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 Valsrik'Hrae | La voie des Dieux [Terminé]

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Valsrik'Hrae Zezxyra
Drow
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Personnage
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Âge : 412 - Taille : 1m86
Niveau Magique : Maître.
MessageSujet: Valsrik'Hrae | La voie des Dieux [Terminé]   Mar 4 Juil 2017 - 22:30

Identité
Nom/Prénom :
Valsrik'Hrae - l'héritier de la magie de Valas
Zezxyra - Anciens Sages

Âge/Date de naissance : 412 ans
Sexe : Mâle
Race : Drow
Faction : Puy d’Elda
Alignement : Chaotique Neutre

Particularité : La morbide pâleur de la peau de Valsrik n’est pas de naissance, ou du moins n’a-t-il pas ainsi quitté les entrailles de sa génitrice. C’est au fur et à mesure de son enfance, une tâche après l’autre, qu’a disparu sa pigmentation, signe interprété par sa mère et qui voulut bien la croire de la lente prise de possession du Dieu de la Magie sur son chérubin.
Ce n’est que plus récemment, au cours du dernier siècle, que la dépigmentation a fini par atteindre jusqu’aux yeux du sorcier, le rendant par la même occasion très sensible aux lumières fortes.


Métier : Sorcier de la Zho’Us Raghar
Classe d'arme : Magie Immatérielle - Physiciste


Possessions & Equipements :
Il ne possède pas bien plus que les longues robes dans lesquelles il flotte, figure presque fantômatique, à travers les galeries d’Elda. Quelques bijoux peut-être. Des bracelets et colliers aux formes nébuleuses, en assez faible quantité pour être portés tous ensemble et en toute occasion. Parmi ces bracelets une seule chaîne qui ne le quitte jamais, ligne dont les derniers maillons se referment en un cadenas dont la clef a depuis longtemps été perdu sur l’anneau d’un vieux grimoire, le premier dans lequel il ait confié ses réflexions sur la nature de la magie, depuis devenu un véritable talisman.
Le véritable focaliseur de Valsrik est cependant une baguette d’un peu plus d’une coudée de long, supposément taillée dans les os d’un dragon. Le sorcier n’y aura évidemment jamais cru, mais le symbole que cela représentait pour l’enfant qu’il était encore au temps de son acquisition lui suffit encore en ce jour amplement.


Apparence :

  • Taille :  1m86
  • Couleur des yeux : violacés

Il n’est rien qui ne soit particulièrement extraordinaire dans l’apparence de Valsrik. Sa taille est d’un dégoûtant commun parmi les siens, et peut-être même se voit-il obligé de s’avouer un pouce plus court que la moyenne de sa race. Rien d’exceptionnel non plus dans sa constitution, qui plus que d’un entraînement particulier, est un généreux présent de la génétique Eldéenne. La magie pour seule et unique véritable pratique physique a offert au né-sombre, au lieu de la puissante musculature qui lui était promise, une silhouette svelte, élancée, un muscle taillé en finesse tendant à la faire ressembler à celle de ses cousins des forêts.
C’est que le destin est cruel, car sa pigmentation disparue ne fait qu’accentuer cette ressemblance. S’ils ne l’avaient pas vu naître, sa peau de marbre et ses iris pâlis l’auraient très certainement fait passer pour un demi-sang, un rejeton à l’essence corrompue par celle des enfants de l’Anaëh. Même l’ayant vu naître, il en est toujours se laissant aller à perpétuer l’usage de cette insulte face à lui. Il n’est personne après tout, qui ne soit revenu capable de conter aux imbéciles ce qu’il arrive lorsque le sorcier perd patience. La finesse de son visage au moins, est partagée par ses pairs. L’absence d’iris rougis lui fait d’ailleurs le visage bien doux pour un être au regard si obscur.

Traits seulement moitié personnels, sont ceux tracés d’encre et de peau lésée dans son dos et sur ses bras et flancs. Des marques, glyphes et sceaux courant entre ses collines et vallons à la manière des faisceaux d’éther serpentant le long des terres de Miradelphia. Symbole visuel des conduits guidant les arcanes à travers son corps, ils sont autant une décoration qu’une marque d’identité, et par-dessus tout, ils sont une source de fierté.


Personnalité :
Il n’a que faire de la reconnaissance, il n’a que faire de l’idolâtrie, il n’a que faire des intrigues politiques, quand son unique motivation est la puissance. La puissance, dans le sens le plus littéral du terme. La capacité d’agir sur la réalité. C’est ce qu’est la magie, sa magie, l’art qu’il a pour ambition de porter à son parachèvement. Aujourd’hui il est un sorcier Eldéen s’extirpant de la masse grouillante d’incapables que sont la majorité de ses comparses, demain il aura porté à ses limites son art, et que le temps ne lui prenne pas l’âme avant cela et il sera le dieu qu’il est né pour devenir. Porter la maîtrise des arcanes du peuple sombre au plus près de Valas est son destin, et il ne reculera devant rien au monde pour l’accomplir.

Que l’on ne l’appelle pas abusivement cruel. Que l’on ne dise pas de lui qu’il est un méchant personnage, car il ne l’est pas et est loin de l’être. Il n’y a pas de gratuité dans la violence dont est capable Valsrik, ce n’est pas par goût pour le sang qu’il le fait couler, mais parce que c’est ainsi seulement que l’on peut réellement avancer au sein de la société Eldéenne, et avancer est le seul but de l’existence du Sorcier. Dans sa quête il n’y a place ni pour amitié véritable ni pour profonde animosité. Seul compte de tirer sur la bonne ficelle, de trouver quel est le nœud à défaire pour libérer la voie. Seul compte d’avoir la bonne interaction avec la bonne personne pour progresser. Il est sincère le respect que voue Valsrik à ceux qu’il considère comme ses égaux, et il est plus grand encore celui qu’il voue à ceux qui sont sans conteste ses supérieurs, mais pour toute la considération qu’il peut avoir pour eux, ils ne restent tous que des pions autour desquels il devra judicieusement manœuvrer pour un jour se faire sans conteste pièce maîtresse de l’échiquier.
Il n’a que faire de l’interaction de personne à personne si elle ne lui apporte rien, et pour cette raison il cultive une forme d’hautaineté toute particulière. Il ne s’embarrasse que très rarement d’une quelconque politesse, ne prend presque jamais la peine d’édulcorer ses propos et ne fait preuve de moins de retenue que dans ses gestes.


Capacités magiques :
Il est né doté de six sens quand le commun des immortels n’en possèdent que cinq. La sensibilité de l’autoproclamé héraut de Valas est telle que ses années en tant qu’infant n’ont pas été signé de vaines tentatives de ses pairs de stimuler son développement, mais plutôt, d’étouffer les balbutiements de l’expression d’une magie qui contrairement aux premières tentatives de marche et de parole risqueraient d’à jamais léser son corps, et d’à jamais lui retirer tout espoir de pleine expression de son potentiel.
Les débuts de son véritable enseignement ne tardèrent heureusement pas à venir, et avec eux la description que faisait le jeune Eldéen des forces régissant son monde. Comme un ciel étoilé sans lumière, un cortège de puissances en permanente interaction, des jeux de pression et de vide qu’aucun sens empirique ne saurait expliquer, c’est ainsi qu’il confiait à chaque nouveau maître ce à quoi ressemblait sa réalité. L’éther est à ses yeux une énergie potentielle illimitée dans laquelle il incombe aux mages de puiser. Une énergie potentielle qui une fois libérée dans le monde physique pourra être appliquée à en tordre les lois, sans la moindre limite si ce ne sont celles de son utilisateur. Et lui ne se considère aucune limite autre que celle de son savoir et de son imagination.
S’il sait comment, alors il peut. Sa magie est ainsi. Elle est celle qui plie l’univers à ses moindres désirs. Elle est celle qui soulève l’être sans ailes, celle qui porte son maître à travers l’espace, celle qui forme les étoiles et les planètes. Sa magie est la magie des Dieux.
Il défie la physique d’un clin d’oeil, tire les ficelles du monde de mains habiles et mène l’univers à la baguette, attendant patiemment le temps où la Création sera en son pouvoir, et où il pourra marquer le second apogée du Royaume Eldéen.
Le jour approche où il saura pleinement exprimer la beauté de son art, et en ce jour, au jour de son ascension, il se saura avoir atteint le but d’une vie.







