AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Halyalindë Yasairava
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 1434
Âge : 90
Date d'inscription : 17/12/2014

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  477ans (né en 531)
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: [Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre   Ven 16 Juin 2017 - 0:01

<< Visite de courtoisieà venir >>


Hiver - 3e jour de la 2e ennéade de Verimios
9e année du XIe Cycle
Après-midi


La course aux indices avait commencer depuis quelques heures déjà et les deux étrangers, bien qu'ayant reçu une demande clair du conseil, semblaient bien décidé à obtenir le fin mot de l'histoire en tirant toutes les ficelles qu'ils pouvaient avoir sous la main.

Mais durant ce temps, la vie continuait au sein de la cité. Dans le Palais, le Conseil avait finalement réussit à se réunir, quoi que Kaëlis manque à l'appel. Killen fut inhabituellement intéressé par l'affaire, semblant penser que cette histoire relevait de la sécurité de tous... ce en quoi  les conseillers ne luis donnent pas nécessairement tord. Un peu plus loin, Celondil avançait dans le couloir des appartements privés en tirant par l'oreille deux enfants à la peau halée, aux cheveux d'argent et aux mains pleines de peinture qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau. Arrêtés devant une porte bien précise, ce fut à une femme fatiguée aux traits semblables à ceux des bambins qu'il raconta l'héroïsme de leurs frasques du jours et la colère de l'ambassadrice de Mera.

Les habitants vaquaient, se protégeant du léger froid ou l'accueillant avec rires et candeur. Pour les plus jeunes, le gel et les quelques flocons qui tombaient de temps à autre sans voler les couleurs du monde pour autant étaient de nouvelles découvertes. Au détour d'un passage, à hauteur d'une passerelle, des portraits réalistes d'habitants de toutes sortes avaient fleuris sur les murs ou le bois, la peinture rendant à merveille des regards brillants de vie. Ici, c'était même le profil de l'Etoile du matin qui avait été reproduit.

Au bord de la rêveuse, du côté le moins habité, le temple de Tari somnolait paisiblement. Les pans de murs qui plongeaient dans l'eau du fleuve brillaient dans le soleil blafard et le gel qui couvrait les branche dessinait également des formes de cristal sur la pierre blanche et polie de l'édifice. Dans la cour attenante au cloitre dans lequel vivaient non seulement les prêtres qui le désiraient mais également les personnes qui étaient suivit par la communauté de religieux, plusieurs êtres aux cheveux voilés parlaient tout en observant avec circonspection une plaque de verglas prenant un bon quart de l'espace libre de végétation. Une fine brume se perdait dans l'air à chacune de leur paroles.

Une petite femme voilée, rondelette pour une elfe, se glissait hors des murs pour passer dans le temple en plus même. Un grand hall dont la porte centrale débouchait sur la salle des Lueurs. Une salle de prière à droite. l'entrée des archives à gauche. Le reste n'était que dédale, mezzanine et escaliers. La pierre blanche entièrement gravée de bas reliefs était illuminée par des centaines de sphères de verre dispensant un douce lumière bleuté. Au sol, une rigole centrale avait été creusée dans la roche et semblait faire communiquer la pièce qui faisait face à l'entrée avec un puits central au centre du quel gargouillait un mince filet d'eau tombant des mains ouvertes d'une femme voilée. Les rares fenêtres ne dissipaient pas l'étrange impression de parcourir un paysage sous-marin. Les Voilés déambulaient en silence ou en parlant à voix basse, conduisant des fidèles ou les épaulant d'un sourire paisible. Un grand calme régnait en ces lieux et quelque chose invitait à ne pas le briser.

La petite femme salua un groupe de Voilé d'un vague signe de tête, visiblement plongée dans ses pensées tout en se rendant vers la salle des Lueurs.

Vraiment... La vie continuait.

_________________
couleur: #9999ff
Mériale de Beaurivages - Dame Louve - Maîtresse des forges

Cadeau d'un gentil membre:
 

MdO2017:
 


Dernière édition par Halyalindë Yasairava le Lun 11 Sep 2017 - 21:12, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Artiön Sinyàra
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 206
Âge : 20
Date d'inscription : 23/01/2017

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  706 ans
Niveau Magique : Arcaniste.
MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre   Ven 16 Juin 2017 - 11:50

Le goût de l’abandon n’avait jamais été aussi agréable à tes papilles. Tu mentirais si tu disais qu’un millier de questions ne te traversent pas l’esprit en ce moment, et ce serait ajouter l’insulte à la blessure que de nier ton envie de reconstituer l’enchaînement des événements de ce jour-là. Quelle Noss avait bien pu aller jusque-là, et jusqu’où d’ailleurs étaient-ils allés ? Comment avaient-ils pu passer outre la vigilance de la garde ? Quelle avait été l’ampleur réelle des blessures… parce qu’au peu que tu as pu glaner, tu concluais qu’il n’y avait eu aucun mort.
Pour toi qui te laissais très facilement travailler à la moelle par les questionnements, les confier sans réel remord à Killen s’était avéré plus libérateur que tu n’oserais jamais l’avouer. Maintenant ne restait plus qu’à faire honneur à la mission originale confiée par le Conseil, et à consulter les Archives à la recherche d’un descendant d’Anadris. Contrairement d’ailleurs à ce qu’a pu être ton sentiment au cours des premières étapes de cette aventure, dans cette épreuve tu pars confiant. Kaëlistravaë t’aura été sur cette question aussi d’une grande aide. Limiter au départ les recherches aux quelques noms qu’elle avait pu te mentionner te donnerait au moins une direction générale. Ne restait plus qu’à espérer l’enquête fructueuse avant d’avoir à prendre de tangente.

Décoré des miroirs naturels de l’inhabituel givre, le temple de Tari Ardamiri s’entourait d’une aura d’une sérénité à en calmer l’appétit de jeunes ponges… et à en faire frissonner un elfe des montagnes. Tu repris contenance au même moment où tu repris ta marche, t’interrogeant quant à ce que Cinnaeth aurait déjà pu trouver en ton absence, mais tes interrogations furent de courte durée. Qu’il s’agisse de celui d’Ardamir, de Daranovar ou d’Eryndolen, pénétrer le temple de la Voilée donnait toujours l’impression de plonger, et de naviguer dans les abysses. Et parce que tu es un militaire, parce que tu as eu autant d’occasions de te recueillir dans l’un de ces temples que de t’émouvoir des raisons qui t’y ont conduit, l’espace d’un instant, tu te laisses flotter entre deux eaux plutôt que de directement gagner les lieux de rendez-vous.

La respectueuse révérence que tu prends le temps d’adresser aux Voilés trahit ton statut d’étranger, mais qui s’en soucie dans le cœur du culte de la Gardienne de deux mondes ? Tu t’autorises l’entrée dans la Salle des Lumières, et joins ta prière, toujours la même, à celle de tes frères. Une pensée pour les souffles de tes frères d’âmes tombés au combat, une pensée pour leurs familles, qu’elles aient déjà refait leurs vies ou luttent encore avec le deuil, une pensée pour ton père, pris par l’Uraal, une pensée pour ta Mère, qui s’est offerte à l’écume.
Ce n’est qu’en observant ton âme à nue, durant ces prières, que l’on se rend compte comme la mort t’affecte encore, malgré les serments et les promesses de résilience. La nature Sylvaine n’est pas une chose que l’on peut vaincre si aisément.

En paix avec toi-même, le corps entier comme allégé, tu prends enfin la direction des Archives. Devant les interminables rayons ce n’est pas un titre que tu cherches le premier, mais une elfe, ta Lëandrine de partenaire. La demoiselle Kielendar ne fait cependant aucun signe de sa présence en ces lieux, te laissant comprendre que c’est en définitive toi le premier arrivé. Qu’il en soit ainsi donc, tu ouvrirais le bal. Tes doigts lorgnent par-dessus les tranches des manuscrits, te forçant à constater que leur organisation n’est pas faite selon une logique qui t’es aisément palpable. Ce serait une question de temps alors, avant de retrouver tes registres d’intérêt.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Halyalindë Yasairava
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 1434
Âge : 90
Date d'inscription : 17/12/2014

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  477ans (né en 531)
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre   Ven 23 Juin 2017 - 19:44


A Ardamir, Archives comme Bibliothèques sont ouverts à tous exceptées celles du Palais. Leurs gardiens étaient bien plus souvent des guides pour trouver son chemins entre les pages austères aux néophytes et les organisations anarchiques de chacun plutôt que de vérifier les restrictions et les droits de chacun. Les Archives du temple ne faisaient pas exception à la règle de l'organisation soumise au gardien des lieux et le fait que tous les ouvrages soient fait sur le même modèle, le même format et amplis d'une dizaine plumes sur des milliers de pages ne rendait pas la tâche facile. Les tranches étaient faites de robustes végétaux tressés ou d'un peu de cuir et les couvertures en bois, rendant même la manipulation lente.

Bien que le le chef du temple porte le titre d'Archiviste, les allées d'étagères étaient sous la surveillance constante des copistes et de leurs apprentis, véritables gardiens des lieux. Une odeur à la fois lourde et acide sensé éloigné les insectes flottait dans l'air jusqu'à surpasser celles de l'encre, du papier et de la poussière. Voyant arriver Artion dans les méandres des mémoires, tout ce petit monde l'avait observé tout en le laissant aller à venir, veillant sur le travail sans en couper l'accès.

