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 Une énième voie à prendre. ( Cécilie)

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Lyarra 'Louve Noire"
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MessageSujet: Une énième voie à prendre. ( Cécilie)   Mar 30 Mai 2017 - 17:23


Après la tragédie pas très loin de la frontière de Serramire,la tragédie de l’auberge, je fus libéré de mon ordre. Je me souvins encore de ce nobliau voulant attoucher une pauvre adolescente, la rage que j’avais et le choix d’intervenir. A la fin, le nobliau et ces chevaliers furent défait, mais, Marcus ( mon ex maitre) avait réduit ces innocents aux silences. Car, il ne voulait pas de témoin qui risquerait mettre ma vie, celle de corentin et de lui-même en danger.  

Il m’avait exclue de l’ordre car j’étais « irrécupérable ». Pourtant, ce dernier changeait sa veste me laissant seul contre ces loups avant de me soutenir de nouveau.Il était instable, incapable de me fier à lui  Il était à mes yeux un traître. Par moment, je fus remplie de remords.  Est-ce que c’était une bonne chose d’avoir sauvé cette fille ? Elle aurait subi des méfaits mais au moins elle resterait en vie avec son père. Je ne m’y attendais pas à cette conséquence. Je me souvins d'avoir fermer la porte, fermant les rideaux. Puis, nous étions parties chacun de notre coté pour faciliter notre fuite et dissuader les autres chevaliers de nous suivre.

Chaque instant, j'avais peur d'être retrouver par le seigneur qui voudrait surement ma mort. Je pris soins à chaque endroit de changer un à un mes équipements, mes vêtements,voir couper mes cheveux. Tout un moyen de ne laisser aucune traces à mes adversaires et avec l'espoir de dissuader mes adversaires de me poursuivre.

Je retrouvai mon foyer après quelques Enneades de voyage, Elisabeth fut joyeuse de me revoir, suivit de ma fille qui se languissait de revoir sa mère. Ce petit moment de bonheur me ressourça de mes épreuves. Il ne me fallut pas longtemps pour raconter toute mon histoire, mon exclusion de l'ordre et ma crainte d'être continuellement traquer à Elisabeth. La prêtresse prit soin d'apaiser mes crainte, me rassurer et de m'inviter d'avancer.

Puis, sous les recommandations d’Elisabeth, nous partîmes à Missède. A ce qu’il parait, Cécilie avait besoin de moi. Pour Elisabeth, c’était une occasion d’avoir un nouveau départ pour nous trois. Pour ma part, je me contentais de me laisser guider par le destin.


Journal de Lyarra,le troisième jour de la première Enneade  Mois de Karfias, deuxième mois d'hiver de l'an 10  


Dormant paisiblement dans la chambre, je sentis un poids lourd s’écrasant contre ma poitrine. J’ouvris les yeux de surprise, fixant directement mon regard sur les deux yeux bleus d’une enfant. Je lâchais un soupire. Elia prenait plaisir de me réveiller en me sautant dessus.

« Allez mère ! Il faut se réveiller ! Tu te dois de bien te préparer pour Madame Cécilie »
disait-elle d’une voie enjouée, amusée et remplie de gaieté

Elle me prit la main, forçant de quitter mon lit, je protestais par des soupire d’exaspération, avant de recouvrir des draps pour dormir encore un peu. Mais Elia ne voulait pas me voir dormir encore. La petite peste osait retirer tous les draps, laissant ma nudité être dévoilé. Je soupirais, puis une voix plus grave raisonnait à l’intérieur de la chambre

« Allons, Elia ne met pas mal à laisse ta mère. Puis, Lyarra, il est l’heure de se réveiller, la dame na surement pas tout le temps à te consacrer. Dois-je te rappeler une nouvelle fois le respect ? »

Je fermais toujours les yeux, poussant un soupire raleur. O misère de se faire réveiller de la sorte!

« A peine arrivée, je ne peux même pas me reposer tranquillement ? flâner dans mon lit ? »
« Non »
« Puis-je te hair ? »
« Oui »
« Alors je te hais »
« C’est bien mon rôle d’être désobligeante. Allez lève-toi, je veux que tu sois bien habillée pour l’entrevue. »

O grande misère d’être une femme et de se vêtir d’une robe. Je fis signe à ma fille de sortir de la chambre, de rejoindre celle d’Elisabeth. Mon enfant comprit qu’il fallait me laisser tranquille. Je me relevais difficilement, le corps engourdi par le voyage, je me regardais à travers le petit miroir. C’était une certitude, j’avais une sale tête, les yeux cernaient de fatigue. Puis, je vis la robe rouge de ma mère qu’elle avait surement acheté avec mes économies. Je soupirais une nouvelle fois, peinait de voir mon économie être dépenser pour des futilités. D’un geste de la main, elle fait signe de m’approcher. Soumise, je m’approchai.

Dans une maitrise parfaite, elle me vêtue de la robe rouge à corset, relevant la poitrine et arrangeant les pliures du vêtement. Puis, dans un sourire satisfait, elle m’observa de bas en haut, un visage exclamant de plaisir. Depuis toujours, elle se plaisait de m’habiller comme si j’étais sa poupée sujette à ses caprices.

« La robe rouge te va très bien. Faut croire que j’ai un bon gout pour les vêtement »[/color]
Une simple chemise et un pantalo est suffisant. » répliquais-je
« Oh par Néera ! Non, loin de là ! Honte à une femme de porter un pantalon qui fait figure de masculinité. Une femme doit être une femme ! Je tolère à peine que tu sois une femme d’épée ! Ne m’inflige pas plus de honte de te voir porter une chemise et ce piètre pantalon que tu portes. »
« Futilité des futilité »
« La société est marqué par des codes, plies toi au code. Puis, tu es belle dans cette robe, une belle femme tout à fait dans les mœurs. C'est un bon moyen de se faire bien remarquer  »
« Ahumm… »
Quelle fille rabat joie, allez assis maintenant. Je me dois de te coiffer. »
« C’est bon, pas la peine. Je pars comme… »

Sans crier gare, elle me poussa contre la chaise, maintenant ses mains sur ses épaules. Je fronçais les sourcils, la prêtresse n’étaient pas prête à me laisser partir. Je me résignais me laisser faire. C’était une perte de temps, mais, je ne fis plus rien remarqué. Je me contentais de regarder le miroir, observant les fait et geste de ma mère de cœur qui me coiffait.

« Tu penses rester longtemps avec Dame de Laval ? »
« Je ne sais pas, elle a besoin de moi mais pour combien de temps. Je ne sais pas. Cependant, elle ne sait pas que je n’appartiens plus à l’ordre. »
« D’un côté c’est mieux »
« Peut être oui » marmonnais je « Néanmoins, je me préoccupe pour ma fille. Si ma raison de vivre était au départ l’ordre, aujourd’hui, ma fille passe avant tout. J’ai envie qu’elle ait une vie saine. Tu sais…Mère » en entendant ses mots, elle fit prise de surprise et se contentait d’étouffer ses émotions « Après l’histoire avec l’auberge, je me rendis compte que je préfère être libre, profiter de ma fille. Ma seule envie aujourd’hui c’est de voir ma petite fille grandir et avoir une meilleure que la mienne.  J’étais bien égoiste..

« Cesses de te blamer. Tu avais besoin de montrer ce que tu en as à l’intérieur. L’ordre était une bonne chose, tu développes autres choses et tu prends conscience de qui tu es.. Tout le monde passe par des périodes instables. Moi-même, je l’ai eu. » Puis, elle ria un peu « Tu te mets à m’appeler mère, maintenant. Venant de toi, je suis bien surprise »
« Tu m’as éduqué, tu étais présente, tu m’as soutenue et aidée. Tu étais plus présente que ma mère de sang. Au fond, tu es ma mère. Aujourd’hui même, tu fais ton rôle de mère qui s’occupe de son enfant»

« Je n’ai jamais eu d’enfant et je ne peux pas en avoir. Remercie vieux loup, ton père d’adoption. C’est lui qui m’a permis de t’éduquer pendant qu’il était en campagne en tant que Mercenaire. D’une part, je le suis très reconnaissant de t’avoir »
« A quel point tu l’aimais ? »
« Plus que tu ne peux penser, il était mon amant. Je l’aimais, j’étais follement amoureuse de lui, je l’ai soutenue dans les pires moments de sa vie. Notre relation était très différente aux relations habituelles. D’ailleurs, Ta mère était mon amie et l’amie de ton père.  »
Elle termina de brosser les cheveux, déposant la brosse sur la commode, elle me déposa un baiser sur la tête. Tapotant d’un geste tendre mon épaule.
« Allez, va voir Dame cécilie. Cette dame doit être remplie de travail. NE la fais pas attendre. »
« Bien, je t’abandonne. Surveille bien Elia. Profites-en pour sortir avec elle. Je ne me doute pas qu’elle a envie de découvrir la ville.» m’écriais je en sortant, prenant par la même occasion la cape en fuir la mettant au-dessus de mes épaules.

Je lui adressai un dernier sourire en sortant. A quelque pas de moi, Elia se mit  devant moi, fronçant les sourcils avec ces petits yeux captivants. Ma fille m’inspecta de bas en haut, sujette à son consentement.  Nous nous regardâmes, je me mis à sa taille levant d’un doigt son menton.

« Ta mère te plait, ma fille ? »

« Oui, je suis bien contente. »

« Bien, m’autorises tu de partir ? » souriais-je.