Histoire


I : Jeux d'enfant



La force de corps et d’esprit du partenaire ayant engendré sa progéniture fut seule certitude de la gente Eldéenne devant le ventre rondissant de la Grande-Initiée Dhaun’Nilee. Point d’appétence pour les faibles chez celle dont les jeux amoureux étaient autant un digne hommage à Isten qu’à Teiweion. Point d’attrait pour les chétifs dans le cœur de celle qui aime à ce qu’on lui fasse opposition. Point de papille sur la langue de la Nécromancienne qui affectionne la saveur du sang impur des esclaves. Malgré cela, point de réelle idée dans l’esprit de la prêtresse de qui pouvait bien être de ses derniers partenaire l’heureux mâle lui ayant fait don d’un enfant.
En réalité, elle n’en avait cure. L’enfant était le sien, et le savoir issu d’un sombre d’assez de puissance pour la dominer lui était d’assez grande satisfaction. Que les pères potentiels s’affrontent à la mort s’il leur vient l’envie de clamer cet enfant le leur ; Dhaun’Nilee continuerait de vivre cette grossesse avec son dieu pour seul mari. Durant de longues ennéades de gestation, une grande part de ses prières serait dédiée à attirer la bénédiction de la chimère sur le fruit de ses entrailles, l’énergie magique offerte par la mère en fut elle le prix.

C’est avec une assurance forte au point d’en effacer la douleur du travail que les yeux de la Nécromancienne plongeaient dans ceux de la prêtresse de Natha, pupilles vrillant d’une impatience que la nature s’acharnait à ne pas satisfaire. La mise au monde fut longue, laborieuse, et douloureuse, mais lorsque les pleurs emplirent enfin l’air, elle ne parut plus rien devant la satisfaction de ta mère. À la vigueur avec laquelle il se débattait dans les bras de la prêtresse, Dhaun’Nilee sut que son enfant était serait aussi fort que sa peau était de cendre et son œil de sang. Elle sourit en véritable carnassière quand l’épiderme de son poupon fut abreuvé de sang, et que la marque lui fut apposée, car pour elle, en tant que Zhennus Screus, elle n’était qu’une cérémonie secondaire devant celle qu’elle devrait au Dieu-Mage.
Poupon aux bras, encore poisseux de lymphe séchée, elle passerait à grand pas les portes de la Passion de la Chimère. Au Gardien elle présenta l’enfant, fruit de son essence, et héritier de sa lignée. À la Bête elle confiait le visage de celui qui elle l’espérait perpétuerait son œuvre au jour où elle se verrait contrainte à rejoindre Teiweion. De l’Illusionniste, elle demanda une fois de plus la bénédiction, et l’essence nouvelle de son enfant viendrait compléter la sienne en tant que tribut.
La magie fut abandonnée au vent, arrachée aux corps des Eldéens, et l’enfant pleura, pleura toute l’eau de son petit corps, égoïste inconscient qu’il était encore, avare créature à qui l’on volait une part d’elle. L’enfant défia le Dieu du haut de son orgueil chérubin, se refusant à faire offrande de lui-même à une Entité qu’il ne connaissait pas. Et la magie fut arrachée au vent par l’enfant, arrachée au plateau du Dieu et rendue à la chair. L’enfant cessa de pleurer, mais la mère laissa réchapper une larme. Elle pria plus intensément que jamais la pitié d’une Divinité qui n’en avait pas, tentant de se convaincre elle-même qu’elle n’était pas être à céder à la peur. Si l’un des deux Sombres devait subir le courroux du Gardien, elle donnerait sa vie sans ciller. Son respect de Valas ne la ferait trahir ni Natha, ni son enfant, ni son devoir de mère.

Un puis deux, quelques jours passèrent sans que signe de la mort ne vienne obscurcir l’horizon, mais pour autant la mère ne s’en trouvait pas soulagée. Elle lui était évidente maintenant la nature de la punition. Deux jours passés et la marque de Natha ne s’était toujours pas refermée. Loin heureusement de cracher le sang, l’entaille était cependant rougie d’inflammations quand elle aurait dû déjà être en train de se résorber.
Elle tenta une fois, puis deux de panser la plaie, mais chaque fois que ses doigts ou quelconque substance s’en approchèrent, elle sentit l’enfant combattre, comme il l’avait fait au premier jour. Elle sourit, sans attendrissement, fière seulement de la force qu’était capable de déployer son rejeton, fière de constater comme la magie crépitait autour d’un simple nourrisson. Il lui fallut s’y reprendre à plusieurs fois avant d’enfin comprendre l’évidence, d’enfin comprendre la nature de cette magie, et le véritable danger contre lequel elle devrait lutter. Il lui fallut quelques jours encore, pour retrouver l’entière sincérité de la prière à son Dieu, retrouver la connexion avec le Gardien perdue lorsque la crainte installa la faiblesse dans son cœur, et finalement voir les choses pour ce qu’elles étaient.
La peau maintenant blanchie autour de la P’obon d’Natha ne pouvait être autre que le résultat des événements de ce jour-là ; du jour où la magie de Valas fut dérobée… ou plutôt offerte, à un enfant. C’est sous le signe de la Bête que tu grandirais. Ce jour-là tu abandonnas ton premier prénom pour être rebaptisé Valsrik’Hrae, l’héritier de la magie de Valas.




II : Humeurs adolescentes.


Peut-être étais-cent les récits de l’infructueuse bataille de Nelen ayant bercé ta petite enfance, ou alors le fait que les fondations de ton univers aient été les litanies sans fin des prêtres Valas  en éloge à la puissance de la magie. Peut-être étais-cent l’orgueil forgé par les enseignements précoces que tu dévorais goulûment depuis le plus jeune âge. Probablement cela avait-il aussi à voir avec les larges tâches sans couleur qui te dévoraient la peau. Là où ta mère avait depuis longtemps décidé d’y voir les stigmates de la lutte entre ton corps et une essence qui le surpassait de loin, tes contemporains, les Eldéens de ta génération, ceux avec qui tu avais dû t’abaisser à faire tes classes, il s’agissait plutôt d’une tentative de Kerhel de te dérober d’entre les mains d’Uriz, toi dont la volonté n’était pas assez forte pour t’accrocher au père des batailles.
Peut-être… certainement étais-cent ces rumeurs qui t’avaient autant désintéressé de la chose guerrière.  Non pas que tu ne voies pas l’importance du sang versé pour les Dieux, ni que tu ne saches apprécier la liesse des conquêtes, mais la guerre telle que la faisaient les Drows était à tes yeux l’apanage d’imbéciles sans talent ; à l’image de ceux qui cachaient la jalousie qu’ils nourrissaient à ton égard derrière de vaines moqueries. La guerre comme la faisait Elda te révulsait, car tu n’y voyais qu’un moyen de trouver quelconque utilité à ceux de tes congénères qui n’étaient bons qu’à servir de chair dispensable. Si la méthode avait pour avantage de faire le tri dans la population, le simple fait qu’elle soit rudimentaire au point de nécessiter autant de sacrifices… voir parfois de se solder de défaite aux mains d’autres races, l’humiliation suprême, était un outrage à l’intégralité de votre Panthéon.

La magie, elle, par contre, était noble. La magie apportait et était apportée par la connaissance, faisant ainsi ses praticiens prisonniers du cercle vertueux qu’est le symbole de la Chimère. La magie dans sa toute-puissance avait à la fois le mérite d’ouvrir l’esprit et d’apporter la victoire à la guerre. Il ne fallait pas se leurrer après tout, c’était bien la puissance des mages de guerre Eldéens qui faisait de votre armée un corps si redouté et redoutable.
Et quand il avait fallu l’arrivée des classes communes pour que la majeur partie de la piétaille ne se décide ne serait-ce qu’à poser correctement le doigt sur une arme, c’est bien peu de temps après leur commencement que tu pus déjà te déclarer comme mage à part entière. Un prodige oui, une fierté pour ton peuple évidemment, une jeune pousse à nourrir avec une attention toute particulière certainement, mais également une menace pour les Hauts-Placés désireux de conserver une position obtenue au prix de la sueur et du sang. L’Elda se donnait autant pour devoir de laisser ton talent s’épanouir que de te contenir.

Du haut d’à peine six décades d’existence, tu devenais à la fois l’un des plus jeunes et l’un des plus surveillés des apprentis de l'Sio’aerl Cuass’ili. La facilité avec laquelle tu intégrais la théorie faisait de parallèle l’effarouchement de tes professeurs et le déplaisir de la grande majorité de tes camarades, chaque année marquant la progression du fossé entre l’élite à laquelle tu appartenais et les mages tout juste talentueux. Au fur et à mesure de ton avancée entre les cycles d’enseignement se creusait à vue d’œil l’écart d’âge entre tes compagnons d’étude et toi ; et du sable fouillé de ce côté on entreprit d’enterrer ton orgueil. Qu’importe que tu sois plus grand sorcier qu’eux, quand ta magie n’était pas encore assez efficace pour stopper leurs poings avant qu’ils ne s’écrasent contre ta face… ou alors tes marbrures blanches t’adoucissaient-elles réellement ?

Il est une leçon en particulier que la branche scolastique de la Magie Eldéenne t’aura enseignée mieux que quiconque n’aurait pu le faire. Où que vous soyez, Daedhels, vous étiez en guerre. Voilà seulement les cadavres que vous laisseriez derrière vous seraient ceux de votre propre race. Il t’aura fallu plus longtemps qu’un autre pour clairement le voir, mais au moins maintenant tu embrasserais pleinement ton existence en tant que possesseur des flammes d’Uriz.

Valas n’est pas un dieu aussi jaloux que le Père des Batailles. Toi son héritier, tu ne le trahirais pas en servant celui devant qui il s’est lui-même mis à genoux.





III : Ambitieuse Maturité


À l’orée de ton siècle d’existence, ton temps en tant qu’élève de l'Sio’aerl Cuass’ili était en passe d’être révolu, mais il était encore hors de question pour toi de quitter l’Erkd’Fe Renor pour autant. Il restait encore trop de non-dits, trop de secrets conservés dans les rayons inaccessibles de leurs bibliothèques, trop de découvertes mourant à petit feu avec les thaumathurges jaloux refusant de partager leurs expériences, autant de subtilités que ceux du C’nros et leur magie martiale indélicate et simplette ne comprendraient jamais. Car oui, la fin de tes classes t’avait vu refuser de multiples fois la proposition de reprendre une nouvelle forme d’études, cette fois sous l’égide du Ditronw Da’re. Elle était alléchante la puissance déployée par les mages de guerre, mais tu n’en avais que faire tant que tu ne jugerais pas ton art assez précis pour que tel déploiement de puissance ne soit pas que vains coups d’épée de forcené à travers la surface de l’eau.
Tu avais refusé plusieurs fois l’appel du C’nros, et tu t’en féliciterais encore plus lorsque reviendraient les troupes défaites par les elfes durant la double bataille d’Alëandir. Des sorciers plus grands que toi sont tombés d’un côté comme de l’autre durant cet affrontement, et c’est chez les vôtres que les pertes furent les plus lourdes. Il n’était pas encore temps pour toi de risquer la mort, et pour causes tu continuerais longtemps de longer les cavernes du Puy comme une âme errante, ton apparence de plus en plus fantômatique au fur et à mesure que l’albinisme latent prenait possession de ton corps.

 Force de travail, d’un étudiant surdoué il fut fait l’un des heureux élus de la Zho’Us Raghar, et avec cela s’ouvrirent à toi autant de nouvelles portes. Des pans entiers d’expérimentations macabres, d’hypothèses peu certaines et d’enseignements tus ; des pans entiers d’écrits auxquels on attendait de toi que tu ajoutes ta griffe. S’il on avait cherché moyen de te tenir à jamais prisonnier des cavernes Eldéennes, on venait de le trouver. Le reste du monde n’existait plus, les guerres menées par les tiens au travers des continents ne t’importaient pas le moins du monde, le nom des grandes figures de ton peuple, en dehors de ceux du Haut-Prêtre de Valas Dal'Serakh'Ahn, de l’Ust M’elzar Szordrin Auvryndar, et du Ditronw Da’re Nyarlee, tous trois figures de proue de ta sphère t’étaient tout bonnement inconnus, inconnus comme toi tu ne l’étais déjà plus.
Jeune adulte, portant encore un peu de l’inconscience de l’adolescence, promis à un grand avenir et de grands savoirs à ta disposition… il suffit de quelques années pour que tes collègues perdent le compte des esclaves portant les stigmates de tes expériences, priant des divinités inventées dans le seul but de rejoindre ceux qui de ta main avaient trouvé la mort. Lorsque s’accumulèrent les décennies aux anonymes on put ajouter les quelques Noirelfes assez crédules pour faire confiance à tes délires mégalomanes, et ceux à qui tu n’avais simplement pas laissé le choix. Mais jamais personne ne daigna t’arrêter. Au prix des sacrifices, la science avançait, bien plus vite d’ailleurs, que tu ne le leur laissais croire.  
La science avança en parallèle à ta maîtrise, jusqu’à ce que tu ne finisses par te heurter à un mur d’incertitudes. Avancer ne t’était plus possible reclus dans les cavernes du Puy d’Elda. Il te fallait partir.



IV : L’enseignement d’Ellyrion


La traversée des Terres Stériles, au moins durant les premiers jours, t’offrit d’expérimenter le mot souffrance sous de nouvelles coutures. À celui qui n’avait jamais quitté les cavernes d’Elda, la morsure du soleil était la plus violente des agressions. Il te fut confié une armure, mais ce n’est pas elle qui t’en protégerait. Tu appris ce jour-là qu’à la manière de ton Dieu-Parrain, tu serais condamné à une existence souterraine, au plus près du berceau du Père des batailles. Ce n’est qu’avec la protection d’épaisses capes que ta peau ne supporterait la surface, mais là n’était pas le plus grave. Au soleil du grand jour, tes yeux perdaient de leur précision, et ce n’est plus que tes cinq autres sens qui te guidaient.
Pourquoi ne pas avoir reculé, pourquoi ne pas avoir regagné la sécurité de la Chambre Magmatique ? C’était simple pourtant. Les réponses étaient dehors. Là où la lumière les éclaire.

Les réponses étaient dans la manière dont les mages du C’nros se servaient des uns et des autres comme d’autant de focaliseurs vivants. Les réponses étaient dans l’utilisation toute particulière des arcanes. Les indices étaient dans tous ces engins de guerre, imprégnés d’éther comme l’était naturellement l’air lui-même durant le repos des magiciens. Cela put t’être préjudiciable aux yeux de certains, mais durant la bataille, tu fus un analyste plus que tu ne fus un acteur.
Tu connaissais le mécanisme derrière l’animation des golems de chair, et la manière dont les geôliers spirituels les asservissaient, mais les voir en action était tout autre chose. Tu connaissais l’enchantement qui faisait naître les boucleirs des Ul’nusst, mais encore une fois, ce n’était rien comparé à la vision des projectiles mourant à leur surface. Si tu ne la trouvais pas si pathétique en tant que praticienne des arcanes, même la plaisanterie de Prime Sorcière qu’était Y’SHahinn, par la manière dont elle orchestra les opérations, aurait presque réussi à gagner ton respect. Et puis il y avait eu la chose, la plus belle réaction qu’il t’eut été donné d’observer de toute ton existence. La formation d’un nœud, d’un nœud instable, bien loin de celui qui nourrit les expériences des mages du Puy d’Elda. Un phénomène arcanique d’une puissance inimaginable, résultat de la férocité des échanges entre les deux camps de magiciens. Le chaos. Le merveilleux chaos. Tu te l’étais promis en le voyant, à ton retour au Puy, tu en tirerais quelque chose. Que les militaires se plaignent tant qu’ils veulent de ce que ta merveille les empêche d’exploiter leur victoire, tu l’exploiterais volontiers.




V : L’épreuve des Dieux


Les maigres temps ayant séparé ton retour des terres meurtries de Kerhel à ton chaleureux foyer Eldéen avaient été plus que suffisants pour que ton esprit se perde un peu plus dans les méandres de sombres machinations. De nouvelles théories naissent, de nouvelles idées de malsaines expériences leur font suite, et ton corps entier s’excite de ce qui pourrait en être révélé.
En ces temps bénis d’Uriz tout particulièrement ton cœur battait la chamade. Dans peu de temps la nuit millénaire frapperait, le monde serait renouvelé, et pour que soit menée la purge divine, l’éther tourbillonnerait plus puissamment qu’en toute autre saison. Ce serait le temps idéal pour mener à terme le dernier des fruits de ta folie, seulement une fois la malenuit tombée, ce même temps te serait compté. Tu n’arriverais pas à tes fins seul. Même avec le soutien des Dieux, recréer un phénomène semblable à celui de la débâcle d’Ellyrion seul serait presque impossible, et le maîtriser serait plus ardue affaire encore… mais si tu devais confier à un de tes congénères le devoir de t’assister il fallait que c’en soit un qui ne risque pas de trop te ralentir.

Dal'Serakh'Ahn serait cet elfe. Le Haut-Prêtre de Valas, en digne serviteur de son Dieu était un mage accompli, et aussi désireux que toi de voir la magie de la Chimère, et le talent Eldéen honorés. C’est ainsi que lui et toi aviez commencé à exploiter le Nœud de la Chambre Arcanique de manière inédite, à lui insuffler de l’énergie plutôt qu’à la lui puiser, et à y faire naître le chaos pour que la paix suivante soit renforcée. À la manière de la déchirure d’Ellyrion, la stabilité de l’anomalie Puysarde fut compromise un temps, mais mue par une force digne du Gardien lui-même, elle semblait inexorablement retrouver sa balance, pulsant d’une puissance chaque fois d’autant plus grande que ne l’étaient les flux d’éther que vous détourniez en sa direction.
À la surface le soleil refusait de revenir, et pour vous, savants fous, ce n’était que prétexte pour pousser plus loin le vice, de porter plus haut ce qui serait le pinacle de la magie Eldéenne. Manipuler une essence supposément hors de votre portée était loin de vous effrayer, ou du moins, au moins cela fut-il ton cas. Toi qui aspirais à prendre sur Miradelphia ta digne place en tant que Dieu-Mage fait chair, rien ne t’aurait arrêté. Tu avais continué de t’épancher de l’orage métaphysique malgré la douleur, malgré la fatigue et malgré les incertitudes. Dal'Serakh'Ahn, lui, avait fini par abandonner. Malheureusement c’est au mauvais moment qu’il choisit de le faire. Quand le supplice dépassa son seuil de tolérance, quand son esprit se vit forcer d’émettre le moindre doute, tout pris fin. En magie, il suffit que la pensée flanche pour que le corps la suive.

Le Cœur de la Chambre Magmatique vous vomit au visage plus d’énergie que vous n’auriez jamais pu en rêver et lorsque se reprit l’équilibre nouveau au sein de l’anomalie, ton partenaire en fut pour l’éternité fait une part. C’est perdu dans la magie que disparut le Haut-Prêtre, c’est victime de ta cupidité qu’il quitta ce monde, et nombre de grands mage d’Elda le savent ; seulement aucun d’entre eux n’osa s’attirer les foudres de celui qui survécut au cataclysme.





VI : Epilogue


Le temps passe et avec lui les gloires Eldéennes s’effritent. Des récentes victoires sont encore plus de défaites, et au nom de Kerhel les Noirelfes furent au combat couverts de honte. Une fois de plus. Une fois de trop. Tu es resté silencieux longtemps. Tu as engrangé savoirs et savoir-faire pendant longtemps. Tu as vu se succéder selon les époques grands chefs et gouvernants incapables. Aujourd’hui que tu juges le peuple d’Elda ne presque plus rien avoir à t’apporter, peut-être est-il temps pour toi de faire fructifier ce que tu as pu en tirer, de t’ouvrir de nouveaux horizons.

Aujourd’hui peut-être est-il temps pour toi de réellement prendre en main ta mission en tant que héraut du Gardien, et à son image, d’apporter ta puissance à l’Elda. Peut-être est-il temps pour toi de t’élever, et de mener les Sombres au firmament.

Que ceux qui l’ignorent encore apprennent à respecter le nom de Valsrik’Hrae, le Noirelfe Blanc.




HRP:
 
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Valsrik'Hrae Zezxyra
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MessageSujet: Re: Valsrik'Hrae | La voie des Dieux [Terminé]   Mer 12 Juil 2017 - 23:07

Eeet terminé, je suis prêt à me faire déchirer à belles dents =D
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Yenaël
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MessageSujet: Re: Valsrik'Hrae | La voie des Dieux [Terminé]   Jeu 13 Juil 2017 - 12:43


Yo ! :mrgreen:

Comme dit en privé, je trouve ta fiche très intéressante. Valsrik est un personnage original et haut en couleurs.

Concernant la correction, tout me semble globalement bon.
J'aimerais simplement que tu m'apportes un peu plus de détails concernant les capacités magiques actuelles de ton personnage.
J'ai bien cerné quels sont ses objectifs, mais j'aimerais en savoir davantage sur ce qu'il peut faire en ayant quelques exemples de l'étendue de ses pouvoirs.

En espérant te valider très bientôt

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Valsrik'Hrae Zezxyra
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MessageSujet: Re: Valsrik'Hrae | La voie des Dieux [Terminé]   Jeu 13 Juil 2017 - 13:22

En gros, la spécialité de Valsrik, c'est de jouer sur les forces pour modifier les propriétés et "plier" l'espace à proximité.

En application quotidienne, c'est de la pseudo-télékinésie ( vive la gravité zéro woohoo ) ; mais s'il s'agit de le pousser dans ses limites, pour avoir idée de la manière dont s'exprime la magie de Val' il suffit de penser à tous les phénomènes cosmiques qui s'articulent autour de la gravité ( anomalies de perception du temps, effondrements de masse, libération d'énergie toussa toussa ) mais porté à ( beaucoup plus ) petite échelle.

En gros, Valsrik est un aimant universel. =p
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Yenaël
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MessageSujet: Re: Valsrik'Hrae | La voie des Dieux [Terminé]   Jeu 13 Juil 2017 - 14:49



Comme discuté sur Skype, tu es désormais ... Violet à points roses !  :mrgreen:



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[Sexe] : Mâle

[Classe d'arme] : Magie Immatérielle

[Alignement] : Chaotique neutre

Tu connais le chemin pour la suite, je pense  :mrgreen:

Foire au RP ~ Pour tout ce qui est recherche de compagnons RP. En bref, que du bonheur !
Journal de bord ~ Pour archiver tes liens de RP qui content l'histoire de ton personnage {Vivement conseillé}.
Et enfin, si tu as des question, n'hésite surtout pas à demander l'aide d'un parrain, ou à tout simplement poser tes questions dans la partie créée à cet effet.
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