AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 l'Inexorable goût du sang

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Neo l'Irascible
Humain
avatar

Masculin
Nombre de messages : 52
Âge : 26
Date d'inscription : 21/07/2015

Personnage
.: MANUSCRIT :.:
Âge :  37 ans
Niveau Magique : Non-Initié.
MessageSujet: l'Inexorable goût du sang   Ven 7 Juil 2017 - 18:17




XIe Cycle • An 10 • Karfias d'Hiver
La veille au soir...


Allez Neo ! avait insisté pour la énième fois Raffik.
Eh mon con, j'en ai plein le cul de tes beuveries incessantes, avait répondu du tac au tac le guerrier. Et c'est littéralement qu'il s'était exprimé, car le virulent alcool ingurgité durant le mois de Verimios lui avait irrité les fesses, et gonflé les veines anales. Il souffrait de douloureuses et encombrantes hémorroïdes, hélas Kovù n'était plus là pour préparer ses petites crèmes apaisantes.

Apaisés aussi étaient les Aegypius, car ils avaient enfin dépassé le chagrin tiraillant qu'avait été causé par le suicide de leur chef. C'était malgré tout l'alcool qui avait abruti leurs sens, écarté la tristesse, fait glisser l'amertume au fin fond de leurs tripailles.
Et puis... Après tout, chacun était maître de son destin... Le guerrier qui présidait leur fraternité n'avait pas fait preuve de lâcheté, bien au contraire il avait été courageux, il avait fait un choix, celui de ne plus souffrir. Car lui aussi avait souffert de ne plus pouvoir guerroyer, Neo se gardait bien de juger feu son ami. Il fallait savoir de fait, que lui-même​ avait pensé au suicide lorsqu'il s'était fait déchiqueter la jambe par un bearog, car il avait cru que plus jamais il ne combattrait.

Mais il avait eu les meilleurs soins, et avait par chance évité la gangrène et ses complications. La convalescence avait été péniblement longue​, et voilà plus d'un an que pour seuls combats, il y avait les heures d'entraînements avec ses frères, ni plus, ni moins. Or la rage latente, pensait-il, finirait bien par vexer un jour ou l'autre son Dieu. C'est que plus aucun sang n'avait coulé par ses mains, plus aucune parcelle n'était par ses soins irriguée de vermeille. Il était hélas bien temps qu'il se retrouve, qu'il s'y remette, les combats étaient sa raison de vivre, et peu à peu il s'éteignait...

Depuis la mort de Kovù, un mois auparavant, la Fraternité avait à peine repris du poil de la bête. Ils avaient combattu dans les sous-sols de la Caze, puis tour à tour ils s'étaient affrontés pendant des jours, de longues heures durant. Plus de cents combats avaient eu lieu, échangeant de partenaires à chaque victoire, à chaque défaite. Les uns maniaient la hache, les autres le glaive et pendant près d'une semaine l'acier chauffait la pièce autant que l'ardeur qu'ils y mettaient. Leur atout majeur était la discipline, certes, mais aussi la camaraderie et l'honnêteté. Ainsi à chaque pas de traviole, à chaque mouvement raté, Neo qui était un des rares à savoir écrire, notait les gestes et les parades, étudiant en profondeur les combats. Le matin suivant, au café et avant l'échauffement, ils abordaient ensemble le pourquoi et le comment des chutes, des défaites, en bref un partage de critiques afin de faire évoluer leurs techniques. De cette façon les valeureux guerriers progressaient chaque jour un peu, mais surtout ils graissaient la machine qui parce qu'elle avait été délaissée, commençait à rouiller, implacablement... La Fraternité, bien que de grande renommée, commençait inéluctablement à disparaître des bouches estreventines.

Allez Neo ! avait reprit de plus belle le pénible mais adorable Raffik, entre deux entraînements effrénés. Si c'n'est point pour gigoter les guibolles avec quelque charmante demoiselle - pour ça point de crainte frérot je m'y colle pour deux - on trouvera peut-être bien un petit contrat salutaire, histoire de se remettre dans le bain hein, qu'en dis-tu gronchon ?

Deux choses étaient à remarquer dans les phrases de Raffik Toumanlé.
La première étant que les membres de la Fraternité du Roi n'avaient pas nommé de chef depuis la mort de Kovù, mais ils avaient tous, et tacitement, décidés qu'il incombait à Neo la tache de les présider. Ils savaient qu'il refuserait, alors ils s'étaient imaginés qu'ils l'auraient à l'usure.
La deuxième étant que Neo s'était enfin remi de sa blessure. Il avait en effet quelques jours auparavant laissé sous entendre que sa jambe était bientôt rééduqué, certes enquiquineuse mais elle avait reprit un peu d'aplomb. Il n'avait plus besoin de bâton pour marcher. Et le goût du sang se faisait inexorablement désirer... C'était donc à célébrer.

Très bien. J'y vais à ta fête de merde, avait-il enfin cédé. Ainsi les Aegypius s'étaient allègrement rendus sur les quais.

[Nouvel An Thaari]
RP à venir

Le lendemain...

Il y avait certes moult relent d'alcool qui embaumait la Caze, néanmoins Neo ne souffrait pas comme Caled ou Raffik qui avaient tous les deux rajouté un soupçon de vomi à l'atmosphère du salon. En fait la soirée n'avait été ni torride ni violente pour Neo.

En ce début d'année il s'était apprêté, avait ôté cette robe trop longtemps portée, et avait avec joie enfilé un pantalon robuste. Bien sûr il avait au préalable massé sa cuisse meurtrie avec une crème à base d'eucalyptus et de camphre. Il était fin prêt. Et au vu des nouvelles de la veille, son départ n'était qu'une question d'heures...


_________________
#663366

[Histoire] ● [Honneur] ● [Fraternité]


La Fraternité est un danger pour qui la croise et l'affronte, elle est une arme pour celui qui la manie.

Revenir en haut Aller en bas
 
l'Inexorable goût du sang
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Don de sang
» Monture sang-froid et homme lézard
» création de sang
» PAS DE FAUX RHUM , SANG , KAKA , KOK .......
» Il ne faut pas boire de sang.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Miradelphia :: Ithri'Vaan ~ CENTRE :: Principautés de Thaar :: Thaar (Cité)-
Sauter vers: