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 Une énième voie à prendre. ( Cécilie)

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Lyarra Courevent
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MessageSujet: Une énième voie à prendre. ( Cécilie)   Mar 30 Mai 2017 - 17:23


Après la tragédie pas très loin de la frontière de Serramire,la tragédie de l’auberge, je fus libéré de mon ordre. Je me souvins encore de ce nobliau voulant attoucher une pauvre adolescente, la rage que j’avais et le choix d’intervenir. A la fin, le nobliau et ces chevaliers furent défait, mais, Marcus ( mon ex maitre) avait réduit ces innocents aux silences. Car, il ne voulait pas de témoin qui risquerait mettre ma vie, celle de corentin et de lui-même en danger.  

Il m’avait exclue de l’ordre car j’étais « irrécupérable ». Pourtant, ce dernier changeait sa veste me laissant seul contre ces loups avant de me soutenir de nouveau.Il était instable, incapable de me fier à lui  Il était à mes yeux un traître. Par moment, je fus remplie de remords.  Est-ce que c’était une bonne chose d’avoir sauvé cette fille ? Elle aurait subi des méfaits mais au moins elle resterait en vie avec son père. Je ne m’y attendais pas à cette conséquence. Je me souvins d'avoir fermer la porte, fermant les rideaux. Puis, nous étions parties chacun de notre coté pour faciliter notre fuite et dissuader les autres chevaliers de nous suivre.

Chaque instant, j'avais peur d'être retrouver par le seigneur qui voudrait surement ma mort. Je pris soins à chaque endroit de changer un à un mes équipements, mes vêtements,voir couper mes cheveux. Tout un moyen de ne laisser aucune traces à mes adversaires et avec l'espoir de dissuader mes adversaires de me poursuivre.

Je retrouvai mon foyer après quelques Enneades de voyage, Elisabeth fut joyeuse de me revoir, suivit de ma fille qui se languissait de revoir sa mère. Ce petit moment de bonheur me ressourça de mes épreuves. Il ne me fallut pas longtemps pour raconter toute mon histoire, mon exclusion de l'ordre et ma crainte d'être continuellement traquer à Elisabeth. La prêtresse prit soin d'apaiser mes crainte, me rassurer et de m'inviter d'avancer.

Puis, sous les recommandations d’Elisabeth, nous partîmes à Missède. A ce qu’il parait, Cécilie avait besoin de moi. Pour Elisabeth, c’était une occasion d’avoir un nouveau départ pour nous trois. Pour ma part, je me contentais de me laisser guider par le destin.


Journal de Lyarra,le troisième jour de la première Enneade  Mois de Karfias, deuxième mois d'hiver de l'an 10  


Dormant paisiblement dans la chambre, je sentis un poids lourd s’écrasant contre ma poitrine. J’ouvris les yeux de surprise, fixant directement mon regard sur les deux yeux bleus d’une enfant. Je lâchais un soupire. Elia prenait plaisir de me réveiller en me sautant dessus.

« Allez mère ! Il faut se réveiller ! Tu te dois de bien te préparer pour Madame Cécilie »
disait-elle d’une voie enjouée, amusée et remplie de gaieté

Elle me prit la main, forçant de quitter mon lit, je protestais par des soupire d’exaspération, avant de recouvrir des draps pour dormir encore un peu. Mais Elia ne voulait pas me voir dormir encore. La petite peste osait retirer tous les draps, laissant ma nudité être dévoilé. Je soupirais, puis une voix plus grave raisonnait à l’intérieur de la chambre

« Allons, Elia ne met pas mal à laisse ta mère. Puis, Lyarra, il est l’heure de se réveiller, la dame na surement pas tout le temps à te consacrer. Dois-je te rappeler une nouvelle fois le respect ? »

Je fermais toujours les yeux, poussant un soupire raleur. O misère de se faire réveiller de la sorte!

« A peine arrivée, je ne peux même pas me reposer tranquillement ? flâner dans mon lit ? »
« Non »
« Puis-je te hair ? »
« Oui »
« Alors je te hais »
« C’est bien mon rôle d’être désobligeante. Allez lève-toi, je veux que tu sois bien habillée pour l’entrevue. »

O grande misère d’être une femme et de se vêtir d’une robe. Je fis signe à ma fille de sortir de la chambre, de rejoindre celle d’Elisabeth. Mon enfant comprit qu’il fallait me laisser tranquille. Je me relevais difficilement, le corps engourdi par le voyage, je me regardais à travers le petit miroir. C’était une certitude, j’avais une sale tête, les yeux cernaient de fatigue. Puis, je vis la robe rouge de ma mère qu’elle avait surement acheté avec mes économies. Je soupirais une nouvelle fois, peinait de voir mon économie être dépenser pour des futilités. D’un geste de la main, elle fait signe de m’approcher. Soumise, je m’approchai.

Dans une maitrise parfaite, elle me vêtue de la robe rouge à corset, relevant la poitrine et arrangeant les pliures du vêtement. Puis, dans un sourire satisfait, elle m’observa de bas en haut, un visage exclamant de plaisir. Depuis toujours, elle se plaisait de m’habiller comme si j’étais sa poupée sujette à ses caprices.

« La robe rouge te va très bien. Faut croire que j’ai un bon gout pour les vêtement »[/color]
Une simple chemise et un pantalo est suffisant. » répliquais-je
« Oh par Néera ! Non, loin de là ! Honte à une femme de porter un pantalon qui fait figure de masculinité. Une femme doit être une femme ! Je tolère à peine que tu sois une femme d’épée ! Ne m’inflige pas plus de honte de te voir porter une chemise et ce piètre pantalon que tu portes. »
« Futilité des futilité »
« La société est marqué par des codes, plies toi au code. Puis, tu es belle dans cette robe, une belle femme tout à fait dans les mœurs. C'est un bon moyen de se faire bien remarquer  »
« Ahumm… »
Quelle fille rabat joie, allez assis maintenant. Je me dois de te coiffer. »
« C’est bon, pas la peine. Je pars comme… »

Sans crier gare, elle me poussa contre la chaise, maintenant ses mains sur ses épaules. Je fronçais les sourcils, la prêtresse n’étaient pas prête à me laisser partir. Je me résignais me laisser faire. C’était une perte de temps, mais, je ne fis plus rien remarqué. Je me contentais de regarder le miroir, observant les fait et geste de ma mère de cœur qui me coiffait.

« Tu penses rester longtemps avec Dame de Laval ? »
« Je ne sais pas, elle a besoin de moi mais pour combien de temps. Je ne sais pas. Cependant, elle ne sait pas que je n’appartiens plus à l’ordre. »
« D’un côté c’est mieux »
« Peut être oui » marmonnais je « Néanmoins, je me préoccupe pour ma fille. Si ma raison de vivre était au départ l’ordre, aujourd’hui, ma fille passe avant tout. J’ai envie qu’elle ait une vie saine. Tu sais…Mère » en entendant ses mots, elle fit prise de surprise et se contentait d’étouffer ses émotions « Après l’histoire avec l’auberge, je me rendis compte que je préfère être libre, profiter de ma fille. Ma seule envie aujourd’hui c’est de voir ma petite fille grandir et avoir une meilleure que la mienne.  J’étais bien égoiste..

« Cesses de te blamer. Tu avais besoin de montrer ce que tu en as à l’intérieur. L’ordre était une bonne chose, tu développes autres choses et tu prends conscience de qui tu es.. Tout le monde passe par des périodes instables. Moi-même, je l’ai eu. » Puis, elle ria un peu « Tu te mets à m’appeler mère, maintenant. Venant de toi, je suis bien surprise »
« Tu m’as éduqué, tu étais présente, tu m’as soutenue et aidée. Tu étais plus présente que ma mère de sang. Au fond, tu es ma mère. Aujourd’hui même, tu fais ton rôle de mère qui s’occupe de son enfant»

« Je n’ai jamais eu d’enfant et je ne peux pas en avoir. Remercie vieux loup, ton père d’adoption. C’est lui qui m’a permis de t’éduquer pendant qu’il était en campagne en tant que Mercenaire. D’une part, je le suis très reconnaissant de t’avoir »
« A quel point tu l’aimais ? »
« Plus que tu ne peux penser, il était mon amant. Je l’aimais, j’étais follement amoureuse de lui, je l’ai soutenue dans les pires moments de sa vie. Notre relation était très différente aux relations habituelles. D’ailleurs, Ta mère était mon amie et l’amie de ton père.  »
Elle termina de brosser les cheveux, déposant la brosse sur la commode, elle me déposa un baiser sur la tête. Tapotant d’un geste tendre mon épaule.
« Allez, va voir Dame cécilie. Cette dame doit être remplie de travail. NE la fais pas attendre. »
« Bien, je t’abandonne. Surveille bien Elia. Profites-en pour sortir avec elle. Je ne me doute pas qu’elle a envie de découvrir la ville.» m’écriais je en sortant, prenant par la même occasion la cape en fuir la mettant au-dessus de mes épaules.

Je lui adressai un dernier sourire en sortant. A quelque pas de moi, Elia se mit  devant moi, fronçant les sourcils avec ces petits yeux captivants. Ma fille m’inspecta de bas en haut, sujette à son consentement.  Nous nous regardâmes, je me mis à sa taille levant d’un doigt son menton.

« Ta mère te plait, ma fille ? »

« Oui, je suis bien contente. »

« Bien, m’autorises tu de partir ? » souriais-je.

« Oui, à une condition. » posant son doigt sur son petit front « un baiser sur le front »

Son visage fin, un peu renfrognée par sa petite bouderie, Je me retenais de ne pas rire. Je déposai un baiser sur son front, je descendis les escaliers, traversa la grande salle commune avant de me retrouver dehors.
La vie dans la cité était rythmée, je pris le temps de bien observer les ruelles, regarder les panneaux désignant les grands quartier de la cité. Puis, je traversais les innombrables rues dallées de Missède, observant les architectures, démontrant la prouesse de ces artisans. Les grandes maisons étaient remplies de fenêtre, les murs étaient décorés par divers petites sculpture, les pierres étaient façonnées pour décorer, n’aillant pas le but de protéger la ville à la différence de Serramire ou de Rochenoire. Par ailleurs, les rumeurs vont de bon train sur l’arrogance des Missédois et le culte du bon gout. Au même moment, le savoir-faire de leurs artisans avait de quoi faire jalouser les autres comtés.
Après quelques minutes de marcher, j’arrivais devant la porte du grand château de Missède. Les gardes de la porte me firent halte, demandant ma raison de ma venue. Humblement, je m’inclinais avant d’ouvrir la parole

« Messires, les gardes, Je me présente Lyarra Coursevent. Dame de Laval, à travers sa lettre, me demanda de venir au plus bref délai à Missède. Voici la lettre, »

L’un des gardes lit rapidement la lettre, appelant un servant. Le serviteur du château se présenta à moi, vêtue d’un magnifique vêtement d’apparat, il s’inclina devant moi et m’invita à le suivre. Tête baissée, je l’accompagnais.
A l’intérieur du château, les décorations allaient de bon train. O grand jamais, un château est remplie de motif, de relief et de sculpture. O grand jamais, les châteaux de Serramire contenaient une partie de ces décorations. Le château de Missède n’était pas un château, mais à mes yeux, il semblait être un palais semblable à ceux des thaarie, contait par mon père.
Nous traversâmes les couloirs, débouchant par la suite à une immense salle d’invité. Dans la même pièce, j’apercevais des tableaux, jusqu’à apercevoir des peintures s’incrustaient sur le plafond. Dans une simple pièce d’invité, la salle était richement décorée. Lourmel pouvait se cacher à coté de cette salle….Le Nord était bien misérable dans ce domaine

« Tenez madame, vous avez du thé à votre disposition et quelques biscuits »

« Nous vous laissons seul, Profitez de vous détendre avant l’arrivée de la Dame »
termina le serviteur avant de partir avec sa collègue

« Je vous remercie »

Ce fut un petit moment de solitude. Je versais la théière sur la tasse, le gardant entre mes mains pour me réchauffer. Le froid de la région était moins glacial que celle du Nord, le climat était vachement plus doux. Néanmoins, j’appréciais de sentir mes mains se chauffer sur une tasse chaude. Tout en gardant la tasse entre mes mains, je marchais en direction de la fenêtre, regardant la cité devant moi. Elia se sentirait bien dans cette ville. Après tout, les rumeurs disent que cette cité regorge de sorcier. Un bon endroit pour ma fille, calme, serein et un bon lieu pour éducation. Ma fille méritait d’être bien éduquée, avoir une vie prospère. Arétria était bien trop glauque pour mon enfant, Le Nord était un endroit bien trop dangereux. Le Sud était parfait pour elle. De plus, la place d’une femme était mieux considérée que le Nord.
Cette ville était une opportunité pour elle, je ne devais pas lui priver cette vie.

Puis, le silence fut rompu par l’arrivée de la Dame, accompagnait par sa fidèle servante. Je me retournais, déposant la tasse sur une des tables. Puis, je m’inclinais humblement, baissant la tête par la même occasion.

« Bien heureuse de vous revoir,Dame Cécilie.  Pardonnez-moi de vous avoir fait attendre pendant un long moment. J’ai eu des aléas et une période bien tumultueuse. Aujourd’hui, me voilà comme promis. »
souriais je avec politesse.
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