« Oui, à une condition. » posant son doigt sur son petit front « un baiser sur le front »

Son visage fin, un peu renfrognée par sa petite bouderie, Je me retenais de ne pas rire. Je déposai un baiser sur son front, je descendis les escaliers, traversa la grande salle commune avant de me retrouver dehors.
La vie dans la cité était rythmée, je pris le temps de bien observer les ruelles, regarder les panneaux désignant les grands quartier de la cité. Puis, je traversais les innombrables rues dallées de Missède, observant les architectures, démontrant la prouesse de ces artisans. Les grandes maisons étaient remplies de fenêtre, les murs étaient décorés par divers petites sculpture, les pierres étaient façonnées pour décorer, n’aillant pas le but de protéger la ville à la différence de Serramire ou de Rochenoire. Par ailleurs, les rumeurs vont de bon train sur l’arrogance des Missédois et le culte du bon gout. Au même moment, le savoir-faire de leurs artisans avait de quoi faire jalouser les autres comtés.
Après quelques minutes de marcher, j’arrivais devant la porte du grand château de Missède. Les gardes de la porte me firent halte, demandant ma raison de ma venue. Humblement, je m’inclinais avant d’ouvrir la parole

« Messires, les gardes, Je me présente Lyarra Coursevent. Dame de Laval, à travers sa lettre, me demanda de venir au plus bref délai à Missède. Voici la lettre, »

L’un des gardes lit rapidement la lettre, appelant un servant. Le serviteur du château se présenta à moi, vêtue d’un magnifique vêtement d’apparat, il s’inclina devant moi et m’invita à le suivre. Tête baissée, je l’accompagnais.
A l’intérieur du château, les décorations allaient de bon train. O grand jamais, un château est remplie de motif, de relief et de sculpture. O grand jamais, les châteaux de Serramire contenaient une partie de ces décorations. Le château de Missède n’était pas un château, mais à mes yeux, il semblait être un palais semblable à ceux des thaarie, contait par mon père.
Nous traversâmes les couloirs, débouchant par la suite à une immense salle d’invité. Dans la même pièce, j’apercevais des tableaux, jusqu’à apercevoir des peintures s’incrustaient sur le plafond. Dans une simple pièce d’invité, la salle était richement décorée. Lourmel pouvait se cacher à coté de cette salle….Le Nord était bien misérable dans ce domaine

« Tenez madame, vous avez du thé à votre disposition et quelques biscuits »

« Nous vous laissons seul, Profitez de vous détendre avant l’arrivée de la Dame »
termina le serviteur avant de partir avec sa collègue

« Je vous remercie »

Ce fut un petit moment de solitude. Je versais la théière sur la tasse, le gardant entre mes mains pour me réchauffer. Le froid de la région était moins glacial que celle du Nord, le climat était vachement plus doux. Néanmoins, j’appréciais de sentir mes mains se chauffer sur une tasse chaude. Tout en gardant la tasse entre mes mains, je marchais en direction de la fenêtre, regardant la cité devant moi. Elia se sentirait bien dans cette ville. Après tout, les rumeurs disent que cette cité regorge de sorcier. Un bon endroit pour ma fille, calme, serein et un bon lieu pour éducation. Ma fille méritait d’être bien éduquée, avoir une vie prospère. Arétria était bien trop glauque pour mon enfant, Le Nord était un endroit bien trop dangereux. Le Sud était parfait pour elle. De plus, la place d’une femme était mieux considérée que le Nord.
Cette ville était une opportunité pour elle, je ne devais pas lui priver cette vie.

Puis, le silence fut rompu par l’arrivée de la Dame, accompagnait par sa fidèle servante. Je me retournais, déposant la tasse sur une des tables. Puis, je m’inclinais humblement, baissant la tête par la même occasion.

« Bien heureuse de vous revoir,Dame Cécilie.  Pardonnez-moi de vous avoir fait attendre pendant un long moment. J’ai eu des aléas et une période bien tumultueuse. Aujourd’hui, me voilà comme promis. »
souriais je avec politesse.
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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Une énième voie à prendre. ( Cécilie)   Ven 7 Juil 2017 - 21:17

<< Les feux du Nouvel AnLes promesses ne s'oublient pas >>


Cette fois s'en était trop. La goutte d'eau. La phrase qui la faisait douter. De tous ceux qui arpentaient ces murs, que Rose et Augustine se permettent de critiquer ses décisions au vu et au su de tous sans même lui en avoir parler avant en privé... S'en était vraiment trop.

Dans les couloirs du Palais de Missède, sa canne claquant sèchement contre le mur qu'elle suivait, Cécilie marchait droit vers ses appartements avant de ne plus pouvoir retenir ses larmes. Elle aurait voulu passer les fêtes de la nouvelle année avec ses frères et sœurs, à Beaurivages, mais les choses avaient été trop complexes ici. Problèmes de stock, d'eau potable, de bois, de mage et les caprices des uns et des autres qui n'aimaient pas sa politique. Cette fois ce n'était plus possible. S'empêchant de tendre son esprit vers les notes féeriques des gammes magiques qui l'entouraient, elle avait préféré quitté la pièce, droite et altière, le visage sombre et sévère. Pâle comme une morte, son pas s'était progressivement accéléré. Elle n'avait pas peur de se tromper dans cette partie du palais qu'elle connaissait si bien mais dans sa précipitation, elle heurta une pauvre servante qui voulut la raccompagner à sa convenance avant de se faire rabroué avec froideur. Sa robe bleu pâle de laine Lourmelloise, sortie pour cause de grand froid, lui serrait les bras et les épaules de façon inhabituelle pour elle. L'impression d’étouffement qui la prenait ne pouvait être que due à ce col haut sur lequel sa main libre tirait. Comment Maélyne pouvait supporter ce genre de coupe ?!

Enfin, elle atteignit la porte des appartements comtaux, et pour une fois elle remercia Néera d'avoir envoyé son mari n'importe où ailleurs.

Elle lança presque sa canne dans le coin de la porte et referma le battant, s'appuyant dessus dans la foulée avant d'avancer à pas plus hésitants entre les meubles de l’antichambre pour se diriger vers la pièce de taille peu modeste dans laquelle trônait le lit conjugal. Ses mains cherchant les bords des objets pour ne rien heurter sur son passage, les larmes lui montaient un peu plus aux yeux à chaque pas. Ce fut finalement les deux mains sur le dossier d'un fauteuil près de l'âtre qu'elle craqua définitivement, se mettant à sangloter comme une enfant en se laissant tomber au sol. L'une de ses propre mains vint la bâillonner alors qu'elle se recroquevillait sur elle-même.

Pour une fois, elle s'autorisa à lâcher prise. Totalement. Et ce qui lui chauffa la poitrine alors était... inattendu.

Les mâchoires serrées, elle se releva et sécha ses larmes d'un revers de main. Elle se dirigea vers la porte, le dos raide à en être douloureux... Et s'immobilisa au moment ou sa main allait en toucher la poignée. Trois petits coups venaient de lui parvenir depuis l'autre côté. Elle fronça les sourcils, le visage encore plus fermé, passa une main sur ses traits défaits et ouvrit le battant.

Elle sentit très nettement le mouvement de recule de la personne qui se trouvait là.

«  Votre Grandeur... ? »

La voix d'Azula...

« Que veux-tu ?

- Une femme mande de vous voir. Elle dit que vous l'avio... l'avez fait mandée il y a plus d'un mois. Elle dit qu'elle se nomme... Lya Coudevent ? Je crois...
- ... »

Cécilie resta interdite. Lya... ? Mais elle n'avait jamais mandé quelqu'un avec un nom pareil... Ou elle ne s'en souvenait pas. La jeune servante se ratatinait sur place face au visage terrifiant de celle qui l'avait sortie de la rue. Elle du se rendre compte que quelque chose clochait car elle ajouta :

«  Une grand femme bardée en rouge pis une robe étran... » Puis elle s'immobilisa, se recroquevillant encore plus en se rendant compte de l'énormité de sa description  « Pardon. » souffla-t-elle de plus en plus mal à l'aise.

La voix de Cécilie claqua, sèche et glaciale.

« Le minimum serait de réussir à te rappeler du nom de mes hôtes pendant la poignée de minute qui te sont nécessaires pour arriver jusqu'à moi. 

- Pardon...
- Est-ce que tu saura au moins trouver Choderlos ?
- Oué not' Dame.
- Attention à ton langage. Va le chercher et dit lui que je veux le voir immédiatement. Une fois fait, fait prévenir Anthoine et apprêter Georges et Poudreuse.
- … Oui... » articula précautionneusement la gamine tétanisée.



« Et bien va ! Qu'attends-tu ?! »

Cette fois, la souris aux bras couverts de longs gants fins s'échappa sans demander son reste.  Alors que l’écho des pas précipités décroissaient le long du corridor, Cécilie ferma une nouvelle fois la porte, se dirigeant jusqu'à sa coiffeuse pour se passer de l'eau sur le visage et défaire son chignon. Elle ne s'occupait pas souvent de ses cheveux. Trop longs, ils étaient même impossible à coiffer sans aide. Mais pour une fois, il y avait bien une chose qu'elle savait faire sans aide.

Elle avait à peine fini de nouer le ruban au bout de sa longue natte qui lui battait le blanc jusqu'aux genoux lorsque plusieurs coups posés et puissant attirèrent son attention. L'entretient avec l'Intendant fut bref : elle avançant son séjour à Chiard de quelques jours et partait à l'instant à cause d'une lettre de son oncle Renard. Il devait prendre les dispositions nécessaires pour une absence de cinq ou six jours tout au plus. L'homme ne questionna en rien les actes de la Dame et quelques minutes plus tard, Azula aidant, elle était vêtue d'un pantalon d'homme sur lequel était passée la robe de monte grise qu'elle avait faite faire à Lourmel sur conseil de Mathilde. Dans sa manche était glissé son éternel poignard. A son cou pendait le médaillon des de Laval. A son doigt brillaient une chevalière portant le sceau des de Missède. A la ceinture qui soutenait une aumônière était piquée une broche florale de vermeille et d'or. Sur ses épaules on jeta plusieurs lainage et une cape fourrée d'une délicate toison blanche. Des gants. Des bottes. Son long bâton de marche. Azula la menait à travers le Palais vers la cour principale.

« Madame... » hésita la servante au milieu de leur avancée rapide sans obtenir de réponse. « … Madame... ? 
- Je ne suis pas d'humeur Azula.
- Mais la dame qui a demandé à vous voir ? » Cécilie pila net.
- … Par Arcam... »

Azula fit un signe de coupe comme le faisait les petites gens pour éloigner le regard du Menteur mais du bien vite reprendre la main de la Comtesse.

« Conduit moi à elle. »


Elle pourrait faire vite mais elle ne pouvait éviter de voir quelqu'un qui lui avait été annoncé.  Avant d'entrer dans le petit salon, Elle lissa la robe quelque peu austère qu'elle portait, vérifia de quelques gestes habiles que ses mèches folles ne l'étaient pas trop et rajusta sa cape de fourrure avant de faire signe à la jeune femme de lui ouvrir la voie.

Au bras de la gamine aux cheveux d'encre et à la peau abîmée pendant des années par le soleil et les produits corrosifs utilisés pour travailler le cuir, elle avança d'un pas régalien. Le visage fermé, son bâton suivant son pas à la fois dynamique et mesuré, elle laissa son aide la placée de façon à ce qu'elle soit face à son invité. Contrairement à ses vieilles habitudes, son regard n'était pas baisser, mais posé sur l'horizon alors qu'elle gardait la tête haute et le maintien fier.

Elle allait demander des comptes lorsqu'elle fut arrêté par une vois bien connue.

« Lyarra... »
la salua-t-elle de façon aussi informelle que surprise.

Cela faisait des ennéades qu'elle ne pensait plus à la missive qu'elle avait envoyée avant son mariage. N'était-ce pas même avant que sa vie ne bascule ? Avant qu'elle ne se défasse d'Enrico ? Avant que... peut importait. Elle était là aujourd'hui. Et aussi impertinente, perdue, amorale, puérile et énervante que cette femme pouvait être, Cécilie ressentait une joie sincère à l'idée de sa présence en ces lieux, même au travers du prisme de son actuelle colère.

