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 Célébrer la vie | Libre

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Anorn
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MessageSujet: Célébrer la vie | Libre   Mer 17 Mai 2017 - 21:41

Kÿrianos de la septième ennéade de Verimios
De la neuvième année du onzième cycle

Palais d’Alëandir

Le mot était passé, comme quand ils avaient annoncé la grosse d’Arwain. Ils allaient présenter leurs fils aux habitants de la Cité. Comme il était coutume de le faire, parce que leur naissance méritait d’être célébrée. Elle le méritait au même titre que toute autre. Aujourd’hui serait jour de liesse, malgré tout ce qui pouvait occuper son esprit, leurs esprits, ils célébreraient le cadeau de la Mère. Deux nouveaux enfants, qui portaient en eux l’espoir d’un futur toujours plus radieux. L’esplanade se remplissait au fur et à mesure que le temps avançait. Ils avaient convenu de présenter leurs fils quand le soleil aurait complètement chassé les lunes. Quand l’obscurité ne serait plus mais que la lumière serait encore douce. La cité s’éveillait à peine et elle pourrait pleinement apprécier le reste de la journée. Cette nuit, on célébrerait sans doute encore la venue des nouveaux enfants de la Mère. Avec Arwain, ils n’avaient pas eu de mal à leur trouver un prénom. Et des plus complets. Certes ils les avaient presque aussitôt raccourci. Ainsi Nauriôn Mandh’ind était devenu Naur et Run’iôn Herth’noen, Noen. Ils se ressemblaient tellement qu’Anorn avait parfois besoin du flux pour les différencier. Naur était né avant Noen. Et il pouvait sentir cette légère différence. Un jour il ne le pourrait plus, mais un jour il n’en aurait plus besoin. Arwain les distinguait parfaitement, elle. Sans doute parce qu’elle ne les avait pas quitté un instant depuis qu’ils étaient nés.

- Naur est plus agité. Tu ne le sens pas ? Plus entreprenant, plus communicatif. Noen est plus calme mais aussi plus intense quand il s’exprime.
- Je suppose que je le verrai quand ils grandiront. Je dois avouer que j’ai un peu de mal à voir ce que tu vois. Sans doute parce que je passe bien moins de temps avec eux que toi...
- C’est nécessaire. Tu dois t’occuper du royaume. Je ne veux pas qu’ils empiètent sur ce que tu fais et tu ne peux pas arrêter pour eux. Ce n’est pas une situation habituelle, ce n’est pas normal, j’entends bien. Mais on fera avec, ne t’en fais pas.
- J’essaye. Mais évidemment, je m’en fais. Vous êtes ma famille. En parlant de ça, je viens d’aller voir Aldartha. Je sens quelque chose de différent chez lui. Comme si la naissance l’avait éveillé. Comme s’il était un peu revenu. Je vois peut-être ce que j’ai envie de voir, alors j’ai demandé au maître qui le suit depuis maintenant des siècles de passer demain. Pour me dire ce qu’il en est.

Si Aldartha revenait doucement parmi eux, s’il ne rêvait pas, alors cette naissance aurait été l’apogée de sa vie. L’événement de loin le plus magique qu’il lui aurait été donné de vivre. Mais l’heure n’était pas aux spéculations ni à l’espoir d’un avenir pour son propre jumeau. Elle était à la célébration de la naissance des siens. Quand ce fut l’heure, quand ils furent tous les quatre présentables, ils se dirigèrent vers l’esplanade. Des gardes les y escortèrent, Arwain y tenait. Les bruits de la foule leur parvinrent à mi-chemin. Ils s’amplifiaient à mesure qu’ils approchaient et, bientôt, quand ils furent en face des habitants de la cité, elle explosa de joie. Les cris et les sifflements fusaient. Sur le visage d’Arwain, la joie s’était peinte. Un sourire immense étirait ses lèvres et faisait briller ses yeux. Ils profitèrent un temps de cette expression de bonheur pur et simple avant de demander le silence pour pouvoir s’exprimer. Une fois encore, sa voix était retransmise jusqu’au fond et sur les côtés. Pour que tout le monde puisse entendre ce qu’ils avaient à dire.

- Nous vous avions annoncé la grossesse d’Arwain, lorsque nous avons été certains qu’elle serait menée à bien. Et elle l’a été, puisque la Mère nous a donné, il y a de cela quelques jours seulement, deux magnifiques fils. Il ne devait en venir qu’un, mais nous avons tous été gâtés. Ils sont nos fils autant qu’ils sont les vôtres. Ils sont et seront les frères de vos propres enfants. De tous nos enfants. Nous avons l’honneur, mes frères et mes sœurs, de vous présenter Naur et Noen.

Et ils furent. A cet instant, ils n’existèrent plus seulement à leurs yeux. Ils existaient aux yeux de tous. Ils étaient. S’en suivirent de nombreuses fêtes, un peu partout dans la cité. La musique et les chants s’élevaient à chaque coin de rue, sur chaque place, jusqu’à l’intérieur des habitations. Le froid ne les avait pas arrêté. Le froid ne les avait pas empêché de célébrer convenablement cet événement. Les mages allumèrent des feux, lorsque la nuit tomba, et la fête se poursuivit jusque tard dans la nuit. Et les deux nouveaux parents en profitèrent autant qu’ils le purent, à leur manière.

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Aldartha & Arwain

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MessageSujet: Re: Célébrer la vie | Libre   Mar 30 Mai 2017 - 12:34

Début de l'hiver. Et enfin, j'étais de retour chez moi. Enfin... chez moi... cette sensation me faisait toujours étrange lorsque je revenais dans mon appartement, qui était autrefois celui de mon père. J'étais habituée à parcourir l'Anaëh, à ne plus me poser dans un endroit plus d'un mois ou deux et encore moins me dire que je pouvais rester là pendant un an, sans être inquiétée, sans avoir à demander... juste à faire le ménage et notamment les poussières. Ce dernier point était chose rapidement faite grâce à la magie de l'air, mais... voilà... encore plus après ce qui s'était passé à Lanthaloran... étais-je vraiment chez moi ? Avais-je seulement un point d'ancrage, au final ? Et cet appartement dans lequel j'avais toujours vécu, n'aidait-il pas à faire en sorte de me remettre dans l'ombre de mon paternel, encore et toujours ? Je n'en savais rien... aussi une nouvelle fois je reprenais mon air éternellement mélancolique tout en posant mes affaires et en me remettant à écrire ou lire par rapport à mes recherches.

Trois jours seulement après mon retour à Alëandir, je me retrouvais assise sur la branche d'un arbre, au-dessus d'une foule en joie, à regarder en direction du palais de la capitale. Aujourd'hui allait être un jour particulier puisque le régent d'Anaëh allait présenter ses nouveaux nés à tous ses frères. Des jumeaux avais-je entendu dire ! N'était-ce pas là une grande joie pour cette famille et les Elfes en général ? N'était-ce pas une joie immense que de pouvoir souhaiter la bienvenue en ce monde à des enfants de la Mère ? Oh si... et cette pensée m'arracha un sourire, moi qui ne disais absolument rien depuis que j'étais rentrée. Même pour les maîtres et étudiants de l'Académie je n'étais qu'un fantôme pas encore revenu de ses pérénigrations. Il allait d'ailleurs falloir que je m'occupe d'aller revoir certaines connaissances... et de voir ce qu'il en était d'une certaine chose que je voulais étudier, savoir si je pourrais enfin prendre part à la découverte ou bien si je devais faire une demande spécifique à Lomion voire au régent lui-même... Cette dernière perspective n'était pas pour me mettre à l'aise.

Malgré l'hiver que l'on annonçait particulièrement froid depuis les protectorats du nord, l'ambiance en ce jour était à la fête. L'annonce avait été officielle et désormais les sourires s'inscriraient sur tous les visages jusqu'au lendemain matin. Me concernant, je n'avais pas vraiment envie de faire la fête toute la journée, aussi j'avais rapidement fait le tour et étais rentrée chez moi pour me remettre à mon travail. Comme d'habitude j'étais trop occupée par mon activité pour me rendre compte que la journée était passée et que je n'avais ni bu ni mangé depuis le petit matin, et ce fut le soir qui me fit sortir de ma tanse. Le besoin d'avoir une petite lumière et, peut-être, la musique enjouée que si faisait entendre depuis l'Académie. Je réfléchis quelques minutes, regardais mon garde-manger pratiquement vide puis finis par sortir en mettant une fine cape d'un magnifique bleu nuit sur mes épaules. Elle s'alliait très bien à ma robe blanche aux manches évasées et également à mes cheveux ; il n'aurait plus manqué que j'ai les yeux bleus et ça aurait été parfait. Enfin... bref, voilà, j'étais sortie. Et sans mes affaires.

Passante silencieuse parmi les ombres et le bruit, je me faisais comme d'habitude plaisir à passer inaperçue. Je profitais de la bonne nourriture qui m'avais dans le fond manqué, dansais seule au son de la musique, souriait alors que mes yeux ne se départissaient pas de leur mélancolie... puis, au détour d'une place, je vis l'un des deux plus heureux elfes de ce jour. Anornedellon, Régent d'Anaëh et Seigneur-Protecteur de la Quatrième Saison. J'eus un mouvement pour aller le féliciter lui et sa femme, ne serait-ce que par convenance, mais mon regard se baissa aussitôt. Tout le monde avait déjà dû le faire, et il devait en avoir marre. De plus, parler à une telle personne - même si je le connaissais déjà un peu, ne serait-ce que de vue, puisque j'aais vécu toute ma vie dans l'Académie - n'était pas mon fort. Mes doigts se triturèrent mutuellement, j'eus un mouvement de recul, l'instinct de partir au plus tôt, de fuir cette timidité qui me reprenait encore une fois. Je relevais rapidement les yeux, comme pour vouloir me donner bonne conscience de ne pas faire ce qui serait limite un devoir, prétextant qu'il n'était plus là, mais non... il s'était même rapproché de moi sans le savoir.

*Bon, allez Eno, courage ! Tu ne vas quand même pas faire preuve d'une telle impolitesse, non ?! Alors tu t'avances et tu lui dis juste deux mots... ou un, comme tu le sens, mais au moins un "Félicitations" ! Allez zou ! Dépêche-toi, plus vite ce sera fait plus vite tu seras libérée !*

Avec une mine peu rassurée je m'obligeais donc à aller jusqu'à l'archimage, attendis avec les joues qui rosissaient déjà légèrement que plus personne ne lui parle, me demandant franchement si j'allais avoir l'occasion d'en placer une sans que personne ne passe devant moi sans se rendre compte de ma présence. Et, chance, cela arrivera relativement rapidement par rapport à d'habitude. Aussi je m'inclinais avec grâce devant lui, afin de lui présenter mes félicitations selon l'étique de notre peuple... même si c'était un peu maladroit.

"Heru Anornedellon... Veuillez m'excuser de vous importuner, mais je tenais à vous présenter mes félicitations ainsi qu'à votre épouse pour vos deux enfants. Puissent-ils grandir et s'épanouir sous l'oeil attentif de la Mère et de l'Anaëh toute entière."


Et puissent-ils, surtout, ne pas conaître le même sort que moi... grandir sous l'ombre d'un archimage parce que les autres elfes les comparaitront toujours à lui.
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Anorn
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MessageSujet: Re: Célébrer la vie | Libre   Mar 30 Mai 2017 - 22:17

Il était heureux. Tout simplement. Si leurs fils étaient couchés et si Arwain faisait un effort surhumain pour les laisser une fois entre les mains d’un autre, ils profitaient tout de même de la journée. Les gens ne cessaient de les féliciter et de leur proposer leur aide s’ils en avaient besoin. Si un sourire ne fendait pas le visage d’Anorn comme il fendait celui de sa femme, il y avait pourtant dans ses yeux une lueur nouvelle. Qu’on ne voyait briller que très rarement, qu’Arwain elle même n’avait aperçu que de nombrables fois. Il finissait tout juste de discuter avec un elfe qui offrait de leur fabriquer quelques jouets, propositions qu’ils avaient accepté presque aussitôt, quand ils tombèrent sur une autre sœur.

- Vous ne m’importunez pas, je vous remercie. Nous veillerons à ce que leurs pas soient bien guidés. Tout comme vous je l’espère. Essayons de leur construire un futur dans lequel ils sauront grandir en paix.

Un sourire d’Arwain et ils se séparèrent. Ils étaient tous si bienveillants et si joyeux qu’ils en avait presque mal au coeur tant c’était trop. Mais de ce mal qu’on souhaiterait avoir toujours.

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