjà ma réponse. Je voudrais savoir ce que tu désires, toi. Ce dont tu as envie.

Il n'y avait pas la plus petite trace d'impatience ou de moquerie, même le léger amusement qui teintait son sourire rayonnant avait disparu. Peu importait la réponse, elle voulait avant tout qu'il ait le temps de revenir de sa surprise et d'essayer de comprendre, quoi qu'elle avait certitude d'être des plus sibyllines.  
Fenris lui rendit les caresses sur sa joue. Son regard était lui aussi très tendre, quoi que teinté d'une légère flamme encore persistante. Le feu pouvait reprendre à tout moment mais leurs étreintes ne lui semblaient plus si claires depuis qu'elle était revenu au-dessus de lui. Peut-être ne se comprenaient-ils pas tout à fait...
La main de l'Aigle glissa dans la chevelure de la belle et il l'invita à se pencher un peu plus afin que leurs lèvres viennent se retrouver. Le baiser du jeune homme fut des plus explicites. Laissant exprmier ce qu'il s'évertuer à apaiser depuis plusieurs minutes, il electrisait sa compagne qui pourtant n'en laissait rien paraitre de plus que nécessaire. Cela ne dura qu'un instant puis il s'interrompit pour répondre à la question de sa bien aimée dans un souffle.

-J'ai envie de toi, Ly'ly...

Puis, reprenant le contrôle de ses émotions, il poursuivit de manière plus apaisée.

-Mais... J'ai pensé que toi tu n'en aurais plus envie à présent. Puis tu es venue sur moi et tout est devenu un peu confus. Acheva-t-il dans un sourire contris alors que les doigts de son aimée se posaient sur ses lèvres, jouant avec leurs contours plutôt que d'intimer un quelconque silence.

- Je comprends. Et j'aime l'attention que tu me portes.

Quittant ce visage à la peau pâle, les doigts de la dame vinrent couvrir ceux de Fenris, se glissant entre eux pour enserrer sa paume. Elle se considérait comme maîtrisant bien plus le langage du corps que le verbe, et pourtant elle n'éprouvait pas la moindre appréhension en parlant à voix basse dans l'obscurité de cette chambre solitaire, l'intensité de son regard perdue dans les iris de l'homme qu'elle aimait.

- Mais tu penses vraiment que mon plaisir passe avant le tien ? Tu crois que ces instants t'échapperaient si tu baissais la garde sans chercher à te tenir ? Tu crois qu'ils seraient moins beaux ?

Elle ne s'attendait pas à une réponse particulière, il lui avait dit lui-même quelques secondes plus tôt après tout. Elle ne faisait que répéter ce qu'elle avait entendu pour qu'il l'entende à son tour. Elle voulait juste le mettre sur la voie de ce qu'elle ressentait, de cette impression qu'elle avait à son sujet...

Elle frôla sa joue du bout des lèvres tandis qu'il gardait le silence un instant. Il était loin de tout savoir et de tout comprendre en matière d'amour, qu'il ne s'agisse que des sentiments ou bien de l'acte charnel. Se laisser tout simplement aller, il ne connaissait pas vraiment. Il n'avait connu cela qu'avec l'extase de leur première fois mais elle avait raison : jusqu'à ce qu'il y parvienne, il cherchait à se contrôler. Il avait toujours été comme cela, c'était ainsi qu'il avait été élevé. De même qu'il pensait aux autres avant lui-même mais cela n'était pas une conséquence de son éducation. C'était sa personnalité. Elle lui demandait de se montrer un peu plus égoïste... Comme lui, elle atteignait la plénitude en sachant son amour comblé. Comment devait-elle se sentir de le savoir se brimer pour ne pas lui être désagréable ? D'autant que si elle devait vraiment ne pas vouloir qu'il aille plus loin, elle saurait parfaitement le lui dire.

De nouveau, il l'embrassa tout en resserrant ses bras autour d'elle. Ses baisers étaient d'ores et déjà langoureux mais se teintèrent bien vite d'une pointe de passion. Si elle la lui rendait, alors il la laisserait peu à peu s'exprimer. Au final elle n'avait pas eu besoin d'en dire plus. Cela n'aurait pas dû la surprendre le connaissant. Ils verraient bien la suite au fur et à mesure. Ils avaient le temps. Happée par ses baisers, elle s'abaissa jusqu'à ce qu'il puisse sentir le poids du corps de sa compagne reposé sur lui avec un plaisir renouvelé. Les lèvres de la Protectrice répondaient aux siennes avec la même intensité, appelant même plus de passion. Les doigts de l'Aigle étaient toujours dissimulés dans la chevelure rousse, l'invitant à ne pas s'interrompre, tandis que la seconde se remit à parcourir son dos. Peu à peu, leurs baisers s'intensifiaient, reprenant autant de passion que tantôt. Peut-être même plus...
Voyant Halie suivre le mouvement qu'il lui proposait, le feu dans le ventre de Fenris se ralluma plus rapidement qu'auparavant. Il demeurait encore une pointe de doute dans son esprit qui l'empêchait de vraiment se laisser aller. Bien qu'il n'en ait aucun désir, il cessa une dernière fois ses baisers. Sa main empêchant toujours la dame louve de s'éloigner, conservant son front contre le sien.

-J'ai besoin de savoir... si toi aussi tu le veux.


Au souffle court de son amant, il était évident que son ardeur était ravivée. Il était prêt à essayer de la laisser s'exprimer mais pas au dépend de sa partenaire... Et lui lisait moins bien le langage du corps qu'il ne comprenait celui des mots. Tout du moins dans pareille situation, aussi ne le fit-elle pas languire une seconde. De la courte distance qui séparait leurs visage, elle pouvait sentir le souffle de Fenris mêlé au sien.  La main qu'il gardait dans ses  cheveux en bataille lui imposait de rester près de lui. Celle de la  Protectrice avait recommencer à tatonner sur le torse du guerrier avant  de s'immobiliser en même temps que lui. Elle souriait, attendrit de  cette incartade qui lui ressemblait tant, de cette attention, de ce soucis de l'autre, de cet amour qui étaient les siens qu'importaient les circonstances. D'autres auraient pu en être agacés ou dépités après ce qu'elle venait d'essayer de lui faire comprendre, elle avait l'impression de l'en aimer encore davantage.

- Oh oui, je le veux. Tu n'as pas besoin d'en douter. murmura-t-elle. Je te veux, Fenris.

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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Halie/Fenris]   Lun 29 Mai 2017 - 20:08

Elle ne mâchait pas ses mots, semblant prononcer chacun d'eux avec un certain plaisir. Elle l'osbervait avec ardeur, plus rien d'autre que lui ne comptait. A peine résistai-elle à l'envie de l'embrasser pour avoir le plaisir de le sentir l'attirer à lui une fois de plus, ce qu'il ne tarda pas à faire.
Exerçant une légère pression sur la nuque de sa compagne, leurs lèvres se retrouvèrent pour reprendre là où ils s'étaient arrêtés l'instant d'avant. Bien vite, la passion se fit plus intense, raccourcissant leurs souffles, affolant leurs coeurs.
Soudain, les mains de Fenris glissèrent le long du corps d'Halie, dépassant ses fesses pour s'aventurer sur ses cuisses. Se redressant, il put atteindre jusqu'à ses genoux pour les tirer vers lui et acheva de se relever subitement pour s'asseoir, Halie à califourchon sur lui. Ses mains remontèrent lentement le long de sa croupe, passant sur ses hanches puis dans son dos en une caresse très appuyée, pressant le corps de son amante contre le sien sans qu'elle ne songe même à s'en éloigner. Les mains d'Halie, passées autour du cou de son amant, répondaient en écho, que ce soit pour venir se perdre dans ses cheveux lunaire ou pour filer le long de son dos. Cette passion, il n'était pas le seul à la ressentir.
Au rythme des baisers et des caresses qu'ils s'échangeaient, le coeur de Fenris s'embrasa en quelques instants, décuplant son désir jusqu'alors contenu. Tous ses sens étaient en éveil et en même temps affolés par ce qu'ils captaient. Le goût des lèvres de la Protectrice, l'odeur de ses cheveux, le grain de sa peau, la vision de son corps ondulant déjà contre le sien, le son de ses soupirs à son oreille lors qu'il délaissait ses lèvres pour aller couvrir son cou de baisers... Déjà, il lui tardait de retrouver cette sensation découverte quelques ennéades auparavant. Ce sentiment de fusion de leurs deux êtres, de ne faire plus qu'un. Un seul coeur, un seul esprit, un seul corps. Dieux qu'il l'aimait, qu'il avait envie d'elle...
Porté par toutes ces émotions, l'Aigle enserra le corps d'Halie contre le sien avant de la faire basculer sur le côté. A nouveau au-dessus d'elle, ils avaient presque retrouvé leur position initiale. De nouveau, ses lèvres quittèrent celles de sa bien aimée pour retrouver sa joue, la base de son oreille, le creux de son cou avant de revenir sans plus tarder à leur point de départ. Ses mains se promenèrent sur la peau de la belle, passant sur ses cuisses, effleurant ses fesses, remontant sur ses hanches avant de se frayer un chemin jusqu'à sa poitrine. Là, il marqua un temps d'arrêt, exarçant quelques pression sur son sein et en titillant la pointe. Puis il continua, remontant jusqu'à son épaule avant de descendre le long de son bras. Il se rendit ainsi jusqu'à sa main où il entremêla ses doigts à ceux d'Halie.

Lorsque ses mains en eurent terminé, celles d'Halie étaient devenues leurs captives et il les positionna au dessus de sa tête pour les y maintenir avec tendresse. Ce simple geste entraîna une longue inspiration de la part de la belle. Sa poitrine se souleva profondément. Vibrante d'une certaine fébrilité. Son genoux vint flatter la hanche de son amant. Ses yeux arrêtèrent un instant ceux de Fenris avant qu'il ne poursuive ses baisers, les faisant par là même languir une dernière fois. Prenant vie sous ses lèvres, elle s'abandonnait bien plus à ce qu'elle avait décelé dans ses étranges iris. Ce qui lui faisait plus d'effet qu'aucun mot de sa part. Son contrôle, sa retenue si étrange en de telles circonstances avaient laissées une petite place à… autre chose. Sa bienveillance, l'amour et la chaleur débordant de son être n'avaient pas changés, eux.

- Mon loup blanc... murmura-t-elle comme jadis, sur la berge de l'Oliya.

La dernière syllabe se perdit dans un soupire alors qu'il venait de s'immiscer en elle, toujours aussi doux dans sa passion. Les lèvres du jeune homme s'interrompirent brièvement en retrouvant cette sensation presque oublié, un soupire de plaisir l'empêchant lui aussi d'embrasser son amante comme il l'aurait souhaité. Encore peu habitué, il marqua une pause, ajustant sa position et faisant frémir sa compagne au passage. Puis il resta là quelques instants, couvrant les lèvres et le cou de la Protectrice de baisers passionnés. A chaque fois qu'il heurtait sa gorge, langoureux, il pouvait la sentir réagir. Sa respiration se faisait plus ténue, sa tête se révulsait pour lui laisser toute la place qu'il désirait.

Au bout de quelques instants qui lui paraissaient être une éternité, elle fit mine de se cabrer pour venir elle-même poser un baiser au creux de son épaule, mais les mains qui immobilisaient tendrement les siennes se rappelèrent à son bon souvenir, attirant de nouveau son dos sur la couverture douce. Elle y retrouva sa place avec un gémissement sourd, sa rébellion éclair ayant quelque peu malmené le statu quo que Fenris avait instauré entre leurs deux êtres.
Halyalindë n'aurait eu aucun mal à se défaire de l'emprise de son amant si elle l'avait réellement voulu. Il la maintenait avec douceur et l'aurait même laissé partir si elle le lui demandait. Toutefois, elle retourna s'assoupir sur le matelas dans un soupir vint chatouiller le cavalier, provoquant un long frisson qui lui parcourut l'échine. A lui aussi le temps paraissait long mais il avait une patience infiniement plus grande que celle de sa compagne. Il se dit toutefois que leur attente avait suffisamment durée...

Dans un geste d'une infinie lenteur, le bassin de Fenris s'éloigna sensiblement de celui d'Halyalindë, reculant de plusieurs dizaines de centimètres. Un peu plus, et il sortirait d'elle... Mais il n'en fit rien et revint tout aussi doucement à son contact, s'imisçant un peu plus loin que l'instant précédent avant de marquer une nouvelle pause. L'Aigle avait apprécié chaque seconde de cette allée et venue, comme on déguste un mêt délicieux, comme s'il voulait imprimer cette sensation dans sa mémoire et dans son être. Il lui semblait pourtant qu'il n'y parviendrait jamais, comme si ce contact était le plus éphémère qu'il soit et que la seule manière de le retrouver était de le réitérer.
Alors, toujours aussi lentement, Fenris recommença. A chaque mouvement qu'il faisait, sa respiration ne devenait plus qu'un long soupir. A chaque pause, elle s'emballait de nouveau tandis qu'il reprenait ses baisers passionnés. Cette fois, il mêlait langueur et plaisir, ne voulant pour rien au monde que cet instant prenne fin. Elle suivait chacun de ses soupirs, chacun de ses mouvements, ne sachant si elle préférait qu'il l'embrasse ou qu'il se tienne là, à un souffle de son visage, partageant le même air, le même espace, la laissant l'observer, l'admirer même, dans ce moment si particulier. Elle avait de la chance... tellement de chance qu'elle avait toujours du mal à le croire. Elle n'aurait même pas trouvé étrange le fait de se réveiller, les mois passés à ses côtés résumés à un simple songe, s'il n'y avait pas ses bras pour l'enlacer, sa peau pour chauffer la sienne, son regard pour la transpercer avec une telle tendresse qu'elle en suffoquait parfois. Fixée dans l'instant présent par tout son être vibrant au diapason de celui de Fenris, elle vivait, simplement.

Elle dégagea doucement sa main droite pour la poser sur le torse de son amant, sentant des coups sourds sous sa paume sans savoir de quel coeur cela provenait. Un sourire de bonheur bienveillant glissa sur ses lèvres entrouvertes sur une respiration inégale, disputant son regard à la flamme du désir. Ses hanches suivaient doucement le rythme du jeune homme, sans vouloir l'accélérer. Ses doigts remontèrent jusqu'à son épaule avec une infinie précaution, frollant sa peau du bout des ongles comme si le fait de le sentir au creux de sa chair changeait l'intégralité de leurs sensations à tous les deux.
Fenris n'avait rien tenté pour l'empêcher de se libérer et modifia légèrement la position de son bras afin de prendre un meilleur appui à l'aide de son coude. Après tout, elle n'était pas sa captive. Ils souhaitaient tous deux être là. Ils souhaitaient tous deux ce moment. Leurs désirs étaient les mêmes. Alors le cavalier conserva le même rythme, prenant le temps de faire une pause entre chaque allée et venue. Se réhabituant peu à peu, il interrompait de moins en moins ses baisers qui se faisaient toujours aussi passionnés. Cela dura ainsi, longtemps. Si longtemps que la lune avait franchi la faible distance qu'il lui manquait encore pour venir éclairer un recoin de la chambre par la fenêtre de toit. Peu à peu, les pauses de l'Aigle se firent plus courtes jusqu'à ne plus exister. Sa respiration n'était plus qu'une succession de soupirs suivant la cadence douce et passionnée de ses propres mouvements. Ses lèvres ne semblaient pas pouvoir se laisser de goûter celles de son amante ainsi que les quelques parcelles de sa peau qui étaient à sa portée. Malgré les doigts qui pressaient les siens avec force, il avait fini par lâcher la main restée prisonnière de la sienne, libérant ainsi ses doigts qui étaient reparti à la découverte de ce corps qu'il aurait voulu pouvoir embrasser tout entier tandis qu'ils continuaient leurs ébats amoureux. Mais, là encore, il n'y en avait que très peu d'accessible alors qu'elle laissait son bras dans la posture dans laquelle il l'avait abandonné.

