AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Halyalindë Yasairava
Admin
Admin
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1252
Âge : 90
Date d'inscription : 17/12/2014

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  477ans (né en 531) - taille : 1m98
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: [Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre   Ven 16 Juin 2017 - 0:01

<< Les débuts de l'enquêteà venir >>


Hiver - 3e jour de la 2e ennéade de Verimios
9e année du XIe Cycle
Après-midi


La course aux indices avait commencer depuis quelques heures déjà et les deux étrangers, bien qu'ayant reçu une demande clair du conseil, semblaient bien décidé à obtenir le fin mot de l'histoire en tirant toutes les ficelles qu'ils pouvaient avoir sous la main.

Mais durant ce temps, la vie continuait au sein de la cité. Dans le Palais, le Conseil avait finalement réussit à se réunir, quoi que Kaëlis manque à l'appel. Killen fut inhabituellement intéressé par l'affaire, semblant penser que cette histoire relevait de la sécurité de tous... ce en quoi  les conseillers ne luis donnent pas nécessairement tord. Un peu plus loin, Celondil avançait dans le couloir des appartements privés en tirant par l'oreille deux enfants à la peau halée, aux cheveux d'argent et aux mains pleines de peinture qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau. Arrêtés devant une porte bien précise, ce fut à une femme fatiguée aux traits semblables à ceux des bambins qu'il raconta l'héroïsme de leurs frasques du jours et la colère de l'ambassadrice de Mera.

Les habitants vaquaient, se protégeant du léger froid ou l'accueillant avec rires et candeur. Pour les plus jeunes, le gel et les quelques flocons qui tombaient de temps à autre sans voler les couleurs du monde pour autant étaient de nouvelles découvertes. Au détour d'un passage, à hauteur d'une passerelle, des portraits réalistes d'habitants de toutes sortes avaient fleuris sur les murs ou le bois, la peinture rendant à merveille des regards brillants de vie. Ici, c'était même le profil de l'Etoile du matin qui avait été reproduit.

Au bord de la rêveuse, du côté le moins habité, le temple de Tari somnolait paisiblement. Les pans de murs qui plongeaient dans l'eau du fleuve brillaient dans le soleil blafard et le gel qui couvrait les branche dessinait également des formes de cristal sur la pierre blanche et polie de l'édifice. Dans la cour attenante au cloitre dans lequel vivaient non seulement les prêtres qui le désiraient mais également les personnes qui étaient suivit par la communauté de religieux, plusieurs êtres aux cheveux voilés parlaient tout en observant avec circonspection une plaque de verglas prenant un bon quart de l'espace libre de végétation. Une fine brume se perdait dans l'air à chacune de leur paroles.

Une petite femme voilée, rondelette pour une elfe, se glissait hors des murs pour passer dans le temple en plus même. Un grand hall dont la porte centrale débouchait sur la salle des Lueurs. Une salle de prière à droite. l'entrée des archives à gauche. Le reste n'était que dédale, mezzanine et escaliers. La pierre blanche entièrement gravée de bas reliefs était illuminée par des centaines de sphères de verre dispensant un douce lumière bleuté. Au sol, une rigole centrale avait été creusée dans la roche et semblait faire communiquer la pièce qui faisait face à l'entrée avec un puits central au centre du quel gargouillait un mince filet d'eau tombant des mains ouvertes d'une femme voilée. Les rares fenêtres ne dissipaient pas l'étrange impression de parcourir un paysage sous-marin. Les Voilés déambulaient en silence ou en parlant à voix basse, conduisant des fidèles ou les épaulant d'un sourire paisible. Un grand calme régnait en ces lieux et quelque chose invitait à ne pas le briser.

La petite femme salua un groupe de Voilé d'un vague signe de tête, visiblement plongée dans ses pensées tout en se rendant vers la salle des Lueurs.

Vraiment... La vie continuait.