Ce ne fut qu'après de longs instants de solitude devant les tranches à peine différentiées, un tout jeune homme se présenta au visiteur. Portant une tenue très simple dans les tons blanc et non voilé, il devait avoir à peine dépasser la centaine. Ses grands yeux d'un bleu aussi limpide que sombre, avaient du mal à regarder Artion directement, prenant la fuite à chaque occasion. Ses mains se tenaient fermement l'une l'autre. Tout en lui montrait un trac évident... Et pourtant, il se posta tout à côté de l'étranger pour lui parler à voix basse.

" Je peux vous aider, Heru ? "

De longs instants à ne plus penser au temps pour ne pas que la recherche devienne source de frustration, et l'on aurait tout aussi bien pu dire du Commandant des Armées de Daranovar qu'il perdit son Souffle. Observant les occasionnelles marques visibles sur les ouvrages avec attention, prenant le temps lorsque l'intuition l'y invitait d'aller par delà la couverture, il avait tôt fait de s'installer dans une monotone routine.
Trop absorbé par ses occupations pour porter la moindre attention à son environnement, il ne remarqua pas le jeune elfe ayant entrepris de l'approcher, l'ignora même lorsqu'il fut tout proche, pour ne constater sa présence que lorsqu'il prononça ses premiers mots. Les yeux fuyants et le ton hésitant de l'adolescent lui arrachèrent un sourire attendri, inconscient qu'il était du fait que son propre comportement de départ ait pu nourrir le malaise du plus jeune.
Artiön reprit donc en murmures, à l'image de son interlocuteur.

- Si ça ne vous ennuie pas, ce serait avec plaisir les yeux d'Artiön partent à la recherche du contact de ceux de son interlocuteur Mon parâtre m'a souvent reproché de ne savoir que trop peu de l'histoire des vieilles familles d'Ardamir et il ne mentait pas en disant cela Alors je suis venu ici dans l'espoir d'en apprendre plusle soupir se veut de lassitude, mais il ne sert en réalité qu'à dissimuler la culpabilité ressentie par le mage à ainsi profiter d'un enfant Mais je n'imaginais pas me trouver aussi vite perdu
- Ou-Oui... Vous cherchez quelque chose en particulier. Une famille en particulier... Je veux dire... Ici il n'y a que de la généalogie... le pauvre, obligé de regardarger le curieux dans les yeux, semblait vouloir s'effacer de la surface du monde...
- Tant qu'à remonter le temps, autant y aller à petits pas. En apprendre sur le lignage des Tiril devrait m'occuper bien assez longtemps le soldat prit son menton dans une main Quoique tant qu'à suivre les conseils de mon parâtre, autant lui faire honneur et m'intéresser un peu à mes nouveaux ancêtresil se marqua d'un grand sourire, satisfait du calembours alors que le visage du jeune homme se parait d'une expression incertaine à mi chemin entre la panique et l'incompréhension la plus totale Je ne serais pas contre l'idée de mieux connaître les origines des Yasairava.

La brève explication eu l'avantage de permettre au clerc de recommencer à respirer, sans quoi il aurait surement fini par tourné de l'oeil.
- Oh oui! Oui les plus anciennes familles. Les lignées Tiril, Yasairava et Metharïan sont sûrement celles qui remontent le plus loin dans nos archives. Il y en a même qui remontent avant la perte du Linoïn, vous vous rendez compte?!" s'exclama-t-il avec un sourire radieux... avant de se replier totalement sur lui même. " Hmmm... Pardonnez moi... Vous... Vous préférez commencer par les archives les plus récentes ou par leurs origines ? "

Sans qu'il ne le laisse réellement paraître, la vitesse à laquelle naquit... et mourut l'étincelle dans les yeux du jeune garçon fendit le coeur du Lanthaloran. Être capable de déstabiliser ses interlocuteurs était chose dans laquelle il arrivait à Artiön de prendre un certain plaisir ; à condition que le malaise ne fut pas de ce genre-là. Se sentir l'origine de la panique d'un jeune frère, en plus de lui forcer la reconsidération de son aura jouait des peurs qu'il nourrissait en secret, ces soirs sans sommeil où il imaginait ce qu'il adviendrait de ses enfants, vienne-t-il à en avoir un jour.
Un contact comme il en avait l'habitude au cours de ses quotidiennes conversations, une simple main posée sur l'épaule, prit cette fois une signification bien plus profonde. C'est avec une douceur presque paternelle qu'il avait été instauré, de peur que sa brusquerie habituelle ne termine d'achever son conseiller. C'est le ton et le regard manifestement attendris qu'il répondit.

