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 Causeries par temps frisquet

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Roderik de Wenden
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Roderik de Wenden

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MessageSujet: Causeries par temps frisquet   Causeries par temps frisquet I_icon_minitimeJeu 8 Juin 2017 - 15:55


Dizième année du onzième cycle
Première ennéade de Karfias - Hiver
Le premier jour...


Les lourdes portes de la citadelle s'ouvrirent avec fracas. Une bourrasque de vent hurlant s'engouffra aussitôt dans l'ouverture, le temps que le seigneur Henrik de Rimbert et son escorte fassent leur entrée ; après quoi, les gardes se jettèrent sur les portes, poussant de leurs bras robustes, luttant contre le blizzard pour les refermer.

« L'hiver est redoutable cette année, commenta Leudaste le Jeune, le grisonnant seigneur de Sorosd, qui était arrivé quelques instants plus tôt.
- Ne m'en parlez pas, seigneur, répliqua le sire de Rimbert. Par chez moi, il commet des ravages ; je ne compte plus le bétail dispersé par le vent, sans parler des serfs partis ramener les bêtes et qui ne sont jamais revenus. Il y a quelques jours, nous en avons retrouvé un complètement congelé. Tout bleu, tout glacé, aussi solide qu'une statue ; j'ai même hésité à le ramener pour décorer mon vestibule. Mais la glace finit toujours par fondre, et je n'allais pas m'encombrer d'un macchabée.
- On peut décorer un intérieur avec n'importe quoi, pourvu qu'on ait un peu de goût », fit remarquer Leudaste.

La salle des banquets de la citadelle faisait triste mine cette année. Tous les ans, les vassaux bravaient l'hiver pour célébrer la nouvelle année avec le couple comtal. Cette année, beaucoup brillaient par leur absence ; la faute à un hiver trop rude, à un froid trop mordant, à des routes trop enneigées.

Les seigneurs de Sorosd et de Rimbert furent conviés à la table d'honneur, où siégeait, au centre, la comtesse Iselda. S'y trouvaient déjà, notamment son oncle le grand-prêtre d'Othar, Almar de Karlsburg ; le bourgmestre de Külm, Sourcil d'Airain, était là aussi. Certains fauteuils vides avaient été cédés à quelques vavasseurs miteux ; l'on trouvait parmi ceux-ci Bertheric du Cairn, un chevalier fieffé du pays de Sorosd, dans l'est du comté, dont le frère Berchaire avait récemment été assassiné ; il y avait aussi Ansegisel l'Impavide, un homme-lige originaire de la vallée de la Würm.
A la droite d'Iselda, un fauteuil restait néanmoins désespérément vide. Cette année, le comte d'Arétria n'était pas au pays, et si personne ne le disait à voix haute, il en était plus d'un, à cette table et dans cette salle, à songer que l'absence du comte et la rigueur extrême de cet hiver-là n'étaient pas des coïncidences. La place de Roderik de Wenden était en son comté ; elle n'était point, assurément, dans le sud, à jouer les conseillers fantoches pour un mioche affublé d'une couronne. Arétria ne brillait jamais en l'absence de son suzerain.

Lorsqu'il fut à peu près admis que personne d'autre ne viendrait, le père Feidel, entouré de deux hommes en armes, fit son entrée dans la salle avec un mioche dans les bras. Celui qui avait été le précepteur du comte Roderik présentait ce soir aux vassaux le jeune héritier du comté ; ayant gagné la table d'honneur, il se posta au côté de la comtesse Iselda et, tenant solidement l'enfant, le leva bien haut de sorte que tout le monde puisse le voir. Aussitôt, l'assemblée trinqua à la santé du jeune Karl de Wenden, lui promettant une vie longue, riche de gloire et de bienfaits. Après quoi Feidel se retira, conduisant l'héritier loin de l'agitation du banquet.
Causeries par temps frisquet Iselda11
Iselda de Karlsburg
Comtesse d'Arétria

« J'ai su ce qu'on avait fait à votre frère, lança la comtesse Iselda à l'attention du chevalier Bertheric du Cairn. Avez-vous fini par mettre la main sur les coupables ?
- L'aide de mon seigneur Leudaste nous a été infiniment précieuse, comtesse, répondit Bertheric. Grâce à son appui, les seigneurs de l'est se sont fait un devoir de mettre la main sur les meurtriers.
- Nous y avons mis le temps, coupa Leudaste qui, visiblement, avait envie de raconter l'histoire. Nous savions qu'il ne pouvait s'agir de vulgaires bandits, car ils n'avaient rien volé. Nous avons passé la région au peigne-fin et interrogé tout ce qui nous semblait suspect. Nous n'avions malheureusement rien trouvé lorsque je vous ai accompagnée en Sainte-Berthilde, comtesse, mais mes hommes ont poursuivi le travail en mon absence.
- Et finalement, avez-vous trouvé quelque chose ?
- J'y viens, Madame. Pendant notre absence, les serfs du village de Tourbiers-les-étrons ont avisé mes sergents du passage d'un voyageur étranger armé d'une épée, et souffrant d'une vilaine blessure. Quelque temps avant les faits, ce fameux voyageur s'était déjà arrêté en leur village en compagnie d'un homme et d'une femme. Ils se dirigeaient alors vers la trouée de Serramire, là où se situe l'Auberge du Poney Malade, le lieu du crime. Cette fois, il était seul et faisait le chemin inverse. Un villageois, trouvant cela suspect et espérant sans doute quelque récompense, s'est présenté à mes hommes, espérant leur « vendre » l'information. Mes sergents l'ont fouetté pour punir sa cupidité, naturellement. Toujours est-il que, quelques jours plus tard, ils arrêtèrent le fameux voyageur ; il campait dans un bois, près du hameau de Fosseputride. A mon retour, je le trouvais donc pieds et poings liés au fond d'une cave ; mes hommes l'avaient passé à tabac sans succès, visiblement ; le type était un dur à cuire, et quoiqu'il sache, il ne voulait pas lâcher le morceau. Mais les dieux m'ont verni, Madame ; cet homme, je l'avais déjà vu, et j'avais déjà vu ses complices. Lors d'une chasse en pays de Wenden, il y a deux mois, votre mari et moi-même étions tombé sur ces trois malandrins dans les bois, et nous avions déjà failli en venir aux mains.
- Et qui sont ces gens ?
- Ils se font passer pour un ordre monastique combattant au nom d'Othar. J'ai fait remarquer à ce ver de terre que le meurtre de Berchaire ne cadrait guère avec les préceptes de leur Foi ; le ruffian est devenu bavard, et il a alors voulu salir la mémoire de Berchaire. Il a inventé une histoire à dormir debout : d'après lui, il s'était arrêté avec ses deux comparses dans l'Auberge du Poney Malade. La femme qui l'accompagnait s'était émue de voir Berchaire villipander la fille de l'aubergiste ; elle a voulu s'interposer et les choses ont dégénéré.
- Il a avoué, donc.
- Il n'avait pas le choix ; je savais qui il était et je connaissais son ordre. Il m'a balancé le nom de la femme, une certaine Lyarra Courevent, en jurant qu'elle était seule responsable et qu'il avait essayé de la retenir ; je lui ai dis que si nous retrouvions la femme, son ordre ne serait pas inquiété.
- Et cette femme, où est-elle ?
- Plus en Arétria, j'en ai peur. Ils se sont séparés après les faits. Elle a dû partir vadrouiller en pays serramirois, et de là, je ne sais où elle a pu aller. Nous avons malheureusement perdu beaucoup de temps ; mais que cette garce repointe son nez par ici, et elle sera joliment accueillie, vous pouvez me croire !
- Nous pourrions aviser le marquis de Serramire que la capture de cette fugitive serait pour nous un geste très apprécié. Il ne fait guère de doute que le marquis prendra à coeur de punir le meurtre d'un chevalier, et si par hasard la meurtrière se trouvait encore en pays serramirois... »

Leudaste acquiesça d'un signe de tête, et la chose fut entendue.

Autour de la tablée, on se mit alors à deviser de sujets plus légers. Le seigneur de Rimbert les assomma longuement de la difficulté qu'il éprouvait à entretenir ses cheminées, alors qu'il avait tant besoin de se chauffer cette hiver, et combien la gestion des stocks de bois était fastidieuse. Le chevalier du Cairn leur donna des nouvelles de son vieux père impotent, s'étonnant de ce qu'un homme si proche de la mort puisse encore trouver l'énergie de répandre ses selles dans son lit cinq fois par jour - c'est à peu près à ce moment de la conversation qu'Iselda cessa de manger. Leudaste acquiesçait, ponctuant parfois les dires de ses voisins de table d'une remarque graveleuse. Seul Ansegisel demeura silencieux tout au long du repas, sans faire le moindre effort pour dissimuler son ennui. Iselda l'eut sans doute imité, si elle n'était pas tenue, par son rang, de donner le change.

La soirée était déjà bien avancée et les invités repus de bonne chère et de vin lorsqu'Iselda résolut d'aborder un sujet d'importance. Et elle choisit le moment de silence qui avait flotté suite à un rôt odorant du seigneur de Rimbert pour prendre la parole :

« Dans un mois, le marquis de Serramire portera la guerre dans le Médian, et Sainte-Berthilde a déjà fait savoir qu'elle l'accompagnerait. Le Nord va rendre au roi son royaume, messeigneurs. Je souhaite qu'Arétria y prenne part. Après tout, le comté a défendu les marches contre les drows ; il est normal qu'elle prenne à nouveau les armes pour défendre son roi. »

Un silence gêné s'ensuivit et, autour de la table, chacun de s'interroger en lui-même sur ce qui, du rôt de Rimbert ou de l'appel aux armes de la comtesse, était le plus gênant. Ce fut Leudaste qui, le premier, rompit le silence.