« Ce n'est rien. Votre présence est aujourd'hui encore la bienvenue, Lyarra. » sourit-elle, ses épaules retombant légèrement et son dos retrouvant un peu de mobilité. « Comment se porte Elya ? »

Tout en écoutant la réponse, la bougeotte la repris. Dès que la conversation lui en laissa l'occasion, elle proposa à sa visiteuse :

« Je suis en plein préparatif, marchez avec moi, nous deviserons sur le chemin. Azula. » ajouta-t-elle comme un ordre pour que la jeune femme frêle comme une fillette de douze ans leur ouvre la voie.

Sans la moindre gène, Cécilie tendit le bras dans la direction supposée de Lyarra pour que sa visiteuse la prenne à son bras pendant leur quelques court trajet vers les portes du palais.


Dernière édition par Cécilie de Missède le Lun 7 Aoû 2017 - 12:33, édité 1 fois
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Lyarra 'Louve Noire"
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MessageSujet: Re: Une énième voie à prendre. ( Cécilie)   Sam 8 Juil 2017 - 14:29

Je vis le regard de Cécilie, adoptant une altitude fière, voir autoritaire. Je me contentais de sourire en coin en la voyant faire ceci. La noblesse avait toujours besoin de montrer leurs supériorités, pourtant, ils n’étaient que des simples humains vouaient un jour ou l’autre à mourir. C’est un fait.

« Lyarra... » disait-elle avec une surprise dans sa voix. Pire, elle avait oublié la convenance de la noblesse. La surprise était-elle à son comble ? C’était amusant de la voir ainsi

La joie de Cécilie était nuancée par une colère que je pouvais ressentir. Il fallait juste bien observer l’intonation, accompagnée par les gestes qui trahissent toujours les sentiments. A côté d’elle, une jeune fille, une petite adolescente était pétrifiée, perdue et apeurée. Je posais mon regard sur cette jeune servante, remplaçant le rôle de Rose. Je la détaillé de bas en haut. Elle semblait se replier sur elle-même, peut-être, elle était apeurée par mon regard inquisiteur. Je me contentais de lui adresser un sourire taquin, voir malicieuse. C’était un petit plaisir de rendre mal à l’aise une frigide. Un petit plaisir malsain, je le conçois.

« Ce n'est rien. Votre présence est aujourd'hui encore la bienvenue, Lyarra. Comment se porte Elia ? »

« Oh je suis ravie que vous soyez heureuse de me voir ! Pour la première fois, je suis vraiment dans votre demeure. C’est un bel honneur que vous m’offrez. » étirais-je un sourire « Elia va bien, elle est avec Elisabeth. Nous avons voyagé à trois. Par ailleurs, Elia se languis de vous voir. »

Languir était un euphémisme, Elia était surexcité de revoir Cécilie. D’ailleurs, mon enfant commençait à prendre du caractère et devenir la petite Elisabeth junior, me forçant d’oublier à devenir une femme comme tout le monde. Par moment, j’avais envie d’étriper mon enfant.

« Par moment, elle me réprimande pour que je me corrige. Je dois être à ses yeux une devenir une belle Dame…Pas une femme un peu trop « sauvage ». Chaque fois, je dois avoir son consentement pour sortir, sinon elle me fait une crise…Je me demande qui éduque qui parfois…Déjà, elle annonce la couleur de son futur caractère. Je plains son mari qui oserait la contrarier. »

Puis, j’hochais la tête à son invitation


« Je vous suis »

A peine l’ordre prononcé, la jeune fille ouvrit la voie comme une petite sourit. Pauvre enfant, Cécilie était-elle sévère ? Voir, odieuse ? La fièvre du pouvoir l’avait-elle rendue aussi arrogante ? Peut-être…ou peut-être pas. Je ne préférais pas la juger, cependant, j’avais de l’empathie pour cette fillette.

Cécilie me tendit la perche pour prendre son bras. Je m’approchais d’elle, saisissant avec lenteur son bras, sentant son corps fragile contre le mien. Cécilie n’avait pas changé physiquement, cependant, je sentis mes muscles plus volumineux lorsque nos bras se croise. L’ordre m’avait rendue plus musclée que d’habitude sans que je m’en rende compte.

« C’est la première fois que je suis ici. Je me sens plus en sécurité que dans le Nord, cependant, je suis surprise par vos gens qui ont parfois des drôles d’altitude. Néanmoins, la cité est une belle cité. »

Nous marchions ensemble, je regardais les couloirs avec attention, surprise par tant de décoration. Je gardais avec fermeté et douceur le bras de Cécilie. Une autre main vint saisir sa main entrelacée à mon bras. C’était une volonté instinctive de vouloir la protéger. Une habitude que j’avais prise avec Elisabeth à chaque fois qu’elle voulait marcher avec moi. Le voyage m’avait rendue plus protectrice qu’avant.

« Vous avez changé Cécilie, beaucoup trop changé. Vous avez changé en mieux, d’après moi. Je ne reconnais plus la femme que j’ai connue à Lourmel mais une femme plus sûre. A côté de vous, je fais pâle figure. »
avouais-je

Son nouveau rôle l’avait transformé. Je ne reconnaissais plus la femme réservée, fragile. Non, elle était une femme beaucoup plus sûre d’elle, moins encline à laisser place à ses sentiments. Cécilie avait beaucoup changé. Son ascension me rendait jalouse. Cette avait évoluée. Pour ma part, je restais toujours la même. Je mordais la queue comme un serpent. A chaque tentative, ce n’est qu’échec sur échec. L’ordre me déplait, voir, je devins hostile à leurs philosophies. Accompagnée par un dégout pour la noblesse du Nord et le fait que je sois une fugitive. Fugitive, ce n’était pas la première fois….Après tout, quand j’étais avec mon père, j’avais bien tuée quelque noble au cours de ces nombreux conflits en Oesgard. Les nobles n’étaient rien d’autre que des humains, parfois, il fallait clore le bec à leurs arrogances, voir les rappeler qu’ils seront toujours vulnérables. Il était facile de tuer un noble, il fallait juste le courage et frapper au bon moment. Qui retrouverait une femme qui porte une armure, tuant un noble. De plus, sur le nombre d’humain sur ce monde. Combien de personne se rappelleront de nous trois ? Aucun et accompagnée par le fait qu’il y avait aucun témoin.

Enfin, je m’éparpille…Revenons au sujet. Cécilie avait évoluée, moi je n’ai guère changé. Cela me rendait jalouse, voir je ravalais ma colère sur ma personne. Pourquoi je ne trouvais aucune voie ? Qu’elle était la raison de mon incapacité de trouver quelque chose ou je puisse évoluer, prospérait. C’était une question que je devais me poser, réfléchir. La malédiction d’arcam de me rendre folle devait s’arrêter.

« Cécilie, j’ai eu vent de votre appelle par ma mère de coeur. Je sais que l’ordre à reçut votre demande, cependant, je suis banni de l’ordre. »
soupirais-je « Si vous avez le temps, je vous le raconterais, tôt ou tard. Mais, l’ordre n’est pas fait pour moi, je ne partage pas leurs philosophies et surtout ils ont touché une valeur qui m’est chère. Ça je ne peux pas pardonnez. » j’attendais un peu sa réponse, puis, je posai mes yeux sur elle « Cependant, depuis le trajet votre demande me rend curieuse. Qu’est que je peux faire pour vous ? »
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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Une énième voie à prendre. ( Cécilie)   Sam 8 Juil 2017 - 16:25


« Missède n'est pas habituée aux hiver nordien. Peut-être que l'étrangeté que vous sentez vient de là. »

Elle laissa la jeune femme poser la main sur la sienne sans l'ôter. A quoi bon, ce n'était qu'une parcelle énervante de plus du comportement de la nordienne, comme la propension qu'elle avait à juger les autres sur un simple coup de tête alors que sa finesse d'esprit était proche de celle d'un bœuf en rûte... Mais pour une fois, Cécilie trouvait cela charmant. Elle savait exactement à quoi s'en tenir et dans l'état dans lequel elle était, elle aurait détester avoir affaire à une voix mielleuse et une opinion douceâtre...

Pourtant la réflexion de Lyarra lui serra le cœur au point de lui faire physiquement mal. Ses mains se crispèrent sous le spasme et sa respiration se bloqua un instant avant que la rage ne redouble, balayant la douleur et crispant ses mâchoires que la présence d'une vieille connaissance avait réussit à détendre un peu.

« Il n'y a rien de mieux là dedans, Lyarra. »
cracha-t-elle sur un ton glacial.

Les mots de la guerrière sifflaient aux oreilles de la Comtesse comme une fier constatation. Comme  un mot glissé à l'oreille d'une enfant qui aurait bien grandit. Et cela restait aussi insultant que faux. Sans que ni l'une ni l'autre ne puisse le savoir, le point de vue de Lyarra était diamétralement opposé à la réalité. Ballottée par ses émotions et mise à mal comme elle ne l'avait jamais été, Cécilie n'avait jamais été un être plus pulsionnel que précisément ce jour là.

Un sourire presque moqueur passa subrepticement sur ses lèvres lorsqu'elle apprit que cette femme avait quitter l'ordre. Évidement qu'elle avait quitté l'ordre, tout l'objet de sa vie n'était-il pas de faire les mauvais choix ? Mais la noble dame ravala son fiel alors qu'elles descendaient les marches extérieures.

« Nous parlerons en détail plus tard. Cela vous concerne vous, Elisabeth et Elia. J'ai une place qui pourrait vous intéresser. »


L'air froid lui cingla le visage. Des claquements de sabots sur le pavement givré de la cour enneigée. Des renaclements impatients. Georges et Poudreuse devaient se trouver à quelques pas. Elle leva légèrement la voix à l'intention de la petite qui les devançait.

« Azula, Anthoine est là ? »

La jeune fille regarda alentours. Un palefrenier avait tout le mal du monde à tenir les brides de l'immense destrier à la robe brûlée au point d'en paraître noire dans l'éclairage fade de la saison et de la petite jument alezan au dos poudré de blanc. Leurs selles étaient lâchement liées par une longe. Mais nulle trace du jeune garde qu'elle avait envoyé cherché par un de ses confrères.

«  Non... »

Mais là ou la servante s'attendait à entendre un léger soupire de la part de la noble dame, elle ouvrit de grands yeux face au sourire presque carnassier qui venait d'illuminer son visage de porcelaine.

« Azula, tu nous rejoindras à Chiard avec Anthoine, Jocelyn et son mentor demain soir et tu iras au temple prévenir la mère Elisabeth que j'ai emprunté sa fille.
- M.... ?!
- J'espère que vous savez monter à cheval, Lyarra, Georges n'est pas toujours des plus dociles. »

Comme pour acquiescer, le mastodonte, sûrement un croisement entre un destrier et un cheval de trait, donna un coup de sabot sur le sol gelé.
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Lyarra 'Louve Noire"
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MessageSujet: Re: Une énième voie à prendre. ( Cécilie)   Sam 8 Juil 2017 - 21:37

He bien voilà que notre retrouvaille marchait toujours sur une tension entre nous. Il faut croire que notre relation était toujours ainsi. « Je t’apprécie, tu m’énerves ! On s’apprécie de nouveau et un nouveau coup de froid. La joie de l’amour et de la haine. » Je me demande qu’ai-je fais pour avoir blesser la Comtesse. Pourtant, je fis un effort incommensurable pour me montrer agréable. La noblesse était si compliquer ? Il faut croire que oui…Les femmes dans ce milieu étaient et seront à mes yeux des femmes compliqués, incapable à nous hommes ou femmes du commun de comprendre leurs maux. Peut-être que je ne compris pas encore les codes sournois de la noblesse. Tellement sournois que je n’arriverais jamais à comprendre ces gens.

Tu vois Lyarra, Cécilie était devenue comme les autres femmes du pouvoir : Des garces qui te montre bien que tu n’es rien. La pauvre Azula était toujours pétrifié de mal faire son travail, voir subir la colère glaciale de l’aveugle. «  Il n y’a rien de mieux là-dedans, Lyarra » Ma cocotte, je le vois bien ! Ta façon de maltraiter tes sujets, témoignent déjà mon ressentis à ton égard. Continue ainsi, ma belle rousse. Je me demande dans combien de temps tes sujets vont te respecter. Il serait mieux pour toi de dorloter tes sujets pour qu’ils puissent te protéger.

Nous arrivions dans l’écurie, Cécilie mentionna Anthoine. Tout de suite je me souvins de notre combat amical à Lourmel. Il était accompagné par son confrère Jindanor. Un grand homme oui mais un gros con par la même occasion. Il avait cru que j’étais une femme incapable de se défendre et outré de me voir entrer dans son ordre et livrer bataille à Amblère. Il était qui lui à me juger, encore moins à dire ce que je devais faire. Au fond, j’espérais de ne pas le revoir pour éviter de supporter sa remarque. Déjà, je devais canaliser cette boule de colère qui monter en moi.

La jeune servante ne trouva pas le chevalier, surement pas son autre compagnon. Cependant, son visage se figea d’étonnement envers sa comtesse. Mon regard se porta sur le sourire malvaillant de Cécilie. C’était quoi ce sourire ? C’était quoi cette malveillance qu’incarner cette femme. Tout de suite, je fronçais les sourcils figeant mon regard sur ses yeux aveugle. A quoi jouait-elle ? Je ne fis aucune remarque, cependant, je ne laissais aucun plaisir à l’aveugle de sentir un moindre indice qui pouvait révéler mes sentiments. Alors, je me contentais d’adresser un sourire à Azula, ayant compris son regard. Je ne fis aucune remarque

« Azula, tu nous rejoindras à Chiard avec Anthoine, Jocelyn et son mentor demain soir et tu iras au temple prévenir la mère Elisabeth que j'ai emprunté sa fille.
- M.... ?!
- J'espère que vous savez monter à cheval, Lyarra, Georges n'est pas toujours des plus dociles. »

Le mastodonte était massif, plus massive que mon cheval. Mon cheval était plus vielle, parfois, elle était d’une humeur massacrante. A peine ma main toucha la peau du mastodonte, je sentis un déferlement électrique traverser mon dos. Je compris que je vais devoir me faire respecter par celui là. Ce cheval était chaud, donc, il était dangereux. Il ne fallut qu’un cours instant pour comprendre le sourire carnassier de la comtesse. Voulait-elle vraiment que je sois blessée ? La putain de vicieuse avait vraiment la haine contre moi ! Pourquoi m’avoir appelé ? Etait-ce un besoin ou nourrir son bon plaisir…Je poussais un soupire silencieux ravalant une nouvelle fois se crie intérieur qui ne demander qu’à sortir.

« C’est un cheval chaud, il est habitué par son maitre. » le cheval appartenait à Jindanor, je me rappelle par ses différents critères physiques. « Et oui, je sais monter à cheval depuis que je suis adolescente » terminais je.
Cependant, la robe n’était pas le plus agréable pour monter à cheval. Tant pis, je vais devoir m’y faire. Sous le regard médusé de la servante, je mis mon pied sur l’étrier pour venir joindre l’autre pied de l’autre côté du cheval. J’adoptai la posture cavalière. Tout d’abord, je laissais le temps au cheval de s’adapter à ma carrure. Un destrier était habitué à son cavalier, une nouvelle cavalière pouvait le déstabilisé. Je respirais lentement, prenant confiance et paraitre confiante vis-à-vis du cheval. Tout d’abord, je calinais la crinière du cheval, adoptant un geste doux, montrant aucune intention de lui faire du mal. Puis, je détendis mes jambes pour que ce dernier s’habitue à ma présence. Avec un cheval chaud, je devais montrer l’aucune intention de nuire et montrer la confiance que j’avais en lui. Sinon, je devais me montrer plus musclée. Il valait mieux ne pas montrer ceci à la comtesse.

« Ou allons-nous ? » demandais-je simplement
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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Une énième voie à prendre. ( Cécilie)   Sam 8 Juil 2017 - 22:36


Cécilie glissa la main le long du corps de Poudreuse pour venir trouver le pommeau de la selle et la bride qui y était attaché. Glissant un pied dans l'étrier, elle se tira fort peu élégamment sur le dos de l'animal, mais au moins le fit-elle seule.

« Aux portes Nord de la cité. Vous saurez trouver ? » répondit-elle à la nordienne en ajustant sa jupe pour que ses jambes en soient totalement couverte avant de prendre les rênes.

Au travers des grandes artères de la Cité, les gens s'écartaient pour laisser passer les deux cavalières marchant de front. Cécilie avait insisté pour qu'elles n'avance qu'au pas pour éviter les accidents dans les rues bondées. De temps à autre, un groupe de gamins s'approchait, encouragé par l'absence de garde visible, pour interpeller la Comtesse en de joyeuses exclamations à propos du nouvel an et des spectacles de feu. Elle leur répondait toujours quelques mots bienveillant, un sourire dans la voix. Des adultes de tout poil la saluaient humblement, lui souriaient joyeusement ou, bien plus rarement, la regardaient avec méfiance. Les bruissements de la rue s'étonnaient de voir la Comtesse seule avec une autre dame, qui plus est une dame étrangère au vu de sa tenue rouge.

Arrivée aux portes, près des gardes chargé de gérer les entrées et les sorties, la noble dame repris à mi voix, de manière à ce que la femme qui chevauchait à son côté soit la seule à entendre.

« A présent c'est à vous de voir. Si une escapade au Port de Chiard vous intéresse, ce sera l'occasion de prouver ce que vous valez en tant que garde. Sinon je serait de retour dans cinq ou six jour et nous parlerons dans un salon bien chauffé. »

Mais cette fois son ton ne portait plus la moindre trace d'agacement. Elle n'était qu'amusement avec un brin de la naïveté d'une adolescente rebelle qui fait ses premières bêtises...
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Lyarra 'Louve Noire"
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MessageSujet: Re: Une énième voie à prendre. ( Cécilie)   Dim 9 Juil 2017 - 16:07

« Je serais trouvé oui »
[justify]
Elles sortaient du palais, traversèrent la cité. Lyarra vit a joie de la population de voir la comtesse. Pour le peuple de Missède, la comtesse devait être le symbole fort de la région. Cela ne l'étonnait pas de voir le peuple l’acclamait. Une chose était sûr, le peuple n’était pas hostile vis-à-vis de la dame. heureusement pour la guerrière, son prochain travail sera moins éprouvant que dans le Nord.

« A présent c'est à vous de voir. Si une escapade au Port de Chiard vous intéresse, ce sera l'occasion de prouver ce que vous valez en tant que garde. Sinon je serais de retour dans cinq ou six jours et nous parlerons dans un salon bien chauffé. »

Une nouvelle fois, Cécilie avait changé de ton. Elle était redevenue un peu plus calme, moins hostile. Pour Lyarra, Cécilie annonçait déjà la couleur. La dame souhait partir en dehors de Missède. La guerrière ne connaissait pas la région, d'autant plus, elle ne voulait prendre aucun risque. Etre vétue d'une simple robe était dangeureux, pas pratique et ne possédant pas son épée batarde était dangeureux pour elle et sa Dame.

« Je vous accompagne dans votre escapade. Cependant, par mesure de sécurité, je dois me vétir en tenue approprié et bien entendue avoir une épée. Est ce que vos gens puissent me fournir une tenue adéquate? Ou vous m'accompagnez jusqu'à ma humble demeurre locale. Ou, si vous voulez que je vous défendez avec une robe rouge. Comme vous voulez." demanda Lyarra

" Comme vous préférez. Je peux demander à ce qu'un uniforme et une arme de l'armée régulière vous soit fourni mais je ne pense pas qu'ils soient à votre taille. Si vous voulez repassez chez vous, je vous attendrai ici. Avec les gardiens de la porte je ne risque rien."

"Bien, dans ce cas, je reviens vite.A Tout à l'heure comtesse" disait-elle d'une voix solannel

A peine la parole prononcé, La louve se dirigea à quelque ruelle l'auberge du Nord de Missède. Arrivée dans son antre, Lyarra descendit du cheval, rentrant à l'intérieur. Elle salua l'aubergiste d'un geste de la main pour rentrer rapidement dans sa chambre.

Lyarra avait une habitude de toujours ranger mes équipements à un endroit précis, pour un moment précis. Tout ses équipements furent installé sur une chaise. Il ne fallut qu'une seconde pour se mettre nue; il ne fallait que cinq minutes pour être en tenue de combat. L'argent volé du noble lui permit de s'offrir une armure de cuir de qualité protégeant le torse, recouvert d'un gantelet de fer, puis, la cuissarde était faites en cuir soyeux protégeant du froid et atténuant les coup de lame. Elle avait optée pour la rapidité et une protection moyenne. L'armure en maille ou en plaque la ralentissait. Ralentir était dangeureux, car la guerrière n'avait pas la force d'un homme, sa force était son agilité. Puis, elle pris son épée batarde à deux mains accroché à sa ceinture acheté à Serramire. Tout cela était recouverte d'une cape à fourrure, qui fit office de capuche à la fois. La robe était mis dans un sac en cuir et tout un attirail complémentaire du voyage était dans son sac.

Rapidement, je me retrouvais dehors, montant de nouveau sur le cheval pour rejoindre la comtesse. Une fois arrivé devant la dame, je fis un sourrire.

"Me revoilà" profitant d'attacher mes cheveux formant un queue de cheval. " Puis-je avoir une carte je vous prie? il me serait utile, merci."

Le garde la regarda en fronçant une pair de sourcils broussailleux.

" Pourquoi z'avez b'soin d'une carte? On a pas de ça nous." Puis craignant le courroux de l'étrange donzelle endimanchée en guerrière il a jouta " Par ou que vous allez ?

"Port de Chiar, monsieur. Je viens d'arriver il y a peu de temps, je dois accompagner la comtesse à cette destination. Pour cela que j'avais besoin d'une carte en cas ou. Par mesure de sécurité"
souria-t-elle
" A bah c'est simple. Vous suivez la route. Vous passerez à la Croisée et à l'Est jusqu'à Chiard. y a pas plus simple c'est la seule route pavée." puis il se repris en se grattant la tête " Parcontre z'êtes sûr que partir par un temps pareil c'est bien bon? On sait jamais trop ce qui s'passe et les patrouilles ont été arrêtées sur plusieurs portions de route à cause du froid."
"Je ne suis que les ordre de la Comtesse." Lyarra regardait Cécilie un moment " Vous êtes sur de vous ma dame?"
" Tout a fait. L'importance des affaires qui m'occupent valent bien ce risque." répondit-elle sans hésiter. " Mais vous savez, j'ai fait le voyage des centaines de fois dans ma vie. Même si je ne reconnais pas le paysage comme vous, j'ai beaucoup de points de repère, croyez moi."
"D'accord, ce n'est pas risquez de ne voyager qu'à deux? Je ne connais pas votre région, je ne sais pas si vous avez un gros problème de brigandage." demanda Lyarra avec précision puis son attention se porta sur le garde " Je vois, la route n'est pas tout à fait sur? C'est ça?
" Bah c'est le froid surtout. Y a du vent à décornez un boeuf et puis... " Il semblait se creuser la tête quand Cécilie nterrompit le fil de ses lentes pensées.
" Contrairement aux seigneurs Nordiens qui ne pensent qu'à se battre au détriment de leur population, nous mettons un point d'honneur à pacifier nos routes et nos campagnes. Etant donné que nous somme dans un temps faste ou le travail afflue, nous sommes sans pitié avec les bandits de grand chemin, Lyarra. "
D'accord, tant mieux dans ce cas. A combien d'heure on arrive à Chiard?"

Une fois encore, Cécilie répondit avant que le soldat n'ait pu émettre un son.

" A pied plus de deux jors je dirais. Mais nous y seront ce soir."

"Bien" répondit-elle Dans ce cas, ce n'est pas très loin." je portais mon attention sur le garde esquissant un large sourire " Chez vous, il fait bon. Dans le Nord, ce grand froid est bien pire. A Oesgard ne parlons même pas, nous avons un vent de montagne qui souffle sur nos contrés. Le froid, j'y suis habituée. Et pour la Dame, je lui donnerais ma cape, si nécéssaire."
" Vous oubliez que je suis Lourmelloise par ma mère." rit la dite Dame,
"Oh, du sang du nord coule en vous. C'est intéressant!. Allons y, madame ne perdons pas plus de temps. Garde, je vous souhaite une bonne journée et merci à vous."

Layra avançait en trottant sur son cheval, sortant de la porte du Nord. Cécilie la suivit à la même cadance. Lyarra n'avançait pas rapidement, la comtesse était aveugle donc elle devait encore plus veillé sur elle qu'une personne normale. Elle craiginait que la comtesse chutait par terre. ça serait balot.

"Votre jeune servante est amusante, je me reconnais en elle sur quelque point"
avoua la louve "Gamine, j'étais bien plus sauvage. Elisabeth avait du mal à me recadrer. Je n'étais pas une enfant et adolescente la plus calme."

Cécilie se laissa aller à un léger rire.

" Cela ne m'étonne guère venant de vous. Mais Azula est une fille bien. Au début, j'ai vraiment cru qu'elle ne se ferait jamais à la vie que j'avais à lui donner mais maintenant je suis heureuse que Renard m'ait un peu forcé la main."
En y pensant, le cas de Rose aurait du lui suffire à ne pas douter de ce genre de filles. Mais il fallait visiblement une piqure de rappel.

"Une vie bien plus tranquille, oui. C'est ce que je souhaite pour Elia en ce moment, je veux qu'elle puisse faire ce qu'elle souhaite faire. C'est bien devenue une de mes raison de vivre"
répondit en faisant un geste de la main pour appuyer son propos " Azula est une fille bien timide, dans le temps, elle aura confiance en elle, je ne doute pas."
" Elle a déjà plus que confiance..." mais il ne lui appartenait pas de révêler la vie de cette enfant au détour de n'importe quelle conversation. " Mais dites-moi. Quel âge à Elia cet année? "
"8 ans, elle est née en hivers, précisément, son anniversaire était avant hier. Je l'ai eu à 14 ans. Encore une petite fille à mes yeux, quoi que....parfois, elle a un petit caractère bien à elle. A son âge, c'est une manipulatrice. Ce qui est bien amusant" souria-t-elle " Vous savez, elle se langui réellement de vous voir. Elle a une curiosité de vous connaitre d'avantage."
" Et bien nous pourrons nous voir au retour. " puis en fronçant le nez " N'hésitez pas à augmenter la cadence d'ailleurs. Je peux tenir en selle, n'ayez crainte."
"Je n'ai nul crainte, je veux profiter un peu du paysage et discuter avec vous. Votre pays est plus agréable. Pour la première fois, je me sens à l'aise. Pour tout dire, c'est la première fois que j'ai réellement put dormir." avoua-t-elle, c'était bien la première fois ou elle n'avait pas peur de se faire tuer dans la nuit ou détrousser dans une chambre. "Profitons pour le trajet, qu'elles sont vos projets? En ce moment, je ne suis plus "religieuse", je n'ai pas un grand pouvoir symbolique à vous offrir. Juste moi et ma personne."
"Ce n'est pas de votre rang social que j'avais besoin à l'époque et ce n'est toujours pas pour lui que je vous ai contacté. En fait, nous aurons l'occasion de passer par la raison de ma proposition ce soir. " ajouta-t-elle avec un sourire énigmatique.

Depuis qu'elles avaient quitté la ville, la Comtesse semblait s'être sensiblement détendu, comme si la cause de son tracas et de ses tensions était restée enfermée derrière les murs de la grande cité. Lyarra vit cela, se contentant d'hocher la tête et accentuait la cadance par la même occasion.

"L'air vous fait du bien, vous êtes plus détendue. Dans ce cas, j'attendrais. Je vous laisse le champs libre de me maltraiter par vos questions" dit-elle dans un geste de la main.

Son regard se porta sur l'horizon, elle était toujours sur ces gardes en cas de mouvement suspect. Si le territoirre était sur, elle se méfiait toujours d'une mauvaise mésaventure. Le destin était toujours hasardeuse. Surtout, Lyarra était seule à pouvoir protéger sa protégée.

" Pour l'instant il n'y a qu'une question qui me parrait importante : avez-vous quelque chose contre les chants de marins ?"
"Non, au contraire, j'aime la musique. ça me détends." répondit-elle

Un rire crystalin s'échappa des lèvres de la dame alors que le vent glacial lui fouettait le visage.Lyarra partagea le rire avec elle.

Ainsi se déroulèrent les premières heures de leur chauvauchée. La route était chaotique et à plusieurs endroits, un attelage n'aurait put espérer passer, mais les deux montures avaient été élevées dans le Nord et avaient déjà voyagé dans toute sorte d'endroit. Le pied sûr, elles passèrent les congères et les plaques de poudreuses ou de verglas sans trop de mal. Ils avançaient à bon train, allant même jusqu'à galopper dans certaines zones dégagées. En début d'après midi, elles arrivèrent à la Croisée. Deux heures plus tard, elles passaient dans les faubourgs tentaculaires et mal rangés de Beaurivages. Le soleil se couchait lorsque, suivant la côte, elle passèrent non loin de murs en ruie autour desquels s'agitaient faiblement. Une sorte d'ancien cloitre sur la côte adossé à un bosquet. Le jour s'était éteint depuis plus de trois heures quand les flambeaux de la porte de Chiard apparurent aux deux femmes.
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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Une énième voie à prendre. ( Cécilie)   Ven 14 Juil 2017 - 13:09


En temps normal, elles auraient toujours put demander, personne ne les auraient laisser entrer dans la ville après la nuit tombée. Un faubourg avait d'ailleurs pros place autour de la porte à cause de cela. Les attelages tardifs et les caravanes trop volumineuses pour entrer étaient parqués à l'extérieur. Heureusement, l'identité de l'une des cavalière appuyée par la chevalière qu'elle portait, leur ouvrit le passage. Deux garde voulurent les escorter jusqu'à leur destination, mais Cécilie refusa poliment jusqu'à ce qu'ils se lassent et laissent les deux femmes aller de l'avant dans les rues sombres seulement éclairées par les fenêtre lumineuses de ceux qui ne fermaient pas leurs volets... autrement dit, une véritable purée de poix pour se diriger à la vue.

Heureusement, les souvenirs de Cécilie étaient tout autre et demandant à Lyarra de ralentir pour qu'elles puisse chevaucher réellement côte à côte, elle réussit à guider leur progression avec un taux d'erreur tout a fait acceptable... Bon certes, le port n'était pas la zone de la ville la plus difficile à trouver. Mais une fois dans le coin, atteindre leur cible sans se retrouver dans le quartier des bouges était préférable.

Miracle ou protection divine, entre l'instinct de Lyarra et les souvenirs de Cécilie, le long d'une rue, la Comtesse s'exclama avec un grand sourire :

« C'est là ! »


Elle montra une façade à droite à quelques pas en avant. Au dessus de la devanture en bois repeinte récemment et des vitres en verre parfaitement translucide oscillait l'enseigne d'un bleu bâtard au corps longiligne de serpent de mer. Le nom y était gravé en toutes lettres : l'Ogremât. Depuis le pavé froid, porté par l'air humide et iodé du bord de mer, une musique entraînante et des rires fugaces glissaient hors de la battisse à trois étages. A ces chants de marin sur fond de viol, flûte et tambourin s'ajoutaient une odeur forte de tabac et de viande rôtie.

« L'Ogremât, n'est-ce pas ? »
demanda encore la jeune femme à sa compagne, voulant être certaine de ne pas s'être fourvoyée.

Un boy vint à la rencontre des deux dames pour prendre leur chevaux et leur trouver une place à l'écurie contre une pièce sans même avoir l'air étonné de leur accoutrement. Ici, la taverne avait su gardée le charge des piliers missèdois mais les cultures affluaient par la mer d'horizon bien trop diverses pour leur en vouloir. Même s'ils n'étaient pas légion, il y avait toujours au moins un Thaari et un Naélisien pour sortir du lot, amenant leur lot de femmes exotiques.

L'Ogremât...  une taverne de marchand côté dans le quartier bien famé du port. Assez classe pour que les riches viennent y dépenser leur argent. Assez hétéroclite pour qu'ils aient l'impression de s'encanailler sans trop de risque. L'Ogremât était le point de chute habituel des capitaines de vaisseau, des officiers de la marine et tout les jeunes gens de bonne famille en mal de d'aventure et de racontars de contrées rêvées et luxuriantes.

Une fois qu'elle eurent mis pied à terre, Cécilie s'accrocha fermement au bras de sa compagne.

« Alors, qu'en dis-tu ? D'après mon oncle, ils ont la meilleure terrine de poisson de la ville et un Armagnac à tomber. Bien sûre, je compte sur toi pour que cette escapade reste entre nous... »
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Lyarra 'Louve Noire"
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MessageSujet: Re: Une énième voie à prendre. ( Cécilie)   Mar 25 Juil 2017 - 6:47

« Alors, qu'en dis-tu ? D'après mon oncle, ils ont la meilleure terrine de poisson de la ville et un Armagnac à tomber. Bien sûre, je compte sur toi pour que cette escapade reste entre nous... »disait-elle Cécilie devant l’entrée de l’auberge

« Que j’en pense ? Tu es une belle coquine, chère Cécilie. »
taquina Lyarra puis glissa le bras de cécilie vers le premier poteau. Lyarra se dirigea vers les deux chevaux et prendre les sacs de leurs chevaux. Elle le mit sur ses épaules « Fais gaffe, dans cette escapade, je suis une femme assez débridée. Alors, je te le demande dans notre escapade secrète, tu dois te lâcher ! »
Lyarra s’approcha de la porte, prenant la main de Cécilie. Juste au moment, un jeune homme vint aider la guerrière.

« Passez-moi vos affaire madame. Une dame ne doit pas porter tous ces choses-là. Allez-y, je vous accompagne devant le maitre de ces lieux. Rassurez-vous, je m’occuperais de vos chevaux. »

« Je sais porter… » répondit-elle faiblement à cause de la surprise

« Non, non madame, laissez-moi faire. C’est mon travail » insista le jeune homme.

La guerrière lui confia les affaires. Les deux jeunes femmes rentrèrent à l’intérieur de la Taverne, une taverne bien accueillante, luxueuse. La taverne était très différente de celles du Nord. Le mur était richement décoré de tableau, de motifs d'arabesque issus de Thaar et divers horizons du monde. Cette taverne montrait avec fierté la décoration issus des quatre coins de Miradelphia, ramenée par divers moyens des voyageurs, autres aventuriers ou Riches personnes.

Lyarra s’avança avec Cécilie devant les maitres des lieux. Elle lui adressa un sourire courtois. Le maitre des lieux adressait un regard discret vers la Comtesse, observant par l’occasion les deux demoiselles.

« Mesdames, que puis-je pour vous ? »
« Nous voulons louer une chambre pour la nuit. Est-ce possible ? »
Il réfléchit, rechercha la clé
« J’ai qu’une chambre pour les grandes personnes, les autres sont occupés. Cependant, nous pouvons nous arranger ça. »
« Non,non pas la peine, sauf si la Comtesse le souhaite. »
[color:3b46=##6699ff]" Haha! toujours le mot pour rire ! "  elle dégagea son bras de celui de sa comparse pour poser la main sur son épaule comme si elle venait de faire une blague douteuse. "Tu vas voir qui est la Comtesse ce soir, " souffla-t-elle avec une menace dans la voix avant de reprendre plus haut " Je recherche surtout une table près de la scène et un verre de votre excellent armagac pour ma part. "

La grande salle commune, remplit de table et de causeries était surplombé par une mezanine offrant tout un second étage de beuveries. Mais la scène, elle, était placé dans un coin, loin de la porte et sur l'étage de plus bas, de manière à ce que la plus grande partie de la clientèle puisse en profiter. Sur celle-ci, un jeune homme aux très longs cheveux roux et aux habits forts simples grattait un luth dont il ne restait que trois cordes. Pourtant, la mélodie mêlée à sa voix grave avait de quoi enchanter. Un mélange d'une balade Diantraise et des sons de l'Estrévent...

"Bien, Ma dame! Je me tacherais de vous satisfaire." il porta son attention sur Lyarra.je vois que vous êtes vétue en tenue de voyage. si vous avez un affaire de rechange, vous pouvez vous changer dans votre chambre."


Lyarra porta son attention à celle de Cécilie. Elle s'approcha d'elle, lui sussurant à l'oreille
"Permets-tu de me changer un instant, remettre ma robe?
- Bien sûr ! ... Si ce monsieur veux bien me conduire à une table." ricana-t-elle en passant plusieurs fois sa main devant son propre visage pour signifier qu'elle n'y voyait goutte.
"Merci à toi, je reviens vite!" lui fait une bise sur la joue sans aucune gêne "Vous, monsieur, accompagnez cette dame dans le lieu qu'elle la choisi!
- Tu en fais toujours des tonnes...

Elle s'approcha de l'escalier prenant la clé au passage, voyant par la même occasion le jeune homme qui la suivait avec son sac. Elle monta l'escalier, observant le numéro et elle vit une Chambre assez acceuillante. La chambre était composé d'une baignorie, d'une table avec des fauteuil, une coiffeuse pour les dames et  un lit commun. Tout une pièce permettant de bien vivre dans la chambre. Elle fit signe au jeune homme de déposé les affaires sur le sol, elle sortit une petite pièce le déposant sur sa main.

Le jeune homme lui adressa un regard remplie de gratitude. Lyarra lui fit un sourire espiègle.

"Sur ce, je vous demande de partir.Serez déplaisant de voir se mettre nue devant un garçon."
"Pardonnez moi, ma dame."
"Je vous en prie"

Seule dans sa chambre, Lyarra soupira, détachant sa chevelure accroché par un lassé qui tombe au milieu de son dos. Puis, il fallut du temps pour retirer tout son attirail, sortir sa robe rouge s'arrangeant de la défroisser un peu. Elle se vétit et se regarda sur la coiffeuse. Pour une fois, elle se regarda dans le mirroir. Pour une fois, elle s'avoua qu'elle était charmante et qu'une femme en robe n'était pas plus mal pour plaire....Etait ce un petit moment de féminisation ? Surement..

Elle sortit de la chambre, descendant les escaliers, pour ensuite voir Cécilie. Elle marcha d'un pas élancé et gracieuse, enseigné par Elisabeth, la prêtresse originaire de Diantra. D'un oeil discret, elle vit des regards qui se posa sur elle. Lyarra faisait semblant de ne rien voir. Une fois qu'elle rejoins la table, elle vit deux cruches d'armagnac. Cécilie semblait l'attendre avec impatience.

Assise, adoptant une posture droite, Lyarra lui sussura à l'oreille

"Des hommes nous regardes.
- Evidement, tu portes une robe et tu marches comme une princesse Suderonne. " rit la comtesse à voix basse, les mains autour de son verre.

Elle ne pouvait en avoir conscience pourtant, il était clair que Lyarra dans sa robe étrangère rouge pêtant attirait bien plus l'oeil que la rouquine en tenue de monte grise son le col haut cachait tous ses attouts.

"Surement," regardant les attouts caché de la comtesse "De ce que je sais de chez vous, les femmes ont toujours besoin de se faire bien voir. Je me mets à votre culture." sourit-elle s'approchant un peu de cécilie pour regarder le barde. "Néanmoins, peu à peu, j'aime porter ces vêtement. ça change mais plaisant.."
- Bien voir ? " le rire de Cécilie redoubla, franc et crystallin comme il l'avait rarement été ces derniers mois.
Elle soupire un moment, faisant une moue
"J'ai promis à Elia de ne pas être "sauvageonne" chuchotta-t-elle " J'ai promis à Elisabeth d'être bien intégré et éviter d'être marginale....Oui dire comme ça, venant de ma part! c'est étrange. Je le conçois."

Cécilie porta le godet à ses lèvres, fronçant le nez à la fois sous l'assaut du goût qu'elle avait presque oublié et de la force de l'alcool, le coeur ramener à des ennuis biens lourds par les quelques mots de Lyarra. Mais ce soir elle voulait simplement un instant de répis... Elle pris une seconde gorgée pour se donner du courrage et reposa le verre, son pouce caressant la chevalière qu'elle avait retournée vers l'intérieur de sa main.

" Tu ne te fonds jamais dans le décor, n'est-ce pas ? "

La guerrière prit le godet, le mit dans sa bouche sentant la brulure raclait sa gorge. Cependant, l'habitude mélée à sa fierté ne montrant aucune surprise de sa part. Elle regardait les alentours, déposant le godet sur la table.

"Depuis, mon enfance, non. J'étais très garçonne. Meme en portant une robe, je resterais cette garçonne. Au fond ça me plait d'être un peu garçonne dans ma tête. C'est comme cet armagnac, ça donne un gout différent." sourit-elle. "Mh.....Profitons de cette escapade pour conquérir les coeurs des jolies hommes....Mieux.." gloussa-t-elle " je veux t'entendre chanter! La sur cette estrade, je veux te voir conquérir le coeur de ces hommes. Je pense que tu es douée. A moins que je me trompe....." provoqua la guerrière.

- Oh, tu ne te trompes pas. mais je suis encore très loin d'être assez avinée pour monter sur cette estrade. " lui répondi-elle en replaçant sa longue tresse derrière son épaule d'un geste sec de la main.
"Essaye, c'est le meilleur moyen de savoir" sourit un peu plus
- Raconte moi d'abord une de tes aventures !

« Dans ce cas, je me dois de satisfaire ta curiosité » sourit-elle Lyarra

Elle laissait son esprit vagabonder, l’alcool aidait bien à se laisser emporter dans ses souvenir. Puis, Lyarra gloussa, voir, se mit à rire un peu. Elle riait car elle se demandait si Cécilie serait choqué ou agréablement surprise de ses nombreuse aventure. Cécilie respectait avec perfection les codes moraux de la société ; Lyarra ne respectait rien du tout, hormis ses propres règles, c’est-à-dire, presque aucune.

« J’en ai une tiens, je te mets en garde tout de même. Ne sois pas choqué de mes mœurs légères. »

Elle s’approcha un peu plus de Cécilie, étirant un sourire et lui raconta


« Avant de rentrer dans l’ordre à Rochenoire. Je me suis baladée seule dans la cité, laissant Elisabeth et Elia dans leurs nouvelle demeurre. Je voulais profiter de ma dernière liberté pour venir séduire un homme et l’avoir dans mon lit.

C’était une belle quête de la fin de journée. Je ne te cache pas que j’avais envie de faire l’amour, prendre un plaisir, gouter l’inconnue. J’étais toujours était ainsi. Quand mon envie me démange, je n’ai pas peur de draguer un homme du coin, voir un noble.

Pourtant, j’ai fait une étrange découverte. La ça devient intéressant.

Tout commence dans une taverne dans un endroit assez miteux de la cité. Je n’avais pas beaucoup de moyen, dépenser trop  l’argent pour une coucherie d’un soir était inutile, voir un trop grand gaspillage. Cette taverne portait un nom. Je me rappelle très bien de ce nom car elle m’a bien fait rire. La taverne portait le nom des « Bourses vides », un nom à double conssonnance. C’était une taverne et un bordel à la fois. La clientèle était diverse et varié : femme de petite vertue, artisan, quelques nobles et des mercenaires. C’était un endroit assez craignos, moins charmant que la taverne ou nous sommes.Pourtant, j’aime ce genre d’endroit, car il n y a pas de code ou de règle, juste de l’amusement ! Et ça, c’était une chose que je voulais. M’amuser.

Assis sur un tabouret, en face du comptoir. Je me délectais de l’eau de vie. L’eau de vie, voir l’alcool m’empêchait de trop penser, du moins, ça dépendait. Par moment, je peux être colérique, gamine, teigneuse, mélancolique…..Perverse… en buvant cette alcool, j’étais plutôt calme, en attente qu’on vient m’aborder.

Le premier m’aborda, il était charmant, mais il était trop efféminé. Je ne me sentais pas vibrer, voir, je m’ennuyais.Alors, je l’ai dis de partir. Le deuxième, il était à la différence du premier, un homme viril. Le type d’homme que j’aime. Cependant, le hic, il était superficiel. Alors, je l’ai dégagé. Le troisième, il était tout bonnement parfait. Il avait tout ! Charmant, beau, viril, incroyablement intelligent. Je fus conquise, cependant, ce saligaud, il se jouait de moi. Me mit un râteau. Alors, je fus piqué au vif, à la fois frustrée et humilié. Cependant, au fond, je fus amusée. Je me disais que cette soirée aller se terminait seule et je me contenterais de ma main pour me satisfaire.

Par hasard, la vie joue bien des tord, ma chere. Je fis une rencotnre de la matronne, la tenancière de la taverne. Une belle blonde, yeux marrons et un sourire espiègle avec une peau halée, originaire de thaar. Une type de femme qui avait de quoi de faire chavirer les plus grands hommes de la péninsule. Polie, très polie et très avenante.

Elle me porta compagnie, offrant différent alcool. Elle s'interessa à moi et je m'interressais à elle. On discutait comme si on était de bons amies de longues dates. On se ressemblait un peu. Cette femme était très indépendante, mais très féminine. aussi, féminine que toi pour te donner une image. Si je me souvins bien, elle s'appellait Alinah. Femme avenante mais avec un petit caractère. Son époux alcoolique fut rejettée par sa femme et c'était elle qui tener de ses mains de velour le bordel. elle savait y faire.

Quand la lune était haut dans le ciel. On restait devant le feu, en train de boire et s'amuser. Juste au moment, elle posa ses lèvres sur les miennes. Ce fut la première fois que je goutai les lèvres d'une femme.  Je fus surprise, voir méfiante. Cette envouteuse capta mon attention, l'alcool permit de me laisser attirer par cette blonde. Dans la chambre, j'ai découvert divers sensation aussi étrange que plaisante. j'ai connue des hommes avec qui j'ai pris du bon temps. Mais cette femme m'a fait chavirer, je n'ai jamais autant jouie de ma vie. Sa main, sa façon de faire et sa langue. Je crue mourrir de ces milles plaisir. Hum...hum, si tu veux que je continue, dis le moi....Je peux rapidement conclure que j'ai passé du bon temps avec une femme.Sauf, si tu veux savoir la suite..."
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Cécilie de Missède
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MessageSujet: Re: Une énième voie à prendre. ( Cécilie)   Jeu 27 Juil 2017 - 16:03


«  Non, merci. » sourit la jeune femme en prenant l'accent nordien qu'elle maîtrisait depuis l'enfance grâce à ses chères cousines pour appuyer celui avec lequel Lyarra avait dégoisé son histoire. « A vrai dire, je m'attendais plus à des aventures tracées à la pointe de l'épée, pleines de grands espaces et d'ennemis qu'à des envolées lyriques sur ton amour des plaisirs d'Arcam dans un lupanar sordide. Mais enfin cela reste une aventure je suppose… " tout en lâchant son ultime constatation, la jeune Comtesse en vadrouille avait levé son verre en direction de sa compagne d'un soir, ce que cette dernière ne manqua pas d'interpréter avec les honneurs.
- Ces aventures sont tout aussi trépidante que les aventures chevaleresque! Les plaisirs simples de la vie sont les meilleurs ! » rit Lyarra en venant heurter son verre contre celui de Cécilie.

Celle qui à peine quelques mois plus tôt était encore une musicienne itinérante dans le Nord ne put s'empêcher d'étouffer un rire en secouant la tête. Elle reprenait une gorgée d'armagnac lorsqu'un raclement de chaise et un mouvement d'air attira son attention du côté gauche. Assis seul à la table voisine, un homme de petite taille dont la chemise cachait mal une carrure de travailleur de force posait sur Lyarra des yeux aussi enjôleur et pétillants qu'avinés. Il était encore loin d'être saoul mais on commençait à distinguer cet éclair vacillant des esprits débridés dans chacun de ses mots et chacun de ses gestes.


« Mais que voilà une dame délurée… »


Il ponctua sa phrase d'un sourire charmeur, le noir de ses cheveux et de ses moustaches et de son bouc soigneusement taillés ombrageant ses yeux d'un ambre gris peu banal. S'il ne devait pas même atteindre la taille de la véritable nordienne il y avait dans les intonations et le phrasé de de sa voix grave, quelque chose d'une mâle expérience.

Pourtant, Lyarra porta son attention sur l'inconnu et son sourire avec détachement. Faut croire que son histoire attirait quelque aventureux. Surtout dans un endroit pareil, accompagné d'une comtesse. Elle garda un petit moment de silence, observant du coin de l’œil l'homme qui devait avoir près d'une dizaine d'année de plus que les deux femmes, jusqu'à ce qu'un petit sourire espiègle vienne étirer ses lèvres.
« Tout dépends des points de vues. Mais oui...Dois je comprendre que j'ai affaire à un homme de la même trempe?
- Veuillez m'excuser," rit l'homme en se tournant un peu plus franchement sur sa chaise, prenant la réponse pour une invitation à la conversation. " Je n'ai pu m'empêcher d'entendre ce que vous contiez à l'instant. Il est rare d'entendre de belles femmes comme vous assumer aussi explicitement de prendre à bras le corps la vie dont les dieux nous ont fait cadeau. Disons simplement que je suis un homme laissé sans voix par d'aussi plaisantes perspectives.
- Peut-être est-ce parce qu'il y a bien moins de beauté que de malheur à se laisser enivrer par Arcam. " Cécilie avait murmurée plus pour elle même que pour ses compères. Ses lèvres heurtaient encore à demi le bord de son verre et le son dans l'alcool produisait un échos étrange. De vieilles images remontaient dans son esprit qui commençait à accuser les premiers effets de la boissons sur son corps à jeun. L'odeur qui flottait dans le château de Lourmel. Les cris de Lise et Aline qui courraient dans les jardins. la sueur et le cuir des entrainements de la garde dans l'une des cours... " Je préfère voir cela comme une louange débridée envers la liberté que nous a confié la DameDieu, et au vu de ce que disait votre amie, je crois que nous avons cela en commun. " Obtenir une réponse fit sursauté la jeune dame. Brusquement plongée dans la réalité du moment, elle sourit de l'inconvenance de Lyarra. " Votre point de vue se défend " disait-elle regardant péniblement son verre vide. " Pour ma part, les mœurs, je les laisse bien de coté. Si c'est pour nous limiter et nous figer dans le moule de la société..."

Le sous entendu fit redoublé le sourire de l'inconnu. Cécilie, elle, se laisse aller à ajouter son grain de sel.
" C'est l'Armagnac qui fait les hommes si fin philosophes ?
- Juste la présence de créatures qu'ils souhaitent éblouir. Même un visage comme le mien ne peut toujours compter que sur son charme insolent. »

Le regard du brun aux larges épaules était finalement tombé de façon plus inquisitrice sur le visage de la compagne de l'extravagante dame en rouge. Le visage blanc et la peau régulière comme peu de nobles dames avaient l'occasion de les conserver. Les cheveux longs tressés à la va-vite et éméchés par le vent d'une chevauchée rapide en des temps si meurtriers. Pourtant leur éclat révélait une attention et un soin qui laissait les flambeaux de la salle jouer avec leurs reflets de cuivre sans révéler de fragilités. Ni maquillage, ni tenue extravagante. Juste une robe austère de cavalière qui la serrait comme un carcan langecin jusqu'à gommer des courbes que l'on devinait fournies et deux yeux d'un bleu si soutenus qu'ils semblaient en devenir brillant... Mais il fronça rapidement les sourcils. Ce qu'il avait d'abord pris pour une propension à la distance envers l'étranger qu'il était semblait finalement être plus que cela. Il ne parvenait pas à accrocher son regard fixe et droit. Le maintien droit, la tête haute, il pouvait néanmoins facilement être assuré qu'il s'agissait d'une noble dame... Et s'il n'y avait pas eu cet accent, cette robe étrangère, ce délicieux brevage et cette compagne intrigante, il aurait volontier fait le rapprochement avec la Mériale de Beaurivages... Enfin la Comtesse plutôt maintenant.

" Veuillez m'excuser, belle dame. Je n'avais pas compris que vous étiez... Enfin puis-je me faire pardonner ?
- Il n'y a pas d'offense. Votre voix vaut bien votre visage en ce qui concerne le charme je pense. "

La réponse était incongrue aux oreilles du nobliaux et, aidé du vin, le rire lui vint naturellement aux lèvres alors qu'il croisait à nouveau les yeux de la musculeuse nordienne. Elle n'avait rien à voir avec la première. Souple dans ses gestes et dans son allure, il était clair qu'elle n'avait ni l'habitude, ni la carrure pour porter des robes aussi voyantes et travaillées. Son maintien était tout sauf régalien. Ses cheveux mal peignés semblaient rêches, sauvages, cassés en bien des endroits. De discrètes cicatrices étaient visibles sur sa peau pâle de nature roidie et tannée par le grand air, le soleil et le combat malgré son jeune âge. Ses épaules musculeuses défiguraient une silhouette élancé... et d'après ce qu'il s'était autorisé à détaillé, son extravagante poitrine ne paraissait que plus voluptueuse au milieu de toute cette sècheresse. Elle avait cependant ce quelque chose d'inconvenant qui lui plaisait chez les thaarie. Ce relent de chien sauvage portant jupons qui piquait son instinct aux vif.

En réalité, la seule ressemblance de ces deux femmes était également leur plus grande différence et cerclait leurs prunelles. Toutes deux portaient des iris d'un bleu soutenu et magnétique à mi chemin entre les reflets changeant de la mer et le ciel bleu d'un été sans nuage. Le regard de l'une était absent, lui donnant cette expression à la fois mystérieuse, fière et paisible de celles qui pensent bien plus qu'elles ne disent. L'autre fondait sur sa proie avec intensité, à mi chemin entre l'aigle et la proie traquée, sans cesse en mouvement pour ne pas risquer de rater le détail qui lui sauverait la vie. Pourtant, cette couleur à la fois si particulière en ces régions et si semblable qu'elle leur donnait un air de famille.

Intrigué, il se redressa un peu, son regard d'ambre passant de l'une à l'autre des créatures. « Mais dites-moi, ravissantes nymphes, avec un accent comme le votre, on ne peut douter que vous n'êtes pas d'ici. Je ne reconnais ni celui de Thaar, ni celui de Naélis. Et vous êtes fort différentes. D'où venez vous ?  
- Du nord. Je m'appelle Hilde et mon amie, Lyarra." Répondit rapidement Cécilie avant que Lyarra ne puisse ouvrir la bouche pour faire une nouvelle gaffe.
- Des noms forts exotiques en effet. Et d'où dans le nord ?  
" Hilde est de Serramire. Pour ma part, je viens d'Oesgard." elle regarda Cécilie " c'est ma plus proche amie et elle m'a bien guidé et aider dans cette vie... Malgré mon coté têtue." Elle s'arrêta un moment, fixant Cécilie avec un sourire sincère que sa compagne ne put sentir que dans le ton de sa voix. La même expression se dessina peu à peu sur les traits incertains de la jeune missèdoise, touchée par cet aveux si franc. Depuis quand ne lui avait-on pas parler ainsi, que ce soit pour la remercier ou la critiquer ? Depuis quand les rumeurs et les murmures étaient devenus ses seuls repères pour connaitre la véritable opinion du reste du monde ? Le cœur de la Comtesse en cavale se serrait alors qu'elle se précipitait sur une nouvelle gorgée avant que le soulagement qui lui bloquait la gorge se transforme en sanglots stupides. Elle aurait volontiers pris cette stupide nordienne dans ses bras mais ni l'endroit ni l'heure ne s'y prêtait et tandis qu'elle ravalait ses émotions avec une lampée, Lyarra reposait son regard inconscient sur l'homme " C'est si exotique de voir deux nordienne? Thaar est plus exotique que le Nord."
- croyez-vous ?! J'ai vu bien plus de thaaries passées sans homme que de femmes du nord. La réputation des nordiens en ce qui concerne leur... traditionalisme en matière de femmes, les précède. "

Lyarra se retint de rire. Puis, elle éclata à plein ventre au dernier commentaire de l'homme. Pauvre bougre, il ne connaissait pas du tout la Louve Noire. Son hilarité avait soufflé un vent de gaité sur la tablé. Cécilie avait reposé son vers et un rire étouffé. L'homme s'était laissé allé à un peu plus tout en tentant sans résultat de comprendre ce qu'il avait bien put dire.

"Fiouu..." réussit-elle enfin à se calmer. " Il est vrai que les gens du Nord sont très traditionnels. Ce que je remarque, les missédois sont moins rustique que les nordiens. ça change.
- On dit les sudrons même assez... délurés... " renchérit Cécilie, arrachant un grand rire à l'inconnu qui se leva pour de bon pour venir se saisir des mains des deux jeunes femmes avec déférence. Auprès de chacune d'elle, il s'abaissa jusqu'à frôler fort galamment leurs doigts de son souffle sans y poser les lèvres comme le voulait l'étiquette du baise main. Puis il se présenta, rayonnant. " Fantin de la Gersaillaise. Captivé par votre compagnie. Puis-je me joindre à vous ? "

Cécilie n'en avait pas particulièrement envie, mais elle n'était pas seule en jeu, aussi préféra-t-elle garder le silence. Et puis il était pour le moins distrayant. Pourtant, au lieu de répondre, Lyarra adopta aussitôt une attitude fière, un peu hautaine, jusqu'à le provoquer du regard. Elle aimait bien taquiner, s'amuser et voir ce que ce petit Don Juan était capable de faire.

"Oh, vous venez envahir insidieusement notre intimité. " Plaisanta-t-elle avec une sévérité qui n'enflait que mieux les sous-entendus de sa phrases et... et peut-être également les chausses de son prétendant. " Si vous voulez vous joindre à nous, il faut quelque chose qui nous donne envie, à mon amie et moi, de vous avoir avec nous. Qu'avez vous à offrir? Les femmes du Nord ne sont pas des femmes simples. Pas aussi simpliste que les thaarie en tout cas.
- Que diriez vous d'une histoire pour rembourser la votre ?" répondit-il a son sourire malicieux.
-Hilde ? Ton avis?
- ça ou une danse, ça m'est égale... Le soucis c'est qu'une danse ne se partage pas à trois. "

Lyarra reste interdite une seconde, amusée devant la langue déliée de sa compagne, avant de s'intéresser de nouveau à l'homme. " Dans ce cas, l'histoire."

" Et bien... Voyons voir...  

Cela remonte à quelques années maintenant mais je pense que celle-ci vous plaira à toutes deux. Je servais de second à mon père dans une traversée vers Thaar le long de la Thanorite. Arrivé à Nelen, un maquignon nous a proposé une belle allonge pour faire la Nelenite au passage et embarquer les cargaisons des ports les plus petits. Une fois n'est pas coutume, mon père s'étant blessé à la jambe, il a débarqué sur Nelen en me disant que ce serait une bonne façon pour moi de voir ce que je valais en tant que Capitaine. La route devait être paisible même si les roches affleurantes la rendaient moins abordable que bien d'autre. Mais comme on le sait, Tyra n'aime pas qu'on usurpe le titre de capitaine d'un navire et bien que mon père me fasse confiance, personne d'autre ne m'avait reconnu comme tel. Alors la mer se rappela à notre bon plaisir.

A cause du mauvais temps, on a été obligé de faire escale sur la côte sauvage de Nelen et durant trois jours nous n'avons put bouger. Pour éviter que le moral ne s'en ressente de trop, nous descendions à terre par quart et au soir du troisième jour, je m'autorisais ma première descente.  

Il faut bien vous représenter que Nelen, est compos de roque, de jungle et choses qui veulent votre peau. Bien sûr je pensais que ce n'étaient que des histoires de bonne femmes et j'avais envie de voir ces terres inexplorées. Je me suis donc enfoncé de quelques encablures dans la jungle la plus inextricable que vous pouvez imaginer avec deux gars de l'équipage. La végétation était si dense que nous devions nous tracer un chemin à coup de machette. De toute part, serpents et insectes nous lorgnaient et nous bectaient. Nous allions faire demi tour lorsque nous sommes arrivé à une éclaircie.  

Là, quatre énormes bêtes, grosses comme des molosses de guerre, colorées comme des oiseaux de paradis, somnolaient. Nous avons voulut faire demi tour mais il était trop tard. En quelques secondes, mes deux compagnons se sont fait tués. Juste le temps pour moi de prendre mes jambes à mon cou. Mais je ne pouvait qu'aller tout droit par là où j'étais venu tant la végétation était dense. Les bêtes gagnaient du terrain. L'une me chopa à la jambe. »

Se faisant, il remonta ses braies, dévoilant un mollet déformé par l'énorme cicatrice de la morsure d'une créature du cauchemar.

« Elle allait m'achever lorsqu'une lance la transperça de part en part. Puis une pluie de flèche abatis sur les autres. En un instant, je me retrouvais encagoulé, ficelé sur un tronc et emporter à travers la jungle par mes sauveurs. La perte de sang a fini par me faire perdre connaissance.

Quand j'ai repris conscience, j'avais été soigné mais n'était toujours attaché à un pilier de bois. On m'avait découvert la tête et je pouvait voir un village presque invisible entre les troncs et les branches. Construit en parti sur le sol, mais en majorité sur des plate-formes dans les arbres décorées de cranes humains. Les habitants avaient la peau cuivré, les cheveux noirs et les yeux ambrés. Ils vivaient là, avec pour tout vêtement des peaux de bêtes et d'immenses feuilles. Leur corps était marqué de peintures étranges et ils ne parlaient pas notre langue et tout ce que j'ai réussi à comprendre c'est qu'on me demandait réparation. Je n'avais rien à part mes chausses déchiré. Tout le reste était sur le navire.  

Mais là où les choses étaient vraiment intéressantes, c'est que tous ces sauvages étaient des femmes. Un village entièrement peuplé de femme. Une tribu de sauvageonnes. Lorsque qu'elles m'ont détaché j'ai bien cru qu'elles allaient me tuer, mais elles avaient une toute autre manière d'exiger une compensation pour mon sauvetage. Que dire de plus sinon que j'ai compris cette nuit comment ces sauvageonnes pouvaient enfanter sans avoir d'homme parmi elle... »


Lyarra se tut un moment, l'écoutant avec intérêt. Elle se mit à sourire avec les sauvageonnes kidnappeuse d'homme. Amusant de voir une tribu composée de femmes fortes et qui ont l'autorité. Cécilie éclata carrément de rire. Sa voix cristalline ne s'embarrassait plus de mesure tant l'histoire était à la fois exquise et grotesque. Quand elle eut réussi à se calmer suffisamment pour ne pas troubler un échange, la Louve noire s'amusa au dépend de leur hôte.

" Et bien, une société matriarcale, dirigé par des femmes... C'est un endroit bien mystérieux. En tout cas, je n'ose pas imaginer l'angoisse dans cette expédition. Vous pouvez rester, j'accepte votre présence. "
décida-t-elle de l'accueillir avec un délicat sourire. " Vue que vous êtes avec nous, vous avez des questions à nous poser je paris."
- Et vous, très chère, n'en avez-vous pas ?" susurra-t-il en posant sa chaise.

De souvenirs en devinettes. D'histoires en opinions, la soirée avançait doucement, les trois compères discutants, buvant et riant au gré des idées et des mélodies que le jeune homme sur scène tirait de son luth. Bien que prenant garde à cacher son identité, l'alcool aidant, Cécilie participa de plus en plus à la discussion. Anecdotes et fou rires se succédaient à bon train, Fantin se montrant toujours plus assidue dans ses compliments et toujours plus alerte lorsqu'il était question de remplir les verres des deux femmes.
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Une énième voie à prendre. ( Cécilie)
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