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 [Solo] La course du Soleil

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Valsrik'Hrae Zezxyra
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MessageSujet: [Solo] La course du Soleil   Sam 15 Juil 2017 - 22:02


Arkuisa de la première ennéade de Karfias
Dixième année du Onzième Cycle




- Waelhen ! Ton poing s’écrase contre la table la plus proche, et en écho au choc se brise purement et simplement la fiole de métal fondu portée par l’un de tes compagnons thaumaturges Personne ne vous a jamais appris à reconnaître un bon alliage ?

Le Noirelfe à la peau rongée par le liquide brulant préfère prendre congé que de faire part de la moindre indignation, de peur d’être celui qui n’éclaterait plutôt que la fiole la prochaine fois que tu perdrais patience. Une blessure de plus sur sa peau déjà abondamment scarifiée ne signifierait pas grand-chose. Seule réelle déception pour lui ici se trouvant dans la période creuse que lui imposerait la rémission de sa main abîmée… toute période de faiblesse pouvant être fatale pour un Drow, et en ces temps particuliers, à fortiori pour un mage.

- Laissez-moi aller vous en chercher. Vous le savez, ne suis pas étranger aux forges.
- Et tu es aussi le seul ici capable de contenir les dégâts lorsqu’il y a des ratés. Ton visage plissé d’agacement se détend légèrement, conséquence d’une chose aussi rare chez toi qu’une sincère sympathie Hors de question que tu mettes le pied hors d’ici Ran’Lyn.
- Mais n’avez-vous pas besoin de commencer l’expérience pour risquer qu’il y ait le moindre raté ?
- Je n’aime pas le gaspillage, autant mettre à profit les détritus rapportés par l’autre déchet pendant que Quevayne part chercher un acier digne de ce nom.

L’imposante silhouette de Ran’Lyn se tordit un instant en direction de la sorcière encore absorbée par le protocole de votre essai, l’y arrachant d’un simple regard en coin à peine appuyé, suivi du froissement de nez qui aura terminé de la remettre sur les rails.
Dernière des sympathisants de ton petit groupe au sein de la Zho’Us Raghar, Quevayne peinait encore à assimiler que c’était bel et bien l’être chétif à la pâle mine ; et non pas l’immense armoire à glace taillée par et pour les passions déchaînées d’Isten, l’être à craindre au sein de ses laboratoires. Qu’elle prie Tesso d’un jour lui accorder plus de clairvoyance si elle tient à la vie, car il n’y a que sa jeunesse pour l’excuser, et son talent pour la protéger, seulement son talent s’il est considérable ne la rendait pas indispensable, et encore moins irremplaçable. Que la première des variables de l’équation de sa survie vienne à prendre de trop basses valeurs, si la seconde ne les compensait pas…

- Je suis prêt.
- Bien. ‘Ssa alus.

L’ombreux prit les devant, soulevant dans un premier temps à portée des yeux les éclats cristallisés du métal. Sa mâchoire se serra quelques peu, et du solide il fut à nouveau fait liquide ; il déglutit, et le liquide contre-nature se mit à gagner en chaleur, jusqu’à devenir aussi brûlant que puisse le porter l’élémentaliste. À ce moment le regard de Ran’Lyn se porta sur toi, et tes mains répondirent en empoignant l’os de dragon. La pointe de ton focaliseur décrivait de larges cercles, que le liquide, victime d’un nouveau cortège de forces dût se résoudre à mimer, entamant de tournoyer sur lui-même en une sphère presque parfaite.
La température haussa dans la pièce au fur et à mesure qu’augmentait la pression subie par la perle d’acier en révolution, difficilement maintenue à l’état de fluide par le mage sombre. Mais il fallait faire mieux. Tes paupières se plissèrent plus que de raisons lorsque de la lueur de l’acier incandescent il fut fait une véritable source de lumière. La douleur ne dura cependant qu’un instant, la folle révolution ayant tôt fait d’aspiré jusqu’aux rayons tentant de fuir vers vos prunelles. Les déflagrations finiraient par venir… Vous étiez tout près du but lorsque vint le souffle de l’échec, en même temps que celui de la formidable explosion dont les dégâts ne furent contenus que grâce à la combinaison de ton contrôle sur l’espace, et à celui de ton compagnon sur la chaleur.

- Faern Valsrik’Hraen, la voix sulfureuse de Quavayne emplit sans le moindre complexe l’air vidé par la détonation Je n’aime pas être porteuse de mauvaises nouvelles, mais je me vois forcée de vous transmettre l’aveu d’actuelle incapacité des forges à vous fournir un alliage à votre convenance.

Ta main libre se recroqueville en un poing rageur, tu luttes intérieurement contre l’envie de réduire à néant les ineptes tenant place de forgerons au sein de l’Elda… parce que l’œuvre imparfaite qu’est votre institution militaire a et aura finalement toujours besoin d’eux, tu te vois forcé de l’avouer. L’art des forges n’est pas ton talent. Loin de toi l’idée de te vanter capable de prendre totale autonomie en l’apprenant. Même si tu avais été doué, ce n’aurait de toute façon été qu’une perte de temps, un obstacle te forçant à remettre encore à plus tard tes projets premiers. Quitte à attendre, le temps d’attente se devait d’être le plus court possible, et dans ce cas, au lieu d’attendre que l’illumination frappe des artisans médiocre, cela signifiait partir à la recherche de celui qui possède le talent.

- Charognes de batteurs de fer… tu soupires, visiblement calmé, et donc d’autant plus menaçant J’espère que leur Doeben délirante de maîtresse mérite toujours son titre.
- Valsrik, ne pensez-vous pas qu’il est peu sage de quitter le Puy alors que se joue en ce moment la course à la place que vous convoitez ?
- Je te fais confiance pour qu’elle me soit gardée le temps de mon absence Ran’Lyn. Tu sais comme moi qu’elle me reviendra de droit au jour de la réussite de ce projet.
- Et par quels moyens pourrais-je m’assurer les doigts du colosse viennent flatter ta mâchoire qu’aucun Ust’Meldzar ne profite de votre absence pour voir le jour ?
- Tous ceux qui te plairont. Qu’ils soient efficaces.

Tu dégages avec violence ton menton d’entre ses griffes, frappant du poing contre son torse pour terminer de te dégager, avant de t’en aller d’un pas résolu.
De tous les sorciers de l’Institution Eldéenne, celui-ci devait être avec le Ditronw’Dare l’un des rares représentant la moindre menace à tes projets, sauf que Ran’Lyn depuis longtemps déjà s’était fait à l’idée de n’être que ton second lorsqu’il s’agissait de magie. C’est parce que tu le sais sincèrement convaincu de ta légitimité en tant qu’exemple des sommets des arcanes sombres que tu lui accordes un semblant de confiance. Lui se contente aisément du reste, pansement à son égo blessé en te dominant là où il en est capable, se contentant lorsqu’il s’agit de ton domaine d’expertise de profiter des retombées de ton talent.
Ran’Lyn est un suceur de roues, mais au moins son imposante présence à l’arrière de ton convoi effraie ceux attendant sur le chemin de t’y planter des bâtons. Pour cela, il aura finalement réussi à gagner ta fragile sympathie.
Traductions:
 


Dernière édition par Valsrik'Hrae Zezxyra le Sam 22 Juil 2017 - 11:51, édité 1 fois
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Valsrik'Hrae Zezxyra
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MessageSujet: Re: [Solo] La course du Soleil   Dim 16 Juil 2017 - 21:46


Elenwënas de la première ennéade de Karfias
Dixième année du Onzième Cycle



Lascivement, ta main se perd à lui caresser l’encolure. Ta tempe vient gagner la sienne, et les yeux fermés, tu te laisses bercer par son souffle, comme lui se calque sur le tien. Pour lui tu te fais assez courageux pour braver le millier de couteaux qui l’enferme, et tu laisses aller tes paumes contre son dos, profitant du contact de sa peau rêche avant de devoir lui passer son habit de voyage.
Il n’y a pas de créature sur tout Miradelphia que tu saurais apprécier comme tu apprécies Laraxle, ton loyal compagnon. La tentative du C’nros de t’embrigader aura été au plus proche d’être fructueuse au jour de l’éclosion de l’œuf de Morgal qu’ils t’avaient offert. Malheureusement pour le Ditronw’Dare de ce temps-là, tu n’étais pas si facilement corruptible, et puisque la créature s’était déjà attaché à ton visage, il ne leur était plus possible de l’utiliser comme moyen de pression… à moins de menacer de tuer une bête aussi précieuse, et par la même occasion de sceller tout espoir d’un jour te voir coopérer.

- Prêts ?l’écuyer demanda avant de confier le convoi aux éléments

Pour toute réponse, le cortège acquiesça d’un regard entendu, bien peu d’entre eux s’enjoyant à l’idée de la traversée des Terres Stériles. Deux parmi tes cinq accompagnateurs, des mages du C’nros, pestèrent à voix basse lorsqu’après avoir enfourché ta monture, tu te recroquevillas sous ton manteau, un parmi les cinq, screus de la Ssinssrigg d’Valas, s’amusa de leur comportement, tandis que les deux derniers, collègues de la Zho’Us Raghar se trouvaient trop occupés à conjecturer des résultats de votre expérience une fois reprise en conditions optimales pour participer au train de messes basses.

- J’espère que vous n’êtes pas pressés. L’un des deux du C’nros entama Par un temps pareil, les caprices de notre petit protégé risquent de nous coûter plusieurs ennéades.
- Parce que vous préférez peut-être attendre plusieurs siècles que l’un des barbares de votre institution commence enfin à ouvrir l’œil sur ce que je touche déjà du doigt ? tu lances une œillade incisive à celui qui subit déjà les moqueries silencieuses de son camarade Je savais les mages du C’nros ne pas être de grands mathématiciens, mais j’aurais au moins espéré ne pas avoir à descendre mes standards si bas.

La paire de mages de guerre se marqua d’une dichotomie, l’un blessé dans son orgueil et certainement questionnant la raison pour laquelle ils se trouvaient obligés de t’accompagner alors que tu étais un adversaire direct de leur Champion, l’autre plus calme, complètement imperméable à l’insulte, se contentant de prendre le rire là où il était, et d’agir comme il lui était ordonné.
Pour sûr, d’eux deux ce n’est que le second qui t’aura inquiété.


~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~  ~




Arcamenel de la cinquièmequatrième ennéade de Karfias
Dixième année du Onzième Cycle





D’entre les six tu dois être le seul à remercier les violents vents d’hiver de soulever les sables contre le soleil. C’est grâce à eux que ni ta face ni tes mains n’ont été rougis par le soleil, et pour tes yeux fragiles il fut plus simple de s’acclimater à la lumière quand les voiles de pierre érodée et gouttelettes en suspension leurs laissèrent le temps de trouver équilibre convenable. À vrai dire, il ne t’en fallait pas plus pour docilement te résigner à l’occasionnelle tempête de sable levée par les rafales contraires s’abattant sur les sentes noires.

- Tempête !

Comme chaque fois que le signal était donné, les montures se rassemblaient autour de la caravane, et le sanguin du C’nros esquissait un sourire satisfait en mettant pied à terre. Comme chaque fois que le signal était donné, des regards blasés se dirigeaient vers la source des rugissements alors que l’Eldéen plantait théâtralement ses doigts dans le sable, et marmonnait des incantations sibyllines n’ayant de sens que pour lui. Comme chaque fois que le signal était donné, le sable à vos pieds s’agençait en une seule roche dure, dont des pans se brisaient pour venir vous encercler et faire barrage à la bourrasque de poussière. C’est à votre ouïe ensuite que vous faisiez confiance, attendant que les cliquetis se taisent avant de quitter votre abri de fortune.
Comme chaque fois que le signal était donné, l’élémentaliste du C’nros profitait de l’occasion pour vanter son mérite, provocations auxquelles tu prenais soin de ne pas répondre. Ceux de l’Institut de guerre cèdent rapidement à la violence lorsqu’on pointe du doigt leur inutilité, et terminer ce voyage avec du sang sur les mains n’était pas dans tes plans.

- À ce rythme, nous devrions rejoindre Sol’Dorn dans un peu moins d’une ennéade.
- Il serait temps, les vivres commencent à nous manquer.
- Pressons le pas alors.
- Si votre éminence a la moindre idée de comment, alors je suis tout ouïe.
- Arrêter d’interrompre la marche dès que le vent se lève serait un bon début.
- Il faudrait déjà en avoir les moyens, et à moins que notre soi-disant élu de la Chimère ne nous prouve avoir pouvoir sur le désert, il faudra se contenter de ma manière.
- Alors vous ne pouvez vraiment pas mieux faire ?

Pour toute réponse, le militaire cracha une quantité importante de salive aux pieds de Laraxle, dont le rugissement laissa comprendre qu’il n’appréciait pas sa conduite.

- Laissez-moi gérer les prochains sables moi-même dans ce cas-là.
- Et mourrons gaiement à cause de l’orgueil mal placé d’une ordure de scholastique.

Tu te contentas de sourire. Remettre en question ton lien à Tal’Berith était une grave offense, une dont la seule punition suffisante était la mort, mais puisque tu ne voulais pas faire couler de sang, tu ne pus que faire appel à ta miséricorde et attendre, attendre que les sables se lèvent.
Le désert, peut-être feignant d’être sous ton pouvoir, ou simplement par envie de te contrarier, resta finalement calme bien longtemps après que tu te sois engagé à lui faire face. Il n’en fallut pas plus pour nourrir la perplexité du Screus, et même s’il ne l’avouera certainement jamais, la créer chez celui du C’nros.



