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 Allons à l'auberge ! [Alanya-Zaahrian-Yenaël]

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Yenaël
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MessageSujet: Allons à l'auberge ! [Alanya-Zaahrian-Yenaël]   Lun 12 Juin 2017 - 12:03



~ Si tu n’as pas étudié, voyage ~



Le voyage avait été long, très long. Thaar, Sol’Dorn, puis ils avaient remonté l’Oliya sur des dizaines, plutôt même des centaines de kilomètres. Yenaël avait eu l’occasion de croiser de nombreuses cartes durant son apprentissage magique et sa jeunesse. Mais arpenter le terrain était tellement différent et plus difficile que de faire glisser son doigt à la surface d’une carte. Maintenant les voilà en pays alonnan. Le jeune mage avait souvent entendu parler de la péninsule comme un lieu de faste, de noblesse et de bourgeoisie. Force était de constater que, durant l’hiver, les terres du nord n’avaient rien de sensationnel à offrir aux voyageurs.

Après avoir rejoint la Péninsule par sa face extrême nord, les deux compagnons de route Yenaël et Zaahrian avaient entrepris de descendre progressivement vers le sud afin de trouver des météos plus clémentes que celles qu’ils avaient croisé auparavant. Les journées de marche étaient difficiles à cause du climat rigoureux, mais les villages se faisaient de plus en plus nombreux depuis quelques jours et ils avaient de plus en plus de facilité à trouver un lieu au chaud où se reposer. Régulièrement, le jeune homme avait pris l’habitude de questionner les personnes qu’ils croisaient au fur et à mesure de leur avancée afin de savoir s’ils se rendaient toujours bien dans la bonne direction. Faute de mieux, leur destination actuelle était la place forte d’Alonna qui, d’après les voyageurs, était la plus grande ville des environs et le lieu où résidaient les pouvoirs locaux.

Après une longue journée de marche, Alonna fut en vue et les deux hommes cherchèrent rapidement une auberge dans les faubourgs de la cité afin de passer la nuit. Ils étaient venus ici pour démarrer la suite de leur périple à travers la Péninsule et donc réunir quelques provisions. Malgré quelques missions éparses qui leur avait permis de renflouer légèrement leurs bourses, les deux hommes demeuraient plutôt miséreux en cette terre qui leur était étrangère. La chambre fut rapidement négociée par Yenaël qui avait pris l’habitude de se coller à cette tâche. Le physique hybride de Zaahrian n’étant pas réellement apprécié par les autochtones. Avant même de monter dans leur chambre, les deux hommes décidèrent conjointement de trouver une table afin de pouvoir manger un repas qui leur réchaufferait les entrailles.

Une fois servi d’un bol de potée chacun, ils prirent place à une table dans un coin sombre de la taverne afin de ne pas attirer l’attention. Les temps étaient rudes et Yenaël constata âprement que son bol était plus rempli d’eau chaude parfumée aux vieux légume que d’un bon ragout traditionnel. Après avoir pris plusieurs lampées du plat local qui avait au moins le mérite de le réchauffer, le jeune homme prit la parole afin d’ouvrir la conversation avec Zaahrian.

- Je me demande bien ce que nous allons pouvoir trouver dans cette fameuse « Alonna » dont tout le monde parle. Espérons que les gens d’ici soient un peu moins rustres que ceux que nous avons croisé précédemment …


Sa phrase resta en suspens. Yenaël espérait que leur soirée se déroulerait sans encombres. Malheureusement, il était difficile pour un estréventin et un semi-elfe de passer inaperçu ici, en terre paysanne péninsulaire.

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Alanya de Broissieux
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MessageSujet: Re: Allons à l'auberge ! [Alanya-Zaahrian-Yenaël]   Jeu 20 Juil 2017 - 0:06

« Qu’on nous amène de la gueuse ! ».

Ce fût-là la première phrase de leur arrivée dans la petite masure. La petite troupe de trois gaillards avait rit sur le perron deux longues minutes avant d’entrée dans l’auberge. Le géant bourru à la voix rauque s’était entendu seul que tout le monde ne louperait leur passage ; et c’était chose faite. Les mirettes s’étaient braquées sans pudeur sur le colosse au plastron de cuir. L’on voyait sans mal l’attirail pendre à son baudrier. Tantôt l’épée, tantôt le coutelât, il était bien mieux armé que la garde elle-même. Ses grands godillots fendaient le sol à vive allure, jusqu’à se jeter nonchalamment sur une table tâchée. Il finit de débarasser les bouteilles vides et les cadavres de repas en les balayant de la main. La vaisselle s’échoua sur le sol, tirant un rire gras du comparse.

Si le premier s’installa dans la même cérémonie, le troisième était somme toute plus discret. Bien moins épais que ses compagnons – mais aussi plus jeune – il n’avait encore ouvert la bouche, laissant ses yeux croiser ceux des clients curieux. Pourtant, il impressionnait par tout autre chose. Il se dégageait de son corps d’esthète un esprit perfide et hautain. Son visage s’étirait sur un rictus de dégoût, avançant calmement vers ses collègues qui déjà attablés reluquaient les coquines. Peut-être s’en offrirait-il une cette nuit, si Tyra le souhaitait. Voilà un siècle qu’il n’avait fourré la donzelle ! Presque autant de temps qu’il était partit sur les routes. Par le Saint con de Deina, il en avait mal aux guibolles d’avoir tant vadrouillé ! Et comme une évidence, il s’en était retourné à sa terre natale. Peste celui qui avait eu cette idée ! C’était un pays aussi laid que pauvre, ils auraient bien du mal à gagner leur pain ici.

Lorsqu’il se tint face aux deux géants, il lança sa bourse pleine sur la table. Les pièces tintèrent et si la plupart avait retrouvé leurs occupations, les tables les plus proches jetèrent un œil envieux. Voilà un petit paquet qui pouvait attirer moult convoitise si l’on n’y prenait pas garde. Mais armés comme ils étaient, ils seraient peu à tenter leur chance ce soir. Après tout, ils ne créchaient pas là pour le moment.

« Voilà qu’le Sire d’Apremont nous arrose ce soir, Eudes ! »
« L’est p’têtre pas aussi pingre qu’on l’croyait ».

Ils éclatèrent d’un rire entendu alors que le chevalier prenait place. Un noble entouré du bas-peuple, voilà donc ce qui tirait le dégoût du jeune messire. Ah pour sûr, il était bien loin de sa demeure familiale, si modeste soit-elle. Encastré au flanc des montages, Apremont était une petite vassale de Lodiaker, veillant sur trois charmante bourgades escarpées. L’on y vivait rudement mais paisiblement, pour peu que l’on sache exploiter la mine. Sa famille n’était guère riche, ni même prestigieuse bien que son arrière grand-oncle fit un beau mariage avec la nièce des Lourbier. Il n’y avait là pas de quoi dorer le nom et il s’en contenta bien. Son joli minois attira fort vite une puterelle. Charmante dans sa robe, ses petits seins et sa bouille ronde ne trompait guère son âge : elle devait avoir treize ans au plus. Juste assez pour qu’il l’attrape par la hanche et l’assoit sur ses genoux, lui tirant un gloussement.

« Mon brave, servez nous trois godets bien plein ! », cria-t-il en se tournant vers le taulier qui s’en vînt prestement les mains chargées. S’il avait le cœur en allégresse, c’est qu’il savait que bientôt ils toucheraient assez pour s’offrir une luxueuse maison Thaarie. Il ne leur restait que ce contrat, que cette énnéade et alors le fringuant chevalier virerait outre-mer, plus riche que ses aïeux n’aient jamais été.

« Sers nous ton meilleur tord-boyau mon gars ! S’agirait pas de nous laisser grimper tes mignonnes à jeun ! ».

Le grand dadet pelotait déjà assez la sienne pour mettre quiconque le regardait mal à l’aise. Et l’impudente tentait en gloussant se retirer ses grosses paluches comme si elle y pouvait quelque chose. Presque un putain de mois qu’ils avaient pas fait halte pour le bon temps – par manque d’argent avant tout. Mais aujourd’hui, ils n’avaient plus à s’en soucier ; et ils ne s’en soucieraient bientôt plus jamais. Les hommes commencèrent à rire grassement, buvant goulument sans se soucier que leur ami ne participe davantage à leur dinguerie. Il adressa quelques mots courtois à la jeune fille, car il aimait cela. Il avait gardé le meilleur de son éducation : il draguait la poule comme un noble et la démontait comme un chien. La pauvre jouvencelle n’était pas au bout de ses peines.

« Eh Wultfoald ! C’est pas un monstre qu’est assis tranquille là-bas ? »
Le preux tourna la tête, un peu frustré d’être ainsi coupé. Mais Eudes avait gueulé si fort qu’il était préférable de suivre le bout de son doigt.
« L’on dirait bien qu’si ! Allons l’voir le grand’ z’oreilles histoire d’lui montrer qu’ici on veut pas d’ça ! »

Ils étaient peu à s’être arrêtés après cette remarque. C’était une chose courante ici, bien que l’Alonnan fût bien plus tolérante que le reste du royaume. L’on préféra tout de même un nain à un elfe ; le premier au moins savait se servir de ses mains et préférait la chatte au vît. Wultfoald n’eut pas même le temps de répondre que déjà les balourds s’en était allé, laissant leur distraction là où elles étaient ; et bientôt il fit de même avec la sienne non sans l’embrasser en récupérant sa bourse et en lui tendant deux pièces d’argent.

« Ce soir, tu es à moi ».

Il n’aimait guère que l’on touche ce qui lui appartenait. Et parmi ses objets fétiches se trouvaient les femmes, qu’elles soient faciles ou de sa propre lignée. Il ne lui plaisait pas de les voir fricoter avec un autre alors même qu’il n’en avait pas fini avec elles. Jamais rien ne demeurait latent avec le chevalier ; c’était là une de ses qualités. Sans en demander la permission, les deux rustres posèrent leurs culs face à deux bonhommes : le premier était l’elfe, le deuxième semblait bien plus normal.

« Alors mignonne, qu’est-ce tu fais ici ? T’es la p’tite de ce m’sieur ce soir ? », Richard avait lâché ça sans délicatesse et si l’ironie était palpable, il le connaissait assez pour savoir que sous la raillerie, il n’en pensait pas moins.
« Tu vois, moi et mes gars on aime pas trop les gens comme toi ».
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Zaahrian
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MessageSujet: Re: Allons à l'auberge ! [Alanya-Zaahrian-Yenaël]   Jeu 27 Juil 2017 - 23:21


Leur premier contact en Péninsule se fit dans un petit hameau dans la baronnie d’Alonna. Bien qu’ayant la qualité non négligeable d’avoir une auberge confortable à la disposition des voyageurs, le village offrait bien peu de possibilités pour des étrangers venant d’aussi loin que l’Ithri’Vaan, surtout si l’un d’eux avait le malheur d’être un hybride. Disons que la présence de Zaahrian ne facilitait en rien les choses. Heureusement, Yenaël avait une tête suffisamment sympathique pour pouvoir faire des affaires sans qu’on ne le regarde comme s’il était un dégénérer de la nature. Au début, ça faisait bien rire Zaahrian, mais au bout d’un moment, l’orgueil finit par en prendre un coup. Si on acceptait de l’engager, on lui réservait généralement les pires besognes comme la mise à mort d’animaux de boucherie. C’était une job aussi éreintante que salissante, mais le boucher reconnut le talent de Zaahrian dans le maniement du couteau et surtout son sang-froid devant les hurlements des porcs qu’on égorge.

Rapidement la décision fut prise de quitter le village pour se diriger vers la capitale de la baronnie. Elle ne constituait que la première étape d’un voyage qui promettait d’être long en direction des terres plus accueillantes du sud. Évidemment, les regards ne se firent pas moins insistants sur Zaahrian que l’on coïnciderait toujours comme de la vermine. Incapable de rester sans réagir, il répondait parfois au regard trop insistant. L’assassin pouvait devenir franchement inquiétant lorsqu’il vous fixait intensément. Au moins, la pluplart du temps, les gens les laissaient tranquilles. Jusqu’à maintenant, ils n’avaient pas eu d’ennuis, mais Zaahrian savait trop bien que ce n’était qu’une question de temps avant que quelque chose ne leur tombe sur la tête.

Dans la taverne, Zaahrian regardait son ragout sans grand intérêt. Les temps étaient durs pour tout le monde. Non seulement il n’avait rien d’appétissant, mais sa portion était également plus petite que celle de Yenaël. Il en mangea un peu, car il ne pouvait pas ignorer les cris de protestation de son estomac vide, avant de relever les yeux sur son compagnon.

— J’espère trouver un peu de travail digne de ce nom, mais je n’y crois pas trop. Ce sont tous des rustres qui n’ont jamais vu un elfe de leur vie.

Dans l’espoir de passer un peu plus inaperçu, Zaahrian se couvrait la tête avec un capuchon qui cachait ses oreilles. Malgré ses efforts, les traits de son visage le trahissaient aussi. Visiblement, il n’avait pas la même tête que les habitants du coin, même si sa taille n’égalait pas celle d’un elfe pur sang. À l’intérieur de la taverne, il ne prit pas la peine de se couvrir. Il faisait chaud et la frustration grandissait en lui. Il mourrait d’envie de mettre son poing à la figure de l’un de ces badauds qui ne trouvaient rien de mieux à faire que de le dévisager en racontant des histoires à son sujet. Il savait qu’en faisant cela qu’il risquait d’avoir de gros problèmes et comme il n’était plus question de veiller à sa propre peau, mais également celle de Yenaël, il devait impérativement se contrôler. Malheureusement, il ne pouvait rien faire contre ceux qui venaient chercher les ennuis.

Ses sens constamment en alertent, il les remarqua avant même qu’ils ne viennent à lui. Un groupe d’hommes ayant déjà un peu trop bu et qui s’impatientaient de ne pas pouvoir mettre la main sur l’une des prostituées de la place. L’un d’eux, du moins, n’avait rien du paysan ordinaire. Mieux armé que les gardes de la place, il devait être un mercenaire. Il ne faisait aucun doute qu’il savait comment manier l’épée et le coutelas qui pendaient à sa ceinture en avertissement silencieux pour ceux qui voudraient l’embêter. Naturellement, rien de tout cela n’impressionnait Zaahrian, mais il n’y prêta pas plus d’attention même si sa voix portait au-dessus du reste et qu’il comprit assez vite que le gaillard l’avait remarqué.

— Je mange. Dit-il sur un ton qui marquait l’évidence. Puis il ajouta avec son plus charmant sourire. Non, parce que tu serais intéressé, peut-être? Une petite partie de lui-même regretta aussitôt ses paroles, mais une autre partie, bien plus virulente, mourrait d’envie d’en ajouter une couche. Ce type osait quand même venir l’insulter alors qu’il mangeait. Il n’allait pas rester là sans rien dire. C’est Zaahrian après tout.

— C’est dommage, car je suis d’excellente compagnie.
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