_________________
couleur: #9999ff
Mériale de Beaurivages - Dame Louve - Maîtresse des forges

Cadeau d'un gentil membre:
 

MdO2017:
 


Dernière édition par Halyalindë Yasairava le Mer 5 Juil 2017 - 16:42, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Artiön Sinyàra
Fossoyeur
Fossoyeur
avatar

Masculin
Nombre de messages : 125
Âge : 20
Date d'inscription : 23/01/2017

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  706 ans - Taille : 2m11
Niveau Magique : Arcaniste.
MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre   Ven 16 Juin 2017 - 11:50

Le goût de l’abandon n’avait jamais été aussi agréable à tes papilles. Tu mentirais si tu disais qu’un millier de questions ne te traversent pas l’esprit en ce moment, et ce serait ajouter l’insulte à la blessure que de nier ton envie de reconstituer l’enchaînement des événements de ce jour-là. Quelle Noss avait bien pu aller jusque-là, et jusqu’où d’ailleurs étaient-ils allés ? Comment avaient-ils pu passer outre la vigilance de la garde ? Quelle avait été l’ampleur réelle des blessures… parce qu’au peu que tu as pu glaner, tu concluais qu’il n’y avait eu aucun mort.
Pour toi qui te laissais très facilement travailler à la moelle par les questionnements, les confier sans réel remord à Killen s’était avéré plus libérateur que tu n’oserais jamais l’avouer. Maintenant ne restait plus qu’à faire honneur à la mission originale confiée par le Conseil, et à consulter les Archives à la recherche d’un descendant d’Anadris. Contrairement d’ailleurs à ce qu’a pu être ton sentiment au cours des premières étapes de cette aventure, dans cette épreuve tu pars confiant. Kaëlistravaë t’aura été sur cette question aussi d’une grande aide. Limiter au départ les recherches aux quelques noms qu’elle avait pu te mentionner te donnerait au moins une direction générale. Ne restait plus qu’à espérer l’enquête fructueuse avant d’avoir à prendre de tangente.

Décoré des miroirs naturels de l’inhabituel givre, le temple de Tari Ardamiri s’entourait d’une aura d’une sérénité à en calmer l’appétit de jeunes ponges… et à en faire frissonner un elfe des montagnes. Tu repris contenance au même moment où tu repris ta marche, t’interrogeant quant à ce que Cinnaeth aurait déjà pu trouver en ton absence, mais tes interrogations furent de courte durée. Qu’il s’agisse de celui d’Ardamir, de Daranovar ou d’Eryndolen, pénétrer le temple de la Voilée donnait toujours l’impression de plonger, et de naviguer dans les abysses. Et parce que tu es un militaire, parce que tu as eu autant d’occasions de te recueillir dans l’un de ces temples que de t’émouvoir des raisons qui t’y ont conduit, l’espace d’un instant, tu te laisses flotter entre deux eaux plutôt que de directement gagner les lieux de rendez-vous.

La respectueuse révérence que tu prends le temps d’adresser aux Voilés trahit ton statut d’étranger, mais qui s’en soucie dans le cœur du culte de la Gardienne de deux mondes ? Tu t’autorises l’entrée dans la Salle des Lumières, et joins ta prière, toujours la même, à celle de tes frères. Une pensée pour les souffles de tes frères d’âmes tombés au combat, une pensée pour leurs familles, qu’elles aient déjà refait leurs vies ou luttent encore avec le deuil, une pensée pour ton père, pris par l’Uraal, une pensée pour ta Mère, qui s’est offerte à l’écume.
Ce n’est qu’en observant ton âme à nue, durant ces prières, que l’on se rend compte comme la mort t’affecte encore, malgré les serments et les promesses de résilience. La nature Sylvaine n’est pas une chose que l’on peut vaincre si aisément.

En paix avec toi-même, le corps entier comme allégé, tu prends enfin la direction des Archives. Devant les interminables rayons ce n’est pas un titre que tu cherches le premier, mais une elfe, ta Lëandrine de partenaire. La demoiselle Kielendar ne fait cependant aucun signe de sa présence en ces lieux, te laissant comprendre que c’est en définitive toi le premier arrivé. Qu’il en soit ainsi donc, tu ouvrirais le bal. Tes doigts lorgnent par-dessus les tranches des manuscrits, te forçant à constater que leur organisation n’est pas faite selon une logique qui t’es aisément palpable. Ce serait une question de temps alors, avant de retrouver tes registres d’intérêt.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Halyalindë Yasairava
Admin
Admin
avatar

Féminin
Nombre de messages : 1252
Âge : 90
Date d'inscription : 17/12/2014

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  477ans (né en 531) - taille : 1m98
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre   Ven 23 Juin 2017 - 19:44


A Ardamir, Archives comme Bibliothèques sont ouverts à tous exceptées celles du Palais. Leurs gardiens étaient bien plus souvent des guides pour trouver son chemins entre les pages austères aux néophytes et les organisations anarchiques de chacun plutôt que de vérifier les restrictions et les droits de chacun. Les Archives du temple ne faisaient pas exception à la règle de l'organisation soumise au gardien des lieux et le fait que tous les ouvrages soient fait sur le même modèle, le même format et amplis d'une dizaine plumes sur des milliers de pages ne rendait pas la tâche facile. Les tranches étaient faites de robustes végétaux tressés ou d'un peu de cuir et les couvertures en bois, rendant même la manipulation lente.

Bien que le le chef du temple porte le titre d'Archiviste, les allées d'étagères étaient sous la surveillance constante des copistes et de leurs apprentis, véritables gardiens des lieux. Une odeur à la fois lourde et acide sensé éloigné les insectes flottait dans l'air jusqu'à surpasser celles de l'encre, du papier et de la poussière. Voyant arriver Artion dans les méandres des mémoires, tout ce petit monde l'avait observé tout en le laissant aller à venir, veillant sur le travail sans en couper l'accès.

Ce ne fut qu'après de longs instants de solitude devant les tranches à peine différentiées, un tout jeune homme se présenta au visiteur. Portant une tenue très simple dans les tons blanc et non voilé, il devait avoir à peine dépasser la centaine. Ses grands yeux d'un bleu aussi limpide que sombre, avaient du mal à regarder Artion directement, prenant la fuite à chaque occasion. Ses mains se tenaient fermement l'une l'autre. Tout en lui montrait un trac évident... Et pourtant, il se posta tout à côté de l'étranger pour lui parler à voix basse.

" Je peux vous aider, Heru ? "

De longs instants à ne plus penser au temps pour ne pas que la recherche devienne source de frustration, et l'on aurait tout aussi bien pu dire du Commandant des Armées de Daranovar qu'il perdit son Souffle. Observant les occasionnelles marques visibles sur les ouvrages avec attention, prenant le temps lorsque l'intuition l'y invitait d'aller par delà la couverture, il avait tôt fait de s'installer dans une monotone routine.
Trop absorbé par ses occupations pour porter la moindre attention à son environnement, il ne remarqua pas le jeune elfe ayant entrepris de l'approcher, l'ignora même lorsqu'il fut tout proche, pour ne constater sa présence que lorsqu'il prononça ses premiers mots. Les yeux fuyants et le ton hésitant de l'adolescent lui arrachèrent un sourire attendri, inconscient qu'il était du fait que son propre comportement de départ ait pu nourrir le malaise du plus jeune.
Artiön reprit donc en murmures, à l'image de son interlocuteur.

- Si ça ne vous ennuie pas, ce serait avec plaisir les yeux d'Artiön partent à la recherche du contact de ceux de son interlocuteur Mon parâtre m'a souvent reproché de ne savoir que trop peu de l'histoire des vieilles familles d'Ardamir et il ne mentait pas en disant cela Alors je suis venu ici dans l'espoir d'en apprendre plusle soupir se veut de lassitude, mais il ne sert en réalité qu'à dissimuler la culpabilité ressentie par le mage à ainsi profiter d'un enfant Mais je n'imaginais pas me trouver aussi vite perdu
- Ou-Oui... Vous cherchez quelque chose en particulier. Une famille en particulier... Je veux dire... Ici il n'y a que de la généalogie... le pauvre, obligé de regardarger le curieux dans les yeux, semblait vouloir s'effacer de la surface du monde...
- Tant qu'à remonter le temps, autant y aller à petits pas. En apprendre sur le lignage des Tiril devrait m'occuper bien assez longtemps le soldat prit son menton dans une main Quoique tant qu'à suivre les conseils de mon parâtre, autant lui faire honneur et m'intéresser un peu à mes nouveaux ancêtresil se marqua d'un grand sourire, satisfait du calembours alors que le visage du jeune homme se parait d'une expression incertaine à mi chemin entre la panique et l'incompréhension la plus totale Je ne serais pas contre l'idée de mieux connaître les origines des Yasairava.