Après cette éternité de doux plaisir qui n'était pas près de s'éteindre, Fenris cessa ses vas et vients. Il déposa un dernier baiser sur les lèvres de sa bien aimée avant de glisser sur le côté de son visage, laissant sa joue effleurer celle de la belle. Sa voix s'immisça jusqu'à l'oreille d'Halie comme un souffle.

-Accroche-toi à moi.
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Halie/Fenris]   Ven 23 Juin 2017 - 19:32


Cette voix... Ces quelques mots électrisèrent de la belle. Obéissant à son ordre, peut-être plus passionnément que ce à quoi il s'attendait, la main qui flirtait avec l'épaule du jeune homme s'agrippa plus fermement à lui, barrant le haut du dos qu'elle aurait eu toutes les peines du monde à faire plier contre la volonté du jeune Aigle. Elle posa des baisers passionnés sur la peau qui était à sa portée, le bas de son oreille et le bord de sa mâchoire, sans perde le contact de sa joue. L'une de ses jambes s'était enroulée sur celle de son amant, flattant sa hanche et son fessier de mouvements qui pouvaient facilement se transformer en étau. Sa seconde main se faufila sous le bras aventureux pour atteindre ses côtes, sa hanche, sa cuisse et remonter en suivant le bord de sa colonne en y faisant rouler ses ongles sans appuyer.

Elle l'attira plus fermement à elle en le ceinturant à mi parcours, sa paume sentant les infimes mouvements d'un muscle puissant. Elle se serrait contre lui avec force. Alors, Fenris se redressa lentement. Prenant appui sur ses mains, il souleva non seulement son corps mais aussi celui de la Protectrice. Puis il bascula sur le côté, glissant presque au bord du lit pour retrouver une position assise. Cette fois, les jambes d'Halie l'encerclaient, bien déterminées à ne pas le laisser s'éloigner d'un millimètre. Le cavalier remarqua alors, et sans même l'avoir voulu, qu'ils étaient exactement dans la position du dessin qui ornait une double page de son carnet...


Ainsi installé, le jeune homme n'était certes plus totalement maître de leurs ébats mais il pouvait faire tellement plus... Après avoir retrouvé les lèvres de sa bien aimée dans un échange passionné, leurs corps ondulant l'un contre l'autre, celles du cavalier descendirent dans son cou puis, maintenant qu'elles le pouvaient, continuèrent le long de son buste. Ses deux mains dans le dos de la belle empêchaient tendrement son amante de tenter quoi que ce soit pour s'esquiver tandis que sa bouche retrouvait les rondeurs de sa poitrine. Il goûta chacun de ses seins du bout des lèvres et de la langue tout en humant le délicat parfum de sa peau. Après un moment, il se mit à faire quelques escales sur leurs pointes, les affligeant du même traitement. Il lui semblait qu'à chaque passage, sa poitrine était devenue un peu plus lourde et ronde.

Finalement, une des mains de Fenris descendit le long du corps d'Halie. Elle s'arrêta sur sa hanche et y exerça une pression tandis que son bassin remontait légèrement vers le haut en un infime et non moins délicieux mouvement, invitant son amante à reprendre là où ils s'en étaient arrêtés. Elle répondit à son invitation, s'appuyant sur les épaules de sa moitié pour donner un peu d'ampleur à leur danse tout en lui laissant encore le choix du rythme. D'une main vive, elle leva bientôt le visage de Aigle pour retrouver avec avidité la chaleur de ses lèvres sur les siennes, de l'autre, elle couvrit les doigts à la fois rudes et doux qui pressaient sa hanche, faisant se serrer un peu plus la main de son amant sur sa peau. Elle appréciait chacun de ses frémissements, chacun de ses sursauts, frissonnant avec lui, soupirant avec lui.

Elle faillit le pousser sur le dos pour voir son corps blanc sous le sien et lui offrir le plaisir qu'il caressait habituellement avec tant de mesure. Mais à cet instant, son corps brûlant faisait bondir son coeur, elle ne voulait pas qu'il s'éloigne, même de si peu. A la place, elle changea légèrement de position, se hissant sur les genoux et orientant sa posture de manière à le sentir s'avancer plus loin encore en elle, les jambes aussi serrées qu'elles le pouvaient étant donné leur situation. Elle effectua quelques va et viens profonds, l'enserrant comme pour sentir jusqu'aux plus infimes variations de son être. Ses premiers mouvements firent échapper de nouveaux soupirs de plaisir au jeune Aigle. Sa belle se fiait à son souffle et à ses réactions pour adapter ses mouvements, espérant que l'intense chaleur qui parcourait son propre corps par vagues était aussi forte et aussi plaisante pour lui. En réalité, une seule idée persistait dans l'esprit de Fenris, se répercutant contre les parois de son crâne comme un écho... A plusieurs reprises, quelques uns des mots qui occupait toutes ses pensées lui échappèrent et il déclara à Ly'ly qu'il l'aimait. Qu'il l'aimait tellement... En temps normal, il aurait pu lui dévoiler sa flamme dans toutes les règles de l'art, usant de paroles toutes plus sincères les unes que les autres mais qu'il n'aurait pourtant jamais trouvé assez fort pour exprimer ce qu'il ressentait. Mais, dans le contexte présent, même s'il avait été capable de tels discours, cela lui aurait paru inutile. Les actes parlaient bien plus que les mots à présent. Ils faisaient l'amour avec une passion qu'ils ne s'étaient pas connus jusque là. Un simple "Je t'aime tant" dans un souffre court et murmuré par le plaisir suffisait à rendre à sa parole toute sa force.

Les allées et venues d'Halie s'étaient lentement faites plus rapides sur lui, toujours accompagnée par la main qui enserrait la hanche de la dame. Parfois, elle s'était laissée glisser jusqu'à sa fesse qui se retrouvait alors pressée entre ses doigts au rythme de leurs ébats avant de finalement revenir à sa position initiale. Sa jumelle était quelques fois venues en renfort de l'une ou l'autre de ces positions avant de repartir. Elle s'en allait parfois enlacer le buste de la belle, le serrant contre celui de Fenris. D'autres fois, elle partait caresser la joue de la Protectrice, se glisser dans sa chevelure rousse, soupeser sa poitrine ou accompagner ses bras dans leur étreinte. Pendant ce temps, les lèvres du cavalier voyageaient elles aussi entre celles de son amante et ses seins, passant par son cou et ses épaules qu'il goûtait toujours avec envie. Sur la pointe de ses mamelons, il avait reprit ses attentions précédentes et, parfois, quand le plaisir se faisait trop intense, il se surprit à y exercer de très légères pressions avec ses dents. Pas de quoi lui faire mal mais juste assez pour qu'elle les sente.

En cet instant, Fenris n'était plus un homme de raison, mais bien un homme de sentiments qui vivait pleinement son amour pour Halyalindë. L'effet fut immédiat. La première morsure déclencha un hoquet mêlant surprise et plaisir, la dame sursautant un bref instant. Cette réaction n'était en rien due à une sensation désagréable, bien au contraire. A la façon dont elle revint nicher son visage au creux du cou de son amant pour la dévorer de baisers, apposant sans toujours le vouloir quelques marques le long de son épaule, Fenris ne pouvait en douter.

Ses phrases courtes, ses manières plus empressées, ses mouvements imprécis... Halyalindë ne l'avait jamais vu dans un tel état. Il en était rendu à ne pas être plus éloquent que sa compagne. Si aimant, si fervent... Si simplement lui... et bien plus à la fois. Ses déclarations rauques résonnaient dans le corps de sa compagne au même rythmes que les saccades de leur ballet charnel. Elle pouvait sentir l'air qui faisait vibrer les cordes de cette voix tant aimée heurter sa peau jusqu'à s'incruster dans la plus infime des fibres de son être, emplissant son cœur qui semblait gonfler pour ne pas en perdre une once. Elle aurait juré qu'une flamme, une force, une vigueur nouvelle, dont il n'était peut-être pas conscient lui-même, émanaient de Fenris, débridant leur fougue à tous les deux. Elle ne l'en admirait que davantage. Elle ne l'en aimait que davantage.

Ses doigts se raidissaient par moment, agrippant toujours plus fermement son être cher. Une fois encore, alors qu'elle pensait ses sentiments envers lui déjà bien trop forts pour le peu de temps qu'ils avaient passé ensemble, il lui prouvait qu'elle n'était qu'au début de leur voyage. Chacune de ses déclarations aurait suffit à couper le souffle de la dame en d'autres circonstances. Elle y répondait, tantôt par le geste - le serrant, l'embrassant, le cherchant plus avidement tout en tenant leur cadence - tantôt de la voix. Le nom de Fenris lui venait aux lèvres plus que n'importe quel surnom affectueux, quoi que par deux fois ce soit Armãn qui glisse du fond de sa gorge. Leurs regards se croisaient, sans retenues ni questions, se perdant en l'autre tout en s'en imprégnant, ne cherchant pas à garder la moindre image pour un futur qui, d'après eux, n'existait pas. La passion qui emplissait les iris du cavalier, plus forte que ce qu'Halie avait vue jusque là, lui donnait l'impression qu'il existait entre eux une complicité nouvelle. Il n'était pas possible de mesurer cela. Pas possible de dire si c'était mieux que ce qu'ils avaient déjà vécu. Comment auraient-ils put classer des moments si uniques ? En cet instant, tout ce qu'elle pouvait ressentir était, tout simplement. Fort. Absolu. Elle qui, d'après les prêtres, avait perdu son Souffle face aux sombres avait pourtant la sensation de le partager avec lui.

La main puissante sur la hanche d'Halie l'aidait à trouver un rythme qui leur convenait à tous deux au point de ne plus savoir qui imposait le sien. Leurs mouvements étaient emprunts de sensualité et de tendresse, mêlant avec finesse la passion et l'amour qui inondaient leur cœur, leur corps, jusqu'à leur âme. Fenris sentait les mains de sa compagne se crisper de plus en plus souvent sur lui. Lui-même menacé de plus en plus fréquemment par des vagues de plaisir. Leurs peaux s'étaient couvertes d'une fine pellicule de sueur gouttant par endroit.

Depuis combien de temps avait commencé leur balai ? Ni l'un ni l'autre n'aurait su le dire. Bien assez longtemps pour que tous deux se délectent du plaisir de l'autre et soient bientôt rassasiés.

Serrant la belle contre lui, le cavalier délaissa sa hanche et se laissa aller en arrière, entraînant la Protectrice avec lui. Puis il roula, reprenant sa place au-dessus d'elle. Il reprit ses allées et venues, d'abord lentement puis retrouvant peu à peu le rythme qu'ils venaient de quitter. Ses mains tracèrent un parcours désormais familier à la dame louve, partant de ses cuisses, suivant les courbes de ses hanches, venant mignonner ses seins avant de remonter le long de ses bras, les invitant à les poser de part et d'autre de sa tête. Les doigts de Fenris se mêlèrent à nouveau à ceux de son amante tandis qu'il embrassait passionnément ses lèvres et goûtait sa peau au goût plus salé qu'auparavant. De temps à autre, il libérait une de ses mains pour la laisser se promener sur la chair de sa compagne, lui prodiguant quelques caresses, s'acoquinant avec la pointe de ses seins, saisissant l'une de ses fesses. Le tout sans jamais interrompre ses vas et viens. Parfois, il se redressait légèrement, prenant appui sur les mains tenant celles d'Halie. Son regard croisait le sien. Il la détaillait, les yeux pleins d'amour et d'envie. Puis il se penchait pour l'embrasser avant de laisser son corps se poser à nouveau sur le sien.

Lentement, la tension montait et les caresses de l'Aigle se firent de moins en moins précises, ses mains se crispant légèrement dans un mouvement involontaire. Leurs voix raisonnaient de plus en plus souvent dans la chambre, brisant le silence jusque là seulement perturbé par leurs souffles courts. Répondant aux appels de sa compagne, Fenris l'appela "Ly'li" à plus d'une reprise. Et ce de plus en plus souvent à mesure qu'il sentait poindre l'aboutissement de leur plaisir.

Et celui-ci ne tarda pas.

Les doigts de la belle se refermèrent sur les mains qui pressaient ses paumes, son corps se cambrant, faisant perdre la dernière once de contrôle qu'elle exerçait encore sur sa respiration déjà malmenée. Sentant Halie partir, le cavalier lui laissa la possibilité de se libérer de son emprise si elle le désirait, mais son regard d'émeraude s'accrochait encore à celui de son amant. Jusqu'à ce que son corps la trahisse définitivement. Dans un sursaut, l'une de ses mains se dégagea pour s'agripper à lui, tentant maladroitement de se hisser contre son torse. Ses gémissements incontrôlés résonnaient dans la chambre. Les doigts du guerriers glissèrent dans sa chevelure rousse  pour amener la tête de son amante à se blottir au creux de son cou, son autre main passant sous l'épaule fine, serrant davantage Halie contre lui. Délicieusement tendue, ses mains glissant sur le dos musclé malgré l'énergie avec laquelle elle se cramponnait à lui, oublieuse du moindre repère si ce n'était la chaleur du corps de Fenris, elle embrassait passionnément la peau qui passait sous ses lèvres.  

A son tour, il se laissa aller, continuant ses vas et viens tant que leur jouissance n'était pas achevée avant de réduire la cadence pour finalement s'arrêter, le souffle court et le cœur battant. Arrivée à ce moment où l'esprit se tait et le corps oublie toute tension, sentant sur elle le poids du corps de Fenris encore mêlé au sien, le sourire de la protectrice n'était plus troublé que par sa respiration frémissante. Étrangement consciente du silence et de l'inertie, son dos semblant s’abîmer profondément dans le matelas, l'une de ses mains remonta le long de la nuque de l'Aigle pour glisser dans ses cheveux blancs et l'inviter d'une pression à poser son front contre celui de sa compagne. Elle voulait simplement sentir sa respiration, partager le même air. Arcamenel ce qu'elle pouvait l'aimer.

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Fenris Nöldorion
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MessageSujet: Re: Le calme avant la tempête [Halie/Fenris]   Mar 27 Juin 2017 - 19:21

Alors que leurs souffles s'apaisaient peu à peu, elle posa furtivement un baiser sur les lèvres de son cavalier. Puis elle laissa sa tête se caler sur le coin d'oreiller qui se trouvait encore là tout en regardant amoureusement l'homme qui la surplombait. Fenris lui rendait son regard, un sourire aimant et paisible aux lèvres. Du bout des doigts, il vint chasser quelques mèches de cheveux afin de dégager son visage. Il voulait le voir toute entier. Il voulait pouvoir l'admirer dans ce moment si particulier.
Au-dessus d'eux, les rayons de la lune avaient progressé, éclairant une bonne partie du lit. L'Aigle se laissa aller sur le flanc, glissant un bras sous le cou d'Halie pour l'inviter à venir se blottir contre lui. Sa main libre caressait doucement son cou tandis que son regard ne quittait plus le sien. Ils n'avaient pas besoin de mots pour s'exprimer. Tout ce qu'ils avaient besoin de savoir, ils pouvaient le lire dans le regard de l'autre... Remarquant enfin la lumière bleuté qui inondait les draps en partie défaits, Fenris baissa les yeux. Il fut happé par la vision du corps nu de son amante et n'en éprouva aucune gêne. Se détachant légèrement d'elle, il put l'admirer tout à loisir. Il suivit ses doigts du regard tandis qu'ils parcouraient une dernière fois la peau d'Halyalindë, toujours sensuels, toujours doux mais plus chastes. Cette fois, il ne cherchait pas à provoquer son désir, bien qu'il caresse des parties du corps plutôt osée, mais simplement à profiter de ce moment où la nudité de sa compagne ne le perturbait plus, supportant son regard durant tout le temps que durèrent ses caresses sans même s'en rendre compte ...
Finalement, sa main vint s'échouer de nouveau sur le cou de la belle et Fenris l'attira à lui pour l'embrasser avec une passion dénuée de désir, sa jouissance l'habitant encore brièvement. Son bras l’étreignant toujours, il l'invita à venir serrer son corps contre le sien, ce qu'elle fit, féline, sans rompre leur baiser. Sa respiration avait retrouvée son calme habituel, quoi que plus profonde que d'ordinaire.

Il s'interrompit finalement, posant à nouveau son front sur celui de sa bien aimée avant de prendre un peu de distance pour pouvoir la regarder dans les yeux.

-Je t'aime... Chaque jour un peu plus. Même quand je crois avoir atteint mon maximum, il se produit une chose qui me fait t'aimer plus encore.

Le cœur de la protectrice se serra sous l'émotion. Un sourire plus lumineux encore que les précédents vint éclairer son visage. Elle avait pensé la même chose... Elle le pensait encore d'ailleurs. Elle repensait à cette impression qui l'avait traversée un peu plus tôt alors qu'il se laissait enfin aller à penser à ses propres envies. La chaleur de la première morsure qu'il avait osé poser sur sa peau monta aux joues d'Halya. Mais il y avait eu, ô combien plus que ça alors. Et voilà que c'était lui qui le formulait à présent. Qu'ils partagent même ce sentiment...

Du bout des doigts, elle chassa une mèche retenue par la sueur sur le front de Fenris avant de venir trouver sa main pour glisser ses doigts entre les siens et l'attirer à elle. Elle en embrassa le revers, le pressant ensuite contre sa joue. Elle avait l'impression que le cavalier n'avait qu'à tendre l'oreille pour entendre les puissants coups qui résonnaient dans sa poitrine. Stupidement, si elle l'avait dit en premier, cela ne l'aurait pas autant touchée. Elle s'imaginait ressentir quelque chose de plus proche de cette émotion particulière qui plane lorsqu'on entend "moi aussi" après avoir dit "je t'aime". Mais là, elle était simplement heureuse, touchée par quelques mots inattendus qu'elle voulait lui exprimer également sans avoir comment les rendre au mieux.

- Je ressens la même chose... " murmura-t-elle. " Et j'ai parfois l'impression que ça va si vite que ça me fait peur. La façon dont je me suis attachée à toi en seulement quelques mois... " Elle se tut et serra davantage sa main, secouant imperceptiblement la tête, blottie contre lui, peau contre peau. " Ce n'est que le début de notre voyage. A chaque fois que je découvre un nouveau détail sur toi, à chaque fois que je te regarde dans les yeux, à chaque doute, à chaque rire, j'ai l'impression que ce que je ressens pour toi est plus intense. Et peu importe le reste, je prie pour que ça ne s'arrête jamais. "

Elle se perdait dans ses yeux lorsqu'elle ajouta tout bas, comme gênée par sa propre déclaration :

- J'ai l'impression que ton amour des mots déteint sur moi...
-Tout comme ta spontanéité sur moi... Lui répondit-il dans un large sourire avant de venir l'embrasser langoureusement.

Fenris était touché. Très touché par la paroles de sa compagne. S'ils avaient jusque là connus quelques décalages, il semblait désormais que leurs cœurs battaient à l'unisson, accélérant le rythme aux mêmes moments. Il croyait déjà l'aimer d'un amour fou avant de se rendre compte que ses sentiments grandissaient encore. Cela semblait d'autant plus vrai depuis que la composante charnelle était entrée en jeu dans leur relation, les rapprochant à une vitesse bien plus importantes qu'auparavant. On disait que les liens se tissaient dans l'épreuve mais il semblait bien que d'autres choses les renforçaient...
L'Aigle interrompit ses baisers pour regarder une fois encore sa bien aimée dans les yeux. Il écarta une mèche qui était revenue barrer son front puis glissa ses doigts sur sa joue avant de les passer dans son cou.

-J'ai appris une chose de plus sur toi ce soir.

Il laissa planer un silence, l'attente la faisant froncer le nez avec un sourire rilleur. Cela faisait plusieurs ennéades maintenant, elle avait très certainement oublié ladite chose qu'il avait en tête. Tandis qu'il attendait quelque secondes, un sourire espiègle s'esquissa sur ses lèvres. Mais il ne tarda pas à mettre fin aux réflexions de la belle.

-J'ignorais que tu savais dessiner.

Une expression de surprise fila subreptissement sur les traits d'Halya avant qu'elle se mette à rire devant le décalage de sa déclaration.

- Oui, je sais dessiner. " répondit-elle entre deux éclats de rire étouffés. " Mais pourquoi...? "

Pourquoi maintenant ? Pourquoi ce soir en particulier ? Pourquoi ça plutôt que n'importe quel autre détail ? Elle-même avait découvert quelques petites choses sur le jeune et paisible Fenris... choses qui le feraient sûrement rougir d'ici quelques heures. Mais pourquoi le dessin...? Il sourit à la question, amusé de voir qu'elle ne se souvenait pas de ce dont il parlait.

-En t'attendant, j'ai relu quelques notes dans mon carnet... et j'y ai découvert des esquisses qui ne sont pas de moi.
- Oh... Oui. Ces croquis... ou devrais-je dire Ce croquis ? ajouta-t-elle avec un sourire de chat après s'être légèrement redresser pour s'emparer de ses lèvres en un baiser profond, ses dents se faisant sentir contre la lèvre du jeune homme sans trop insister.

Fenris accueillit ce nouveau baiser avec un sourire des plus sincères et le laissa même se poursuivre un peu avant de répondre à sa compagne dans un murmure.

-Oui, "ce" croquis... Tu comprends maintenant que ma réflexion sur le fait que nous ne soyons pas dans les mêmes dispositions à ton arrivée ?
- Je comprends mieux, oui... " rit-elle à demi.

Il l'embrassa de nouveau, continuant ce qu'ils venaient d'entamer avant de faire une nouvelle pause au bout d'un petit moment.

-Je l'ai trouvé assez rapidement... Et je n'ai pas vu le temps passer tandis que je le détaillais. Je sais que ce n'est pas une scène réelle mais tu y as tout retranscrit... La chaleur et la beauté de ce moment... L'amour exprimé de la manière la plus intime et la plus sincère qui soit en quelques traits de fusain... Quand les as-tu fait ? Lorsque tout le monde dormait dans la grotte ?
- Oui, c'est ça. Alors tu ne m'en veux pas d'avoir voler quelques pages ?

La main d'Halie restait sur sa joue, flattant ses cheveux et sa peau du bout des doigts alors qu'elle souriait. Son sourire taquin cachait mal à quel point le compliment de Fenris l'avait touchée tandis qu'il lui renvoyait la même expression amusée.

-Tout dépend. Craignais-tu que je puisse oublier ?...

Tandis qu'il prononçait ses mots, il serra davantage le corps de la belle contre le sien d'une pression dans le dos faible mais assurée et inquisitrice. Comme s'il n'aurait pu supporter qu'elle lui échappe ou qu'il souhaitait l'intimider amoureusement afin qu'elle réponde le plus sincèrement du monde. Mais peu importait la réponse, il était simplement d'humeur à rire, ayant oublié tous les sujets qui le préoccupaient depuis quelques temps. Et c'est précisément du rire qu'il obtint. Les deux bras tombant lâchement sur les épaules de son compagnon, le ton d'Halie était exagérément sérieux alors qu'elle se fendait d'une provocation pure et simple.

- On ne sait jamais, on dit que les gamins sont plutôt inconséquents de nos jours...

Fenris prit un air faussement outré.

-Un gamin inconséquent ? S'exclama-t-il avant de continuer son jeu sans parvenir à conserver son sérieux. Est-ce vraiment ainsi que tu me vois ?
- C'est tout toi ! " répondit-elle entre deux rires avant de l'embrasser.

Il en riait à demi. Qu'il était bon de vivre ce petit moment d'insouciance... Au moins, elle avait échappé à la plus funeste des vengeances concernant sa bravade, il n'avait pas tenté de la chatouiller. Elle s'en sortait plutôt bien...

Alors, tentant le sort, elle fit pression sur les épaules de Fenris et se retrouva sur lui d'un seul mouvement des jambes sans avoir rompu leur baiser, riant toujours à demi contre ses lèvres. Ses mains descendirent le long des bras de l'Aigle pour glisser ses doigts entre les siens avant de les ramener au dessus de sa crinière blanche comme il avait maintenu les mains de sa compagne un peu plus tôt. Alors seulement elle se redressa pour prendre de l'air, ses mêches rousses flattant le front de son amant en soulignant son expression taquine tandis qu'il était visiblement amusé par le renversement de situation.

- Et si mes dessins te font cet effet il est possible que je me permette je te voler encore une ou deux pages à l'occasion.

Fenris prit cette proposition, accompagnée de ce geste, comme un défi. Soudain, son dos se souleva du matelas et l'appui d'Halie sur ses mains ne put le retenir grâce à l'effet de surprise. Elle laissa échaper un éclat de voix ou se mêlait protestation et rire alors que les muscles du jeune homme contredisaient sa faible tentative pour le refaire basculer. Venant à la rencontre de sa compagne, il lui vola un baiser passionné tandis qu'il s'asseyait, lui coupant littéralement toute véléité de résistance. Il libéra ses lèvres après un moment, répondant enfin à sa suggestion, le souffle court et la voix chuchotante.

-Prends garde. Je ne me laisserai peut-être pas faire la prochaine fois.

C'était une fausse menace bien sûr, le ton qu'il empruntait décrédibilisant ses propres paroles. Elle pouvait lui prendre autant de pages qu'elle le désirait. Mais c'était leur petit jeu du moment auquel il se prêtait volontiers. Si elle voulait lui prendre d'autres pages, elle devrait montrer pattes blanches, mais pour l'heure l'idée ne semblait pas lui déplaire outre mesure.

- Prends garde. Je pourrais bien y prendre goût." murmura-t-elle au coin de ses lèvres.

Sa voix était basse. Son souffle débordait de sous-entendus au point de laisser planer un flou sensuel entre sérieux et pur amusement. Leurs visages étaient si proches que Fenris pouvait à peine voir le sourire rieur qu'elle n'avait pas cessé d'afficher. Leurs doigts étaient toujours entrelacés bien qu'il ait manipulé les mains de la belle à sa guise.

Elle l'embrassa doucement, passionnément, comme pour continuer le baiser que l'Aigle avait amorcé. Puis, soudain, elle tenta de se défaire de son étreinte d'un mouvement vif pour se mettre debout. Fenris la retint sans vraiment y mettre toute sa force. Il ne voulait pas l'empêcher de partir, simplement avoir le temps de lui poser une question.

-Où vas-tu ?
- Il me semble que tu me dois toujours un bain... sourit-elle en retour.
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Le calme avant la tempête [Halie/Fenris]
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