- Je pensais m'y prendre lentement et remonter le temps petit à petit... mais je me sens l'âme d'un historien d'un coup. On a la chance d'avoir des registres ayant traversé les cycles, alors faisons les choses bien. Prenons les choses à leur origine.
Le jeune homme s'éclaira d'un seul coup. Un sourire de joie tout a fait enfantine fendit son visage alors que l'engouement, renforcé par le geste d'apaisement de l'étranger, prenait le pas sur sa timidité. Trouver un camarade de jeu n'était pas si courant hors de leur cercle très fermé...

- Alors venez ! Les plus anciens registres sont bien plus loin. Personne ne les consulte jamais.

Il partit d'un pas sûr vers les entrailles des archives, précédant le visiteur de quelques pas. A droite. A gauche. Encore à gauche. Un escalier. un couloir. Des centaines de rayonnages. Et le long d'un balcon en demi cercle à trois mètres au dessus du sol dans une alcôve reculée :

- C'est ici. Les copies des toutes premières naissances recensées dans la région. Ardamir n'était même pas réellement fondée et tous ces registres ont été remplis par le premier prêtre de Tari a avoir décidé de rester dans le sanctuaire qui entourait notre actuel Palais. le Sage Raùca. C'est comme ça qu'il signait ses ouvrages à l'époque. Ils sont tous rassemblés sous le nom de " Pléïade des Premiers Noms" .

Tout en parlant, il était monté sur l'échelle discrète qui bordait l'un des rayonnages. Parcourant les tranches en fronçant le nez, il en tira un d'une apparence fatiguée, le glissa sous son bras et en tira deux autres dont les couvertures étaient gravées du titre qu'il venait d'énoncer ainsi que d'un symbole. Le premier était marqué d'une couronne aux allures de soleil dans laquelle était inscrite une lame.

- Vous saviez que le nom des Yasairava est en réalité une déformation d'une branche commune entre eux et les Nolarië ? C'était un groupe de guerriers originaire de la région qui se fait appeler les Yaisarina, "Ceux qui sont couronnés d'acier". Ce qui est le plus étrange c'est que selon les sources, la forge n'était même pas encore réellement développée à cette époque et c'est d'autant plus mystérieux que certains de nos historiens disent qu'Anadris aurait pris femme parmi eux alors qu'il était d'un pacifisme convaincu. Enfin ce ne sont que des spéculations, beaucoup plus de sources disent que celle avec qui il a passé la plus gande partie de sa vie est une druidesse et que c'est là la raison pour laquelle nous en avons si peu de traces.

Il redescendit avec précaution et alla poser le livre abimé sur une minuscule table de travail non loin avant de revenir pour tendre le premier livre à Artion. Ses yeux pétillaient d'excitation.

- Celui ci est le registre des premiers morts et des premières naissances de ce groupe dans le Sanctuaire. On les retrouve aussi sous le nom de Yasairina un peu plus tard. Il semblerait que la graphie ait changée, mais nous ne savons pas si c'est par erreur des copistes ou par évolution de la langue. Et voilà..." Il tourna l'autre ouvrage de façon à ce qu'Artion puisse le voir dans le bon sens, le manipulant avec un respect emprunt de tendresse. " le registre des premier elfes ayant jurés de défendre un sanctuaire commun, la Tirith, la " Sentinelle ", devenue par la suite une lignée et palatalisés définitivement au cinquième Cycle sous le nom de Tiril...

Sur la couverture de celui-ci, un arbre entouré de cinq étoiles reliées entre elles par des tresses stylisées.

- Le Sage Raùca a réunit ses registres par année sous la forme de registre par clan, par groupe et par lignées à la fin de sa vie. On dit qu'une fois le dernier nom inscrit sur le registre des Metharïan, son coeur à tout simplement cessé de battre... Hmmm... Voulez-vous que je vous laissez étudier cela... tranquillement ? " ajouta-t-il quelque peu rattrapé par la situation après son envolée.
- Non non! Reste... si ça ne te dérange pas du moins.

Le nez déjà plongé entre les pages du recueil tendu par le jeune elfe, Artiön sans hésiter s'appliqua à se construire l'image mentale qui lui permettrait de retenir l'interminable enchaînement de noms et de dates que constituait le registre. Il n'en fallait pas bien plus en réalité pour déjà former des conclusions, le peu que lui avait appris son hôte était un indice précieux. Certainement, les membres encore vivant de la lignée des Tiril étaient descendants d'Anadris. Faire semblant de continuer à lire pour quelques temps alors que son accompagnateur lui tournait le dos aurait été bien trop facile, il avait fallu qu'il se laisses avoir, et que tu te prennes à partager son enthousiasme. Le regard se levant vers le copiste et la main lui faisant signe de prendre place à ses côtés, il s'engageait consciemment dans ce qui risquait de devenir l'affaire de longues heures.