Dernière édition par Valsrik'Hrae Zezxyra le Mar 1 Aoû 2017 - 20:46, édité 1 fois
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Valsrik'Hrae Zezxyra
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MessageSujet: Re: [Solo] La course du Soleil   Lun 24 Juil 2017 - 18:30

Ton reptile d’animal s’arrêtait encore une fois, cherchant péniblement à voler au soleil un peu de ses rayons à travers l’épaisse couche nuageuse que tiraient les vents contraires entre sol et ciel. C’était cela maintenant la plus importante source de ralentissements, et puisqu’il ne s’agissait plus de sa manière d’arrêter le sable, mais bien de ton familier, la langue-de-pique du C’nros ne manqua pas de retranscrire et de gonfler autant sa frustration que celle de vos autres compagnons de voyage.

- Mais mets-lui un coup de pied à la croupe qu’on en finisse ! J’ai pas envie de passer les trois prochaines ennéades à attendre que ta bestiasse se relève.
- Alors je te suggère de trouver un quelconque moyen d’ouvrir le ciel. Sinon, on attend.
- Et voilà que le sable se lève…

Hors de question pour toi d’abandonner à son sort une créature que tu as vu naître, puis nourrie et élevée pendant plus d’un siècle. Laraxle est ce que tu possèdes de plus proche d’un enfant, et si le peuple Sombre est connu pour leur sévérité envers leur progéniture, il est aussi de notoriété publique qu’en tant qu’êtres peu fertiles les parents célèbrent et chérissent chaque naissance. De véritables descendants à qui transmettre tes connaissances et ton art, des enfants à qui passer le flambeau, tu n’en auras certainement pas. Que l’une de tes partenaires enfante un jour de toi n’est pas exclu, mais lequel de ces enfants portera comme toi la marque de Valas ? Lequel de ces enfants héritera de tes prédispositions à la magie ? Lequel de ces enfants sera béni de la chimère comme tu l’as été ? Le regard porté par les Dieux sur l’un de leurs fils n’a rien d’héréditaire. Tu es un parmi des milliers, et ça tu ne pourrais pas le partager avec ceux de ton sang qui viendront après toi, alors plutôt que de te couvrir de déception devant ta propre famille, tu préfères encore te contenter de t’attacher à ce Morgal.

- Tu te trouveras d’autres bonnes poires pour t’accompagner sur le chemin retour toi. Pas question d’avoir à supporter ça encore une fois.
- Comme quoi nous sommes finalement capables de tomber d’accord.

Jouer avec ses nerfs n’est qu’un des rares moyens de défaire les nœuds se joignant à travers les tiens. Pas assez de soleil pour le Morgal reste tout de même trop pour toi. Tu n’aimes pas le soleil, tu n’aimes pas le sable, tu n’aimes pas le vent, tu n’aimes pas le rationnement et tu n’apprécies pas tes accompagnateurs le moins du monde. Ce Morgal est la seule chose ici à laquelle tu tiennes, alors tant qu’à devoir subir les autres plus longtemps…

- Quelque chose approche.
- Des pillards ? Si près de Sol’Dorn ?
- J’en doute. Les déplacements ne ressemblent pas à ceux des Zurthans.
- Des Eldéens sur la route du Puy alors ?
- Probablement.

La tension ne retombe pas pour autant. Lorsqu’il n’est pas à la guerre, le Sombre est l’ennemi du Sombre, et bien qu’aucun des membres de votre groupe ne possède une place particulièrement enviable dans la hiérarchie Puysarde, vous tous possédiez des ambitions, et pour certains les moyens de les porter à leurs fruits. Un concurrent moins dangereux à la course au titre d’Ust’Meldzar avait péri il y a peu, ce voyage était l’occasion rêvée pour le Ditronwn’Dare de te faire subir le même sort.

- Le sol est trop meuble pour que je traque la cadence de leur pas, et les bourrasques n’aident pas !

C’est une bourrasque pourtant qui déroute assez la flèche ayant filé jusqu’à vous pour qu’elle se fiche dans les planches de la caravane plutôt qu’à travers le crâne de l’un de tes collègues.

- Le Rath’elg…
- Laissez-moi deviner, Khernal ne vous a pas précisé qu’il vous envoyait vous faire tuer ?

Tu sors ta baguette, ta main gauche se posant délicatement sur le grimoire te pendant du même côté, tes six sens en alerte, tandis que le sable se colmate sous vos pas, marquant le chemin emprunté alors que vous vous éloigniez de Laraxle, de la Caravane, et par la même occasion du prêtre de Valas et des deux de la Sho’Us Rhagar ayant choisi de ne pas prendre part à l’affrontement.
Les flèches continuent de temps en temps de filer à l’aveuglette, retombant approximativement là où vous auriez été si vous n’aviez pas choisi de vous avancer directement vers le danger. Certaines malgré tout trouvent leur chemin sur votre itinéraire, mais heureusement pour vous leur inertie meurt elle avant qu’elles n’aient fait de victime.

- Stop.

Attendez que le sable retombe. Là vous pourriez vous faire une idée d’à qui vous aviez affaire, et d’où ils étaient ; pour peu que les flèches continuent de filer sans le couvert du brouillard de poussière. Vous ne les aviez pas vus avant que les vents ne montent, c’est qu’ils devaient être à couvert. Vous ne pouviez pas en dire autant. Une fois l’écran dissipé, vous ne pourriez plus faire confiance qu’à votre talent de mage pour avancer ; et heureusement, la magie Eldéenne était l’arme suprême. Vous n’aviez pas peur, non. Vous étiez agacés, plus encore qu’avant le début de cette farce.

L’élémentaliste perd patience, alourdissant son pas, et le marquant de la levée et de l’abaissement simultanés de ses abris anciens et futurs. Son collègue et toi le suiviez attentivement, observant avec méfiance l’infinie étendue désertique s’étalant autour de vous. Ici les dunes obstruaient la vue, par-là un massif rocailleux aurait pu servir d’abri, autre part il s’agissait d’un creux de sable, et plus loin les mêmes motifs se répétaient à l’infini, offrant autant d’options à portée de flèche pour vos adversaires. C’est le sens dans lequel étaient venues les premières qui était jusque-là votre seul guide, en attendant qu’il en tombe une nouvelle.
La clarté de l’environnement les dissuadait, ces vermines.

Votre abri tomba, et le mage l’ayant invoqué s’assit, faisant mine d’être exaspéré plus que de raison. Il n’était pas venu ici pour fouiller le désert, t’accompagner était déjà bien assez d’efforts, alors s’il fallait en plus affronter des assassins mobilisés pour se débarrasser de toi. Il préférerait encore attendre sagement que les flèches t’aient percé la gorge et reprendre tranquillement son chemin une fois vos adversaires satisfaits.

- Tempête !
- Je compte sur toi pour faire ton boulot tant que t’es encore fonctionnel le pâlichon.

Le sable se lève avec férocité, avalant la zone à une vitesse trop constante pour être naturelle. Et la chose est plus évidente encore pour toi, qui a vu se mouvoir la magie alors que l’orage de poussière fut invoqué. C’était là l’œuvre de ton pénible compagnon de route. Ingénieux stratagème pour un militaire simplet. Son sable, imbibé de forces plus vives que celles régissant le monde naturel te sert de vaisseau. Chaque grain est discernable, chaque force influant leur trajectoire l’est tout autant. Là où les chocs des grains dessineront une silhouette humanoïde, se trouve votre adversaire… sauf qu’à nouveau à couvert, il a son excuse pour que pleuvent à nouveau les flèches et tu ne peux le chercher lui et maîtriser les projectiles au même moment.

- Tir.

À ton annonce le vent de sable change brutalement de direction, perturbant la course des carreaux le traversant et le géomancien relevé en même temps que la tempête te sourit tous crocs dehors.

- Là.

Tu perturbes légèrement la course de son sortilège pour lui indiquer l’endroit concerné, et le bougre y resserre l’étau, accélérant la révolution de la roche érodée autour de ton anomalie… à moins qu’il ne lutte contre l’accélération.
Ta mâchoire est serrée, ta nuque est tendue, et s’il n’y avait pas autant de couches de tissu par-dessus, il serait aisé de voir se gonfler les veines courant dessus. Le grimoire flotte à tes côtés, comme tentant d’échapper à la chaînette qui le retient. Les pages deviennent folles, bruissant au rythme des mouvements de la baguette réchauffant ta main d’une agréable brûlure. La pression augmente là où se cachent vos agresseurs, les forçant à plier genou devant les règles d’un monde qui change. Et puis le sable est tombé. Le grimoire s’est fermé, et la baguette a décrit une dernière arabesque.
La pression est retombée, trop brusquement.
L’affrontement prenait fin.
Enfin le dernier d’entre vous trois recevait le matériau nécessaire à l’expression de sa magie.

Vous étiez partis six, vous arriveriez à Sol’Dorn onze.
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