« Ne devrions-nous pas attendre le retour du comte Roderik avant d'envisager un nouveau départ en guerre ?
- Je suis la comtesse, rétorqua Iselda. N'est-ce point suffisant pour vous, seigneur Leudaste ?
- L'épée n'est point affaire de femme, fit remarquer Leudaste, et par ailleurs, cette guerre nous concerne-t-elle vraiment ? Nous avons payé notre tribut de sang à Amblère, quand Sainte-Berthilde n'y envoya qu'un petit contingent d'hommes et qu'Olyssea ne leva pas le petit doigt. Qu'ils fassent leur guerre, maintenant, s'ils le veulent ; nous avons fait bien assez pour le royaume. L'hiver me soucie bien plus que ces pendards de la Ligue. D'ici le retour du printemps, nous aurons vidé nos greniers, Madame ; avec quoi va-t-on nourrir nos troupes pendant qu'elles assiégeront, des mois durant, les places fortes du Médian ? Des racines ? De la merde ?
- Surveillez votre langage, Messire, intervint Ansegisel. Vous parlez à votre comtesse.
- Toi, on ne t'a pas sonné, petite bite.
- Il suffit, lança Iselda, élevant la voix avant que les deux hommes n'en viennent aux mains. Si nous marchons aux côtés de Sainte-Berthilde, je ne doute pas que ceux-ci nous aideront à prendre en charge l'approvisionnement de l'ost.
- Dépendre de Sainte-Berthilde... grinça Bertheric du Cairn, visiblement agacé.
- Godfroy de Saint-Aimé avait stocké d'immenses réserves de grain en prévision de sa guerre contre le Sud, poursuivit Iselda, faisant mine de ne pas avoir entendu le chevalier du Cairn. Une guerre qu'il n'a jamais menée. Son fils ne verra aucun inconvénient à le mettre à notre disposition, en échange des épées que nous engagerons à ses côtés ; après tout, il a un marquisat à gagner.
- J'ai bien peur que ce grain n'ait été employé à soutenir la rébellion ethernane contre le seigneur Berdevin, fit remarquer Henrik de Rimbert. Espérons que le jeune Louis de Saint-Aimé n'ait pas trop investi dans ce gaspillage ; mais si j'étais vous, comtesse, je ne fonderais pas tous mes espoirs là-dessus. »

Iselda fit la moue, agacée de voir ses vassaux s'échiner à lui opposer de fausses excuses. Elle n'était pas dupe de tout cela ; si c'était Roderik qui les appelait aux armes, ils auraient trottiné derrière lui comme de bons toutous obéissants. En vérité, ils répugnaient à être appelés au combat par une femme. Ainsi, même les plus va-t-en guerre préfèrent rester en paix, si cela leur permet de ne pas faire ce que je leur demande, constata amèrement Iselda. Non pas qu'elle tint personnellement à faire la guerre au printemps ; mais elle tenait à poursuivre la politique initiée par son cousin Wenceslas, et poursuivie par son père Alwin. Les Karlsburg avaient été placés à la tête du comté autant par la couronne que par Sainte-Berthilde, et Iselda ne tenait pas à voir son pays retomber dans ses vieux travers isolationnistes. A bien des égards, Arétria restait encore terriblement autarcique ; elle voulait l'ouvrir au royaume.

« Messeigneurs, nous avons un mois devant nous. Un mois pour oeuvrer à l'équipement de l'ost et pour dresser l'inventaire de nos ressources et des hommes disponibles. Ce qui nous manquera, nous l'achèterons.
- Si nous avons les moyens d'acheter, releva le seigneur de Rimbert.
- Empruntons aux communautés religieuses, suggéra Leudaste. Ça fait combien d'années que ces culs-bénis se permettent d'occuper nos terres et nous faire la leçon, tout en ramassant sans vergogne tout le pognon du peuple ?
- Et tout ça pour égorger de preux chevaliers dans des tavernes, renchérit Bertheric du Cairn.
- Mettre à contribution le clergé serait mal vu, les avertit Rimbert.
- On n'arrive à rien de bon sans bousculer certaines habitudes bien ancrées, répliqua Leudaste. N'ayons pas peur de la modernité ; soyons des précurseurs ! Sitôt qu'on aura tapé dans leur pognon, toute la noblesse péninsulaire nous imitera. »

Iselda n'en était pas certaine ; en tout état de cause, elle répugnait à taxer le clergé, quand bien même la solution eut été efficace. Du reste, son oncle Almar, grand-prêtre de son état, s'était abstenu de tout commentaire, mais son visage livide ne laissait guère de doute sur ce qu'il pensait d'une telle initiative.

« Il y a un autre moyen, fit alors remarquer Ansegisel. Voilà des années que le seigneur Radbod tyrannise la cité portuaire de Lün sans être inquiété d'aucune manière. Lorsque Lün était une cité libre, le comté tout entier en profitait ; autant d'or qui manque aujourd'hui dans vos caisses, comtesse Iselda. »

Il avait raison, bien sûr ; les bras étaient bien souvent levés dans la malelande, tandis que l'argent de la guerre, on le trouvait à Lün et Külm. Or, si la ville-forge savait se montrer arrangeante, il n'en allait pas si bien pour la cité portuaire de Lün, l'Impétueuse. Entre Lün et l'autorité comtale, les choses avaient été compliquées dès l'arrivée au pouvoir de la maison de Karlsburg. Jadis, et jusqu'aux dernières heures de l'antique maison de Viorel, la bourgeoisie de Lün, enrichie d'or nain grâce au commerce soltari qui transitait par le port sur la route de Thanor, avait toujours su soutenir le comte, lequel la protégeait de la cupidité des seigneurs de guerre des campagnes environnantes. Mais à la chute du comte Anseric et pendant la vacance du pouvoir qui s'en était suivie, un de ces seigneurs de guerre, Radbod du Ruy-aux-vierges, s'était emparé de la cité portuaire. La ville libre était devenue son domaine, et il traitait la bourgeoisie locale comme ses serfs. Taxant à outrance le commerce local, il asphyxiait littéralement les marchands pour mieux remplir ses propres coffres. Or, la richesse de Lün n'était pas inépuisable ; Radbod la pressait comme un pis sans imaginer un instant qu'un jour il en épuiserait le lait. Le comte Wenceslas puis le comte Alwin n'avaient su comment traiter le problème ; et Roderik, pour l'heure, avait temporisé, ayant bien d'autres chats à fouetter.

« Le temps est malvenu pour envisager quelque action contre Lün, affirma Iselda, hésitante. On ne finance pas une guerre en en menant une autre.
- Point n'est besoin de mener la guerre sur les terres de Radbod. Donnons-lui ce qu'il veut et qu'il n'a pas encore.
- Et que voudrait un homme qui a déjà de l'or et des terres ? releva Rimbert.
- Une femme, quoi d'autre ? On dit de Radbod qu'il est aussi concupiscent que cupide, et s'il ne manque pas de concubines, il ne s'est jamais marié. Or, ces derniers temps, il cherche à courtiser la fille d'Ansowald Tord-Boyaux.
- Le petit salopard, ricana Leudaste.
- C'est vrai qu'elle est choucarde, la petite Anseflède, commenta Bertheric du Cairn.
- Messires, un peu de tenue je vous prie, coupa Iselda. C'est une femme dont nous parlons, pas d'un objet.
- Pourtant j'en ferais bien ma chose, renchérit Leudaste.
- Mais le vieil Ansowald n'aime pas Radbod, poursuivit Ansegisel. D'ailleurs, la jeune Anseflède est déjà fiancée à Haribert le Ventripotent. Pour le moment, il reste sourd aux suppliques de Radbod... néanmoins, un mot de votre part pourrait arranger cela, comtesse. Après tout, Ansowald Tord-Boyaux et Haribert le Ventripotent sont tous deux des hommes-liges du comté ; si vous demandez, ils obéiront. Ca ne leur plaira pas, mais ils obéiront. Bien sûr, ça ne guérira pas Radbod de sa pingrerie ; mais ça devrait lui rappeler ses obligations féodales.
- C'est à réfléchir », répondit Iselda.

On leur resservit du vin. Iselda se sentait terriblement lasse, mais la conversation aurait pu plus mal tourner. Passées leurs premières réticences, ils avaient pu évoquer ensemble les options envisageables en vue de leur départ en guerre au printemps ; de mauvaise grâce pour certains, mais la décision d'Iselda n'en était pas moins prise. Elle se pencha pour caresser Ratsa et Mausen, les deux chiens de son père qui dormaient à ses pieds sous la table et qui s'étaient régalés de ses restes. Puis, se redressant, elle avisa ses vassaux :

« Messeigneurs, vos conseils m'ont été utiles. A présent, je veux que vous passiez le message dans vos fiefs, et que chaque village sous votre juridiction s'y prépare. Je veux que chaque famille contribue, d'une manière ou d'une autre ; que chaque foyer qui n'enverra pas un fils au combat compense en vivres ou en or. Que chacun s'y prépare au mieux, et au printemps, nous y verrons plus clair. »
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