- La lecture sera pour sûr plus formatrice si tu es là pour me raconter les histoires associées aux noms

Le temps file à une vitesse qu'aucun des deux n'aurait pu imaginer. Ni l'un ni l'autre ne réalisant où en est la course du Soleil, le mage de Vie ne se sera aucunement inquiété de l'absence de Cinnaeth, emporté qu'il était à exposer ses théories, sautant parfois d'un ouvrage à l'autre, sur la raison de quelque mort, de visibles rapprochement des naissances, ou d'espaces s'allongeant ou rétrécissant entre deux générations ; théories que le copiste se plaisait visiblement à appuyer, réfuter ou voir complètement démentir grâce aux savoirs qu'il possédait. Les données qui avaient perduré pendant près de dix Cycles étaient lacunaires et plusieurs fois, le jeune homme disparut dans les entrailles du batiment pour revenir avec d'autres registres plus récents ou rédigés par d'autres mains. Plus d'une fois le sourcil d'Artiön s'est levé, impressionné de la quantité et de la précision des savoirs qu'avait déjà engrangé un si jeune adolescent, mais était-ce bien étonnant venant de la part de quelqu'un capable de retrouver deux ouvrages précis parmi les milliers de rayons des étagères du Temple ?

_________________
couleur: #9999ff
Mériale de Beaurivages - Dame Louve - Maîtresse des forges

Cadeau d'un gentil membre:
 

MdO2017:
 
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Halyalindë Yasairava
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 1434
Âge : 90
Date d'inscription : 17/12/2014

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  477ans (né en 531)
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre   Sam 30 Sep 2017 - 9:14


Parmi les héritiers potentiels d'Anadris, trois noms étaient particulièrement ressortis : Les Yasairava, les Metharïan dont le dernier descendant étaient un certain Kireth et sa sœur, et les Tiril, dont seuls restaient les jumeaux de feu-Dragan et leur tante Valëa. La journée touchait à sa fin lorsqu'un message trouva son chemin jusqu'au cœur des archives sous les traits d'une Voilée dont on ne voyait plus que les grands yeux gris. Le jeune clerc blêmi soudain en voyant l'ombre bleuté apparaitre à l'angle d'un couloir.

" Voilée Delia... " la salua-t-il en se levant d'un bon pour courber l'échine. Un regard glacial et distant tomba sur lui, sans un son avant de se tourner vers leur hôte avec plus de cordialité. " Heru Artion, Un messager du palais vous attend devant le temple. J'ai à vous dire que Heri Cinnaeth a du repartir en urgence à Alëandir. Le Conseiller Mederith attend également votre venue au plus tôt. "

_________________
couleur: #9999ff
Mériale de Beaurivages - Dame Louve - Maîtresse des forges

Cadeau d'un gentil membre:
 

MdO2017:
 
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Artiön Sinyàra
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 206
Âge : 20
Date d'inscription : 23/01/2017

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  706 ans
Niveau Magique : Arcaniste.
MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre   Mar 17 Oct 2017 - 21:29


Le petit avait-il fait quelque chose de mal ? Tu ne connais que trop mal l’enseignement des Voilés pour pouvoir tirer plus de conclusions que ne l’autorise le virulent échange de regards entre la Voilée et lui. Probablement lui avais-tu mobilisé trop de temps, ou alors peut-être t’avait-il confié dans son excitation quelque chose qu’il aurait dû garder tu… mais dans ce cas comment la Voilée aurait-elle pu savoir ? Déjà levé pour dignement saluer la dénommée Delia, tu te recroquevillas quelque peu après qu’elle t’ait fait part de son annonce, non seulement perplexe devant le devenir de cette enquête sans le soutien de Cinnaeth, mais en plus gêné d’avoir pu attirer quelconque problème à celui qui t’avait finalement été plus d’aide que n’importe qui d’autre depuis que les Lam’Nir avaient investi le Grand Chêne.

- Désolé… ton discours s’interrompt, marquant un flottement gênant alors que tu attends que celui t’a paradoxalement guidé à travers un dédale de noms sans fin te donne enfin le sien   Donc désolé Gellïn, il semblerait que le devoir m’appelle, mais tu peux compter sur Artiön pour revenir un de ces jours !

Tu quittes le temple en toute hâte, plus frustré de t’arracher aux contes de la vieille Ardamir que tu ne le pensais, et cherchant d’un regard peu enjoué l’homme qui t’attendait.

- Heru ! tu te signales au messager comme s’il était difficile de te reconnaître Il m’a été fait dire que vous aviez un message à me transmettre.

Et tu espérais sincèrement qu’il ne s’agisse pas juste d’une redite quant au départ de Cinnaeth ou à l’attente de Mederith ou d’un quelconque nouvelle venue compliquer votre affaire.

_________________


Dernière édition par Artiön Sinyàra le Ven 20 Oct 2017 - 18:03, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Halyalindë Yasairava
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 1434
Âge : 90
Date d'inscription : 17/12/2014

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  477ans (né en 531)
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre   Mer 18 Oct 2017 - 23:49


Le garçon sourit timidement au commandant. « Gellïn. Gellïn Enhän. Ce sera un plaisir... » osa-t-il même ajouter avant de baisser la tête sous le regard de plus en plus acerbe de la revêche Voilée. Il n'avait hélas plus de temps a perdre avec ce chaleureux étranger.

Devant le temple, un homme de haute stature faisait les cent-pas... Et une fois n'est pas coutume, il se sentit assez petit en voyant arriver l'homme qu'il était sensé attendre. « Heru Artion. » le salua-t-il tout de même cordialement. « Le Seigneur Limier Killen vous fait savoir qu'aucune trace du ou des coupables n'a été trouvée. Il tient également à ce que vous sachiez que la Cité est désormais sécurisée. Le Conseiller Ëorim vous informe que nos hôtes attendent votre retour de pied ferme dans le bureau de Medherithet qu'il souhaite vous voir avant que vous ne vous y rendiez. Si vous voulez bien me suivre. » Aussi sobre que le laissait présagé son apparence, le message se plia en deux et reparti d'un pas rapide et égal dès qu'il eut reçu l'approbation du daranovan.

Les ombres grandissaient entre les troncs, renforcées par la dense canopée. Le jour ne tarderait pas à tomber. Entourés par les dentelles de givre, ils passèrent la grand porte du palais pour monter dans les étages. Le messager tourna les talons après avoir frappé à une petite porte sans décoration proche de la salle du conseil dans laquelle avait eu lieu la précédente rencontre. Le vieux mage se leva bien vite en voyant qui était son visiteur et ne pris pas même le temps de lui offrir un siège.

« Vous voilà ! J'ai bien cru que les Lam'nir allaient mettre à sac le palais avant votre retour. Ils disent que finalement ils ne peuvent pas attendre un jour de plus. Le rite doit avoir lieu ce soir ou il sera trop tard. Il refusent bien sûr d'en dire plus sur les conséquences. Mais bref de palabre. Fermez donc la porte. Alors ? Dites moi que vous avez trouver quelque chose, qu'on puisse obtenir quelque chose d'eux en retour... »

_________________
couleur: #9999ff
Mériale de Beaurivages - Dame Louve - Maîtresse des forges

Cadeau d'un gentil membre:
 

MdO2017:
 
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Artiön Sinyàra
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 206
Âge : 20
Date d'inscription : 23/01/2017

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  706 ans
Niveau Magique : Arcaniste.
MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre   Ven 20 Oct 2017 - 18:02

Tu masques adroitement ton agacement à la mention du nom du Seigneur Limier. Tu sais. Il sait. Mais il semblerait qu’il ne sache pas que tu sais. Kaëlistravae aura donc préféré ne pas lui confier t’avoir avoué ce qu’elle sait des événements. Tu te contentes d’hocher cérémonieusement la tête chaque fois qu’il termine une phrase, lui laissant entendre que si tu ne lui réponds pas, tu prends pleine mesure de son discours, et acceptes de te plier à la démarche qu’ils considèrent, lui et ceux qui l’ont fait dépêcher, comme étant convenable. Heureusement Mederith semblait quelqu’un de patient. Ce n’est pas un électron mouvant comme Kireth que tu aurais pu faire attendre une seule seconde de plus.

Tu emboîtes le pas de ton guide, de plus en plus résolu à en finir avec une affaire dont les nœuds te semblent de plus en plus nombreux chaque fois que tu réussis à en attraper un fil. Heureusement pour toi tu n’entends pas la douleur du Grand Chêne comme le peuvent les Lam’Nir, heureusement pour toi le peu que tu ressens de la Symphonie ici n’est que cortège d’émotions rafraîchissantes. Comme une volonté des arbres de vous protéger, la promesse d’un abri sûr quoi qu’il arrive, un sentiment que tu es presque convaincu partagé par même les Ardamiris les plus sourds aux Chants, et à tes yeux une part des raisons pour lesquelles ton aimée est tant attachée à cet endroit.

- Tout dépend de ce dont les Noss estiment avoir finalement besoin tu fermes la porte au même moment que tu prends la parole Pour ce qui est du descendant d’Anadris, à moins que le rite soit plus effrayant qu’ils n’acceptent de nous laisser comprendre, il ne devrait pas bien être difficile de trouver un volontaire. Les Yasairava, les Metharïan et les Tiril sont les trois familles potentielles. Tu soupires Et quand je dis potentielles, je veux dire que si ce ne sont pas les trois, ce sera au moins une des trois, et leurs membres ne sont pas bien difficiles à trouver. Kireth est si peu discret qu’il pourrait aussi bien marquer tous ses déplacements à la peinture, en l’absence d’Halyalindë, il y avait le vieux mage te faisant face, Kaëlistravae et son père chez les Yasairava, tandis que chez les Tiril, Valëa te semblait la seule candidate potentielle. De quoi qu’il s’agisse, tu ne préférerais pas mêler directement les enfants à cette histoire. Pour ce qui est du coupable par contre, nous n’avons malheureusement auc… et à ce moment, tu ne sais pas pourquoi tu allais t’apprêter à mentir. Ëorim est le père de la concernée après tout, et l’oncle de ta fiancée. Il devait déjà savoir… et s’il ne savait pas, c’était tout de même son bon droit en réalité, c’est grandement possible que l’attaque sur Halyalindë soit la racine de nos soucis. Tout ce que je sais c’est que c’est un Noss qui en est le responsable, et je doute fortement qu’il s’agisse d’un Lam’Nir ou d’un Sin’Dalvir. Le reste, Killen en fait un secret Protectoral.

Prononcer ces mots te force à avoir une pensée pour ton aimée. Si effectivement Eörim avait été tenu loin du secret, et qu’elle apprenait que c’était toi qui le lui livrais… tant pis. C’est son oncle après tout.

- Mais Heru Eörim, j’apprécierais tout de même que vous restiez discret quant au fait que j’aie la moindre information à ce sujet.

Et tu l’apprécierais d’autant plus si tu savais les tensions régnant à l’intérieur même de la lignée du Conseiller.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Halyalindë Yasairava
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 1434
Âge : 90
Date d'inscription : 17/12/2014

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  477ans (né en 531)
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre   Mer 8 Nov 2017 - 23:39


Tous les muscles du vieil homme se figèrent lorsque le nom de sa famille fut énoncé. Lui… Lui et son frère étaient les plus âgés des candidats, donc les mieux placé pour faire ce choix. Son frère plus que lui, mais il se voyait mal lui reparlé pour la première fois en sept siècles pour lui demander de risquer sa vie dans un rituel Noss… Il l’entendait d’ici ‘ Puisque tu as épousé l’une des leur, tu n’as qu’à le faire toi même. ‘ Lui expliqué que Mariel n’était pas une Lam’Nir n’aurait servit à rien. Et encore, servir à rien était encore un euphémisme.

« Je vois... » fut tout ce qui ressorti de ses turpitudes. « Vous avez donc le descendant devant les yeux. Inutile de nous étendre sur les autres possibilités tant que les Lam’Nir n’auront pas eux-même décidé que je ne conviens pas. »

Mais lorsqu’ils en vinrent à la fameuse attaque qui avait eu lieu, le mage fronça le nez d’une façon qui ne pouvait que rappeler celle de sa nièce et de sa fille. Quelle attaque ? Qu’est-ce que Killen pouvait bien avoir dissimulé ? Et pourquoi ? Il aurait voulu demander quelle attaque mais l’homme qui lui faisait face avait visiblement glaner ces informations d’une façon plus ou moins inavouable. Il n’était pas assez humain pour vouloir satisfaire sa curiosité au dépend du malaise d’un invité diplomatique qui se trouvait déjà pris dans un problème qui ne lui incombait pas.

Il acquiesça donc. « De toute façon il nous suffisait de l’un des deux pour remplir notre part de l’accord. Nous allons pouvoir tout savoir à présent. » Passant une main encore souple dans ses longs cheveux blancs, le vieil homme se releva. « Nous devrions y aller avant que quelqu’un finisse par perdre patience. » Et connaissant les personnes impliquées, ce n’étaient pas forcément les Noss qui étaient le plus à craindre.

Dans les couloirs sans sens du Palais, Eörim semblait se retrouver comme dans la plus simple maison. A sa suite, le Daranovan devait allonger le pas malgré sa haute taille, à croire que la décrépitude du mage n’était qu’un maquillage habile pour de jeunes jambes. Quelques coups sur la porte du bureau de Medherith, une réponse vague et il entrait. La nouvelle qu’ils venaient offrir surpris autant les Noss que le diplomate qui les contenait, à une différence près : le citadin avait l’air très peu enchanté de la nouvelle.

« Un accord est un accord. » sourit Dalen, visiblement soulagé. « Le rite dont nous avons connaissance fera passé le mal du Chêne dans un réceptacle de chair. Le descendant de votre fondateur servira de conduit. Il n’aura rien à craindre si cela se passe comme prévu. Il ne lui arrivera rien. Dans les anciens savoirs, le coupable apaise la colère des esprits en étant jugé pour ses crimes, mais il n'y a rien de plus précis à ce propos, nous pourrons donc essayer sans lui…. Du moins je l’espère. »

Le jeune elfe aux cheveux bleus fixa tour à tour chacun des citadins en commençant par Artion, dans l’espoir d’une réponse. Medherith restait droit dans ses bottes et même Eörim semblait avoir oublié l’incertitude qui l’avait saisie un peu plus tôt.