La brève explication eu l'avantage de permettre au clerc de recommencer à respirer, sans quoi il aurait surement fini par tourné de l'oeil.
- Oh oui! Oui les plus anciennes familles. Les lignées Tiril, Yasairava et Metharïan sont sûrement celles qui remontent le plus loin dans nos archives. Il y en a même qui remontent avant la perte du Linoïn, vous vous rendez compte?!" s'exclama-t-il avec un sourire radieux... avant de se replier totalement sur lui même. " Hmmm... Pardonnez moi... Vous... Vous préférez commencer par les archives les plus récentes ou par leurs origines ? "

Sans qu'il ne le laisse réellement paraître, la vitesse à laquelle naquit... et mourut l'étincelle dans les yeux du jeune garçon fendit le coeur du Lanthaloran. Être capable de déstabiliser ses interlocuteurs était chose dans laquelle il arrivait à Artiön de prendre un certain plaisir ; à condition que le malaise ne fut pas de ce genre-là. Se sentir l'origine de la panique d'un jeune frère, en plus de lui forcer la reconsidération de son aura jouait des peurs qu'il nourrissait en secret, ces soirs sans sommeil où il imaginait ce qu'il adviendrait de ses enfants, vienne-t-il à en avoir un jour.
Un contact comme il en avait l'habitude au cours de ses quotidiennes conversations, une simple main posée sur l'épaule, prit cette fois une signification bien plus profonde. C'est avec une douceur presque paternelle qu'il avait été instauré, de peur que sa brusquerie habituelle ne termine d'achever son conseiller. C'est le ton et le regard manifestement attendris qu'il répondit.

- Je pensais m'y prendre lentement et remonter le temps petit à petit... mais je me sens l'âme d'un historien d'un coup. On a la chance d'avoir des registres ayant traversé les cycles, alors faisons les choses bien. Prenons les choses à leur origine.
Le jeune homme s'éclaira d'un seul coup. Un sourire de joie tout a fait enfantine fendit son visage alors que l'engouement, renforcé par le geste d'apaisement de l'étranger, prenait le pas sur sa timidité. Trouver un camarade de jeu n'était pas si courant hors de leur cercle très fermé...

- Alors venez ! Les plus anciens registres sont bien plus loin. Personne ne les consulte jamais.

Il partit d'un pas sûr vers les entrailles des archives, précédant le visiteur de quelques pas. A droite. A gauche. Encore à gauche. Un escalier. un couloir. Des centaines de rayonnages. Et le long d'un balcon en demi cercle à trois mètres au dessus du sol dans une alcôve reculée :

- C'est ici. Les copies des toutes premières naissances recensées dans la région. Ardamir n'était même pas réellement fondée et tous ces registres ont été remplis par le premier prêtre de Tari a avoir décidé de rester dans le sanctuaire qui entourait notre actuel Palais. le Sage Raùca. C'est comme ça qu'il signait ses ouvrages à l'époque. Ils sont tous rassemblés sous le nom de " Pléïade des Premiers Noms" .

Tout en parlant, il était monté sur l'échelle discrète qui bordait l'un des rayonnages. Parcourant les tranches en fronçant le nez, il en tira un d'une apparence fatiguée, le glissa sous son bras et en tira deux autres dont les couvertures étaient gravées du titre qu'il venait d'énoncer ainsi que d'un symbole. Le premier était marqué d'une couronne aux allures de soleil dans laquelle était inscrite une lame.

- Vous saviez que le nom des Yasairava est en réalité une déformation d'une branche commune entre eux et les Nolarië ? C'était un groupe de guerriers originaire de la région qui se fait appeler les Yaisarina, "Ceux qui sont couronnés d'acier". Ce qui est le plus étrange c'est que selon les sources, la forge n'était même pas encore réellement développée à cette époque et c'est d'autant plus mystérieux que certains de nos historiens disent qu'Anadris aurait pris femme parmi eux alors qu'il était d'un pacifisme convaincu. Enfin ce ne sont que des spéculations, beaucoup plus de sources disent que celle avec qui il a passé la plus gande partie de sa vie est une druidesse et que c'est là la raison pour laquelle nous en avons si peu de traces.

Il redescendit avec précaution et alla poser le livre abimé sur une minuscule table de travail non loin avant de revenir pour tendre le premier livre à Artion. Ses yeux pétillaient d'excitation.

- Celui ci est le registre des premiers morts et des premières naissances de ce groupe dans le Sanctuaire. On les retrouve aussi sous le nom de Yasairina un peu plus tard. Il semblerait que la graphie ait changée, mais nous ne savons pas si c'est par erreur des copistes ou par évolution de la langue. Et voilà..." Il tourna l'autre ouvrage de façon à ce qu'Artion puisse le voir dans le bon sens, le manipulant avec un respect emprunt de tendresse. " le registre des premier elfes ayant jurés de défendre un sanctuaire commun, la Tirith, la " Sentinelle ", devenue par la suite une lignée et palatalisés définitivement au cinquième Cycle sous le nom de Tiril...

Sur la couverture de celui-ci, un arbre entouré de cinq étoiles reliées entre elles par des tresses stylisées.

- Le Sage Raùca a réunit ses registres par année sous la forme de registre par clan, par groupe et par lignées à la fin de sa vie. On dit qu'une fois le dernier nom inscrit sur le registre des Metharïan, son coeur à tout simplement cessé de battre... Hmmm... Voulez-vous que je vous laissez étudier cela... tranquillement ? " ajouta-t-il quelque peu rattrapé par la situation après son envolée.
- Non non! Reste... si ça ne te dérange pas du moins.

Le nez déjà plongé entre les pages du recueil tendu par le jeune elfe, Artiön sans hésiter s'appliqua à se construire l'image mentale qui lui permettrait de retenir l'interminable enchaînement de noms et de dates que constituait le registre. Il n'en fallait pas bien plus en réalité pour déjà former des conclusions, le peu que lui avait appris son hôte était un indice précieux. Certainement, les membres encore vivant de la lignée des Tiril étaient descendants d'Anadris. Faire semblant de continuer à lire pour quelques temps alors que son accompagnateur lui tournait le dos aurait été bien trop facile, il avait fallu qu'il se laisses avoir, et que tu te prennes à partager son enthousiasme. Le regard se levant vers le copiste et la main lui faisant signe de prendre place à ses côtés, il s'engageait consciemment dans ce qui risquait de devenir l'affaire de longues heures.

- La lecture sera pour sûr plus formatrice si tu es là pour me raconter les histoires associées aux noms

Le temps file à une vitesse qu'aucun des deux n'aurait pu imaginer. Ni l'un ni l'autre ne réalisant où en est la course du Soleil, le mage de Vie ne se sera aucunement inquiété de l'absence de Cinnaeth, emporté qu'il était à exposer ses théories, sautant parfois d'un ouvrage à l'autre, sur la raison de quelque mort, de visibles rapprochement des naissances, ou d'espaces s'allongeant ou rétrécissant entre deux générations ; théories que le copiste se plaisait visiblement à appuyer, réfuter ou voir complètement démentir grâce aux savoirs qu'il possédait. Les données qui avaient perduré pendant près de dix Cycles étaient lacunaires et plusieurs fois, le jeune homme disparut dans les entrailles du batiment pour revenir avec d'autres registres plus récents ou rédigés par d'autres mains. Plus d'une fois le sourcil d'Artiön s'est levé, impressionné de la quantité et de la précision des savoirs qu'avait déjà engrangé un si jeune adolescent, mais était-ce bien étonnant venant de la part de quelqu'un capable de retrouver deux ouvrages précis parmi les milliers de rayons des étagères du Temple ?

_________________
couleur: #9999ff
Mériale de Beaurivages - Dame Louve - Maîtresse des forges

Cadeau d'un gentil membre:
 

MdO2017:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» L'heure du grand départ...[Rp Voyage libre]
» Obama en chute libre ...
» Un sous-vêtement dans l'arbre [Libre]
» JEAN JUSTE LIBRE HEUREUX ! JACQUES ROCHE EST MORT POU JE'L !
» Méréwyïn Alaryïn [Grand prêtre d'Arcamenel] {réservé Ambre}

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Miradelphia :: Anaëh ~ NORD EST :: Terres d'Ardamir :: Ardamir (Cité)-
Sauter vers: