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 En vue de jours meilleurs [ En cours ]

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Louis de Saint-Aimé
Humain
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Masculin
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.: MANUSCRIT :.:
Âge : 19 ans
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MessageSujet: En vue de jours meilleurs [ En cours ]   Dim 28 Mai 2017 - 22:07




Nuit du 5ièmejour de la 2iemeennéade de la 9ieme année.



Plus un son, plus une lumière, pas même une poussière soulevée au passage d’un insouciant, le Castel dormait à poings fermés et c’était pour le mieux ; les journées passées furent pour nombreux, fort bien éprouvantes et les qualités d’une couche douillette n’étaient pas de trop. Le monde se portait mieux lorsque la nuit venait, car ils paraissaient loin les soucis quotidiens qui harassaient le Berthildois depuis les primes instants du Concile. Depuis, tout paraissait si incertain, la quiétude qu’avait connu la populace durant ces courtes et éphémères années de paix leur manquait et pour cela, Louis s’en voulait. Ses remords le rongeaient, depuis les premiers pourparlers avec son grand-père, qu’il estimait plus que nul autre, jamais le désir d’encourager la guerre ne lui avait chatouillé l’esprit. Oh, elle était réelle l’injustice que portait le suzerain aux Étherniens, mais peut-être qu’au final, insufflé par un trop plein de bonté, le régent Berthildois avait visé trop haut, espérant atteindre des sommets proscrits par la couronne : des terres Odélianaises.

Toc toc toc! Toqua un fantôme au portail du Saint-Aimé, au beau milieu de cette apaisante nuitée.
« Monseigneur, par pitié, ouvrez-moi! J’ai pour vous une lettre de la plus haute importance. » Implora le coursier, non sans angoisses, vu sa manie à observer de gauche à droite, puis de droite à gauche. Lentement mais sûrement, Louis chemina jusqu’au porche de sa porte, puis ouvrit sans accueillir le misérable avec le moindre sourire, les paupières encore alourdies par l’éreintement. « Quoi donc? » Dit-il, concis au possible. « J’apporte les nouvelles du campement Éthernien, monseigneur. On m’a sommé de vous emporter cette lettre au plus preste ; elle est d’une importance capitale. » Ainsi se termina aussi sèchement qu’avait commencé leur entretient, sans salutations ni remerciements.






2ième jour de la 2ième ennéade de la 9ième année de ce cycle
Étherna



Au régent de Sainte-Berthilde, Louis de Saint-Aimé.

Même en missive, pardonnez mon manque de délicatesse mais force est d’admettre que le temps me manque pour vous signifier la détresse qui commence à croître, de jour en jour, au travers le campement Éthernien. Ici, autant qu’à Cantharel, l’hiver fait rage et n’épargne personne, mais aux devants des fortifications Étherniennes, la caresse d’une bonne flambée et la joie que nous procurerait une pitance digne de ce nom, commencent à peser sur les milliers d’homme ici présent. Plus que ces maux qui font leur bout de chemin, d’autres ont été appercus à l’horizon ; des soucis qui auraient a priori, été encouragés par nul autre que Charles d’Hardancours, votre grand-père. En effet, icelui s’est annoncé comme porteur de bonne nouvelle, annonçant notre venue comme une bénédiction sur le conflit qui fait rage à Étherna. Seulement, cette bonté qu’il leur a fait part, n’était pas gratuite, il a exigé de tous les seigneurs Étherniens qu’ils reconnaissent votre personne comme étant le seul véritable Marquis de Sainte-Berthilde. Cette demande, il la fit non seulement aux misérables qui n’attendaient que notre aide, mais aussi aux braves qui tout comme moi, ont franchis épée et bouclier à la main, la moitié du pays lorsque sous votre ordre, vous nous avez demandé de nous mobilisé.

Aujourd’hui, que devons-nous faire ? La neige tombe toujours, le vent souffle, mais les choses ne changent pas ; les pourparlers s’enlisent eux aussi sous l’épaisse et abondante neige et je peine à croire qu’ils aboutissent un jour. En attendant, vous serez tôt reconnus comme Marquis de Sainte-Berthilde, il est vrai, mais vous aurez aussi fait de l’ombre au Roi, qui vous a récemment offert de Régenter ses terres.
Ces nouvelles je vous les transmets, car l’impression que votre aïeul vous joue dans le dos me tenaille et je ne peux taire pareille ignominie.


Alphonse, lieutenant de la neuvième compagnie de l’armée d’Olysséa




La lettre fit ce que les poussières immobiles du castel ne purent faire, elle virevolta jusqu’au sol, car une fois les derniers mots lus, Louis se tétanisa d’étonnement. Comment était-ce possible, comment cela avait-il bien pu arriver ? Son grand-père, l’homme en qui il vouait la plus totale des confiances, venait de le poignarder cruellement dans le dos. Peut-être voulut-il bien faire, se dit-il lors, un brin prit de panique. Et si la couronne venait à apprendre que le Régent de Sainte-Berthilde voulait réellement être considéré comme le Marquis de Sainte-Berthilde ? Terminé la régence. Terminé la noblesse, de même que ses chances de se récupérer en simple seigneur. À lui la tâche de palefrenier et encore, cela seulement si la miséricorde de la couronne se montrait suffisante. Non, c’en était trop.



***


2ieme jours de la 3ieme ennéade de la 9ieme année



Les chevaux étaient restés à Cantharel pour la pluparts, bien que certains, plus hauts et imposants, servaient de mule pour emporter vivres et matériel. À force d’y passer, le passage vers Étherna n’était plus un secret pour personne et pourtant, sous cette barrière immaculée que formait la neige, on peinait à s’y retrouver. Accompagné d’un solide contingent armé, Louis arriva à destination sans heurt mais le ventre d’ores et déjà tiraillé par la faim ; ainsi il comprenait un peu le mal qu’il faisait subir aux hommes qui patientaient, jour après jour, le cul dans la neige. Son introduction dans le campement ne fut pas dès plus subtile et, ce n’était pas l’effet escompté, car après tout, il était leur Régent, bien que pour certain sa bouille ne leur revenait pas. Il avait effet hérité des prérogatives de Régent d’Olysséa, mais dans la paguaille des événements récents, n’avait jamais daigné aller à leur rencontre. On lui trouva un coin, où pourraient se réunir la majorité des hommes, mais surtout des lieutenants et des capitaines qui étaient les principaux concernés.

« Je suis Louis de Saint-Aimé, Régent de Sainte-Berthilde et d’Olysséa, Seigneur et Prieur de Saint-Aimé, Seigneur d’Érignac et de la Toranne. Je me présente devant vous, car j’estime que cette nouvelle mérite d’être sue de ma propre bouche et non par l’entremise d’un vulgaire torchon rédigé à la va-vite.

J’ai autrefois désiré offrir l’égide de Sainte-Berthilde aux opprimés Étherniens car on m’a dépeint leur situation comme catastrophique et atroce. J’ai voulu faire preuve de mansuétude à l’égard des maux qui pesait sur les vassaux d’Odélian, car je sais que sous la bannière du Berthildois leur jours auraient été meilleurs. Encore ce jourd'hui, je le crois pleinement. Seulement, j’ai réalisé qu’en faisant cela, j’outrepassais les prérogatives que l’on m’a accordé et tentait sans même consulter la couronne, de faire fi de ses décisions du passé ; à savoir qu’Étherna était Odéliannaise et non Berthildoise. De plus, en aucun cas ni aucunes situations j’eus désiré encourager la naissance d’une guerre plus que probable. Votre présence était sensée encourager la paix et la négociation, au lieu de cela je vous ai non seulement séparer de vos familles, mais aussi ai-je été fol de croire qu’à terme, le sang ne coulerait pas. Enfin, on m’a laissé entendre que mon aïeul, j’ai cité Charles d’Hardancour, a lui-même outrepassé les pouvoirs que je lui accordai fin de mettre un terme à ce conflit en exigeant que l’on me considère non pas comme le régent que je suis, mais comme l’unique et officiel Marquis de Sainte-Berthilde. C’est pourquoi, je le dépossède de tous ses pouvoirs et lui somme de rentrer à Cantharel, où il sera jugé pour les fautes qu’il a commises envers la couronne.

Suite à ceci, je vous laisse tous entendre la chose suivante ; vous avez ordre de rentrer chez vous, rejoindre vos familles et manger à votre faim. Nous en avons terminé avec Étherna et rentrons chez nous. Toutefois, cette prise de conscience n’amène pas avec elle le beau temps, il fait toujours froid et le marquis d’Odélian ne risque pas d’oublier. De ce fait, quatre cent soldats auront l’obligation de fournir les Éterniens en nourriture ainsi qu’en bois, afin que leur séjour au pied des fortifications leur soit moins désagréable et ce, jusqu’à la fin des pourparlers avec Gaston de Berdevin. »


Quant à Étherna, Louis s'entretint à Guillaume afin de lui témoigner a peu près le même discours, bien que le retrait des troupes ne lui fit à lui, pas le même effet qu’à la bleusaille. Néanmoins, le fait de savoir que ses hommes ne mourront ni de faim ni de froid lui donna un sursit d'espoir.

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Maélyne de Lourmel
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MessageSujet: Re: En vue de jours meilleurs [ En cours ]   Mer 31 Mai 2017 - 20:52


Quelle surprise de voir arriver le régent du Berthildois alors que Guillaume pensait n’avoir que le seigneur d’Hardancour comme unique interlocuteur. Mais d’un côté, cela le rassurait. Les paroles du grand-père sur la reconnaissance des Saint-Aimé comme marquis avait jeté une certaine appréhension parmi les etherniens. Maélyne avait néanmoins raison, se rebeller contre Gaston était déjà, en soi une traitrise à la couronne mais de là à pousser le vice une seconde fois en reconnaissant le jeune Sainte-Aimé comme seul et unique Marquis...

Surpris, donc de voir Louis de Saint-Aimé arriver, surpris d’autant plus lorsqu’il ordonna le retour de ses troupes. Des voix commencèrent à s’élever parmi les Etherniens. Qu’allaient-ils devenir sans ce poids militaire qu’offrait le Berthildois et qui représentait tout de même le double de leurs propre forces ? Guillaume imagina déjà Gaston s’étouffer dans son propre rire assis sur le trône qu’occupait encore Jérôme il y a peu. Cette image le rendit complètement hors de lui et préféra s’isoler pour se calmer.

Il ne pouvait pas empêcher ce départ, et d’ailleurs, il comprenait les arguments du St-Aimé que trop bien. Ce gel, ce froid, cette neige rendait les conditions extrêmement difficiles. Caerlyn avait décidément choisit la mauvaise période pour lancer la machine.

Mais qu’en était-il de la suzeraineté réclamé par la majorité du Pays ? Sainte-Berthilde ne voulait plus se mouiller, Guillaume eut soudainement une image plutôt lâche du jeune Louis. Il promet puis se retire lorsqu’il se rend compte des conséquences que cela peut avoir pour sa propre petite tête. Il n’était décidément pas le fils de son père.

Guillaume entama une nouvelle réunion avec les seigneurs Etherniens. Il fut alors décidé en urgence de répartir les forces équitablement entre les cités de Caerlyn et de Seram. Tous les hommes pourront ainsi être logés dans de meilleures conditions tout en restant sur le pied de guerre au cas où Gaston déciderait de manœuvrer contre eux. Il fallait profiter du départ des Berthildois et des Olysséens pour tenter de camoufler cette manœuvre. Guillaume partirait donc à la tête de plus de 1300 hommes pour regagner Seram prestement. Les conditions pour accéder à la cité seraient plutôt rudes. Les soldats devront camper plusieurs nuits ce qui n’arrangeait rien à l’humeur des hommes. Une missive fut toutefois envoyé par pigeon pour que la cité prépare leurs arrivé en installant le matériel nécessaire au logement de tous ces hommes.
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