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 Pour la plus grande gloire de Sainte-Berthilde [Louis, Eléonore]

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Judith d'Hardancour
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MessageSujet: Pour la plus grande gloire de Sainte-Berthilde [Louis, Eléonore]   Dim 21 Mai 2017 - 14:55

Le Marquisat, les querelles ayant enfin trouvé une conclusion, retrouvait son cours normal. Et bien que les négociations avec le Médian allaient bon train, celles d'Etherna avait empiré de la pire façon qu'il soit. Judith était absolument furieuse contre son père, qui semblait plus belliciste encore que le kelbourgeois. Mais hélàs, Judith n'avait point de place dans aucun des conseils du fils et du père; et lorsque la nouvelle de cette guerre l'atteignit, elle qui siégea avec nombres de marchands pour discuter de son projet économique, Judith devint particulièrement lasse; mais n'en démordait néanmoins pas.

Son départ en Nanie fut retardé, vu l'hiver meurtrier; elle en profita néanmoins pour constituer un beau document relatant l'ensemble des projets proposés à Louis. Sans reliure néanmoins, l'ensemble était précieusement conservé dans une cassette en bois et enveloppé d'un tissu. A l'intérieur, cartes, comptes et notes personnelles, recommandations et suggestions. Il était clair que la plupart des rencontres devaient se faire dans le secret le plus absolu, notamment la partie se déroulant à Thaar. En tout cas, elle voyait venir de longues et âpres discussions, et une personne de confiance allait être nécessaire pour tout cela. Mais avant toute opération concrète, elle se devait de voir Louis. Depuis la mort de Godfroy, la latitude de ses mouvements se retrouvait limitée, et elle souhaiterait bien récupérer au moins celle-ci, sinon le commandement de l'opération qu'elle avait elle-même conçue du début jusqu'à la fin.

Et aujourd'hui était un jour plutôt calme. Louis centralisait l'ensemble des opérations à Cantharel, place centrale du Nord de la Péninsule; et semblait profiter d'un bref répit, aujourd'hui. Répit qu'elle allait hélas interrompre. Car elle avait enfin trouvé la personne de confiance qu'elle cherchait; et si elle manquait d'expérience, pour peu d'être la fille de son père, elle s'en sortira très bien.

"Monseigneur, votre mère la Dame d'Hardancour"
, fit l'un des héraut.

Les salutations formelles ainsi faites, Judith demanda à l'un des aides d'apporter ladite cassette de ses appartements. Mais avant de partir, elle lui demanda rapidement à l'oreille :

"Et faites convoquer Éléonore, si elle n'est pas occupée."

"Alors, Louis, comment vas-tu aujourd'hui ? Cette charge ne te pèse pas trop ? "


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Louis de Saint-Aimé
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MessageSujet: Re: Pour la plus grande gloire de Sainte-Berthilde [Louis, Eléonore]   Ven 26 Mai 2017 - 6:09





Allez savoir comment, mais au travers cette tonne de nouvelles tâches, tous aussi pesantes les unes que les autres, Louis s’était offert un jour chômé où il pourrait, mettre de côté ses soucis ainsi que ses réflexions les plus profondes. Loin s’en allaient ces besognes ingrates pour ne laisser place qu’au repos, le vrai. Ainsi, question de faire changement, l’air trop frais et la neige envahissante incitaient à rester confortablement niché au Castel, à se faire griller les petons près d’une flambée fortunée. Là, calé en son fauteuil, à se tailler quelques bouts de couenne de porc et à piocher dans un tonneau un peu jeune, mais ô combien rafraîchissant, le régent devisait de tout et de rien avec l’un de ses camarades.

« Vraiment ? Cesse de te railler de moi, fripouille. Je n’entends pas croire à un de tes traites mots! Il ne peut tenir la lance, que nenni! » Affirma le jeune faon, tout sourire au visage, alors qu’il allait picorer un bout de viande, perché sur le tranchant de son épluchoir.

« Mais puisque que je vous le dis, monseigneur! Je l’ai moi-même aperçut de mes yeux vus, il était là, à trembler des genoux en montant en selle. J’ai cru voir son rachis fendre lorsqu’il tenta de soulever sa lance de joute, tudieu! » Répondit Redgar, en se bidonnant fermement, une main sur la panse et l’autre à la hanse de sa chopine bien mousseuse.

« Mordioux, cet homme, que tu observas l’autre jour en lice, ne serait-il pas Goustan le chauvin ? Ce vieillard doit avoir ses soixante années passées, que je dis! Personne n’a tenté de lui dissuader l’idée grotesque d’enfiler ses éperons? » S’insurgeât pratiquement le Saint-Aimé, allant s’abreuver d’une prompte rasade d’alcool, comme pour faire passer la nouvelle plus aisément.  

« Personne n’eut à le faire, tous croyaient qu’il ne parviendrait pas même à enfiler l’étrier de son bourriquet, mais il faut croire qu’il en a surpris plus d’un! » Terminant son anecdote, non sans un ultime ricanement à en dérider le pire des grognons. Puis, vint un héraut, s’interposant en leur capitale discussion. Alors, Louis perdit son sourire, du moins, son air festif et amusé, car il s’imaginât d’ores et déjà le pire pour sa journée de carême de tâche. « Va, mon ami. Nous poursuivrons plus tard, je l’espère. » Ordonna le régent au jeune chevalier.

Il se redressa, de suite après avoir torché ses paluches contre les rebords de son assise, afin d’accueillir sa mère en bon et due forme. D’un mouvement du chef entendu, il remercia les services du héraut afin de lui indiquer que sa présence n’était plus désirée, puis revint vers Judith, sa mère, en qui il réserva l’un de ses sourires les plus accueillants et avenant. « Mère, comme il fait bon de vous voir. Vous êtes resplendissante. » S’était-il exprimé en guise de salutations, de même qu’il emboita le pas pour venir lui baiser les joues, en fils qu’il était. « Prenez place, je vous en prie, que l’on discute. » L’incita le jeune seigneur, en lui désignant sa place, de la paume de sa main. « Fort bien, je me porte au mieux. Le temps est rigoureux, comme toujours, mais cela ne tient plus du secret, n’est-ce pas ? Quant à cette nouvelle charge, je crois m’y accommoder. Du moins, je le pense. » Répondit-il, cette fois un brin plus concis, comme s’il avait livré une demie-vérité. « Que me vaut votre agréable et bonne compagnie, dites-moi ? »

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Eléonore de Saint-Aimé
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MessageSujet: Re: Pour la plus grande gloire de Sainte-Berthilde [Louis, Eléonore]   Lun 29 Mai 2017 - 20:58

En cette froide journée d’hiver, Eléonore s’était réfugiée dans les pages d’un ouvrage qui la captivait entièrement. La douce chaleur qui provenait de l’âtre l’enveloppait, mais elle ne lui suffisait pas. Elle avait du attraper une cape, malgré la robe assez épaisse qu’elle avait passé ce matin même. Ses cheveux n’avaient pas été attachés, il avaient seulement été brossés. Seul son visage était dégagé, puisqu’elle avait tourné deux mèches de part et d’autre de son visage pour les joindre ensemble à l’arrière de son crâne. La barrette qu’elle avait utilisé était ornée de pierres bleues et blanches, qui brillaient à la lumière du feu. Son livre traitait de Kÿria, celle qu’on disait première déesse. Ce genre d’ouvrage, ce genre de théorie étaient assez tabous. Ils remettaient, en quelques sortes, en cause la raison d’être de Nééra. Ce n’était pas là son avis mais les esprits étaient bien étroits et les hommes bien susceptibles quand on osait remettre en cause leur religion. Le fondement de leurs actions, le support de leurs émotions, ce qui les rassurait quand ils étaient terrorisé par le voile sombre de la nuit. Beaucoup s’en remettaient aux dieux sans réellement savoir ce qu’ils étaient. Sans chercher à comprendre pourquoi ils le faisaient. Mais cela, elle l’avait compris des années de cela. Aujourd’hui rien n’importait plus que de satisfaire son besoin de savoir. Elle s’intéressait de plus en plus aux écrits qu’on ne lisait que rarement, auxquels on ne prêtait que peu de sérieux.

Elle se disait qu’un jour, elle serait peut-être amenée à regarder au-delà des frontières des hommes. Oh comme elle aurait aimé pouvoir voyager ! Dans ces moments, elle se disait qu’un jour son envie et sa soif l’emporterait loin d’ici. Si un jour malheureux elle se retrouvait seule, si un jour plus rien ni personne ne la retenait en Sainte-Berthilde, elle s’en irait. Elle s’imaginait qu’elle irait rendre visite aux nains, pour commencer. Les nains étaient faciles d’accès. Ensuite elle se rendrait peut-être en Estrévent mais là-bas ce n’était pas très sécurisé. Enfin, quand la curiosité la mènerait là, serait-ce réellement un frein ? Et puis, elle aurait aimé voir les elfes. Discuter avec les elfes. Comprendre leur panthéon. Elle avait cru comprendre que Nééra, n’étant pas leur déesse mère, était autre chose. Et c’était étrange pour elle, de se dire que la Damedieu ne l’était plus ailleurs. Ils devaient avoir un tout autre rapport à son égard. Du moins l’imaginait-elle des fois. On ne la laissa pas réfléchir à ce sujet plus longtemps puisqu’on vint bientôt déranger sa lecture. Refermant son livre assez vite, elle le posa, première page contre la table, et se leva prestement.

- Que se passe-t-il ?
- Damoiselle Eléonore, vous êtes attendue par la Dame d’Hardancour et Monsieur le Marquis. Si vous voulez bien que je vous accompagne.
- Donnez moi un instant. J’arrive tout de suite.

Elle ne voulait pas laisser ce livre là. Quelqu’un pourrait tomber dessus et être moins compréhensif qu’elle. C’était comme ça, lorsqu’on avait peu de connaissance et d’instruction. Elle lui remit donc sa couverture neutre avant de le glisser entre deux autres livres sur l’étagère et sortit pour rejoindre sa mère et son frère. Eléonore se demandait bien pourquoi elle était demandée. Hésitant un instant à demander, elle se ravisa en se disant qu’il ne devait pas savoir lui non plus. Arrivée dans la pièce, elle salua respectueusement leur mère et adressa un sourire sincère à Louis.

- Mère, c’est un plaisir de vous voir. Louis, je te pensais en repos. Tout va bien ?

Elle s’était avancée pour embrasser sa mère et laisser un baiser sur la joue de son frère. Elle lui avait donné une légère étreinte au passage, avant de prendre place dans un fauteuil. Elle espérait sincèrement que tout allait bien. Les réunions de famille n’étaient pas choses courantes, surtout lorsqu’elles avaient lieu le jour où son frère avait pris congé.
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Judith d'Hardancour
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MessageSujet: Re: Pour la plus grande gloire de Sainte-Berthilde [Louis, Eléonore]   Mer 7 Juin 2017 - 10:14


Judith réprima un frisson. Non pas un de ces frissons émotionnels du à un mauvais pressentiment, ou à de l'excitation en prévision du bel avenir en vue, mais à cause du froid. Le foyer de l’atrium, ainsi que les tapisseries ne suffisaient guère à contenir la violence du froid qui couvait l’ensemble du pays. Judith laissa ses enfants s’exprimer, avec un léger étonnement. Depuis combien de temps s’étaient-ils retrouvés ensemble ? Elle avait bien pu voler quelques instants de discussion à l’un et à l’autre, mais depuis la mort de son mari, c’était bien la première fois qu’ils se revoyaient.

Judith hocha la tête en direction de sa fille en souriant. "Tout le plaisir est pour moi, ma fille."

Mais Judith était ainsi ; polie, certes, mais l’affection n’a jamais été son fort. Elle inspira profondément. Reconstruire le Royaume était sans doute une cause noble, mais elle n’était qu’abstraite. Un combat de symboles pour un peuple qui pour la plupart, ne s’inquiétaient réellement que de si le grain de cette récolte allait suffire. Alors que les enfants, adultes bien trop tôt à son goût, étaient bien réels. La mort de Jean était une chose, mais c’était celle de Godfroy était celle qui lui fit prendre conscience d’à quel point Charles et Judith étaient semblables. Froids et distants, mais pourtant très protecteurs. Judith le voyait bien, depuis la mort de Godfroy ; Charles voulait reprendre son petit-fils en main ; comme il avait couvé sa fille quand sa mère mourut. Mais la politique étrangère n’était point son affaire… Du moins, pas au jour de cette rencontre.

« Louis, je me désole de profiter de ton instant de répit ainsi, mais l’économie du pays me préoccupe au plus haut point. »

Depuis la disparition du mari de Judith, beaucoup de choses changèrent : l’intendant, excédé par les ingérences répétées d’Hardancour ne voulait guère plus entendre parler d’elle, et avait profité de l’apparente inactivité de la dame pour raffermir son autorité. Si l’entreprise d’entretien des routes allait bon train, elle fut interrompue par le temps, de plus en plus mauvais. En somme, ces derniers mois furent particulièrement malvenus et frustrants pour Judith, qui voyait petit à petit chacun de ses projets contrés par un destin capricieux. Alors, chassant ses pensées d’un soupir, elle fit apporter une petite table devant le régent, et ouvrit le paquet devant lui. Dedans, plans, cartes, doléances, comptes. Mais elle n’allait pas le laisser les lire, du moins par pour l’instant. Son temps était précieux, et la scène, profusions de papiers et lettres était surtout utile à renforcer le dramatique de la scène.

« Le seigneur d’Eyroles avait requis une audience avec le surintendant, sans nulle réponse, fit-elle en agitant cette lettre. J’ai dû y aller moi-même voir ce qui s’y passait. Savez-vous ce que j’y ai vu ? Des forges vides de forgerons, des maisons délabrées et un port mal entretenu. Les routes menant à  Casteldulac mais hors de leurs domaines –hors de leurs responsabilité - sont impraticables. Et tout cela, cet amas de lettres, sont des doléances des intendants de nos provinces à l’intention de votre cousin, et surintendant, Enguerrand. »

C’était le protocole standard. Les intendants en référaient au surintendant pour les affaires ne nécessitant pas la présence ou la pression des seigneurs locaux. Le problème, c’est que faute de considération, ces derniers n’avaient guère d’autre choix que d’en réferer à leurs seigneurs qui eux-même ne souffraient guère de se plaindre au marquis. Et alors que la plainte se pose, le dommage se fait, et la réputation se détériore ; car ledit seigneur ne manquera pas de rappeler comment il dut rabattre les oreilles du jeunot. Il fallait leur couper l’herbe sous le pied et empêcher que la procédure ne se déroule ainsi.

« L’hiver nous fournit sans doute une période de grâce, Louis, mais ne laissez pas un  Valérian de Casteldulac, un Thibaud de Kelbourg, ou -Damedieu nous en préserve- mon père, un point de pression qui leur permettra ensuite de vous faire chanter. La gestion du marquisat est une chose ardue ; Laissez-nous donc vous aider, Eléonore et moi-même, et croyez-bien que vous serez bien renseigné sur nos actes, contrairement à Enguerrand; l'administration de ce pays mérite bien mieux, croyez-moi. Les nains berthildois que votre père accueillit sont déjà en pays eyrolien, et attendent la fin de l’hiver pour négocier un accord avec les thanorites. Tout ce dont nous avons besoin maintenant, c’est d’un accord avec un grand de Thaar pour réconforter les orientaux (et nos propres marchands) sur nos intentions commerciales. »

Pauvre Éléonore, embarquée à son insu dans cette entreprise, pensa Judith. Mais dans un temps où la confiance était une denrée précieuse, il était nécessaire de doter Le Royaume et le marquisat de figures publiques qui n'allaient point, la croix et la bannière, négocier suivant leurs propres agendas, à l'instar d'un certain arétan et de son nouvel ami, le bougre mervallois.

«  Et pour cela, nous avons besoin d’un ambassadeur. De confiance. Qu'en pensez-vous, Eléonore, Louis ?»
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Louis de Saint-Aimé
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MessageSujet: Re: Pour la plus grande gloire de Sainte-Berthilde [Louis, Eléonore]   Jeu 8 Juin 2017 - 1:53




L’arrivée de sa sœur balaya un moment, les soucis qu’avait emportés sa mère en se manifestant. Un vent de fraîcheur, agréable et vivifiant. À sa vue, son sourire s’en vit automatiquement requinqué de plus belle. Il profita de l’étreinte de sa sœur –car elle était la seule à le faire, c’était vrai-, puis lui adressa un regard rassurant. « Je ne puis t’en dire d’avantage, mère vient tout juste d’arriver. » Et avant qu’il ne puisse d’avantage converser avec sa cadette de sœur, Judith pris les devants sans autres cérémonies. Alors il les invita d’une main, toutes deux, à prendre place à ses côtés sur deux fauteuils respectifs, tandis que sa mère leur expliqua la raison de son inopinée venue. Pendant un moment, son regard dévia, plus précisément vers les mitaines de Judith, puis la naissance de ses avant-bras qui avaient hérités, au passage d’un frisson qui n’était pas le bienvenu, une chair de poule des plus indésirables. « Du bois, qu'on emporte du bois, messieurs. On se croirait à l’extérieur. » Signifia le régent vers deux sbires qui faisaient les soldats de plomb devant la porte.

L’économie, alors … C’est vrai qu’à en voir pleuvoir d’abondance les pièces dorées, on en vient parfois à la négliger. Les dépenses abondent, mais les rentrées monétaires elles, sont toujours constantes –quoi que parfois déficientes ou au ralentit, dépendamment des payeurs-. Alors il se souvint, qu’une fois il avait ouïe sa mère évoquer l’un de ses projets d’envergure. Les détails, il ne les avait pas, mais ce qu’il savait en revanche et dont il était certain, c’est que la chose tenait à cœur à icelle et qu’elle le montrait bien, car l’étendue des paperasses éparpillées sur la table en était la preuve. « Sachez mère, que jamais je n’eus l’intention de vous mettre des bâtons dans les roues et qu’il ne m’est plus grande joie que de vous savoir impliquée dans la politique du pays. J’accueille à bras ouverts vos recommandations et vos conseils avisés, je vous le jure. » Lui avait-il assuré, le ton de la voix avenant et respectueux. Puis, il détourna son attention vers Éléonore, auquel il réservait un sourire, comme toujours. Il revint ensuite vers sa mère, pour ajouter : « Éléonore a maintenant l’âge pour s’accaparer quelques tâches du Marquisat. Elle m’a également déjà fait mention qu’elle était prête à s’offrir pour le Berthildois, alors … Je crois qu’il n’y aurait pas plus adéquate ambassadrice qu’icelle. Enfin, si elle le désire. » Avait-il prononcé, en prenant quelques pincettes, comme s’il ménageait sa sœur en voulant ne pas lui imposer de la politique. « Mais il faut savoir que Thaar n’est pas une citée douce ; on dit d’elle qu’elle est fourbe, qu’elle est une fourmilière à truands et à bandit … Qu’attendez-vous d’elle ? Les négoces ne seront certes point aisés. » C’était vrai … Thaar n’avait rien de sécuritaire pour une première mission et, à la simple évocation de ces faits, le cœur de Louis se serra un brin. Et si elle revenait de là, complétement changée ? Elle qui n’avait rien vu ni vécu, autre qu’à ses activités de femme paisible, à Cantharel ? C’était un pari à prendre … « Quant à vous, qu’envisagez-vous pour la suite de ce projet ? Irez-vous, vous-même à Thanor lorsque le temps sera plus clément, mère? »



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