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 Correspondance entre le baron d'Apreplaine et le comte d'Arétria

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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Correspondance entre le baron d'Apreplaine et le comte d'Arétria   Mer 24 Mai 2017 - 2:24

Correspondance privée

entre le Comte d'Arétria et Chancelier du Royaume
Roderik de Wenden



et M. le baron d'Apreplaine
Niklaus d'Altenberg


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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Correspondance entre le baron d'Apreplaine et le comte d'Arétria   Mer 24 Mai 2017 - 2:43





Maison Altenberg

Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg




Apreplaine,
Arkuisa de la 5ièmeennéade de Verimios de la 9ème année du 11ème cycle,

Monsieur le Chancelier,

La nouvelle vous arrivera peut-être avec cette missive, nous avons mis à exécution nos engagements concernant les terres royales.

Veuillez considérer par ce présent écrit que suite à votre mandat oral présenté la semaine dernière je souhaite reconnaitre par écrit et par voie de cette lettre la continuité de mes serments pris envers Sa Majesté Eliam en l'an 5.

Ces derniers sont également reconduits à son successeur Sa Majesté Bohémond Phiiram.

Comme nous vous l'avons exprimé, nous espérons que Sa Majesté, par l'intermédiaire de Sa Régence et de Ses représentants, dont Votre personne, accepterons mes excuses pour les doutes qui ont pu exister quant à Sa légitimité.

Je suis convaincu d'avoir, à la vue des circonstances, tenu en toute connaissance de cause et à tout moment une ligne de conduite adéquate envers la Loi, nos serments et ce que notre honneur me guidait de choisir. Je reste à la disposition de Sa Majesté ou de Son gouvernement pour pouvoir comparaître de mes actions s'il en juge bon.

Je ne doute pas que les résultats de conservation de Ses terres, Ses finances, Son administration, et la continuité du Droit pourront prouver à Sa Majesté que nous avons travaillé à la paix, la sécurité et la promotion de son royaume en ces temps troublés.

J'apprécie à sa juste valeur la chance qui m'est donné de démontrer encore une fois une excellence dans le travail et les conseils qui me seront donné l'occasion de vous donner.

Avec mes salutations,





Dernière édition par Niklaus d'Altenberg le Jeu 25 Mai 2017 - 11:26, édité 1 fois
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Correspondance entre le baron d'Apreplaine et le comte d'Arétria   Mer 24 Mai 2017 - 2:45





Maison Altenberg

Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg




Apreplaine,
Elenwënas de la 5ièmeennéade de Verimios de la 9ème année du 11ème cycle,

Roderik,

Veuillez trouver ci-joint mon rapport concernant mon voyage en Erac et à Sainte Berthilde.

Avec mes salutations,



HRP:
 
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Correspondance entre le baron d'Apreplaine et le comte d'Arétria   Mer 24 Mai 2017 - 2:47





Maison Altenberg

Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg




Apreplaine,
Julas de la 6ièmeennéade de Verimios de la 9ème année du 11ème cycle,

Roderik,

Il me tarde à présent d’entamer les chantiers qui permettront de reprendre la main sur le destin dans les terres royales et de consolider la Couronne.

Je prends la peine de vous écrire ces quelques mots pour discuter de la création d’un mandat de surintendance des domaines royaux rattaché à votre office.

Que vous ne m’aimiez pas est une chose sur laquelle nous pouvons tous deux compter, mais malgré cette inimitié, vous savez pouvoir compter sur la fidélité à ma parole donnée d’une part, et à mon attachement à la Loi. Vous ne pourrez mener seul les négociations et la restructuration d’un ensemble aussi immense que celui qui a été lacéré, morcelé voire parfois presque détruit que sont les terres royales. Je gage que vous aurez déjà fort à faire à gérer les vassaux de Sa Majesté.

J’espère être un homme qui vous démontrera qu’il vient avec des solutions et l’anticipation de vos besoins bien plus qu’avec des critiques ou des plaintes. De fait je me permets dès maintenant de vous proposer des solutions qui me paraissent pouvoir vous donner plus de latitude d’une part, et vous permettre d’accélérer la reprise de contrôle de Sa Majesté sur ses terres d’autre part.

Le cadre du duché électoral du Garnaad nous a permis de constater de la grande nécessité d’une coordination des différentes baronnies royales. Du point de vue de la collecte des impôts comme du point de vue de la sécurité des populations une telle coordination est absolument indispensable.

A cela s’ajoute qu’une telle administration permet de réaliser un contrôle régulier du bon fonctionnement des baronnies et de diminuer drastiquement la moindre velléité de fraude envers la Couronne. Vu les montants très important de finances en jeu, vu l’importance des décisions prises dans le fonctionnement régulier de nos administration, la tentation de la corruption est une ombre qui plane sur chacun.

Même si l’essentiel des serviteurs de la Couronne sont au-delà de tous soupçons, un contrôle permet de continuer à valider cette probité et oblige également chacun à la plus grande conscience dans la mise en place d’actes.

Avec votre permission, et en attendant la refondation complète de l’administration de la chancellerie et de l’intendance des finances, je souhaiterais donc vous proposer de constituer un office de surintendance des terres royales auprès de Votre Excellence. Ses missions seraient les suivantes :

- Assurer le retour des anciennes terres royales et de Diantra sous le contrôle de votre administration.
- Assurer l’interim de fonction en cas de décès, de défaillance ou de révocation d’un baron.
- Assurer le contrôle et l’audit des finances et de l’administration des terres royales pour avertir la Chancellerie de tout contrevenant.
- Produire des recommandations à la Chancellerie sur l’administration des terres royales.
- Synthétiser les informations montantes et assurer la redescente des instructions vers les terres royales.
- Jouer le rôle de conseil et de formateur pour les barons nouvellement nommés par Sa Majesté.

Cette organisation permettrait de seconder plus efficacement Votre Excellence pour la réunification des terres royales d’une part et d’assurer une continuité légale et administrative pour toutes les terres royales pour lesquelles Sa Majesté n’a pas encore décidé de nommer de baron.

Je sais que vous ne m’aimez pas pour mon froid détachement Roderik, mais j’ai la conviction que vous trouverez en moi un auxiliaire capable, honnête et fiable. C’est pourquoi, si cette idée vous séduit, je suggère mon nom pour cette surintendance. Il me serait également plus facile, en étant auprès de votre administration de vous donner conseil.

Ce rôle de surintendant serait rattaché à votre administration directe, et serait naturellement à tout moment contrôlée dans son fonctionnement par les personnes de votre entourage que vous souhaiteriez.

Si vous m’en donnez l’autorisation, mes premiers chantiers seront :
- De préparer Edelys à recevoir Sa Majesté et son administration,
- D’organiser l’audit des finances de toutes les baronnies des terres royales,
- D’organiser la monopolisation immédiate des ressources dues au titre du Trésor Royal,
- De présenter un plan de remboursement des impayés de la Couronne dans les terres royales,
- Compiler un rapport sur l’état général des terres royales.

Par ce biais je souhaiterais également vous soumettre un grand nombre d’ordonnances qui pourraient nous permettre d’accélérer notre production, améliorer notre administration et permettre un rétablissement rapide de ces terres.

Je vous informe également que je me suis rendu en Erac pour répondre à la promesse que j’ai formulé à M. d’Erac de venir le retrouver après avoir préparé le rattachement du Garnaad.

Vous bénéficierez d’un rapport sur ce déplacement naturellement.

Avec mes salutations,

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Roderik de Wenden
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MessageSujet: Re: Correspondance entre le baron d'Apreplaine et le comte d'Arétria   Jeu 25 Mai 2017 - 18:08


L'an IX du onzième cycle,
Septième ennéade de Verimios,
Le cinquième jour...



Le Porphyrion,
En la cité de Merval


« Si Norman avait fait assassiner sa chère épouse, ce n'était comme dit précédemment que dans un souci d'utilité. En effet, il envisageait de se marier avec une femme qui cette fois-ci venait du Nord, et qui avait été élevée au Nord. Cette femme, il l'avait rencontrée en Favrius à Hiviène, et autant dire qu'elle lui avait laissé une très bonne impression ; ou alors était-ce tout autre chose ? En tout cas, une fois la guerre achevée, il ferait le voyage jusqu'en Etherna où il ferait sa demande. Mais avant cela, il comptait faire signer aux plus puissants de ses vassaux des contrats de mariage pour ses deux enfants. Kevin aura bientôt ses cinq ans...
- Kevin ? » s'exclama Roderik, interloqué. « C'est quoi, ce nom bidon ? »

Les appartements du Chancelier étaient plongés dans une semi-pénombre. On avait tiré les rideaux pour chasser le soleil pâle de l'hiver. Une bougie parfumée d'encens achevait de se consumer, et Roderik, étendu sur un matelas rembourré de plumes de paon estréventin, écoutait, les yeux fermés, la voix de la conteuse.

Lorsqu'il avait évoqué à Maître Semaphorios ses problèmes de concentration, conséquences de la tension considérable qui lui rongeait le corps et l'esprit depuis que le sceau de la Chancellerie lui avait été remis, le brave Semaphorios lui avait recommandé les services de Dihwana. Roderik avait d'abord rechigné ; il faut dire qu'il était persuadé, alors, que Maître Semaphorios lui conseillait les services d'une prostituée.

Il n'en était rien. Dihwana était une femme d'une quarantaine d'années, dont la peau halée trahissait l'origine thaarie. Elle avait le nez long et des yeux verts de chasseresse, et ses traits marqués lui conféraient un visage dur, mais qu'adoucissait une chevelure élancée, d'un noir de jais, lui retombant sur les épaules en une cascade de fils noirs entremêlés. Elle n'était pas belle à proprement parler ; mais il y avait quelque chose en elle qui captait inexplicablement l'attention, et lorsqu'elle se mettait à parler, l'envoûtement devenait total.

La première fois, elle lui avait demandé de s'allonger dans la pénombre, de fermer les yeux et de libérer son esprit. Roderik, alors, était persuadé que tout cela allait les conduire à un truc pas très néerite. Il s'était finalement avéré que Dihwana lui récitait des contes, de vieilles histoires qu'elle avait entendu on ne sait où ; Roderik se laissait emporter par le récit, et la voix de la conteuse opérait sa magie. Lorsque s'achevait la séance, il se sentait frais et apaisé, les idées claires, prêt à oeuvrer aux affaires du royaume.

Néanmoins, il arrivait parfois que Dihwana lui narre des histoires un peu bidon.

« Oui », explica Dihwana, un peu emmerdée, « oui, dans l'histoire le gamin s'appelle Kevin. Mais il n'est pas important. Cessez de me regarder ainsi, fermez les yeux et concentrez-vous un peu, voulez-vous ? Ce n'est pas moi qui l'ai écrite, heureusement.
- Bon.
- Mais avant cela » reprit Dihwana, « il comptait faire signer aux plus puissants de ses vassaux des contrats de mariage pour ses deux enfants. Kevin aura bientôt ses cinq ans et Désidéria à peine quelques mois mais une fois en âge, ils feront de parfaits époux, cela le colosse en était certain. Si dans quelques heures, la tête de l'Ithier ne figurait pas au bout d'une pique, Norman enverrait Cérya achever le travail. Il commençait à regretter de plus en plus le fait d'avoir basé la majeure partie de son plan sur cette elfe dont il ne connaissait absolument rien, et qui allait surement lui faire un faux plan. La réponse de la demi-drow ravit Norman qui hocha de la tête pour afficher son contentement à la réponse fournie.
- Un homme pactisant avec une demi-drow ? » l'interrompit de nouveau Roderik. « Comment est-ce possible ?
- Si vous êtes déjà choqué, ce n'est rien en comparaison de ce qui se passe après.
- Bon, continuez.
- Après le baiser provoqué par Norman, Cérya en déclencha un autre avant de poser une main sur la cuirasse du guerrier afin de lui faire comprendre qu'il devra la retirer. Le colosse détacha donc les sangles qui la maintenaient en place, et se retrouva torse nu, ses muscles impressionnants étaient sillonnés de cicatrices, des soldats dans les tavernes murmuraient souvent autour d'une bière qu'un guerrier comme le Terrible, il n'en existait pas deux. Vestige de batailles passées et glorieuses, Norman les arborait fièrement. Puis sans le prévenir, la belle demi-drow l'allongea sur le divan, le chevauchant presque, telle le premier soir où elle avait tenté de l'assassiner. De ses doigts habiles...
- Arrêtez ! Arrêtez !
- Eh bien, quoi ?
- Vous m'aviez habitué à mieux, Dihwana. Elle est toute pourrie, votre histoire ! En plus, je me doutais bien que ça allait forcément finir par tourner autour du trou de balle... »

Dihwana fit la moue, un brin vexée. Puis, haussant les épaules, elle avoua :

« Je n'ai rien d'intéressant sous la main actuellement, j'en suis désolée. Je ne sais pas trop ce que je pourrais vous raconter d'autre, là.
- Bon, eh bien, lisez mon courrier.
- Pardon ?
- J'ai du courrier en retard, et je n'avais aucune envie de m'y mettre. Faisons quelque chose d'utile, au lieu de lire des insanités. »

Avisant le secrétaire sur-lequel reposait une pile de lettres cachetées, Dihwana se pencha en avant pour s'en emparer. La voyant de dos, ainsi cambrée, sa croupe en évidence, Roderik se figura une autre femme qu'il avait jadis vu dans une telle position devant un tel meuble, quoiqu'un brin plus dénudée. Il s'efforça de ne pas se demander ce que ce serait, que de besogner une femme comme Dihwana. Tout ceci n'était pas très moral.

Elle revint, et lui tendit la première missive. Il la décacheta, et haussa des sourcils interloqués en découvrant l'identité de l'expéditeur. Messire d'Apreplaine... tiens donc... il tendit le courrier à Dihwana, afin qu'elle lui en lise le contenu.

« Roderik, il me tarde à présent d’entamer les chantiers qui permettront de reprendre la main sur le destin dans les terres royales et de consolider la Couronne. Je prends la peine de vous écrire ces quelques mots pour discuter de la création d’un mandat de surintendance des domaines royaux rattaché à votre office.
- QUOI ???
- Que vous ne m’aimiez pas est une chose sur laquelle nous pouvons tous deux compter, mais malgré cette inimitié, vous savez pouvoir compter sur la fidélité à ma parole donnée d’une part, et à mon attachement à la Loi.
- Il a une vision bien à lui de ce qu'est la Loi, visiblement !
- Vous ne pourrez mener seul les négociations et la restructuration d’un ensemble aussi immense que celui qui a été lacéré, morcelé voire parfois presque détruit que sont les terres royales...
- Commence à me gonfler, cette manie qu'ont les gens de me dire ce que je suis capable ou incapable de faire !
- Je gage que vous aurez déjà fort à faire à gérer les vassaux de Sa Majesté...
- S'ils sont comme lui, c'est sûr !
- J’espère être un homme qui vous démontrera qu’il vient avec des solutions et l’anticipation de vos besoins bien plus qu’avec des critiques ou des plaintes.
- Non, t'as raison, tu viens juste de sous-entendre que je suis incapable de faire mon boulot !
- De fait je me permets dès maintenant de vous proposer des solutions qui me paraissent pouvoir vous donner plus de latitude d’une part, et vous permettre d’accélérer la reprise de contrôle de Sa Majesté sur ses terres d’autre part.
- Ben tiens !
- Le cadre du duché électoral du Garnaad...
- Oh, pitié...
- ... nous a permis de constater de la grande nécessité d’une coordination des différentes baronnies royales. Du point de vue de la collecte des impôts comme du point de vue de la sécurité des populations une telle coordination est absolument indispensable.
- Je t'en foutrais, de la sécurité des populations ! Qu'est-ce qu'on en a à foutre ?
- A cela s’ajoute qu’une telle administration permet de réaliser un contrôle régulier du bon fonctionnement des baronnies et de diminuer drastiquement la moindre velléité de fraude envers la Couronne. Vu les montants très important de finances en jeu, vu l’importance des décisions prises dans le fonctionnement régulier de nos administration, la tentation de la corruption est une ombre qui plane sur chacun.
- J'ai rien compris.
- Même si l’essentiel des serviteurs de la Couronne sont au-delà de tous soupçons...
- HAHAHAHAHAHAHA !
- ... un contrôle permet de continuer à valider cette probité et oblige également chacun à la plus grande conscience dans la mise en place d’actes.
- Et on va contrôler ça comment ? Bonjour Messire, avez-vous piqué des sous dans la caisse ces derniers jours ?
- Avec votre permission...
- Tout à ton honneur de demander ma permission, mon grand ! Jusqu'au jour où tu t'en passeras bien volontiers !
- ... et en attendant la refondation complète de l’administration de la chancellerie et de l’intendance des finances, je souhaiterais donc vous proposer de constituer un office de surintendance des terres royales auprès de Votre Excellence. Ses missions seraient les suivantes...
- Arrêtez là, Dawhina. J'en ai suffisamment entendu. Allez chercher plume et vélin, je vous prie.
- Je ne suis pas votre scribe, Messire Chancelier.
- Ne désespérez pas, avec moi les possibilités d'ascension sociale sont infinies. »

Il réfléchit longuement à la teneur du courrier qu'il enverrait à Niklaus d'Altenberg. Devait-il être cinglant ? Devait-il au contraire se montrer évasif ? Devait-il caresser le bailli d'Apreplaine dans le bon sens du poil ? Il était délicat d'appréhender une telle situation. Il avait besoin de l'homme, aussi lui avait-il fait miroiter l'éventualité d'occuper un jour une place importante au sein du cercle le plus restreint des conseillers du roi. C'était du flan, naturellement ; il n'avait pour l'heure qu'une confiance très limitée en cet homme, dont il tentait de jauger l'ambition, et auquel il reprochait sa neutralité excessive. En temps de guerre, un homme qui ne choisit pas son camp et attend simplement de connaître le parti des vainqueurs pour faire son choix est un homme méprisable. Que serait devenu le royaume, et que serait devenu le roi, si tout le monde avait agi comme Niklaus avait agi ?

Pourtant, il avait choisi de lui épargner son inimitié, et ce avant tout parce qu'il avait besoin de lui. Niklaus d'Altenberg était un homme respecté au sein de cette noblesse des domaines royaux qui, au lendemain de la tragégie des champs pourpres, s'était murée dans l'attentisme et n'avait pas cherché à se rapprocher de la cour royale en exil à Soltariel, pas même pour considérer l'éventualité que l'enfant-roi s'y trouvant fut bien le véritable enfant-roi. Cela démontrait qu'il faudrait du temps avant que cette noblesse déloyale, désobéissante, ne représente plus un danger pour le roi - alors même qu'elle aurait dû figurer au premier plan de ses partisans. Pour cela, Roderik avait besoin d'avoir Niklaus dans son escarcelle. L'Altenberg était son trophée, un fétiche au moyen duquel il entendait rallier les réfractaires, et ainsi rétablir le roi dans ses propriétés.

Oui, il avait besoin de l'homme ; mais la dernière chose dont il avait besoin eut été de lui conférer plus de pouvoir.


Roderik de Wenden a écrit:
Au Seigneur Bailli du Domaine Royal d'Apreplaine, Salut,

Je prends acte de votre volonté d'aider la couronne et me réjouis de votre enthousiasme. Le roi peut s'estimer chanceux de pouvoir compter sur des serviteurs aussi dévoués que compétents.

Je tiens à ce que vous sachiez combien vous nous êtes précieux, Niklaus. Qu'importe les ressentiments personnels que j'ai pu, par ma franchise brute, exprimer à votre égard ; vous êtes un esprit utile à la couronne, et aussi longtemps que vous vivrez, nous souhaitons pouvoir compter sur vous. J'ai pleinement conscience de l'ampleur de la tâche qui nous attend, et du fait qu'un homme seul ne puisse en venir à bout. Non sans orgueil, j'ai eu à coeur de vouloir régler tous les problèmes de Sa Majesté lorsque j'ai accédé à la Chancellerie ; j'ai vite compris, devant l'étendue des chantiers dont beaucoup restent à mener, combien il était indispensable de savoir déléguer.

C'est pourquoi je souhaite que vous vous concentriez pour l'heure sur la gestion du domaine d'Apreplaine, car la supervision de l'ensemble des domaines royaux représente une responsabilité bien trop lourde pour un seul homme. Je crains également que la création d'un office de surintendant des domaines royaux n'incite les baillis à plus de relâchement, alors qu'ils se doivent d'administrer chacun leur domaine avec le plus grand sérieux. En tous les cas, il me semble prématuré de procéder à une telle nomination cet hiver. A l'heure actuelle, le roi n'a pas encore recouvré l'ensemble de ses domaines : l'un des plus emblématiques, Edelys, demeure encore entre les mains de séditieux.

Nous procéderons bientôt à la nomination de baillis au sein des baronnies royales qui n'en sont pas encore pourvues.

Je prends acte de votre visite en Erac, et vous recommande la prudence au contact de ce Renaud d'Erac. Celui-ci a professé il y a quelque temps son attachement au trône de Bohémond ; cependant, il fait preuve de bien peu de piété filiale en usant du titre ducal de son père Léandre qui, si mes informations sont bonnes, demeure le prisonnier de vos anciens amis. Les hommes qui ne respectent pas leur père ne se respectent pas eux-mêmes, et de là, respectent finalement bien peu de choses.

Les Dieux vous gardent,

Roderik, de la maison de Wenden, comte d'Arétria et Chancelier du Royaume
Au cinquième jour de la septième ennéade de Verimios de la neuvième année de notre cycle
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Correspondance entre le baron d'Apreplaine et le comte d'Arétria   Mer 31 Mai 2017 - 19:21





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Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg




Apreplaine,
Julas de la 7ièmeennéade de Verimios de la 9ème année du 11ème cycle,

Messire Chancelier,

Je vous remercie de votre franchise. Je comprends naturellement les raisons qui vous poussent à ne pas vouloir me confier ce mandat. Néanmoins je souhaite insister pour que vous pensiez à une telle organisation, ou tout du moins à m’informer de qui auprès de votre personne je peux prendre mes instructions. En effet certaines décisions ne peuvent émaner de l’Apreplaine seule. J’entends par là les décisions concernant le trésor royal, les armées ou encore la gestion des ressources alimentaires.

Je ne sais quels sont vos plans pour le retour du printemps Roderik, et nous savons tous deux naturellement que les rumeurs en provenance du nord sont alarmantes. Je ne cherche pas à m’introduire dans vos secrets ou à vous conseiller. Vos ordres suffiront.

Néanmoins j’ai compris, lors de nos entrevues, que la Couronne que vous souhaitiez rétablir ne doit rien attendre de ses vassaux ou de ses serviteurs. Or une occupation nouvelle des terres de Sa Majesté serait sans aucun doute un coup dur pour ce projet. Et nous l'avons pour notre part bien compris. Je ne sais si le reste de la Péninsule dispose du même état d'esprit.

Si Sa Majesté ne souhaite rien devoir à personne, elle doit disposer des moyens de Son action personnelle. Les milices des terres royales se recomposent sous notre surveillance depuis la fin des champs pourpres. Ceci sur les deniers des terres royales mais non sur celles du trésor royal directement. Ce dernier n’a pas été ponctionné du moindre souverain depuis l’effondrement de Diantra. A ce titre nous disposons de ressources financières importantes. Mais plus important nous disposons d’une population très importante, qui en ces temps hivernaux, n’est pas occupée aux champs.

Il revient donc de choisir si nous souhaitons dès maintenant accélérer la remonte militaire des armées de Sa Majesté, ceci afin de lui donner les moyens de peser par Elle-même. Si la seule ressource militaire sur laquelle Sa Majesté puisse compter reste celle de ses Vassaux, je ne doute pas que ces derniers pourraient être tenté de vous le rappeler. Et je suis absolument certain que ce point est au centre de vos préoccupations, il en serait de même pour moi à votre place.

J’ai combattu pour la Régence aux champs pourpres et si mon expérience militaire est celle d’un homme d’honneur, je ne suis ni un stratège martial ni un soldat de grande stature. Jamais je ne pourrai servir Sa Majesté au-delà de contribuer de mes bras et de mes jambes dans une bataille, comme je l’ai fait aux champs pourpres.

Cependant je suis capable de mobiliser les forces immenses de Son administration et de Ses sujets en l’Apreplaine. Si Sa Majesté dispose d’un stratège ou d’un chef de Ses armées, il serait bon que vous me relayez les ordres qui sont les siens pour la préparation de la défense des territoires de Sa Majesté, de connaître ses objectifs pour la remonte militaire et, pour finir, d’obtenir votre accord pour utiliser les fonds du trésor de Sa Majesté sur les terres d’Apreplaine afin de financer ces objectifs.

Avec une action de fond et durant le laps de temps hivernal qui est le nôtre, je pense pouvoir garantir à Sa Majesté de remonter totalement les milices de l’Apreplaine d’une part, et d’assurer notre contribution pleine et entière à l’effort de remonte de Son armée d’autre part.

Nous n’avions pour le moment absolument pas réinvesti militairement, ceci afin de limiter les possibilités de l’utilisation de Ses terres par des pouvoirs hostiles. Il me semble que cette politique n’a plus lieu d’être et je vous implore de me donner les moyens d’action et les instructions permettant, au moins pour les terres de l’Apreplaine, de relancer cet aspect crucial pour l’indépendance de Sa Majesté, pour l’assurance de Ses moyens d’action et pour assurer le respect de Ses vassaux.

Le temps presse, car il ne me faudra pas moins d'un mois pour envisager de mener une telle tâche.

Avec mes salutations,

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Roderik de Wenden
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MessageSujet: Re: Correspondance entre le baron d'Apreplaine et le comte d'Arétria   Ven 2 Juin 2017 - 15:11


Roderik de Wenden a écrit:
Au Seigneur Bailli du Domaine Royal d'Apreplaine, Salut,

Il n'est nullement question, Seigneur, de soumettre l'ensemble des terres royales au contrôle d'une seule personne, si ce n'est le roi représenté par son régent. Ainsi que je le réitère, la couronne ne conservera pas le cadre qui fut mis en place au sein du « Garnaad » par les fonctionnaires royaux qui participèrent à votre politique de collaboration avec la Ligue.

La noblesse des terres royales n'a d'autre représentant que son seigneur, le roi.

Comprenez bien, Niklaus, que cette décision n'est pas prise en considération de votre personne : n'oubliez pas, en effet, que vous n'aviez sous votre juridiction précaire qu'une partie des terres royales, et que nous n'entendons point bouleverser l'ordre établi pour les possessions royales qui n'échappèrent pas au contrôle du roi, telles le domaine de Caïssa et le comté de Scylla. Pour l'ensemble des possessions de la couronne, ainsi que toutes celles qui lui seront ultérieurement retournées, il ne sera pas envisagé de gestion collective : chaque domaine se doit d'être administré individuellement, les barons royaux ne rendant compte qu'au roi et non à un surintendant ni quelque autre fonctionnaire que ce soit.

Dans ce cadre, sont de votre ressort, avec l'assistance des prévôts nommés par le roi ou par vous-même, la perception des impôts pour la couronne et pour le domaine en pays d'Apreplaine, la gestion des stocks alimentaires du domaine, l'administration de la justice royale pour la juridiction de l'Apreplaine et la bonne levée de l'ost à toute semonce de Sa Majesté. Ainsi, l'Apreplaine repose pleinement sur votre office, vous appartenant à titre de possession précaire au nom de Sa Majesté ainsi qu'il fut donné à vos ancêtres et qu'il en allait avant les troubles de l'an VIII.

S'agissant de la chose militaire, il n'était pas envisagé, compte tenu du premier état que vous dressiez des terres royales lors de notre premier entretien, de ponctionner des forces sur un pays en pleine mutation. Il semble néanmoins que le portrait que vous en dressez aujourd'hui présente une situation bien moins désespérée que votre premier bilan ne le laissait imaginer. Compte tenu du bon état des finances de l'Apreplaine et de la disponibilité de bras vacants, il vous est laissé toute latitude pour veiller à l'entraînement et à l'équipement des bras les plus vigoureux et volontaires ; de telle sorte qu'au printemps, le pays comptera, au pire, suffisamment de braves pour refroidir tout appétit de pillage et de revanche de la part du Boucher du Médian - au mieux, une force conséquente pour porter le glaive dans les dernières provinces où l'on refuse encore de ployer le genou devant le roi.

Mes vœux de réussite vous accompagnent.

Les Dieux vous gardent,

Roderik, de la maison de Wenden, comte d'Arétria et Chancelier du Royaume, Illustrissime Seigneur Chiron,
Le huitième jour de la huitième ennéade de la neuvième année de notre cycle.


Ainsi rédigée, la missive ne faisait aucun cas de la longue réflexion qui avait occupé l'esprit du Chancelier avant de prendre la plume. Etait-il bien sage que de demander à l'Apreplaine de se réarmer, quand on était encore si peu certain de la loyauté de ses hommes ? Roderik se demandait parfois s'il n'était pas plus opportun de laisser le pauvre baron à son propre sort, face à ses erreurs de jugement passées ; les troupes du Nord qui pilonneraient Velteroc n'auraient pas manqué de faire quelque incursion dans les domaines royaux où l'on avait fait l'erreur d'oublier le roi, et c'eut été la purge de tous les fonctionnaires qui n'avaient pas satisfait Sa Majesté. Une purge terrible, sanglante, mais utile.

Cela étant, la raison pour-laquelle Roderik avait tendu la main à Niklaus d'Altenberg restait toujours pleine et entière. La venue au printemps des osts du Nord, menés par Aymeric de Brochant, Louis de Saint-Aimé et peut-être Gaston d'Odélian entraînait dans son sillage bien des inquiétudes pour le jeune Chancelier, qui n'ignorait pas que chacun de ses beaux sires vouait une rancune tenace, sinon à la couronne, au moins à l'administration de celle-ci. C'était la couronne qui avait bafoué les droits de Serramire et d'Odélian en envoyant Jérôme de Clairssac conquérir la Sgarde et en le libérant de tout serment à l'égard des deux marquisats ; c'était elle qui avait obligé le jeune Saint-Aimé à désavouer son père et à se contenter de la régence de Sainte-Berthilde, quand il avait espéré, et espérait encore, en être le marquis. Ainsi, chacun d'eux nourrissait des griefs contre la couronne, et pour ce genre de choses les gens du nord avaient la mémoire longue. Or, à l'issue de la guerre sanglante qui s'annonçait au printemps, ces trois-là allaient rendre au roi son trône, et faire de lui leur débiteur. Dans cette position, s'ils laissaient trop libre court à leur fantaisie, Roderik craignait de voir tomber plus de têtes qu'il ne l'aurait voulu.

En demandant à Niklaus de préparer l'ost en Apreplaine, comme il comptait le faire pour les autres domaines, Roderik prenait le risque de s'appuyer sur une noblesse à la loyauté vacillante ; mais cette noblesse-là restait la noblesse du roi, et il fallait qu'au printemps le roi puisse compter sur son armée. Qu'importe que ladite armée soit prête ou non, qu'importe qu'elle soit puissante ; aussi faible et impréparée serait-elle, le symbole suffirait. Le roi ne resterait pas passif pendant que ses vassaux lui rendraient son trône : sa bannière flotterait sur le champ de bataille, et ainsi il combattrait à leurs côtés. Ce serait également l'occasion de mettre à l'épreuve tous ceux qui avaient fait le Garnaad, et de laver dans le sang leur honneur abîmé. Ainsi, au printemps, ceux qui s'en étaient détournés renoueraient vraiment avec la couronne.
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Correspondance entre le baron d'Apreplaine et le comte d'Arétria   Sam 3 Juin 2017 - 10:44





Maison Altenberg

Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg




Apreplaine,
Julas de la 9ièmeennéade de Verimios de la 9ème année du 11ème cycle,

Messire Chancelier,

Roderik,

Nous ferons selon vos instructions. En complément de votre précédent message, et à la vue de votre réponse, je préfère vous prévenir que le statut que je vous ai donné lors de notre rencontre physique est celui des terres royales du Garnaad en général. Non de l’Apreplaine en particulier. La situation est critique au Val-Blanc et à Castel-Pic, non en Apreplaine et à Vallancourt où la situation est maîtrisée. D’où mon insistance d’arriver à favoriser des politiques d’échange ou de priorité des choix selon les situations.

Ne m’occupant plus que de l’Apreplaine, j’entends de vos instructions que je ne dois focaliser mes efforts que sur ce domaine, et j’attendrai vos instructions pour les échanges ou aides que je dois conserver pour les domaines alentours. Je me permets de supposer que notre aide alimentaire aux réfugiés de Diantra, se trouvant principalement à Val-Blanc, doit être conservée maintenue. Sauf contre-avis de votre part, je maintiendrai cette aide. Je comprends également que votre réponse donne liberté au sujet des milices de l'Apreplaine comme à l'Armée royale dont les osts sont issues de l'Apreplaine en elle-même.

Pour le reste, puisque vous me dites que le gouvernement de Sa Majesté s’occupe de ces affaires, je n’insiste pas plus.

Avec mes salutations,

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Roderik de Wenden
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MessageSujet: Re: Correspondance entre le baron d'Apreplaine et le comte d'Arétria   Ven 9 Juin 2017 - 23:05


Roderik de Wenden a écrit:
Au Seigneur Bailli du Domaine Royal d'Apreplaine, Salut,

Je vous écris, Seigneur, alors que je traverse actuellement l'Apreplaine pour me rendre à Castel-Pic, en pays christabellain. A cette occasion j'escomptais vous venir visiter, mais le temps est redoutablement capricieux et même dangereux : une tempête de neige nous a surpris hier et nous avons égaré deux chevaux de bât avec tout leur chargement dans le blizzard. Par mesure de prudence, je préfère éviter de faire un détour et je poursuis ma route directement vers Castel-Pic. J'entends néanmoins m'arrêter sur vos terres au retour ; cela sera l'occasion de me rendre compte sur place de la situation de l'Apreplaine, et d'entendre vos observations et vos propositions : vos missives ont montré jusque-là que vous n'étiez pas avare de suggestions, et je pense que notre échange sera constructif.

Les Dieux vous gardent,

Roderik, de la maison de Wenden, comte d'Arétria et Chancelier du Royaume, Illustrissime Seigneur Chiron,
Le cinquième jour de la neuvième ennéade de Verimios, en la neuvième année de notre cycle.
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Niklaus d'Altenberg
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MessageSujet: Re: Correspondance entre le baron d'Apreplaine et le comte d'Arétria   Dim 18 Juin 2017 - 22:57





Maison Altenberg

Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg




Apreplaine,
Kÿrianos de la 1ièreennéade de Verimios de la 10ème année du 11ème cycle,

A Sa Grandeur et Illustrissime Seigneur Chiron,

Roderik,

Je suis navré que vous ayez rencontré de telles contrariétés sur votre route et que vos chevaux et vous même n'ayez pu rejoindre un des nombreux relais sur nos routes avant la tempête. L'Apreplaine est d'ordinaire assez hostile l'hiver venu. Mais jamais elle ne le fut autant depuis que j'ai eu l'honneur de succéder à feu mon père que cette année. Il est des années où les hommes doivent trouver le réconfort qu'ils peuvent dans le fait que les voies de nos Dieux sont impénétrables.

Nous avons retrouvé les deux bêtes perdues. Elles ont retrouvé refuge dans une étable du côté de Corelam et sont en bien mauvais état. L'information m'a été communiqué par la prévôté de la bourgade après que nous ayons fait mener enquête suite à votre lettre. Je vais envoyer des instructions pour que les chevaux et leur chargement soient renvoyées à ma demeure où votre équipage pourra les récupérer.

Nous maintenons toujours les restrictions alimentaires sur tout notre territoire, et afin de diriger par l'exemple, ma maison et moi même nous soumettons aux mêmes restriction que le reste des sujets de Sa Majesté. Sauf contre ordre de votre part, je demanderai néanmoins à mon échanson de lever ces carences à votre venue, car je pense que vous serez bien fatigué de ces voyages et nécessiterez un acceuil digne de votre rang.

Je reste naturellement à votre entière disposition et vous souhaite un excellent voyage,

Les Dieux vous gardent tout autant,

Avec mes salutations,

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MessageSujet: Re: Correspondance entre le baron d'Apreplaine et le comte d'Arétria   Mar 18 Juil 2017 - 22:13





Maison Altenberg

Monsieur Niklaus Anasis Termal D'Altenberg




Apreplaine,
Kÿrianos de la 1ièreennéade de Verimios de la 10ème année du 11ème cycle,

A Sa Grandeur et Illustrissime Seigneur Chiron,


M. de Wenden,

Veuillez prendre note que sur la demande commune de M. de Feinbach, intendant général de Vallancourt, responsable ad interim de la baronnie de Vallancourt, de M. Pierre de Palarme, intendant général de Castel-Pic, responsable ad interim de la baronnie de Castel-Pic, et Mme Suzanna de Eberhard, intendante générale de Valblanc, responsable ad interim des territoires du Valblanc, j’ai accepté de les réunir sous mon toit pour la seconde énnéade de Karfias.

Nous discuterons des affaires courantes liées aux échanges entre nos domaines. L’ordre du jour est le suivant :

- Situation des réfugiés Diantrais,
- Echanges de nourriture liée à l’hiver rude en cours,
- Disposition des infrastructures fluviales en prévision de la débâcle,
- Présentation des estimations des échanges de main d’œuvre entre fermages prévu au printemps (afin de réguler les flux de population en fonction des besoins et de guider les bras et jambes vers là où ils sont attendus),
- Situation des prix des denrées et matériaux,
- Etat de remonte militaire des domaines et échanges des armes et personnels militaires permettant une formation plus efficace des troupes entre nos domaines,
- Etat des finances du Valblanc et décision potentielle d’une aide de trésorerie des autres domaines vers Valblanc.
- Estimation des pertes militaires et de l’influence d’une levée des osts au printemps sur la situation alimentaire pour l’hiver suivant.

Si vous êtes en Apreplaine au moment de la réunion, vous êtes naturellement invité à y prendre part. J'apprécierai d'ailleurs grandement votre présence pour que nous puissions trancher certaines décisions sous votre responsabilité. Sinon nous vous enverrons un compte rendu de réunion.

Pour ce qui est de la remonte militaire, nous y travaillons. Je ne dispose pas du moindre mandat en ce qui concerne les affaires politique péninsulaire M. de Wenden. Mais notez néanmoins que reformer les milices est une chose, mais les gaspiller en est une autre.

J'attends toujours votre autorisation de procéder à l'utilisation de fonds du trésor royal pour l'effort de remonte.

En cas de guerre, nos gens seront mobilisés et ces gens ne peuvent être aux champs de bataille et aux champs de blé en même temps. Si vous engagez ces troupes pour des actions militaires en dehors des domaines royaux au printemps, nous ne serons pas en mesure d’assurer le quota de travail nécessaire pour la relance des productions agricoles.

Nous entraînerons donc les sujets de Sa Majesté à fournir des milices. Elles seront prêtes à défendre les terres de Sa Majesté. Mais si nous nous lançons dans une guerre d’invasion la fin de cet épisode sera un épuisement presque total des terres de Sa Majesté et son besoin impérieux de reposer entièrement sur la force de ses vassaux, en fonction néanmoins de la force de ces derniers, si il leur en reste.

Nous nous efforcerons de vous préparer un rapport complet lors de notre rencontre pour que vous puissiez retransmettre ces informations à Sa Majesté.

Avec mes salutations,

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Correspondance entre le baron d'Apreplaine et le comte d'Arétria
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