« Ketyr prendra la place du réceptacle… »
ajouta-t-il encore. Il semblait éviter soigneusement le regard de son frère, une certaine tension lui crispant la mâchoire. « Heri, » reprit-il un ton en dessous en passant de Medherith à Artion « Nous n’avons pas le temps de regrouper plus de membres de notre clan, je vous demande donc humblement de nous assister. »

_________________
couleur: #9999ff
Mériale de Beaurivages - Dame Louve - Maîtresse des forges

Cadeau d'un gentil membre:
 

MdO2017:
 
Revenir en haut Aller en bas
En ligne
Artiön Sinyàra
Admin
Admin
avatar

Nombre de messages : 206
Âge : 20
Date d'inscription : 23/01/2017

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  706 ans
Niveau Magique : Arcaniste.
MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre   Ven 10 Nov 2017 - 14:36

De ce que tu pouvais voir, tu avais eu tort de penser qu’être de la famille lui aurait valu de passer en travers de la politique du secret professionnel menée par Killen, et quelque part, tu t’en veux d’être celui qui lui aura appris les tristes événements du passé de sa propre fille, mais c’était une toute autre problématique que celle à laquelle vous vous attaquiez et son développement lui était tout aussi surprenant. À observer Eörim, tu es presque étonné de constater qu’il ne semblait même pas s’être douté de l’ancienneté de sa lignée. Le mage avait à tes yeux tout l’air de ceux qui en savent bien plus sur l’histoire qu’ils n’osent le montrer. Peut-être après tout cette réaction n’avait-elle pour but que de cimenter son personnage après tout, mais si c’est le cas, alors tu es face à un incroyable acteur.

À défaut d’une insoupçonnée et caricaturale érudition, l’on pouvait tout de même attribuer à cet autre Yasaïrava la détermination qui semblait couler dans les veines de sa famille. Là où ton premier réflexe après qu’il se soit porté volontaire avait été d’immédiatement retourner à la réflexion quant aux risques que pouvait présenter le rituel, Eörim se dirigeait vers le lieu de rendez-vous avec toute l’aisance et la tranquillité d’esprit de celui faisant sa navigation de routine dans son propre foyer.
Medherith, une fois que vous l’ayez rejoint et mis au courant de la nouvelle se rangerait plutôt de ton côté que de celui du potentiel descendant, probablement priant à moitié soit que les Lam’Nir le refusent, soit qu’il ne se passe rien de grave s’il on était venu à se tromper sur la nature du sang coulant à travers ses veines. Au moins une famille sur trois… les dés étaient lancés.

C’est avec une attention cérémonieuse que tu ouvres l’oreille aux instructions de Dalen, alors qu’enfin il commence à dévoiler les aboutissants du rituel. Un conduit, un réceptacle chargé de prendre sur lui la douleur, et pas de jugement pour apaiser cette douleur… on ne peut pas dire que tu portes particulièrement Ketyr dans ton cœur, le peu que tu as vu de lui ne semble pas en peindre un tableau des plus reluisants, mais tes yeux se voilent tout de même d’un trait obscur. Les siens étaient pris d’un puissant mal par ce qui semble être une certaine empathie pour le Grand Chêne ; qu’adviendrait-il de lui alors s’il devait tout porter sur ses seules épaules ? Qu’adviendrait-il de sa fille ? Dalen n’a pas l’air plus à l’aise que toi, et le silence dans lequel était plongé l’assistance n’était sûrement pas pour l’aider, d’autant moins qu’à ce que tu avais compris jusque-là, ce n’est pas dans la Symphonie qu’il trouverait le moindre réconfort.

- Nous sommes à votre disposition. tu dardes de l’œil vers Medherith avant d’adresser un hochement de tête de confirmation à lui comme à Dalen Qu’avez-vous besoin que nous fassions ?


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Grand Chêne]Aux lueurs des archives | Libre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» L'heure du grand départ...[Rp Voyage libre]
» Obama en chute libre ...
» Un sous-vêtement dans l'arbre [Libre]
» JEAN JUSTE LIBRE HEUREUX ! JACQUES ROCHE EST MORT POU JE'L !
» Méréwyïn Alaryïn [Grand prêtre d'Arcamenel] {réservé Ambre}

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Miradelphia :: Anaëh ~ NORD EST :: Terres d'Ardamir :: Ardamir (Cité)-
Sauter vers: